Cégeps anglophones: enfin des chiffres !

Le passage par les cégeps anglophones de milliers de francophones et d’allophones provoque-t-il chez eux une anglicisation significative ? Le bon sens disait que oui. Les bons chiffres affirment que l’effet anglo est massif.

 Dawson College. 49% des étudiants ne sont pas anglos.
Dawson College. 49% des étudiants ne sont pas anglos.

Merci au jeune Institut de recherche sur le français en Amérique d’avoir interrogé 3200 étudiants de sept cégeps de l’Île de Montréal. Les tableaux qu’il a publiés ce mardi comparent le comportement linguistique des anglos, allos et francos, selon qu’ils suivent leurs cours dans un Cégep francophone ou anglophone.

En voici quelques uns. Le premier qui retient mon attention compare la propension des uns et des autres à parler le français ou l’anglais lorsqu’ils travaillent dans des commerces. On y voit clairement que, dans les trois cas, même chez les francos, l’utilisation du français chute lorsque l’étudiant fréquente un cégep anglophone.

On nous parle anglais au centre-ville. Les Cégeps: un élément aggravant?
On nous parle anglais au centre-ville. Les cégeps anglos : un facteur aggravant?

Cet autre tableau tombe sous le sens: le réseau d’amis est-il davantage franco ou anglo ? La réponse coule de source…

Des écarts écrasants...
Des écarts écrasants...

Un des très grands facteurs de francisation est évidemment le réseau social que l’on crée lorsqu’on est jeune adulte, y compris et jusqu’à l’exogamie, facteur essentiel de l’intégration.

Cet autre tableau mesure la consommation culturelle la plus disponible qui soit:  l’écoute d’émissions de télévision francophones:

Pourtant, les émissions sont aussi bonnes au Vieux qu'à Dawson...
Pourtant, les émissions sont aussi bonnes au Vieux qu'à Dawson...

De l’eau à mon moulin

L’étude de l’IRFA vient combler un vide dans notre compréhension du comportement linguistique des cégépiens. Elle a cependant un défaut: elle ne distingue pas, parmi les allophones fréquentant les collèges anglais, ceux qui proviennent des filières allophones «historiques» (grecs, italiens, juifs ashkénazes) et qui ont donc effectué leurs primaires et secondaires en anglais, et ceux post-1977, qui ont reçu leur enseignement en français puis ont choisi le cégep anglais.

Certes, les écarts de comportement sont tels qu’on peut conclure que l’anglicisation joue pour tous — puisqu’il affecte aussi les francophones des cégeps anglos.

Cependant la proposition péquiste actuelle propose de ne soutirer des cégeps anglophones que le second groupe: les allophones post-1977, donc les enfants de la loi 101. Pour appuyer cette proposition, il faudrait donc affiner les tableaux pour isoler ces allophones.

On verrait alors que les plus anglicisés d’entre tous sont les allophones historiques, que la proposition péquiste de prolongement de la loi 101 aux cégeps laisseraient derrière, dans un contexte anglo/anglicisant. Ils n’auraient plus aucun contact avec les 4% de francophones présents dans les cégeps anglos — eux aussi interdits de Dawson par le PQ — ni aux allos qui sortent du secondaire francophone.

Mes lecteurs habituels savent que je souhaite embrasser la totalité des cégépiens québécois, allos historiques ou post-loi 101, francos ET anglos, dans un système collégial intégré, en français, et dans lequel les étudiants qui le désirent auraient accès à une session d’immersion en anglais.

(Bravo à ceux qui suivent de près: oui j’ai modulé ma proposition par rapport à la version d’origine, qui aurait rendu obligatoire la session d’immersion.)

Je l’ai dit et je le répète. Le degré de difficulté politique, pour un gouvernement péquiste, sera équivalent selon qu’il propose d’appliquer la loi 101 aux cégeps anglos — donc de leur retirer la moitié de leur clientèle — ou qu’il propose un tronc commun à tous les collégiens québécois pour mieux leur faire connaître la culture majoritaire et provoquer un salutaire brassage autour de l’identité québécoise.

Grâce à l’IRFA, nous pouvons maintenant chiffrer le pouvoir anglicisant du ghetto collégial anglophone qu’on laisserait de côté, s’il fallait pratiquer une ségrégation exclusive, plutôt qu’une intégration inclusive, chez ceux qui seront, demain, l’élite technique et professionnelle québécoise.

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J’ai une meilleure idée pour vous: un seul réseau d’éducation, de la maternelle à l’université, dans la langue nationale, comme c’est le cas dans la plupart des nations de ce monde. On y enseignera des cours de langues étrangères, mais tout le reste se fera en français. Ça, c’est du courage, M. Lisée.

Donc si je comprends bien même si on fait son primaire et son secondaire en français, quand on va au CEGEP en anglais on oublie son français ?

Il faudrait un jour que certains réalisent que pour faire partie de « l’élite technique et professionnelle », on doit obligatoirement parler anglais.

Faux débat. Le vrai débat repose dans la langue majoritaire: l’Anglais au Canada et le Français au Québec. Mais comme le Québec est dans le Canada…

Il faut dénouer le noeud au plus vite. Car le statu quo est l’assimilation pure et simple. L’Anglais a une force d’attraction trop grande. Lorsqu’on dit aux habitants que leur langue est seconde, ils tenteront inévitablement d’apprendre la première.

L’indépendance ou le fédéralisme?

Sûrement pas l’indépendance; nos principaux leviers sont avec le Canada.

Le fédéralisme? Oui, à condition de régler notre servitude dans l’enthousiasme et l’honneur (comme disait Mulroney).

Ni l’un ni l’autre? Autant détruire ce que nous sommes.

Donc voici ma liste de choix, dans l’ordre:

1)Fédéralisme renouvelé.
2)Indépendance.
3)Statu quo.

Comme le premier ne se produira pas avec le gouvernement actuel, autant pencher vers le deuxième. Parce le statu quo est le suicide collectif.

s’il unit il vit à Montréal Québec ils doivent parler davantage de français on doit mettre davantage de forts avec la langue française

langue française 300%

Anglais 20%

Comme vous le dites «Mes lecteurs habituels savent que je souhaite embrasser la totalité des Cégépiens québécois, allos historiques ou post-loi 101, francos ET anglos, dans un système collégial intégré, en français, et dans lequel les étudiants qui le désirent auraient accès à une session d’immersion en anglais»

Et parmi vous, un certain nombre dont je fais partie, qui pensent que si quelque chose ne vous est pas tombé dessus, c’est vous-même qui êtes tombé sur la tête avec cette idée folle, qui n’est que suicidaire au plan culturel…

Je ne suis pas spécialiste de ces questions, mais l’idée de Louis Préfontaine est excellente. Pour cela, il faut faire l’indépendance au plus vite et se débarrasser de la « chape de plomb » constitutionnelle du Canada. C’est clair comme de l’eau de roche. Dans un Québec officiellement unilingue français, tout le monde sera bilingue individuellement et même « multilingue » s’il le faut.
Fini le Pont Champlain Bridge et vive McGill français!

Mais pour cela, il faut du courage et malheureusement, nos élites péquistes n’en n’ont pas.

Il faudrait couper les ailes de ceux qui revendiquent le libre accès à l’éducation en anglais.

Il faudrait donc s’assurer que l’apprentissage de l’anglais langue seconde soit de haute qualité et qu’à sa sortie du secondaire nos jeunes soient relativement bilingues.

Ainsi, la revendication d’accéder à l’école anglophone afin d’apprendre l’anglais perdrait de sa légitimité et n’aurait plus lieu d’être. Alors, il serait tout à fait logique d’imposer l’enseignement en français à tous les Québécois et Québécoises, de la maternelle jusqu’au CEGEP.

Parallèlement, on s’assurerait que l’enseignement du français soit de première qualité. De plus, au niveau du CEGEP, particulièrement en formation professionnelle on devrait faire un effort particulier pour faire connaître les termes techniques en français propres aux métiers enseignés. Peut-être rendrait plus facile de continuer d’utiliser le français a la sortie des études.

Ma conclusion : la clé pour résoudre le problème que souligne le présent billet est un enseignement de l’anglais langue seconde de la meilleure qualité possible.

Monsieur Lisée apporte un bon éclairage sur le rôle anglicisant des cégeps anglophones. Plus de 50% des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours! Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois. Imaginons la situation dans 10 ou 20 ans si un vigoureux coup de barre n’est pas donné …
En fait, il existe au Québec un scandale systémique et récurrent: alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais.
Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d’enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu’au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.
Va-t-on pour une fois s’interroger sur le degré de subvention des universités et des cégeps anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?
À quand le redressement de cette situation absurde? Ce n’est sûrement pas M. Charest qui va le faire, lui qui reçoit l’appui quasi unanime (sinon rhodésien) des anglophones et des allophones anglicisés.

En tant que Québécois, voulons-nous rester ce que nous sommes, ou accepterons-nous de nous diluer dans la mer anglophone? À nous de décider, et d’agir en conséquence en exigeant d’être servis en français, en exigeant un engagement ferme des partis politiques en faveur de la langue officielle du Québec, le français.

Quant à l’immigration, il y a un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter. Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l’engagement de la part de l’immigrant d’apprendre la langue officielle qui est le français s’il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu’aux immmigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

Le temps presse.

Ses admirateurs venaient de tous les pays du monde pour l’entendre jouer de son Stradivarius. Inconscient de son talent et de l’unicité de son instrument, il a troqué son instrument pour une console multimédia, plus universelle, plus puissante en décibels.

Il a vite sombré dans l’oubli le plus total.

M. Lisée, je suis tout à fait d’accord avec le fait que les Cégep anglais anglicise certains francophones. Mais il y a deux points sur lesquels je suis en désaccord. Je suis allé dans un cégep francophone, la plupart de mes amis aussi et on écoute des téléromans en anglais (parce qu’il en existe de très très bons) et on écoute aussi des films en anglais (à bas les mauvaises traductions). De plus, si j’avais un job qui me demandais de parler en anglais, et bien j’améliorerais mon anglais pour parler en anglais. Mais évidemment, comme je suis allé dans un Cégep franco, il y a moins de chance que je trouve de genre de job. Mais le point est que ce n’est pas parce que je parle anglais, que j’écoute des téléromans en anglais ou des films en anglais que je suis moins québécois. J’adore le Québec et je suis d’accord avec « Mediamaniaque », je prends l’option 2.

Abolir l’accés aux cegeps anglophones ne rêglerai absolument rien, le Québec se retrouvrais encore plus isolé avec un élite ignorante et unilingue. Comment commercer en français? Faisons de notre Québec un monde complétement billingue! Pourquoi avoir peur de l’anglais, si les gens sont fière de leur langue ils ne la changerons pas pour l’anglais, et si ils ne le sont pas alors ce n’est certainement pas en les oubligeant a parler français que nous allons sauver la langue mais surtout en les conscientisant sur la beauté de notre langue!

Bonjour monsieur Lisée, je connais votre position sur un seul système d’enseignement, majoritairement français, qui offrirait de l’instruction anglaise d’un bon niveau. C’est une position intéressante. Je constate que, dès qu’il s’agit de la langue d’instruction au Québec, l’opinion publique tend à se polariser. En lisant votre compte rendu du rapport de ce jeune institut, je me demande toutefois si l’institut pose les bonnes questions. On présente l’accès à l’anglais comme une menace plutôt que comme une opportunité. Au lieu de demander quels effets néfastes peuvent résulter de l’accès au CÉGEP anglais, la vraie question est de comprendre pourquoi certains francophones et allophones veulent faire leurs études au CÉGEP anglais? Certains d’entre eux veulent sans doute perfectionner leur anglais, ce qui leur était impossible à l’école secondaire (ce qui nous ramène à votre position sur les moyens à prendre pour améliorer la qualité de l’enseignement de l’anglais, dans le système scolaire francophone). Encore une autre question. Pourquoi s’offusquer de ce que les jeunes regardent la télévision anglaise, quand la vraie question est de savoir si ces jeunes regardent la télévision anglaise comme moyen de pratiquer leur anglais et de connaître d’autres points de vue culturels. Est-ce qu’ils perdent leur français en regardant des émissions en anglais? Je n’en suis pas sûr. Quant aux fréquentations, amitiés etc., si on met à la loupe les fréquentations et amitiés des allophones au niveau individuel, si on les interprète dans un contexte de rapports de force politiques au Québec, cela revient à vouloir encadrer sinon contrôler les relations personnelles, qui sont plutôt d’un caractère spontané, et heureusement. Je me dis que si cette volonté d’encadrement avait existé quand j’étais jeune, peut-être que je n’aurais pas tous les amis francophones que j’ai aujourd’hui, et je serais le grand perdant. Je trouve que ce genre d’attitude affaiblira la cause de la langue française, qui nous tient tous à coeur. Bien à vous, George Tombs

Le jour où le Québec sera indépendant, nous n’aurons plus à craindre les efforts faits pour angliciser le Québec. Nous serons maîtres des instruments pour s’assurer que le Québec est une république francophone. Alors, nous pourrons régler le problème de la langue de travail. L’état sera unilingue francophone, mais il sera utile d’être bilingue sur un plan individuel. C’est donc urgent d’être indépendant.

«(…) mais surtout en les conscientisant sur la beauté de notre langue!» >>dimitri
– – – – – – – –

Et vous réussissez à les convertir à la beauté de la langue de quelle façon, avec un groupe de 32 ados dans une classe, et que cela n’intéresse pas ?

Je ne suis pas pour l’abolition des cegeps anglophones (mais on pourrait envisager de limiter leur clientèle). Mais de là à prétendre:

« Abolir l’accés aux cegeps anglophones ne rêglerai absolument rien, le Québec se retrouvrais encore plus isolé avec un élite ignorante et unilingue. Comment commercer en français? »

Combien de pays non anglophones offrent des écoles complètement anglophones à une partie importante de leur population ? En Allemagne, Italie, France, Espagne, Japon, Chine, etc. les études sont offertes dans la langue nationale et ces pays n’ont aucune difficulté à commercer, ni à apprendre l’anglais à une partie suffisante de leur population.

« Faisons de notre Québec un monde complétement billingue! »

Vous connaissez la fable du pot de fer et du pot de terre ? Un peuple totalement bilingue ça n’existe pas. Ce qui est bon pour un individu ne l’est pas nécessairement pour tout un peuple (sinon exigeons une maîtrise ou un doctorat pour toute la population).
Si on peut se débrouiller au Québec en utilisant l’anglais dans toutes les situations, le français ne survivra pas, fierté ou non. L’anglais est omniprésent en Amérique du nord et le Québec est le seul bastion relativement solide pour le français.
Il suffit de voir les milieux de travail ou d’étude: dès qu’un anglophone arrive (même s’il sait parler français), tout le monde se met à parler anglais (par respect, pour être gentil, par habitude, par esprit de colonisé, sous le poids de la pression de « l’industrie » culturelle anglo-saxonne ou pour toute autre raison).

C’est assez sidérant de lire des propos come ceux de Dimitri.

«Comment commercer en français» ? Han!

«si les gens sont fière(sic)de leur langue…» s’ils sont fiers Dimitri, ils comment par l’écrire corretement

Hey Man, réveille: l’Amérique du Nord au grand complet est….ignorante du reste du monde, enfoncée et isolée dans son unilinguisme anglais…

Y-a-tu des cloches qui tintent dans votre cerveau Dimitri…. Écoutez attentivement….

@david
Il faudrait un jour que certains réalisent que pour faire partie de “l’élite technique et professionnelle”, on doit obligatoirement parler anglais.
********
Pas de problème. J’ai deux fils qui ont appris l’anglais à l’école française publique.Les deux évoluent dans des milieux différents, un dans une grande entreprise de jeux videos à la maison mère britannique ,l’autre travaille pour une entreprise du secteur aérospatial.
Ils doivent pour leur travail respectif parler, lire et écrire en anglais.
Avec la pratique,ils se débrouillent de mieux en mieux et sont pour moi la preuve que c’est faux de croire que pour avoir accès à des emplois de qualité il faut au Québec renier notre langue et devenir un assimilé .

Bilingue, oui ; bi-culturel, non.

Aux États-Unis, les Latinos apprennent l’anglais qui est la langue officielle des USA, les Chinois aussi, et tous les autres allophones. Ils deviennent bilingues et bi-culturels. Ils s’intègrent bien à la majorité.

De même, il est normal qu’au Québec les vrais anglophones sentent le besoin d’être bilingues, le français étant la langue officielle du Québec.

Quand aux non-anglophones, une fois que leur connaissance du français est acquise, il est souhaitable que tous les Québécois non-anglophones qui le désirent puissent apprendre aussi l’anglais. Cependant, il faut le faire de la bonne façon, et une fois que ces personnes aient bien maîtrisé le français. Enseigner l’anglais au compte-goutte au primaire à nos élèves francophones et allophones m’apparaît non seulement une perte de temps, mais m’apparaît aussi comme nuisible au développement harmonieux de la structure de pensée de l’enfant.

Le plus important au niveau de l’enseignement primaire est de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

Au niveau primaire, il est essentiel d’enseigner correctement la langue maternelle (et au Québec le français pour les allophones ) et les mathématiques. À cela se greffent des cours de culture générale comme l’histoire, la géographie, l’éthique, l’initiation aux arts, la pratique de sports.

L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire pour les francophones et les non-anglophones. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à ce niveau de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

C’est au secondaire que l’enseignement de l’anglais doit être fait, pas d’une façon homéopathique ou sur le même pied que le français, mais d’une façon sérieuse avec des cours d’anglais (et non pas avec des cours en anglais), et avec des périodes d’immersion en milieu anglophone. C’est de cette façon que moi-même, à un âge très respectable, j’ai appris l’espagnol de façon plus que satisfaisante, avec quatre cours universitaires de 45 heures (3 heures par semaine pendant 15 semaines), avec de l’étude et des devoirs tout au long, avec 3 stages d’immersion de 3 semaines chacun, avec de la lecture et l’écoute d’émissions hispanophones à la télé.

Je n’ai jamais fréquenter de CEGEP anglophones.

Mais…

-Plus de 90% des sites que je fréquente sur internet sont en anglais.

-Plus de 90% des émissions de télévision que j’écoute sont en anglais.

-Plus de 90% des livres que je lis sont en anglais.

Dans un Québec souverain, on va interdire tout ça ?

Bien sûr, selon le Coran péquiste, nos cégépiens sont bien trop imbéciles et abrutis pour faire les bons choix eux-mêmes. Ça prend une poigne de fer et un puritanisme sans tache de la part de l’État tentaculaire pour les « accompagner » dans le droit chemin.

Qui s’en surprendra? Après tout, ces étudiants ont passé la totalité de leurs années à l’école publique québécoise à parfaire leurs compétences transversales avec le soutien des profs gauchistes…

Dans un Québec souverain, on va interdire tout ça ?

Démagogie facile David. Mais ça ne me surprend pas venant de toi.

David, on est chanceux en maudit que tu fréquente ce site en français. Geee!

Oui, et on a hâte de t’interdire tout ça. On trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir censurer tes moindres pensées.

Tu as parfaitement compris le sens caché derrière l’idée de l’Indépensance.

Quel brillant personnage tu es !

Oui,
On peut lancer des pierres au fait que des francophones et allophones aient accès aux institutions anglophones post-secondaires. Mais je vous invite à regarder les les exigences aux emplois dans les sites d’emplois, surtout pour les postes techniques et professionnels :

« Excellente maîtrise de l’angalis et du français à l’oral comme à l’écrit »
« Parfaitement bilingue »
« Bonne connaissance de l’anglais, un atout »
« Poste bilingue »
« Capacité à s’exprimer avec aisance en français comme en anglais »…
« SVP, unilingues ou autres types de bilingue s’abstenir! (: -)

Donc, qqn qui n’a pas une immersion quelconque en anglais, ne sera pas apte ou éligible à avoir un travail de choix en dehors des sentiers battus comme le gouvernement du Québec et la job en région. Le plafonde de glace, c’est celui là.

Puis, moi qui aime beaucoup la langue du Québec, je déplore néanmois le fait que les cours d’anglais ne soient pas donnés dès la 1ere année du primaire (comme une langue seconde) et que le niveau du secondaire soit si facile!

That’s the reality today!…
A+

Vraiment ridicule. Comme toutes les autres mesures visant à supposément protéger le français, je sens que l’impact réel serait tout à fait négligeable. Une autre cause débile pour ceux en manque de causes nationnalistes. Ça innove en grand dans les conseils du PQ!

Si les gens se dirigent vers des études en anglais pour les études supérieurs c’est surement pas juste pour être plus à l’aise d’écouter Lost en anglais, c’est probablement parce que c’est un atout significatif pour leur carrière.

Je pourrais comprendre la motivation de limiter l’accès à l’école anglaise aux allophones (quoi que je ne suis pas de cette avis), mais limiter celle des francophones qui ont déjà fait un long parcours à l’école française est simplement incompréhensible. Ils sont supposés oublier leur français après 2 ans de cours an anglais??

François 1 :
septembre 9, 2010 à 5:36
Bien sûr, selon le Coran péquiste, nos cégépiens sont bien trop imbéciles et abrutis pour faire les bons choix eux-mêmes. Ça prend une poigne de fer et un puritanisme sans tache de la part de l’État tentaculaire pour les “accompagner” dans le droit chemin.

Qui s’en surprendra? Après tout, ces étudiants ont passé la totalité de leurs années à l’école publique québécoise à parfaire leurs compétences transversales avec le soutien des profs gauchistes…
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Quel Cégep avez-vous fréquenté ?

@ c. perron

La démagigie facile je la vois surtout dans le clan nationaliste qui essaye de faire peur aux gens.

En ce qui me concerne, les nationaliste se trompe s’ils pensent pouvoir sauver le français en l’imposant de force aux gens.

Une culture imposée, peut-on imaginer quelque chose de plus répugnant ?

Il est évident que si on veut toujours se sentir chez nous au Québec, il faut s’assurer que les gens nous comprennent et non pas que nous ayons à nous faire comprendre d’eux…
L’immigration est une bonne chose, mais elle ne doit pas servir à innonder et écraser notre culture. Alors que l’université sert à se spécialiser, le cégep joue un rôle fondamental dans la culture générale et donc dans la compréhension historiques, politiques et économiques des événements passés. Étudier en français jusqu’au cégep, c’est simplement apprendre sur une base commune à tous la forme du tissu social qui nous unit. Justifier le bilinguisme à tout prix, c’est comme dire que la seule perception valable est celle du commerce, qu’il faut avant tout trouver un emploi et faire de l’argent dans la vie. Pour moi défendre le français, c’est avant tout le symbole de la défense de l’intérêt collectif contre celui de l’intérêt corporatiste. Au Québec, nous parlons français en majorité, et la majorité veut continuer à se faire comprendre en français. Il n’y pas de honte.

Des meilleurs cours d’anglais au secondaire cégeps, est certainement une bonne solution pour ceux qui se sentent isolés dans leur unilinguisme francophone.

«Une culture imposée, peut-on imaginer quelque chose de plus répugnant ?» >> David
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Que les États-Unis se le tiennent pour dit !

Dans cette étude, est-ce qu’on tient compte de la disponibilité des cours dans les grandes agglomérations et en région? Je pense que quand vient le temps de choisir, l’étudiant se dirige davantage vers le CEGEP qui l’avantage sur deux points : la proximité de son domicile et la disponibilité du cours qu’il veut suivre. Ce choix, généralement majoritaire, n’a absolument rien à voir avec la langue parlée au CEGEP. Je trouve ce constat de la langue plutôt biaisé.

Pauvre toi. Tu n’as pas encore eu la realization Indienne/Chinois/Allemagne. Il y a deux types au monde: ceux qui parlent anglais, et ceux qui sont pauvre.

C’est pas la faute du Canada, ni la minorité anglais a Quebec: c’est la realité mondiale depuis les 1700s.

Si vous realisez vos reves d’eliminer anglais au Quebec, vous trouverez que dans un generation, les meilleurs Quebecois, anglos allos ET francos, quitterez pour la ou ils sont capables d’avoir du succes.

M. Blaquière,

Oui, l’on tient compte de ces aspects au sein de cette étude. Les étudiants du cégeps français les choississent en raison de la disponibilité d’un programme alors qu’on choisi le cégep anglais pour la langue d’enseignement avant tout.

Cette étude visait justement à comprendre les motivations linguistiques des cégépiens québécois.