Cégeps anglophones : réformer ou se dire « so what »?

 

Photo : Graham Hughes / PC

Doit-on changer les règles qui permettent le libre-choix linguistique dans les cégeps ? Nos deux blogueurs, Jean-François Lisée et Chantal Hébert, ne s’entendent pas sur le sujet.

 

Cégeps en français: un peu d’ambition, que diable!

Le débat est relancé, avec une fougue nouvelle. Il dominera le grand colloque qu’organise le PQ en fin de semaine prochaine. Une seule proposition viable est sur la table: prolonger au niveau collégial la loi 101. (…)

Les cégeps sont l’endroit où se forment et transitent toutes nos élites de demain: futurs leaders, ingénieurs, médecins, professionnels, techniciens et tutti quanti. A l’heure actuelle, presque 100% des cégépiens anglophones, 50% des allophones et 4% des francophones sont formés dans les institutions de la minorité. Voilà le problème que l’extension de la loi 101 ne réglerait nullement. Il y a une autre option : Fusionnons les cégeps en un seul réseau de la prédominance du français.

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Et puis après, so what ?

Dans un billet, fort intéressant, mon collègue-blogueur, Jean-François Lisée, écrit (…) :

« …l’idée qu’une minorité linguistique puisse faire tout son parcours dans la langue minoritaire est simplement sans équivalent en Europe (et, pourrais-t-on ajouter, aux États-Unis). »

Et puis après ? Pour le même prix, on pourrait également noter que l’éducation est du ressort du gouvernement central dans bon nombre de pays européens dont, notamment,  la France.  En fait, le Canada est un des rares pays industrialisés à ne pas avoir de ministère fédéral de l’Éducation.

En fonction du partage des pouvoirs établi par la Constitution, les provinces sont souveraines en ce domaine. Cette situation désole bon nombre de nationalistes canadiens bien-pensants qui ne demanderaient mieux que de ré-écrire à leur goût la Constitution, en s’inspirant d’un modèle comme celui de la France ou du Japon…

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Au sujet de l’accès au cégep (bis)

Mon collègue blogueur propose de regrouper les cégeps en un seul réseau, « à prédominance francophone » où tous recevraient, tout au moins dans la région de Montréal, les trois-quarts de leur formation en français et l’autre quart en anglais. (…) Je suis d’accord. La demande pour de meilleurs cours d’anglais est d’ailleurs nettement plus forte que les appels pour la fin du libre choix linguistique au niveau collégial.

Mais dans la mesure où le système scolaire actuel ne réussit pas, même à Montréal, à fournir un apprentissage adéquat de l’anglais langue seconde, on peut se questionner sur sa capacité de fournir un enseignement de qualité en anglais dans toutes les matières au programme du niveau collégial.  À cet égard, la proposition me semble très utopique.

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Cégeps français: le pavé dans la mare

Ma collègue blogeuse Chantal Hébert – dont je suis un admirateur impénitent – avance deux arguments pour gâter ma sauce. (…) Je tremble toujours à l’idée de contester une affirmation de Chantal sur des questions fédérales, mais après vérification  avec des constitutionnalistes de mes amis, l’article 23 de la constitution est extrêmement clair: elle ne porte que sur l’éducation primaire et secondaire. Pas un mot sur l’enseignement post-secondaire. Jugez vous-mêmes…

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