Cégeps français: la peur d’avoir peur

Plusieurs internautes, et plusieurs souverainistes, ont réagi favorablement à ma proposition de franciser le système collégial au Québec (voir Cégeps en français: un peu d’ambition, que diable !) Je les en remercie.

Cauchemar: photo de Québécois ayant appris l'anglais ! (Image WikipediaCommons)
Cauchemar: photo de Québécois ayant appris l'anglais ! (Image WikipediaCommons)

D’autres ont soulevé des objections que ce billet va prendre de front. Ils sont essentiellement d’une même famille, la peur, et de trois ordres, la peur de perdre son âme, la peur de se faire manger et la peur de se laisser manger. Ce qui me frappe dans ces commentaires est la totale transparence avec laquelle ces peurs sont affichées. Nous sommes au cœur du malaise québécois.

D’abord, s’exprime la crainte de perdre son âme. Il y a confusion, comme toujours, sur un terme: bilinguisme. Je propose que tous les Cégeps donnent à tous leurs étudiants les trois quarts des cours en français, un quart en anglais. Une révolution pour les Cégeps anglophones, mais une simple réforme pour les Cégeps francophones de Montréal. Au Cégep du Vieux-Montréal, par exemple, les mêmes étudiants qu’aujourd’hui, pour l’essentiel, suivraient les mêmes cours qu’aujourd’hui mais auraient une session intensive en anglais, comme certains étudiants du secondaire en ont déjà, dans certaines commissions scolaires. Aucun Cégep francophone ne deviendrait « bilingue », sauf à désigner ainsi les polyvalentes qui donnent ces sessions intensives.

Pourtant, l’idée même d’introduire cette session traumatise certains souverainistes qui y voient, par pur réflexe de Pavlov, le spectre de la bilinguisation de leurs institutions. La proposition agit, pour quelques-uns, comme s’il pleuvait de l’ail en Transylvanie.

Ensuite s’exprime la peur de se faire avaler, donc de voir arriver dans les Cégeps français davantage d’allophones (il y en a déjà beaucoup) et d’anglophones (ils sont un certain nombre). Ces critiques savent que les francophones seraient massivement majoritaires dans leurs Cégeps où les cours seraient donnés essentiellement en français. N’empêche. Le blogueur Louis Préfontaine présente ici l’argument que j’ai aussi entendu de vive voix à quelques reprises depuis lundi:

En clair : ce n’est pas en mettant ensemble un renard minoritaire avec des poules majoritaires que le renard se mettra à picosser le grain ! Les Québécois se sont habitués à se sentir inférieurs face à l’anglais, habitués à reculer devant l’anglais, habitués à considérer l’apprentissage de cette langue étrangère comme la huitième merveille du monde.

Vous avez bien lu. Préfontaine, et j’ajoute qu’il n’est pas seul, croit que s’il y a quatre francophones pour un anglophone dans un Cégep francophone, le « renard » va l’emporter sur les poules.  Le sentiment — non, le comportement d’infériorité des francophones est présumé, tenu pour acquis. Comme le personnage de Léolo qui fait, en vain, de la musculation pour ne plus subir les claques des bums anglos, les jeunes adultes québécois majoritaires s’écraseraient. Si telle est la lecture que l’on fait de la vitalité francophone de la nouvelle génération rien, mal alors rien, n’est dès lors envisageable.

Vient finalement la peur, corollaire, de se faire avaler. Il tient au danger que représenterait un enseignement conséquent de l’anglais, en soi.Un internaute, parmi d’autres, écrit:

Demander au francophones (de partout au Québec!) de suivre leurs cours à 25% en anglais c’est GARANTIR notre cajeunisation! Les francophones de Montréal parlent déjà l’anglais dès que cela leur est possible, Montréal est DÉJÀ une ville bilingue et vous proposez d’accélérer le processus d’anglicisation?

Il y a encore, dans cet argument, la certitude que si les jeunes Québécois acquièrent, comme ils le désirent massivement (y compris 70% dans la région de Québec) une bonne connaissance de l’anglais, ils s’assimileront rapidement. C’est comme s’ils n’avaient pas de colonne vertébrale identitaire. Et qu’il fallait donc les empêcher de devenir aussi bons en anglais que, disons, au hasard, René Lévesque, Jacques Parizeau, Pierre Bourgault, Bernard Landry et l’immense majorité des dirigeants souverainistes, jeunes et vieux.

Il arrive que le critique se tire un argument dans le pied, comme le fait sur le site souverainiste Vigile,  Frédéric Lacroix :

Quel problème M. Lisée essaie-t-il de résoudre en forçant tous les étudiants à suivre 25% de leurs cours en anglais ? La connaissance « limitée » de l’anglais des jeunes Québécois francophones ? Le bilinguisme anglais-français des jeunes Québécois francophones atteint déjà des sommets inégalés dans l’OCDE.

Effectivement, la volonté des Québécois de connaître l’autre langue du continent est telle que, malgré les ratés du système d’éducation à cet égard, ils arrivent cahin-caha à l’apprendre. C’est donc que toute tentative de les en empêcher est non seulement politiquement fautive, mais vouée à l’échec.

C’ette peur viscérale de l’anglais, heureusement peu répandue chez les jeunes souverainistes, explique « l’angle mort » d’une frange des souverainistes dans leur combat pour étendre simplement la loi 101 aux Cégeps. Le fait est que cette mesure serait punitive pour les francophones, en leur interdisant l’option du Cégep anglophone pour compenser la faiblesse de l’enseignement de la langue seconde au secondaire. Cela aurait pour effet de mécontenter une part de l’électorat francophone autrement sympathique au PQ, même celle, majoritaire, qui ne compte pas utiliser ce droit.

Depuis plus d’un an, le PQ a réussi le tour de force de se placer du bon côté du débat sur la laïcité, sur les accommodements, sur le français au travail et dans les écoles passerelles, sur la citoyenneté. Chaque fois, le PQ y retrouve la majorité des francophones. Mais s’il devait succomber à la peur et punir les francophones désireux d’apprendre l’anglais, il s’auto-pelure-de-bananiserait, pour reprendre l’expression fétiche de Jacques Parizeau.

Un dernier mot sur le fait que, obnubilés par ces peurs, certains critiques — pas tous — refusent de voir le gain linguistique majeur que constituerait la francisation des institutions collégiales de notre minorité. Comme quoi la peur rend parfois aveugle.

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35 commentaires
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Au-delà d’aimer ou non vos idées, il reste que les observations de Chantal Hébert au sujet de l’article 23 de la Charte des droits et libertés ont résonné en moi comme étant une impossibilité bien réelle.

Nous devrions avoir le plein pouvoir sur l’éducation, mais même l’inexistence d’un Ministère de l’Éducation à Ottawa semble avoir plus de poids…

Une raison de plus d’évacuer de ce vacuum à créativité qu’est le Canada.

On se souvient souvent, en l’embellissant, les écoles que l’on a fréquentées. Votre magazine a publié dernièrement un article à ce sujet, pour lequel j’avais un peu de suspicions. L’idée qu’il faut tout mettre au goût du jour parce que le petit jeune a accès à son wikipedia et son google pour répondre à toutes les questions.

Voilà le double dilemme de cette proposition. De l’un, l’Internet n’est pas un outil sans terre. Il est Américain avant tout et il s’exprime en anglais. Est-ce qu’on peut me nommer une compagnie majeure sur le net qui n’est pas américaine ? Ceci n’est pas du tout de la paranoïa contre une assimilation. Je dis simplement que pour s’affranchir et conserver notre authenticité académique et culturelle, le grand bateau de l’Internet ne nous amène pas à bon port. Mais dans la grisaille indistincte où le folklore se perd.

Bien au-delà encore, j’ai 29 ans, j’ai fait une bonne partie de mes études dans les années 90, alors que l’internet faisait son entré dans nos vies. Je me souviens de mes cours d’anglais, au secondaire, au cégep. J’y ai appris bien peu de choses, vraiment. On a une croyance aveugle en la capacité de l’école à tout nous apprendre. Alors que l’anglais, franchement, on le connaît déjà tous ; l’école devrait être un endroit où l’on peut gagner son indépendance face à cette langue, au contraire. L’Internet nous rend tous anglais. Qu’on soit en Chine, en Afrique, au Japon ou en Norvège, on est tous anglais sur Internet.

Je crois même qu’on peut présumer l’anglais. On peut s’ouvrir à la culture américaine, même en enseignement francophone. Au lieu de toujours lire Molière et Voltaire, qu’on nous sorte du Henry James et du Ernest Hemingway en version originale… et qu’on les étudie ainsi. Je lis moi-même autant de livres anglophones que francophones et je rejette la traduction. On est ici au carrefour des deux grandes cultures mondiales. On a accès à presque tous les grands ouvrages, c’est très bien ainsi. C’est un triomphe qui peut aussi être un piège, dès lors qu’on admet que le bilinguisme intégral tend à diminuer la connaissance des deux langues. La langue française étant l’une des plus difficiles, la préserver dans sa beauté et la porter vers tout son potentiel adaptatif au monde moderne, dans ses sciences et ses technologies, il faut voir aussi à ne pas tomber dans le piège Français, Eux qui ont décidé que notre mot Courriel n’était pas bien puisque Québécois… et opte au lieu pour leur bâtard de « Mèl ». C’est rien de nouveau, il refuse presque toujours le langage québécois, même lorsqu’il est fort juste, tel le magasinage au lieu du «shopping».

Force est aussi d’admettre au contraire que la langue écrite au Québec est fort déficiente. Il n’est seulement besoin que de lire les forums de discussion français versus les forums de discussion québécois. Ou même ici, dans les commentaires. La manie française de l’orthographe et de la grammaire juste nous fait défaut. Mais je sais aussi que c’est la même chose dans d’autres pays multilingues, telles la Suisse et la Belgique. Pourquoi est-ce le cas ? Quelle est la différence ? On peut encore et toujours blâmer l’éducation, mais c’est trop facile ?

L’anglais au Québec, comme en Finlande et en Italie, se porte très bien. Si l’Internet continue son ouvrage de conversion, l’anglais sera la langue universelle, presque de façon indélogeable. On perd depuis des décennies nos vieilles conquêtes, hier l’Indochine, aujourd’hui l’Afrique, demain l’Europe hors France. Nous dans tout cela, avec notre maigre fécondité, on peut toujours rêver que l’immigration magrébine et haïtienne sauvera la langue, je ne sais pas s’ils sauront être aussi têtu que nous l’avons été.

Pour en revenir au point principal. We don’t need no education. Pas utile dans l’apprentissage de l’anglais qui est partout, qui s’apprend sans aide extérieure. Notre génération est la plus bilingue et la prochaine le sera encore plus. Bientôt, la connaissance de l’anglais sera universelle, pour quiconque a une connexion internet. L’école n’est pas utile pour cela.

Je n’ai rien appris à l’école en ce qui concerne la langue anglaise. C’était des centaines d’heures perdues. Par contre, un lien d’amitié avec un anglo qui me corrigeait et aujourd’hui 12 années passées sur le net… et je suis absolument bilingue. On l’apprend par défaut. Je crois qu’on peut le considérer comme tel. On apprend la base au primaire. Le jeune peut faire le reste de son apprentissage sur le web. Garantie, dès 18 ans, il sera bilingue.

S’il y a une chose qu’on doit promouvoir, qu’on doit enfoncer dans la tête des jeunes aujourd’hui, c’est un Bescherelle ! Moins d’anglais, plus de français. Déjà que la France ne joue pas toujours son rôle avec l’Académie Française, il faut apporter notre touche et former une nouvelle génération qui sera curieuse à s’exprimer encore demain, en québécois.

En conclusion, les anglais apprennent le français parce que cela est nécessaire pour bien vivre au Québec. Pour trouver un emploi qui nécessite de travailler avec l’autre. On en connait des unilingues anglophones qui se plaignent que le marché de l’emploi a des préjugés contre eux. Le bilinguisme anglophone n’existe uniquement parce que notre francophonie s’exprime aujourd’hui comme un majoritaire doit le faire, en imposant sa présence. L’anglais est obligatoire comme langue d’affichage à Miami, même dans Little Havana. Notre bilinguisme est automatique, par la force tentaculaire de la langue anglaise dans les communications. Les anglophones ne restent bilingues que d’autant plus que c’est pour eux une nécessité, comme c’est pour nous une nécessité pratique, culturelle et intellectuelle de comprendre l’anglais.

Il faut se définir par l’éducation et une chose reste certaine… On a besoin d’améliorer notre français, pas notre anglais. Faute de le perdre ou de sombrer dans une vernacularisation populiste inévitable. La France peut garder ses «Mèl»!

Je supporte votre approche !

Je crois sincèrement que les souverainistes qui critiquent votre proposition dont les
Préfontaine et Lacroix ont tout faux et ont une analyse à courte vue de la situation.

Il est d’ailleurs plus que probable que leur aversion viscérale face à la langue anglaise est
liée au fait qu’ils ne parlent pas anglais du tout ou qu’ils ont d’énormes difficultés avec cette langue. Pour eux, l’anglais est vraisemblablement considéré à tord comme un ennemi.

Personellement je vis à Rimouski et j’ai fait toute ma scolarité dans le secteur public, en francais, incluant le collège et l’université.

Suite aux conseils de mon père, souverainiste et professeur de francais et d’histoire, le début
réel de mon apprentissage de l’anglais s’est fait lors de mes années collégiales ou j’ai passé
deux été en stage d’anglais à Western University de London, Ontario.

J’étais alors déjà souverainiste.

Puis il y a eu la littérature anglophone, la musique, la radio, la télévision anglophone et une formation continue en anglais que je suis allé cherché moi même dans différentes écoles
spécialisées et tout cela en paralelle à la poursuite de mon étude personelle et poussée de
la langue francaise qui se poursuit.

Retraité depuis peu, j’ai eu une carrière dans les télécommunications qui m’a permis de visiter
fréquemment pour mon travail, Halifax, St-John, Toronto, Calgary, Edmonton, Vancouver.

Trente ans plus tard, mes derniers test effectués au « Clic » me place juste au desous de la cote la plus élevée, soit le parfait bilinguisme.

Mais le point le plus important c’est que pendant les trente dernières années, au fur et à mesure
que je maitrisait progressivement l’anglais, mon sentiment personnel lié à la protection « pur et dure » du francais au Québec s’accroissait.

Comme quoi on peut être souverainiste, pratiquement bilingue et défenseur de la langue francaise au Québec.

La majorité des élèves sortent du CÉGEP francophone sans maîtriser leur langue maternelle à l’oral comme à l’écrit. Qu’en est-il du côté anglophone ? Ils font mieux c’est certain. Comme pédagogue, je crois qu’il convient de réussir d’abord à former adéquatement les clientèles dans les divers champs d’apprentissage comme préalable à l’apprentissage d’une langue seconde. Ce qui n’empêche en rien l’apprentissage de la langue seconde, enseignée d’une manière adéquate…

Aussi, au CÉGEP doit-on s’intéresser à des cours de littérature anglaise et française et poursuivre l’initiation aux activités culturelles telles le théâtre et le cinéma où l’apprentissage de la langue seconde est facilité.

(J’ai développé l’apprentissage du portugais en fréquentant les salles de cinéma brésilien où l’on présente les films en version originale, sous-titrés en portugais. Également, l’immersion est la clé d’un apprentissage réussi : après quatre mois je rêvais en portugais… Alors faut-il multiplier les échanges culturels.

Le changement des structures d’une société est le chemin le plus difficile à suivre dans l’atteinte de buts controversés sur le plan politique. Et comme dans le dossier des accommodements, trop de rectitude produit l’effet contraire à celui qui est recherché. Par contre, l’angélisme à la sauce interculturelle trudeauïste conduit directement à l’anglicisation. Une approche organique ou naturelle de la langue seconde ne saurait bien se passer sans recourir aux structures législatives qui donnent un cadre sûr pour éviter les débordements et les dérives.

Une quadrature du cercle vertueux en somme…

Je pense que dans les faits, il y a bien des fonctionnaires qui ont peur d’être obligés d’apprendre l’anglais (comme Mme Marois et Mme Harel), pour garder leur emploi.
On a juste a couper internet, le cable, monter des murs autour de la province… se séparer, pis là personne va devoir apprendre l’anglais.
Dans les années soixante selon moi (a cause de l’establishement anglophone), pour plusieurs la langue de travail était l’anglais dans plusieurs entreprises (et peut-être qu’alors la proportion de francophone bilingue fonctionnels était plus grande).
Après la monté du souverainisme plusieurs se sont mis a croire que notre autonomie économique (pour pas dire suprématie) devrait obligatoirement passer par l’unilinguisme francophone.
Ça a peut-être contribuer à développer ‘l’establishment’ francophone (surtout dans le domaine culturel et médiatique. Mais pour le reste ça les a appauvrit. Il y a plusieurs entreprises et fortunes qui ont quitter la place. Une grosse farce puisque mondialisation, immigration, mariage mixtes (d’origines culturels diverses)aidant,il y a eu une augmentation du nombre de familles dont l’anglais est la langue à la maison. J’irais jusqu’à dire que la phobie du bilinguisme de certain, a contribuée au fait que les mariages mixtes et les (plusieurs)immigrants ont tenu à scolariser leurs enfants en anglais qu’ils aient plus de chance d’être bilingue fonctionnels. en fait ceux qui avaient le choix l’ont fait.
Il y a de la part de plusieurs francophones unilingues une volonté d’empêcher l’accès à l’apprentissage de l’anglais des autres soit par leurs fonctions dans la fonction publique québécoise (en brimant l’accès à des programmes d’apprentissages de l’anglais par exemple pour leur employabilité, a facilité le retour en emploi de gens pour qui par exemple doivent acquérir cette compétence pour occuper un emploi dans leur domaine) en prolongeant le processus de sélection des candidats pour pouvoir ensuite discréditer des candidatures même s’ils répondent aux critères.
Le manque de réalisme face à la nécessicité de parler l’anglais non seulement dans le monde des affaires, pour étudier (si 90% des publications sont faites en anglais), on doit pour être a jour pouvoir s’en servir.
Pensez-vous que les chinois, les indiens, les arabes, les japonnais, les allemands, les français (de France)etc. n’apprennent pas l’anglais? Et que ceux qui le font deviennent anglophone unilingue? Allo? Allo? Mais vous écoutez-vous vraiment parler ceux qui pensent que c’est pas important? Vous êtes même pas capable de chercher la nouvelle du AH1N1 psychose de l’heure pour connaitre par vous même ce qui se dit dans les autres pays. Je ne suis pas bilingue, je suis passée par le sustème d’éducation québécois, je n’ai eu dans les fait dans les années 70 au secondaire qu’un seul prof qui enseignait l’anglais et savait le parler. Les autres mettaient la cassette et lisait jusqu’à la fin du cours. Pour moi c’est carrément un handicap, j’ai été refusé à plusieurs emplois à cause de mes piêtres performances en anglais, je ne peux pas ne pas leur donner raison, je ne suis pas bilingue fonctionnel pour donner un service professionnel en anglais a un client dans mon domaine. Je devrais selon les fonctionnaire trouver un autre sorte d’emploi (il faut dire que je n’ai ni chômage ni bs), ils s’en foutent royalement que je n’ais pas d,emploi, ils se disent surement que je devrais peut-être travailler dans un entrepôt, why not?

Au départ corrigeons les erreurs les mensonges et les ignorances
1) La langue majoritaire du continent n’est pas l’anglais mais l’espagnol
2) Franciser les Cégeps sans franciser les emplois ne servirait absolument à rien et ne franciserait pas le Québec
3) Dire que l’élite indépendantiste est bilingue et anglicisé et fermé au monde qui est à 90% non anglophone cela nous le savons mais le commun des mortels lui s’il est anglicisé risque fort de s’assimiler et à laisser tomber comme dans neuf provinces canadians la langue la moins utile.
4) Aussi apprendre une langue étrangère pour s’ouvrir au monde c’est une chose mais apprendre l’anglais pour avoir droit de vie , de manger et de travailler dans sa propre maison au Québec c’est du colonialisme et de l’assimilation anglicisation
5) les Québecois sont déjà à 40% anglicisés donc quatre fois trop , car apprendre à plus de 10% une autre même langue étrangère c’est détruire systématiquequement sa propre langue nationale . Je rapelle aux angliciseurs que la langue nationale du Québec est le français
6) Seule tous les emplois francisée par une loi empèchant d’exiger l’angais peut amener les étrangers à se franciser et les Québecois à ne pas s’angliciser bêtement par manque d’intelligence face à l’utopie du bilinguisme pour tous propagé par propagande Canada
7) Accepter de tous se bilinguiser en une seule autre langue c’est accepter l’assimilition anglicisation à la Durham et c’est se fermer le monde ( à noter que j’ai visité 75 pays)
8) Accepter de tous se bilinguiser angliciser au Québec c’est accepter l’élimination de la nation Francophone Québecoise donc de ne pas franciser les immigrants
9) Les immigrants au Canada ont une seule langue à apprendre et c’est l’anglais au Québec les immigrants doivent apprendre trois langues , la langue de leurs ghettos, la langues des colonisateurs canadians et la langue des colonisés Québecois , Devant cette folie ils déménagent au Canada pour libérer leur enfants et leur permettre de vivre en une seule langue l’anglais
10) Les chefs indépendantistes avec leur incompréhension de la question de la langue nous mènent au suicide donc à l’anglicisation crétinisation comme ils nous ont livrés aux mains des pro morts par leur anti catholicisme et leur féminisme et leurs indécisions .

Francisons fièrement entièrement le Québec
À écouter les francophones et les francophiles de tous les pays du monde : Allô la Planète.

Je trouve ça désolant et innacceptable de voir autant de francophone dénigrer la qualité du français écrit des autres sur les blogs, ils ne prêtent aucune attention aux idées qui sont amenées (l,essence du discours et les but c,est justement d’échanger les diées).
Comme toujours le français est utilisé pour dénigrer, pour dominer et faire l’étalage de la culture comme d’un instrument de domination.
Profitez-en avec les avancées technologiques, ils existent déjà les logiciels de traduction simultanées a reconnaissance vocale. Ça n’est qu’une question d’accessibilité $$$, comme ça chacun pourra s,exprimer dans la langue de son choix, ceux qui auront trop miser sur la maitrise parfaite du français perdront leur beau ramage. Ah! qu’il est dont orgeuilleux maitre corbeau, attention à ton fromage.

A ceux qui font l’autruche au sujet de la langue anglaise, elle est parlée comme langue seconde par plusieurs centaines de millions de personnes.

Si vous voyagez comme je le fais vous constaterez que même si on parle espagnol au Mexique et un peu partout sur le continent, quand il s’agit de langue seconde les gens aiment apprendre l’anglais. Vous verrez aussi des enseignes et du signalement en anglais dans les rues du centre-ville de Beijing, de Shanghai et de Chengdu. Lorsque vous visiterez le Rijksmuseum à Amsterdam et que vous serez saisi par le portrait d’un jeune Rembrandt vous aurez le choix de lire le commentaire à côté du tableau en hollandais ou en anglais. Si vous réunissez dans une pièce dix gens d’affaires parlant dix langues différentes vous constaterez qu’ils choisiront l’anglais comme langue commune. En Suisse, pays qui reconnait quatre langues officielles, vous pouvez faire votre service militaire soit en allemand, en italien, en romanche ou en français mais si vous choisissez la carrière militaire vous devrez obigatoirement parler l’anglais, langue qui n’est pas une des quatre langues officielles de la Suisse !

Monsieur Lisée,

L’idée de créer un seul réseau de Cégeps et d’y donner 25% des cours en anglais ne serait pas une mauvaise idée en elle même… en Espagne, en France, en Suède, au Vietnam ou ailleurs; au Québec c’est un pari qu’il nous est extrêmement dangereux de faire. Si nous le perdons c’est l’assimilation linguistique assurée. Vous voyez très bien ce danger mais vous faites confiance à « une colonne vertébrale identitaire » assez solide pour assumer cette bilinguisation, même partielle. Je ne suis pas sur de partager votre optimisme. Je ne crois pas que cette fameuse colonne identitaire linguistique soit si solide, je suis même persuadé que si, par exemple, l’on tenait un référendum sur la liberté de choix de la langue d’enseignement en général le résultat serait surprenant. L’anglais pour tout le monde, en supposant que tout le monde ai besoin de maîtriser l’anglais, c’est malheureusement un luxe que nous ne pouvons pas nous payer. Actuellement il vaut peut-être mieux livrer bataille sur le champs de la francisation des entreprises et, faute de mieux, franciser tout le réseau collégial québécois. Il faudrait peut-être aussi cesser de déifier la langue anglaise comme le font malheureusement trop de gens et même des leaders nationalistes, vieux relents colonisés peut-être?

M. Lisée, vous nous proposez de babéliser le Québec.

Premièrement, le bilinguisme en Allemagne ou en France n’est pas de même aloi que le bilinguisme en Amérique du Nord. Le magnétisme de l’anglais (de la langue seconde) est beaucoup, beaucoup plus fort en Amérique du Nord.

Deuxièmement, chacun sait qu’à armes égales, dans cette culture moderne ayant remisé l’effort d’un nécessaire travail approfondi sur la langue, l’anglais lapidaire et facile triomphe toujours d’un français plus élégant mais difficile à maîtriser. Par ailleurs, demandez à tous ces anglophones portant des noms français partout en Amérique quelles ont été les étapes de leur prévisible anglicisation et ils vous répondront que le bilinguisme à été l’antichambre de leur assimilation.

Enfin, le problème principal de la proposition de M. Lisée est qu’il impose 25% de contenu en anglais à TOUS les Québécois (Jonquière, Tadousac, Amos, St-Georges, etc.) en plus du déluge audiovisuel anglophone quotidien…de quoi préparer TOUS nos jeunes pour une candidature à Occupation Double.

Si les anglophones CONSTITUENT 10% DE LA POPULATION, dans un système fusionné, PAS PLUS DE 10% DES COURS devraient être donnés en anglais!

Tout ce brou-ha-ha me fait penser à une nouvelle qui disait que les étudiants sont pourris en français ( http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200911/13/01-921625-descartes.php )

Ma solution serait de créer un comité, qui analyserait les possibilités et les aboutissants de la problématique (qui est très complexe).

Ensuite, on blâmerait les étudiants (et leurs parents, qui ne sont pas sérieux dans leur tâche d’éduquer leurs mômes).

Comme j’aime les syndicats, je ne voudrais pas sembler pousser dans le dos des professeurs, qui ont toujours de bonnes raisons de se défiler de leurs responsabilités. Soyons francs, ce n’est pas de leur faute si leurs résultats sont excécrables et qu’ils n’aient jamais criés au loup.

Ce sont des victimes.

En résumé, je créerait une méga-structure, hyper-compliquée, dès-maintenant, qui aurait pour but d’expliquer que les échecs passés ne sont pas de la faute de personne et que l’avenir est méga-rose.

Ma promesse électorale se résumerait à ceci:
Je vous promet que grâce à mon nouvel organisme hyper-compliqué, que nous allons réussir à faire une patente super performante partout où l’on a échoué pendant des années. Et que si ça ne fonctionne pas, nous allons punir nos cobayes, mais seulement quand ils auront 18-20 ans, pas avant.

Tenez-vous le pour dit.

P.S. Et cela tient pour toutes la matières, y compris les langues, y compris celles du conquérant.

Monsieur Cuerrier,

Comme ca il me vient en tête Bayer, BASF, Volkwagen, Mitsubishi, Dupont, Rio-Tinto…

Depuis quelques années l’émission de l’heure pointe du matin à la Radion de la SRC, invite une personalité du réseau anglais (CBC) a venir discuter de l’actualité de la communauté anglophone de Montréal, et cela en francais. Une émission du samedi PM a un anglophone sur son équipe réguliere. Ce gens bien sur s’expriment en francais. J’apprécie beaucoup ce décloisonnement qui nous permet de partager nos sensibilité respectives.

Ces pour cette raison la proposition de Monsieur Lisée me plait. Le rapprochement des solitudes au Québec est une bonne chose.

Dans l’ouest de l’ile de Montréal par contre ca pourrait donner de drole de situations une majorité d’anglophones, une minorité de francophones, l’usage de la langue en classe serait en effet 75%/25% mais qu’en serait il de la langue d’usage des francophones dans les périodes libres?

Est-ce que cet aspect aurrait un effet sur les habitudes des francophones? Je suis pas sûr mais j’ai un doute.

Si vous réunissez dans une pièce dix gens d’affaires parlant dix langues différentes vous constaterez qu’ils choisiront l’anglais comme langue commune écrit Loraine. C’est exact, vous avez raison Loraine.

Et même vous pourriez ajouter que si vous réunissez dix employés d’une grande compagnie québécoise, que neuf parlent français et la dixième anglais, la réunion se déroulera en anglais. Ça se passe comme ça chez bombardier aréaunautique me dit une personne qui en a fait l’expérience.

Et c’est ça le problème auquel nous sommes confrontés, nous les québécois. Nous sommes constamment placés dans la situation absurde de devoir résoudre l’insoluble quadrature du cercle. Protéger la langue tout le monde est d’accord en principe. Même Jean-François. Mais, tout de suite la sauce se gâte. oui il faut protéger le français mais il faut parler anglais. Qui peut-être contre la vertu, qui ne veut pas avoir le beurre et l’argent du beurre?

Or, les études le démontrent et personne ne peut les contredire, dans une situation où deux langues coexistent et que l’une domine, elle finit inexorablement par réduire, effacer, et à laq fin éradiquer du paysage, celle qui est en situation d’infériotié. Et dans notre cas c’est la nôtre.

Quand je lis certains commentaires ici, ce qui me frappe c’est une certaine, disons légèreté. Et une bonne dose d’insousiance.

Une langue ce n’est pas simplement une affaire d’efficacité dans nos rapports avec les autres. C’est une façon singulière d’appréhender le monde.
Comme le dit Jacques Attali «La langue française conduit à penser, à écrire, à vivre, de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire. Elle trouve sa source dans l’harmonie des paysages et conduit à une symétrie des mots, à un équilibre des concepts, qu’on trouve déjà dans les textes des inventeurs de cette langue, de Rachi de Troyes à Blaise Pascal, de Chrétien de Troyes à Montaigne, de Marcel Proust à Léopold Senghor.»

Et je pense que ce qui s’applique au français s’applique aussi à l’ensemble des autres langues parlées sur la terre. Pensez-vous que le chinois ne recèle pas en son essence une dimension culturelle profonde, qui façonne jusqu’à sa façon d’appréhender la vie? Et que les chinos dans leur ensemble vont dire bof, c’est ringuard le chinois, l’anglais ! 300 ou 400 millions de sud américains vont dire, ben voyons donc l’espagnol c’est dépassé, apprenons l’anglais… Et les russes, et les autres ?

Une langue, la nôtre comme celle des autres, conduit à penser, à écrire, à vivre, de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire. Et c’est ce qui forme les différences culturelles dont on ne cesse de nous dire qu’elles enrichissent notre propre culture.

Et je suis d’accord aussi avec Bourgault quand il disait que «« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. »

Je ne vois aucun avantage à ce qu’une langue domine le monde au point ou elle façonnera tous les esprits dans un moule unique, ce qui provoquerait à terme exactement le même résultat sur le développement du monde que les monocultures sur l’agriculture.

Peut-être sommes nous à un carrefour. Où bien nous pensons que notre langue doit continuer d’animer notre développement, ou nous nous fondons dans le grand tout et comme peuple nous disparaissons. Et je ne crois pas que ce soit comparable au grand vide Boudhiste qui est le signe de l’accomplissement ultime selon cette philosophie.

C’est quanfd même curieux qu’après avoir été sur la brèche et avoir animé le combat pour la diversité culturelle jusqu’à l’Unesco, les québécois, du moins une bonne partie en soient arrivés à se dire bof, pas grave.

Le pied dans la bouche Jean-François, ce n’est pas toujours qu’une figure de style!

Cela se voit en le lisant, monsieur Lisée est en croisade. Prépare-t-il le terrain pour les prochaines débandades du P.Q. qui, depuis quelques années, s’évertue à vouloir avancer en reculant, à parler d’indépendance en la prononçant du bout des lèvres, à affirmer ce pays en le muselant et en le cachant. Et cet argument massue de la peur pour stigmatiser l’opposition de ceux qui ne sont pas d’accord avec cette offensive qu’il nous présente comme « Un peu d’ambition que diable! » En somme, les peureux, qui me dites que mon projet est périlleux, taisez-vous! Du Duplessisme, façon Lisée. Cet argument de la peur, monsieur Lisée, on pourrait vous le renvoyer: Peur de se conduire comme une majorité, peur de soutenir le pays auquel on aspire, peur de froisser la minorité qui a le support de la majorité canadienne et qui s’en réclame et qui a, pour cette raison, extensionné en privilèges certains droits, comme par exemple le privilège, en cette province de Québec, d’assimiler les allophones et certains francophones en nombre croissant à sa population y minoritaire, comme si elle était la majoritaire, privilège légitimé à son sens par son appartenance à la majorité canadienne que nous, francophones issus de l’Amérique française, pourrions qualifier comme Le Privilège ou La Prérogative du Vainqueur, que la Cour Suprêmedu Canada, sans les nommer, nous applique cavalièrement depuis toujours. Peut-on demander autre chose aux francophones majoritaires en ce pays et à ceux qui parmis eux veulent faire du Québec un pays reconnu par les autres pays de la terre que de s’y conduire en majorité en matière d’enseignent de sa langue, plus particulièment de la même façon que se conduit en cette matière la majorité anglaise en Ontario et ailleurs au Canada, c’est à dire en l’imposant à sa population comme langue d’usage. Un peu d’ambition, que diable!

Qu’internet, d’une certaine façon, par la force qu’y dégage là cette langue, impose l’anglais à bien de nos citoyens, cela est un accroissement supplémentaire, de forte taille celui-là, à cette pression sans cesse croissante que notre environnement, massivement anglophone,fait subir à notre petite communauté francophone en Amérique du Nord. Est-ce là une raison pour justifier ce que disait à l’époque des Canadiens-français Toynbee: »The coming people in the Americas ». Ce que nous ne pouvons changer, résistons-y pour lev mieux afin de survivre comme peuple et nation, mais ce que nous avons le pouvoir de changer pour y parvenir, eh bien, changeons-le. Bilinguisation ou immersion à 25%, peu importe le pourcentage, le résultat risque d’être le même: non seulement, il y aura dans les corridors des institutions francophones d’enseignement des allophones qui parleront anglais entre eux mais également de plus en plus de francophones ». Pourquoi et pour qui installer un piège à ours devant sa porte d’entrée s’il est presqu’assuré qu’un jour, malgré les précautions prises,les occupants de la maison viendront à s’y prendre au piège ».

On sait tous ce qui est arrivé à nos frères Francos-américains et louisianais et ce qui est en train d’arriver graduellement à nos frères canadiens-français des autres provinces avec leur taux de bilinguisation, selon Statistiques Canada, de 83.6% en 2006, qui, confirme, en somme, que la bilinguisation au Canada se fait toujours au détriment de la minorité francophone et à l’avantage de la majorité anglophone et que plus elle augmente, plus elle devient un instrument d’assimilation de la minorité à la majorité: Ce principe de la bilinguisation à l’avantage de la majorité et au désavantage de la minorité fait exception au Québec, puisque-là deux majorités s’affrontent: La française, véritablement majoritaire, et l’anglaise, réellement minoritaire, mais qui, s’appuyant de son appartenance à la majorité anglaise canadienne et américaine environnante, refuse d’assumer son statut de minorité et se conduit comme une majorité canadienne anglaise, forte de l’appui des autorités décisionnelles canadiennes.

Voyons voir les statistiques de bilinguisation en ce qui concerne le Québec. En 2006, selon des calculs faits à partir des données de Statistiques Canada, 35.8% des Québécois francophones étaient bilingues, ce qui n’est pas rien, puisque cela représente 2,204,200 de ces Québécois sur un total de 5,877,660. Actuellement, déjà, notre taux de bilinguisation, nous francophones majoritaires au Québec, est alarmant pour une majorité: En 1971, ce taux était de 25.7%, de 31.3% en 1996, de 36.6% en 2001 et de 35.8% en 2006 comme déjà susdit, savoir une augmentation de près de 40%(39.3%) en 35 ans( 35.8%-25.7%=10.I% sur 25.7%).Cet accroissement de la bilinguisation du Québec francophone est le résultat direct de l’effet pervers du charcutage tant législatif que judiciaire de la loi 101, qui a réussi à détourner son but premier, savoir la francisation du Québec, pourle transformer en sa bilinguisation, laquelle se voit et s’entend clairementà Montréal et dans sa région, et laquelle commence graduellement et lentement à se manifester ailleurs au Québec:En 2006, 41% de tous les Québécois étaient biligues(français et anglais), ce taux étant de 40.8% en 2001, de 35.4% en 1991 et de 27.6% en 1971. Par ailleurs, en 2006, 68.7% des Québécois de langue maternelle anglaise se disaient bilingues, savoir 396,557, alors que 50.2% des 886,000 Québécois qui se déclaraient allophones, savoir 444,772 de ceux-ci, se disaient bilingues anglais-français.

Cette blinguisation s’incruste progressivement et en partie très massivement à Montréal et, à un dégré beaucoup moindre, par radiance et influene, ailleurs au Québec.

Autres données: Les francophones du Québec ne représentent plus, toutes origines confondues, que 79% de sa population, les anglophones 8% et les allophones 12%(en hausse de 2% depuis 2001).

Considérez de ce qui précède que la communauté anglophone du québec ne peut au pire que maintenir son nombre mais vraisemblablement l’augmenter, le tout eu égard au fait que parmis les allophones, qui ont cessé de l’être, 54% des allophones, ont choisis la langue anglaise en 2001 et 49% en 2006, contrairement à 46% qui ont choisis le français en 2001 et 51% en 2006, ces proportions étant hors proportion avec les poids démographiques de chacune des deux communautés, tant l’anglaise que la française, ce qui, en l’occurrence, favorise grandement la communauté anglophone, et, comme le tout se fait presqu’exclusivement à montréal et dans sa région immédiate, cela y favorise inévitablement la diminution des francophones et l’augmentation des anglophones. Or, Montréal est pour le Québec francohone, un rempart et un symbole important. Si à Montréal et dans sa région avoisinante, le français continue à péricliter au profit de l’anglais, cela aura pour notre pays le même effet qu’a eu pour la Nouvelle-France la perte de Québec.

À quoi donc aspirons-nous?.. À un degré de biliguisation de 86.3% des francophones du Québec comme chez les francophones des autres provinces canadiennes? Si oui, eh bien, préparons-nous à en payer le prix qui vient avec un pareil taux: Celui de l’assimilation gallopante! Tenons nous donc à être comme le disait à l’époque de nous-mêmes Toynbee: The coming people in the Americas?!

If everonewrites a quarter of their texts in english or if a quarter (25%) of the interventions on this blog are in english, M. Lisée will rapidly see how UNCOOL his «solution» is!

I don’t want a 25%/75% linguistic division in Quebec, I like our present 90%/10%!

BTW, Gilles from NDH, could tell me where did you find that Jacques Attali quote about french language?

Thanks!

Monsieur Boivin aura beau nous entretenir de Privilège et de Prérogative du Vainqueur le fait est que lorsque nos ancêtres sont venus s’établir ici ils acceptaient de vivre dans un continent déjà fortement anglophone. Le fait anglais en Amérique n’est pas relié au traité de Paris autant qu’au succès des colonies anglaises au sud de chez-nous – et dès les premières années de colonisation de l’Amérique par les Européens. Mes ancêtres n’étaient pas des imbéciles, ils savaient où ils débarquaient et ils n’avaient pas peur.

Ceci dit, si je vivais au Québec je favoriserais les cégep 100 % francophones. Le perfectionnement en anglais, langue seconde, devrait être offert à ceux qui veulent ce cours. Si on pense se diriger dans le secteur de l’investissement et de la finance internationale, c’est logique d’apprendre l’anglais. Les Québécois qui veulent apprendre l’anglais l’apprendront au cégep et ailleurs. Ils savent comme le savaient leurs ancêtres, qu’ils vivent dans un continent largement anglophone, et ce quel que soit le statut politique du Québec. Et ils savent aussi que le Québec est le seul état où vit une majorité de francophones et que dans ce territoire il faut donner une primauté au français.

Que dire à Monsieur Gilles sauf que vous avez bien peu de courage au Québec si vous vous mettez à parler anglais parce qu’il y en a un dans un groupe de dix, et neuf francophones. Vous ne feriez pas vieux os en tant que francophone hors-Québec ! Ici on apprend à s’imposer et à s’adapter car notre milieu change. Il se tenait une rencontre des francophones ontariens dans mon coin récemment et la grande majorité des participants était de race noire.

je n’irai pas d’une longue tirade, de toute façon, je ne les aime pas, on perd le fil …

je suis en région depuis nombre d’années et à votre proposition, je me pose la question:

vous allez les exporter comment vos profs anglophones à Chicoutimi, Baie-Comeau et Rimouski?

c’est pas pour vous démotiver à continuer à casser la baraque, au contraire, il y en a pas (plus) assez des comme vous au Québec, mais en région, ce qui se passe à Montréal, j’ai bien peur que ‘le monde y s’en contresaintciboirise’

alors ca va prendre un plan de communication très précis pour les régionaux, que sinon, ca sert à quoi tout ce cirque?

merci quand même de votre contribution!

M. Lisée, vous faites la même erreur que vous reprochez aux « extrémistes » de la langue.

Vous accordez trop d’importance à la langue anglaise, come ils accordent trop d’importance à la langue française.

Le choix des francophones à se donner une éducation dans le réseau anglophone n’a rien à voir avec la langue. C’est une question de culture.

C’est la culture des affaires, de stratégie économiste, de positionnement avantageux dans un réseau pan-américai et dont le réseau francophone est handicapé, que ces francophones tentent de compenser en fréquentant le réseau anglophone.

Ce n’est pas la langue.

On peut être parfait bilingue et ne rien comprendre à la culture d’affaire pan-américaine.

Nous ne sommes pas en Europe. Nous sommes en Amérique.

Ce sont donc les collèges anglophones qui doivent garantir des cours en français aux étudiants francophones. Ainsi, il y aura partage de culture entre anglophones et francophones.

M. Lisée, la culture d’affaires je l’ai apprise de ma fréquentation avec les anglais. Je ne l’ai pas expoitée grâce à ma connaissance de la langue anglaise, mais grâce à l’application que j’en ai fait en fusionnant leur culture à la mienne. Je lui ai ainsi donné un aspect francophone qu’il n’avait pas. C’est l’originalité.

Apprendre l’anglais ne donne pas plus d’originalité. Il permet de transmettre cette originalité par une autre langue.

Si les francophones et la cause de la protection du français constituait toujours la majorité au Québec, nos politiciens (de tous les partis)n’auraient pas besoin de faire des discours en anglais. Les faits sont là, ils sont devenus majoritaires les utilisateurs d’anglais comme langue première un peu devant les arabes et le chinois au Québec.
Les changements de cartes électorales vont leur donner plus de représentativité, donc le poid politique pour balayer les projets de protection de la langue s’ils le veulent.
Ça fait pas l’affaire de tout le monde je comprends, mais il faut cesser de regarder en arrière et voir comment dans ce nouveau contexte linguistique on pourra sauver la langue (sauver les maubles) même si on a perdu la maison.
Maintenir des objectifs réalistes financièrement comme l’affichage, miser sur l’oral dans les cours de français (autant pour les francophones que les autres pour que les francophones aussi aient accès à des études supérieurs sans se faire casser les jambes pour du français écrit, ils peuvent utiliser des logiciels de correction comme on utilise des calculatrices), même chose pour l’anglais.
Subventionner la production d’émissions de télévision en français mais aussi en anglais (si on veut qu’ils cessent d’être américanisés. Dailleurs, c’est ce que réclament les canadiens anglais), et imposer l’usage du français dans les institutions gouvernementales. En Ontario, ils sont très nombreux les anglophones qui mettent leurs enfants dans des programmes d’immersion en français, le nouveau Brunswich est officiellement bilingue, et n’a pas perdu sont anglais pour autant. D’ailleurs il y a beaucoup plus d,heures de cours de français langue seconde qu’ici vous n’avez qu’à consulter les pages jaunes pour voir le nombre d’école de langues (majoritairement des cours de français).
Il faut particulièrement insister sur l’utilisation du français comme langue d’acceuil et de service dans la restauration, c’est une question aussi de marketing. Outre nos beaux paysages c’est ce qu’on a à vendre comme attrait touristique (mais s’assuré qu’on puisse aussi répondre en anglais).
Développer un moyen de transport (train ou monorails rapide)qui facilite la visite du québec et de toutes ses régions pour que les résidents et les touristes vivent l’immersion en français dans nos régions. C’est un outils de développement incroyable qui a fait ses preuves dans tout les pays qui l’ont implanté. On peut partir de Gatineau jusqu’à Gaspé(en passant par Carleton), de Montréal jusqu’à Sept-Iles en passant par Chicoutimi, Tadoussac et Baie-Comeau, de Mont-Tremblant jusqu’aux frontières de New-York. Ça ouvrira des marchés pour vendre non-seulement nos attrits touristiques mais aussi nous permettre de développer davantage l’industrie du spectacle et du divertissement en français surtout et en anglais aussi.
Tout centraliser à Montréal est notre plus grande preuve d’échec au niveau de la protection de la langue. Non Il faut rendre accessible nos régions et cesser de centraliser (tout les pays on des problèmes majeurs de dévelopement à cause des mégalopoles). Il faut faire du développement à une échelle humaine, ne pas faire une deuxième magalopole à Québec, développer les autres régions des villes moins de 200000 de populations dans chaque régions pourront assurer les infrastructure régionales nécessaire. Il faut limiter les développement urbains et valoriser l’espace et les régions rurale. Vous vous dites ou on va les prendre tous ces gens… ils sont déjà entassés dans la région du grand montréal avec tous les casses têtes de circulation, de pollution, de pression sur les ressources, de dépression et de délinquance que ça cause. Tout en perdant non pas le latin mais le français québécois et nord américain. J’en ai pas d’intérêt à préserver la langue des français et leur dictionnaire, on a une réalité différente et on est capable de la nommer. Des congères, weekend, mèl(mail) et compagnie on en a pas icitte (2t), nous on a des banc de neige, des fin de semaines, des courriel, le soir on soupe on ne dine pas est-ce que c’est parce que les soirées d’hiver sont plus courtes? Je m’en fout, quand j’avais mon école de français langue seconde à Ottawa (fallait bien j’étais pas assez bilingue pour faire autre chose), je créais du matériel didactique comprenez-vous le Québécois (avec le dictionnaire français plus). Mes étudiants étaient capable de parler avec M. Tout le Monde, pas juste avec des français de France. Évidement
mes cours portait plus sur l’oral (ils faisaient leurs manuels écrits à l’extérieur des cours, je faisais les corrections à l’extérieur des heures de classes.)

Une langue nationale qui ne s’impose pas à tous est une langue morte de subalternes et de traducteurs bas de gamme qui se plaisent à être des Karpettes au service des anglophones
Et c’est le cas de notre langue nationale à cause de nos colonisés bilingues anglicisés et angliciseurs .
Heureusement 90% des êtres humains ne font pas le commerce en anglais car 90% des êtres humains ne parlent pas anglais et ne le parleront jamais

Le glissement de la « Louisianisation » que je perçois est qu’un jeune a peu d’avenir (économique mettons) à moins qu’il ne soit bilingue. Le plus bilingue qu’il est, le plus prometteur sera cet avenir en matière de $, de prospects, etc…

Je crois qu’il est important de reconnaitre qu’il y a là une pente dangereuse et je ne suis pas prêt à rabrouer ce que j’appelle les intégristes de la langue française au sujet de leur inquiétude (même si souvent je ne suis pas d’accord avec eux quand c’est de l’intolérance totale).

Mais comment parer à la gravité ou l’entropie linguistique??? Pas aussi facile que vous le suggérer monsieur Lisée. Y a peut-être une expérience pertinente en milieu minoritaire. Mais on ne la trouvera pas si on ne fait pas les efforts. L’attitude que nous avons envers ce milieu me choque, compte-tenu de la situation de plus en plus précaire du français.

CEGEP FRANCAIS: Un pavé dans la mare…de l’0CÉAN anglophone, s.v.p. ne l’oublions JAMAIS.
Commentaire pour l’ACTUALITÉ du 16 nov. 2009

Mes journalistes préférés Lisée et Hébert me surprennent toujours par leurs fines et pertinentes analyses… même si parfois s’y glisse un brin d’impertinence.

Francophile retraité de l’enseignement collégial, je demeure sensible à mes origines québécoises francophones même si j’habite le Mexique depuis plus de 10 ans y ayant œuvré depuis mon arrivée dans la Perle du Pacifique comme professeur de français et traducteur trilingue.

Depuis la Conquête anglaise et le rapport Durham, la place du français en Amérique du Nord est en constante régression : c’est une espèce culturelle menacée ! Mais il semble que bien des Québécois s’efforcent de l’oublier comme un mal nécessaire auquel on s’adapte au point de ne plus en sentir les conséquences meurtrières sournoises. La mondialisation laisse croire que l’anglais sera la langue générale de cette Planète Terre, mais rien n’est plus faux. J’en veux pour preuve ce document que j’ai traduit partiellement de l’espagnol (pp. 142-161):
Les 10 langues les plus parlées dans le monde selon Rafael del Moral
(Réf. Chap. I – Las lenguas de la tierra, / Les langues de la terre – p.40) Madrid 2002 –
Langues Millions de gens Régions du monde ____
1. Chinois mandarin 915 Chine, Taïwan, Singapour, Malaisie
2. Anglais 722 États-Unis, Grande Bretagne, Canada, Australie,
Nouvelle-Zélande, Pays d’Asie, Afrique, Caraïbes
3. Indi 661 Inde, Île Maurice
4. Espagnol 365 Amérique Latine, Espagne, États-Unis, etc.
5. Arabe 234 Afrique (est), Golfe de Persique, Moyen-Orient
6. Bengali 206 Bangladesh, Népal, Inde
7. Portugais 192 Brésil, Portugal, Angola, Mozambique
8. Russe 165 Russie, Anc. Républiques URSS, Europe (est)
9. Français 129 France, Belgique, Suisse, Luxembourg, Canada,
Pays d’Afrique, Caraïbes
10. Japonais 127 Japon, Brésil, États-Unis

Vous remarquez que le français se retrouvait alors au 9ème rang mondial, selon les chiffres de 2000… Qu’en est-il en 2009 ? Ne comptez surtout pas que l’OQLF qui va s’empresser de nous les révéler, s’ils le savent, après tout le chichi qu’a fait sa présidente, Mme France Boucher, pour nous cacher les résultats fatidiques de Montréal en 2007-2008.

Merci à Gaston Boivin (#16) pour son éclairage chiffré de la dégradation du français vs l’anglais en situation de bilinguisme… d’où l’importance et l’urgence de résister et de combattre dans les faits et sur le terrain cette anglicisation sournoise. Les propositions de M. Lisée, je les appuie entièrement…

En toute justice et équité, quand les anglos du ROC accepteront et appliqueront les privilèges qu’on accorde à notre minorité anglophone québécoise, on discutera d’égal à égal… Mais en attendant, je préfère un Québec français dominant obligatoire partout et que ceux et celles qui ne sont pas d’accord déménagent rapidement où ils/elles seront plus heureux/ses dans leur carré de sable, leurs « Toys’ar(e)…us / bébelles » et leurs « Coffee Shops / Second Cup », etc…

André Lacombe-Gosselin
19 novembre 2009

MichelG ne semble aussi confus dans son aversion que d’autres le sont dans leur support.

90% du monde ne parle pas anglais? Vraiment? Alors qu’on sait fort bien que le français et l’anglais sont les deux langues secondes les plus en usage.

Oublie el spanglish. Les deux grands colonisateurs, ce sont les Anglais et les Français. C’est donc les grandes langues mondiales. Le français ne se perd pas seulement au Québec, il est disparu en Indochine et il se perd en Afrique (au Rwanda par exemple).

Mais de dire que 90% ne parlent pas français, de qui parles-tu donc? Tu connais le Nigeria, le Pakistan ou l’Inde? Je viens de défoncer ton 10% en excluant l’Europe et l’Amérique. C’est pas des petits pays quand même. Voilà une liste:
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_where_English_is_an_official_language

Le Français aussi est parlé par une grande partie des pays latins… et par les vieilles colonies (le Maghreb). En Allemagne et en Angleterre, on parle mieux le Français que dans le Canada Anglais.

Déjà, je te dirais que plus de 10% de la planète peut se débrouiller en français. C’est à dire 600 millions de personnes.

Pour l’anglais, c’est difficile à dire. Mais ton chiffre de 10% n’incorporerait que les États-Unis et le Commonwealth, ce qui est de la foutaise. L’Inde, c’est déjà plus de 10% de la population mondiale. La Chine aussi parle de plus en plus anglais, idem pour le Moyen-Orient et pour de plus en plus d’Africains.

L’Amérique du Sud aussi parle anglais… et l’Amérique du Nord en entier. De quoi on parle, tout le monde civilisé parle anglais et s’anglicise, on n’a qu’à sortir de sa banlieue pour le découvrir.

L’apprentissage de l’anglais n’est à mon avis qu’une étape minimale. Certes un brin utopiste, vivant depuis pour quelques mois en Australie, c’est plutôt une immersion complète que j’imposerais à la fin du cégep. L’anglais, ça s’apprend au secondaire et ça s’impose. Au cégep, c’est le monde qui doit s’apprendre, dans un cours qui s’appellera « Mondialisation 101 », avec séjour à l’étranger obligatoire. Y’a rien de tel pour forger l’identité nationale. L’international.

Voir mon idée plus élaborée sur:
http://etiennedownunder.blogspot.com/2009/11/mondialisation-101.html

Voici la solution. Tous les CEGEPS en français et tout étudiant aurait l’option de suivre jusqu’a 25% de ses cours en anglais s’il le désire. Voilà. C’est réglé.

Bashung avait écrit une belle chanson intitulée «Madame rêve». Ainsi monsieur Cuerrier qui s’imagine que les 700 millions d’indiens parlent anglais, et que le milliard de chinois carburent au rêve d’aller voir le changement de garde au château de Windsor.

Monsieur rêve manifestement, mélangeant l’élite et la masse. Idem pour les populations de l’ensemble des continents.

Et pour Alexis si jamais il repasse par ici, qui me demandait une réféeence l’autre jour. En voici une autre intéressante, sous la plue de Christian Rioux. C’est pratiquement sur le même thème, parlant de le préservation de la culture et Claude Lévi strauss. :

«Lors d’un bref entretien qu’il avait eu la gentillesse de m’accorder il y a une dizaine d’années, il avait affirmé : « Je trouverais navrant que le Québec se fonde dans une sorte de culture moyenne nord-américaine. Une langue, c’est un monument qui est aussi, sinon plus, respectable qu’un monument de pierre. Chaque culture représente un capital de richesse humaine considérable. Chaque peuple a un capital de croyances et d’institutions qui représente dans l’ensemble de l’humanité une expérience irremplaçable.

Si les Québécois ont quelque chose à retenir de Claude Lévi-Strauss, c’est qu’ils n’ont nullement à avoir honte de ce qu’ils sont et que tout ce qu’ils font pour préserver leur identité dans le respect des autres est un apport à l’humanité tout entière.»

Source
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/277605/l-ethnologue-et (…)

Donc si vous passez par ici Alexis, je pense que l’article vous intéressera, tout en montrant à sa façon comment monsieur Lisée est en train de se noyer dans sa bulle… En tout respect pour monsieur Lisée.

La caisse de dépôt aurait aussi avantage a investir dans des entreprises de formation linguistique et dans le développement de centre de formation parce que si on continue d’avoir autant de décrochage la situation va continuer de se détériorer.
Madame Marois fait un constat bien alarmant, l’anglicisation de la population québécois particulièrement dans la région de Montréal et dans la première couronne. Le problème c’est qu’elle n’a pas cerné la problématique et apporte des propositions qui ne vont qu’aggraver la situation pour les francophones.
Ça n’est pas l’anglicisation des francophones auquel on est confronté mais l’anglicisation de la société. Ce ne sont pas les francophones qui cessent d’employer le français mais les anglophones et les allophones qui n’apprennent pas le français.
Ils n’apprennent pas le français pas plus que les francophones apprennent l’anglais à l’école, pas plus que les élèves n’apprennent à compter. Nous avons un système d’éducation qui produit des analphabets diplômés et des décrocheurs. A force d’insister sur la qualité de l’écrit, plutôt qu’à développer une bonne élocution, la capacité d’articuler sa penser et de l’exprimer, ils viennent à décrocher ni trouvant pas d’intérêt leurs renvoyant toujours un constat d’échec.
On doit apprendre à l’école à s’exprimer dans les 2 langues, c’est essentiel pour tous les québécois, et resserrer les lois en matière de langue de service dans les commerce (c’est ce caractère qu’on doit préserver), la langue publique. On a qu’à en faire une lois une obligation de répondre d’abord en français, d’être capable d’assurer un service de qualité en français et de pouvoir servir aussi en anglais (essentiel pour le tourisme… presque partout dans le monde).
Pour réaliser cet objectif on doit faire des sessions en français et en anglais en alternance dans toutes les écoles dans toutes les écoles primaires et secondaires.
L’exode ça n’est pas des anglophones, ça n’est pas des francophones anglicisé, se sont des francophones adultes qui n’ont pas pu apprendre l’anglais et prennent ce moyen pour finalement devenir bilingue et pouvoir progresser dans leur carrière. C’est un handicap qui nuit à tous les unilingues francophones. On a pas tous les moyens de Mme Marois et de Mme Harel pour se payer des cours privés.
Le CEGEP, il est plus que temps que ça deviennent des collèges d’enseignements technique. Il est ridicule de limiter l’accès aux études pour leur profession peut importe le choix d’une technique ou universitaire à cause du manque de ressources on contingente l’accès aux programmes.
Les étudiants qui choisissent l’université n’auront qu’à faire une année pré-universitaire (moins de cours de philosophie de littérature ne va pas nuire).
Pour améliorer notre système d’éducation il faut évaluer les performances chaque année. La protection d’emploi sans évaluation n’a aucun sens. Si c’était privé ça ne pourrait pas marcher. Du gros bon sens, iriez -vous manger dans un restaurant si le chef n’était pas bon? Non vous le critiqueriez, si ça ne change pas byebye, vous iriez manger ailleurs.
Il y a di gros ménage à faire dans nos institutions et plein de possibilités de développer des entreprises pour répondre à nos besoins d’une manière efficace et durable.
Des propositions comme celle que Mme Marois s’apprête à faire concernant l’éventualité de restreindre l’accès au CEGEP en anglais aux francophones, est encore un coup de marteau sur le mauvais clou. C’est toujours sur les francophones qu’on tape, qu’elle plait d’être francophone dans cette province. Les CEGEP anglophones ont une meilleure offre en programmes d’études sciences nature, ils ont toute une panoplies de spécialisations. Ils n’ont pas peur d’encourager les étudiants dans des programmes scientifiques. Du côté francophone on fait tout ce qu’on peut dès le secondaire 3 pour décourager et limiter l’accès aux sciences et aux mathématiques sn. Même dans les écoles privées avec le bulletin de fraser institut, au lieu de donner plus d’heures, plus de laboratoire et plus d’aide, on a tellement peur que ça viennent diminuer les moyennes des étudiants que les écoles qui se classes no1, ont des critères exagérés non pas basées sur les capacités à réussir mais sur le rang cinquième. Quand ça fait déjà 4 ans qu’on épure en remerciant les moins bon, malgré qu’on a déjà accepté les meilleure au départ pour avoir le droit de s’inscrire en chimie et physique il faut être dans le 2 premiers cinquième. Ça veut dire que les élèves peuvent avoir des moyennes de 80 et se faire dire non. C’est pas de l’ingérance à peut près considérant que ces matières sont pré-requis pour l’admission aux programmes scientifiques au CEGEP, qui a leur tour vont encoure épurer. Après ça on se demande pourquoi on manque d’ingénieur, d’infirmiers, de médecin, de chercheur. Alors qu’on a tant à faire pour répondre efficacement aux besoins de notre marché du travail.
Oui, il faut subventionner les entreprises Québécois, subventionner l’innovation, la formation, le bilinguisme et encadrer davantage les entreprises, particulièrement les entreprises de services pour qu’ils soient en mesure d’offrir un service de qualité en français partout dans la province. La culture c,est important mais ça passe toujours après le toit et la nourriture.
En investissant dans des coopératives d’habitation pas juste pour les gens à faible revenu on ne veut pas créer des milieux propices à la criminalité. Cette forme de logement durable (autosuffisant) doit être accessible en subventionnant les loyers des gens qui ont un plus faible revenu. On aura une plus grande diversité et des conditions de vie meilleure pour ceux qui n’ont pas les moyens.
Si on fait une révolution dans la fabrication des biens domestiques en les faisant durable, réparable et récupérable, je suis sur que nous trouverons preneur ici et ailleurs. Tout le monde est coincé avec des tonnes de déchets, les gens sont près à changer leur consommation. Soyons les premiers à aller de l’avant. Il serait bien de créer une chaine de magasin ou de s’associer avec une qui est implantée partout au canada pour offrir que des produits canadiens. Quand j’étais jeune nous avions un magasin La Baie je me souviens très bien, toutes les chaussures, les vêtements étaient marqués de la feuille d’érable fait au Canada, qui a oublié leurs couvertures et leurs manteaux de laine, les fourrures et les céramiques, il y avait même une épicerie avec des paniers cadeaux des produits du terroir. Les rares choses qui étaient importées étaient plus chers ma mère m’avait expliqué qu’il y avait des coûts de transport, des taxes d’importation et c’était normal. Comme nous avons les matières premières ici on doit révolutionner notre façon de faire établir une politique de prix responsable du juste prix. Combien ça coûte pour les matériaux et des salaires raisonnables avec une production optimale (évaluation du personnel, optimisation des processus). Fini la croissance et l’augmentation incessante des prix. Du gros bon sens.

Non, je ne mélange rien. Je comprends aussi que la français n’est pas parlé et compris par tous les Marocains. Voilà ce que j’en sais, la population éduquée des villes parle le français. Il y a une sorte de mépris pour les gens qui ne parlent qu’arabe là-bas, je le tiens d’un de nos immigrants. C’est donc vrai, le Maroc est officiellement français et arabe, mais seulement la population éduquée le parle. Idem donc pour l’Inde, ou son voisin le Pakistan, lui aussi un pays où l’anglais est une langue officielle. Je sais bien que la personne qui ne sait ni lire ni écrire ne connait probablement pas l’anglais ou le français, puisqu’il connait à peine l’arabe ou l’hindi.

Ainsi, le Québec qui ne parle que français est, lui aussi, souvent représentatif d’une frange de la population moins éduquée. Idem en Inde, au Maroc et au Pakistan. Si on va à Casablanca ou à Marrakech, que l’on parle aux gens de la ville, on n’aura aucun problème à s’exprimer en français. On s’enfonce dans la campagne, on s’approche du Sahara et, la pauvreté et l’unilinguisme arabe sera au rendez-vous. Idem Montréal versus régions distantes, souvent pauvres.

Une vision méprisante et élitiste, probablement. Je ne l’applique pas avec mépris pourtant, juste une constatation, les gens qui créent l’Inde qu’on connait aujourd’hui, qui fait sa richesse, parlent tous anglais. Aussi simple que cela, la connaissance de l’anglais a en fait été déterminante dans cette création de richesse, ce qui n’enlève rien aux traditions riches de cette nation. Comme de la nôtre, qui vit dans nos campagnes et nos régions, qui doit aussi être préservé en parallèle. Mais la même division est partout. L’élite riche des villes, éduquée et le reste de la population.

Je reste en faveur d’une école exclusivement française, puisque l’anglais est une langue omniprésente qui s’apprend si facilement aujourd’hui, dans nos interactions sur internet. Elle est pratiquement automatique. D’ailleurs, de plus en plus de québécois francophones en viennent à s’exprimer de façon plus convenable en anglais qu’en français. Cette tendance n’a aucun besoin d’être amplifié.

@M. Cuerrier, vous devez vivre à Montréal pour penser que l’anglais s’apprend automatiquement. Quand on vient des régions ça n’est pas le cas, c’est moins omniprésent que vous sembler le croire. J’écoute la télévision mais elle ne me répond pas et surtout ne corrige pas mes erreurs qui sont assez facilement détectable pour m’avoir fait perdre plusieurs emploi (en entrevue et examens d’anglais dans le cadre de recherche d’emplois)S’il y a bien des chinois qui vivent à Montréal sans jamais apprendre ni le français ni l’anglais il y a encore plus d’unilingue francophone que vous semblez le réaliser. Malgré que j’ai vécu 10 ans à Ottawa, j’y ai enseigné le français car je n’étais pas assez bilingue pour pouvoir travailler dans mon domaine. Et malgré les cours que j’ai suivi sur cassettes (j’ai aussi fait des tentatives pour suivre des cours d’anglais infructueuses 1 cours tout les autres participants un groupe d’étudiants chinois en immersion ‘incompréhensible autant pour moi que le professeur, un autre tentative j’étais avec un groupe d’immigrants libanais ils ont appris quelques mots d,arabes-leprof n’avait pas d’expérience et les obligations et la vie passent vite). Résultats avec un niveau intermédiaire d’anglais de retour ici, on ne reconnait pas mon expérience en enseignement, et refuse de me laisser suivre une formation d’anglais pour que je puisse me trouver un emploi dans mon domaine.Étant donné que je demeure dans la couronne nord de Montréal les emplois dans mon domaine nécessite un niveau d’anglais plus avancé. Comme je ne travaille pas je n’ai pas les moyens de suivrent des cours, alors qu’est-ce que je fais? Je retourne enseigner le français à Ottawa, je retourne en région ou je n’aurai pas d,emploi et mettrai mes enfants dans la même roue. S’il y avait un tgv à la grandeur du Québec je n’hésiterais pas car mes enfants pourraient voyager pour aller et revenir de l’université matin et soir. ce qui même avec de faible revenus ils pourraient faire. Je ne prendrai pas le risque de sacrifier l’éducation et l’avenir de mes enfants. Il est très important pour leur avenir d’apprendre l’anglais je paie asser cher pour le savoir. S’il faut que je déménage dans l’ouest de Montréal et ailleurs au Canada je devrai le faire. Ils vont de toute évidence sortir du secondaire sans être bilingue. Si je ne peux pas les inscrire dans un CEGEP en anglais (croyez-moi si j’avais l’argent pour éviter le CEGEP perte de temps et perte d’argent, je les enverrais étudier ailleurs au Canada).

Salut Manon, merci de ta réponse. Je comprends que j’ai probablement une vision idéalisée, que l’anglais ne s’apprend que si vraiment on s’y immerge. Qu’on commence à se rendre sur le site du New York Times (certains considèrent que le « copy desk » de cette institution comme l’équivalent de l’Académie Française).

Je ne dis aucunement que le bilinguisme est une preuve infaillible qui démontre une éducation, mais c’est un indicateur dans une société. Comme je le disais avant, on parle plus et mieux français à Berlin et à Londres… qu’à Toronto, Calgary et Vancouver… Et je ne parle même pas de NYC et Boston qui n’y voit aucune utilité. C’est triste. Comme Bouchard le disait dans son manifeste, on doit se préparer à un mon en décroissance démographique où nos quelques millions de français se retrouvent encerclés par 1 milliard d’espagnols et d’anglais. La résistance farouche est difficile, surtout que la gauche n’aime pas ce genre de discours d’identité nationale, tel que la France a en ce moment. L’ouverture à l’autre et le multiculturalisme Canadien, ultimement, nous rendra une minorité parmi tant d’autres.

Avant, on s’en défendait avec notre Cathéchisme, en pondant des enfants à la douzaine. C’était notre forme de résistance, qui est encore pratiqué en Afrique et au Moyen-Orient, dans la bataille des berceaux. Le Pape le suggère encore comme méthode, lui qui est contre la contraception et l’avortement, il n’y a pas qu’un point de vue morale à la chose, c’est une réalité pratique… On veut plus de catholiques. Aujourd’hui, ce Québec laïque dont parle l’Actualité, en est un qui se défend, qui résiste, par des lois. Puisqu’il ne peut plus le faire par son poids démographique. D’un Canada à 50% francophone il y a un peu plus de 100 ans, à un Canada qui est 25% francophone en 1975… et aujourd’hui, je crois que c’est 18%, mais ça baisse continuellement. Il n’y a pas de remonté de la francophonie nord-américaine. Comme le disait Yvon Deschamps, on est une p’tite gang. J’ai beaucoup de difficulté avec la gauche culpabilisatrice à la façon du Québec Solidaire. On a toujours été solidaire, c’est une de nos qualités fondamentales, on s’est toujours serré les coudes, petit village gaulois contre l’envahisseur Romain, le plus socialiste et social, point final. Un peuple qui aide ses familles, qui tend la main à celui qui a de la difficulté, qui a de la compassion pour son prochain. Pour le féminisme, on nous a accusé de tous les mots après Marc Lépine, ce qui est triste puisqu’on est depuis toujours une société maternelle. Pour le raciste, le Canada-Anglais se souvient encore de la conscription pour nous dire des antisémites (fierté Catholique oblige), qui penche du bord de Mussolini, à cause de Camilien Houde. Mais dans le fond, on est une société extrêmement juste, notre culpabilité est minime. Un peuple pacifique, peut-être trop, presque mou, fataliste. Ce qui arrivera, arrivera.

Mais le point principal, l’anglais devrait être de plus en plus un apprentissage automatique, puisque nos communications se font «intercontinatalements». On parle au monde, le monde nous répond, d’autant que chacun s’exprime dans l’anglais, aujourd’hui la langue universelle des communications. On peut le parler mal, avec quelqu’un qui le parle mal aussi, on se comprend quand même. C’est ce qui importe. Quand on regarde l’Asie, les pays riches, ce sont surtout des pays du Commonwealth, présent ou passé. Triste à dire, on ne s’en rend même pas compte. Mais Singapour, un petit pays gros comme Montréal à peu près… est pratiquement deux fois plus riche que nous. Il s’exprime en anglais, en chinois et en malaisien. Ils sont chrétiens, taoïstes, bouddhistes et musulmans. Un niveau de vie égale à la Norvège. Cette société multiculturelle qui vit juste à côté d’extrémistes musulmans en Indonésie se porte fort bien, pas de terrorisme là. Un système de justice qu’on trouverait absurde ici (distribution de drogue dure = peine de mort… consommation de marijuana = 3 ans de prison). Ça reste un des pays les plus sécuritaires au monde… et le plus riche d’Asie. Hong Kong, Taïwan, Corée du Sud et le Japon se porte aussi fort bien. On y parle souvent d’autres langues.

Enfin, je me perds dans les détails. Ce que je veux dire donc… On doit connaitre l’anglais, le parler de façon impeccable, autant qu’on parle le français. C’est des atouts économiques indéniables. Les exemples à travers le monde sont partout. Les sociétés refermées sur elles-mêmes n’arrivent à rien du tout, elles sont pauvre… et appellent à la Jihad contre l’Occident. Perdu d’avance.