Cégeps français : le pavé dans la mare

Je ne vous apprends rien si je vous dis que j’aime lancer des pavés dans la mare. Ma théorie générale à ce sujet est la suivante:

Le lancer du pavé. (Illustration de l'excellent site français d'info mediapart.fr)
Le lancer du pavé. (Illustration de l'excellent site français d'info mediapart.fr)

si on lance suffisamment de pavés, et aux bons endroits, on finira par pouvoir marcher dessus et traverser la mare, à sec. Cette intro pour dire que mon billet d’hier — Cégeps français: un peu d’ambition, que diable ! — a fait un certain nombre d’éclaboussures. Fervent du service après vente, j’assure donc le suivi.

Aujourd’hui: les arguments issus d’un point de vue canadien, émis par ma collègue blogueuse Chantal Hébert. Demain: les arguments de certains souverainistes (mais: une bande annonce en fin de ce billet).

D’abord, à toute seigneure tout honneur, ma collègue blogeuse Chantal Hébert — dont je suis un admirateur impénitent — avance deux arguments pour gâter ma sauce. D’abord un argument constitutionnel:

À sa face même, l’idée qu’on pourrait instaurer un régime linguistique à prédominance francophone dans l’ensemble du réseau collégial québécois et prétendre malgré tout satisfaire à l’article 23 en maintenant un droit de gestion anglophone dans les Cégeps qui dispensent actuellement leur enseignement exclusivement en anglais a autant de chances de tenir la route dans le cadre constitutionnel actuel que le fantasme de bon nombre d’intellectuels canadiens de voir Ottawa se doter d’un ministère pour prendre l’éducation “nationale” en main.

Je tremble toujours à l’idée de contester une affirmation de Chantal sur des questions fédérales, mais après vérification  avec des constitutionnalistes de mes amis, l’article 23 de la constitution est extrêmement clair: elle ne porte que sur l’éducation primaire et secondaire. Pas un mot sur l’enseignement post-secondaire. Jugez vous-mêmes:

23.  (2) Les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction, au niveau primaire ou secondaire, en français ou en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveau primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction.

Il faudrait vraiment que les juges de la Cour suprême triturent et travestissent ce libellé (que Trudeau avait calqué sur celui de la loi 101 pour y inclure les canadiens) et qu’ils fassent un détour pour interdire l’application de la réforme proposée. Or il m’est avis que la Cour a, très souvent, eu la sagesse politique de savoir ne pas aller trop loin dans son travail d’atténuation de la loi 101. Il est vrai cependant qu’elle semble avoir oublié cette sagesse dans son récent jugement, unanime et erroné, sur les écoles passerelles. Chantal, dans un second billet en une journée (je pense que je l’intéresse vraiment!), ajoute un argument politique pour expliquer en quoi la Cour serait si dure:

[…] dans le cadre de cette proposition, le Québec serait la seule province au Canada où une minorité de langue officielle n’aurait pas le droit d’être éduquée dans sa langue du début à la fin de son parcours pré-universitaire. […] L’asymétrie entre la situation des anglo-québécois et celles des francophones hors-Québec qui résulterait de la proposition de Jean-François Lisée serait difficilement tolérable sur le plan politique. Elle aurait toutes les chances d’être vue par les tribunaux comme un stratagème pour contourner les obligations du Québec à l’égard de sa minorité anglophone.

Une remarque. Les mots «pré-universitaire» dans cette citation sont bien choisis. Des écoles françaises primaires et secondaires sont en effet présentes dans toutes les provinces, mais les francophones de Terre-Neuve, de l’Ile du Prince Édouard (on est prêt à faire exception pour sa petite taille) et de Colombie-Britannique n’ont pas d’université francophone (un programme bilingue, embryonnaire, existe à SFU, à Vancouver).  Donc il n’y a pas réelle symétrie dans l’ensemble du parcours. Cependant, les provinces anglophones n’ont pas de Cégep, une invention québécoise. Il faudrait donc que la Cour assimile le Cégep à la fin de l’enseignement secondaire, contredisant ainsi toute l’histoire récente de l’éducation au Québec. Ou alors qu’elle invente le principe de l’éducation «pré-universitaire». Mais elle ne pourrait invalider la réforme que pour l’enseignement général, pas le technique. Dans tous les cas, elle devrait créer un précédent dans le seul but de bloquer la réforme. Je m’en remets à la lecture de Chantal pour la réception politique de la mesure au Canada anglais. Mais bonne chance à la Cour pour l’atterrissage politique d’un tel blocage au Québec. Je n’y avais franchement pas songé, ma lecture de l’article 23 étant nette. Mais si Chantal a raison, ce serait peut-être la crise que M Parizeau appelait de ses voeux.

Le fait que la cour interpréterait ainsi une constitution que nous n’avons pas signée, à travers les yeux de juges dont le processus de nomination nous échappe, n’arrangerait rien à l’affaire. Mais elle illustrerait les limites de cette égalité et symétrie factice introduite à notre corps défendant par Pierre Trudeau dans la loi fondamentale du pays.

La langue minoritaire du pays et du continent, le français, y est traitée à égalité avec la langue majoritaire du pays et du continent, l’anglais. Comme si l’une et l’autre présentait la même fragilité. Or n’importe quel Martien débarqué au Canada à n’importe quel moment du dernier demi siècle voit bien qu’une langue est fragilisée, l’autre en pleine expansion. Les statistiques récentes sur la décrue du français langue maternelle et langue d’usage à Montréal et dans la région métropolitaine appelle une action résolue et multiforme pour renverser la vapeur. Les Cégeps à prédominance du français en est une, majeure. Le déclin de l’anglais à Toronto et à Winnipeg n’est pour l’instant pas apparue sur l’écran radar de Statscan.  À ces endroits, le réseau minoritaire — francophone — n’exerce aucune attraction sur les allophones. (En fait, ces écoles n’arrivent à attirer qu’une fraction des francophones ayant le droit de s’y inscrire). Ensuite, à ces endroits, les francophones formés dans leurs propres écoles s’insèrent naturellement, immédiatement, dans la langue d’usage anglophone du reste de la société. Rien à voir avec les niveaux d’anglais langue de travail et de transferts linguistiques vers l’anglais enregistrés au Québec.

Un mot sur la plomberie.  Chantal, qui, je veux le préciser, me donne raison sur certains points, se demande si nous aurions «la capacité de fournir un enseignement de qualité en anglais dans toutes les matières au programme du niveau collégial», donc dans le quart des cours que les francophones suivraient pendant leur session intensive d’anglais en fin de Cégep. Où trouverait-on ces profs anglophones ? Dans les Cégeps anglophones où ils enseignent actuellement, et où leur charge d’enseignement se trouverait réduite des trois quarts, puisque leurs étudiants auraient aussi les trois quarts de leurs cours en français. Il s’agit d’un problème de réaffectation des effectifs sur la région montréalaise. Mais, par définition, et bien plus qu’au secondaire, les ressources sont disponibles.

Demain: les arguments de certains souverainistes. Avec cette bande annonce surprenante, tirée des pages 231-232 du dernier livre de Jacques Parizeau:

L’interdiction de l’accès aux cégeps [anglophones] aux enfants d’immigrants me paraît assez compliquée à appliquer à des étudiants majeurs. Quant à supprimer les cégeps anglophones… ça ne me paraît pas réaliste. Il doit y avoir moyen, cependant, de mieux préparer leurs étudiants à travailler en français.

Je ne sais pas ce que pense M. Parizeau de ma proposition. Il ajoute d’ailleurs ensuite que des changements majeurs en ce domaine ne peuvent se faire «tant que l’expression de la ferme volonté de faire du français la langue non seulement commune mais nécessaire ne s’est pas manifestée».

Les Cégeps de la prédominance du français, n’abolissant pas les Cégeps anglophones mais modifiant leur régime pédagogique, seraient, à mon humble avis, l’expression ferme d’une Assemblée nationale dont le parti majoritaire aurait été élu avec cette proposition dans sa plateforme. Donc l’expression ferme de l’électorat.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

18 commentaires
Les commentaires sont fermés.

De tous les textes publiés, incluant ceux de Madame Hébert, c’est le commentaire d’Ollie (Cégeps en français: un peu d’ambition, que diable!” le 16 novembre à 16:18) qui me laisse le plus songeuse. Pourquoi les portes des institutions francophones auxquelles il avait eu l’enthousiasme d’aller frapper en premier lui sont-elles restées fermées ? Et maintenant son frère ? C’est incompréhensible. Sans cégep anglais il n’aurait pas reçu l’éducation supérieure pour laquelle il est doué. En plus il écrit un très bon français, sans doute supérieur à un grand nombre de gradués des cégeps français. Dans un tel cas il faut admettre que le cegep anglais qu’il a fréquenté a réussit à former une personne qui brillera dans un milieu de travail francophone.

Est-ce qu’Ollie est un cas unique ? Un bon journaliste tenterait d’aller au fond de telles situations. En attendant, les pavés que vous lancez ne font que des ronds dans l’eau.

Comme l’éducation primaire/secondaire dure 12 ans aux Etats-Unis, 13 ans en Ontario au moment de la formulation de la loi 101, et seulement 11 ans au Québec, il me semble que tout juge de haut niveau (cour suprême) jugerait que le CEGEP québécois appartient au niveau secondaire : en tout cas, tout au moins, la première année de CEGEP et fort probablement les 2 premières années de CEGEP.

Sinon, on pourrait ensuite imaginer des dérives bizarres de la part d’un gouvernement québécois de mentalité Pqiste : faire par exemple diminuer la durée de l’éducation primaire/secondaire de 11 à 10 ans juste pour mieux harceler la minorité anglophone; comme si faire disparaitre à long-terme leurs écoles primaires et secondaires (c’est ça, la loi 101), ne suffisait pas. Un juge de haut niveau (cour suprême) dirait alors, en substance : « je juge selon l’esprit des choses, et non selon la lettre ; vos mesures législatives cherchent à pervertir l’esprit des choses. »

Et si le niveau CEGEP devait être considéré comme postsecondaire à tous points de vue, rappelons par ailleurs qu’il y a des institutions postsecondaires de langue anglaise en Chine, en Hollande, au Liban, en Israël, en Arabie Saoudite, etc… Qui serions-nous pour manquer le bateau à ce point ? Qui serions-nous pour nous tirer dans le pied à ce point ?

L’anglais n’est pas une maladie, et la langue française n’est vraiment pas au centre de l’identité québécoise. Le dépassement de soi, la recherche de la vérité, de la paix, de la justice, de la démocratie, la charité, la non-violence, l’entre-aide, la solidarité, etc. sont bien plus le centre de notre identité.

Notre identité est gréco-latine, judéo-chrétienne, franco-américaine, démocrate et ouverte. Un Québec 100% français et islamiste, musulman, hindou, fasciste ou nazi correspond moins à l’identité québécoise qu’un Québec unilingue anglais, démocrate et de culture occidentale. La langue est le vernis d’une culture : pas son essence, ni son centre.

Ce qui nous distingue du voisin immédiat est parfois ce qu’il y a de plus accessoire. Et ce qui nous en approche, ce qu’il y a de plus essentiel.

Pavé dans la mare……..!

Je ne suis pas très critique parce que dans l’ensemble, étant souverainiste je suis d’emblée ouvert au changement.

Mais dans certains cas, et dans celui-ci en particulier, est-ce qu’à force de persister dans une voie sans issue, une autre expression ne serait pas plus appropriée…?

« D’autre part, dans le cadre de cette proposition, le Québec serait la seule province au Canada où une minorité de langue officielle n’aurait pas le droit d’être éduquée dans sa langue du début à la fin de son parcours pré-universitaire. »

Voilà la citation que vous relevez dans le texte Hébert et qui m’a fait tiquer hier,ne sachant pas tous les tenants et aboutissants. Mais le relevé indique que les sevices bilingues à l’extériueur du Québec contiennent une petite phrase assassine « Des services bilingues seront donnés là où le nombre le justifie ».
« Bin bo » les principes, mais les principes bafoués par de petites sorties coté jardin est égale à zéro….et cela Hébert ne doit pas l’oublier…..ou bien c’est malhonnête.

Ah!Ah!Ah!…Monsieurs Lisée!…..Y en a un qui a deja pensé a utiliser ce genre de méthode expéditive!….Un indice?….Faites attention a ce q une branche d arbre ne ramene pas les pavés dans le fort!!! Lol…..

« Où trouverait-on ces profs anglophones ? Dans les Cégeps anglophones où ils enseignent actuellement, et où leur charge d’enseignement se trouverait réduite des trois quarts, puisque leurs étudiants auraient aussi les trois quarts de leurs cours en français. Il s’agit d’un problème de réaffectation des effectifs sur la région montréalaise. Mais, par définition, et bien plus qu’au secondaire, les ressources sont disponibles. »

Bien entendu, y’a autant de profs d’économie anglophones au CEGEP que francos. Pis ces profs là vont aller s’exiler, un session sur quatre sur la Côte-Nord.

M. Lisée, votre acharnement vous honore.
Mais vous utilisez les mauvais moyens.

Quand le Québec sera la porte d’entrée de l’Amérique du Nord par l’Europe, ou d’ailleurs, et que nos étudiants ne maîtriseront pas seulement deux langues, mais en connaitront une autre. Quand notre expertise, peut importe le domaine, sera reconnue partout. Quand les enfants des immigrés parleront le français (comme si ce n’était pas le cas). Quand les Tremblay écriront le français correctement…

Les immigrés viendront ici à cause de cela.

Ce n’est pas des règles qu’il nous faut, c’est des résultats.

“To advertise oneself is not good. We don’t say “come and look at how wonderful we are everybody”. That would not be laid back. That would be aggressive, oldstyle marketing. It’s always better to let others say how great we are”

Johannes Kastner, marketing, Red Bull

Dr. Michael Laughrea,

Votre texte est profondément raciste mon cher Dr. Laughrea. D’abord vous mettez islamiste, musulman, hindou, fasciste et nazi dans la même phrase, comme s’il s’agissait du pareil au même, et deuxièmement, vous discréditez totalement l’importance de la langue française au Québec, allant jusqu’à dire qu’elle n’est pas son essence ni son centre.

Votre texte est profondément raciste, Monsieur Laughrea, parce que pour vous prônez presque directement la mort d’une langue, d’une culture.

Votre texte est profondément raciste aussi, parce qu’il y deux poids, deux mesures dans votre pensée. Vous êtes contre les mesures de protections du français parce qu’elles, inévitablement, affaiblissent un peu les institutions anglophones au Québec, mais par ricochet, vous laissez faire la mort du français.

Vous êtes comme beaucoup de canadiens, Dr. Laughrea. Vous attendez patiemment le vieillissement de la population francophone et la Louinisation Québec.

Vos belles paroles de: »dépassement de soi, la recherche de la vérité, de la paix, de la justice, de la démocratie, la charité, la non-violence, l’entre-aide, la solidarité, etc. » ne m’impressionne aucunement.

JL

Le moteur de l’anglicisation et de la destruction du Québec c’est essentiellement l’exigence de parler anglais pour avoir droit de manger au Québec donc pour avoir droit de travailler dans la plupart des emplois .

Le problème d’anglicisation peut donc être réglé en empèchant les colonisés Québecois et les étrangers d’exiger de parler anglais pour obtenir un emploi au Québec

En passant une loi pour protéger l’accès à tous les emplois aux Québecois francophones donc en rendant illégal l’exigence d’une langue autre que notre langue national règlerait tous les problème auprès des immigrants qui doivent apprendre trois langues et franciserait peu à peu le système d’éducation du 8% d’anglophones qui en bons colonisateurs réussissent à angliciser tous les emplois et à exiger de parler anglais à tous les Québecois en nous fermant le monde qui je le répète est à 90% non anglophones . 90% des êtres humains font le commerce en d’autres langues que l’Anglais
Il faut donc cesser de fermer le monde à nos enfants en les anglicisant en les crétinisant et en nous détruisant comme nation francophone .

À lire certains commentaires on se demande sérieusement si bientôt on va pas proposer au gouvernement du Québec de contrôler l’Internet pour empêcher les Québécois d’apprendre l’anglais !

J’habite un village 100% francophone et j’ai retiré mes enfants de l’école publique du coin dont la médiocrité est innacceptable. Mes enfants font l’école à la maison avec un programe à distance sur l’Internet avec tous les outils de communications écrites , vidéos, micros. Ils discuttent en direct avec des amis de partout (France, USA, Canada, UK, Belgique, etc…) en français et en anglais. Ils sont devenu bilingues ainsi avec une excellente diction et écriture dans les deux langues et continuent de se perfectionner.

Quelques fois ils rencontrent, en ville ou sur le Web, les amis de l’école du coin qu’ils ont quitté. La presque totalité d’entre eux ne savent pas un mot d’anglais, écrivent dans un français attroce et même réduit à du SMS. Ils sont d’une ignorance crasse sur eux mêmes, leur histoire et sur le reste du Monde.

Pourtant, bien que toute la famille soyons bilingues, nous parlons tous naturellement français à la maison et en ville. Nous ne sommes pas devenu des assimillés.

Ce n’est pas une question de langue. C’est le système d’éducation du Québec qui est pourri. Le système anglophone est en parallèle et beaucoup plus ouvert. Les lycées français à Ottawa sont de
cette même qualité !

Mais il n’y a qu’un seul lycée au Québec ! Stanislas, je crois.

Ce n’est pas normal. Pourquoi continuons-nous avec notre système pourri ?

Comment blâmer les nôtres qui soucieux d’avoir ce qu’il y a de mieux n’ont autre choix que d’aller dans les institutions anglaises ?

M. Lafond: je vous aime aussi et, pour paraphraser l’humour de M. Lisée, je suis partiellement d’accord avec votre première phrase: mon texte est profond; et, aussi, profondément humaniste.

Il n’est pas très humaniste de faire d’une langue une idole: c’est alors de l’idolatrie (mais il est humaniste de l’aimer au point de la posséder à perfection). Il est humaniste de voir dans l’essence d’une identité quelque chose de plus profond qu’un outil de communication. Nos cousins les Irlandais n’ont pas perdu le centre de leur identité; loin de là; il serait méprisant de penser ainsi. Faisons-nous une fierté de bien écrire et parler en français mais cessons de jouer à la victime et de dramatiser les questions linguistiques.

Finalement, je n’aime pas les pléonasmes et je me targue de concision (pas toujours atteinte). Si j’ai mis plusieurs adjectifs dans une même phrase, cela ne suggérait nullement qu’il « s’agissait du pareil au même ». « islamiste, musulman, hindou, fasciste ou nazi » ne sont nullement des synonymes, dans mon esprit. S’il y avait doute pour certains, ce doute est maintenant levé.

Si le système d’éducation anglophone au Québec est nécessaire de par l’importante communauté, ,dumoins à Montréal, ce dernier devrait avoir l’obligation de former les anglophones et allophones le fréquentant comme de parfaits bilingues. Et cette maîtrise du francais devrait être conditionelle à la poursuite des études dans les système.

Si le Québec a l’obligation d’offrir un éducation dans la langue de la minorité, je ne crois pas qu’il soit dit quelque part que ca doit se faire sans conditions.

Un petite dissertation sur les Belles-Soeurs de Tremblay en secondaire quatre?

Ce que je veus c’est un pays ou je peus vivre et travailler en français dans tous les emplois et dans le respect de ma langue nationale Québecoise par tous les étrangers .
Et sans l’indépendance dans le fédéralisme colonialisme canadian les Québecois n’auront jamais un pays respectueux de leur langue nationale .
La destruction de la loi 101 par les anti québecois fédéralistes en est la preuve.
C’est aux anglophones et aux immigrants d’apprendre le français au Québec comme c’est aux francophones d’apprendre l,anglais au Canada
Le bilinguisme pour tous est une utopie et constitue un vulgaire système d’anglicisation propagé par Propagande Canada et ses perroquets bilinguisés et crétinisés

J’aime l’idée de plus en plus…
Le consensus québécois à l’effet que le cégep appartient au niveau postsecondaire ne pourra être remis en question par une instance judiciaire canadienne.
Comme je l’écrivais hier, le projet a l’avantage important de ne comporter aucune « obligation » imposée à des individus (contrairement au recours à la loi 101).
Par contre, il comporte un inconvénient majeur au plan conceptuel: la perte d’un « acquis » de la minorité anglophone.
Enfin, sur le plan pratique, il reste à démontrer que la « circulation » de profs des cégeps anglos vers les cégeps « franco » n’est pas totalement irréaliste.

«Et sans l’indépendance dans le fédéralisme colonialisme canadian les Québecois n’auront jamais un pays respectueux de leur langue nationale»

Avez-vous lu le poème «Speak what?» ?

Le poète dit qu’il n’est pas justifié de vouloir imposer aux uns (les minorités au Québec) ce qu’on aime pas se faire imposer des autres (exemple: le Canada anglais).

Mais c’est le propre de tout nationaliste: jouer l’éternelle victime de la majorité, être le même tyran qui écrase ses propres minorités à la maison.

Dr. Laughrea, vous avez un sacré culot de venir réitérer dans votre deuxième texte la non importance de la survie de la langue française au Québec. Vous avez de toute évidence ce que j’appelle l’assurance du gagnant.

Comme dans un combat de boxe, si un des deux boxeurs est amoché, l’autre tend à devenir confiant et souvent arrogant. Mais comme dans un combat de boxe, il y a toujours la possibilité d’une surprise ; d’un bon crochet de gauche pour venir changer la donne.

Dans un combat de boxe, à la fin, il y a un gagnant et un perdant, les deux s’embrassent et retournent chacun chez eux à leurs affaires. Il ne s’agit pas d’un combat de boxe ici, Dr. Laughrea. Il s’agit de la survie de la langue française au Québec. A la fin, il n’y aura pas d’embrassade et de retour à ses affaires. A la fin il y aura mort d’une langue et d’une culture sur un territoire. La surprise risque d’être de taille, et le crochet de gauche très solide.

Aussi, je me demande pour qui vous vous prenez au juste pour décider que ‘’islamiste, musulman, hindou, fasciste ou nazi ‘’ n’est pas assez bon pour le Québec.

Il y a eu depuis 20 ans, une très grande propagande canadienne organisé et très largement financé par Ottawa. Cette propagande a eu comme effet direct de déstabiliser le nationalisme québécois. Pas seulement que la langue française est ‘’naturellement’’ menacé par une démographie complètement disproportionnée en Amérique, mais la langue française est systématiquement attaqué par le Canada anglais.

C’est totalement inacceptable. Et, ça suffit.

Vos beau concepts, très à la mode, et bons à toutes les sauces comme : ‘’ dépassement de soi, la recherche de la vérité, de la paix, de la justice, de la démocratie, la charité, la non-violence, l’entre-aide, la solidarité, etc. ‘’, dans le contexte, Dr, Laughrea, vous pouvez vous les mettre bien où je pense.

ADMIN : Restez poli, SVP.

JL

Le Cégep général devrait être intégré aux écoles secondaires en un an pour rejoindre la scolarité obligatoire normale des pays occidentaux. Tous les néo-québecois seraient mieux intégrés à la majorité francophone avant d’avoir atteint l’âge majeur(18 ans)et l’économie encourue par le MÉQ pourrait servir à récupérer tous les décrocheurs actuels en réduisant le nombre d’élèves par classe et en valorisant la tâche des enseignants du secondaire du 2e cycle.

M. Lisée, je vous lis avec plaisir depuis vos tous débuts.
Je partage plusieurs des idées que vous proposez dans vos écrits.
Mais en ce qui a trait au CEGEP, je ne vous suis plus.
Il est préférable, à mon sens, se soumettre les CEGEP complètement à la loi 101.Nous aurions là une solution qui adresse le long terme et qui obligerait tout gouvernement subséquent à respecter cette loi.
je vous prie de revoir votre position à ce sujet. Je vous crois capable, intellectuellement et politiquement, d’adopter cette voie à long terme.

Dr Michael Laughrea,
je ne veux en aucun cas revivre les années avant la loi 101. Je ne veux en aucun cas voir disparaître ma langue au profit de l’anglais. Avec la loi 101, nous avons limité le déclin de notre langue mais pour combien de temps encore ? Pourrons-nous survivre à l’égoïsme des uns et au discours moralisateur des autres ? Le langage de l’économie parle comme vous. Le langage des humains parle en terme de respect des différences et de richesse que cette diversité peut nous apporter. Partout à travers le monde, trop de peuples, de langues, de traditions sont menacées si ce n’est carrément éliminées. Même la biodiversité fout le camp. Il y a malheureusement encore trop de monde qui répètent ad nauseam ce discours qui nous mène tout droit vers la banqueroute sociale ! Il y a moyen de faire côtoyer les différentes langues dans le respect mais encore faut-il que les partis s’engagent à les respecter…l’expérience démontre que ce n’est pas le cas. Ca prend malheureusement des moyens coercitifs pour rappeler à l’ordre les fautifs. Et de faire des efforts pour garder les yeux bien ouverts pour ne pas s’en faire passer une petite vite en cachette.