Navires de guerre: une facture de cent mille millions de dollars!

Les contrats fédéraux pour ces navires ont été donnés à la Nouvelle-Écosse et à la Colombie britannique, sans aucune retombée pour le Québec. 

Photo: Andrew Vaughan/Presse canadienne
Photo: Andrew Vaughan/Presse canadienne

On apprend par une brève de Radio-Canada que les contrats pour la construction et l’entretien des navires de guerre du gouvernement fédéral coûteront finalement au-dessus de 100 milliards $. C’est du bidou en tabarnouche!

Ça veut dire que ça va coûter plus de 3 000 $ par Canadien, bébés compris. Si vous êtes une famille de quatre, on parle de 12 000 $ pour votre maisonnée.

Vous n’aimez pas tellement ça, j’imagine, l’idée de payer 12 000 $ pour des bateaux de guerre.

Si je vous disais qu’il y a moyen, pour les Québécois, d’économiser 2 000 $ par personne, 8 000 $ pour une famille de quatre, ça vous tente? Et si je vous disais qu’en plus d’économiser 8 000 $ par famille, on pourrait s’enrichir, individuellement et collectivement, avec des emplois payants, ça vous dit?

C’est possible. Il suffit de nous donner un pays.

Ce qu’il faut savoir, c’est que les contrats fédéraux pour ces navires ont été donnés à la Nouvelle-Écosse et à la Colombie britannique, sans aucune retombée pour le Québec.

Les navires de l’armée vont servir à un pays bordé par les océans Atlantique et Pacifique. Le Québec souverain n’aura pas à assurer la défense des côtes atlantiques et pacifiques. Nous n’aurons pas besoin de tous ces navires. Il nous suffira d’assurer la défense et les missions de sauvetage du Saint-Laurent et de la Baie-James.

La part du Québec de ces dépenses d’au moins 100 milliards représente une somme de 20 milliards de dollars. C’est ce que nous allons payer si nous demeurons une province canadienne. Si le Québec devient un pays, nous n’aurons plus à payer pour ces navires de guerre et pour garder ces côtes qui ne sont pas les nôtres.

Le pays québécois aura besoin de navires, mais une somme de quatre milliards devrait suffire amplement. Nous pourrions donc économiser 16 milliards, soit 2 000$ par Québécois, 8 000$ pour une famille de quatre.

Mieux encore, les quatre milliards pour des navires québécois seront investis chez nous, pour créer de l’activité économique et des emplois chez nous. Nous pourrions en plus en profiter pour développer une expertise qu’on pourrait ensuite exporter.

Reste 16 milliards de dollars.

On pourrait décider de réduire les impôts, rembourser la dette, soutenir nos entrepreneurs, financer la recherche et l’innovation. Bref, on pourrait utiliser ces immenses moyens pour nous enrichir. Et construire un nouveau Pont Champlain…

Un nouveau pont Champlain, c’est environ 400 $ par Québécois (entretien compris). Or, ce pont, c’est la responsabilité d’Ottawa, qui l’a laissé se détériorer.

Ce pont, c’est le plus achalandé au Canada, c’est notre principale artère commerciale, un lien économique vital pour notre économie. Pendant que vous êtes coincés dans le trafic parce qu’Ottawa a négligé ses responsabilités, pensez-y. Vos impôts vont servir à construire des bateaux à Halifax, mais pas à construire un nouveau pont à Montréal. Parce que si, s’il y a un nouveau pont, Ottawa a décidé que c’est vous qui allez le payer, avec un péage.

Vos impôts vont servir à construire des bateaux de guerre. Et le pont Champlain est en train de s’effondrer…

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12,000.00 par tête de pipe c’est beaucoup d’argent surtout si ces bateaux sont vendu par l’Angleterre comme les sous-marins à ce que nous sachions ne sont pas encore en fonction à moins qu’ils soient « parqués » sous le pont Champlain pour acceuillir le monde quand ce pont va s’effondrer.
Ce n’est pas Harper qui est couillon. Ce sont les québécois qui veulent encore rester au Canada à cause des Rusheuses…

— Veuillez prendre en note que votre lien pour l’article de Ici Radio-Canada est inexact, c’est donc celui-ci qu’il faut suivre :
http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2013/11/13/009-couts-navires-militaires-canada.shtml

— À noter d’ailleurs que bien que les surcoûts en matière de maintenance, n’avaient pas été encore évalués, cela fait plusieurs mois que nous savions que l’enveloppe budgétaire pour la seule fabrication des navires aurait tout lieu d’être défoncée.

— À noter toujours qu’un pays comme le Danemark qui doit aussi croiser dans les mêmes eaux que le Canada, produit des embarcations du même type tout aussi excellentes pour à peu près deux fois moins cher environ.

Cela dit ces bateaux dits de guerre sont, seront et devraient être utilisés surtout pour des missions de paix. C’est simplement une question de définition en termes de juridiction. En outre ces méchantes 12000 piasses pour une famille de 4 personnes se répartissent sur une période de 30 ans, soit très exactement 100 dollars par personne et par an. Dites-moi quel sera votre pouvoir d’achat pour 100 dollars en 2044 avec une érosion monétaire combinée de l’ordre de 3% par ans ? En gros votre bidou vaudra deux fois moins dans le plus favorable des cas.

En outre dans un beau Québec souverain, faudra quand même bin des bateaux de guerre pour défendre notre souveraineté dans l’arctique également. On ne sait pas trop ce que cela nous couterait si on faisait fabriquer le tout à Levy notamment, maintenance incluse sur 30 ans ; par des chantiers navals qui sont en grande partie contrôlés et qui survivent tant bien que mal grâce à des capitaux étrangers. Lorsque votre chiffre avancé de l’ordre de 4 milliards est des plus conservateurs quand dans un Québec souverain, c’est tout un système de défense au complet qu’il va falloir construire.

Si on veut sauver de la piastre, mes avis qu’on ferait mieux de faire fabriquer nos navires dans des dictatures comme la Chine. Y parait aussi que la Corée du Nord s’y entend très bien pour faire de bons navires à bon prix, laquelle entend d’ailleurs devenir prochainement une destination vacance en aménageant de splendides stations balnéaires sur la côte Est des ravissants paysages que possède cette nation.

Je ne suis pas en accord avec M. Gobeil. Au contraire, un Québec indépendant n’aurait certes pas besoin de navire destiné à la guerre mais pourrait cependant assurer la souveraineté de ses eaux et aider aux opérations humanitaires. Il aurait surtout besoin d’une garde-côte efficace et adaptée à ses eaux. De ce fait, deux scénarios se présentent, qui impliquent en général la négociation de la dette.

1) Le Canada n’accepte pas de partager ses équipements et de ce fait, la dette du Canada étant au nom du Canada, le Québec n’a aucun dollars de plus à sa dette. Celui-ci est donc libre d’emprunter à sa guise pour s’équiper.

2) Le Canada accepte de négocier. De ce fait, le Québec arrive avec une liste des équipements qu’il veut et qu’il ne veut pas, ainsi que la valeur estimée de ce qu’il désire garder sous limite du +/- 1/4. Ainsi, la modernisation de la marine et de la garde-cote canadienne est une bonne chose car les équipements réclamés seront modernes et adaptés à leur secteur d’opération.

Au final, arriveraient lors des négociations le dossier des zones frontalières et maritimes contestées. Il y aurait entre-autres les eaux nordiques qui appartiennent par juridiction au Nunavut et ce, dès la fin de la terre de juridiction Québécoise. Il y aurait aussi le dossier du Labrador qui fut cédé sans accord du Québec à Terre-Neuve. Si l’État du Québec récupère cette terre et les eaux la bordant, le Québec disposerait d’une façade maritime sur l’Atlantique.

Michael Guay-Lachapelle
Comité Sécurité Publique et Défense
Option Nationale

Même si Québec récupérait les frontières du Labrador d’avant 1927, celles-ci ne toucheraient pas les côtes et il ne disposerait d’aucune façade sur l’Atlantique sinon par le détour du golfe Saint-Laurent.