Ces journalistes qui deviennent candidats conservateurs

Gérard Deltell, Pascale Déry, Réjean Léveillé… Qu’est-ce qui peut bien attirer d’ex-journalistes dans un parti qui respecte si peu leur ancien métier ?

Dans la vie d’un journaliste, il arrive parfois un moment où rapporter les réponses alambiquées et les virages idéologiques de nos élus, ce n’est plus assez. Le journaliste veut donner ses propres réponses pas d’allure et être celui qui pile sur ses principes.
Politique

Le journaliste se lance alors en politique.

En quittant le journalisme, il se libère enfin du droit de réserve qui l’obligeait à taire ses opinions. Il peut désormais dire, écrire et tweeter tout haut les idées et les lignes de presse du parti auquel il adhère. Liberté !

J’ai beaucoup de respect pour tous ceux qui décident de mettre leur visage et leur nom sur une pancarte. (Attention : je parle des politiciens, pas des agents immobiliers. Eux, c’est plus difficile.)

J’admire même un peu les journalistes qui se lancent en politique. Mais quand ils le font en se joignant au Parti conservateur, comme Gérard Deltell, Pascale Déry et Réjean Léveillé, j’ai bien de la difficulté à comprendre.

D’abord, ça gâche ce fameux parti pris gauchiste, pro-Trudeau, anticonservateur et communisto-péquiste qui est censé être rampant dans le monde des médias. Un journaliste, ça doit aller défendre la gratuité scolaire au PQ, sinon ça donne l’impression qu’Éric Duhaime dit n’importe quoi.

Mais surtout, qu’est-ce qui peut bien attirer d’ex-journalistes dans un parti qui respecte si peu leur ancien métier ?

Deviennent-ils candidats conservateurs parce que c’est la seule façon de pouvoir parler à Stephen Harper ? Ce ne serait pas si étonnant.

Les seules occasions où le premier ministre accepte de répondre aux questions de la presse parlementaire, c’est quand il est à l’étranger, ou quand un dignitaire étranger est en visite ici. Parce qu’il ne faudrait surtout pas que les Chinois croient que le Canada n’aime pas la liberté de presse.

Harper prend alors deux questions : une en français et une en anglais. Et comme à Tout le monde en parle, il n’y a pas de sous-questions. Après ça, tchao bye, vous écouterez les capsules 24/sept si vous voulez savoir ce que pense le premier ministre.

Un autre exemple parmi tant d’autres : lundi, Stephen Harper est allé serrer la main et le chapeau de cowboy de la nouvelle première ministre de l’Alberta, Rachel Notley. La rencontre était publique, mais les journalistes qui se sont pointés ont été renvoyés à la maison.

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Rachel Notley, première ministre de l’Alberta, en compagnie de Stephen Harper – Photo : Jeff McIntosh/La Presse Canadienne

L’événement était réservé aux appareils photo et aux caméras. Il n’aurait surtout pas fallu que la joviale poignée de main western soit interrompue par une terrifiante question sur les affaires courantes du pays.

Les caméras étaient donc permises, mais seulement les vraies caméras. Pas les téléphones. Et n’adressez surtout pas la parole au premier ministre, parce que Stephen Harper a le même genre de demandes mégalomanes que les vedettes qui interdisent aux simples mortels de croiser leur regard sur un plateau de tournage.

Mais ne vous inquiétez pas, citoyens : les journalistes ont reçu plus tard un communiqué résumant la rencontre. Fiou ! L’intérêt public et la démocratie sont saufs !

C’est comme ça depuis quelques années déjà. Vos impôts servent à vous assurer qu’on peut voir Stephen Harper, mais qu’on ne peut pas lui parler.

Dans un autre texte, je vous expliquais le processus absurde qui se met en branle quand un journaliste tente de parler à un scientifique du gouvernement fédéral. Ça aussi, c’est une innovation du gouvernement Harper.

Bref, le Parti conservateur a peur des questions comme mon chien a peur de l’aspirateur. Un journaliste qui devient candidat pour eux, ça a donc autant de sens pour moi que Christiane Charette au Bal en blanc. Que Donald Trump dans un orchestre de mariachis. Que Jacynthe René au Festival de la poutine.

Et vous, chers Gérard, Pascale et Réjean, vous me dites que vous êtes tout à fait à l’aise d’aller faire la plante verte derrière un discours de Stephen Harper, alors que celui-ci traite vos anciens collègues comme de l’engrais à plante verte ?

Vraiment, il faudra que vous m’expliquiez. Si vous avez encore le droit de répondre aux questions, évidemment.

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Pour le programme… ce qui est anormal c’est justement que toute la classe journalistique québécoise soit de gauche et souverainiste.

Quand c’est un PKP ou une Pauline Marois qui contrôlent le message, c’est correct?

Ce n’est que du bout des lèvres que certains journalistes osent souligner ce travers chez les péquistes qui en font usage.
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Diaboliser Harper c’est faire abstraction du comportement cavalier qui dépasse l’entendement du chef de l’opposition péquiste.

La paille et la poutre.. Le silence des agneaux quand il s’agit de PKP, l’éléphant dans la pièce qu’on fait mine d’ignorer..

Monsieur Harper a été élu pour bien administrer le pays, en autre. Quand tu es Premier Ministre d’un Pays ne perd pas ton temps avec des Journalistes qui trop souvent nous rapportent la nouvelle à leur façon et biaisée en plus! C’est le résultat qui compte et c’est sur cela que l’on doit voter car c’est la
meilleur façon de lui donner sa note!

De quelle note pouvez-vous bien parler ?? On peut lui donner une note ?? Le premier ministre n’est pas un comptable et la communication fait partie intégrante de son travail. Et celui-ci ne fait pas ce travail. Est-ce que au moins, ce refus total de communiquer vous inquiète un peu ou êtes vous de ceux qui croient que la démocratie constste à aller voter tout les 4 ans et ensuite fermer sa gueule ?

Mais quel commentaire ridicule! Certes, PKP était plutôt invisible dans les médias pendant qu’il était simple député (et même pas encore officiellement dans la course à la chefferie), situation qui est loin d’être identique depuis qu’il a accédé à la chefferie, mais légitimiser d’une quelconque façon le comportement du Premier ministre du Canada parce qu’un député vedette du PQ fait pareil (ou pire, peu importe) nécessite un raisonnement des plus tordus!

Mais ça c’est rien en comparaison de l’absurdité qui est avancée d’entrée de jeu :

« Pour le programme… ce qui est anormal c’est justement que toute la classe journalistique québécoise soit de gauche et souverainiste. »

Toute la classe journalistique? En assumant que c’est une figure de style et qu’on parle en réalité de la majorité, vous êtes en train d’essayer de faire croire que les journalistes qui travaillent pour La Presse, TVA, Radio-Canada, les radios « liberté » de Québec et Montréal sont presque tous gauchistes et/ou souverainistes? Ahurissant!

Est-ce qu’il y en a quelques uns qui le sont? Probablement que oui, mais vous dites TOUTE LA CLASSE JOURNALISTIQUE! Simplement que dans les médias appartenant à PKP vous trouverez AU MOINS une dizaine de journalistes et chroniqueurs *parmi les plus populaires* qui sont résolument ni gauchistes, ni souverainistes.

On voit déja apparaître a l’ horizon des effets PKP dans les journaux québecor!! Je suis un lecteur abonné du journal depuis plusieurs années et je suis surpris de la façon dont on réparti la pagination et les photos et l’ importance du sujet!!!

Je dis aux journalistes. Prenez votre liste de questions que les conservateurs ont refusé d’entendre, et allez les poser aux partis opposants. Ça va peut-être l’encourager à y répondre lui même.

En même temps, j’ai souvenir d’une représentante de l’ONU qui, après avoir remis un rapport sur l’accès à la nourriture des autochtones canadiens, s’est fait dire par une ministre conservateur qu’elle s’était mal informé avant de faire des constats, alors qu’elle avait refusé toute ses demandes de rencontres et d’information. Les affronts des conservateurs surprennent toujours.

J’ espère que ces journalistes vont mordre la poussière,et qu’ il savent qu’ un seul homme conservateur à droit de parole c’ est le CHEUF.

Le journalisme d’opinion des années de l’après guerre s’est terminé durant les années 70, Le Devoir étant le dernier à suivre la meute. Seul les éditorialistes peuvent s’aventurer dans de tels propos. Les articles des 15 dernières années se sont détériorées et sont souvent sans substance.

Le format “en moins de 40 mots” semble s’appliquer quel que soit le sujet ce qui me permet de croire que les journalistes dépensent plus de temps à trouver un titre accrocheur que de rédiger un texte qui ressemble à du copier-coller des articles des deux dernières années.

Mais il y a des publications qui se démarquent tels que Le Devoir, Globe % Mail, Wall Street Journal, Washington Post, Le Monde et Le Monde diplomatique ainsi que Der Spiegel et The Econonomist (version UK). Le malheur veut que l’ensemble des quotidiens ait lentement versé pour le modèle d’articles des tabloïdes et ce partout en Amérique du nord.

Les journalistes qui dérapent vers la politique sont presque souvent les plus narcissiques du groupe et qu’ils soient avec Harper ou un autre parti, n’ont rien de substantiel à dire que de nous servir la même romance ce que nous appelions “la cassette” durant les années 60 @ 90. Peut être que nous devrions remplacer “la cassette” par “le CD” ou “le iTune” mais encore “le mp3″.

Les nouvelles sur TV5 de TF1, RTBF, SSR ainsi que leurs format sur intenet nous en apprend souvent plus sur nos politiques que nos journalistes payés poutant à grands frais pour le peu qu’ils (elles) nous servent comme du réchauffé.

Vous avez raison , tout est dans la qualité du journaliste et son article que dans la quantité! Parfois la presse parlementaire ressemble a du voyeurisme comme dans 24 h CH. Le copier -coller est de rigueur très souvent et soit le manque d’ expérience ou le manque de recherche et parfois le fabulisme sont monnaie courante!

Je suis apolitique mais j’apprécie votre franchise et lucidité face à nos élus politiques. Merci.

Ben quoi? Le PMSH reçoit ses ordres de Dieu et il est infaillible, comme le pape, alors pourquoi lui poser des questions? Si vous ne comprenez pas ce que le grand timonier fait, c’est que vous ne comprenez pas la volonté de Dieu et que vous ne méritez pas l’attention du cheuf. Pas étonnant que des journalistes veuillent communier à la science infuse de notre leader bien-aimé pour enfin faire partie du grand plan divin. D’ailleurs peut chaut la science au grand timonier car elle est arriérée par rapport à la connaissance qu’il reçoit directement de source divine et il protège la population quand il fait la guerre à la science – il veut nous éduquer, un grand merci pour ça. Bénis soient les journalistes qui ont vu la lumière et qui vont aller communier au grand râtelier bien fourni des conservateurs…

L’infaillibilté papale est uniquement à propos du dogme de léglise catholique.
Du mooins, c’est l’infaillibilité que lui accorde sa propre église.

Ajoutez toute la gang de la CAQ pis Mme St-Pierre au PLQ, ca commence à faire du monde à drette et fédéraliste.
Il serait intéressant que tout ce beau monde nous dise comment ils ont voté en 1995
D’ailleurs, une suggestion à l’Actualité: pourquoi que vous ne faites pas un reportage sur le sujet. Sur des personnalités qui ont voté OUI en 1995 et qui sont feds aujourd’hui

En t’ ecas , il y a eu 51% des gens qui ont votés NON, Et vous savez quoi! Changer d’ idée c’ est souvent dû a la réflexion!

Le mythe de 1995 et du référendum « volé »… Ça tient une place importante dans les légendes des séparatistes.

Qui a voté « oui »… Qui a voté « non »… Comme si les gens n’avaient pas le droit de changer d’idée après avoir mûrement réfléchi, surtout ceux qui ont enfin vu la lumière et qui sont maintenant du côté de notre beau et grand pays, Le Canada qui, au demeurant, est ENCORE classé comme le « plus meilleur pays au MONDE »!!! Pourquoi s’acharner à détruire un endroit exemplaire et envié de toute la planète?

http://www.forbes.com/sites/susanadams/2015/07/15/the-worlds-most-reputable-countries-2015/

En passant, pour ceux que ça intéresse, allez voir l’histoire du journaliste Paul Watson qui vient de démissionner du Star de Toronto. Selon ses recherches journalistiques au sujet de la découverte d’un des bateaux de Franklin, non seulement les véritables chercheurs et scientifiques qui ont fait la découverte auraient été muselés mais le message aurait été concocté par les amis du PMSH et aurait comporté un lot de faussetés. Quand M. Watson a voulu interviewer celui qui est présenté comme le grand responsable de la découverte, M. Geiger, ses supérieurs l’auraient interdit de publication, il a donc démissionné pour garder son droit de parole. Le tout graviterait autour du PMSH et du parti conservateur qui voudraient contrôler le message et bénéficier de la découverte de ce bateau à des fins politiques mais cela reste à confirmer/prouver – à suivre!

C’est effectivement vraiment, vraiment surprenant. Surtout de voir d’ex-journalistes vouloir représenter un parti (Conservateur) qui a maîtriser l’art de ne pas répondre aux médias, de tout contrôler à partir du Bureau du premier ministre (PMO) ! Ces journalistes sont-ils-elles prêts à devenir des potiches, ou des marionnettes de Harper? Il me semble qu’il faut avoir très peu de fierté pour s’embarquer dans cette galère. En anglais, on qualifie souvent les députés Conservateurs de ‘clapping seals’. Des phoques qui applaudissent sur commande et qui se font diriger par les jeunes blancs becs au PMO.

Quand les médias ne seront plus des agents de destruction idéologique, qu’il feront ce qu’ils sont supposé faire, de l’information, le contrôle du message sera de moins en moins nécessaire.

Au Québec il y a deux cibles de prédilections, les conservateur et les libéraux provinciaux. Les autres ont le « free ride » et peuvent dire n’importe quoi, ça coule comme sur le dos d’un canard.

Vous déshonorez votre profession.

Un journaliste ça rapporte de la nouvelle, ça rapporte des évènements. Un chroniqueur, ça donne son opinion. Un journaliste n’a pas à donner son opinion, n’a pas à teinter son reportage pour des raisons idéologique et quand les journalistes ne seront plus affilié aux centrales syndicale qui font parti de l’actualité, la couverture pourra peut-être, je dis bien peut-être, être plus neutre et laisser les gens faire leur propres jugements.

« Quand les médias ne seront plus des agents de destruction idéologique »
Explication, démonstration S.V.P.

Branle bas de combat chez les journaleux SSS (Syndicalistes, Séparatistes, Socialistes) et anti-« Harpeur »…

Imaginez l’horreur: un des leurs a osé franchir le Rubicon et se joindre à l’ennemi juré.

Les journaleux sont aujourd’hui tellement biaisés que s’en est presque tragique.

Ma premisse afin de donner mon support a une personne qui desire me representer demeure la meme, peu importe sa popularite mediatique. Avoir le previlege de representer la communaute d’ un conte cela se merite avant de se gagner. Qu’a elle fait de concret pour ma communaute dans les dernieres annees? Qu’ elle relation a-elle avec les gens de mon conte? Que sont ses realisations et son plan pour le futur? J’ invite les electeurs a se poser ces questions surtout quand ils font face a des pretendants qui atterissent dans votre voisinnage pretendant etre la meilleure personne pour vous representer. Car finallement, c’ est de refuser se faire bener par des gens qui ont jouit d’ une visibilite par les medias sans vraiment autres realisations concretes.

Le syndrome du larbin est probablement la meilleure expliquation. Après 9 ans de pouvoir des conservateurs, le miel attire encore les mouches.

Les journaslistes qui se présentent candidats conservateurs c’ est tout aussi normal que ceux qui se présentent pour le parti libéral, NPD, et autres partis comme le parti québecois!! C’ est quoi le problème ? DÈ autant plus qu’ ils veulent se joindre a un parti qui a très très bien géré les sous des contribuables canadiens et qui a tenues ses promesses! Son programme est très étoffé et est très compatible avec plusieurs contribuables canadiens de façon très réaliste! Comparer son programme aux autres partis et le choix logique est avantageux pour tous!

Et si on disait tout simplement que le vrai journalisme se perd et que même trop de journalistes diplômés !!! n’ont jamais appris ce que c’était.On a maintenant droit à une pléiade de vedettes d’opinion…