C’est la faute des démocrates!

Malgré ses défauts, Trump comprend mieux que les démocrates les aspirations de la classe ouvrière, dit la professeure de droit américaine Joan C. Williams. Même Bernie Sanders ne parlait qu’aux jeunes… instruits!

Des supporteurs lors de la campagne de Trump en octobre 2016, en Ohio. (Photo: Evan Vucci/The Associated Press)
Des partisans lors de la campagne de Trump en octobre 2016, en Ohio. (Photo: Evan Vucci/AP)

De son propre aveu, Joan C. Williams incarne parfaitement « l’élite libérale » dont aiment tant se moquer nombre de leaders républicains, particulièrement Donald Trump.

Diplômée de Harvard, de Yale et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), elle est professeure émérite à la Faculté de droit de l’Université de Californie à San Francisco, où elle a fondé un centre d’études féministes renommé, le Center for WorkLife Law.

Elle qualifie Donald Trump d’intimidateur et d’être « irresponsable, imprévisible et ignorant » dont il faut se méfier. Mais elle ne lance pas la pierre à ceux qui l’ont porté au pouvoir. Au contraire. « Beaucoup de mes compatriotes américains ressentent de l’espoir pour la première fois depuis des années. C’est très destructeur que des gens dans mon cercle social ne puissent le comprendre », dit Joan C. Williams.

Elle accuse les démocrates et les élites progressistes — dont elle fait partie — d’avoir « créé » le phénomène Trump en méprisant les aspirations des travailleurs de la classe ouvrière, en particulier blanche. « Ces électeurs veulent seulement ce que les professionnels comme moi ont toujours eu. C’est-à-dire de bons emplois, qui donnent accès à ce qu’ils perçoivent comme une vie de la classe moyenne », dit-elle depuis son bureau de San Francisco.

***

Votre plus grande surprise, depuis le triomphe de Donald Trump, c’est l’étonnement et le choc ressentis par vos amis devant le succès du candidat républicain. Pourquoi ?

Nous vivons de plus en plus dans des milieux fermés. Des études montrent que beaucoup de gens ne comptent personne, dans leur cercle d’amis, qui ne partage pas leurs opinions politiques. Ils n’ont donc aucune idée des raisons qui pousseraient quelqu’un à voter pour un autre parti que celui qu’eux-mêmes appuient. Je vis dans un milieu démocrate, mais dans ma propre famille, des gens ont voté pour Trump. Je ne pense donc pas spontanément que ses partisans sont d’ignobles racistes ignorants. Malheureusement, c’est ce que croient trop de gens dans mon cercle d’amis et de collègues. Je viens d’écrire un livre sur la classe ouvrière [NDLR : à paraître en mai] et j’ai souvent tenté d’expliquer à mes amis progressistes pourquoi des millions de compatriotes ne partageaient pas les mêmes idéaux qu’eux. Certains écoutent poliment, mais en général, ils préfèrent ne pas entendre.

 

Le démocrate Bernie Sanders avait aussi centré son discours sur la classe ouvrière et avait recueilli des millions de votes lors des primaires de son parti, non ?

Je ne suis pas de cet avis. Bernie Sanders a surtout séduit des jeunes. Il a promis, par exemple, de s’assurer que tout le monde peut accéder à des études postsecondaires. Qui peut s’opposer à ça ? En réalité, ce que beaucoup de familles de cols bleus désirent, ce n’est pas d’aller à l’université, mais d’avoir de bons emplois de cols bleus. Ils n’aspirent pas à devenir des gestionnaires ! Pourtant, depuis des décennies, le Parti démocrate a envoyé le message suivant : soit vous allez à l’université, soit vous obtenez ce que vous méritez, c’est-à-dire une citoyenneté de seconde classe. Excusez-moi, mais 71 % des Américains n’ont pas et n’auront jamais de diplôme postsecondaire. Les démocrates ignorent donc, de facto, les trois quarts des Américains !

 

Vous dites que le résultat des élections est davantage le reflet d’une nouvelle lutte des classes qu’un révélateur des tensions raciales et sexistes qui agitent le pays. Pourquoi ?

Bien sûr, il y a beaucoup de sexisme et de racisme aux États-Unis. Mais les partisans de Trump ne sont pas pires que les autres Américains. Les études montrent que ceux qui ont une éducation du niveau du secondaire ne sont pas plus racistes que les médecins et les diplômés en affaires (MBA).

De plus en plus de Blancs de milieux aisés méprisent ouvertement les travailleurs blancs moins fortunés, et refusent de les écouter sous prétexte que ce sont des racistes. Ça montre l’importance du fossé culturel qui s’est creusé entre les classes sociales.

Avant les années 1970, les cols bleus étaient au cœur de la coalition démocrate, qui s’est progressivement éloignée des enjeux importants pour ces travailleurs. Les démocrates se sont concentrés sur des enjeux auxquels tiennent profondément les gens comme moi : le racisme, les questions de sexe, d’identité. Ils sont devenus obsédés par des enjeux culturels.

 

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Joan C. Williams ne lance pas la pierre à ceux qui l’ont porté au pouvoir. (Photo: Wikimedia Commons)

À quoi faites-vous allusion ?

Entre autres aux luttes très médiatisées pour la création de toilettes réservées aux personnes transgenres. Au cœur de l’univers culturel des gens comme moi, il s’agit d’un enjeu réel, qui mérite l’attention des autorités publiques. J’ai consacré la majeure partie de ma vie professionnelle à réfléchir aux enjeux liés à la race et au sexe. Je ne dis pas que ce n’est pas important ! Mais il faut voir les choses en face. Si j’ai pu me consacrer à ces enjeux, c’est en partie parce que j’ai la chance d’avoir un emploi enviable et stable depuis l’âge de 28 ans. Or, c’est ce à quoi aspirent les membres de la classe ouvrière : de bons emplois, qui leur donnent accès à ce qu’ils perçoivent comme la classe moyenne.

Le fait que l’élite professionnelle et administrative ait perdu l’intérêt pour les préoccupations de cette frange importante de la population est insultant pour cette génération, la première dans l’histoire américaine à voir son sort se détériorer par rapport à celui de ses parents. Ça me coupe le souffle. Cette insensibilité a provoqué la colère de millions d’Américains. Est-ce si surprenant ?

 

Trump est un milliardaire qui n’a rien en commun avec la classe ouvrière. N’avez-vous pas l’impression qu’il a berné les électeurs avec son discours en faveur des cols bleus ?

En votant pour Donald Trump, les électeurs ont aussi rejeté l’establishment du Parti républicain, il ne faut pas l’oublier. Le franc-parler de cet homme séduit le travailleur type de la classe ouvrière blanche, tout comme son indépendance financière. Les ouvriers ont tendance à se méfier des gestionnaires et des professionnels, qui leur donnent des ordres au quotidien. Mais ils admirent les riches, qui symbolisent la vraie liberté, à tort ou à raison.

Trump est un homme sans principes, opportuniste. Mes attentes envers lui sont très faibles, et je suis profondément inquiète et apeurée à l’idée de l’avoir comme président. Mais beaucoup de mes compatriotes américains ressentent de l’espoir, pour la première fois depuis des années. Ils ont voté pour lui malgré ses défauts, parce qu’il a axé sa campagne sur eux, en leur promettant de créer des emplois pour eux.

 

Quelle est la solution pour contrer cette nouvelle lutte des classes ?

Premièrement, il faut arrêter de laisser croire que tout le monde ira à l’université et aura un emploi de professionnel. Ça ne s’est jamais produit et ça n’arrivera pas. Il faut se préoccuper du sort de ceux qui ne vont pas à l’université et qui ne font pas pour autant partie de la classe pauvre. Promettre une hausse du salaire minimum, c’est louable. Mais ça ne les aidera pas. Ce dont ils rêvent, ce n’est pas de travailler chez McDonald’s pour 15 dollars l’heure plutôt que 9.

Ensuite, il faudra que l’on cesse de mépriser la classe ouvrière. Dans les cercles progressistes, mais aussi de façon générale, les insultes de classe fusent de partout. Il est de bon ton de se moquer des rednecks (bornés), des hillbillies (hommes des bois), des white trashes (racaille blanche). De nombreux jeunes se déguisent même, lors de partys, en Blancs des classes défavorisées, pour rire. Pourriez-vous faire des partys de Noirs, pour rire ?
C’est politiquement correct de décrire des Blancs comme des « cochons de racistes », comme des ordures, en blague ? Ça finit par empoisonner la vie politique.

 

Vous faites allusion à Hillary Clinton, qui déclarait en campagne électorale que la moitié des électeurs de son adversaire faisaient partie du « panier des gens déplorables » ?

Clinton aurait été une présidente fabuleuse. Elle était une candidate maladroite.

 

Comme féministe, vous restez inquiète de l’accession de Trump à la Maison-Blanche ?

Pas seulement comme féministe, comme Américaine. Trump est un intimidateur. Il est irresponsable et ignorant, tant pour ce qui est de la politique intérieure qu’extérieure. Je ne suis pas seulement sceptique, j’ai littéralement le cœur brisé. Les nominations au cabinet de Trump m’inquiètent aussi.

Je ne m’attends pas à ce qu’il remplisse ses promesses. Mais il est encore trop tôt pour juger. Pour le moment, il parle chaque jour de créer des emplois pour les cols bleus. Pensez-vous que ce serait le cas si Hillary Clinton avait été élue ? J’en doute. Ceux qui sont affolés par son élection devront d’abord accepter le résultat des urnes. Ensuite, il faudra commencer à parler de façon plus responsable des besoins de la classe ouvrière, ce qu’on a refusé de faire depuis 40 ans. J’espère que nous sommes prêts maintenant.


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18 commentaires
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D’une lucidité et d’une pénétration impressionnantes la dame en question.

La première étape dans le processus de solution d’un problème est de le reconnaître et elle vient de la faire de façon magistrale.

Si les inégalités entre certaines couches de la société avaient été moins grandes chez nos voisins Américains (comme au Canada par exemple), est-ce qu’un Trump aurait pu être élu?

Les Américains ne sont pas sorti du bois, le protectionisme ne fonctionnera pas après 20 ans de globalisation. Il est déjà en brouille avec l’Union Européenne, les pays arabes et presque la totalité des pays asiatiques.

Il est de caractère qui incarne cette foutaise américaine qui veut que les États Unis sont le numéro uno de la planète mais leur a fait beaucoup de tort. Cette prise de conscience est pourtant connue depuis des décennies (les années 60).

L’article est excellent et dépeint bien le fait que Trump n’a fait que dire ce que les américains voulaient entendre. La réalité sera diamétralement opposée. Même chez les républicains, nombreux sénateurs, rerpésentants et gouverneurs sont contre lui.

Les deux prochaines années composeront une période de tourments et d’un bordel sans précédent. Il est malheureux que le Canada sera le premier à en ressentir les contre-coups.

« Il est malheureux que le Canada sera le premier à en ressentir les contre-coups. » (sic)

Il semblerait que, pour l’instant du moins, notre pays, le beau et grand Canada, soit épargné. C’est plutôt le Mexique « qui y goûte! ».

Enfin quelqu’un qui peut expliquer l’inexplicable! On peut aussi ajouter que Trump a gagné par défaut car Clinton a recueilli près de 3 millions de votes de plus que lui et on estime qu’environ 4 millions d’électeurs qui avaient voté pour Obama à l’élection précédente ne sont pas allés voter, croyant que la victoire de Clinton était acquise. Je trouve déplorable que ces gens se retrouvent dans la rue maintenant pour protester alors que plusieurs d’entre eux ne sont même pas allés voter – ça démontre aussi comment beaucoup d’Américains ne se rendent pas compte de l’importance du droit de vote et des conséquences de ne pas l’exercer. Au moins les partisans de Trump ont retroussé leurs manches et ont exercé leur droit de vote en masse et ils méritent leur victoire même si c’est la victoire du plus bas commun dénominateur.

On doit aussi réfléchir à la mondialisation et ses conséquences sur les travailleurs. C’est arrivé ici aussi, au Canada, alors que de bons emplois ont été délocalisés dans des pays où la main d’œuvre coûte moins cher, en particulier en Chine. Il y a des conséquences à ces changements massifs et les cols bleus sont ceux qui en sont les principales victimes. Essayez de trouver des vêtements qui ne sont pas faits en Chine… alors que l’industrie du vêtement fut très prospère au Canada avant la « mondialisation » et ceci n’est qu’un exemple. On a pensé qu’en ouvrant les frontières au commerce, on nivèlerait le niveau de vie des pays moins favorisés vers le haut alors que le contraire se produit et qu’il y a de plus en plus de délocalisation vers là où ça coûte le moins cher et affecte les cols bleus des pays plus industrialisés. Trump utilise cet état de fait à son avantage même si lui-même et ses entreprises ont bénéficié de ces délocalisations… Car ce sont les industriels capitalistes qui profitent le plus de la mondialisation.

La délocalisation des usines est inéluctable.

À un certain moment, nous étions nous-mêmes, ici au Canada, la Chine des autres pays mais avec le temps, nous nous sommes éduqués et instruits, la main-d’oeuvre a été plus exigeante et les syndicats sont venus gâter la sauce ce qui a fait en sorte que les industriels ont foutu le camp ailleurs où les coûts étaient moins élevés. Au final, ils ne faisaient que répondre aux demandes de leur clientèle: meilleur rapport qualité/prix. Même la Chine perd des emplois au profit d’autres pays encore plus productifs.

Tenter de faire revenir les industries perdues est, à long terme, un fantasme coûteux et complètement irréaliste. L’efficacité diminuera, les coûts augmenteront et au final, le consommateur/client exigera d’avoir la même marchandise qu’avant et à meilleur coût ce qui engendrera une autre délocalisation. De plus, les emplois de cols bleus ne sont plus du tout ce qu’ils étaient. Ils exigent maintenant un niveau minimal de connaissances et d’éducation que ceux qui occupaient autrefois ces postes et qui ne se sont pas recyclés.

@ François 1,

Le coût de la main d’œuvre n’est pas le seul aspect qui ait sous-tendu le choix de la délocalisation. Les clients ne bénéficient pas toujours et dans tous les cas de meilleurs rapports qualité-prix, puisque le prix que nous payons reflète le coût de la main-d’œuvre qui nous vend ces produits et des marges bénéficiaires des distributeurs et autres intermédiaires qui commercialisent les produits.

Si certains produits sont meilleurs marché c’est seulement parce que l’achat et la vente de produits à bas prix, incitent à acheter des services connexes ou d’autres produits qui sont quant-à-eux bien margés.

La mondialisation favorise des économies d’échelle, le marché étant mondial, il devient important pour les manufacturiers d’être là où se trouvent les marchés. Hors les marchés du futur se trouvent évidemment dans les zones peuplées, les marchés émergeants dont au moins une partie de la population peut constater son enrichissement.

Un autre sous-produit positif de la mondialisation est la paix.

Peu de pays tiennent à entrer en guerre avec leurs partenaires commerciaux.

Pour une fois qu’ on lit des arguments qui portent à réfléchir et qui explique en partie ce qui s’ est passé aux élections étatsuniennes! Cette femme touche un point intéressant et combien évident que les médias américains n’ ont jamais approchés durant cette campagne! Maintenant la campagne est terninée et les medias démocrates continuent à salir la présidence et grossir lamentablement la réalité !! Laisser gouverner M. le président Trump
et lorsqu’ il posera des gestes politiquement dangereux ; là les médias devront le dénoncer ! En passant dans la Contitution américaine; il y a la Chambre des représentants et le Sénat !!

Les Allemands avaient réagi de la même façon devant les promesses d’un monde meilleur que leur offrait un certain Hitler…

À Richard ; croyez-vous sincèrement ce que vous affirmez? En tout cas je vous laisse une chance! Même les médias américains ne l’ ont pas sortie celle-là !!

@ Richard,

L’Allemagne au lendemain de la Première guerre mondiale s’est trouvée devoir faire face à une crise financière sans précédent qui rend particulièrement difficile l’accès au crédit pour les entreprises, ce qui plonge le pays dans la dépression pour assez longtemps. La crise de 1929 qui a frappé a eu des effets dévastateurs pour l’Allemagne, ses principaux créanciers américains doivent retirer leurs investissements. Le commerce international se porte mal et les usines réduisent leur production.

Plus de 6 millions de personnes se retrouvent au chômage, près de 10 millions de personnes vivent dans des conditions précaires sur une population qui comptait alors environ 65 millions d’habitants. N’oublions pas qu’à l’époque ce sont très majoritairement les hommes qui doivent assurer la subsistance du foyer.

Les nazis ont effectivement de 1933 à 43 relancé l’emploi dans le pays. Mais cela a eu un prix : un accroissement considérable de la dette, une inflation élevée, une baisse de la valeur du deutsche mark et une mise en circulation inconsidérée d’argent, ce qu’on appelle communément la « planche à billet » à une époque où la valeur des monnaies était encore en grande partie sous-tendue par l’étalon-or. Les allemands ont échangé leur or contre des crédits et les soi-disant considérables réserves d’or cachées de l’Allemagne sont un mythe simplement.

— Heureusement, l’ère de Donald Trump se présente sous de bien meilleurs hospices naturellement.

« De nombreux jeunes se déguisent même, lors de partys, en Blancs des classes défavorisées, pour rire.
C’est la première fois que je l’entends celle-là

Ce qui souvent fait défaut dans de nombreux débats, c’est : le manque de nuance. Ici madame Williams apporte cette touche indispensable à la discussion.

J’aime tout particulièrement cette phrase : « Clinton aurait été une présidente fabuleuse. Elle était une candidate maladroite. » Ce qui résume je pense à la perfection l’échec de la campagne de madame Clinton dans une majorité d’États.

Les propos réalistes de madame Williams nous éloignent avec joie de cette hystérie collective trop souvent véhiculée par d’autres féministes qui attribuent la victoire de Donald Trump à ces seuls méchants « gros bras » naturellement blancs, misogynes et machistes… dont la bave crapoteuse aurait outrageusement sali la douce colombe, l’empêchant par le fait-même de fracasser ce fameux « plafond de verre »….

Mais une fois le plafond fracassé, il faut bien nettoyer les morceaux qui sont tombés et construire un nouveau plafond pour nous protéger. — Qui mieux que des ouvrières ou des ouvriers pour réaliser l’ouvrage, puis en assurer par sa maintenance : la pérennité ?

Bien dit ! Le problème ce n’ est pas les femmes dans l’ ensemble ; c’ est les organisations féministes de tout accabit qui ne sont nullement associées aux femmes dans leur quotidien ! Trump le sait et il a outrageusement haussé le débat sur la désinformation pour justement le rendre plus accessible à la majorité silencieuse ! Alors que les médias s’ajuste et que les VRAIS préjudices fait aux femmes soient mis à jour ! En général les pays occidentaux ont réussi depuis les 100 dernières années à rendre aux femmes leurs pouvoir!!!!!

Je me souviens d’un sondage effectué il y a quelques années au Canada demandant aux femmes canadiennes si elles se sentaient bien représentées par les mouvements féministes et le résultat fut une douche d’eau froide pour ces dites féministes. Les résultats au Québec étaient presque identiques à ceux des autres provinces. Peu de nos femmes se sentent inclues dans les revendications totalement déconnectées de la mouvance féministe enragée.