Changements climatiques: loin du but

En juillet, le ministère de l’Environnement a rendu public sans tambour ni trompette un rapport sur les Tendances en matière d’émissions au Canada. Un document d’autant plus intéressant qu’on attend toujours le fameux plan fédéral de lutte contre les changements climatiques.

Ce que ce rapport nous apprend, en toute discrétion, est que le Canada n’est toujours pas outillé pour atteindre les engagements pris lors de la Conférence de Copenhague de décembre 2009, engagements qui sont pourtant beaucoup moins que ceux du Protocole de Kyoto. L’objectif actuel du Canada est de réduire, d’ici 2020, les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 17 % sous le niveau atteint en 2005. Cela veut dire passer de 731 mégatonnes (Mt) à 607 Mt par année.

Or, écrivent les fonctionnaires,

Les mesures existantes annoncées par le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre en 2020 d’environ 65 Mt, soit un quart des efforts de réduction des émissions d’ici 2020 nécessaires pour atteindre le niveau cible de 607 Mt.

Et encore faut-il que la croissance ne reparte pas en flèche. En effet, lit-on dans le rapport,

Avec la reprise économique qui se poursuivra après 2010, les émissions totales devraient recommencer à augmenter. Sans mesure gouvernementale supplémentaire, les émissions devraient atteindre 785 Mt d’ici 2020, soit une augmentation de 54 Mt depuis 2005.

Et le gros de cette hausse, selon les hypothèses des fonctionnaires, serait attribuable à l’exploitation des sables bitumineux. En fait, le secteur du pétrole et du gaz effacera à lui seul tous les efforts du secteur de la production d’électricité. C’est écrit noir sur blanc.

La production d’électricité, est-il écrit, est le principal secteur économique qui devrait réduire ses émissions de manière significative, surtout en raison des répercussions combinées des mesures gouvernementales visant à créer un système d’électricité plus propre : Les émissions issues de l’électricité devraient diminuer de 31 Mt (25 %) entre 2005 et 2020. D’autre part, l’augmentation de la production dans le secteur des sables bitumineux devrait conduire à une hausse générale des émissions provenant du pétrole et du gaz de 46 Mt (30 %) entre 2005 et 2020.

Une précision pour conclure. Tous les secteurs, sauf celui de l’électricité, connaîtront des augmentations d’émissions si rien ne change. Mais encore là, le secteur du pétrole et du gaz affichera un bond supérieur à celui de tous les autres secteurs réunis (46 Mt comparativement à 39 Mt d’augmentation entre 2005 et 2020).

Et dire qu’on attend encore le plan d’action d’Ottawa…

 

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Changement climatique, environnement, pollution éthique…quelle foutaise.

Dion avait un plan. Ce plan incluait une permission pour polluer et si l’on avait pas atteint notre degré de pollution, on pouvait passer notre surplus à un autre pour polluer et payer pour le faire.

….non je ne défends pas mais il faut nommer un chat, un chat et de la « bullshitt » de la boulechitte.

Ce que nous apprenons, c’est que la tendance se maintient. Le Canada doit concilier avec sa volonté d’être un partenaire convenable en matière d’environnement et être un partenaire fiable en matière de production énergétique et de fourniture de matières premières à ceux qui les transforment.

Ceux qui les transforment voient aussi leurs GES augmenter. D’autre part on ne connaît que partiellement (n’en déplaise à certains) les causes précises des changements climatiques. La qualité de l’air est un élément important du confort de vie humain, si ce n’est qu’à ce chapitre ce qui cause l’inconfort se sont plus les particules et autre molécules qui circulent dans l’air lesquelles sont plus lourdes que les GES et sont les premières sources d’inconfort pour une grande partie de l’humanité.

Hors bien peu de pays ne s’attaquent vraiment à ces problématiques. Faire plus est intrinsèquement lié à la capacité financière de transformer nos modes de vie sans nécessairement nuire à notre qualité de vie. Ce qui en soit est un cercle vicieux, puisque une augmentation quelle qu’elle soit de la productivité entraine plus de production de GES et si les GES ne sont pas produits au Canada, il seront en augmentation ailleurs.

On ne règle pas un problème global et général uniquement sur des bases nationales. Pas plus qu’on ne parvient à des résultats tangibles sur des bases contraignantes. Le cheminement de la conscience collective est encore ce qui coûte le moins cher pour faire des progrès 🙂

Les changements climatiques, ça fait au moins 3 milliards d’années qu’il y en a.

La société hallucine et pense pouvoir contrôler les changements climatiques en consommant des produits verts, etc.

Cette notion de changements climatiques causés pas les activités humaines a presque totalement perdu toute crédibilité. Comme on dit, c’est énormément documenté et scientifiquement plus que prouvé.

Le problèmes, c’est ceci:
-pollutions (100,000+ produits chimiques, toxiques, etc. créés par l’homme)
-destruction des fonds marins
-destruction des forêts
-exploitation des hydro-carbures
-les savons et produits nettoyants, ça c’est une vraie bombe à retardement
-utilisation des pesticides, herbicides et autres produits chimiques en agricultures
-contamination de la « nature » par les OGM (l’homme qui joue à Dieu)
-l’effondrement des populations d’abeilles
-Etc. etc.

C’est ça le problème de nos activités industrielles… c’est là qu’il faut agir, pas en pelletant du CO2, qui en passant est une substance naturelle et essentielle à toute vie sur terre… c’est pas un gaz toxique à la base!

Nous avons élu un gouvernement sans politique environnementale…ben restons coincer avec.

Considérant que les humains semblent avoir une influence si minime sur le climat (je parle de réchauffement/changement/perturbation, par de pollution), il n’y a pas de quoi en faire un plat

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