Écosse : l’idée de l’indépendance nationale est passée au XXIe siècle

Dans le champ de ruines – pour reprendre l’expression de Jacques Parizeau – dans lequel se trouve le mouvement souverainiste québécois, les indépendantistes écossais ont planté un chêne.

Photo: Andy Buchanan/AFP/Getty Images
Photo : Andy Buchanan/AFP/Getty Images

Dans le champ de ruines — pour reprendre l’expression de Jacques Parizeau — dans lequel se trouve actuellement le mouvement souverainiste québécois, les indépendantistes écossais ont planté un chêne.

Sans égard au résultat négatif (55 % Non, 45 % Oui) du référendum du 18 septembre, en Écosse, il a fait la démonstration que l’idée de l’indépendance nationale a franchi le passage au XXIe siècle.

À l’évidence, ce n’est pas tant la souveraineté qui est un projet passéiste, mais plutôt le discours de ceux qui se sont entêtés, depuis la défaite serrée de 1995, à chercher dans le rétroviseur les conditions gagnantes d’un autre vote sur l’indépendance du Québec.

L’épisode suggère notamment que le PQ — comme parti qui aspire au pouvoir et comme porteur d’un projet politique structurant — aurait eu intérêt, dans sa recherche d’un terrain moins glissant pour planter sa tente, à explorer celui de la justice sociale plutôt que le marécage identitaire dans lequel il est allé patauger avec sa charte des valeurs.

On a souvent répété, au fil de la campagne écossaise, que dans sa foulée, la démarche référendaire québécoise serait inévitablement revue et corrigée, mais on n’a sans doute pas suffisamment dit que l’épisode forçait également le reste du Canada à se regarder dans le miroir.

Il est exact que le concept d’une question claire — qui n’invite pas une réponse sujette à interprétation variable comme celle de 1995 — est désormais incontournable.

L’idée — chère aux ténors péquistes — que le Parlement canadien et ceux qu’ils représentent n’ont aucune voix au chapitre des règles d’engagement d’un exercice qui met en cause l’architecture politique qu’ils ont en commun avec le Québec n’a également fait long feu.

En contrepartie, cependant, c’est toute une série de postulats canadiens quant au débat existentiel québécois que l’épisode écossais a sérieusement amochée.

Cela commence par la certitude tranquille, largement répandue dans le reste du Canada et, surtout, parmi ses élites, qui voudrait que le rêve d’indépendance ne puisse avoir de prise que sur une société repliée sur elle-même, qui refuse la modernité et l’ouverture sur le monde.

Cela continue avec l’acceptation, à l’avance, par le Parlement de Westminster de la majorité simple (50 % +1) comme le seuil à franchir pour enclencher le passage de l’Écosse vers l’indépendance du Royaume-Uni.

Dans le Parlement fédéral actuel, le NPD est le seul des principaux partis à défendre ouvertement cette règle, encore qu’en 1995, Stephen Harper, alors député réformiste, y avait souscrit publiquement. Le Parti libéral actuel présente régulièrement l’appui de Thomas Mulcair au concept de la majorité simple comme une preuve de que le chef néo-démocrate serait indigne du poste de premier ministre fédéral.

Dans un article publié dans la presse britannique à la veille du référendum écossais, l’ancien chef du PLC, Michael Ignatieff, soutenait pourtant que, devant une victoire du Oui en Écosse, aussi mince soit-elle, le Royaume-Uni devrait négocier l’indépendance. « En démocratie, écrivait-il, il n’y pas d’autre voie. »

Dans le même esprit, le plan de match établi de concert entre l’Écosse et la Grande-Bretagne avant la tenue du référendum prescrivait que, dans le scénario d’un Oui, les deux gouvernements auraient rassuré, en tandem, la communauté internationale et les marchés financiers sur la suite ordonnée des choses.

Finalement, contrairement au camp fédéral canadien qui a fait des promesses en l’air aux Québécois en matière de changements constitutionnels en 1995, les principaux partis d’opposition à Westminster se sont portés garants des engagements pris en fin de campagne par le premier ministre britannique David Cameron.

À terme, leur réalisation constituerait une meilleure police d’assurance contre les référendums à répétition que la loi sur la clarté du Canada.

Aux yeux de la classe politique canadienne, le Parlement de Westminster est le creuset de la tradition parlementaire canadienne. À la faveur du débat sur l’appartenance de l’Écosse au Royaume-Uni, la mère de tous les parlements vient d’instaurer un mètre étalon à l’échelle duquel les performances fédérales du passé ne sont pas à la hauteur.

Un mot en terminant aux souverainistes pressés que l’épisode écossais — et le terrain gagné par le camp indépendantiste en cours de campagne — pourrait inspirer à vouloir forcer la cadence d’un autre débat référendaire québécois: il faut de la patience pour faire pousser un chêne !

Laisser un commentaire

Vous dites: » le PQ aurait eu intérêt, dans sa recherche d’un terrain moins glissant pour planter sa tente, à explorer celui de la justice sociale plutôt que le marécage identitaire « . Le PQ bien d’avantage que ses opposants fédéralistes (PLQ) ou ambivalent (CAQ) a fait et fait encore son cheval de bataille de la justice sociale, ça les québécois le savent et depuis longtemps, pour un peuple majoritaire chez lui mais largement minoritaire dans la fédération canadienne et littéralement noyé dans la mer anglo-saxonne nord-américaine, se préoccuper de son identité est légitime et même prioritaire, lorsque la pérennité de sa langue et de sa culture sont en jeu. Cette dimension, contrairement à la situation en écosse, ne peut-être escamotée au Québec.

Le projet des indépendantistes du Québec a pour but de protéger la survie de la culture et langue francophone de la majorité tout en respectant les droits acquis des minorités, mais aussi socialement, économiquement s’assurer d’un meilleur futur (plus prospère, plus près de nos valeurs et aspirations) qu’en demeurant dans la fédération qui est depuis des décennies est en train de modeler son propre futur à sa façon, selon ses valeurs, sans nous; nous existons, nous sommes propriétaire d’un condo dans le grand bloc canadien, nous contribuons de nos taxes et impôts au maintien de cette fédération, mais elle nous ignore, « by the book » nous ne faisons pas partie de leur gang, de leurs plans (ils planifient sans nous et dans des directions opposées à nos valeurs et intérêts), depuis 1995 nous n’avons plus de rapport de force avec Ottawa, notre premier ministre québécois le reconnait et se fait le plus possible « low profile » devant son grand frère d’Ottawa et ses vis-à-vis des autres provinces, ça fait pitié à voir.

Des grands chênes madame Hébert il y en a déjà plusieurs au Québec et d’autres sont là pour assurer la relève, mais avec les règles de jeu que nous devons respecter pour nous sortir de la fédération, et l’important déséquilibre des forces et moyens des camps qui s’opposent, la tâche est titanesque pour les indépendantistes qui de surcroit perdent lentement, un à un leurs meilleurs de leurs grands chênes, pire par période de confusion des indépendantistes semblent attraper des virus qui les incitent à abattre eux-mêmes leurs grands chênes.

Malgré tout ça, le désir d’indépendance des québécois est et sera toujours dans là jusqu’au jour où ils se le donneront ce pays. Ces semaines-ci les indépendantistes réfléchiront, tireront des leçons des expériences passées, tenteront de mieux arrimer leurs forces et leurs discours et plus forts qu’avant ils repartiront en croisade pour convaincre les québécois que l’option qu’ils leur proposent est toujours réalisable et la meilleure pour la collectivité.

Décidément Mme Hébert fait une fixation sur la Charte des Valeurs qu’elle hait de toutes ses forces (faudrait qu’elle nous explique la source un jour)

Faut-il rappeler que le PQ avait gagné le débat sur la Charte. Le PQ est parti en campagne avec 40% et une majorité de sièges.
Mais voilà, le poing en l’air de Péladeau est venu tout gâché.

Les Caquistes et Libéraux nationalistes de droite qu’on avait su rallier avec la Charte ont vite déserté la maison lorsque le R Word est sorti du local du PQ de St-Jérôme. La panique c’est emparé de ces nationalistes soft lorsque Pauline l’a complèment échappé en anglais avec les frontières, le passeport et la monnaie. Normal, ca fait 20 ans que le PQ n’a pas parlé de souveraineté. Toute une génération n’en a jamais entendu parlé autrement qu’à travers le mot référendum

Pauline Marois a achevé le parti que Bouchard avait blessé mortellement en se lançant dans la course ridicule au déficit zéro.

Anyway, ce PQ-là doit disparaitre. Il n’y a plus assez d’électeurs pour se faire élire. Faut reconstruire la coalition nationaliste, cette fois en visant le centre plutot qu’en vendant son âme à la gauche.

Note: Mme Hébert sous-estime terriblement le coté identitaire des Écossais. Certes Salmond l’a joué en douce, jouant surtout la carte des Highlands socialistes vs la Vieil Albion capitaliste. Mais en-dessous brûlait la flamme carrottée (allez lire le texte de Lysiane Gagnon sur le nationalisme écossais )

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer. Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. » — Blaise Pascal

À mon avis — quoique sur ce genre de sujets, on puisse toujours se tromper -. Je conjecturerais que si Westminster et Édimbourg se mirent d’accord sur le principe de la « majorité simple », c’est probablement parce que les parlementaires britanniques étaient convaincus que le « Yes » n’avait rigoureusement aucunes chances de l’emporter.

Même si ces deux dernières semaines, les divers organes de presse du monde, nous informaient que tout était encore possible…. Les personnes plus au fait de ce qui se passe en Écosse, prenaient ce flot d’informations avec un « grain de sel ». Et les urnes ont parlé.

À ce titre pourquoi exiger une « majorité qualifiée » comme ce fut le cas pour le Monténégro lorsque les « Royaumes unis » se sont tellement imbriqués depuis si longtemps ?

Si d’un point de vue de la philosophie, les idées appartiennent à une autre dimension lorsque de facto elles sont immortelles, elles n’en sont pas moins brassées et remises dans le contexte de la réalité en toutes époques, en divers lieux et en tous temps. C’est l’éclosion de ces idées dans la réalité qui nous confronte à la vérité. Celle de notre propre mortalité.

Ainsi, s’il y aura toujours des gens pour croire dans les vertus de l’indépendance et de la liberté. Ce ne seront toutefois jamais les mêmes gens qui y croiront en même temps, dans le même lieu et à tous les instants.

Alors pour replacer toute cette « chose » dans notre contexte du Canada, je dirais que c’est plutôt le Canada qui devrait suivre l’exemple britannique, qui semble prêt à s’engager sur la voie des réformes ; au lieu de toujours reculer pour théoriquement mieux sauter — pour par son inertie-, ne pas faire avancer les réformes, sous le vilain prétexte que nous serions confrontés à un problème récurrent, donc insoluble et de tous temps avec le Québec.

Vu comme ça, « souverain » ou « soumis », le Québec sera toujours comme une sorte de problème « utile » pour ne pas avoir à accomplir cet effort de l’esprit qu’est de se remettre un peu quelquefois en question. — D’accord avec ça ou bien alors pas ? Oui ou Non ?

« …c’est probablement parce que les parlementaires britanniques étaient convaincus que le « Yes » n’avait rigoureusement aucunes chances de l’emporter… »
ou le contraire, à moins évidemment que la majorité simple ne fonctionne que dans un sens.

@ Marc-André Le Tourneux,

À ma connaissance, ce qui a un sens dans la vie, c’est la vie. Une consultation populaire — comme un référendum — répond plus à des objectifs politiques qui peuvent ne pas être contradictoires, quoiqu’ils favorisent en un certain sens les antagonismes. Doit-on voir un sens dans les antagonismes politiques ? — Je ne sais pas.

Dans le cas de l’Écosse, l’objectif du SNP était clairement de réaliser l’indépendance du pays ; quand celui des partis de la Chambre des communes britannique était de conserver l’Écosse au sein du Royaume-Uni.

Pratiquement les référendums ont en général moins de chances d’aboutir que la lutte armée révolutionnaire qui permet de produire des situations irréversibles, donc le sens dans ce cas, c’est l’irrévocable. Il n’y a par conséquent, suivant mon analyse des faits ; ni de sens unique, ni de double sens, ni de contre-sens. Seulement des intérêts divergents, mais pas nécessairement contradictoires puisqu’en toute fin, ce qui prime, c’est d’abord et avant toutes choses l’ivresse donnée par l’exercice du pouvoir sur les hommes.

Ainsi si les parlementaires britanniques avaient envisagé une victoire du « No » comme très possible, il m’apparait comme évident qu’ils auraient pris le parti de relever le niveau de qualification de l’indépendance d’un cran, exigeant alors la règle de la « majorité qualifiée », laquelle n’est en aucun temps contraire au droit référendaire international. L’acceptation de la règle des 50%+1 constituait un risque, mais un risque soutenable selon les experts.

À noter que les habitants de la Crimée lors du récent référendum sur leur indépendance avaient adopté la règle de la majorité qualifiée, à savoir un double standard : un taux de participation minimum en dessous duquel le référendum serait considéré comme nul et l’obtention d’une majorité très supérieure à 50% (environ 60%) sur l’ensemble des suffrages exprimés.

Étonnamment, ces exigences bien plus élevées que celles du référendum en Écosse n’ont pas été reconnues par la communauté occidentale, pour la bonne et simple raison que l’indépendance de la Crimée faisait pratiquement consensus dans la population. En sortes que des règles d’adoption de la question référendaire plus élevées ne nuisait nullement à la cause de leur souveraineté.

La meilleure? Le député péquiste Alexandre Cloutier qui déclare l’ânerie suivante suite à la cuisante défaite du « oui »:

«C’est une grande avancée du mouvement souverainiste. Je reviens au Québec inspiré par la démarche écossaise»!&%? (sic)

Ça veut dire que le PQ désire une troisième défaite?

Dire que les contribuables québécois ont payé pour ce voyage « d’observation » où quelques députés péquistes ont vécu leur troisième défaite par procuration… Triste.

Pendant ce temps-là, à l’Assemblée nationale, on s’occupait des VRAIES affaires.

Mme Hébert, c’est très rare que cela vous arrive mais dans l’analyse que vous faites du référendum écossais votre jupon nationaliste dépasse!

Ce qui m’a le plus impressionné chez les écossais c’est le climat presque convivial dans lequel les deux camps se confrontaient au fil des semaines.. On est très très loin du Québec.

Je trouvais triste de voir les Québécois souverainiste courir ainsi après l’humiliation en se rendant en Écosse espérant y vivre par procuration leur fantasme de pays.

C’est la clairvoyance de Stéphane Dion qui m’inspire.. La désagrégation d’une structure d’un pays « démocratique » sans une majorité ferme » relève de la pure inconscience face aux conséquences qui pourraient s’avérer désastreuses…

Une moitié d’un peuple arraché à une part de leur identité, ajoutée aux mous qui auraient voté « oui », lesquels pourraient se raviser devant l’instabilité chaotique qui s’ensuivrait, elle est là aussi la réalité.

L’exemple écossais démontre plutôt clairement aux Québecois comment les pays démocratiques occidentaux réagissent devant les menaces de sécession. L’instabilité politique et par ricochet économique nous fragiliseraient sur l’échiquer mondial.

L’Union européenne, les USA. le Canada, le monde démocratique a poussé un soupir de soulagement au lendemain de la victoire du « Non ».

Les grands ensembles occidentaux ont intérêt à éviter la division pour ne pas se voir déclasser par les pays émergents, tels la Chine, l’Inde et dans leur lutte contre les terroristes..

Les guéguerres d’orgueil nationaliste dans les pays démocratiques de droits et libertés alors que la paix mondiale se retrouve à nouveau en état de fragilité relèvent de la pure inconscience..

Un luxe qu’honteusement certains citoyens de nos sociétés privilégiées se réclament sans égards à la majorité des citoyens sur la Planète qui eux vivent la véritable oppression.

La démocratie a malheureusement aussi accouché d’enfants rois immatures… et au Québec, le mouvement nationaliste a empêché notre Élite d’atteindre la maturité..

La classe médiatico, artistique, littéraire se déshonore en ce moment en se faisant complice, via la désinformation, du prochain couronnement du Magnat de la Presse, notre Berlusconi, en route vers la présidence de son pays imaginaire..

Les Écossais ont fait preuve de gros bon sens.. comme c’est et ce sera le cas pour la majorité des Québécois qui ont les deux pieds sur terre et non pas la tête dans les nuages.

On peut comprendre la panique des indépendantistes.. après autant d’années consacrées à leur idéologie ils ont négligé de diversifier leurs champs d’intérêt.. Ils vont se retrouver le bec à l’eau…

La suite en Écosse sera passionnante à suivre pour le Québec… un pavé de plus dans la mare des souverainistes??

à madame Hélène Beaulieu. Votre commentaire est méchant, madame, fielleux, méprisant. Il faut se souhaiter que le jour où les Québécois décideront d’être souverains, ils et elles auront une attitude davantage conviviale et une capacité accrue à l’entraide et au respect mutuel.

Votre discours quant à l’indépendance du Québec et aux nationalistes de tout crin témoigne d’une myopie dangereuse. Votre aveuglement vous empêche d’y voir. Vivement de bonnes lunettes et une lecture intelligente de votre histroire. Vous en oubliez de grands épisodes, ceux qui nous ont façonnés et qui nous ont légué notre identité propre. Sans aller aussi loin en arrière, revoyez l’actualité qui nous opprime aux points de vue politique, économique, environnemental… C’est désastreux. Il nous faut, au contraire, sauver nos acquis et le plus rapidement possible !

Bonjour,au dela des partis politiques,et au dela des personnages politiques,il a le droit a chaque nation fondatrice de faire reconnaitre dans une constitution,et le rendez-vous manquer de 1982 a des fins politiques fait partie de notre histoire a tous.
Alors le Canada est le deuxieme pays pour la superficie territoriale,pour les changements politiques de 1982 ils ont choisis une constitution central de parti et le federaliste d’ouverture pour les amendements constitutionnelle majeur est pratiquement impossible,donnant l’avantage au decision de parti comme ambassadeur,ou senateur , au lieu de faire voter les 38 millions de canadiens sur leur representant et leur constitution.

Le Canada est un jeune pays mais il y a un mais et les decisions des partis et de nominations partisannes des parties l’emporte sur equilibre.Pour l’avenir le Canada a besoin des jeunes politiciens pour donner une nouvelle constitution de pays soit avec 13 Etats avec la reconnaissance des nations fondatrices du Canada.

Le Canada avec une contitutions soit de treize Etats membres ou une union canadienne de treize pays membres ou chaque Etat membre ou pays membres voteraient pour le president au vote universel des Etats membres ou pays membre le union canadienne.

Le Canada avec treize Etats membres ou treize pays membres de union canadienne,voterais dans chacun des Etats ou pays pour les representants,senateurs,gouverneurs.

Le Canada ou le politique de parti et des choix partisans des partis serais fini et la reconnaissance des nations fondatrices du Canada reprendrait leur constitution soit d’une confederation des treize Etats membres ou treize pays membres de union canadienne.

Le politique doit avoir des changements politiques majeur ou ont voit le gouvernement en place qui a fait le contraire pour les nominations partisanes et surtout ignore le conseil de la federation,et les reformes de l’assurance emploi ou les canadiens et les employeurs ont fait les frais pour un service et non pas pour avoir des surplus pour pouvoir se servir de cette argent a des fins politiques de parti,les canadiens payent jours apres jours,semaines apres semaines,mois apres mois,annees apres annees,pour avoir du service et nonpas pour que leur argent servent a se faire elire.

Bonne reflexion,j’aimerais me tromper mais il y a un mais les politiques des vieux partis autant liberal que les conservateurs ont piger dans la caisse de l’assurance emploi soit en prenant 50 milliards a mettre ailleurs soit en donnant moins de services pour monter la caisse mais le service lui!!! alors il faut donner le pouvoir au peuple avec une nouvelle constitution de pays pour lorsque il y a des amendements constitutionnelles soit voter par les Etats membresou pays membres de union canadienne a nous de decider de nos specificites propre a chacun des 13 Etats membres ou 13 pays membres de union canadienne choisis.

Bonne reflexion ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.

Cesser vos chialeries. À tout vos commentaires, il n’y a qu’une seule réponse, le résultat électoral d’avril. Vox populi vox dei.

Depuis qu’on parle du reférendum de l’Écosse, j’ai appris beaucoup du Royaume-Uni. 4 nations. Les écossais ont
déjà fermé un parlement en 1707, je crois. La démarche de dévolution entreprise il y a plus de 30 ans a amené
des pouvoirs accrus aux Gallois et aux Irlandais du Nord (Structures différentes mais ajustées aux réalités de ces nations).
J’ai déduit que l’Écosse -un peu comme le Québec- au Canada est le fer de lance de cette action… qui ne va pas
à la vitesse des 3 autres notions constituant le R-U… Bref, ils ont décidé de forcer le futur et de se négocier une
consultation populaire… Bravo! C’est la démocratie et entre nations civilisées, ils se sont donné des règles claires et
un processus post-référendaire. Je pense qu’il y a beaucoup d’intelligence dans ça. Les écossais sont probablement
près de la phrase de Daniel Johnson père: L’indépendance si nécessaire… Mais pas nécessairement l’indépendance.
Bref, en Écosse, il y a sûrement une 3 ième force qui réunit le OUI et le NON: C’est le SORT de l’Écosse… qui doit
toujours en sortir amélioré … Je gage que les Écossais sont respectés -voire enviés- par plusieurs politiciens des 3
autres nations; car, ils les obligeront à évoluer vers une possible Fédération. C’est le fun de voir des peuples civilisés se parler
démocratiquement et en n’ayant pas une maudite date reférendaire pour écoeurer celui qui chemine…. Moi, de tout
ce que les Cloutier, Parizeau, Landry et CIe ont dit, je retiens une chose: On doit bâtir une stratégie pour amener le
Canada à travailler avec nous, comme Westminster l’a fait avec l’Écosse. Pour ça, il faut cesser de faire de notre Québec
un lieu qui est perçu à l’extérieur, comme une grande clôture à se fabriquer pour éviter que la mer anglophone nous
engloutisse….Le Conseil de la Fédération (ne riez pas parce que c’est une bête mis au monde par Jean Charest…)
pourrait amener les provinces à désirer des points d’impôts D’Ottawa, à désirer un Service de la Petite enfance national,
de manière à nous aider à financer nos CPE… Etc.. Etc… Mais, c’est un chemin plus long que celui de destiNATION,
mais encore moins long, si on avait des stratégies à l’écossaise. Un simple observateur… G.D.

Le grand courant de liberté fait vibrer le monde depuis des siècles – on a qu’à penser à la révolution française et la guerre d’indépendance des ÉU. Dans le passé, il fallait verser son sang pour acquérir chèrement la liberté de se gouverner soi-même et les colons américains en ont fait le sacrifice, malgré la peur que la puissance coloniale semait dans son sillon. On relevait les manches et on s’attaquait au défi de l’indépendance et, ensuite, à celui de se gouverner soi-même.

Maintenant, le monde a évolué et l’indépendance n’est souvent plus une question de révolution ou de bataille où le sang est versé mais on peut y accéder tout simplement par un X sur un bout de papier. Mais ce qui persiste, c’est la peur. La peur de l’inconnu, la peur de faire face à ses propres défis et à ses propres responsabilités. Les Québécois ont eu peur mais ils ne sont pas seuls. Les braves (Braveheart) Écossais aussi ont eu peur et les Québécois peuvent se dire qu’ils ne sont pas les seuls à hésiter et à reculer plutôt que de relever le défi.

Les Écossais, comme les Québécois, ont eu peur de devoir relever les manches, de faire des sacrifices, de risquer peut-être même un peu de leur confort à cause de possibles soubresauts économiques. Ah, le confort mène à l’indifférence n’est-ce pas!

Si les Américains avaient eu peur de se battre en 1776, que seraient-ils devenus? Ils avaient tellement confiance dans leur avenir qu’ils ont voulu en faire profiter les habitants de ce qui restait des colonies britanniques (le Canada) et ils ont naïvement cru que ces derniers leur ouvriraient les portes, ouvriraient les bras à l’indépendance et à l’émancipation de la puissance coloniale britannique. Ils se sont bien trompés et ils ont perdu la guéguerre de 1812 contre l’ancienne puissance coloniale et sont retournés à leurs propres défis.

Mais les paysans canadiens n’avaient pas dit leur dernier mot et en 1837 – 38 la soif de liberté les a secoué et ils ont sorti les fourches et les fusils pour tenter de se libérer du joug colonisateur mais en vain – ils ont perdu la bataille et sont rentrés dans leurs terres, du moins ceux qui n’avaient pas été exécutés ou envoyés en Australie… Ils ont quand même été les précurseurs du Canada qu’on connaît aujourd’hui et qui s’est éloigné lentement et subtilement de la puissance coloniale mais tout en gardant son monarque!

Dans notre histoire, tout comme dans celle de l’Écosse, il y a des soubresauts de liberté et d’indépendance mais aujourd’hui la peur triomphe malgré le fait que le seul effort demandé pour déclencher le processus était une croix sur un bout de papier. Qu’en penseraient nos ancêtre respectifs qui ont vécu des moments beaucoup plus difficiles pour trébucher et se voir refusé leur rêve d’indépendance?

Un enjeu beaucoup trop important pour qu’on permette qu’une seule personne puisse en déterminer l’issue. Une majorité des deux tiers serait plus démocratique et irrévocable.

Une majorité autre que 50%+1 signifie qu’un vote contre est plus important qu’un vote pour. C’est dégueulasse.

Pourquoi pour défusioner une ville cela prenait 50 % +1 des électeurs inscrits, donc ceux qui sont trop paresseux ou qui s’en foutent comptaient pour le statut quo.Pourquoi B. Landry a-t-il démissionné avec »seulement » 76 % d’appui ?

« Pourquoi B. Landry a-t-il démissionné avec »seulement » 76 % d’appui ? » À cause de l’orgueil, ne cherchez pas plus loin.

Ben oui…on va défaire un pays parce qu’une vieille dame a oublié ses lunettes à la maison…

Il est tout à fait impossible de défaire pour ensuite refaire un pays avec seulement 50% + 1. IMPOSSIBLE tout simplement parce qu’ils y aura tellement d’embûches que le pauvre « 1 » changera de camp ipso facto. Que ferez-vous alors? Rétropédaler et refaire ce que vous tentez de défaire?

Ce que les élans indépendantistes de l’Écosse ou de la Catalogne démontrent, c’est que des peuples minoritaires constatant l’élargissement de l’exercice du pouvoir avec la multiplication d’organismes de gouvernance supra – nationale, de droit international, d’institutions d’impartialité, qui mènent à des formes de dénationalisation et de déterritorialisation (Pierre Rosanvallon), pensent pouvoir dans ces conditions se tailler un espace accru de liberté, quelque part entre l’Europe de Bruxelles et les États-nations traditionnellement centralisateurs. Pour l’Écosse et la Catalogne et peut-être les Flamands (et pourquoi pas les Corses?), l’émergence d’un gouvernement européen offre en effet cette possibilité d’acquérir une plus grande part d’autodétermination. Sans vouloir faire trop de peine au péquistes, on assiste en Europe à des velléités de renforcement d’une structure fédérale politique, pas seulement économique, qui se construit laborieusement après un siècle de guerres fratricides dignes du XVIe siècle. L’argumentaire écossais s’adossait fortement à l’idée d’une nation intégrée à l’Europe. Serait-ce là l’avantage du retard historique? En effet, ce XXIe siècle européen que l’Écosse et la Catalogne rêvent de rejoindre, appartient déjà au XIXe siècle canadien! Comment, québécois, désirer plus? Il faudrait qu’on m’explique. Nous devons tous reconnaître qu’aucune forme supranationale nouvelle, nord américaine ou panaméricaine, coiffant ainsi les méchants fédéraux d’Ottawa, ne viendra nous secourir par le haut! L’Alena est loin d’un gouvernement européen! On en peut pas en effet imaginer en Amérique du Nord, une autre instance politique supérieure, supra-nationale, comme le gouvernement de Bruxelles et de Strasbourg, qui ne serait pas outrageusement dominée par l’énorme puissance américaine, et cela, au moins pour un autre siècle. Il faut donc voir dans le palier de gouvernement fédéral actuel, l’équivalent, beaucoup plus mûr, du chétif gouvernement européen, qui nous met autant qu’il peut à l’abri des grands bouleversements mondiaux. Par ailleurs, le Québec dispose déjà de pouvoirs tels que l’Écosse, même après une « dévolution plus », ne peut même pas se permettre d’imaginer. Par goût de la liberté, je préfère voir au-dessus de moi, comme citoyen, deux paliers de gouvernement plutôt qu’un, faisant contrepoids et me mettant à l’abri des « bâtisseurs de nation » et des maniaques de l’ingénierie sociale.

Il y a près de deux cent peuples séparés dans le monde, chacun dans son pays souverain. Les deux tiers de ces pays n’existaient même pas il y a un siècle. La souveraineté est un projet actuel et universel.

Indice démocratique sur 166 pays on en compte:

25 au rang des démocraties
53 démocraties imparfaites
37 régimes hybrides
52 régimes autoritaires

Le Canada se classait au 11ème rang en 2011 des démocraties
et pour les libertés civiles le Canada partage le 1er rang avec la Norvège et l’Uruguay..

Mme Marois, alors pourquoi vous voulez détruire le Canada? (question d’un journaliste à Monaco l’an dernier)

Liberté? lol

On musèle les scientifiques! Harper fait une ou deux conférences de presse par année.

Tout le discours publique est dominé par la rectitude politique (lire: on ne critique jamais des minoritaires, surtout, surtout si on est politicien. Sinon c’est la fin de la carriere)

La Norgève et l’Uruguay, ensemble, ont à peu près la même population que le Québec. Comme quoi le Québec est loin d’être un petit pays.

Note: Personne au Québec veut détruire le Canada. C’est ridicule. C’est de la démesure linguistique. Tout ce qu’on veut détruire c’est la Confédération, réimposée aux Québécois en 1982, contre notre volonté. Un coup d’État. Alors faites-moi rire bis avec vore libarté.

Mais…c’est parfait Monsieur Drouin. Ça vous fait plus de 200 endroits ailleurs qu’ici où aller vivre et vous sentir en « plein contrôle de votre avenir ».

Il y en a même quelques-uns qui parlent votre langue si je ne m’abuse comme l’Albanie, l’Arménie, le Burkina Faso et j’en passe.

Bon voyage!

Le vrai champ de mines est celui que nous a laissé le parti libéral John James Charest avec, à la clef , 10 milliards de collusions et de fraudes de même que des élections municipales truquées.
Nonobstant votre analyse, la chartre de la laïcité, reflète une vision progressiste du Québec, qui, très timidement comparé aux démocraties européennes, veut accroître la laîcité de l’État Québécois.
Quant au regard dans le rétroviseur, il décrit un référendum gagnant détourné illégalement par les malversations des libéraux fédéraux, sans lesquelles le Oui l’aurait remporté. Pas surprenant qu’il y ait un réflexe de retour sur ce point. Et, la notion de référendum suicide que préconisent les fédérastes est, comme nous l’avons vu en Écosse, un piège à cauchemars dans lequel toutes les manouvres anti-démocratiques foisonnent.
Vos critiques, toutes en douceur, à l’encontre du manque de démocratie canadienne est déplorable et doit changer. Les systèmes fédératifs ne sont pas tous très fonctionnels et méritent d’être modifier.