Charte des valeurs et loi 101 : à ne pas confondre

Le gouvernement Marois n’hésite pas à comparer son projet de Charte des «valeurs» québécoises à l’adoption de la monumentale Charte de la langue française sous René Lévesque. Or, aussi séduisante soit-elle, l’analogie ne tient pas la route.

Camille Laurin et René Lévesque en 1980. - Photo : Gordon Karam
Camille Laurin et René Lévesque en 1980. – Photo : Gordon Karam / Presse Canadienne

Le gouvernement Marois n’hésite pas à comparer son projet de Charte des «valeurs» québécoises à l’adoption de la monumentale Charte de la langue française sous René Lévesque.  Or, aussi séduisante soit-elle, l’analogie ne tient pas la route.

En mai dernier, le ministre responsable de la Charte des «valeurs», Bernard Drainville, fut le premier à oser la comparaison. À l’instar de l’enfantement douloureux de la loi 101 en 1977, disait-il, sa Charte des «valeurs» finirait par être reconnue un jour comme un «grand symbole» et une «source de consensus».

M. Drainville oublie peut-être aussi qu’en chemin, les tribunaux en ont également charcuté de larges pans. Mais ça, comme dirait l’autre, c’est une autre histoire…

Depuis la fuite du 20 août au Journal de Montréal de nombreux détails d’un projet de Charte des valeurs visant une possible interdiction élargie, mais à géométrie variable, du port de signes religieux dans les secteurs publics et parapublics, le gouvernement reprend la même analogie.

Dixit la première ministre Marois :

«La charte, elle va devenir, j’en suis certaine, un élément fort d’unité entre les Québécois, comme c’est le cas pour la loi 101, qui nous a réunis plutôt que de nous diviser».»

Prenant la comparaison d’un autre angle, son ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, avançait ceci:

«Si on veut agir sur la question de la langue, des valeurs, de l’identité, il faut s’attendre à se faire traiter de tous les noms. Si messieurs Lévesque et Laurin avaient dit ça me dérange, il n’y aurait pas eu de loi 101».

De toute évidence, accusé depuis des mois de manquer de leadership dans plusieurs dossiers, le recours à cette analogie vise aussi à donner l’image d’un gouvernement faisant tout à coup preuve d’un sens certain de la direction, voire même de courage.

***

Ceci n’est pas un projet de société

Or, trente-six ans presque jour pour jour après l’adoption de la loi 101 par le gouvernement Lévesque, on ne peut tout simplement pas comparer cette dernière avec ce projet de Charte des «valeurs» québécoises.

Le contexte politique dans lequel la Loi 101 fut adoptée en 1977 n’a rien à voir avec celui dans lequel le gouvernement Marois présente aujourd’hui son projet de Charte des valeurs… sans le présenter officiellement.

(En fait, on apprenait ce jeudi qu’il présenterait enfin sa proposition officielle le 9 septembre prochain, soit vingt jours après la première fuite détaillée dans les médias.)

Pas de comparaison, non plus, avec la finalité visée par la loi 101, laquelle  constituait à tenter d’inverser le rapport force politique et économique entre la majorité francophone et la minorité anglophone en assurant au français un véritable statut de langue nationale. Une tâche titanesque.

En 1977, la préparation et l’adoption de la Charte de la langue française fut l’oeuvre de son ministre responsable, Camille Laurin, accompagné d’une équipe redoutable d’intellectuels aussi déterminés que brillants.

Et contrairement au projet actuel de Charte des «valeurs», le vaste chantier de la loi 101 naissait d’une grande urgence nationale. La vulnérabilité de la langue française étant amplement documentée. Les voyants rouges s’allumaient partout.

À l’arrivée au pouvoir du Parti québécois en 1976 – et ce, malgré la Révolution tranquille -, la survie même de la langue française était menacée. Preuves à l’appui:

– Jouissant du libre choix de la langue d’enseignement, plus de 85% des enfants d’immigrants inscrivaient leurs enfants à l’école anglaise.

– L’anglais demeurait la langue dominante du travail et de la mobilité sociale.

– L’affichage commercial et la langue d’accueil dans les commerces étaient fortement anglicisés.

– Le taux de bilinguisme au sein de la communauté anglophone était marginal.

Bref, les législations linguistiques «incitatives» précédentes avaient échoué lamentablement. Persuadé avec raison qu’il urgeait d’abandonner ce laissez-faire pour des mesures plus coercitives, Camille Laurin serait le capitaine d’une mission en apparence impossible. Il était question de substance et non essentiellement d’une «joute» politique.

Le gouvernement avait beau être majoritaire, son premier combat, Camille Laurin devrait le livrer pour convaincre René Lévesque lui-même et lui faire surmonter son aversion connue à l’idée d’être obligé de légiférer sur la langue .

Sa deuxième bataille, Camille Laurin la livrerait au sein d’un conseil des ministres lui-même divisé sur la question.

Une fois ces deux obstacles surmontés, il ne procéderait pas par coulages médiatiques interposés, mais dans la  transparence. Il déposa alors comme il se doit la version finale de son livre blanc. Intitulé «La politique québécoise de la langue française», le document était étoffé et solide.

Ce reportage de Radio-Canada diffusé le jour même de l’adoption de la loi 101 en fait le récit fascinant. [VIDÉO]

Le doute était dorénavant impossible : Camille Laurin soumettait aux Québécois un véritable projet de société dont le but était de créer les conditions aptes à faire du français la langue «normale et habituelle» au Québec.

Tout y passera : langue d’éducation, du commerce, de l’affichage, de l’administration publique, de la justice et du travail. Les droits collectifs de la minorité anglophone seraient préservés, mais Camille Laurin leur signifiait clairement que le Québec français serait dorénavant la première société d’accueil des nouveaux arrivants. Du moins, c’était son objectif.

Comme l’observe si bien son biographe, Jean-Claude Picard, «Laurin veut réussir là où Montcalm a échoué». Pour le ministre Laurin, le Québec forme un peuple et doit apprendre à se comporter de manière conséquente.

Pour ce faire, il est prêt à subir les foudres des leaders et des médias anglophones du Québec et du Canada.  On lui brandissait continuellement la menace d’un exode massif d’anglophones. Certains le comparait même à Joseph Goebbels – l’infâme ministre de la Propagande sous Adolf Hitler.

À quelques exceptions près, le milieu des affaires était en furie, jurant qu’il y aurait un exode de sièges sociaux et d’emplois si le projet de loi du gouvernement Lévesque était adopté.

***

Urgence, substance, transparence

Autant sur le fond et que sur la forme, l’adoption de la Loi 101, motivée par une véritable urgence nationale, fut également un exemple de détermination politique. Son projet tenait des douze travaux d’Hercule.

Une fois la loi adoptée, le ministre Laurin – peu friand de la langue de bois politicienne – présenta l’ensemble de l’oeuvre en ces termes:

«un geste décisif pour la libération et la promotion des travailleurs québécois. C’est d’abord et avant tout pour les travailleurs (…) que nous avons proposé ce projet de loi, beaucoup plus que pour les patrons et les riches.» (1)

Quant au projet d’une Charte des valeurs québécoises, autant dans la forme que sur le fond de la question, la comparaison est nettement exagérée.

Primo: la manière choisie par le gouvernement Marois pour ouvrir son jeu – par fuites médiatiques interposées tout en refusant d’en confirmer ou d’infirmer le contenu -, laisse peu de doute quant à sa motivation tactique et électoraliste première. Camille Laurin et le gouvernement Lévesque avait plutôt joué la carte de la transparence.

Dommage pour un sujet aussi important que la neutralité religieuse de l’État.

Quant à la question plus spécifique des accommodements raisonnables, contrairement à la situation de la langue française en 1977, il n’existe pas au Québec d’urgence nationale.

Cela dit, considérant l’inaction délétère du gouvernement Charest dans ce domaine, même s’il n’y a pas de «crise», tenter de mieux «baliser» les demandes d’accommodements de type religieux pour les administrateurs publics est nécessaire. Ils le demandent d’ailleurs depuis des années.

Mais de là à faire miroiter l’urgence de régler des situations qui, de toute manière, ne sont pas du ressort du gouvernement – du genre vitres givrées dans un YMCA ou port de turbans sur des terrains de soccer -, tient clairement de l’opération politique auprès d’une opinion francophone majoritairement opposée à TOUT accommodement religieux autre que pour le crucifix de l’Assemblée nationale…

Quant à la possibilité d’une interdiction élargie mais à géométrie variable de signes religieux dans les secteurs publics et parapublics, celle-ci risque fort de constituer une réponse nettement démesurée à l’état réel de la situation. Et disons-le clairement, on parle ici de la grande région de Montréal.

Autant la loi 101 devait reposer par nécessité sur des mesures plus coercitives, autant l’impact du port de signes religieux par une minorité d’employés du public et du parapublic n’appelle en rien une coercition les bannissant jusque dans les hôpitaux.

***

Lâcher la proie pour l’ombre

Pis encore, en visant l’interdiction du port de signes religieux, le gouvernement lâche la proie pour l’ombre. La véritable urgence d’agir à Montréal est sur le front linguistique, non pas celui de la kippa ou du hijab.

En mettant l’accent sur des signes religieux portés par une minorité d’employés, il montre également son incompréhension de ce qu’est une véritable neutralité religieuse de l’État. C’est à l’État qu’il revient de ne favoriser aucune religion. Comme je l’écris depuis des années, au Québec, cela doit commencer par le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale – un symbole religieux et non «patrimonial».

En s’entêtant à refuser de poser ce geste fondateur d’une véritable neutralité religieuse, la classe politique montre surtout sa crainte atavique de déplaire à une majorité de francophones qui, même s’il elle ne met plus les pieds à l’église depuis longtemps, s’accroche néanmoins à ce symbole catholique comme si leur identité collective en dépendait.

Sur un autre plan, si un des objectifs du gouvernement est de vouloir renforcer l’égalité hommes-femmes, à terme, une éducation toujours plus accessible, une véritable équité salariale, des lois solides contre la discrimination et une plus grande mixité sociale encouragée entre femmes ne seraient-elles pas des armes possiblement plus efficaces qu’une Charte réduisant la vaste problématique de l’inégalité de traitement des femmes à des manifestations religieuses visibles à l’oeil nu?

Quant aux institutions publiques, elles ont plutôt besoin de balises plus claires pour aider leurs administrateurs à mettre fin à la gestion arbitraire des demandes d’accommodements de type religieux. Si le projet du gouvernement réussit cet exploit avec sagesse, doigté et raison, ce sera ça de pris. Resterait alors à larguer l’autre volet sur le port des signes religieux.

***

Bref, autant sur la forme et le fond que sur le contexte politique entourant les deux projets, comparer l’idée d’une Charte des «valeurs québécoises» – du moins, telle qu’on en «coule» les contours dans les médias – au véritable projet de société que se voulait être une loi 101 commandée par une urgence réelle, c’est faire offense à l’histoire.

La joute pré-électorale du PQ à laquelle se joignent maintenant la Coalition avenir Québec et le Pari libéral en atteste amplement.

Par médias interposés, la CAQ marchande également son appui au projet d’une Charte des «valeurs».

La raison? À quelques mois d’une possible élection générale, chacun chasse dans la même talle – celle de l’électorat francophone.  Même les libéraux ne peuvent ambitionner de prendre le pouvoir sans le bichonner nettement plus. Et comme l’idée d’une Charte des «valeurs» y est populaire, les trois partis lui font chacun sa petite danse de séduction.

Les chefs de partis fédéraux ne sont pas en reste. Cherchant à se démarquer de ses homologues en nourrissant les pires préjugés du ROC contre le Québec, le chef libéral Justin Trudeau en tartine quant à lui tellement épais avec sa comparaison outrancière du projet du gouvernement avec la ségrégation contre les Noirs du temps de Martin Luther King, qu’on hésite entre le rire et les larmes.

Ça promet si jamais il devient premier ministre un jour…

***

(1) Jean-Claude Picard, Camille Laurin. L’homme debout., Boréal, 2003, p. 308.

Pour ceux et celles que l’histoire de l’adoption de la loi 101 intéresserait, la biographie de Camille Laurin par Jean-Claude Picard est en effet une lecture incontournable.

Une lecture fascinante.

 

 

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36 commentaires
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Vous écrivez : « Resterait alors à larguer l’autre volet sur le port des signes religieux.».

Le port des signes religieux “macarons, bijoux religieux et turbans” serait seulement défendu aux travailleurs de l’État, pendant qu’ils sont au travail.

Est-ce que la burqa et le niqab « qui cachent le visage féminin » seraient encore permis sur la place publique ? Et la question sécurité et femmes dominées ?

Le simple voile qui ne cache pas le visage devrait être encore permis au travail et partout sauf au sport, question de sécurité. Il est généralement joli. Toutes les Québécoises pourraient porter ce genre de foulards, si ça leur disait, au cou, comme les portait Mme Marois ou sur la tête, comme les Musulmanes. Bonne solution pour celles qui font de la calvitie à la place de se servir
des perruques ou pour celles qui n’ont pas le temps de se coiffer ou l’argent pour tous les dispendieux soins à leurs chevelures.

Les questions reliées à l’équité salariale, l’accessibilité de tous les emplois tant aux hommes, qu’aux femmes, la possibilité pour toutes et tous d’obtenir une formation professionnelle, tout cela me semble très positif, favorise la mixité sociale de tout le monde, facilite grandement dans la vie de chaque jours la compréhension des autres et bien évidemment l’intégration.

Cela nous aide à prendre notre place dans la société, contribuer selon nos talents à valoriser la communauté dans laquelle nous évoluons. Cette approche empathique correspond aux attentes légitimes que la population peut attendre d’un gouvernement, tout comme des serviteurs des grands corps de l’État.

Ce sont là des valeurs qui viennent chercher une part non négligeable des citoyens du monde, incluant celles et ceux de toutes communautés qui ont choisi le Québec comme terre d’accueil. Tant mieux si ce sont des valeurs québécoises. C’est très bien de les partager pour vrai. Quitter un pays d’origine est rarement un choix spéculatif pour la plupart des immigrants, cela revient à une perte d’identité, c’est un acte d’amour et quelquefois aussi un acte de foi. En ce sens, il n’est pas indigne d’une société d’accueil comme la nôtre quelle procède à des accommodements ; l’un d’entre eux entre tous est de se donner le temps d’écouter et de travailler toujours plus fort au chapitre de la communication laquelle dans ce cas relève de l’échange.

Au niveau de la fonction publique, c’est le dialogue et l’efficacité qui contribuent pour les citoyens à apprécier, prendre la pleine mesure des membres de l’administration. C’est lorsque les serviteurs de l’État apportent des solutions à nos problèmes quotidiens que tout va mieux ou bien. Que les gens aiment leurs fonctionnaires.

Après l’adoption de la Charte des valeurs… Que devrait faire un citoyen à l’avenir, qui porte un signe religieux lorsqu’il rencontre des employés d’une administration qui sous couvert de neutralité n’en portent plus aucun ? Dans ce même souci de neutralité, ne conviendrait-il pas alors de remplacer systématiquement le nom des employés de l’État par exclusivement un numéro de matricule ? Les administrés ne devraient-ils pas de même, avoir le droit de refuser le service d’un fonctionnaire s’il dût apparoir qu’il soupçonne chez ce dernier la pratique d’une religion qui ne lui convient pas ? Ce dans le but de s’éloigner de toute forme de contamination religieuse par la parole et non seulement par les signes. De même dans le souci de s’assurer qu’il est bien servi, l’administré ne devrait-il pas substituer son nom de famille également par un matricule ? Et pourquoi pas, demander à parler derrière une vitre en verre dépoli ou à la rigueur un rideau pour être totalement sûr que la relation soit neutre. Un confessionnal laïc moderne aseptisé non confessionnel. Si on veut vraiment la parfaitement neutre laïcité faut pas lésiner !

Malgré tout cela et tous ces desideratas ; est-ce que cela suffirait pour affirmer qu’en tout temps tout le monde a reçu un traitement égal et en tous points équitable. Ne risquerait-on pas quelques lourdeurs administratives ? Et quelques ballonnements.

Quelques mots encore sur Camille Laurin : La matière de la langue est fondamentale, sa pratique est indispensable pour la conserver bien vivante. Camille Laurin a démontré du courage politique, de la stature, de la vision, de la détermination et de l’entregent. Ne serait-ce que pour cela on se doit d’admirer le médecin de l’âme, comme l’homme politique qu’il a été. Sans oublier qu’une identité bien définie relève l’estime de soi.

Je n’admire pas trop ce qui nous est montré actuellement. Dans un souci d’œcuménisme laïc et pour prouver ma neutralité, je m’en vais de ce pas m’orner symboliquement de symboles empruntés de toutes les religions. C’est ce que fît le mahatma Gandhi en son époque et en d’autres temps. La véritable neutralité commence par l’acceptation du tout, preuve en quelques sortes que tous ensembles nous ne sommes pas rien.

« Mieux vaut s’acquitter, même médiocrement, de son propre devoir plutôt que du devoir incombant à d’autres, fut-ce à la perfection. » — La Bhagavad-Gîtâ

Vous écrivez : «Dans ce même souci de neutralité, ne conviendrait-il pas alors de remplacer systématiquement le nom des employés de l’État par exclusivement un numéro de matricule ?» Êtes-vous sérieux ? Tentez-vous de faire une farce ?

J’espère que c’est votre nature de pince-sans-rire que vous nous présentez ici. Autrement, vos propos seraient d’une telle loufoquerie, d’une telle absurdité.

Mais je vous repose la question suivante. Si, lors du processus d’embauche à un poste payé directement ou indirectement avec les deniers de l’État, il est interdit de demander quelle religion pratique un candidat, ne serait-il pas équitable qu’une fois en poste, l’employé évite d’afficher la religion qu’il ou qu’elle pratique ?

Peut-être que si vous vous ornez de toutes les parures de toutes les religions, tout ce que prouverez c’est que le ridicule ne tue pas. Mais il n’en reste pas moins que lorsqu’on vous pose une question que vous n’aimez pas, vous fuyez avec bravoure vers le ridicule en vous comparant à ce grand homme qu’était Gandhi.

«Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n’a aucun respect, en retire l’avantage d’avoir l’air d’être ce qu’il méprise.»
[Ambrose Bierce]

@ Denis Drouin,

Vous vouliez une réponse, voici un ensemble de questions qui je pense devraient répondre assez bien à votre question :

1_Ici vous parlez du processus d’embauche. Je vous renvoie la question : Que faites-vous avec les employés déjà embauchés ? Est-ce que vous les mettez à l’amende ? Est-ce que vous les renvoyez ? Est-ce que vous les mettez dans un centre de rééducation ?

2_Vous parlez d’un poste rémunéré avec les deniers publics. Parfait ! C’est vous, c’est moi, c’est John, bref ce sont tous les citoyens qui participent à la hauteur de leurs moyens au denier public. Pas d’accord avec ça ? Expliquez-moi pourquoi l’opinion de Denis devrait automatiquement prévaloir sur l’opinion de Serge, de John, de Mohamed, d’Indira (qui porte usuellement un sari et un voile) et de Samuel qui ne porte pas la kippa, seulement s’il y a des fêtes religieuses lorsqu’il se présente au travail quoiqu’il en soit ?

3_N’est-il pas convenable dans une société libre et démocratique de se montrer bon et accommodant envers son prochain ?

4_Tous les emplois ont leurs spécificités et requièrent des procédures de travail qui sont propres à chaque fonction. Dans le cadre de chaque attributions (c’est grosso-modo ce qu’on fait actuellement), il peut se trouver des restrictions. Ces restrictions relèvent de la tenue vestimentaire dans plusieurs cas. Il est évident qu’une personne qui travaille avec le public doit éviter des signes de toutes sortes qui pourraient être considérés comme trop voyants. Cela relève du simple bon sens. Qui suis-je pour dire quels signes sont acceptables ou ne le sont pas ? Cela signifierait-il que les membres de l’establishment péquiste sachent mieux que moi ce qui est bon pour moi ?

5_Si l’objectif recherché est de réglementer les procédures de travail dans la fonction publique, cela prend-il une charte de nos valeurs à nous tous les québécois ? Ou bien l’adoption d’une nouvelle réglementation du travail à soumettre aux employées de la fonction publique et aux syndicats ?

6_Pourquoi prendre à témoin le peuple et éventuellement le commettre si cela ne marche pas ? Si ça ne marche pas c’est que le gouvernement ne fait pas sa job comme il faut, tout simplement.

7_Advenant l’adoption d’une charte des valeurs québécoises, que comme québécois je ne me retrouve pas dans cette charte. Est-ce que je deviens hors-la-loi ? Est-ce que je suis encore autorisé à vivre au Québec ? Est-ce que je deviens un québécois dissident comme au bon vieux temps de l’Union soviétique ?

8_Est-il possible que les initiatives du gouvernement dans ce cas posent plus de problèmes qu’elles n’apportent de solutions ? Se peut-il que le remède soit définitivement pire que le mal ?

— Nota : Je ne suis comparable avec personne.

« Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues. » — Citation de Adolf Hitler [Mein Kampf (1925)]

Je reprends vos points.

1- A-t-on exigé des présents employés qu’ils déclarent quelle religion ils pratiquaient ? Pas à ce que je sache. Donc pas de différence, à ce niveau, entre actuels et futurs employés.

2- Êtes-vous en train de nous faire croire que les vertus de la dilution infinie, comme le soutien l’homéopathie, auraient aussi des applications sociales ? La dilution à l’infini de caractéristiques spécifiques pourrait donc, selon vous, avoir une influence. Surprenant de rigueur ! À moins que vous parliez ici de croyance ou de foi…

3- J’ai participé à plusieurs occasions, et toujours dans un très grand plaisir, à des fêtes ou des cérémonies propres aux cultures de nouveaux arrivants. Pas vous ? Je n’y ai vu aucun rejet de la part de qui que ce soit.

4- Si vous n’avez pas la compétence requise pour vous prononcer sur le point que vous évoquez, est-ce que cela signifie que personne ne l’a ? Après vous, le déluge ! C’est ça ?

5- Les procédures de travail c’est une chose. Le code vestimentaire c’en est une autre. J’imagine que vous êtes capable de faire cette différence qu’un simple élève en administration peut faire. Ne commencez pas à prendre des vessies pour des lanternes et à semer volontairement la confusion.

6- ???? Où allez-vous avec ce # 6 ????

7- L’argument que vous nous servez est oiseux. Je dirais même que c’est un pur sophisme comme vous avez l’habitude de nous en servir. Par exemple, décidez-vous souvent de ne pas respecter un arrêt obligatoire parce que vous évaluez qu’il n’est pas nécessaire. Si oui, ne soyez pas surpris d’écoper, un jour ou l’autre, d’une contravention.

8- Le temps et l’histoire nous le diront. Beaucoup se sont posé la même question lors de la nationalisation de l’électricité, lors de la création de la Caisse de dépôt du Québec, lors de l’adoption de la loi. De plus, en invoquant le bien et le mal, vous tombez carrément dans la subjectivité et un moralisme prétentieux mais populiste. Ça fait quelque peu pitoyable chez une personne de votre prétention.

Est-ce votre idéologie qui vous rapproche de cette citation de Hitler ? J’espère que non !

En terminant. je constate que même sous votre vaine tentative de noyer le poisson, vous n’avez pas encore répondu à cette question : «Si, lors du processus d’embauche à un poste payé directement ou indirectement avec les deniers de l’État, il est interdit de demander quelle religion pratique un candidat, ne serait-il pas équitable qu’une fois en poste, l’employé évite d’afficher la religion qu’il ou qu’elle pratique ? » J’attends encore votre réponse mais sans trop d’espoir à vrai dire.

« Il vient un temps où l’esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit. Alors l’instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s’arrête. »
[Gaston Bachelard]

@ Denis Drouin,

Vous écrivez : « En terminant. je constate que même sous votre vaine tentative de noyer le poisson, vous n’avez pas encore répondu à cette question ».

Voilà qui est juste. Je ne vous répondrai pas.

Depuis quelque temps vos commentaires se baladent joyeusement sur le sophisme de la pente glissante. Votre point 7 l’illustre magnifiquement.

Bonjour à tous,

Un immense merci pour Monsieur Serge Drouginski pour cette phrase si lourde de sens : » La véritable neutralité commence par l’acception du Tout, preuve en quelque sorte que nous ne sommes pas rien « ………. Quelle sagesse tout en méditant ! Avec plaisir, John Bull.

Ce que vous écrivez Mme Legault peut avoir un certain intérêt. Mais un fait demeure. Que ce soit lors de la présentation du projet de loi qui devait devenir la Loi 101 ou que ce soit sur l’hypothèse de la présentation d’un projet de loi affirmant la laïcité du Québec ou sur les valeurs unissant les citoyens du Québec nonobstant leurs origines, le fait est qu’aussitôt que le Québec tente le relever la tête, les fédéraux s’agitent. Le « Quebec bashing » remonte très rapidement à la surface.

Tant que les Québécois et les Québécoises disent «Oui Monsieur !» ou «Oui Madame !», tout va très bien madame la Marquise. Sinon, tout le monde au pilori.

« Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation. [La Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique réunis en Congrès le 4 juillet 1776 à Philadelphie]

@ Denis Drouin,

Vous faites mention de la déclaration d’Indépendance du Congrès le 4 juillet 1776 à Philadelphie ; qui officialise la sécession des 13 colonies d’Amérique du nord d’avec l’Empire britannique. Excellente citation qui a écrite l’histoire de la démocratie dans le monde !

Vous souvenez-vous des évènements qui ont marqués antérieurement cette déclaration ? La mémoire me manque… Hélas. Est-ce que c’est ce que vous préconisez pour nous et nos valeurs bien à nous les québécois ? Une guerre de sécession si je ne m’abuse. Voilà qui devrait exalter les troupes et la foi souverainiste 🙂

Bonjour,

Ouf ! Que d’eau coula sous les ponts depuis l’adoption de cette Loi 101 en 1977 alors que toute la gang des péquistes « rêvaient à la journée longue tout en ne s’imaginant même pas finir dans un tel cul de sac ». Nos amis les nationalistes, surtout les péquistes de la première couvée, celle du Premier Lit du Parti Québécois avalaient goulûment des « couleuvres » à en faire pitié. Voilà pourquoi nous comprenons qu’une grande majorité de nos vieux et vieilles péquistes ont depuis longtemps baissé les bras en devenant « plusse matures » tout en constatant la profondeur abyssale de leurs échecs répétés « deux fois plutôt qu’une ». Toutefois, de vieux nationalistes « buckés » comme des mules croient encore en un possible miracle que le Canada lui même foutre le Québec dehors même avec de grands coups de pieds dans le cul. Bien sûr que la rage nationaliste amène de vieux croulants du national à penser ainsi.

Charte des valeurs où Loi 101 ? Ces deux objectifs portent ou portaient en filigrane le même objectif, soit de fouetter le militant nationaliste au flanc afin de tirer la charrue de la pauvre Cause. Tout comme certains nationalistes québécois se refusent de voir leur triste réalité » check « , ceux ci s’inventent des histoires à « dormir deboutte » dans leur dialecte en se faisant des « accroires qu’il existe une forme de déterminisme » qui fait que la Cause Nationale possède son chapitre écrit dans le Ciel Bleu et que le tout viendra « un jour » d’une façon inéluctable.

En terminant, nous devrons de plus en plus faire attention de heurter l’extrême sensibilité à fleur de peau que nous pouvons constater chez certains péquistes qui « pognent les NARFES » dans leur dialecte de province comme d’autres pognent les nerfs. Et surtout, ne dérangez pas le péquiste qui sommeille car il rêve……… Avec plaisir, John Bull.

C’est en effet très triste de constater que beaucoup de citoyens, même non pratiquants, craignent de se départir du crucifix comme d’autres craignent de se séparer de leur gri-gri favori.

On croit vivre dans une société évoluée alors qu’à l’occasion de telles discussions, on doit constater qu’on est encore enchaîné à la superstition et aux diableries.

«Lorsqu’une question soulève des opinions violemment contradictoires, on peut assurer qu’elle appartient au domaine de la croyance et non à celui de la connaissance.»
[Voltaire]

@ Denis Drouin,

@ Denis Drouin,

J’ose espérer que vous parlez en votre nom personnel et non au nom de nous tous les québécoises et les québécois.

Pourquoi confondez-vous superstitions et diableries ? Les superstitions relèvent de la candeur et d’une certaine naïveté. Les diableries relèvent de la magie (de préférence noire) et de l’envoutement. Les religions relèvent de la pensée et du jugement. Ce qui relève de la connaissance relève de la conscience, de la perception et très souvent de l’intuition. Ce qui relève de la croyance peut relever à la fois de la certitude et de l’illusion, tout dépend si on donne au mot croyance son sens premier (celui qui croit) ou un sens péjoratif.

La science et la religion ne sont pas antinomiques. L’Islam par exemple a révolutionnée la médecine, les mathématiques et l’astronomie. L’Islam des lumières s’est fondé sur la connaissance. Vous devriez le savoir !

Ce n’est pas l’amour qu’il fallait peindre aveugle, c’est l’amour-propre. — François Marie Arouet, dit Voltaire

Vous êtes vraiment impayable.

La religion c’est de la pensée et du jugement dites-vous ! Vous ^tes devenus un contorsionniste extraordinaire cher Serge. Si vous parlez de jugement dernier, peut-être.

Mais où est la raison ? Je dois avoir besoin d’une formation spécifique et très structurée.

Pour moi il n’y a pas de sens péjoratif au terme croyance. Mais il est ce qu’il est. Cessez d’essayer de me faire croire que la croyance c’est la vérité immuable et absolue. Il ne faut tout de même pas dépasser les bornes.

Vous enterez dans une dialectique propre à semer la confusion la plus totale quand vous laissez croire qu’une croyance équivaut à la connaissance. De toute évidence vous aimez bien jouer avec les concepts éthérées mais pour ce qui est de la rigueur on repassera.

Vous écrivez que l’Islam a révolutionné certaines données scientifiques. Mais elle a aussi détruit des artéfacts historiques irremplaçables. Qu’en dites-vous ? Vous mélangez tout. Vous avez certainement un problème à assumer la réalité de l’existence. Vos croyances romantiques sont admirables. Mais elles restent des croyances tout comme on croyait dur comme fer que la Terre était le centre de l’Univers. Vous vous rappelez de sa réponse : «Et pourtant elle tourne !»

Êtes-vous toujours de cette époque ?

«Moins on croit en Dieu, plus on comprend que d’autres y croient.»
[Jean Rostand]

@ Denis Drouin,

Comment faites-vous pour affirmer des choses que je n’ai pas dites ? Consultez le dictionnaire, SVP !
Nous ne parlons pas du même Islam. Je parle de l’Islam des lumières. Il y a de l’obscurantisme partout, y compris parmi les athées comme vous.

Vous écrivez : « Êtes-vous toujours de cette époque ? » Est-ce que vous voulez dire que je ne vivrais pas dans le 21ième siècle ? Quel âge me donnez vous ?

« Mon passe-temps favori, c’est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à
contretemps. » Françoise Sagan

Un point intrigant et étonnant.
Tout le monde le reconnait ,et même M.Drainville, que cette charte sera surtout destinée aux grands centres urbains ,on pense à Québec et particulièrement à Montréal. C´est évidemment dans ces milieux où l´immigration est importante et où les problèmes de cultures et de religions peuvent se heurter.
Or le dernier sondage Léger-LeDevoir indique que le PQ a profité de cette annonce de la charte essentiellement en région et non à Montréal où il reste bon deuxième et à Québec où il se situe à la troisième place.
Comment se fait-il que les gens en région soient plus sensibles à leurs « valeurs » ,eux qui ne sont et ne seront manifestement pas à être confronté avec des foulards ,kippa et autres symboles religieux?
Les régions seraient-elles atteintes du syndrome d´Hérouxville?
Les « pures -laines » de Montréal et Québec sont-ils plus habitués à cohabiter avec d´autres peuples et ont-ils appris que le danger de perdre son identité est inexistant?

L’allégorie de la grenouille pourrait être de nature à répondre en partie à votre questionnement. Bien qu’historiquement controversée, elle fait image.

Se pourrait-il que dans les grands centre urbains on se soient habitués à une situation qui, à la longue pourrait devenir préoccupante ? Ainsi, Al Gore ne l’utilise-t-il pas dans son film pour illustrer les dangers du changement climatique.

Tout ça pour dire que ce n’est pas parce qu’il n’est pas perçu qu’un danger n’existe pas.

«Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare!»
[Michel Audiard]

La Loi 101 est une loi structurante faisant du français la langue officielle d’usage en tout espace public civil (ex: commerces, entreprises, milieux de travail, organismes communautaires) et en toute institution et organisme relevant de l’État québécois. Une Charte des valeurs québécoises se veut être également une loi structurante mais que pour les institutions et organismes de l’État québécois (publics et parapublics) qui pourrait servir également de guide au secteur privé dans le règlement de litiges lors de demandes d’accommodement déraisonnable.

Un parallèle de bon aloi pouvant être fait entre ces deux lois serait celui de leur apport positif à une plus grande cohésion sociale, facilitant chez les immigrants de bonne foi leur intégration à la société québécoise parce qu’ils seraient informés dès leur arrivée des règles et valeurs sociales de leur pays d’accueil; à mon humble avis, un tel parallèle ne banalise aucunement la Loi 101. Toutefois je reconnais d’emblée que la Charte des valeurs québécoises n’aura aucunement l’impact en mutations profondes provoquées par la Loi 101, des mutations bénéfiques d’ordre politique, socio-économique et culturelle pour tous les citoyens Québécois.

Par ailleurs, j’ai nul doute que le “gouvernement des juges rocanadian”, la Cour suprême du Rocanada, en toute justice anglomulticulturaliste charcutera d’un zèle impérial cette future Charte des valeurs québécoises comme la Charte de la langue française l’a été depuis 35 ans et le sera toujours lors d’amendements à venir.

Je ne peux qu’être en accord complet avec ce que vous écrivez.

Les fédéralistes québécois ont tellement peur de perdre le grand-frère ROCANADIEN, qu’ils deviennent fous de rage juste à penser à une Charte des valeurs québécoises.

L’histoire du Canada montrent qu’ils avaient la couine pas mal moins sensible quand le ROC adoptait un peu partout des lois pour restreindre l’usage du français en dehors du Québec. Deux poids, deux mesures.

«Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent.»
[Thucydide]

Très bien dit.
Ex: Dernièrement « The Province of British Columbia » a émis par décret l’interdiction de tout document et témoignage en français dans ses cours de justice. Silence radio chez les soumissionnistes-dépendantistes du Québec. « Business as usual »

On oublie que les Noirs, qui ne font que 12% de la population, ont réussi à imposer un congé national aux Américains (Martin Luther day, en Février) alors que les Canadiens français, qui font presqu’un quart de la population canadienne, n’ont jamais réussi à faire de la St-Jean-Baptiste, une fête pan-canadienne

Le Canada a adopté un de nos chants patriotiques comme hymne national, notre symbole patriotique, la feuille d’érable, et les trois fleurs de lys d’or sur ses armoiries. Je ne connais pas de conge statutaire canadien dédié à une personne. La Fête de la reine n’est pas un congé statutaire.

Le Québec ne célèbre pas la Saint-Jean Baptiste non plus, faut-il vous le rappeler… On était bin content de s’en débarasser pour adopter la Fête nationale.

«Je ne connais pas de conge (sic) statutaire canadien dédié à une personne. La Fête de la reine n’est pas un congé statutaire. ». Bien qu’au Québec cette fête a été remplacée par la journée nationale des Patriotes, partout ailleurs au Canada ainsi que les travailleurs sous juridiction fédérale ont un congé chômé et payé qui s’appelle « La Fête de Victoria » (Victoria day).

Ah…ah…ah…Pauline qui se prend pour René Lévesque astheure…

Eh misère!

Je me demande si René aurait arboré le carré rouge ET tapoché maladroitement les casseroles avec les vandales?

Vous le voyez se ridiculiser à ce point vous? C’est ce que je pensais…

Cet autre assaut contre nos libertés individuelles n’a aucune raison d’être et n’est qu’un leurre pour aider le Parti québécois à sortir des bas fonds des sondages. Rien d’autre; d’ailleurs, elle ne passera pas la rampe les Chartes de droit et de liberté canadienne et québécoise.

Un autre commentaire foireux, René Lévesque était un ardent défenseur du syndicalisme.

Pourriez-vous nous expliquer en quoi votre liberté serait ainsi assaillie ?

Les étudiants carrés rouges se sont exprimés par leurs associations étudiantes, donc en faisant du syndicalisme étudiant. Les manifestations de casseroles étaient aussi un appui à la cause étudiante donc au syndicalisme étudiant.

C’est le temps de couper court aux demandes d’accommodements, principalement, de la part de nos Musulmanes, avant que le Québec soit envahi par les burqas et les niqabs, comme à Londres…actuellement.

François 1 écrit : «Je me demande si René aurait arboré le carré rouge ET tapoché maladroitement les casseroles avec les vandales? »

M. Lévesque s’est aussi promené dans la rue, comme gréviste, à Radio-Canada, ce qui avait lancé sa carrière. Il n’a pas tapoché sur des casseroles, seulement fumé comme un pompier, ce qui n’est pas un meilleur exemple, vous en conviendrez.

Si mes souvenirs sont exacts, René Lévesque n’était pas politicien à l’époque de la grève de Rad.-Cacanne non?

Et encore moins chef de l’opposition…

M. Bousquet, Mme Marois était la chef de l’opposition officielle et contestait une loi voté par le parlement qu.elle-même voulait diriger

Bonjour,

En « réécriture » de mon commentaire, tout en s’épivardant un peu sur la Charte des Valeurs mais surtout sur la Loi 101, il semble bien évident qu’une loi comme la Loi 101 n’aurait jamais « traversé le Rubicon » en ces jours de 2013. Tout en allant s’écraser avec fracas sur les tablettes. Dans cette « période bénie post années 1960 » où le Québec sortait quelque peu de sa Grande Noirceur tout en permettant à notre bande de nationalistes d’aller se blottir bien serrés et se recroqueviller tous ensemble sous la « Tuque Nationale », c’était la grande mode en ce temps là au Québec des « diseurs de bonne aventure » comme disaient les québécois du Québec profond. Ces lieux reculés par le tonnerre où le nationalisme faisait des siennes en frappant le plus fort. Tandis que de « pauvres têtes heureuses » se faisaient enfirouaper et embobiner toute la gang ensemble comme des valises avec de l’utopie à fond la caisse.

Quelle inconséquence dans cette période où nos nationalistes « avalaient les couleuvres à tombeau ouvert soit à la grosse planche » comme y disent dans le dialecte des régions éloignées. Soit d’avaler une chose et son contraire dès le lendemain. Toujours dans cette maudite foulée des « diseurs de bonne aventure », ces prédicateurs du National, ces tribuns qui enflammaient le petit peuple en prenant la place des Curés pour les amener au « CIEL qui est Bleu ».

En terminant, dans cette saga de la Loi 101 qui ne passerait pas le cap du « real politik » d’aujourd’hui, nos nationalistes prenaient ce prétexte de la Loi 101 pour protéger la langue française contre les « invasions barbares » venant de l’extérieur de nos murs. Tout een laissant absolument se détériorer cette langue belle par l’immense laisser aller qui fait que certains nationalistes comme nous voyons sur ce bloque ainsi qu’ailleurs massacrer la langue française avec plein de fautes tout en se prétendant les défenseurs de celle ci . Quelle incongruité vous dites ? Car nos amis les nationalistes pataugent depuis toujours dans leeur incongruité et leur inconséquence. Et comment faire de la pédagogie avec ce petit peuple qui osa se servir de l’oxymore, et bien OUI qui osa se servir d’un oxymoron afin de poser les deux questions référendaires en 1980 et en 1995.

En conclusion, afin de démontrer aux nationalistes québécois l’inconséquence de leurs actions, pendant que la Loi 101 était promulguée au Québec en 1977, le Parti Québécois avec Monsieur Jacques Parizeau ainsi que René Lévesque se rendaient à Washington et sur Wall Street à New York en essayant de mobiliser les nationalistes en poussant l’odieux à proposer cette « superstructure » aux Yankees tout en voulant adopter le dollar américain pour le Québec sans « FRANCISER » In God We Trust ». Tout en fomentant lesa assises du LIBRE ÉCHANGE à venir, soit l’Alena avec leur béni oui oui soit le P’tit Gars de Baie Comeau. Toute cette période des « amoureux transis » où même notre Ti Poil national s’était affirmé comme un « yankee-bécois » car le SUD de la frontière l’attirait « si fort ». Et tout ça dans les premières pages de cet essai de Monsieur Jean François Lisée qui était fortement pro américain dans son autre vvie. Le tout dans cet essai publié en 1991 soit aux Éditions le Boréal : Dans l’Oeil de l’Aigle….. Au plaisir, John Bull.

» La Fête de la reine n’est pas un congé statutaire. » Violetta Valery

Tiens donc. Qu’est-ce donc?

Les congés statutaires canadiens sont: le 25 décembre, le 1er janvier, le 1er juillet, le Vendredi-Saint et la Fête du travail. Tous les employés au Canada des secteurs publics et privés ont droit à un congé payé (ou au temps supplémentaire dans le cas des policiers et autres postes essentiels).

Les autres congés fédéraux ne sont pas statutaires dans toutes les provinces et les indemnisations salariales varient selon les legislations provinciales. Ainsi, le Victoria Day n’est pas un congé statutaire en Nouvelle-Écosse, à l’Île du Prince-Édouard et à Terre-Neuve.