Charte des valeurs : Pauline Marois lève le voile

Photo : UIG / Getty Images
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Le gouvernement Marois devait présenter sa Charte des «valeurs québécoises» le 9 septembre prochain. Cette semaine, la première ministre laissait plutôt savoir que le «suspense» serait encore prolongé de quelques jours…

En attendant le grand «dévoilement», force est de constater que depuis la première fuite détaillée de son projet au Journal de Montréal, le gouvernement a eu ce qu’il voulait. Son ballon politique monopolise toutes les tribunes et ce qu’on appelle l’«ordre du jour» politique. À Ottawa comme à Québec, la plupart des chefs de partis ont même déjà campé leurs positions respectives.

Au Québec – grosso modo -, le chef libéral, Philippe Couillard, dit s’opposer à toute interdiction du port de signes religieux dans la fonction publique et parapublique. Il se démarque toutefois de Jean Charest en appuyant la nécessité d’encadrer les demandes d’accommodements religieux dans les institutions publiques.

Le chef de la CAQ, François Legault, demande quant à lui au gouvernement de respecter sa promesse électorale d’une charte de la laïcité, et non des «valeurs québécoises». Coupant la poire en deux, il se dit d’accord avec une interdiction du port de signes religieux, mais sélective.

Chez Québec solidaire. Françoise David avance que le projet du gouvernement ne servirait en rien à «protéger» l’identité québécoise. Pis encore, il ne provoquerait que de l’«exclusion» et de l’«isolation» dans la société.

Dans les médias, les textes foisonnent aussi de partout. Incluant sur ce blogue.

Bref, le «ballon politique» du gouvernement prend de plus en plus des proportions de montgolfière préélectorale. Quant à l’opinion publique, elle s’en trouvera tiraillée dans toutes les directions pendant des mois.

***

Comme on s’en doutait déjà fortement, la première ministre confirme le tout en entrevue au Devoir. La première fuite médiatique ressemblait en effet passablement à ce que sera sa «proposition» officielle.

En plus de proposer des balises pour encadrer les demandes d’accommodement religieux, le gouvernement proposerait une interdiction à géométrie variable du port de signes religieux dits ostentatoires par les employés. Et ce, à travers les secteurs publics et parapublics. Même dans les garderies.

On y comprend aussi qu’il tentera d’étirer la sauce des «valeurs québécoises» jusqu’à la prochaine campagne électorale qu’on attend d’ici le printemps.

On s’en doutait également: si le projet de loi que la première ministre semble vouloir déposer d’ici la fin de la session d’automne n’est pas appelé ou adopté avant le déclenchement de la prochaine élection, cette Charte des «valeurs» présentée comme un nouveau socle de l’«identité québécoise» deviendrait alors un des principaux thèmes électoraux d’un gouvernement Marois en quête d’une majorité de sièges.

En d’autres termes, la séquence prévue – annonce en mai dernier du passage d’une Charte de la laïcité à une Charte des «valeurs québécoises»; coulage du 20 août dans les médias; présentation la semaine prochaine d’un «document d’orientation»; suivie de consultations; puis, du dépôt d’un projet de loi -, confirme deux choses.

Primo : que le coulage détaillé d’un projet de Charte des «valeurs québécoises» était un ballon politique bien préparé et bien planifié.

Secundo : qu’elle constituera un thème électoral majeur pour le PQ – ce que je qualifiais ici plus précisément de «bouée électorale». Du moins, c’est ce que souhaite le gouvernement.

***

Porter ou ne pas porter la croix? Ou le foulard… Ou le turban… Ou la kippa….

Sans surprise, non plus, la question  plus contentieuse du port de signes religieux dans les secteurs publics et parapublics enterre pour le moment le débat plus pertinent sur l’encadrement des demandes d’accommodements religieux.

Sur la question des signes religieux, si vous le permettez, je soumettrais à vos commentaires un texte signé dans les pages de La Presse par Malika Chakou.

Madame Chakou travaille à Trois-Rivières chez Revenu Québec. Elle se présente comme «fonctionnaire», «immigrante», «arabo-musulmane», «non voilée» et mariée à un Québécois «de souche».

Pour le lire en entier, c’est ici.

En voici de larges extraits :

«Je vis ici depuis 15 ans dans le bonheur avec mon amoureux. Mes meilleures amies sont Julie, Sandra, Cécile, Ginette… mais des femmes voilées aussi. Nous partageons nos secrets les plus sérieux, mais nos futilités aussi.

Je découvre la poésie de Félix Leclerc et récite celle de Gaston Miron. Gilles Vigneault est mon idole et j’affectionne René Claude. J’ai un souvenir pour Claude Léveillée et j’ai des frissons lorsque j’écoute Pauline Julien. Richard Desjardins me ravit et la sublime Clémence Desrochers me connecte à mon âme. (…)

Je partage les valeurs québécoises, mais je respecte ma religion. Je ne bois pas et ne mange pas de porc. Personnellement, je n’ai pas de problèmes. Je suis une femme dite «intégrée» parce que je ne suis pas voilée, comme si les femmes voilées ne l’étaient pas.

J’ai toujours admiré Pauline Marois pour son combat et sa persévérance et j’ai applaudi lorsqu’elle a été élue. (…)

Aujourd’hui, cette fameuse charte des valeurs québécoises qui pointe à l’horizon m’inquiète. Aujourd’hui, je peux dire comme Robert Charlebois dans Lindbergh «Mais ché’pu où chu rendu» !

Si les signes religieux sont interdits dans la fonction publique en général et si les femmes de ma religion et de ma communauté sont stigmatisées, est-ce que je serais heureuse, moi qui suis non voilée? (…) Je me sens donc concernée par la marginalisation des femmes de ma communauté.

Le Québec est mon chez-moi. Je vis ici en confiance comme un bébé au sein de sa mère. Aujourd’hui, je suis perturbée parce que la mère, justement, se prépare à rejeter son bébé!

J’ai souvent entendu que le voile islamique est imposé à la femme par le mari. Celle-ci, en l’arborant, exprimerait sa soumission à son mari. Laissez-moi vous dire que c’est archifaux. (…)

Je sais qu’il y a des abus dans ce domaine (…) Mais justement, le rôle de l’école est de détecter et de protéger ces mineures qui sont encore vulnérables. Les assistantes sociales sont là en partie pour cela, non?

Mais les femmes voilées, qui sont majeures et vaccinées, doivent être libres de le porter. Je suis consciente que dans un esprit de partialité et d’objectivité, l’État a l’obligation de protéger les endroits où se prennent des décisions, comme le domaine de la loi et de la justice en interdisant le port de signes religieux. Ça, je peux le comprendre, mais de là à les interdire dans tous les domaines de l’emploi…

De grâce, si vous pensez que la femme musulmane n’a pas de liberté sous son voile, ne lui réduisez pas celle dont elle peut jouir sous le vaste ciel du Québec!»

***

 

 

 

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La dame vit à Trois-Rivières (11% de chomage). Elle a la chance d’être fonctionnaire, donc sécurité d’emploi et bon salaire. Pension, un mois de vacances, assurance, etc.
Alors, elle se plaint de quoi?
Je lis les commentaires de musulmances ces jours-ci (il n’y a qu’eux qui se plaignent, j’ai vu aucun Chinois, Haitien, Mexicain, Colombien, Russe, Coréen, Vietnamien, Américain se plaindre.) et je me dis c’est mal parti.
Le gouvernement va devoir aller chercher le support public de ces Chinios, Haitiens, Mexicains, Colombiens, Russes, Coréens, Vietnamiens, Américains qui sont aussi allergiques au voile islamique que la majorité des Québécois.

La burqa et le niqab devraient être interdits au Québec, dans tous les lieux publics, question de sécurité et de respect pour les femmes ainsi voilées, pour les libérer, volontairement ou non.

Pour ce qui est des autres voiles qui se contentent de couvrir les cheveux, même les oreilles, comme nos grand-mères et nos religieuses en portaient, que notre gouvernement les laisse libres de le porter, pour la religion ou pas. Certaines de nos Québécoises de souche auraient aussi avantage à faire de même, à la place de tous ces soins capillaires longs et coûteux, à ceux qui, avec l’âge, ont résistés.

Fait que, Mme Marois avaient l’habitude de jolis foulards sur ses épaules, pourquoi pas sur la tête de plusieurs femmes québécoises, musulmanes ou pas, qui le veulent ? Ils sont esthétiques.

Et que dire de cette touchante lettre d’une Québécoise de souche au sujet de l’une de ses élève infirmière à devenir:

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201309/05/01-4686478-peut-on-se-passer-delle.php

Extrait:

« J’ai osé lui demander ce qu’elle fera dans l’éventualité où on lui interdirait de porter le voile au travail (je n’ai jamais vu la couleur de ses cheveux!). Elle me répond: «J’apprendrai l’anglais et j’irai travailler en Ontario». Schlak!

On peut bien la croire, cette jeune femme, puisqu’elle nous est arrivée de la France, il y a un peu plus de trois ans pour les mêmes raisons. »

Et vlan! Dans la gueule des péquistes.

Pourquoi dans la gueule? Si elle est assez extrémiste pour déménager à cause d’un voile, c’est plutôt une bonne nouvelle!

Extréminte???

Donc, tous les Québécois qui ont choisi de vivre ailleurs qu’au Québec (ils sont des dizaines de milliers!!!) seraient des « extrémistes »???

Développez un peu plus SVP…

Question: un cours d’infirmiere prend 3 ans au cegep. Qu’a fait cette femme pendant les 3 dernieres années? De quoi a-t-elle vécu?
Lorsqu’on parle d’immigration, on nous dit n’importe quoi. Rarement, on fouille le dossier. Et que de fois, on se laisse berner. Les Québécois sont sans doute le peuple le plus naif au monde

Elle est probablement allée se ressourcer chez les fondamentalistes musulmans et fait un petit tour chez les Talibans, au Pakistan.

N’importe quoi…

D’abord, je dois reconnaître qu’un parti politique, ou un autre, a très légitimement le droit de préparer le terrain en vue de sa réussite, sinon de sa survie. Qui en toute logique pourrait l’en blâmer. Donc lancer un ballon politique pour connaître les conditions politiques en atmosphère ne me semble pas une faute en soi. Ne pas le faire serait plutôt un signe soit d’arrogance soit un signe d’incompétence.

L’autre aspect que j’aimerais relever à trait à l’affichage de signes religieux au sein de la fonction publique ou quasi-publique. J’accepte que certaines religions posent à ceux et celles qui la pratiquent des obligations notamment dans la tenue vestimentaire. Aussi, je ne tiendrai jamais rigueur à une personne de ne pas occuper certaines fonctions à cause de ses obligations religieuses. Ainsi, j’estime qu’une personne qui s’oppose formellement à la destruction de la vie humaine devrait avoir le droit de ne pas participer à des actes ou des activités liés à la guerre par exemple.

Si pour des raisons religieuses une personne doit faire un choix entre sa religion et les règles d’un emploi, je ne vois aucune raison pour l’empêcher de choisir les règles de sa religion. C’est sa liberté et je lui reconnait entièrement le droit de ne pas exercer une fonction qui par ses obligations viendrait en opposition avec celles de sa religion.

Mais en même temps je crois important qu’un État, une société, édicte les règles de son fonctionnement. Ne pas le faire serait une erreur qui à terme nuirait au bonheur des uns et des autres. Dans le domaine des affaires ont dit très souvent que l’incertitude est la pire situation et que les décisions et les règles de fonctionnement doivent être claires. Je crois que socialement et politiquement c’est la même chose. Une fois que les règles sont édictées, c’est de la responsabilité de citoyens d’agir en conséquence.

Il serait également important que ceux et celles qui pratiquent la religion islamique éclaircissent la situation du port du voile dans leur religion. Si c’est une obligation religieuse, nous devons reconnaître que le fait de s’y soumettre revient à affirmer la religion qui le prescrit. Or je crois que la laïcité de l’État ne doit pas permettre l’affirmation des religions qui doivent demeurer privées. Par contre si le port du voile n’est pas l’effet d’une obligation religieuse mais le fait d’une volonté personnelle, la question ne se pose plus tout comme le port des shorts , des jeans ou de toutes autres tenues vestimentaires pouvant être jugée inappropriées par l’employeur.

Mais encore une fois, nous devons respecter ce principe de liberté : toute personne a le droit de choisir entre les obligations que lui fait sa religion et les obligations que lui imposent ses fonctions professionnelles.

«Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé»
[Albert Einstein]

Pour une meilleure compréhension de la dynamique émotive que suscite le débat actuel sur la laïcité de l’État il est un fait qui à ma connaissance n’a pas été soulevé jusqu’à présent et qu’il ne faudrait pas rejeté du revers de la main. C’est celui du port de signes et vêtements religieux ostentatoires rappelant aux Québécois dits de souche l’ostracisme de l’église catholique prévalant avant la Révolution tranquille ayant fait subir aux âmes insoumises la terreur du « divin » telles les menaces de l’enfer pour l’éternité et la mise au ban de la société par l’excommunication d’infidèles et de mécréants.

En permettant allègrement le port de signes et vêtements religieux OSTENTATOIRES chez les employés de l’État, ne revivrions-nous pas une nouvelle ère de terreur « divine » ? En pavant allègrement une voie à l’infiltration d’intégristes, à l’entrée de « Fous de Dieu » de toute religion dans la fonction publique, l’État ne s’exposerait-il pas un arbitrage « divin » de la part de ces illuminés en la prestation des services aux citoyens ? (N.B.: Le genre masculin inclut ici le féminin)

Pourquoi empêcher une jeune femme de faire ce qu’elle veut. Si pour elle les obligations de sa religion passent avant les obligations de la société d’accueil où elle vit, c’est très bien qu’elle aie la liberté d’actualiser son choix.

Je ne vois pas comment elle pourrait reprocher à la société québécoise de demander à ses citoyens de respecter les règles pouvant être, à un moment ou l’autre, mises en places. Ses choix lui appartiennent.

J’imagine que votre sensibilité envers les droits fondamentaux est aussi exacerbée quand vous pensez à ces citoyens francophones de la Colombie Britannique qui se sont vu refuser par la Cour suprême du Canada l’usage du français dans le système de justice de leur province. Allez-vous également monter aux barricades pour les soutenir dans leur droit fondamental de parler le français chez-eux ?

«Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n’a aucun respect, en retire l’avantage d’avoir l’air d’être ce qu’il méprise.»
[Ambrose Bierce]

Il y a quelques temps, lorsque Raymond Bachand était encore Ministre des finances, un journaliste de Radio-Canada lui posait une question insidieuse sur le prix des vins et autres spiritueux plutôt plus élevés qu’ailleurs (dans le monde) ou même qu’en Ontario. Monsieur Bachand expliquait que c’était dans « nos valeurs à nous les québécois » que de payer plus cher pour tous ces produits. Que c’était « notre choix comme société » à nous les québécois.

Heureusement qu’à ce moment-là je ne buvais pas de la bière comme maintenant, car je pense que j’aurais avalé de travers. Franchement me dis-je : « monsieur Bachand — quoique je ne boive toujours qu’avec extrême modération — franchement j’aimerais mieux payer mes alcools à plus petits prix…. Sans trahir mes valeurs. »

Est-ce à dire que par le simple fait que je rechigne à payer de 3 à 5 fois plus cher mon vin que ce que j’aurais à débourser dans tout supermarché français, que cela fasse de moi un mauvais québécois ? Ben oui ! Ben don’ ! Ridondaine redondon ! Faut ben croire qu’c’est : Oui ! — Puisque sur ce sujet aussi plate soit-il, je n’embrasse définitivement pas les valeurs québécoises. Si être québécois c’est être assez cave pour payer 3 à 5 fois plus cher que partout ailleurs pour se beurrer la gueule. Ben tant pis, ça n’fait définitivement pas d’moi un très bon québécois.

Là où je veux en venir, c’est que cette Charte des valeurs québécoises (inconnue encore au bataillon, mais presque visible dans son entièreté tellement qu’on l’a si impudiquement dévoilée) ; cela me fait penser (oui cela m’arrive optionnellement de penser) que le prix qu’il faudra débourser pour appliquer par le menu nos valeurs laïques de neutralité et d’égalité ; que cela risque de nous coûter 3 à 5 fois plus cher que ce quelles coûteraient partout ailleurs sur la planète.

Pensez un peu à tous les recours judiciaires qui s’en viennent, y compris devant la Cour Suprême. Qui c’est-ti d’après vous qui va payer pour ça ? Ben nous ! Ben bibi ! Avec l’argent ben ben dépensé de tous nos impôts et toutes nos taxes. Ainsi la suprématie de nos valeurs à nous, nos valeurs de la majorité francophone au passé culturel catholique va mettre la « valeur québécoise» sur les tablettes des produits de luxe. Ben quoi, c’est vrai qu’on est riche avec toutes nos ressources naturelles et notre électricité qu’on peut toujours vendre à rabais.

Ne paye déjà-t-on pas deux fois plus cher pour nos routes et nos infrastructures ? Qu’il faut soit dit en passant rafistoler néanmoins tout le temps. N’a-t-on pas payé le Stade olympique quatre fois le prix plutôt qu’une ? Notre système de santé ne coûte-t-il pas un petit peu trop cher, compte-tenu de l’impossibilité d’accéder à un médecin de familles de préférence diligemment ? Pourtant la prévention, ça fait économiser de gros sous pour longtemps.

Si adhérer aux valeurs québécoises, c’est tout faire croche et payer toujours trop cher pour n’avoir qu’du croche, incluant la laïcité. Eh bien désolé les amis, j’dois vous dire qu’mes valeurs à « moai » qu’elles sont dans c’cas québécoises, mais québécoises « pantoute » !

— « Fluctuat nec mergitur » (il flotte mais ne sombre pas), une « bouée électorale », ça coule quand c’est trop chargé ! Vite ! Vite ! Vite ! Aux canots de sauvetages, espérons à tout le moins que l’insubmersible PQ ait prévu suffisamment de canots. Encore un dernier ‘tit verre avant que de ne prendre le fond 🙂

Il est plus facile de jouer de la casserole dans les rues de Montréal que de relancer l’économie d’une société moderne.

Notons que le PQ, qui cherche à contrôler les femmes voilées, a vécu très bien pendant six mois avec les manifestants voilés.

Un individu avec le visage entièrement caché qui casse des vitrines et lance des roches est un héros. Une Musulmane voilée est une menace pour la société.

Grâce au PQ, pour la première fois de ma vie, je suis sympathique aux Musulmans.

1- Les « black blocks cagoulés » n’étaient-ils pas des agents au service de John James ?

2- Euh! maintenant vous êtes sympathique aux musulmans…eux à vous???…vous à eux ???

3- Le fondamentalisme intégriste religieux exprimé par des signes, symboles et vêtements OSTENTATOIRES est à proscrire seulement chez les employé(e)s de l’État et seulement dans l’exercice de leurs fonctions.

Complètement pété votre commentaire.

Expliquez-moi encore une fois en quoi une fonctionnaire « voilée » (i.e.: qui accepte librement de porter un signe distinctif!) qui travaille dans un obscur bureau d’un tout aussi obscur ministère est-elle une source de menace pour votre identité et celle des vôtres Monsieur Gascon.

Les Créditistes, apôtres de St-Michel, portent le béret blanc comme signe distinctif ostentatoire religieux. Est-ce que le béret blanc va aussi être banni au travail, pour notre provincial gouvernement ?

Bonjour,

Bien sûr et encore une fois, nos nationalistes québécois passeront pour de « tristes gorlots » aux yeux de ceux qui sont le moindrement politisés. Encore une fois, un gros show de boucane et nos victimes consentantes n’y verront que du feu dans une grosse boucane pour faire tout un boucan. Tout comme lorsque notre Ti Poil national arrivait dans les assemblées de péquistes avec plein de cartons de cigarettes dans l’antichambre pour faire de la « boucane en masse » comme lors de la Fondation du Parti Québécois en 1968 pour y faire prendre des vessies pour des lanternes salvatrices à nos nationalistes médusés.

Certes, chacun sa technique en tant que chef de cette bande de nationalistes et Notre Dame en Béton n’est pas en reste pour étourdir une bande de nationalistes de moins en moins « croyants », il faut bien le dire. Tous comme certains potes originaires de l’Hexagone, nous eûmes ce gros « fun noir » à la dernière élection provinciale de voter pour la Dame en Béton ainsi que pour son parti. Rien que pour « avoir un gros fun Bleu » de voir nos amis les péquistes mettre la « Cause à terre ». Tout en étant convaincus que la pauvre Cause « n’artroussera plus d’un poil » en laissant la gouvernance actuelle à nos « faux jetons ». Bien sûr, en 2007 lors de la course à la direction du Parti Québécois, mes potes et moi prirent une carte du Parti Québécois afin d’appuyer Monsieur André Boisclair qui malheureusement lâcha « toute la patente » comme disent les vieux péquistes nostalgiques qui espéraient comme nous un vent de fraîcheur.

Encore une fois, après avoir avalé les couleuvres de circonstance, nos nationalistes québécois auront été encore une fois les « dindons de la farce ». Tout comme de vraies dindes de leur folklore alors que des foules de nationalistes « trippaient » sur le Père Gédéon et Hi Ha Tremblay qui emplissaient les salles combles tout comme les assemblées de péquistes d’alors. Car en coulisses, dans les officines de l’Assemblée Législative du Québec, ce que nos députés péquistes doivent se marrer tous ensemble, ce que nos députés péquistes doivent se bidonner en pensant à la pauvre gueule des péquistes voyant l’éléphant « accoucher de la souris habituelle ». Quel fou rire doit habiter la Dame en Béton et ses députés ? Car à l’Exemple de ce jovial Monsieur Pierre Duchesne sur les ondes de Radio Canada avec Madame Anne Marie Dusseault lorsque celle ci parlait d’un nébuleux projet de loi, ces deux larrons en foire ne sont qu’une mince indice de tout le fou rire de ce gouvernement envers nos nationalistes. Aussi pire que la pseudo « souveraineté dans 1000 jours » du vieux satyre qui s’était encore une fois trompé d’une « coupelle de zéros » comme disent en région nos fiers nationalistes, grand défenseurs de la langue française devant « l’ÉTERNEL seulement » ….. Avec plaisir, John Bull.

François 1 ne devrait pas trop blâmer le PQ ici, vu que nos 3 grands partis provinciaux veulent tous, à un degré divers, interdire le port des signes religieux, dans certaines circonstances.

Le PQ : Pour toutes et tous, au service du gouvernement, avec certaines dérogations.

La CAQ : Pour les juges, les enseignant(e)s…minimum.

Le PLQ : Pour les burqas et le niqabs en tous lieux…minimum.

Note déjà parue à ce sujet:

« Notons que le PQ, qui cherche à contrôler les femmes voilées, a vécu très bien pendant six mois avec les manifestants voilés.

Un individu avec le visage entièrement caché qui casse des vitrines et lance des roches est un héros. Une Musulmane voilée est une menace pour la société.

Grâce au PQ, pour la première fois de ma vie, je suis sympathique aux Musulmans. »

La »Charte des valeurs » devrait-elle respectée et mise en force par la création au sein de la SQ d’une police religieuse comme en Arabie saoudite?

La religion est d’ordre privée selon un axe démocratique à partir du principe que le progrès humain n’existe que dans sa capacité à réduire la puissance publique de la religion. Les religions monothéistes dont l’islam transportent avec elles un code juridique qu’en Ontario on a pensé adapter dans sa partie familiale. Issu de ces règles écrites et en partie non écrites, les religions du livre par le voile, le port d’un chapeau, la tenue stricte déterminent le rôle et la place des femmes par rapport aux hommes. Que dans les fonctions publiques comme celle de l’enseignement ou des soins l’on permette le port du voile c’est manifestement faire entrer dans la sphère publique démocratique la matière d’un code de lois religieuses qui subordonnent les femmes par rapport aux hommes. Le patient homme dans quelles conditions peut-il être traité par une infirmière voilée la question se pose. Le gouvernement Marois en faisant disparaître le crucifix du parlement pourrait défendre intégralement une charte de la laïcité si elle est crédible par le principe et l’application. Quant à l’électoralisme du PQ, on a déjà vu pire avec la politique anti accès à l’éducation universitaire du gouvernement Charest sur le dos des étudiants.

» — « Fluctuat nec mergitur » (il flotte mais ne sombre pas), » Il est battu par les flots mais ne sombre pas. Page roses, Larousse. 🙂 Devise de Paris.

En toute amitié et sans méchanceté.

Serge G.

@ Serge Gingras,

Il s’agit bien en effet de la devise de la ville de Paris. La langue latine est sujette à des traductions les plus diverses, certaines sont plus littéraires que d’autres, je croix cependant que les latins étaient plus proches de la définition élémentaire qui doit être aussi placée dans son contexte.

Ainsi dans le dictionnaire latin Olivetti :
http://www.grand-dictionnaire-latin.com/dictionnaire-latin-francais.php?parola=fluctuat

Voici les définitions pour le verbe : fluctŭo
1_ondoyer, fluctuer
2_flotter, être transporté par les flots
3_(au figuré) vaciller, trébucher, être indécis, être incertain
4_(au figuré) bouillonner, être en colère, être troublé par une passion

— De sorte que ma traduction dans le sens de « flotter », n’est pas incorrecte.

Il n’y a nulle méchanceté, traduire n’est pas chose si facile. En toute amitié également.

Quand je me demande ce qui pourrait légitimer le port de signes religieux ostentatoires dans la société civile surtout dans le domaine public, je n’y vois aucune véritable raison. Si quelqu’un pratiquant une religion ou une autre tient à montrer, à affirmer la religion pratiquée, je ne peux m’empêcher de regarder dans le rétroviseur de l’histoire pour encore voir les drames causés par le fanatisme religieux des uns et des autres. C’est une constante des drames humains et du barbarisme de nombreux évènements : les différences religieuses sous-tendent ou sont le prétexte aux pires actes de cruauté. Alors pourquoi vouloir feindre que le prosélytisme n’existe pas quand des adeptes de certaines religions exigent de démontrer publiquement LEUR pratique de LEUR religion. Une porte est ouverte ou fermée.

Quant au port du voile chez la femme islamique, certaines disent que c’est une obligation religieuse. D’autres par contre, tout en disant pratiquer la religion Islamique, disent que le port du voile est une affaire personnelle. Encore ici, une porte est ouverte ou fermée. Si c’est une affaire, un choix personnel, alors nous devons reconnaître à cette personne la liberté de vivre avec les conséquences de ses choix. Ainsi nous serions très malvenus d’obliger tout le monde à manger du porc par exemple. Certaines religions défendent la consommation du porc, c’est OK pour moi. Ceux qui pratiquent ces religions ont le droit de ne pas manger de porc. Ces personnes ont le droit de vivre selon leurs convictions. De la même façon une femme voulant exercer une fonction où les exigences vestimentaires l’empêche de porter le voile, c’est sont entière liberté de choisir de satisfaire ses exigences vestimentaires issues de sa religion ou d’exercer l’emploi qu’elle veut occuper.

«Les droits sans obligations, c’est l’anarchie.»
[Lessia Oukrainka]

Pourtant Denis, si je me réfère à vos écrits et à vos prises de position (ainsi qu’à ceux des péquistes de Pauline Marois!) du « Printemps minable », vous vous accommodiez très bien et traitiez même en héros, à l’époque, les vandales masqués qui saccageaient allègrement nos « actifs nationaux » et maintenant, voilà soudainement qu’une femme voilée serait une menace pour nos « valeurs »???

Est-ce à dire que sur votre planète, la destruction du mobilier urbain serait une de vos valeurs québécoises?

Je constate encore une fois votre mauvaise foi. En effet vous qualifiez de vandales l’ensemble des manifestants alors que les vrais vandales étaient clairement identifiés comme ne faisant pas parti de ceux et celles qui défendaient une cause. Ces extrémistes, tous sont d’accord avec le fait qu’ils auraient profité de n’importe quelles causes pour saccager autant qu’ils le pouvaient.

En réalité, ces casseurs professionnels auraient très bien pu être des agitateurs volontairement prévus par Charest et sa gang que je n’en aurait pas été surpris.

Mes valeurs québécoises m’ont en effet fait applaudir à ces jeunes et leur tintamarre pacifistes car ils ont montré la porte à un homme aux abois qui était prêt à mettre à feu et à sang la société québécoise pour des fins purement électoralistes : Jean Charest.

Alors de remettre sur le tapis les tristes décisions du gouvernement Charest m’apparait de votre part un procédé vicieux et maladroit car il démontre avec évidence votre incapacité viscérale à formuler un argument intelligent sans chercher à démolir les éléments les plus positifs et les plus dynamiques de notre société : nos jeunes. Il faut réellement que vous soyez à court d’argument sérieux pour tenter d’enfourcher ce cheval depuis longtemps revenu dans ses terres.

Votre pensée idéologique est morbide, rétrograde, simpliste et obstinée.

«La pensée idéologique est toujours contre quelqu’un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.»
[Francesco Alberoni]

Bonjour,

Bien évidemment, en même temps que la « neige a neigé » sur ce pauvre Québec, ce que le nationalisme se permit de régresser au fil des ans en influençant toute la talle de nos péquistes. Ce que nos ancêtres pouvaient avoir l’esprit ouvert en leur temps alors que les médias d’aujourd’hui terrorisent bien des Pure Laine du nationalisme en leur faisant peur pour leur « culture » les pôvres en leur montrant des « montages comme au cinéma » pour que Baptiste et sa pareille soient constamment sur le qui vive, comme de vrais assiégés en voyant des ennemis pour leur superfétatoire culture un peu partout cachés sous des burkas, des hijabs si ce n’est pas des tchadors ou bien des voiles.

Regardez donc le positif avec toute cette cohorte d’immigration maghrébine arrivant ici avec plus de 70,000 à 75,000 mots de vocabulaire dans la besace, dans leur escarcelle qui au moins si vous aviez l’honneur et aussi l’honnêteté de le faire, vous en rougiriez de honte avec l’invraisemblable massacre que vous faites impunément à la langue française, cette langue belle dite de Marianne et de Molière dont vous vous prétendez béatement les défenseurs. La Pôvre. Car du temps de votre grand mère beaucoup plus ouverte du ciboulot que vous êtes : C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans ( bis ), son voile qui volait, qui volait, son voile qui volait au vent . Oui bien sûr dans ce temps là sans le regard torve de nos nationalistes québécois.

En effet, de quoi avez vous peur vous Autres de la gang des péquistes ? Tout en ayant passé 45 années des plus formidables à Montréal tout en travaillant longtemps dans le courtage immobilier, j’eus cette ultime chance de posséder 77 logements dans la métropole répartis sur 9 propriétés différentes. Tout en ayant deux immeubles de 8 logements de 3½ et de 8 logements de 4½ pièces dans deux quartiers différents dont il y a une gentrification fortement maghrébine soit sur la rue de l’Épée entre Beaumont et Jean Talon et cela tout près de Côte des Neiges ainsi que sur la 10ème Avenue dans Ville Saint Michel tout près de la rue Everett. Et jamais au grand jamais en ayant quadrillé Montréal toute ma vie durant et ce pendant 45 ans, jamais je n’ai vu une seule femme musulmane vêtue d’une burka.

En outre, les musulmans d’aujourd’hui sont les Italiens et les Polonais d’hier malgré que ces nouveaux venus étaient fortement catholiques comme le Pure Laine nationaliste. Et ces deux groupes furent détestés et rejetés par le Pure Laine. Est ce que ça vous enlève quelque chose, est ce que cela brime votre liberté d’individu que de voir quelques signes ostentatoires dans l’Agora tout comme partout dans les pays civilisés. Va t’il falloir un deuxième REFUS GLOBAL vous vous secouer le pommier, vous autres de la bande des nationalistes québécois. Au Diable la Tuque et le Goupillon clamait avec fracas en 1948 le Refus Global. Lâchez la tuque qui fait de vous des « porteurs de drapeaux » morbleu.

Par ailleurs, ce sont des milliers d’intellectuels avec une pensée toute à fait libérale qui commencent à se soulever dans cette province du Canada reculée par le tonnerre sur bien des plans. Nous avons franchi le cap des années 2000 depuis quelque temps. Et avec le regard d’une grande majorité de mes potes qui sommes des libéraux et Canadiens dans l’âme, je préfère de loin une femme du Maghreb habillée sobrement qui porte élégamment le foulard, que ce soit le hijab ou bien le thador. Car la très grande majorité du temps, ces femmes du Maghreb sont bardées de diplômes soit des Maîtrises et des Doctorats d’universités mondialement reconnues.

De plus, tout en spécifiant préférer les femmes maghrébines s’habillant sobrement et portant fièrement le voile qu’une Pure Laine du pays « en manque d’amour » qui se soumet aux diktats de la prétendue mode du jour, à tous ces impératifs qui font de cette Pure Laine une « FEMME OBJET » et rien de plus. Est ce que cette femme est libre en portant ostensiblement des « VÊTEMENTS GRIFFÉS » comme une pauvre femme sandwich qui en fait la promotion et leur donne « l’Exposure requise » sans avoir une maudite cenne noire de rémunération pour ce faire ? Cette pauvre femme dressée par les impérieux diktats et impératifs de la mode qui l’obligent à grimper sur des échasses, sur des talons aiguilles pour se « dégalber » les mollets au grand jour. Tout en cherchant l’attention en portant mini jupe et chandail « bedaine » afin de se consacrer comme cette femme objet que la société occidentale exploite au maximum.

En terminant, rien que pour rester elle même dans sa sobriété, cette femme qui se refuse à ce rôle que certains nationalistes québécois aimeraient bien qu’elle joue, soit se confondre dans le magma identitaire du Pure Laine, et bien NON merci. Tout comme le millier d’intellectuels qui viennent de mettre en garde le Parti Québec : Au diable votre satanée Tuque Nationale et haro sur les baudets que vous êtes devenus, foi de « joual » . Au plaisir, John Bull.

@ John Bull,

En fait la burka, n’a d’ailleurs originellement rien à voir avec l’Islam, puisque son origine connue remonte à la Mésopotamie et au culte de la déesse Astarté qui dans l’antiquité était la déesse de l’amour charnel. Aussi dans les pays issus de l’Empire mésopotamien (Iran, Irak, Afghanistan, etc.), les femmes qui portent la burka s’en revêtent aussi par coquetterie.

Évidemment, on ne ferait pas de « grandes chartes » si on partait du principe que les signes ostensibles quel qu’ils soient sont aussi des parures (tant pour les hommes que les femmes) peu importe qu’elles fassent référence à un thème religieux ou bien pas.

That’s what it is 🙂

L’expression Pure Laine pour parler des Québécois frôle le racisme.

A l’origine, on parlait de Canadien pure-laine. La laine étant le matériel qu’il utlisait pour affronter les durs hivers canadiens. L’expression était plutot sympathique.

Mais depuis une dizaine d’années, on l’utilise (surtout chez les immigrants et les Anglos) pour décrire, avec un certain mépris, les Québécois dont le défaut être blanc, francos et ici depuis 14 générations. J’EN PEUX PLUS.

Je ne peux plus l’entendre. Elle pue le racisme. On ne dit plus nègre. On ne dit plus sauvage. On ne dit plus fif. Alors pourquoi on devrait continuer à se faire servir pareille expression méprisante?

Bonjour,

Certainement que bien de nos amis Algériens, Marocains ainsi que Tunisiens qui vinrent ici en ayant été fortement « sollicités » par le démarchage sans vergogne de démarcheurs québécois attachés aux différentes Maison du Québec sur le Vieux Continent doivent être tout à fait abasourdis en se disant kif-kif bourricot, considérant que cette « croisade nouvel âge » de nos croisés péquistes, ces croisés des années 2000 et prosélytes de leur pauvre Cause Nationale est dans le fond teintée de « xénophobie apparente » à leur égard. Et bien oui, » kif-kif bourricot » est dans une moindre mesure une forme de rejet noyée sous des considérations bassement électoralistes avec de ces relents de l’extrême droite.

Car cela prend tout un front de beu ou bien du front tout le tour de la tête pour exiger de telles mesures de droite qui portent atteintes aux Droits et Libertés par cette tyrannie de la majorité du Pure Laine nationaliste « d’icitte ». Trouvez moi un seul endroit au monde et même en incluant Haïti dont le nationalisme et le catholicisme ressemblent le plus au Québec qui se permet d’avoir le « cul aussi béni que la province de Québec » .En parlant du Q béni de cette province qui permet à nos nationalistes de se « CROIRE AU CIEL » sur terre car tous les Saints et les Saintes du Ciel Bleu sont venus s’allonger sur le Québec pour y nommer villes et villages, d’innombrables rues et places publiques dans l’Agora, écoles, édifices publics et gouvernementaux ainsi que bien des hôpitaux.

Car quitte à se répéter pour marteler le message, quitte à sembler itératif car il faut bien le dire haut et fort, nulle part sur Terre existe un endroit autre « qu’icitte » avec le Q aussi béni. Et dire qu’une grande majorité de nos « intégristes nationalistes ont le front du Ti Poil de s’affirmer laïc ? Car peu importe ou vous vous dirigez au Québec, dans les villes et villages et surtout dans le Québec profond nationaliste du trognon, vous êtes en direction d’un Saint ou d’une Sainte Quelconque, il faut bien le dire et le redire…… Kif-kif bourricot est du pareil au meme que le tout ressemble fortement aux (croisades electoralistes ) de l,ADQ en 2007 avec les binnes de la cabane qui se mangent ( icitte avec du gros lard ). Au plaisir, John Bull.

Laisser le crucifix d’une par et s’attaquer aux autres religions d’autre part défie l’entendement. Enfin, moi, j’en perds mon latin. Il n’y a pas de cohérence.

Cette querelle, initiée par le PQ, me laisse pantois. On se croirait à Byzance et la querelle sur le sexe des anges.

Quelqu’un a trop lu Kafka au PQ.

Affaire suivante, SVP. Je m’adresse au PQ, il va sans dire.

@ Serge Gingras,

On ne lit jamais trop Kafka, mais on peut le lire à l’envers quelquefois 🙂

Dans un commentaire précédent, j’avais fait une référence à un arrêt de la cour Suprême (Fraser c. C.R.T.F.P.) concernant la liberté d’expression des fonctionnaires. Dans cette cause un fonctionnaire au ministère du revenu fédéral (cette dame que cite J.Legault est aussi fonctionnaire au ministère du revenu mais au Québec) avait critiqué publiquement la politique du gouvernement Trudeau sur l’adoption du système métrique ainsi que son projet d’enchâsser la charte canadienne dans la constitution du pays (madame Chakou critique aussi une charte.). Ce qui lui valut la perte de son emploi parce qu’il avait contrevenu à son devoir de loyauté envers son employeur l’État. « … un fonctionnaire ne doit pas, comme l’a fait l’appelant en l’espèce, attaquer de manière soutenue et très visible des politiques importantes du gouvernement. Selon moi, en se conduisant de cette manière, l’appelant a manifesté envers le gouvernement un manque de loyauté incompatible avec ses fonctions en tant qu’employé du gouvernement. »

Alors, si j’étais à la place de cette fonctionnaire je resterais coi.

Sans doute ce que l’on appelle le droit de réserve : fermer sa gueule et n’en pas moins penser, mais in petto.

Le mouvement des carrés rouges participait d’une religion « séculière », portée par la foi en l’État-Providence et la venue d’un monde meilleur. Le port du carré rouge constituait un symbole ostentatoire qui fut porté par des fonctionnaires enseignants, professeurs dans le cadre de leurs fonctions, à qui des membres élus de l’Assemblée nationale donnaient l’exemple, madame Marois la première.

Le rôle perturbateur de ces militants pourtant « en devoir » a contribué à menacer bien plus la paix sociale que quelques dizaines ou une ou deux centaines de femmes voilées, prudes et trop souvent muettes, ne le feront jamais.

Cet exercice de « souveraineté » fondé sur l’affirmation de valeurs-bidons est une galéjade. Dommage qu’elle s’opère en faisant fi des principes de justice naturelle et de liberté individuelle. Valeurs québécoises, vous dîtes? Je cherche encore.

Jacques Saint-Cyr, athée

Pour aider notre première ministre qui tient mordicus au maintien de symboles patrimoniaux à l’Assemblée nationale, je propose de remplacer le crucifix, source de conflits et menaçant par là la paix sociale, par un coq-girouette. En effet, celui-ci domine nos campagnes depuis des lustres, et trône sur des églises, des presbytères, de granges ou des maisons de ferme. Il symbolise on ne peut mieux l’héritage culturel de nos ancêtres, dans le domaine laïque autant que religieux. Il est donc « neutre » au plan de nos belles valeurs locales.
De plus, ce nouveau symbole rejoindrait tout-à-fait les aspirations de nos représentants au Parlement, notamment ceux qui présentement le gouvernent, qui veulent sans cesse pouvoir flairer d’où vient le vent.

Ironique, mais tellement près de la vérité.

Une chance que le ridicule ne tue pas. Les rangs de nos politiciens seraient plus que décimés. Tous partis confondus.

Bonjour,

Certainement qu’en ce jour, une grande majorité de Purs et de Durs seront à l’affût lors de la présentation de cette nébuleuse Charte des Valeurs à la québécoise. Tous ces Purs et ces Durs de la grande famille des caribous péquistes verront ils encore une fois Notre Dame en Béton ainsi que le Parti Québécois montrer au grand jour à des nationalistes qui « grimpent depuis si longtemps dans les rideaux » un éléphant qui accouche encore une fois de la « souris habituelle ». Tout comme vient de me dire un vieux péquiste d’antan mais tout juste défroqué de l’Option Nationale qui erre maintenant sans boussole, c’était juste pour nous « agousser et nous faire artrousser le poil su’l corps » . Yainque ça disait ce fier bâtisseur de pays imaginaire et grand défenseur de la langue française « SEULEMENT devant l’Éternel ».

Qu’arrivera t’il avec tous les Purs et les Durs dans cette éventualité que l’éléphant accouche encore une fois d’une « minuscule souris blanche » ? Que feront certains Durs, toute cette bande de Purs comme certains sur ce blogue ? Non, en accueillant la souris naissante, ce ne sera plus le temps d’agousser et d’étriver les vieux péquistes du Premier Lit de Ti Poil qui furent témoins tant de fois de « fausses couches » de la Mère Porteuse de la Cause…… Ainsi va le Parti Québécois qui souvent se tapa des « grossesses imaginaires » pour aller de « fausses couches en fausses couches » jusqu’à finalement se permettre d’accoucher d’une souris. Mais à sa décharge, une souris tout à fait nationale, un vrai « jack pot » pour les Mous nationalistes habitués à se contenter de si peu…. Au plaisir, John Bull.

Je viens de prendre connaissance des intentions du gouvernement.

Je suis triste et écoeuré.

Le Québec s’enfonce, encore un peu plus. Il n’y a pas vraiment autre chose à dire.

Donc un juif ou une musulmane pratiquante ne pourront plus devenir juge, médecin, enseignant(e) ou infirmier(e) au Québec. Ainsi en a décidé le sacro-saint (oups pardon..) état Québécois et ses grands prêtres du moment Drainville et Marois!

Ne vous méprenez surtout pas, ce qui porte les lois liberticides et discriminatoires comme celle-ci, que ce soit en France ou ici, c’est un fort courant de xénophobie, de peur et d’hostilité envers l’immigration. Ce qui rend une loi comme celle-ci possible c’est Hérouville au carré.

Le problème c’est que nous ne sommes pas en France ici, pas dans un continent où l’immigration est perçue comme un problème. Nous sommes en Amérique du Nord, un endroit où l’intrusion de l’état dans les libertés individuelles n’est pas bienvenue.

Bref encore une fois le Québec se tire dans le pied avec cette charte ridicule et inutile. Notre réputation en souffrira encore un peu plus, quoiqu’au point où nous en sommes rendus… Notre économie est déjà en panne et pourrait couler à pic, mais tant pis on est en famille avec nos “valeurs”. Qu’importe si nous sommes déjà la province où les immigrants chôment le plus, envoyons un message de rejet, ça vas sûrement aider…

Aujourd’hui est un jour triste et noir pour la liberté humaine au Québec. Un jour qui aura des conséquences.

M. Brasseur écrit : « Donc un juif ou une musulmane pratiquante ne pourront plus devenir juge, médecin, enseignant(e) ou infirmier(e) au Québec »

Bien oui, elles et ils n’ont qu’à pratiquer sans signes religieux au travail. Il y a plein de Juifs et de Musulmans qui pratiquent leurs religions sans signes distinctifs et ne sont pas damnés pour tout ça.