Chasse aux citations savoureuses du Québec

Appel à tous:

Mon ami historien Éric Bédard et moi devons trouver pour L’actualité 35 citations de l’histoire du Québec. Nous voulons éviter les citations trop connues « à la prochaine fois » ou « la bouche de mes canons ».

On cherche plutôt des citations moins connues mais surprenantes ou graves ou savoureuses ou rigolotes ou signifiantes… enfin, vous voyez ce qu’on veut dire, des citations où le lecteur se dit:  « ah bon? Il a dit ça? »

Donc à vous la parole: elles doivent être évidemment véridiques et, si possible, accompagnée de leur source.

D’avance merci

Éric et Jean-François

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«Star Académie, c’est d’la marde, mais au moins, c’est not’ marde à nous»
Pierre Falardeau
Je ne pourrais pas dire quand ni où par contre!

Vous devez sûrement connaître : «On peut marcher et mâcher de la gomme en même temps» …

Bonjour,

Duplessis a en dites plusieurs. Évidemment, celle célèbre à l’endroit de Monseigneur Bruchési qui le faisait « Kier »… Il y a aussi celle sur l’avenir qu’il faut surveiller dans le rétroviseur, mais je n’ai pas la référence exacte.

Bonne journée!

Si tu ne vas pas faire dodo, le bonhomme sept heure va passer.

Dans les campagnes, il y avait des ramancheurs qui était désignés « bones settlers ». De bouche en bouche, de génération en génération l’appellation « bone settler » est devenu « bonhomme sept heures » et dans les deux cas, ça faisait peur.

Camil Samson lors d’une allocution publique, fin des années 60, dans une envolée oratoire qu’on lui connaît, perdit son dentier. Mais il ne perdit pas son sang froid car il rétorqua: « Perdre son dentier c’est tannant, mais l’important, c’est de ne pas perdre la tête » Hilarant!!!

Une que j’ai apprise à Québec est celle-ci; lorsqu’on ne veut plus rien savoir de quelqu’un on lui lance » À vie plus 100 ans « . Il faut savoir que les gens de Québec ont la rancune tenace …Ha!Ha!Ha!

Ex. » Toé je t’hais à vie, plus 100 ans « .

C’est typiquement de Québec.

À plus.

Gilles Laberge

Malheureusement, ma suggestion n’est pas une citation utilisable. C’est:

« Qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse? »

Source: La majorité de nos parents, grand-parents et arrières-grand-parents, et probablement nous-mêmes, et nos enfants, et nos petits-enfants…

Horriblement bouleversant…

Ce n’est pas Jean Charest, en parlant du PQ, qui a dit: «Ils nous ont amené au bord du gouffre, à nous de faire un pas vers l’avant»? Très drôle.

«le vrai Québécois sait qu’est-ce qu’y veut. Pis qu’est-ce qu’y veut, c’t’un Québec indépendant, dans un Canada fort» – Yvon Deschamps

Le tristement célèbre:«C’est vrai qu’on a été battu, dans le fond par quoi…l’argent pis des votes ethniques. Essentiellement.» -Parizeau

La cage à homard?
Le chiffon rouge?
La partition?
Le coffre à outil?

Il y a aussi une célèbre citation de Gérald Tremblay : « Je n’ai jamais été mis au courant. » Phrase répétée dans plusieurs contextes, d’ailleurs…

«Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr mais ils vont t’appeler « monsieur ».»

Pierre Falardeau

Je sais pas si vous connaissez celle là qu’un ami de Jonquiere m’a dit une fois. Son père, ouvrier très pauvre disait : » La vie c’t’une beurrée d’marde, pi plus ça va, moins y a d’pain ! »

« Le Québec a les moyens de faire la souveraineté »

Jean Charest,
Le Grand Rendez-Vous sur TV5
7 juillet 2006

« l’éducation, c’est comme la boisson, y’en a qui porte pas ça »

-Duplessis

Pur le côté noir du qc…

Nous étions 8 enfants dont 4 frères, bien fins mais pas reposants. Quand mon père s’apercevait que nous laissions notre mère en faire comme trop pour nous tous et qu’il la voyait se surmener, c’est à nous qu’il adressait devant maman, qui recevait ça évidemment comme une lettre d’amour, cette boutade bien sentie, à la manière de Claude Ryan: (la boutade venait de son père évidemment)

« Oubliez-pas les petits gars que votre mère c’est une ancienne jeune fille! »

On devenait plus attentifs pour un bon trois semaines, avant de retomber dans le défaut de tout prendre pour acquis.

De Maurice Duplessis; ça doit ressembler à »Ça va se faire par étape, pis c’est moi qui va décider des étapes ».

Cette autre de Camil Samson en plein discours électoral.

« Le Parti Libéral nous a apporté au bord du préchipiss. Nous du Crédit Social on vous propose de faire un pas en avant ».

Tout le Québec s’est bidonné. Sacré Camil !

Il y a toutes les citations où l’on sacre…sans trop sacrer.

Ex. » Je m’en décontresaintciboirise » pour dire je m’en fous.

Ou encore les variantes » Je m’en décontrecalice » ou encore » Je m’en décontretabarnake «

Je n’ai pas de source officielle mais à Tout le monde en parle il y a quelques semaines, Danny Turcotte avait parlé de Michel Chartrand et puis avait dit qu’il avait déclaré, dans une manifestation devant un policier: « Arrêtes de shaker, tu vas m’manquer criss! » Bon, je sais pas combien de sacres il y avait ni où ils étaient dans la phrase, mais c’est assez représentatif du bonhomme je trouve!

Bonsoir Monsieur Lisée,

Les citations ci-dessous sont de Paul Martin et tirées du livre « Le Mythe Paul Martin » de Louis Plamondon aux éditions Saint-Martin. J’indique la page et le livre lui-même indique sa source : La Presse, Le Devoir, etc. Bonne lecture!

p.20 : On s’achemine presque vers la guerre civile. Si jamais Meech ne passe pas, pensez-vous que le Québec va accepter de s’asseoir à la table de négociation avec celui qui a dirigé le sabotage?

p.38 : Selon moi, la TPS est une taxe tout à fait stupide, inepte […] Quand nous prendrons le pouvoir en 1992, j’enverrai la TPS aux tables à dessins.

p.44 : Tout le monde était d’accord pour que nous utilisions la caisse de l’assurance-emploi pour éliminer le déficit. Alors si vous êtes d’accord avec cela, vous devez être d’accord pour qu’on l’utilise afin de ne pas retomber en déficit.

Commentaire de Marilène : eeeeeeeeuh NON!!!!! Désolée, c’était plus fort que moi.

p.53 : Mon opinion personnelle, c’est que très clairement nous devons d’abord alléger le fardeau fiscal des Canadiens à moyen et faible revenus.

Commentaire de Marilène : HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA laissez-moi rire!!! eum, excusez-moi.

Pour la suite, ce sont des citations de Jean Chrétien lui-même. Vous les trouverez sans doute dans « Les Chrétienneries », mais je les ai prises sur le site suivant : http://www.angelfire.com/scifi2/siss01/Chretienneries.html

Le Québec a autant de chances de devenir souverain que Jacques Chirac de remporter la course à la présidence de la France.

J’ai été le seul ministre des Affaires indiennes à survivre six ans au poste et à avoir conservé mon scalp.

(A une question au sujet de la constitution); « Écoutez, je ne peux pas vous répondre. Je ne suis pas un avocat »<— (Il est bel et bien avocat de profession.)

"Je vous dis. La TPS s'en va. C'est un engagement et je vais m'attirer des problèmes si je ne le respecte pas"……….(Une fois élu)…… "Je vous ai pas menti, C'est que vous m'avez mal compris"

(Christina Lewand de CBC désapprouve son programme de congés parentaux);
-Jean Chrétien; "Les congés parentaux, savez-vous, mademoiselle, que vous pourriez en bénéficier? non? Il est temps… parce que vous êtes une belle fille vous savez"

"Pouvez-vous briser un pays avec un vote de majorité? Qu'est-ce qui arriverais à la pauvre personne qui ferait la différence? Elle se ferait tuer et après on serait à égalité, vous savez"

-Un vieil homme: "Vous savez, Monsieur Chrétien, j'ai eu la chance de voir votre pays. Je suis allé à Montréal, à Québec, et aux chutes Niagara"
-Jean Chrétien: "Bien. Maintenant, vous pouvez mourir!"

"Il est très rare que les québécois se mettent dans l'opposition. C'est arrivé une seule fois en 1957 et ça na pas duré longtemps"<— (Le Québec a voté majoritairement pour un parti de l'opposition aux élections de 1891, 1911, 1917, 1930, 1957, 1962, 1979, 1993, et (tadam) 1997.)

Commentaire de Marilène : il a été Premier Ministre combien de temps déjà???

À une journaliste qui lui demandait s’il avait quelque chose à proposer, lui, Richard Desjardins répondit: «Il faudrait nationaliser la forêt publique et, tant qu’à y être, le ministère des ressources naturelles».

Objet : « Chasse aux citations savoureuses du Québec »

Concernant Le groupe à Legault, un lecteur se nommant lui-même « youbablue », le 21 février 2011
16h20 a écrit:

« Voici donc la dernière mouture en date de la mythique “troisième voie”. Nouvel emballage, même contenu qu’avant.Il y en a qui vont embarquer, c’est sûr! Les Québécois sont des voyageurs sédentaires qui adorent monter dans n’importe quel train, du moment qu’ils sont certains qu’il ne quittera pas la gare…

Sur le blogue de Gilbert Lavoie, Cyberpresse.

La citation n’est pas de moi malgré que j’eus aimé en être l’auteur. Elle représente, d’après moi, notre indécision chronique et elle a l’honneur de dire exactement ce qu’elle veut dire. Plus vrai que ça, tu meurs.

Viateur Lavoie

« On est Capable »

Pierre Bourgault.

Slogan plus ou moins officiel du RIN largement utilisé lors de la campagne électorale de 1966.

Doris Lussier:
Dans l’opposition,c’est comme dans le mariage: c’est pas drôle le devoir quand il n’y a pas de pouvoir

Le 6 août 1984 Lors d’un discours(écrit par Lucien Bouchard) électoral à Sept-Îles, le chef conservateur Brian Mulroney promet de modifier la Constitution de 1982 afin que le Québec puisse la signer « avec dignité et fierté ».Il promet »le retour du Québec dans le giron conbstitutionnel dans l’honneur et l’enthousiasme »(sic)

-Dans « Allaire, Bélanger-Campeau et les autres » par Alain C.Gagnon de McGill et Daniel
Latouche.

Duplessis avait dit « va kier » pcq Mgr Bruchesi lui avait fait comprendre que le « ch » de son nom de famille se prononçait comme « k ».

Parmi les citations savoureuses, il faudrait fouiller du côté du crédit social: Réal Caouette au fédéral; Camil Samson, Fabien Roy et Yvon Dupuis au provincial.

Je me rappelle d’une déclaration d’Yvon Dupuis pendant la course au leadership de ce parti. « Les étudiants vont étudier; les professeurs vont enseigner… » Quelque chose comme ça. C’est comme si ça préparait longtemps à l’avance le chemin pour le CAQ… 🙂

Mon père disait de manière très triviale: y a rien de pire que de se faire f…rer par une pisette molle!
J’ai mis du temps à la comprendre…
En réponse à certaines de mes revendications il répondait : tu pourras quand tu auras le nombril sec ou quand tu auras marcher sur le champ de mars!
Je suis allée sur les lieux quand j’ai eu 17 ans et quand à mon nombril …..

Camil Samson, parti créditiste, campagne de 1970 :

« Mesdames et messieurs, l’Union Nationale vous a apporté au bord de l’abîme. Avec le crédit social, vous ferez un pas en avant. »

22 juin 1990: l’Accord du Lac Meech est caduc suite à la décision de Tere-Neuve ne pas le ratifier.
À l’Assemblée nationale, Bourassa déclare: » Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société libre et capable d’assumer son destin et son développement. ».

Source: un des livres de J.F. Lisée ou « Allaire, Bélanger Campeau et les autres »..

Vérification faite, le « pas en avant », c’est certainement Camil Samson, mais je crois que c’est tiré d’une parodie des cyniques…

«Écoutez, une vache émet plus de CO2 dans l’atmosphère qu’un puits(gaz de schiste ».. Je veux dire que c’est factuellement prouvé.»-Nathalie Normandeau ministre libérale…

Source:
un article de Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir

J’essaie de retracer la « fameuse » citation de Jean Drapeau relativement à l’autofinancement des Jeux Olympiques et du « fameux stade »….où il prend l’exemple de « la baignoire » .En somme, le tout se financerait comme un charme.

« couler tant que la baignoire ne sera pas remplie»-Jean Drapeau-

Je cite,ci-dessous, Radio Canada:
« Les Jeux seront placés sous le signe de la simplicité, promet le maire Drapeau, victorieux à son retour d’Amsterdam où Montréal sort gagnante choisie comme ville hôtesse des Jeux de 1976 par le Comité international olympique (CIO). Aux questions sceptiques des journalistes, Jean Drapeau répète inlassablement que « les Jeux ne coûteront pas un sou aux contribuables » puisqu’ils s’autofinanceront, grâce aux surplus générés par les revenus. Le maire assure même dans cette entrevue que « les Montréalais seront plus riches d’un stade, et ça n’aura rien coûté ».

http://archives.radio-canada.ca/sports/olympisme/clips/7624/

Une bonne je pense. La femme d’un ministre Québécois en visite à Paris dans les années soixante, qui aurait dit toute son admiration à André Malraux et ajouta : «Vous devriez écrire un livre»… Ouf!

« te serre la pince » : expression utilisée par notre grand poète québécois Gérald Godin. J’ai assisté hier à la première d’un excellent documentaire sur sa vie et qui sera présenté le 18 mars prochain au Cinéma Beaubien à Montréal (une semaine en salle et plus…) ainsi qu’au Cinéma Le Clap à Québec (2 semaines/2 séances par jour). C’est à voir absolument ! http://www.godin-lefilm.com/

Citations de Maurice Duplessis:

À la fin d’un discours-fleuve de Camilien Houde:

« J’aime mieux dormir assis que debout »

Dans ses discours électoraux:

« Électeurs, électrices, électricité »

« L’indispensabilité du travail »

« La meilleure assurance contre la maladie, c’est la santé »

« Aide-toi et l’Union nationale t’aidera »

À l’Assemblée législative, à son collègue Antoine Rivard: « Ti-Toine, tais-toé »

En parlant des intellectuels: « pouètes » et « joueurs de piéno »

Extrait de: http://www3.sympatico.ca/codan/Personnages/Duplessis.htm

Jacques Angers

Quelques anecdotes croustillantes, mais dont je n’ai pas les références.
D’abord deux concernant Camilien Houde, maire de Montréal.
Houde maîtrisait bien l’anglais, mais jouait l’ignorant à l’occasion. Lors d’une visite royale à Montréal, on l’entendit prononcer l’allocution de bienvenue : «From the bottom of my heart, and from my wife’s bottom also…»

Invité à pratiquer le botté d’envoi à un match de football, il a assuré : «I’ll be happy to kick your balls any time you ask me.»

Et une au sujet de Duplessis : Agacé par l’opposition, il lance «la moitié de cette chambre est composée d’imbéciles.» Prié de se rétracter, il affirme «la moitié de cette chambre n’est pas composée d’imbéciles.»

Pierre Bourgault sur René Lévesque en 1983, donc au moment où Ti-Poil était encore au pouvoir:

«J’ai toujours eu raison, c’est le drame de ma vie! J’ai toujours dit qu’il ne fallait rien attendre de bon du Canada, que René Lévesque ne nous mènerait nulle part….Aujourd’hui les gens m’arrêtent dans la rue pour me dire: ah! Monsieur Bourgault, comme vous aviez raison! Je leur réponds: ça ne donne rien d’avoir raison; il faut gagner les batailles»
Pierre Bourgault, cité par Benoit Aubin, L’Actualité, juillet 1983

—-
Ca fait longtemps que je le dis: René Lévesque est gonflé à l’hélium. Lévesque n’est pas un libérateur de peuple comme a dit bêtement Félix; ti-poil est un loser. Trudeau n’en a fait qu’une bouchée.

Les historiens du futur, qui ne l’ont pas connu de son vivant, vont le dégonfler, exactement comme les historiens actuels, qui n’ont pas connu Duplessis, l’ont ré-évalué dernièrement. Prédiction de Rod.

« L’argent et le vote ethnique »-Jacques Parizeau référendum 1995-

Un des désengagements de Bourassa: « Négocier dorénavant à 2 et *jamais* à 11″-Robert Bourassa-23 juin 1990,Salon rouge, réaffirmé en mars 1991, puis en mars 1992.-Auteur très connu–

Un autre désengagement de Bourassa: »Le statu quo est la pire solution pour le Québec »– Discours d’ouverture, congrès libéral de mars 1991.

Pour expliquer son refus de négocier avec la fonction publique, Jean Lesage a dit « La reine ne négocie pas avec ses sujets » L’histoire lui a donné tord…

Et si ça vient de mon père,ça compte? Bon, il a bien une certaine notoriété et a publié quelques bouquins… Je le mets donc sur mon « Hall of Fame » personnel pour l’exercice.

Une de ses citations préférées est « La trottinette de vos quolibets déambule sur le trottoir de mon indifférence ».

Je sais pas où il l’a trouvée, celle-là, mais elle est très jolie et très « gratte-coco »!!

Maurice Duplessis alors dans l’opposition se trouve en chambre au moment ou les députés se
« crêpent le chignon ». Le Premier Ministre du temps
M. Alexandre Taschereau…je crois? dit: Il n’y
a pas de règle dans cette enceinte? Duplessis de
répondre « Si elle est enceinte, elle n’a pas de
règle »

Pendant la commission Gommery, Alfonso, qui se fesait pointer du doigt de tout bord tout côté, avait déclaré quelque chose comme: »¨Paul Martin est un homme désespéré qui a créé cette commission dans l’espoir de garder le pouvoir ». Un homme désespéré qui espère… C’était un reportage sur la radio de Radio-Canada, très drôle!

Stéphane

Il n’y a pas Parizeau qui, au célèbre « vouloir avoir le beurre et l’argent du beurre » n’a pas ajouté un « vouloir avoir le beurre, l’argent du beurre et la fermière »?

De la part d’un vieux gentleman, c’est coquin.

@Michel Morin Votre citation est magnifique.

Il y a le « J’étais accompagnée d’une personne qui m’accompagnait » entendu pendant la commission Gomery. Est-ce qu’on risque de l’oublier celle-là?

« J’espère que mes voeux seront appréciés » – allocution du premier ministre Diefenbaker à l’occasion du nouvel an. Son accent était tellement horrible que tout le Québec rural de l’époque a compris « J’espewr que mes veaux seront apprès chi… »
Mon paternel en rit encore aux larmes…

Mais…comment vas-tu faire Pauline, toi qui n’est pas forte en chiffres?

Une amie de Pauline Marois lors de sont assermenttion comme Ministre de Finances…

SUR LE SÉNAT
«J’ai passé 25 ans à étudier, 25 ans à Québec et aujourd’hui, à 50 ans, je m’apprête à passer 25 ans au Sénat. J’aurai alors 75 ans. Ca me laisse 25 ans pour la retraite. Ensuite, je vais mourir. Voilà mon plan de vie.»
Jean-Claude Rivest
L’Actualité 1er mai 1993
—–
SUR L’IMMIGRATION
«Ce n’est pas drôle pour vous autres; vous mettez enfin les Anglais dehors, et là, ce sont les immigrants qui viennent vous gâcher votre beau petit trip de Québécois,,, »
Michel Mpambara, l’Actualité, janvier 2001
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NOUS
«Nous sommes condamnés à la qualité…ou nous disparaîtrons.
Nous ne songeons à dépouiller personne, seulement nous n’entendons pas, non plus être dépouillés. Ns n’empêcherons personne de vivre; mais nous voulons vivre aussi. Et j’estime que ce n’est pas prendre la place des autres que de prendre la nôtre. Je ne suis, ni anti-anglais, ni anti-juif. Mais je constate que les Anglais sont pro-anglais et les Juifs pro-juifs.»
Chanoine Groulx
——
KEBEK
« désormais il faudra écrire « Kebek » et non plus Québec, pour bien montrer que ce nom, qui s’écrit de la même manière à l’endroit et à l’envers, est perfection esthétique et ouverture sur le monde. »
Raoul Duguay
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SUR LES CAILLES
« Que le cheval qui me même soit rouge ou bleu, peu importe, je ne change pas de voiture, moi. »
Curé Labelle

Au Québec, le mouvement était fort en faveur de Meech(1987)..

Le Soleil,édition du 11 juin 1987, titrait: »Si le PQ devenait superflu! ».

Bourassa était revenu au Québec, suite à la « fameuse » entente de Meech, en
proclamant que c’était « la fin du séparatisme »(sic)…

Vers la fin de son association avec le PQ (1984), René Levesque y est allé d’une phrase d’une lucidité incroyable: « C’est le rêve qui nous fait avancer mais l’on avance pas en rêvant ». On dirait presque qu’il a ouvert un dialogue avec l’époque actuelle. Pourtant peu de péquiste se rappelle de cette phrase qui s’adressait sans doute aux caribous de l’époque. Je trouve que la période du beau risque est pleine de leçons. J’ai entendu cette phrase à la fin du documentaire radiophonique de 10 heures qu’avait préparé la SRC sur René Lévesque.

P.E.Trudeau à la veille de l’adoption de la loi sur les mesures de guerre à un journaliste de la CBC si je ne m’abuse, avec toute son arrogance : » JUST WATCH ME … »

Un dignitaire ou ministre français à Jean Charest:
» Avez-vous la plotte à terre ? »

Un joueur de hockey dont le nom m’est incertain, peut-être Bernard Geoffrion sous toutes réserves:
» on est accumulé au pied du mur »

Le personnage coloré qu’est mon père Louis :
» VAUT MIEUX PASSER POUR UN IMBÉCILE LA BOUCHE FERMÉE, PLUTÔT QUE DE L’OUVRIR ET DE LE PROUVER »

Emmanuel Desalliers

Pierre Trudeau – « Just Watch me » 1970, Crise d’octobre

Pierre Trudeau – « Finies les folies » 1969

Jean Lesage – « maître chez nous » Slogan élection 1962

René Lévesque – « Trudeau, c’est une face à claque » Interview Simon Durivage juin 1984

Et je ne peux oublier le discours a en entier de ce grand Homme, Pierre-Elliot Trudeau, une citation dans son entité
http://www.youtube.com/watch?v=baZ9_mY8MvY

Bonjour,

Michel Chartrand aurait dit à un policier qui le tenait en joue : « Arrête de shaker tu vas me manquer, crisse » (Foisy, 2003 : p. 46)
Source : Fernand Foisy, Michel Chartrand : la colère du juste, 1968-2003, Lanctôt, 2003, 318 p. (Trouvé dans Wikipédia)

Ah! ce cher Michel et ses convictions profondes. C’est admirable.

On est après-demain vendredi et on a encore rien de fait !

T’es-tu déjà fait ruer par un moineau ?

De quelles couleurs étaient les bretelles bleue-blanc-rouge de Napoléon ?

Mon père…

Réal Caouette: Les libéraux nous ont conduit au bord du précipice. Votez créditiste et nous vous ferons faire un pas en avant!.

Pierre-Elliott Trudeau: Nous mettons nos sièges en jeu (Centre Paul-Sauvé, mi-mai 1980)

Maurice Duplessis: La meilleure assurance-santé, c’est la santé. Encore lui: Électeurs, électrices, électricité!

La citation: si elle est enceinte, elle n’a pas de règles, est une réplique à Georges-Émile Lapalme, alors chef de l’opposition.

Maurice Bellemare; c’est pas la grosseur de la hache qui compte, c’est le swing du manche

René Lévesque: être informé, c’est être libre

Lors d’une réunion au début des années’70s, Michel Chartrand avait lancé… »on tourne en rond, mais on tourne tellement vite qu’on a l’impression d’avancer ». Très prémonitoire!

phrase prophétique :

Le 2 novembre 1758, Bougainville se rend en France à bord de la Victoire, pour y chercher du renfort, accompagné du major Michel-Jean-Hugues Péan. Il arrive à Versailles le 20 décembre. Bougainville plaide la cause de la Nouvelle-France à la cour du roi Louis XV, mais n’a pas grand succès. Il rencontre Nicolas-René Berryer, ministre français de la guerre et duc de Choiseul, et lui donne des mémoires au sujet du Canada. Les mémoires remis exposent les besoins de la colonie en hommes et en matériel. Monsieur Berryer reçoit Bougainville, certes, mais il ne fait pas honneur aux demandes faites. Il répond donc à Bougainville : » Quand le feu est à la maison, on ne s’occupe pas des écuries » . Bougainville se permet de rétorquer : « On ne dira pas, du moins, que vous parlez comme un cheval. »

L’incontournable de Robert Bourassa (votre homme politique préféré n’est-ce pas cher Jean-François??): «Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, le Québec est une société libre…»
____________________________

Inspiré de M. Gabriel Stip de nationalité française qui disait:«Il ne faut pas assombrir le ciel de demain avec les nuages d’aujourd’hui», je nous propose – vis-à-vis les propositions de la Coalition pour l’avenir du Québec – en ce matin ensoleillé de février montréalais: «Que des nuages des temps derniers s’illumine le ciel de cet instant.»

(Par ailleurs bienvenue à chacun au http://www.ecologiehumaine.org )

Je n’ai pas retrouvé de trace écrite de la citation mais je l’ai gardé en mémoire tellement elle était savoureuse.

Lors d’une campagne électorale, voulant bien faire ressortir la fourberie de Pierre-Marc Johnson, Yvon Picotte dit de lui que :

«C’est le genre de gars qui peut de donner une tape dans le dos par en avant et te cracher au visage par en-arrière»

Un talent de contorsionniste digne du Cirque du Soleil…

*Yvon Picotte, ex-député de Maskinongé, ministre d’une foule de choses dans les gouvernements de Robert Bourassa et de Daniel Johnson (fils) et président de l’Action démocratique du Québec de 2004 à 2006.

*Pierre-Marc Johnson, avocat, médecin, et homme politique québécois, ministre sous René Lévesque et premier chef à lui succéder à la tête du Parti québécois, pour ensuite devenir premier ministre du Québec du 3 octobre au 12 décembre 1985.

Le débat entre le Dr Lazure, ministre des Affaires sociales, et Camil Samson, député de Rouyn-Noranda, sur la fluoration de l’eau vaut de l’or. Surtout pour les savoureux sophismes de M. Samson, dont : « j’habite une région où il y a beaucoup de pêche au brochet, pis on a jamais mis de fluoration artificielle dans nos lacs, pis on a jamais pris un brochet avec un dentier… »

archives.radio-canada.ca/sante/sante_publique/clips/1667/

« La fin du Canada »
Brian Mulroney, à Sherbrooke, en 1992, suite à un sondage indiquant que le NON allait l’emporter lors de son référendum sur Charlottetown

Vers 1968-69, alors que Rémi Paul est ministre de la Justice, Michel Chartrand est accusé et reconnu coupable d’avoir tenu des propos séditieux. C’est une accusation désuète, mais le juge ne peut qu’appliquer la loi. Il ordonne à Chartrand de s’abstenir de faire des déclarations politiques pendant un certain temps. À sa sortie du procès, sur les marches Palais de Justice, Michel Chartrand déclare aux nombreux journalistes présents que s’il était ministre au Québec, il aimerait être ministre des pamplemousses.
– Mais M. Chartrand, il n’y a pas de pamplemousses au Québec.
– – Pis sacrament, on a ben un ministre de la Justice.

Une autre de mon retraité pince sans rire de père à un ex-collègue de travail pas très vaillant:

» t’es trop petit pour la grosse ouvrage et trop gros pour la petite ouvrage »

source Un politicien québécois dont j’ai oublié le nom: « si celui qui dit du mal de moi, savait ce que je pense de lui, il en dirais bien davantage »
Hubert

«Partons d’où les Québécois sont en ce moment et non d’où nous voudrions qu’ils soient.»
– Joseph Facal

« Vous devez avoir la plotte à terre » Un député français à Jean Charest arrivant à Paris en février 2009.

Serge Grenier, des Cyniques, affirmait: »Michèle Richard, je l’haïs, je l’haïs et je veux qu’elle vive le plus longtemps possible pour pouvoir l’haïr le plus longtemps possible. » Nous pouvons ajuster cette citation à tous ceux et celles que nous apprécions peu ou prou … des gens connus ou inconnus de Pierre, Jean, Jacques …

Léo-Paul

« C’est en buchant qu’on devient forgeron ».

Nouvelle devise du Québec : « On est capables! ».

De moi-même (est-ce permis?)

La citation des pamplemousses remporte la palme. Vraiment hilarante!

À quand un prochain Michel Chartrand?

« Le Québec est ce que l’humanité a de mieux à offrir » – Jean Charest, discours inaugural, 23/02/2011

Salut Jean-François,

En 1975,lors du débat parlementaire sur l’adoption de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (alors le Projet de loi 50)Camil Sanson, encore lui, faisant allusion à la bière 50 de la brasserie Labatt répliquait ainsi à Jérome Choquette, ministre responsable de l’adoption de la loi 50:

– « Sa 50 il n’y a rien que la batte ».

En voilà une savoureuse!

Pendant une conférence de presse de Jean Charest, le matériel de la journaliste Louiselle Lévesque s’est écroulé, distrayant le premier ministre. La journaliste d’éclater de rire et de dire ceci:
«Oups, je croyais que c’était solide… c’est comme votre gouvernement!»
Voilà qu’on appelle se faire servir la vérité.
(On peut le trouver ici:)
http://www.youtube.com/watch?v=OS5scONodXA

« Nous, Canadiens français, nous sommes issus d’une longue tradition d’ignorance et de pauvreté, tradition que nous nous devons de conserver ».
Antoine Rivard (solliciteur général dans le premier gouvernement de Duplessis) pendant la campagne électorale de 1939.
Tel que cité dans « Combats d’un révolutionnaire tranquille », Paul Gérin Lajoie, chapitre 3.

Elle sont de Jean Lesage….et savoureuses.

“Jamais l’État du Québec ne se fera complice de la propagation de l’athéisme, cette maladie de l’esprit qu’il faut, certes, traiter avec justice, mais non pas favoriser par un traitement d’exception, en trahissant la presque totalité d’un peuple qui se veut en possession tranquille de la vérité.”

Sa citation suivante:

“Comment voulez-vous que j’aille expliquer ça à des non-instruits?”

Je les ai lues dans « Vérités et sourires de la politique » de Doris Lussier, page 103

De René Lévesque, en débat avec Eric Kierans après avoir quitté les Libéraux de Jean Lesage. Vers 1966/1967 et à Trois-Rivières, je crois:

« Il faut cesser de s’excuser d’être chez-nous ».

Ça vous ferait un bon titre de livre sur la décolonisation du Québec, monsieur Lisée. Et que dire du débat sur les accomodements raisonnables.

L’IMMIGRATION
«je suis tanné et même insulté de voir que c’est toujours nous ici depuis neuf ou dix générations qui devons nous adapter aux autres, abandonner nos croyances et même nos manières de faire ”

Gérard Fillion, cité par Gérald Leblanc, La Presse, 31-12-99

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SUR CEUX QUI FONT VIVRE LE THÉATRE

les pétasses argentées
les connards assurés
et les gros tas celularisés

Wadji Mouawad

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LA CHUTE DU CATHOLICISME AU QUEBEC

Des vêpres à la méditation transcendantale
De la hache au hachish
Du thomisme au matérialisme dialectique
De la tourtière au Papa Burger
Du grégorien au disco
Du moussaillon au Commandant

Pierre Perrault
Le Devoir, 28-1-78

La devise » Je me souviens » de notre belle province a bien changé depuis que tous les témoins à la commission Gomery l’ont adaptés :
» Je me souviens pas »

« Nos espoirs sont élevés.
Notre foi dans les gens est grande.
Notre courage est fort.
Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »
– Chevalier François Gaston de Lévis

« La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. » Françoise Sagan (citation empruntée ou volée à Duplessis »)

-Déclaration de Robert Bourassa le 3 juillet 1990 (11 jours âprès l’échec de Meech): » Les Canadiens anglais ont laissé passer un chance
incroyable. ..On ne peut se fier à eux dans une négociation »-Dans
« Robert Bourassa et les Québecois 1990-1991

Jean Garon, député alors dans l’opposition, en décrivant le lamentable état des routes du Québec: « On se croirait en tape-cul sur une trail de motoneige ». Il a toujours aussi raison, notre bon vieux Garon. Je le salue!

En ce qui concerne Camil Samson, cité plusieurs fois ici, je crois bien moi aussi l’avoir entendu dire: « L’Union Nationale nous a mis au bord du gouffre, faites un pas en avant avec le Ralliement des Créditistes! » (campagne électorale de 1970).

Mais je ne pourrais le jurer: il est possible, comme quelqu’un l’a écrit, que ce soient les Cyniques qui aient prononcé cette phrase, en personnifiant monsieur Samson.

En revanche, je me souvient clairement d’avoir entendu de mes oreilles Camil Samson, au soir de ces élections de 1970, proclamer: « Nous n’avions aucun député, mais maintenant, nous en avons treize fois plus! » (Le Ralliement des Créditites venait de faire élire treize députés, partant de zéro. Donc, treize fois zéro égale treize!)

Quant à l’affaire du dentier, citée plus haut (« Mieux vaut perdre son dentier que perdre la tête! »), c’est une phrase qui n’est pas de Camil Samson, mais du présentateur d’Armand Bois, lors d’un congrès à la direction du Ralliement des Créditistes (avant les élections provinciales de 1973 ?). Le dit présentateur avait laissé échapper son dentier de sa bouche, emporté par son enthousiasme.

En voici une dont je ne puis garantir l’authenticité, mais je vous la donne quand même:

Robert Bourassa aurait déjà forgé celle-ci, qu’il n’a jamais prononcée en public bien sûr:

« Je croyais que j’étais indécis, mais je n’en suis plus certain. »

Une sorte d’autodérision. Mais comme monsieur Lisée le sait mieux que personne, Robert Bourassa n’était pas indécis: il aimait simplement laisser croire qu’il l’était, parce que cela lui permettait de mieux manoeuvrer et de voir ses adversaires montrer leur jeu les premiers.

Apprenant la démission de Mgr Charbonneau, archévêque de Montréal, un ecclésiastique de Québec aurait eu cette réaction: » Hélas, il arrive que la barque de saint Pierre soit menée à coup de gaffes! » Citation faussement attribuée au Père Ambroise. Mais il se peut qu’il en fût le narrateur ultérieurement, ce qui n’est pas prouvé.

Dans une chanson à la FTQ, chantée par le défunt Louis Laberge : Un coup de matraque, ça frappe en tabarnak. (de 1 à 10).

Citation d’André Boisclair: « Je n’ai jamais été aussi fier d’être Québécois et Québécoise… »

La meilleure de Jean Garon: En réponse à Claude Ryan qui s’était aventuré à psrler d’agriculture, Garon a répliqué: » Le Chef de l’opposition me fait penser à un maringouin égaré dans un camp de nudistes, il ne sait pas où piquer! « .

Même Ryan fut obligé de rire..

Le joueur de hockey Gilbert Delorme a déjà attendu le moment « prépuce » pour lancer et Guy Lafleur expliquant le droit de veto en disant que c’est le droit de vote. Pat Burns a son lot de citation aussi. Il a dit que « coacher » les Bruins de Boston c’est comme aller à la chasse à l’ours avec un couteau à beurre et qu’il y a deux choses sûres dans la vie : On va tous mourir et je vais changer les lignes!!!

N’ayant jamais vécu à Quebec, j’ai recherché dans la collection Tour du Monde d’Edouard Charton (publiée de 1860 à 1910) quelques reportages sur La Belle Province.
Mais je suis « tombé sur le bec » car aucun reportage ne traite du Quebec. On trouve des portraits de « l’ancienne tribu des Micmacs » mais c’est tout. Le Quebec n’intéressait pas apparemment Edouard Charton sauf dans ses aspects pittoresques. Je tiens une copie de ces portraits à votre disposition.

Une citation tirée de la brochure du Ministère de la Colonisation du Québec, «Un royaume vous attend, l’Abitibi» (1950) :
« Qui boit une fois de l’eau de l’Abitibi, Plus jamais ne retourne dans son pays ».

On est en train de vendre le cheval pour acheter de l’avoine…
Lebel Ghislain
Notaire de Richelieu
Candidat défait en 2005 à la chefferie du PQ
Lors de l’assemblée a Hull-Gatineau

un dicton populaire du bas Saint Laurent

» Faut que les botines suivent les babines »

moi je dis faire ce qu’on dis et dires ce qu’on fait

J’aime bien ce début de grand texte:

« Voici venu le temps de la moisson dans les champs de l’histoire. Il est enfin venu le temps de récolter ce que semaient pour nous quatre cents ans de femmes et d’hommes et de courage, enracinés au sol et dedans retournés.

Voici que naît pour nous, ancêtres de demain, le temps de préparer pour notre descendance des moissons dignes des travaux du passé.

Que nos travaux leur ressemblent et nous rassemblent enfin. »

C’est beau non ?

Sinon, le Baron de Lahontan est souvent savoureux.

Mais pour ma part, mon adolescence ayant été marquée par Meech, le ‘quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse’ est une grande phrase. Malgré tout.

Vous avez sans doute déjà reçu deux des contributions de ce grand philosophe québécois qu’était Claude Piton Ruel. Je les propose tout de même:
– Y’en n’aura pas de facile
– La puck roulait pas pour nous autres à soir.

Bonjour Jean-François et Éric, je me permets un tutoiement non-Legault comme nous apparaissons ensemble dans le documentaire sur Robert Bourassa qui fut diffusé l’automne dernier à Historia.

Voici mes citations:

– La Presse du 19 janvier 1970 rapporte ce que le journaliste considère la première blague du jeune premier ministre. « Un journaliste demanda à M. Robert Bourassa de commenter le fait que c’était plutôt à « reculons » que M. Claude Wagner se ralliait à lui. « À reculons? » rétorqua le nouveau chef libéral. Je ne sais pas: je n’étais pas derrière lui, j’étais devant. Aux historiens, c’était la première blague de M. Bourassa depuis son élection comme chef du Parti libéral. Aux citoyens: espérons que ce n’est pas la dernière! », vintage 1970 s’il-vous-plaît!

La même édition prête ces propos à Bourassa: « Je joue de la règle à calcul, pas du violon » (La Presse, le 19 janvier 1970).

– J’affectionne aussi Vigneault qui chantait la grève du Front Commun: « Tu penses que j’m’en aperçois pas / Quand tu m’pousses vers la grève / Tu dis qu’t’aimes pas nos syndicats / T’aimerais bien mieux qui crèvent / Quand tu mets nos chefs en prison / L’patron t’reçois dans sa maison / T’es là, comme en famille http://dl.dropbox.com/u/715340/Vigneault1%20-%20Tu%20penses%20que%20j%27m%27en%20apper%C3%A7ois%20pas.mp3 (l’extrait du documentaire sur Bourassa préparé par Radio-Canada, 2003)

– Et une dernière syndicale. Alors qu’il présidait encore les destinées de la FTQ en 2006, Henri Massé dénonçait qu’«Au nom du droit à l’escalope à 11h du soir, on met de côté toute la question de conciliation travail-famille». L’image est forte et l’aplomb de sa livraison fait mouche. Il faudrait la retrouver! Au lieu de quoi, Robert Dutrisac du Devoir rapporte aussi l’histoire : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/124315/commission-parlementaire-sur-les-heures-d-ouverture-des-commerces-la-ftq-denonce-le-droit-a-l-escalope-a-toute-heure-du-jour-ou-de-la-nuit

J’ai hâte de lire vos trouvailles!

Jean Desjardins
Historien