Cherchez l’erreur

Le 10 octobre dernier, j’avançais ceci sous la forme d’une modeste prédiction sur mon blogue : «attention, ce gouvernement recule fréquemment»…

Six semaines plus tard, la prédiction est devenue un constat. Et ce, incluant le premier budget du gouvernement Marois.

Pourtant, n’étant aucunement menacé d’être défait sur un vote de non-confiance par des partis d’opposition qui ne seraient pas assez fous pour se précipiter dans une nouvelle élection aussi rapidement, ce budget laissait passer une belle occasion de respecter certains de ses engagements électoraux les importants plutôt que de chercher aussi ardemment à «rassurer» les milieux d’affaires et les agences de notation.

Or, certains reculs comme celui de ne pas annuler la taxe santé, sont, comment dire, plus spectaculaires que d’autres.

La présence enthousiaste de la première ministre Pauline Marois au Conseil de la fédération (CDF) s’ajoute maintenant à la liste.

Rappelons que le CDF fut proposé aux autres provinces en 2003 par Jean Charest lui-même. Et que sa création fut reçue par ses homologues provinciaux comme un moyen privilégié visant à  «faire avancer le Canada, en respectant la constitution, grâce à un fédéralisme constructif et coopératif».

Bref, considérant que ces objectifs distinguent le CDF des rencontres fédérales-provinciales, c’est le genre de «moyen» qui, habituellement, ne serait pas tout à fait la tasse de thé de chefs péquistes.

D’ailleurs, en 2009, dans un point de presse particulièrement cinglant, Madame Marois, alors chef de l’opposition officielle, ne manquait pas de mots pour dénoncer, non seulement la présence du premier ministre Jean Charest au CDF, mais le CDF lui-même dont elle disait souhaiter l’abolition pure et simple.

Le Conseil de la fédération, disait Mme Marois, était «nuisible» au Québec, produisait des «résultats catastrophiques», allait à l’encontre des «intérêts du Québec», et pire encore…

On peut revoir sa conférence de presse ici.

D’où l’étonnement de voir Pauline Marois, maintenant première ministre, y participer et de le faire avec autant d’enthousiasme. Même jusqu’à déplorer l’absence de Stephen Harper, lequel, cette fois-ci, avait été invité par le CDF.

Cherchez l’erreur…

La première ministre a beau répéter qu’elle dirige un «gouvernement souverainiste» comme si ses homologues l’ignoraient, il reste que politiquement, ses constats très durs sur le CDF par le passé font que sa présence constitue un tournant important pour le Parti québécois. Un tournant qui marque la participation active de leur chef à un organisme créé de toutes pièces par le premier ministre québécois certes le plus fédéraliste de l’histoire moderne du Québec…

Pas étonnant qu’à la conférence de presse de fermeture de vendredi, les premiers ministres du ROC se disaient tous très, très heureux de la présence active de Mme Marois parce que, lui lança avec plaisir son homologue ontarien, «elle fait partie de la famille canadienne!».

Pour eux, d’avoir une chef de parti souverainiste au CDF transmet un message politique important, autant aux Canadiens anglais qu’aux Québécois, quant à un fonctionnement potentiellement harmonieux des relations Québec-Canada anglais au sein du Canada.

D’aucuns jugeront que la politique de la «chaise vide» que Mme Marois dit rejeter, elle aurait pourtant pu la pratiquer de manière cohérente en tant que première ministre souverainiste. Minoritaire ou non.

D’autant que la création du CDF est le fruit de Jean Charest lui-même dans le but ouvert de renforcer l’unité nationale en rapprochant les provinces et leur permettant de bâtir un rapport de forces commun face à Ottawa.

Après un budget décevant pour une partie de sa propre base électorale, la décision de prendre part au CDF pourrait aussi laisser des traces.

Et ce pétrole venu de l’Ouest?

D’autant plus que cette rencontre a donné lieu a un autre retournement surprenant.

Pendant que Justin Trudeau se voit obligé de s’«excuser» pour des propos pas très gentils sur les Albertains tenus en 2010 à l’effet que «le Canada fait dur en ce moment parce que c’est des Albertains qui contrôlent notre agenda communautaire et socio-démocratique», Pauline Marois et son homologue albertaine, Alison Redford, annonçaient de concert la création d’un «groupe de travail» conjoint pour étudier divers projets sur l’exportation de pétrole albertain au Québec.

Ce qui soulève inévitablement la question du projet controversé d’un oléoduc appartenant à la compagne Enbridge. Un projet qui inverserait le flux de pétrole provenant des sables bitumineux et le ferait passer, entre autres, par le Québec.

La politique a parfois de ses ironies que la raison ignore…

Se montrant ouverte aux «occasions» d’affaires pour le Québec tout en jurant qu’aucune décision ne serait encore prise quant au projet en question, Mme Marois se réjouissait de la création de ce groupe de travail et du fait que le Québec y partagerait avec l’Alberta «des informations très importantes».

Ce qui n’ira pas sans en inquiéter plusieurs, dont les groupes environnementalistes craignant, non sans avec une certaine sagesse, que cet oléoduc dont la fabrication originelle n’était pas nécessairement conçue pour acheminer un produit aussi lourd, ne finisse par provoquer un désastre environnemental comme ce fut le cas au Michigan.

Et ce sans compter les nombreux critiques envers les sables bitumineux eux-mêmes.

Un exemple parmi d’autres: cette semaine, sur son site web, la Fondation David Suzuki ne mâchait pas ses mots pour dénoncer le projet d’Enbridge, accusant cette compagnie de vouloir étendre «ses tentacules» jusqu’au Québec :

Une gigantesque partie d’échecs pétrolière s’est ouverte sur l’ensemble de l’Amérique du Nord. L’industrie pétrolière étend ses tentacules sur l’ensemble du continent à travers un réseau d’oléoducs projetés qui visent à acheminer le pétrole des sables bitumineux vers les régions côtières et le marché mondial. Au centre de la pieuvre, Fort McMurray. Aux extrémités, les raffineries du Texas, la côte de la Colombie britannique, et maintenant… Montréal et le Québec, et éventuellement le golfe du Maine. (…)

Le Québec est l’une des dernières cases sur l’échiquier nord-américain où l’industrie des sables bitumineux n’a pas encore réussi à avancer ses pions. Après avoir vu la pieuvre étendre son emprise sur nos institutions démocratiques, les Québécois peuvent encore l’arrêter à la porte de leur territoire. En étouffant momentanément le développement des sables bitumineux, le Québec offrirait une bouffée d’air au Canada et au monde dans la lutte aux changements climatiques.

L’urgence n’est pas de désenclaver les sables bitumineux pour augmenter les profits d’Enbridge. La seule véritable urgence est de rétablir une véritable discussion démocratique dans ce pays sur l’avenir du climat mondial et de nos enfants.

Or, pas plus tard qu’il y a dix jours – après que son ministre de l’Environnement, Daniel Breton, se soit lui aussi insurgé contre le projet d’Enbridge et les intentions de l’Alberta -, il se voyait obligé de se rétracter.

Convoquant une conférence de presse quelques heures après sa sortie, M. Breton se présentait maintenant flanqué de son collègue des Affaires intergouvernementales pour annoncer plutôt une «consultation québécoise», qui ne sera toutefois pas tenue par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)».

L’impression qui se dégageait de cette journée était que le ministre de l’Environnement se serait fait rabrouer, d’où son ton et sa position nettement adoucis quelques heures seulement plus tard.

De toute évidence, le «message» que voulait envoyer le gouvernement était qu’il était «ouvert», mais qu’aucune décision finale ne serait encore prise. Un message fort différent de la première réaction du ministre Breton.

Or, à la lumière de l’annonce faite au CDF, doit-on comprendre que le gouvernement Marois mènerait une «consultation québécoise» tout en travaillant de concert au sein d’un groupe bilatéral de travail avec l’Alberta? Et peut-être même multilatéral, qui sait, dans la mesure où vendredi, la première ministre albertaine semblait aussi ouvrir l’invitation aux autres provinces.

Si oui, les vraies décisions risqueraient-elles alors de se prendre surtout derrière des portes closes? Et si non, la «consultation québécoise» prendrait-elle le bord? Bref, c’est à suivre.

L’annonce au CDF de la création de ce groupe de travail conjoint Alberta-Québec est également susceptible d’envoyer un message prometteur au puissant lobby pétrolier. Les intérêts financiers en jeu sont en effet majeurs pour ce dernier.

Et qui les blâmerait de le décoder de cette manière?

D’autant que la relation Québec-Alberta semble s’être de beaucoup réchauffée au Conseil de la fédération.

Vendredi, le Globe and Mail rapportait qu’au groupe de travail conjoint s’ajouterait également l’annonce d’un voyage de Mme Marois en sol albertain d’ici quelques mois…

Jean Charest sera sûrement fort aise de savoir qu’en fin de rencontre, Mme Marois y est même allée d’une remarque fort positive sur le même Conseil de la fédération dont il est le géniteur et qu’elle conspuait en 2009, le considérant maintenant comme «la nouvelle institution» permettant aux «provinces» d’échanger…

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Quel manque d’audace!
recul sur les tableaux interactifs
recul sur la taxe santé
recul sur l’anglais en 6e
recul sur les redevances minières
recul sur l’ajout d’un deuxième palier de taxation
recul sur la promotion de la souveraineté
recul sur les sables bituminieux
En se donnant pour chef Mme Marois, le PQ a vraiment fait une cure de vieillesse.

Le recule sur les inutiles tableaux interactifs Libéraux n’est pas une mauvaise chose. Pour le reste, vous avez raison.

Mme Marois a le droit de changer d’idée. Elle critiquait dans l’opposition, maintenant, elle gouverne avec 60 % des Québécois qui ont voté en fédéralistes. Mme Marois est flexible en s’ajustant aux circonstances changeantes.

Fait que, vaut mieux collaborer que se chicaner inutilement avec les autres provinces. Si le Québec n’achète pas le pétrole de l’Alberta, les États-Unis vont se faire une grand plaisir de sauter sur l’occasion.

Le gouvernement Marois cette semaine prouve par l’ensemble de ses revirements qu’il n’a pas les dimensions du premier gouvernement Lévesque. Le critère de gouvernement minoritaire ne tenant pas devant l’ensemble des décisions décevantes.

La vérité éclate au grand jour cette semaine sur un gouvernement péquiste à qui plusieurs milliers de Québécois ont accordés une dernière chance de faire valoir ses politiques supposées distinctes des libéraux. Or, cet alignement sur la dette sans parler du torticolis de la taxe santé fait des promesses sociales du gouvernement des promesses hypothétiques comme celles de la construction de 3,000 logements sociaux ou des crédits d’impôts pour les activités culturelles ou sportives dans les familles pour leurs enfants.

Le pragmatisme de Mme Marois face au CDF allant jusqu’à sa collaboration pour l’étude du pétrole albertain au Québec a de quoi surprendre tout comme l’appui inconditionnel du gouvernement plus tôt pour les travaux de P.M.Johnson sur l’accord de LÉCE. (libre échange Canada Europe)

Politique linguistique ce sera timide sous prétexte encore que le PQ est minoritaire. L’abolition des écoles passerelles on n’entendra pas parler ça se devine.

L’avenir du PQ par ce gouvernement? l’espérance de la réélection future pour le clan Marois se trouverait chez les électeurs de la CAQ tout en rejetant tous ses électeurs sincères du centre gauche sans scrupules qui l’ont élus pourtant contre toute attente le 4 septembre malgré la montée de QS et de O.N!

Nous verrons cet avenir pendant qu’à cette heure, l’électeur de la dernière chance pour le PQ que j’ai été voit maintenant dans Option Nationale le parti d’avenir pour l’avenir du Québec qui a obtenu majoritairement ses voix dans la jeunesse le 4 septembre ce qui est prometteur.

Trop tôt pour Option Nationale? le gouvernement Marois offre trop de mauvais plis fait trop la cour aux électeurs caquistes pour que la duperie puisse se poursuivre.
Si Marois confirme son attraction fatale pour la gouvernance Bouchard et ça semble irrémédiable pour le déficit zéro, qu’elle n’attende des électeurs progressistes souverainistes que le rejet ferme de son gouvernement! Option nationale et Québec solidaire existent et offrent une alternative au PQ caquiste et bouchardien.

La politique de tarification des matières premières remise en négociations avec l’industrie. Ah oui?

Prochain sondage pour le PQ, 27% de voix d’électeurs?

Triste.

L’argent n’a pas d’odeur.

Mme Marois fera passer les intérêts économiques, ou perçus comme tels, avant les beaux principes.

Le Québec a besoin d’argent. Les principes? Un luxe dont on peut se passer.

M. Breton vient d’apprendre sa première leçon de Realpolitik 101.

Bienvenue à bord! M. Breton.

Quand j’étais pré-ado je ne sais plus combien de fois j’ai refait le monde. J’étais un parfait idéaliste. Jamais je ne tenais compte de la réalité du moment. Ça m’importait peu. Et ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi, essentiellement des adultes, je n’en n’avais que faire. De toute façon ils ne comprenaient jamais rien et avaient donc nécessairement tord.

C’est extraordinaire de constater que sous certains aspects, des adultes sont restés de parfaits idéalistes. Quand la chaleur devient trop intense ils reviennent à certaines caractéristiques de la pré-adolescence.

Alors je leur pose cette simple question : qu’est-ce qu’ils feraient si elles/ils étaient à la place de la première ministre ?
À date ces personnes ne se sont pas tellement compromis(es).

«Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare!»
[Michel Audiard]

Bonjour,

Bien sûr, en lisant les quelques commentaires, nous pouvons palper, sentir la grogne qui s’empare de certains de nos amis de la gang des péquistes. Mais heureusement pas tous des péquistes de mauvaise volonté car le Québec n’est pas sorti de cette auberge espagnole si le péquiste et ses semblables recommencent à se crêper le peu de chignon restant, morbleu.

En outre, nos amis les péquistes devraient à tout le moins cesser de se mentir à eux mêmes, ce qui est bien pire que leurs manies souvent vicieuses de faire mentir l’Histoire. Car le Parti Québécois emprunte et retombe toujours dans ses vieilles ornières tracées par l’Union Nationale d’une autre époque pas si lointaine si nous regardons la gouvernance actuelle des péquistes.

De plus, pour tous ceux qui, nationalistes au trognon qui emberlificotent les Autres en s’auréolant d’un Je Me Souviens factice, qui ne se souvient pas d’un congrès péquiste monstre où les militants de Montréal Centre sous la tutelle de Monsieur Bruno Viens de mémoire firent passer une motion pour demander au début des années 1980 à l’Internationale Socialiste dont le siège social est à Paris d’accepter dans ses rangs le Parti Québécois. Malgré que celui ci venait de baisser tous les salaires de la Fonction Publique de 20 % ma chère. Bien pire que le déficit zéro de Monsieur Lucien Bouchard tout ça en passant mais à vrai dire aussi pire, une basse oeuvre de péquiste quoi ?

D’ailleurs, tout en revenant à nos moutons et le début des années 1980 concernant cette dérisoire demande du Parti Québécois d’adhérer à l’Internationale Socialiste, tous les partis politiques membres de l’Internationale dont le Parti Socialiste Français dirigée alors par Monsieur François Mitterand s’opposèrent unanimement et de véhémente façon à l’acceptation du Parti Québécois dans les rangs. Ce qui pour eux avait l’allure d’une sinistre farce mal fagotée. Et indignée devant le refus de Tonton qui n’avait pas les nationalistes québécois en odeur de sainteté, Madame Louise Beaudoin s’indigna avec véhémence du refus de l’internationale Socialiste et de Monsieur François Mitterand en lui signifiant sa colère. Ce à quoi d’une diplomatique façon François Mitterand répondit : Madame Beaudoin, le nationalisme et le socialisme sont aux deux antipodes sur l’échiquier politique. En homme digne, ce fier acolyte contemporain du défunt Jean Jaurès qui fut un des fondateurs du Parti Socialiste français n’allait pas accepter de se faire passer un tel outrage, une telle couleuvre comme nous disons ici.

Finalement, cet éruption de boutons cutanés chez certains péquistes n’est que mémoire absente car critiquer les péquistes pour ce culot de gouverner à droite n’est qu’un show de boucane pour encore se mentir à soi même comme disciple et prosélyte de cette pauvre Cause. Et que dire des mamours de 1978 avec Monsieur Jacques Parizeau et sa Superstructure ainsi que Messieurs René Lévesque, Brian Mulroney ainsi que Ronald Reegan afin d’être les protagonistes du Libre Échange avec les États Unis et de même prendre The American Dollar. C’est de la gauche, ÇA ? Et oui, est ce de la gauche tout Ça ??????? Au plaisir, John Bull.

M. Lévesque les appelait « les pelteux de nuages ».

Les séparatistes se fient sur l’ON et Québec solidaire pour gagner des élections afin qu’ils puissent gouverner enfin pour pouvoir gagner rapidement un référendum qui séparerait le Québec du Canada.

Bonne chance et bons rêves avec 12,5 % de solides séparatistes et 27,5 % de souverainistes mous, qui veulent rester dans le Canada avec un Québec souverain…canadien !

Je suis une souverainiste convaincue mais je suis aussi en faveur de la démocratie. Lorsque Le gouvernement Harper était minoritaire, je rageais de le voir gouverner en « majoritaire ». Il ne faudrait pas oublier que les 2/3 des électeurs ont voté contre « nous »… Il est peut-être temps de démontréer aux québécois indécis et peureux que nous nous entendrons avec nos voisins une fois que nous aurons créé notre « pays ». Nous ne répéterons pas le « mur de Berlin »… En attendant un gouvernement majoritaire, souhaitons que les chroniqueurs et analystes soulignent les décisions positives et la réalité d’une démocratie minoritaire.

Il n’y a PAS d’erreur, il y a un GRAVE PROBLÈME = Marois et sa gang de VAUTOURS.
A la prochaine élection, les MAÎTRES vont faire élire la CAQ qui passera aux yeux du peuple comme la SAUVEUSE du Québec car la majorité des électeurs ne détecteront pas que la CAQ est la JUMELLE des libéraux ……………..

Bravo Madame Marois, pour ne pas pratiquer la politique de la chaise vide devant les organismes comme le Conseil de la fédération. Même si votre position favorable à une entente d’étude sur le prolongement du pipeline d’Enbridge peut sembler complétement contradictoire face à vos prises de position du passé, je crois qu’au contraire vous venez d’établir un rapport de force et de respect avec les autres membres de la fédération canadienne sans renier votre objectif de faire l’indépendance du Québec. Il faut voir l’ensemble de notre politique énergétique et ne pas oublier que présentement le Québec importe annuelleement pour 12 milliards de dollards de pétrole et qui sait si nous n’aurons pas à le produire bientôt. Il nous faut donc bâtir une expertise dans l’exploration et l’exploitation du pétrole.

Dès les premiers balbutiements du nouveau gouvernement péquiste nous avons tous constaté le froid s’installant entre le PQ et son électorat, mécontentement provoqué par un renoncement de ce dernier à son programme et à plusieurs de ses promesses faites lors de la dernière campagne électorale.

Il y a quelques jours s‘ajoutait le dépôt du budget Marceau, comptable racoleur des pouvoirs financiers, cédant au chantage des agences de notation et dans lequel on ne retrouve aucune récrimination concernant la gestion de l’extra de 100% en taxes et impôts exigés des Québécois(es) par le cartel de l’industrie du colonialisme rocanadian (une opération procurant à ses auteurs $60 milliards annuellement expédiés à l’étranger en garniture du coffre-fort du gouvernement central du Rocanada), un budget encensé par des larbins et les Elvis Bob Gratton partout au Québec parce qu’il préconise les mêmes politiques budgétaires que celles menées par l’ex-gouvernement magouilleur républico-bananier liberull.

Et enfin une visite de Mme Marois à Halifax rencontrant les chefs des famille formant le cartel de l’industrie du colonialisme rocanadian pour y déposer, en conseil, ses lettres de noblesse en sa qualité d’Intendante coloniale de la Province of Kwibek.

Je persiste et signe, on ne peut plus douter des thèmes électoraux du PQ devenus depuis 1996 des coquilles vides, ceux de la souveraineté et de la sociale-démocratie, des slogans lui permettant de ravir l’alternance du pouvoir d’intendance coloniale de la Province of Kwibek pour les seuls privilèges féodaux qu’elle confère à ses roitelets. Pathétique !!!

Mme Legault, je trouve que vous poussez un peu fort. Je ne vois rien de choquant à ce que Mme Marois assiste au CDF.Ça présage que le jour où nous aurons notre souveraineté, nous aurons à faire affaire avec le reste du Canada soit pour des échanges commerciaux ou autres.

M.Drouin, vous exagérez.

Le gouvernement Marois par ses politiques créé le doute légitime hélas. Vous préférez le cynisme à l’idéalisme?

Bonjour,

Bien sûr que le body language ne ment pas. Comme nous pouvions constater en Afrique Francophone lors du dernier sommet, la Dame de Béton était tout feu toutes flammes avec le Premier Ministre Canadien Monsieur Stephen Harper. Mais ce n’était que la pointe de l’iceberg. Car en Nouvelle Écosse, Notre Dame de Béton semblait filer douce comme jamais auparavant. Tout un contraste avec la bastonnade qu’elle admonesta l’an dernier à la gang des Purs et des Durs du Parti Québécois soit les caribous qui y laissèrent leurs gros sabots et marchent désormais à pas feutrés autour de la Dame de Béton qui mit toute cette gang au pas tout comme la bande des belles mères péquistes.

En outre, la Dame de Béton semblait retrouver une vieille copine en la personne de la Première Ministre de l’Alberta, conservatrice à l’os. Tout en jasant du pétrole albertain et de son pipeline vers le Québec, l’odeur du pétrole ambiant mettait toute une ambiance au travers de leurs sourires complices.

En terminant, Notre Dame de Béton semblait planer de bonheur avec ses homologues Canadiens. Que de sourires, d’accolades touchantes toutes aussi sincères que dans les congrès de péquistes où très souvent, l’animosité règne. Nous pouvions nous rendre compte que la Dame de Béton en plus d’être tout feu et toutes flammes envers ses collègues et complices que ses yeux roulaient dans la graisse de binnes comme dit cette vieille expression empruntée au Terroir….. Au plaisir, John Bull.

@Pierre Bouchard # 13

Peut-être trouvez-vous que j’exagère. C’est possible. Et c’est votre droit de le penser. Mais une chose est certaine toutefois : vous n’avez pas répondu à la question que j’ai posée. Que feriez-vous si vous étiez à la place de la Première ministre en tenant compte qu’elle dirige un gouvernement minoritaire ?

Je serais curieux de connaître les conditions de prêts que la Chine nous offrirait.

La Chine a en banque des milliards de dollars américains qui risquent de ne rien valoir dans un avenir incertain.

Il n’est pas question de se livrer pieds et poings liés aux Chinois, mais de tâter le terrain. Cette simple manoeuvre pourrait rendre plus amènes les prêteurs classiques.

Un plan B ne fait jamais de tort.

Est-ce que les Québécois, qui paient le litre le plus élevé en Amérique du Nord, sont près à payer 20 dollars de moins le baril?
Posez la question c’est y répondre.
Pauline a au moins compris celà

Le CDF a été conçu pour promouvoir la « confédération » canadian.N’est-ce pas contradictoire pour une souverainiste, du moins en paroles, de participer à un pareil exercice?
Si nous voulons traiter avec d’autres provinces, il n’est nul besoin de se plier à cet exercice de propagande.
Mme Marois n’a jamais véritablement oeuvré pour l’indépendance du Québec et ce n’est maintenant qu’elle le fera.

D.Drouin.

Un gouvernement minoritaire nouvellement élu du PQ dans les deux premiers mois abolirait au moins les écoles passerelles ou donnerait du coffre aux inspecteurs de l’O.L.F pour leurs enquêtes pendant que la politique de redevances des minières serait imposée dans sa première phase.

Cela est possible parce que ni la CAQ ni le PLQ ne veulent des élections si tôt.

Or, voici un gouvernement qui ne respecte pas ses promesses ou les diluent.

Le gouvernement péquiste n’aura pas d’envergure puisqu’il s’écrase depuis 1 mois et demi.

Seule mention positive l’intégrité point.

Bien, je dirais que ce n’est pas pour rien que le PQ n’attire plus les indépendantistes comme jadis. Ce retournement de Mme Marois, et bien d’autres, expliquent l’attrait de plus en plus faible du PQ. Il est évident que ce parti a décidé de jeter son dévolu sur la CAQ et son cortège d’indécis et de « procrastineurs » de l’indépendance.

@ Pierre Bouchard

Je suis bien d’accord avec la nécessité d’abolir les écoles passerelles ainsi qu’un renforcement de l’OLF.

Mais ces deux dossiers bien qu’étant importants ne sont pas, compte tenu de réalité d’aujourd’hui, prioritaires. La preuve c’est que vous-mêmes, dans votre critique du gouvernement Marois ne les avez même pas évoqués.

Je diffère d’opinion avec vous sur 2 aspects principaux. D’abord j’estime qu’un gouvernement péquiste, même minoritaire est de loin préférable à un gouvernement formé par le PLQ ou par la CAQ. Je suis bien conscient que la nature minoritaire de n’importe quel gouvernement l’empêchera toujours de réaliser complètement son programme politique. Même en position majoritaire, le contexte économique global pourra également empêcher un parti politique de réaliser toutes les promesses de son programme. Même Harper, sur certains aspects, vit cette réalité.

Deuxièmement je pense qu’une armée est mieux servie par des soldats vivants que des héros morts. Donc je pense que le gouvernement Marois a aujourd’hui les deux pieds entravés par les résultats des dernières élections. Conséquemment il doit donc tout faire pour s’assurer qu’aux prochaines élections les résultats le favoriseront mieux. Et pour ce faire, il est impérieux que ce gouvernement ne s’enfarge pas. Ce qui n’est pas évident quand on a les pieds attachés, n’est-ce pas ?

Aussi je pense que plutôt que de partir à courir comme un veau au printemps, il est beaucoup plus sage pour le gouvernement de choisir ses batailles en fonction de la prochaine guerre qui s’annonce et de veiller à ne pas donner de munitions à ses adversaires.

Cela étant dit, j’aurais beaucoup mieux aimé voir ce gouvernement majoritaire. Si cela avait été le cas, je suis pas mal certain que ses décisions législatives seraient très différentes.

«Les élections n’effacent pas les problèmes.»
[Jean-Pierre Raffarin]

C’est du fédéralisme de coopération où on fait avec sans renier ses origines. Certains appelerait ça du fédéralisme de type »beau risque »alors que d’autres du pragmatisme en attendant des jours meilleurs.

Quand même assez curieux cette attitude du gouvernement québécois de plier les genoux aussi facilement devant tout ce qui se fait de lobyistes. Quand ce n’est pas les 100,000$ et plus, c’est l’industrie minière et pétrolière, sans oublier le milieu financier.

Avant de faire venir le pétrole archi polluant de l’ouest Canadien, on pourrait regarder du côté d’Anticosti et exploiter ce qui est exploitable facilement soit environ 2 milliards de barils.

On peut aussi regarder pour faire la promotion des innovations d’hydro Québec (la pile électrique) et en profiter au lieu de vendre comme d’habitude.

Bonjour,

Bien sûr que trouver l’erreur serait un geste noble dans les circonstances . Oui, mais s’il n’y avait pas du tout d’erreurs. Le Parti Québécois va d’errances en errances depuis 1968 et ainsi ne pas s’étonner que la pauvre Cause ne fortille même plus et cessa définitivement de se grouiller du popotin.

Ayant assisté en 1968 en tant qu’observateur aux premiers balbutiements de la pseudo souveraineté-associative dans un sous sol de Laurier Dorion, Monsieur René Lévesque dans un de ses plus mémorables show de boucane affirma aux 300 citoyens présents dont plusieurs membres du RIN qu’il ne faut pas parler d’indépendance car les québécois n’en veulent pas mais plutôt parler de souveraineté avec la vaseline requise de l’association. Ainsi naquit le Parti Québécois dans un show de boucane mémorable où certains membres du RIN dans la salle crachait littéralement du feu, sans faire de boucane toutefois.

En outre, dans un genre de Back to the Future, la Dame de Béton refait de l’étapisme mais à l’envers cette fois ci pour ne pas bousculer les péquistes croyants, ces fiers bâtisseurs de pays imaginaire par les collectes de fonds, les assemblées de cuisine et le bénévolat du porte à porte avec la Foi noircie du charbonnier.

Finalement, Notre Dame de Béton en vraie démocrate se plie à la volonté de la très grande majorité des québécois ainsi que de leur grand attachement au Canada et à ses valeurs.

En terminant, tout comme faire trois petits tours et puis s’en vont, Notre Dame de Béton à tous ne veut pas trop brusquer le péquistes dans ses rêves de pays imaginaire en lui faisant refaire le parcours à REBOURS du beau risque si cher au Fondateur. Ainsi, tranquillement et surtout pas trop vite, les nationalistes québécois s’apercevront assez vite que, tout comme disait Monsieur René Lévesque : Le Canada, après tout, ce n’est pas le GOULAG….. n’est ce pas ? Voilà pourquoi la Dame de Béton ne portait plus par terre au Conseil de l’Unité Canadienne comme si celle ci et ses collègues Canadiens avaient toujours gardé les vaches ensembles. Cette rencontre met les jalons pour baliser un Canada nouveau où le Québec sera participant et non pas pour traire la vache comme autrefois….. Au plaisir, John Bull.

@ Denis Drouin

Depuis 1996 est-ce que le pouvoir d’un gouvernement majoritaire péquiste n’a pas déjà dévoilé le jeu politique à deux faces du PQ, souverainiste et social-démocrate dans l’opposition vs autonomiste- provincialiste et néo-libéral au poouvoir ?

M.Drouin, ayant voté PQ le 4 septembre ce n’est pas seulement pour la lutte contre la corruption et pour virer l’inqualifiable gouvernement libéral.

Votre prudence et votre patience se défend envers le gouvernement du PQ. Reste que le précédent souvenir gouvernemental de l’ère Bouchard pourtant majoritaire semble se réinscrire dans le nouveau gouvernement. Évidemment que la taxe santé est modulée aux revenus maintenant mais à part aussi la lutte contre la corruption ce gouvernement semble se tenir bien tranquille et gaspille l’audace législative d’un gouvernement minoritaire en début de mandat.

La démobilisation politique fruit d’un gouvernement trop timide lorsque dit différent (social démocrate et souverainiste) par l’abstention favorisera la réélection des libéraux avec P.Couillard c’est le danger d’autant qu’avec 32% des voix malgré une hausse d’électeurs en quantité par rapport à l’élection de décembre 2008, le PQ connaît une base de plus en plus étroite.

Peut être que l’ère du PQ premier parti souverainiste tire à sa fin comme le suggèrent Mme Grogières et Monsieur Gascon et cela aussi c’est une dimension peut être indépassable.

Option Nationale bénéficie d’un homme politique J.M.Aussant articulé, réfléchi, posé, capable de réagir convenablement devant tous les sujets.

J.M.Aussant n’est plus avec le PQ c’est un signe que le monopole péquiste est terminé. Face à la tiédeur politique populaire et y compris souverainiste, le gouvernement ne la devance pas il l’accompagne.

Reviendrais plus tard ici après une absence de quelques jours.

Enième RECUL du gouvernement Marois (…et dernier en lice…pour l’instant!):

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201211/27/01-4598349-loi-101-dans-les-cegeps-anglophones-le-gouvernement-marois-recule.php

Finalement, le Parti québécois et le Parti Libéral, c’est du pareil au même! Sauf que les Libéraux n’ont pas fait de promesses irréalisables, EUX!

L’élection des péquistes frise la fraude électorale.

Imaginez si les Libéraux avaient minablement RECULÉ sur toutes leurs promesses électorales comme le fait le gouvernement Marois, sauf dans le cas des étudiants les plus privilégiés en Amérique qui bénéficient d’un cadeau payé par les contribuables les plus taxés en Amérique, combien les chemises péquistes se déchireraient en ce moment…

Ce gouvernement est une honte nationale.

@ françois 1

Vous avez « la honte nationale » facile lorsqu’il s’agit d’un gouvernement péquiste vs les principes d’éthique et moraux bien bas lors d’un gouvernement formé par votre parti liberull magouilleur républico-bananier. Votre partisanerie déployée pro-droite néo-libérale sur ce blogue est pour le moins de type juvénile; alors comment donner de la crédibilité à tous vos commentaires ?

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