Chères Louise et Lisette, cher Pierre

Chères Louise et Lisette, cher Pierre,

Je les ai aimés vos textes, ceux que vous avez lus lundi matin, pour annoncer votre départ du caucus. Il y a du vrai, énormément de vrai, dans ce que vous dites.

C’est ce que tu as dis, très chère Louise, que j’ai trouvé le plus important:

La cause plus profonde de ma démission concerne justement une certaine façon de faire de la politique à laquelle, je le reconnais, j’ai longtemps adhéré.

Mais c’est à mon retour en 2008, peut-être parce qu’une pause de cinq ans m’a permis de voir les choses autrement, que j’ai commencé à m’interroger sur la partisanerie qui souvent rend aveugle, qui nous force à toujours être dans la certitude, jamais dans le doute, sur le ton guerrier que l’on se croit obligés d’employer, sur la manière de se comporter avec des adversaires que l’on a tendance à considérer comme des ennemis, sur l’unanimisme imposé et sur la rigidité implacable de la ligne de parti: des maux dont la politique, je crois, est en train de mourir, ici et ailleurs

Voilà un noble combat. Faire de la politique autrement. Se libérer de la ligne de parti. Voter selon sa conscience. Tendre la main aux élus qui n’ont pas la même étiquette que soi pour trouver, ensemble, des solutions aux vrais problèmes.

Pierre a illustré le hiatus entre la politique traditionnelle et l’expression de mouvements citoyens, dans une réponse qui sentait le vécu:

Le temps est venu d’essayer de modifier ces institutions-là pour leur redonner leur crédibilité, leur redonner un véritable sens.

On ne peut plus se présenter, quand on est membre d’un parti politique, pour défendre aucune cause citoyenne. Même, dans certains cas – la langue – on est targué d’être… on ne peut pas prendre la parole parce qu’on est identifié à un parti. Ça n’a plus de sens!

On ne peut pas être dans cette relation-là comme des personnes élues, on doit être une… dans une relation qui est… d’une façon crédible, qu’on représente d’une façon crédible la volonté populaire et qu’on lui donne les moyens de s’exprimer puis qu’elle retrouve un peu de son sens.

Vous en avez donc contre la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui. Cette pratique n’est pas nouvelle, vous l’admettez. Mais elle n’est plus adaptée. Elle nourrit le cynisme et éloigne les élus des électeurs, les représentants des citoyens.

Vous Lisette, qui avez été ma collègue conseillère pendant plus d’un an et — contrairement aux rumeurs folles — également ma complice dans plusieurs dossiers, avez exprimé combien le projet de loi sur le nouveau Colisée incarnait cette politique dont vous ne voulez plus:

Comme plusieurs collègues, j’ai d’abord été incrédule puis véritablement sonnée d’apprendre que la décision était sans appel et qu’on ne permettrait aucune note discordante. Même sur une question de principe, c’est la loi du «crois ou sors». Pathétique. Oui, j’ai dit pathétique.

Comment, en étant ainsi muselés et même forcés de faire la promotion d’une décision avec laquelle nous avons un problème de conscience, comment, comme députés, pouvons-nous espérer restaurer la confiance de la population envers ses élus et redorer le blason de la fonction de député?

D’autres mettront en cause les raisons exprimés pour votre démission. Et s’il est vrai qu’aucun effet ne trouve sa source dans une cause unique, vous me trouverez à vos côtés pour défendre la valeur des arguments que j’ai repris ici.

Je pourrais vous dire que vous prônez un désarmement unilatéral. Que l’adversaire, lui, avance en rang serré, sans se poser de question. Ce serait passer à côté du sujet.

Je pourrais vous dire qu’en démissionnant avec fracas, vous aidez ceux qui, en face, n’ont de cesse que de renforcer la politique traditionnelle que vous rejetez et qu’ainsi, vous lui laissez le champ libre. Mais je sens que vous avez mesuré cette possibilité et que votre cri de liberté se veut un refus global, un geste de rupture avec un système.

Je sais cependant, comme vous, qu’il se trouve parmi vos collègues du caucus du Parti québécois des dizaines d’autres élus, notamment parmi la considérable relève, qui ne pensent pas autrement. Des gens qui cherchent, comme vous, des façons de changer la politique, d’agir autrement, de retisser le lien entre élus et électeurs.

Vous avez tenu leur discours, admirablement. Vous avez défendu votre droit à la dissidence, admirablement. Mais en retirant vos voix, fortes et crédibles, du concert de ceux qui veulent le changement, et donc du seul parti politique apte à gouverner autrement, ne desservez-vous pas la cause même que vous enfourchez avec tant de verve ?

Votre rapport de force combiné est considérable. Du moins il l’était. La décision de la chef du Parti québécois de vous offrir, ce lundi matin, le droit d’exprimer cette dissidence n’était-elle pas la première victoire de votre combat pour une autre politique ?

N’auriez-vous pas pu vous en enorgueillir ? Affirmer, dans cette conférence de presse déjà convoquée, en modifiant des textes déjà écrits, votre décision d’exprimer, sur ce premier et épineux dossier de l’amphithéâtre, votre intime conviction? Ajouter que ce n’était que la première étape dans un combat pour le renouvellement du discours et de la pratique politique ? Une première défaite de la langue de bois ?

N’auriez-vous pas pu annoncer que vous alliez mettre votre réputation et votre crédibilité au service de cette cause, avec vos jeunes alliés de la députation, pour changer la politique dans ce parti auquel vous avez tant donné ?

Que vous alliez prendre le risque de la démotion et de l’exclusion, mais qu’on ne vous chasserait qu’à votre corps défendant, qu’il faudrait littéralement vous arracher de votre effort de donner un nouveau souffle au Parti qui, un peu grâce à vous, a déjà transformé le Québec ?

Chères Louise et Lise. Cher Pierre. Vous aurez, pour toujours, mon amitié et mon estime.

Mais mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires.

Bien amicalement,

Jean-François

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C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu et relu votre conclusion : révolutionnaire plutôt que démissionnaire. J’aurais aimé moi aussi voir ces trois personnes argumenter solidement tout en demeurant au PQ. Je me demande maintenant ce qui nous restera comme choix, car dit-on déjà que Charest aurait le goût de provoquer des élections plus tôt que prévu.

Cependant, je suis contente de constater que l’éthique n’est pas morte. En démissionnant, ils donnent un exemple aux jeunes qui n’ont pas osé en faire autant alors que plusieurs parmi eux avaient une opinion semblable. À bien y penser, la démission de ces trois députés représente une révolution car elle fera des vagues qui apporteront des changements majeurs, enfin , je l’espère.

Je suis de la génération de ceux qui ont quitté aujourd’hui. Je suis fière de constater que ce sont les plus vieux qui donnent le ton du changement. Qui aurait pensé cela ? N’est-ce pas aux plus jeunes qu’est attribuée la capacité du changement ?

La démission des trois ténors du party québécois veulent aussi exprimer le désaccord de sa ligne de partie mais cela exprime la désaccord la facon de faire du Maire Labaume.

Je crois que la majorité des québécois veulent une équipe de Hockey à Québec mais pas n’importe prix. Encore une fois, le Maire Labaume démontre encore une fois son mode de gestion de la ville avec impulsivité…. PLusieurs projets mis à l’avant par le Maire Labaume finissent par échouer. Je ne serai pas surpris que certains conseillers du maire vont claquer leur porte pour dénoncer l’attitude d’arrogance du maire!!!!!!!

Dans cette affaire, deux questions demeurent sans réponse, selon moi, aujourd’hui: 1) Pourquoi avoir imposé aussi rigidement la ligne de partie pour ce vote en particulier? 2) Pourquoi les démissionnaires étaient-ils aussi pressés de partir? Malgré les réponses données par les principaux acteurs de cet épisode de la vie politique québécoise, il semble que tout n’ait pas été dit. Question de perspective: que s’est-il donc passsé entre le 16 avril 2011, jour du vote de confiance historique pour Pauline Marois, et aujourd’hui?

Je suis presque d’accord avec vous, Jean-François.

Toutefois, la triple démission fracassante pourrait constituer un moindre mal, considérant les débats houleux du passés à l’internes et les inévitables schismes en découlant…

Les 3 démissionnaires ont clairement fait comprendre que l’actuel projet de loi omnibus est la goute qui a fait déborder le vase. Avant d’en arriver là, il y a eu plusieurs désaccords et / ou confits, justifiés ou non. Il y a donc déjà eu vaines tentatives de réformer les façons de faire à l’interne. Mais c’est toute une culture qui doit changer. Et vos 3 amis n’ont peut-être plus envie de consacrer leur énergie à ça.

Sur le moyen terme, demeurer en poste aurait peut-être été la pire des deux options en terme de coût politique.

Enfin, chacun des démissionnaires pourrait avoir un agenda personnel qui expliquerait leur geste.

M.Lisée,la reine Pauline,selon ses déclarations, a tenu 3 caucus de 3 hres sur la loi 204 avec ses députés. Elle savait surement que ça brassait mais elle a tenu la ligne dure allant même dire « faut arrêter de niaiser ». Et voilà qu’à la dernière minute, elle leur permettrait de s’abstenir. Taisez-vous et allez jouer dehors lors du vote. Tout un compromis.
Comment a-t-elle pu permettre à Maltais de s’embarquer dans ce guet-apens de Labeaume? Si Labeaume se prétendait légal, pourquoi une loi spéciale? Et que dire de cette commission parlementaire où Lessard et Maltais et leurs acolytes ne parlaient que pour écouler le temps qui leur était alloué et souvent sans savoir quoi dire. Et St-Arnaud du PQ qui nous cite un jugement de la cour suprême, faut le faire.
Le temps alloué aux ind. et Khadir qui un coups leur question posée ne restait plus de temps pour une réponse. Une vraie mascarade dirigée en plus par une péquiste Marie Malavoie.
Il serait bon que d’autres quittent le navire et si certains libéraux auraient un peu plus de couille, ils devraient quitter eux-aussi mais ils sont au pouvoir et vont suivre la ligne de parti.
C’est ça la politique et souvent ça pue.
Michel Rousseau

Gens d’honneur, de principe, de conviction, nous avons besoin de vous pour faire la République. BRAVO pour votre courage ! Faites, soyez l’aile parlementaire du mouvement, Cap sur l’Indépendance, car l’indépendance doit venir du peuple et nous savons tous que le peuple est souverain… joignez-vous à nous, les gens du peuple qui veulent la souveraineté sans parti pris.

Je respecte votre opinion cher M. Lisée mais je ne la partage pas. Selon moi, le départ de ces trois personnes du parti québécois n’est qu’une bonne chose. Et cela laisse justement plus de place aux plus jeunes. Malgré le respect que je peux avoir, essayons d’être réaliste. On parle ici de trois personnes dont les médias se servent régulièrement pour ridiculiser les souverainistes ! Ces trois personnes désirent retrouver un certain contact avec les citoyens ? Vraiment trop drôle !!!! MDR comme diraient mes petites nièces. Il veulent vraiment retrouver ce contact avec les gens normaux ? Qu,ils aillent donc travailler dans un WalMart !!!! S’il y a au PQ des personnes complètement déconnectées de la réalité, égocentriques et vivant dans un autre monde, c’est bien nos trois démissionaires. Place à la jeunesse.

Cher Jean-François,
Votre affirmation à l’effet que le PQ serait » le seul parti politique apte à gouverner autrement… » vous touchez au noeud du problème. Vos trois amis viennent de vous dire, et de nous dire, que vu de l’intérieur, ils ont la conviction que ce n’est pas vrai. De plus, ils nous fournissent la preuve que le PQ ne remplit même pas son rôle de parti de l’Opposition.

Si on posait de vraies questions sur le projet d’entente Labeaume-Quebecor est-ce qu’on ne se rendrait pas compte que tout cet exercice est une immense prestidigitation.

Si je comprends bien, le maire de Québec aurait demandé à Bell et à Québecor de lui présenter un plan d’Affaire pour gérer l’éventuel Amphithéâtre. Ce que les deux ont fait. Or Québécor, informé du projet de Bell aurait fait une seconde proposition qui le placait en bonne position pour remporter la mise. Ce qui fut fait.

Si celà est vrai, je crains que tout le projet, même bétonné par l’Assemblée nationale, ne fasse l’objet d’une contestation qui ressemblerait à ce qui est arrivé au projet des nouveaux wagons pour le métro de Montréal. Même si c’est l’Assemblée nationale qui décide, comme ce fut le cas pour Bombardier, si les règles de la concurrence ne sont pas respectées, la contestation est possible et a même des chances de gagner, comme Alstom l’a démontré.

Or une Opposition qui ne verrait pas la dimension de ce problème, ne ferait certainment pas son travail.

Les élus du Québec font tout ce qu’ils ne devraient pas faire. Bravo à Madame Beaudoin, Madame Lapointe et M. Curzi de démissioner. Nous en avons assez de les laisser faire ce qu’ils veulent en se fichant du peuple. Il y a un probleme profond.

Nous ne désirons plus se faire pousser par les chefs qui se permettent tout en pensant que nous laisserons tout passer.

Ce n’est plus acceptable. C’est déprimant…le climat n’est pas sain. Nous avons perdu tout respect pour nos élus, c’est devenu troublant.

Superbe commentaire M. Lisée. Merci beaucoup. Il apaise en moi la militante bouleversée et déçue. Aucun parti n’est parfait et vous avez raison : il faut travailler sans cesse à le dynamiser et à l’adapter aux nouvelles réalités. Ce n’est pas en se désolidarisant qu’on y arrivera… Et surtout pas en rendant encore plus difficile la tâche de notre chef qui se donne corps et âme pour que notre peuple atteigne sa pleine autonomie. Jamais je ne lui jetterai la pierre ! C’est une femme admirable. Les commentaires de Mme Lapointe, surtout, m’ont paru complètement disporportionnés à la situation et particulièrement durs. Et quand je lis tous les commentateurs (professionnels et amateurs de blogues) qui profèrent jugements et procès d’intention, j’ai l’impression de me retrouver avec une armée de prédicateurs d’une autre époque. Quelqu’un parle même du «péché» de Mme Marois : le vieux fond catho-moraliste qui remonte à la surface…

Z’êtes mieux de préparer d’autres lettres de ce type Monsieur Lisée parce que je sens que plusieurs autres démissions sont à venir au Parti québécois et je crois également que les heures de la châtelaine sont comptées.

Bonjour M. Lisée,

Voter texte est excellent. Je crois vous résumez bien ce que beaucoup de gens pensent. C’est pour cette raison que je me demande s’il n’y aurait pas quelque chose de plus profond.

Sylvain Plourde

Bof…PQ ou Partie Libérale, où est la différence?

Ils ont la même position sur le Colisée de Québec, la même position sur les gaz de Schiste sauf que l’un utilise le mot « moratoire » et l’autre pas, mais sont d’accord si ça peut être fait correctement. De plus ils n’ont aucune vision d’avenir à nous proposer

Désespérant et désolant.

Il est temps de donner un bon coup de balai, de changer toute cette vieille garde, et s’il vous plait, ne me présenter pas M. Legault comme la nouvelle garde… un autre opportuniste.

Merci Amir, pour ta franchise et ta sincérité, maudit que ça fait du bien.

Tu as maintenant mon vote.

Votre billet résume très bien cette situation de crise …… Il est touchant de constater que les trois démissionnaires veulent transformer la classe politique et la société mais durant ce temps les libéraux se maintiennent maître de la collusion et des magouilles et marche en rang serré sans démission et ont maintenant une chance de se faire ré-élire ….. Nous avons vu ces libéraux et les conservateurs élirent dans des partielles leurs députés sur des promesses de bouts de routes et de quelques jobs …..Oui , il faut tranformer cette société mais pas a coup de démissions qui risquent d’être contre-productives et il faudra y mettre le temps …..

Monsieur Lizée,

Contrairement à vous, je ne crois plus que le PQ soit le seul qui soit apte à gouverner autrement, les compromissions anciennes et actuelles sont trop importantes. Quant aux forces montantes, elles ne font pas le poids devant la machine de ce parti. J’appuie complètement les démissions parce qu’il me semble que c’était la seule manière d’ébranler les piliers du temple de la soumission aux règles partisanes trop souvent aveugles aux réelles préoccupations citoyennes.

Un texte magnifique, une très bonne analyse et de très bonnes questions Mr Lisée. Et si vous unissiez vos 4 forces pour incarner une nouvelle politique ? À voir.

Oui, j’aurais aimé que vous utilisiez une autre méthode car une démission a des conséquences et ne mène à rien. Il vaut mieux affronter l’adversaire que de lui tourner le dos. Depuis longtemps, on sait que Madame Marois n’est pas à la hauteur de la situation et que son passé, son présent et son avenir ne peuvent en faire un premier ministre. Mais pourquoi lui avoir donné 93% de confiance? Cela lui a monté à la tête et elle a perdu la tête.

Cher Jean-François,

Le geste de rupture est le bon. Dans les circonstances actuelles, le PQ, grisé par les mauvais sondages du PLQ, s’imagine qu’il va prendre le pouvoir en ne mettant rien de l’avant, en prenant le moins de risque possible, en faisant de la petite politique.

Les trois démissionnaires ont raison sur toute la ligne, y inclut la façon. Un excellent exemple pour les jeunes à mon humble avis…

Où est madame Agnès Maltais, l’incendiaire dans tout cela?

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la chef Pauline Marois s’est tout de suite laissé piéger dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec. Où est madame Agnès Maltais, l’incendiaire dans tout cela?

Pourquoi je marraine le projet loi 204 sur l’amphithéâtre de Québec
http://agnesmaltais.org/

De mon loin Montréal, on n’entend pas souvent parler cette dernière ! Pour une fois je l’entends et je crois qu’elle a « scoré » dans le mauvais but !!! Je crois commencer à comprendre pourquoi le Parti Québécois a de la misère dans la Capitale Nationale !

Il doit y avoir un avantage pour une députée d’aller coucher chez –elle chaque soir. Mais là, d’y rester ? Je suis membre du Parti Québécois depuis bonne lurette, mais je ne me souviens pas d’avoir vu la Porte-parole de l’opposition officielle pour la Capitale-Nationale venir nous parler! Et maintenant, elle joue la Tartuffe incomprise et misérable, qui est prête à bafouer les droits des citoyens pour avoir son équipe de hockey! Quelle enlève donc ses pantoufles en phentex pour venir aider madame Marois qu’elle a mise dans la merde.

Une révolution à l’intérieur du PQ si près du pouvoir aurait été difficile à faire.

Cependant si ce qu’ils voulaient étaient de passer leur message ils ont réussi.

Maintenant qu’est ce qui va arriver avec le mouvement souverainiste?

La souveraineté est à 42%,j’ai toujours l’impression d’être près du but mais il ne se passe rien…

Oui bien sûr, ils auraient pu rester. Mais en partant ils posent consciemment un geste qui, je crois, amorcera le début de la fin du leadership de Pauline Marois.

Pauline Marois n’est pas aimé de la population en général et pas beaucoup plus à l’intérieur du parti Québécois. Je crois qu’elle sentira dans les jours qui suivent cette poussée vers la porte et qu’elle donnera sa démission pour le bien du Québec et du parti.
Et vous, M. Lisée, souhaitez-vous servir votre peuple au plus haut niveau ?

Une logique systémique oblige les politiques à jouer le jeu des fous en répondant à la schyzophrénie par la roublerie. Et tout le monde est malheureux, sauf les Libéraux qui ont fait de la folie assissine de l’univers politique leur fond de commerce.

Alors bravo à ces ouvreurs de fenêtres. Nous en sommes maintenant à un point tournant dans la potitique québécoise : Pauline Marois va devoir partir et comme Charest qui n’aura pas su quand quitter le navire, laisser la politique redevenir ce qu’elle doit être (un lieu de rassemblement pour le développement social, culturel et économique) plutôt que corruption systémique.

On se sent déjà mieux en réalisant que la santé mentale collective n’était malade que d’une façon passagère.

La différence entre le leadership de Mme Marois et celle de ses prédécesseurs est qu’elle a consulté et expliqué sa position avant d’imposer comme l’indique ses fonction la ligne du parti. Ces prédécesseur eux auraient exigé la démission de tout ceux qui auraient eu l’idée même de ne pas appuyer la direction du chef, plus encore de tout ceux qui auraient pu oser en parler publiquement. Quand le pouvoir porte une jupe on se montre moins respectueux des fonctions. Que mMe Lapointe se pose la question de qu,elle façon son mari aurait imposé sa décision. Il essait toujours de la faire semble t-il, même si ça n’est plus dans ces fonctions. Alors qu’il s’insurge du leadership de Mme Marois, ne faites pas ce que je fait faites ce que je dis.
Debout Mme Marois, si vous êtes mal entourée vous le saurez et pourrez vous entourez autrement avant les élections. La volonté des électeurs doit primer sur celles des idéologies individuelles des représentants élus. Les crises d’égo n’ont pas leur place dans un regroupement qui a toujours fait de la solidarité son letmotiv. être solidaire envers et contre les saboteurs qui pour représenter les intérêts de qui? font des pieds et des mains pour courcircuitez les projets de la majorité des citoyens de Québec. Après avoir accepté le financement de l’amphithéatre voilà que les détracteurs essaient d’en courcircuiter la réalisation. Pour qui? Pour quoi? Les opportunistes y voient un moyens de demander la tête d’une femme qui est allée chercher un appuie a son leadership a 93%? Ils lui faisaient confiance et lui retire leur appuie? Avec des amis comme ça on a pas besoin d’ennemis. Est-ce que les représentants du pq sont en train de démontrer qu’ils ne sont pas digne de confiance? Qu,Ils agissent pour leur personnes au lieu de l’intérêt commun des citoyens? On verra aujourd’hui si on parle d’un parti ou d’un regroupement de politiciens.

M. J.-F. Lisée,

Quoi ajouter à votre texte, car ici, la démission c’est la facilité, dommage !

Réunion à 8heures du caucus et huit autres députés pourraient démissionner soit Bertrand Cousineau, Jean-Marc Aussant, Sylvain Pagé, Bernard Drainville, Monique Richard, Irving Pelletier, Alexandre Cloutier et Véronique Hivon.

Crise majeure!

il peut être difficile d être révolutionnaire lorsque ce même parti se ferme et qu il se coupe de ses gens quand une garde rapproché se referme sur elle même et qu il est difficile d atteindre la reine pour se faire entendre il faut parfois faire quelque chose de significatif pour réveiller le château de cristal.pour tout ce beau monde il leur faudrait comme Mme Beaudoin un arrêt de quelques années de la politique pour se reconnecter a leurs bases et de sortir de leurs tours d ivoire Pour devenir un pays ça peut etre parfois difficile .malheureusement avec le recul on s aperçoit que ce parti s encroute comme un vieux parti et qu il réagit de la même façon.

Bonjour,
Ayant une grande partie de ma vie évolué dans le merveilleux monde de l’immobilier surtout comme investisseur et dans le courtage, n’étant surtout pas enclin aux analogies, il y a quant même des similitudes entre le politique et le courtage de la brique car il y a des produits qui ne sont pas vendeurs, surtout si comme nous disions dans le jargon que la PROPRIÉTÉ EST BRÛLÉE…… Cela veut tout dire !
Tout ça pour dire que le Parti Québécois depuis 1968 se maquille effrontément pour essayer de se vendre et de vendre un produit qui n’a jamais été vendeur sans maquillages et surtout sans emballages criants. Les vendeurs sont congédiés l’un après l’autre sans que les nationalistes québécois se rendent à l’évidence que c’est le produit qui n’est pas vendeur même en l’ayant maquillé de toutes les façons possibles à travers son parcours afin de n’être strictement qu’un parti de gouvernance provinciale, point à la ligne en ayant toujours la ligne pour leurrer le poisson nationaliste.
Trois dissidents ont quitté la barque en surfant sur une raison qui leur permettait de claquer la porte avec éclat dont deux passionarias de la Cause plus un greffon qui en profite lui aussi pour tirer sa révérence.
Finalement, le nationalisme étant au Québec strictement émotif, afin d’évaluer logiquement une situation émotive, il faut à tout le moins une bonne distance de l’émotion qui brouille l’acuité de la logique, ce que les nationalistes québécois sont incapables de faire. Les trois mousquetaires ont tiré leur révérence en se servant de ce prétexte taillé sur mesure afin de filer en douce car en bons politiciens, ils savent fort bien qu’après la cinglante débandade du Bloc Québécois, avec Monsieur François Legault qui leur souffle malicieusement et tout doucement dans le cou, mine de rien, le tsunami s’en vient pour le Parti Québécois et l’alerte rouge est en vigueur….. Bien à vous, John Bull.

Je comprends votre point de vue M. Lisée, sauf que Mme Marois ne leur a pas laissé le choix de démissionner car il leur était formellement interdit de voter contre le projet de loi !!

Nous vivons dans une démocratie représentative. C’est dire que nous donnons un énorme pouvoir à un groupe d’individus, le parti majoritaire, ou minoritaire dans certains cas. Ce sont eux qui vont faire les lois qui vont régir nos vies. Dans toute démocratie qui se respecte, et qui respecte le « démos », des mécanismes sont prévus pour permettre de contrer les excès possibles de ces gens à qui nous donnons ce pouvoir de faire les lois. Qu’un gouvernement tente de faire une loi qui vient casser ce mécanisme est une atteinte majeure à la démocratie. Bien sûr, des circonstances exceptionnelles peuvent entrouvrir cette porte, mais un contrat pour l’exploitation d’un amphithéâtre sportif ne justifie en rien cette action. Le débat actuel ne porte pas sur la construction de cet amphithéâtre ni de l’utilisation de fonds publics pour le faire, mais porte bien sur les fondements mêmes de la démocratie, ce que beaucoup de gens semblent malheureusement oublier. Alors, je pense qu’il faut saluer le geste courageux de ces trois personnes.

Je ne puis pas croire que leur geste en soit uniquement un de rupture. Depuis hier, je cherche: ils doivent avoir une solution de rechange dans leur poche, mais quelle peut-elle bien être?

La tempête passée, le navire du PQ échoué, quel jour se lèvera pour nous? Je ne vois rien poindre de bon à l’horizon.

Imaginez un instant la « pit bull » de chef de cabinet de Pauline en face des 5 députés, dont les trois actuels démissionnaires, leur servant l’ultimatum méprisant de « vous n’oserez jamais » défier Pauline, moi et notre 93% en démissionnant…

Quant on doit avoir pour ambition de faire naître un Québec souverain, on doit d’abord savoir rallier large et… au premier chef ses propres députés!

Un tel manque de jugement est une erreur grave et la marque fondamentale que l’on est tout simplement pas à la hauteur face à l’objectif fondamental de donner un pays à un peuple.

Il faut maintenant que tous les souverainistes, dont vous Monsieur Lisée, fassiez preuve de beaucoup de créativité et de diplomatie pour sortir le mouvement souverainiste de l’impasse, car le PQ dans l’état actuel des choses et en particulier de son leadership, n’arrivera jamais ni au pouvoir nì surtout à faire la souveraineté du Québec.

Je vous rejoins M Lisée dans cette analyse et je suis très attristé du départ ces trois indépendantistes du PQ. En revanche, je suis content qu’elles apportent ce combat sur la place publique en restant membres du parlement et que libérées d’un parti politique, elles déploient toutes leur intelligence et leur vivacité à faire la promotion d’une façon nouvelle d’exercer le rôle de député et de redonner à nos gouvernements le pouvoir de diriger. Mener ce combat de l’intérieur, prendrait des décennies, car le gouvernement invisible qui dirige les partis politiques avec les sous et le pouvoir qui vient avec et qui dicte la loi de la non transparence en distribuant des enveloppes brunes ou des suppléments de fin de mois au PM et autres ministres se bidonnent de voir nos élus faire des combats de coq pendant qu’eux détournent sournoisement pour leur petite minorité la richesse collective.

Cher M.Lisée,
J’aime bien votre stratégie révolutionnaire mais je ne peux qu’appuyer les raisons pour lesquelles Mme Beaudoin, Mme Lapointe et M.Curzi ont démissionné. Des raisons du coeur certes mais aussi de conviction. Il est difficile d’abandonner le Parti Québécois lorsque l’on croit à l’indépendance mais force est d’admettre que celui-ci a laissé tomber depuis trop longtemps son devoir de conviction à la « cause ». Malheureusement ce parti n’a pas cessé de glisser de plus en plus vers un centre droit complaisant en forçant le silence de ceux qui tiennent le drapeau trop haut.

Les députés démissionnaires ne pouvaient pas demeurer dans le parti tout en étant dissidents pour l’amphithéâtre parce que leur décision était motivée par un problème de fond au PQ qui était bien plus tentaculaire. Le comportement du PQ de la dernière décennie dans son silence face à la détérioration du contrôle que nous avions pris sur notre territoire, sur nos leviers financiers et sur le respect de notre langue commune par tous montre que ceux qui hantent la direction du Parti Québécois servent d’autres intérêts que ceux des Québécois et de leur État.

Pour que nos braves démissionnaires restent, il aurait fallu que la décontamination au PQ commence bien avant et que ce soit certains parmi ceux qui restent qui se fassent sortir, mais ces derniers ne s’en prendront jamais à eux-mêmes.

La mort appréhendée du PQ est tributaire du comportement de ceux qui en ont le contrôle actuel et de ceux et celles qui les cautionnent ou les couvrent.

Non, il fallait que les Lapointe, Beaudoin, Curzy sortent la tête haute pour que le grand ménage s’amorce et que se révèle l’objet de leur loyauté.

Le souci du peuple fait naître les causes. Les causes donnent naissance à des mouvements de solidarité où chacun investit de lui même selon ses talents.

Les mouvements génèrent parfois des partis politiques en appui à la cause qui elle, existe par le peuple et pour le peuple. PAS EN SENS INVERSE !!! Sinon le peuple est oublié et ses intérêts fondamentaux sacrifiés.

J’espère que Mme Marois se rend compte qu’elle est descendue au même niveau que Mr Charest et nous démontre ce qui nous attend si elle avait été élue lors des prochaines élections! Perdre ses piliers des plus solides lui fera perdre la possibilité de devenir la 1ière femme premier ministre.
Bravo au courage de nos trois députés et y en aura-t’il d’autre aussi courageux? ceux qui un jour devront nous gouverné…

Monsieur Lisée, je trouve votre texte admirable à la fois d’intégrité et d’amitié pour vos trois ex-collègues, qui auraient sans doute pu, comme vous le dites, ajuster leur texte à quelques minutes de la conférence de presse (ce sont des choses qui arrivent assez souvent dans la vie politique, il me semble) et consacrer ainsi une certaine victoire, plutôt que de « bouder » l’ouverture que madame Marois leur offrait. Ils ont préféré faire un geste d’éclat, mais qui ne fera pas beaucoup de bien au parti…

M.Lisée,
Je partage votre analyse politique.
J’aurais tellement aimé que votre hypothèse finale de la révolution à l’intérieur du PQ soit la réalité de ce matin.
Péquiste depuis ma lointaine adolescence, je suis toujours déçu des démissions à effets négatifs au sein du PQ.
On dirait qu’il y a dans la culture du PQ le culte de la démission. À ce jours, plusieurs chefs péquistes ont démissionné devant les difficultés et nombreux sont les députés péquistes démissionnaires pour des raisons cachant leur incapacité de continuer un combat difficile.
Pourquoi ne pas avoir choisi la bataille à l’intérieur, pourquoi ne pas avoir forcé l’institution à se moderniser. Pourquoi n’ont-ils pas choisi d’afficher leurs convictions éthiques, que je partage, en public et indiquer au peuple qu’il y a encore des politiciens authentiques à l’intérieur des partis. Devant ce geste démocratique Madame Marois n’aurait pas pris le risque de leur montrer la porte et si elle l’avait fait la révolution IN-PQ aurait été porteuse d’un changement profond.
On vient de choisir une autre fois la démission et maintenant onjouera le rôle de belles-mères, d’agents d’estrade ou encore mieux chargé de cours en science politique dans une université.
Dommage.
Réjean

Quoique bien intentionné, ce trio a sans doute porté un coup d’épée dans l’eau. Il y a éclaboussure spectaculaire bien sur, mais une fois les gouttelettes retombées qu’en restera-t-il de leur combat? Sans doute leur ancien parti politique devra en payer un certain prix. Sans doute, en toute logique leurs adversaires en tireront un certain profit.

Mais comment peut-on changer cette façon de faire de la politique. Votre argumentaire, M. Lisée, est d’une logique implacable. Est-ce à dire qu’on ne peut rien y faire ?

On le comprend, il ne s’agira pas seulement de changer les attitudes. Les institutions et les règles devront également changer.

Sur ce plan je suis plutôt pessimiste. Depuis combien d’années évoque-t-on la nécessité d’introduire une forme de proportionnalité dans nos scrutins ? Rien de sérieux n’a encore été amorcé.

Je crois sérieusement que le combat auquel nous convient les trois démissionnaires est certes un beau combat mais il est utopique.

Mais ils ont raisons. Il ne faut pas accepter ce qui est en contradiction avec nos valeurs. Alors où est la voie à suivre. Peut-être est-elle dans la phrase suivante :

«Le critère d’une intelligence de premier plan est la faculté pour l’esprit d’envisager simultanément deux idées opposées tout en continuant d’être capable de fonctionner.
On devrait … pouvoir reconnaître que les choses sont sans espoir et être néanmoins déterminé à faire en sorte qu’il en aille autrement.»
[F. Scott Fitzgerald in The Crack-Up]

Découragé de vous avoir donné ma confiance, vous n’êtes que des KID KODAK.
Quel geste désastreux pour le parti québécois et les québécois.

De l’intérieur, vous auriez du vous mettre à la recherche d’un Chef, d’un Leader avec l’image physique et politique de réussir afin d’en venir à l’indépendance.
NON, vous vous sauvez.
Mais, y-a-t’il un québécois capable de faire l’indépendance?
Aucun parmi ceux qui se nomment politiciens.
Honte à vous trois, à Monsieur Parizeau et à ceux qui ne peuvent vivre à l’intérieur du parti.

Je trouve, dans un premier temps, très rafrîchissant et réconfortant de voir la prise de conscience de Louise Beaudoin, qui transparaît lorsqu’elle dit très sincèrement, c’est évident :

»… des maux dont la politique, je crois, est en train de mourir, ici et ailleurs. »

Tou n’est pas perdu lorsque c’est la conscience qui émerge, Dieu merci.

Claude Lévi-Strauss a démontré que toutes les sociétés sont fondées sur des structures sociales identiques. L’entourage de la cheffe du PQ a tout confondu. Les 93% obtenus par Mme Marois ne l’autorisaient en rien à se conduire comme un vulgaire dictateur du tiers-monde L’autoritarisme institutionnalisé engendre, un jour ou l’autre une révolution. Il est difficile de ne pas prévoir à court terme, la sortie de Mme Marois. Le moral de M. Ducceppe est en train de remonter.

Vieux débat: Jusqu’où doit-on céder à l’autorité et piler sur nos convictions pour faire passer celles qui nous restent après ? Combien nous en restera-t-il quand on finira par suivre aveuglément « la ligne de partie » ?
Jusqu’où doit-on se taire et défendre ce que notre conscience nous défend de défendre pour ne pas « nuire » à la cause ou au parti ?
Où finit compromis et où commence compromission ?

De plus, céder à la concession de dernière minute de Mme Marois (même en se convainquant que cela marque une victoire), conduirais, inévitablemet, à devoir reprendre ce combat à la prochaine occasion, puis à la suivante, etc. A chaque fois, avec la menace de démission sous-jacente. Imaginez le climat et les tensions.

Finalement, comment réussir à faire de la politique « autrement » quand on se convaint qu’il faut la faire « traditionnellement » en suivant aveuglément le « chef » ?
Comment être « révolutionnaire » quand il faut rester un « soldat fidèle » qui obéit aux ordres ?

Chacun doit, selon ses convictions et les circonstances, y répondre par lui-même. Quelques fois, on estiome qu’on rester à bord d’un navire qui va dans la mauvaise direction dans l’espoir de convaincre le capitaine de changer de cap. D’autres fois, on peut espérer une mutinerie qui nous donnera raison. D’autres fois, on n’a plus le choix et il faut quiter le navire, sous peine d’être complices et de se renier soi-même.

Vouloir faire de la politique autrement,c’est un peu comme ne plus accepter les règles du jeu politique.C’est un peu ce que je comprend de cette triple démission ou je dirais des raisons données par les démissionnaires.Pas le contenu mais la forme.Pas les idées de fond mais la forme par laquelle elle s’exprime.

Étrange de la part de vieux routiers du débat politique, habitués à débattre et à confronter des idées.Étrange réaction aussi de membres d’un parti politique habitué à vivre des tiraillements, des clics ou des groupuscules qui ne partagent pas le même avis.

Comme si je sens plutôt l’épuisement,le vide ou la peur de frapper un mur.Un peu comme l’a fait le bloc.Aussi comme si le politicien avait perdu ses repères et qu’il cherche le fil conducteur qui se dessine mais qu’il ne trouve pas.

Étrange sentiment qui m’habite.Bien sûr qu’il y aussi une fronde au chef et que la pratique du leadership de Mme marois est en cause.Il y a aussi accessoirement cette histoire de légalité de cette transaction autour du futur colisé de Québec.

Un peu comme l’artiste qui sent les choses avant même qu’ils arrivent pour vrai,je pense que ce geste peut être prémonitoire.De toute évidence,il est un signal que si rien ne change,il est fort possible que PQ frappe un mur à la prochaine élection qui semble venir à grand pas..

Mais quelle est donc cette frilosité, M. Lisée? Ne pouvez-vous pas aussi, possiblement, imaginer comment la démission, et seulement la tonitruante démission de ces trois-là, pourrait amener le PQ à un nécesaire examen de conscience au moment même oü les choses semblent bouger au Québec?

Le PQ a été pour peu dans le Québec politique des dernières années et pour rien dans l’avancement du projet souverainiste. Certains ont même pu associer le parti à cet immobilisme national tant décrié. La triple démission pourrait permettre au PQ de se ressaisir, mais les premières réactions de Mme Marois hier, n’étaient pas encourageantes. On y retrouvait presque le ton de la pénible lettre contre Kadir, du président du PQ, M.Archambault, la semaine dernière.
Le PQ s’est déjà disqualifié auprès de nombreux électeurs souverainistes et le chantage voilé n’y fait plus rien: nous sommes désormais des dizaines de milliers à devoir imaginer une reprise de la marche vers la souveraineté hors du PQ. Et vous remarquerez que ce n’est pas nous qui disons: après nous, le déluge… Ni Louise, ni Lise, ni Pierre.

Je dois dire, M.Lisée, que je partage vos inquiétudes. Il y a eu une main tendue de la dernière chance, certes, mais la saisir aurait probablement clos le dossier. Un signal que «au fond, tout va bien».

Jouer les révolutionnaires n’auraient pu marcher que le temps que leur bonne réputation les aurait maintenu à l’abri du sort qui a attendu les autres opposants «officiel» à l’interne (le MES et St-André, le SPQ libre, etc.). Une bonne réputation que la vielle politique n’aurait eu de cesse de saper.

Un coup puissant a été porté au Parti Québécois, qu’il en profite pour donner un coup de barre franc vers l’éthique, l’audace et le changement qu’il peut livrer au Québec.

Faut croire que la coupe était diablement pleine, car ces trois-là, gens de valeur entre tous, en ont vu bien d’autres! Reste à voir…
Pour ma part, je trouve « l’empressement du PQ vs le projet Labeaume » un peu étrange si on le compare au « manque d’empressement du même parti dans l’affaire des gaz de shiste »! Peut-être ai-je loupé quelque chose?

Et si la rigidité de Marois était la cause du refus de réintégrer les rangs? Je veux dire, une rigidité qui demeurerait la même malgré l’offre qu’elle leur faisait? S’ils sentaient que ça ne servait à rien de revenir, que ce serait toujours la même lutte inutile contre sa rigidité? Avaient-ils alors le choix?

C’est évident qu’on ne peut contester les principes défendus par les députés démissionnaires dans cette histoire de loi baîllon.

Comment la direction du PQ a t-elle pu seulement penser que de s’associer au parti dot elle pourfend le manque d’éthique, les allégations de corruption et le favoritisme éhonté , était la chose à faire dans ce dossier?

J’ai vu bien des manoeuvres douteuses qui font hélas parties de la politique , mais celle là est sûrement une des plus maladroites.

Machiavel Charest rit dans sa barbe depuis deux semaines ! En effet même dans ses rèves les plus fous comment aurait-il pu espérer voir l’opposition officielle « aller au batte » pour défendre une position de son gouvernement aussi impopulaire, et assister au déchirement interne du parti d’opposition?

C’est vraiment , mais alors là vraiment pas fort!

Merci pour ce juste compte-rendu et cette réconfortante analyse monsieur Lisée.

Ce bris de digue est en somme, comme vous le soulignez, »… Une première défaite de la langue de bois. »

La rivière du sentiment citoyen doit suivre son cours, elle ne peut être trop longtemps contenue, elle doit continuer de couler, pour s’oxygéner, pour rester vivante, et pour reprendre vie lorsqu’elle a été endiguée.

Le Parti Québécois doit mourir. En tant qu’indépendentiste, j’ai voté PQ toute ma vie. C’est fini.

Les tergiversation du parti autours de la question nationale m’épuise et m’irrite. La souveraineté, le PQ n’en parle plus que dans ses congrès. Bouchard a enterré la question en attendant « les conditions gagnantes » alors que presque 50% de la population s’était prononcé pour. Quel imbécile. Les Landry, Boisclair, Marois qui l’ont suivi n’ont pas fait mieux: un pas en avant, deux pas en arrière.

Face à un des gouvernement les plus impopulaire de l’histoire du Québec, Marois ne lève pas. Où est l’engouement pour le PQ, la seule alternative crédible aux libéraux corrompus? Nul part. Si le PQ gagne les prochaines élections, ce sera par dépit, en faisant le plein du vote de protestation anti-libéral. Bravo!

Et maintenant, le projet de loi 204. Du point de vue éthique, l’idée de mettre une entente privée au dessus de la loi est une abbhération. Le clientélisme dont fait preuve le PQ dans ce dossier est d’un cynisme difficile à avaler, même pour un partisan aussi convaincu que moi. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Je veux bien serrer les rangs pour la souveraineté, mais je ne peux plus le faire pour un parti aussi pathétiquement opportuniste.

Les trois démissionnaires ont raison. Si il y en a d’autre dans le parti qui partagent leurs réserves, qu’ils quittent aussi. C’est le temps de faire table rase.

[1] Vous avez très bien saisi l’enjeu. Ce qui se passe actuellement en Espagne et en Grèce devrait vous interpeller encore plus. Ce qui s’est passé et se passe dans les pays arabes aussi,ce qui s’est passé avec le choix du NPD où les québécois ont choisi de voter pour des « poteaux amateurs » plutôt que de voter pour les « politiciens professionnels » du PCC, du PLC et du Bloc devraient aussi vous faire réfléchir.

[2] Vous êtes assez intelligent, je pense, pour réaliser que nous ne vivons plus dans un régime démocratique mais oligarchique (le pouvoir par quelques personnes) voire plutocratique (le pouvoir de l’argent).

[3] A droite, on s’en fout, car les politiciens professionnels corrompus sont les alliés objectifs des oligarques. Charest-Desmarais même combat! Qui contrôle l’État et profit de qui, disait le bon vieil Aristote.

[4] Avec la crise économique provoquée de toutes pièces par les oligarques, l’endettement des États, l’effritement de la classe moyenne, la déflation aux portes, les citoyens commencent à comprendre que ce qu’appelle faussement la « démocratie » ne sert plus les intérêts du bien commun.

[5] C’est la démocratie de représentation qui glisse vers l’oligarchie qui est remise en cause par les citoyens, directement en Grèce et en Espagne, à l’intérieur des « dictatures douces » et dans les pays arabes, à l’intérieur des dictatures dures.

[6] Les gens réclament la vraie démocratie. On parle de démocratie « directe ». Il y a là un vaste de chantiers et les idées fussent de partout. Parmi elles, le « tirage au sort » des serviteurs du peuple, les charges publiques temporaires et non renouvelables, et des mécanismes de surveillance et d’imputabilité partout. Voir le magnifique travail du français Étienne Chouard ici : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

[7] C’est la version moderne du combat pour la « souveraineté du peuple », cette fois-ci pour la démocratie directe, sans représentants des électeurs, sans les élus traditionnels, qu’ils se nomment Beaudoin, Curzi, Marois ou Charest.

[8] En 1837-1838, les patriotes se sont battus contre l’oppression nationale (pour l’indépendance) et pour le gouvernement responsable (la souveraineté du peuple).

[9] Ce double combat est encore d’actualité en 2011 mais la « souveraineté du peuple » a pris un autre visage et exige plus que la fausse démocratie de représentation et des élus qui se collent inévitablement aux oligarques.

[10] D’où le malaise des Curzi, Lapointe et Beaudoin qui estiment que ce double combat n’est pas possible au Parti québécois, qui depuis fort longtemps a remplacé le combat pour l’indépendance en « chouveraineté ronrronante » et la démocratie en oligarchie larvée.

[11] Il faut mieux, dans ces circonstances, conserver entièrement sa liberté d’action et de parole plutôt que de demander à ses collègues de se faire hara-kiri.

Pierre Cloutier

Monsieur Lisée,

Je suis en accord avec vos propos. La classe politique déplore le cynisme des citoyens, mais ne fait rien pour changer les choses. Pourtant, il y a des gens de qualité parmi nos 125 députés et il était impossible de croire que tous voulaient continuer sur cette voie.

Au lieu de jouer au jeu des libéraux, le PQ devrait s’efforcer à présenter et mettre de l’avant ses idées et ce qu’ils proposent aux Québécois (Oui la souvraineté ça on le sait, mais comment? et puis il doit bien avoir d’autres projets). Il y a des jeunes députés prometteurs (je pense aux Hivon, Cloutier, Girard, Aussant) comment arriver à les mettre à l’avant-scène comme symboles de cette nouvelle politique.

Et vous M. Lisée pourquoi ne participeriez vous pas à ce nouveau souffle?

j’aime votre analyse même si je trouve que vous auriez pu les sermonner un peu plus.La démission est inscrite dans le code génétique du parti Québécois. Je crois que la disparition du Bloc et du PQ sera à long terme bénéfique pour la souveraineté si elle doit se produire. Le peuple Québécois face au risque existentiel devra enfin prendre ses responsabilités.Le nom même de parti Québécois porte à ambiguité car si tu ne votes pas parti Québécois tu n’es pas Québécois à part entière.

Personnellement, ce lien de confiance entre les électeurs et les politiciens, je le retrouve avec joie depuis quelque temps dans le langage direct et courageux d’Amir Khadir, qui seul contre tous, et même contre ce PQ qui devient de plus en plus le clône des libéraux, sans doute sous l’impulsion d’une Marois orientée exclusivement vers le pouvoir à tout prix, sans doute aussi par volonté de «créer la richesse»… Le PQ a sacrifié depuis des lustres son aile gauche pour miser sur un réservoir potentiel d’électeurs de droite, qui l’ont toujours naturellement boudé parce que acquis aux tizamis libéraux. Alors, c’est ce qui arrive à Pauline et le pot au lait, qui a mis tous ses oeufs dans un même panier percé, qui a misé sur le mauvais cheval et qui, ce faisant, a bien démontré qu’elle est une femme de pouvoir et non de convictions. Mais a-t-elle le droit de compromettre ainsi le rêve d’indépendance de toute une génération? Va-t-on la laisser ainsi bousiller nos espoirs de voir naître ce pays tant espéré?
Curzi nous dit souhaiter «qu’on représente d’une façon crédible la volonté populaire et qu’on lui donne les moyens de s’exprimer puis qu’elle retrouve un peu de son sens.» C’est ce que tente de faire Khadir et je serais vraiment ravi que ces trois valeureux démissionnaires péquistes trouvent une façon d’unir leurs forces essentielles et précieuses à celles de Khadir au sein d’une coalition de gauche dont nous avons vraiment un urgent besoin.

@ Jean-François Lisée :

Suite à ce que vous dites en concluant votre présent billet :

»… Mais mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires. »

Je me permets d’ajouter :

qu’il faut accepter de mourir à ses croyances pour renaître à la vie,

que l’on tente toujours d’endiguer, mais qui se renouvelle constamment, quoi qu’on fasse, fort heureusement pour nous.

Plaidoyer touchant M. Lisée, mais qui n’y changera rien.

Nos trois protagonistes se sont auto-ostracisés, ils se sont eux-mêmes retirés toute possibilité de revenir en arrière au risque de passer pour des…

Ils ont perdu tout pouvoir de négociation.

Comme le dit le dicton : «une fois le dentifrice sorti du tube…»

Toutefois, j’abonde dans votre sens. Avec toute l’influence et la crédibilité qu’ils détenaient au sein du parti, nos trois comparses auraient pu faire bouger les choses de l’intérieur, mais leur démission n’aura d’autres effets que de museler les voix discordantes et dissidentes de ceux qui ne possèdent pas leur envergure dans les instances du parti.

Leur seul espoir de réintégration serait un changement de garde à la tête du PQ, et pour le moment, à moins d’un revirement spectaculaire, ce n’est pas pour demain la veille, et ce, bien qu’il y ait une grosse pointure disponible sur le marché depuis les dernières élections fédérales.

Tout comme vous, j’aurais préféré qu’ils se fassent révolutionnaires.

Plusieurs personnes autour de moi posent la question :pourquoi Jean-François Lisée ne s’emgage-t-il pas en politique ?
Réponse :

@ P Lagassé,

J’aime beaucoup votre commentaire précédent # 2 (à moins que la numérotation ne change d’ici peu).

« Mais mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires. »

Je pense que tu fais erreur Jean-François. Nos amis se sont bel et bien fait révolutionnaires. Droits. Exigeants. Insurgés. Libres. Prêts à quelques sacrifice pour engendrer un changement rapide. Celui que notre temps exige. Celui dont le Québec a besoin. Maintenant. Tu aurais peut-être voulu dire : « Mais mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits réformateurs. » Mais ce serait bof comme phrase. Et comme idée aussi.

N’est-ce pas?

Let’s rock.

Bien amicalement,

Hugo

@ Charles Laflamme:

J’aime beaucoup la conscience qui émane de votre commentaire. Merci.

Ce n’est pas seulement le PQ qui est remis en cause. C’est aussi le PLQ…l’ADQ…C’est toute la gent parlementaire qui est cause.
Les démissionnaires ont, à plusieurs reprises, fait référence aux maux qui affligent notre démocratie. Ils ont raison.
D’aucuns invoquent l’approche disciplinée, le respect de la ligne de parti. Et l’on cite en exemple le PLQ où tous les discours n’ont qu’une seule voix: Charest. Les autres ne font que répéter ses propos. Mais c’est là une attitude hautement antidémocratique.
Un élément essentiel de la démocratie est le débat. Autrement, c’est de la dictature. D’ailleurs avec le parlementarisme à la britannique, c’est exactement ce que nous avons, une dictature. Pendant 5 ans, le premier ministre, à cause de la ligne de parti, est roi et maître du gouvernement.
Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.
Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.
Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.
Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.
Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.
Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.
Il y a bien longtemps, le PQ voulait faire toutes ces choses. Aujourd’hui……

merci pour cette analyse pertinente et votre conclusion quant à ces démissions inopportunes.
nous n’avons hélas pas encore entendu beaucoup parler des instances de ce parti, autant de l’association de la circonscription des trois députés que du fameux Conseil national du PQ.
pourquoi n’a-t-on pas choisi la voie de soulever un débat au sein des instances du parti lui-même pour vérifier si les critiques des trois députés pouvaient trouver un écho en dehors de leurs propres personnes?
si leurs critiques sont si graves – je crois qu’elles le sont au moins au sujet du diktat sur le projet de loi privé no. 204 -, n’était-il pas possible de trouver 30 membres du Conseil national pour demander la convocation d’une réunion du Conseil national (article 112, Statuts du PQ) qui se tiendrait dans les plus courts délais?
peut-être que les pratiques démocratiques de ce parti ne sont pas encore assez profondes pour avoir le réflexe de choisir ses instances comme des lieux de débat sur des questions de fond et ce, surtout lorsqu’on invoque le comportement non démocratique de la direction contestée?
que diront les associations de membres du PQ des trois circonscriptions, elles qui sont devenues maintenant des circonscriptions «orphelines»?
et enfin, un pavé dans la mare : quelle légitimité conserve-t-on comme député lorsqu’on quitte la formation politique qui a fait en sorte qu’on soit élu sous sa bannière?
bonne continuation

La démocratie devrait garantir que nul ne sera appelé au pouvoir sans avoir fait l’effort de convaincre la population du bien-fondé de son programme. Cependant souvent les frontières entre conviction, persuasion, démagogie et la pure et simple tromperie ne sont pas toujours claires.

On peut considérer les partis politiques comme un « mal nécessaire » de la démocratie. Etre le député d’un parti a pour conséquence et risque de devoir agir à l’encontre de ses convictions pour être en conformité avec la ligne directrice de son propre parti. Cella peut même aller jusqu’à une situation où les députés doivent représenter les opinions du parti qui le mandate auprès de leurs électeurs.

Depuis les années 90, au Canada. et aussi au Québec. lors des campagnes électorales le rôle de candidat a été réduit à sa plus simple expression, l’espace public étant monopolisé par les chefs des partis. Donc la compagne ressemble beaucoup à une élection présidentielle, sans être accompagnée des mécanismes de « check and balance » attribuables aux autres processus d’élections dont ceux des deux chambres (représentant et sénat) et des pouvoirs locaux.

C’est comme, si en douce, on était passé d’une démocratie représentative à une monarchie élective. Le chef d’un parti politique devient premier ministre si son parti a le plus grand nombre de députés élus. Une fois consacré premier ministre d’un gouvernement majoritaire, compte tenu du déséquilibre entre les trois pouvoirs (Législatif, Exécutif, Judiciaire) le premier ministre a entre ses mains plus de pouvoirs que le typique président d’une république et en fait il contrôle presque totalement l’agenda politique.

En effet, dans notre régime parlementaire la séparation de pouvoirs est devenue très souple :
-le pouvoir législatif, qui crée les lois, confié au parlement (qui est formé d’élus) dans la réalité l’initiative de la loi appartient au gouvernement, l’initiative du parlement étant devenues l’exception ; le gouvernement dispose d’un domaine réglementaire autonome  de plus dans la zone des décrets, le législateur a somme toute délégué un large pan de la fonction législative au gouvernement.
-le pouvoir judiciaire, qui applique les lois et règle les différents, confié aux juges (qui sont nommés par le gouvernement);
-le pouvoir exécutif, qui veille à l’exécution des lois (il est formé du gouvernement celui-ci est redevable devant le parlement).

Notre régime politique s’appelle encore une démocratie représentative. C’est un régime politique où la volonté des citoyens s’exprime via des représentants élus (députés) qui incarnent la volonté générale. Une fois élus ils sont des parlementaires dont le rôle est de créer, amender et voter les lois, de contrôler la reddition de comptes du gouvernent et enfin d’assister les citoyens électeurs au prises avec des difficultés face à la machine de l’administration, pas d’être les pions d’une guerre où dominent les lignes directrices de parti où l’intérêt partisan fait fi des intérêts citoyens. Il faut que la politique se fasse autrement!

Mais un ingrédient essentiel est une mobilisation des citoyens, ou l’émergence d’un sentiment d’indignation. Avec un recul historique, durant les 50 dernières années l’indignation des Québécois est un phénomène assez rare, de mémoire ils y a eu trois évènements : l’enquête Cliche et la SECO, la défaite de l’accord du lac MEACH, le scandale des COMMANDITES…

Soyons patients, mais commençons à nous mettre en action car si personne n’agit rien ne changera.

Monsieur Lisée, j’aime vos propos. Je pense que mesdames Beaudoin et Lapointe ainsi que monsieur Curzi sont des gens fatigués de la politique. Je sais de quoi je parle, je suis dans ce groupe d’âge. Juste de regarder ce genre de politique me fatigue.
Dans cet échiquier politique québécois, chacun doit trouver la place où il sera le plus efficace. Je pense que c’est le chemin que prennent les 3 dissident-e-s. Depuis le 2 juin, il y a des « électrons » libres pour remplacer au PQ.
Je pense que M Labeaume tente de donner une force à sa capitale sur l’échiquier québécois en ralliant la « populasse » comme dit si dédaigneusement M.De Bellevalle. C’est une façon de rejoindre une partie de la population qui ne s’intéresse justement pas à la politique.
Je pense que la ville de Québec doit se donner une indépendance face au fédéral.
Quand est-ce que Montréal trouvera un projet aussi porteur pour rassembler les immigrants,les anglophones, l’ensemble du monde ordinaire qui ne veulent rien savoir de la politique et encore moins de l’indépendance.

Honnêtement, je ne penses pas que la façon de faire la politique va changer. Depuis la Grèce politique se succède débat,démissions,accalmie, remises en question et verbiage etc. mais les vraies révolutions ne viennent que du peuple comme on l’a vu en Egypte et en Tunisie récemment. Alors, faire des héros, ces trois peureux, eh oui vous avez bien lu, peureux, c est encore une fois démontrer au monde que nous ne sommes qu’un petit peuple. Devant l’adversaire, il faut se tenir de bout. Mais non, devant Harper, les Québécois ne sont enfuis dans la vague orange. Devant le peuple qui veut des jeux, la belle et grande bourgeoisie de Québec dont font partie sans le savoir Louise Beaudoin et Lisette et Jacques…on se vantre de beaux principes. Mais aucun d’eux ne semble comprendre que devant le combat pour l’indépendance, il faut rester unis et soliadaires devant une cheffe qui était en train de sauver ce parti de la disparition. Pas mal pour une femme diront certains qui a tellement l’apparence d’une bourgeoise mais qui au fond y croit encore à notre indépendance. Mais les Québécois quand ils sont peureux et se réfugie vers les contrées orange ressortent les beaux principes qui faisaient de la cour de Louis 14-15 et 16, une si belle cour que tout le monde croyait au droit divin. Alors quand allons nous cesser de se comporter en minorité et de laisser toujours la place à une minorité d’aller contre la majorité? Eh bien, j’ai la réponse: quand nous aurons confiance en nous, en notre potentiel et en notre rayonnement qui sur certains aspects transcendent déjà notre territoire national depuis déjà quelques temps via la culture québécoise et même le sport. Ne lâchez pas mme Marois, mais la route va être longue et périlleuse…Le grand jour n’est pas pour demain.

LA FAILLITE DE LA CAUSE

L’effondrement du Bloc fut le premier signal et maintenant cette triple démission renforce ce signal et pose la question que personne ne veut poser:

Les québécois veulent-ils encore de la souveraineté ??

Après des années d’attente ils en ont marre de ne pas avoir de réponses à ces questions:

Qu’est-ce qui ira vraiment mieux après la souveraineté ?

(SVP pas de «Nous aurons un siège à l’ONU» ou «Nous déciderons de nos affaires entre nous autres» et autres généralités du genre)…

ce qui entraîne la deuxième question

Qui ça «nous autres» ? Quelle est l’identité des Québécois qui veulent un pays ?

Peut-être que cette absence de réponse explique en arrière plan la débandade du Bloc et cette série de démissions…
=
Peut-être que les Québécois en ont marre…

Tout en reconnaissant la remarque finale du propos, je ne peux y souscrire entièrement.

Il semble que tout tend vers une priorisation de la ligne de parti au détriment des valeurs pronées par les représentants de ce même parti. Qu’une ligne de parti soit maintenue pour tout sujet clairement en lien avec le programme de ce parti, c’est la logique même. Qu’on impose une ligne de parti sur un sujet aussi important que le droit à la contestation judiciaire, est faire fie de la protection que le judiciaire apporte aux citoyens face au politique.

Toute concession à ce chapitre en est une de trop.

La révolution viendra peut-être d’autres démissionnaires qui suivront les 4 premiers. Et croyez-mio, nous sommes plusieurs citoyens à appuyer ce genre de geste car cela fait longtemps que nous les attendons.

Des députés indépendants, surtout souverainistes, ça fait avancer quelle cause?

Les trois n’ont pas démissionné du PQ , mais du caucus. Nuance …

moi libéral non extrémiste, je suis très d’accord avec ces députés démissionnaire, oui vraiment ils ont raison il faudrait changer cette façon de faire et de voter selon la ligne d’un parti, tous les députés d’un parti ne sont pas nécéssairement d’accord avec, en principe, des décisions des éminences grises des partis, ce qui ne réflète pas la démocratie mais beaucoup plus dictatorial, avec les évenements de ces derniers jours comme le projet LABEAU-PÉLADEAU chacun devrait s’exprimer LIBREMENT, ce serait la démocratie tout cela pour ramener la crédibilité des politiciens merci

Je pense que Louise, Lisette et Pierre sont des pantins de première.

A la suite du coup d’éclat de Khadir, et en politicien avisé, ils ont conclus qu’il était préférable de laisser tomber Maltais et de faire les vierges offensées devant la galarie dont vous faite partis m.Lisée…

La seule personne qui me semble crédible et honnête est Amir Khadir.

La différence entre démissionnaire et révolutionnaire aurait été possiblement envisageable s’ils n’avaient pas été, tous les trois, aussi lasses et fatigués, et donc émotifs.

Vous l’avez dit, la fin d’année est le pire moment des décisions, qui n’en sont même plus d’ailleurs, mais plutôt des réactions.

Mon fond d’idéalisme espère qu’ils pourront être révolutionnaires, tout en étant démissionnaires.

Arrêtons de tergiverser. Si C’est la tête à Pauline que l’ont veut et bien que l’ont procède. Avec Pauline nous faisons du sur place. Elle protège continuellement ses arrières pour obtenir le pouvoir à tout pris et contre tous.Le temps presse choisissons un nouveau chef.C’est peut-être aussi les dommages collatéraux de la défaite singlante du Bloc.

Pour avoir la tête de Mme Marois, faut des démissions, le plus de démissions possibles et des critiques envers elle comme cheffe pour aider le tout.

Certains doivent déjà avoir un nom à suggérer pour lui succéder même si elle devait normalement s’accrocher vu son récent vote de confiance à 93 %.

M. Aussant ne pense pas qu’elle possède assez de charisme pour faire réussir la souveraineté du Québec mais qui l’aurait plus qu’elle ?

@François Ricard – Le parlementarisme de type Westminster se porte très bien. Le problème que je vois ici au Canada c’est que nous nous en sommes trop éloignés, sans doute parce que nous vivons près d’une grande et puissante république. Nos politiciens et nos journalistes confondent souvent les deux systèmes. Les partis mènent des campagnes comme si l’on se rendait élire un président, souvent inspirées et menées par des experts américains.

Un premier ministre ça se renverse – et même un grand et puissant premier ministre, comme Margaret Thatcher qui perdit, vous vous en souviendrez peut-être, son poste de premier ministre suite à une contestation de son propre caucus. Chez-nous on a eu Jean Chrétien qui y a passé près…

Ce que l’on voit de la part de ces députés c’est le système parlementaire de type Westminister tel qu’il devrait toujours fonctionner.

« Mais mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires. » (Jean-François Lisée)

Vous avez tout dit M. Lisée.

Il est grand temps de brasser la boîte.

Lapointe, Curzi et Beaudoin ont constaté le besoin criant de démocratie au Québec et ont eu le courage de se tenir debout pour la défendre.

Il est grand temps de reprendre en main notre démocratie au Québec et nous sommes de plus en plus nombreux à le revendiquer : http://mobilisatron.org/

Oui M. Lisée, des démissionnaires qui méritent le plus grand des respects. L’engagement politique de tout député digne de ce nom demande une loyauté d’abord à la démocratie puis aux convictions personnelles ensuite au parti et en tout dernier lieu au chef de parti.

Bravo à Mme Lapointe, Mme Beaudoin, M. Curzi, Jean-Martin Aussant et tous ceux et celles qui résisteront aux diktats électoralistes de Mme Marois.

Leur intégrité, leur probité et leur courage doivent faire rougir de honte leurs adversaires à genoux à l’AN.

Il faut en finir avec un PQ résolument provincialiste depuis 1996 et avec l’officine d’Ottawa, le Quebec Liberal Party, ces laquais québécois loyalement serviles à JJ Charest.

Au nombre de réactions que suscite cette défection et à la teneur des commentaires sur cette tribune, c’est à ce demander si le clientélisme auquel s’adonne présentement le PQ pouvait devenir la cause de sa propre perte?

Bien que pour assurer la tenue d’un éventuel peu probable troisième référendum sur la souveraineté un parti politique se doit d’être porté au pouvoir, la soif insatiable du pouvoir exprimée par les bonzes du PQ serait-il devenu le pire ennemi de la cause souverainiste?

Le sort qui sera réservé au PQ au cours de la présente décennie pourrait-il être similaire à celui de l’Union Nationale dans les années 80?

«Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre.»
Karl Marx

Belles nuits d’insomnies en perspective Mme Marois…

Je ne suis pas d’accord avec vous, M. Lisée. Vaut mieux que trois combattants se retirent pour envoyer un message puissant à Pauline Marois que de faire semblant et se rendre responsable d’un désastre semblable à celui qu’a subit Gilles Duceppe.

Le rôle de Mme Marois était de se préparer pour la prochaine élection, pas perdre son temps avec le maire de Québec. Ce faisant, elle enlevait une patate chaude des mains de Jean Charest et créait le malaise que l’on voit maintenant.

Jusqu’à ce jour, j’avais toujours donné le bébéfice du doute à Pauline Marois. Aujourd’hui, j’en suis incapable. Quand un leader fait preuve d’aussi peu de jugement dans une affaire aussi simple, comment croire que cette personne peut être apte à prendre des décisions de grande importance une fois au pouvoir.

Salutations cordiales

Louise et Lisette deux ténors du PQ quittent le navire de Pauline Marois, et voilà que le député Jean-Martin Aussant en rajoute et demande son départ immédiat. Pour sa part, Pierre Curzy, un idéaliste, venu en politique pour la faire autrement et à l’instar des 3 autres, il perdait ses illusions.
Cette tempête au PQ ressemble étrangement à la rougeole qui frappe actuellement le Québec.
Et si cette crise au PQ avait débuté lors de la motion de blâme sans précédent et vicieuse à l’endroit du citoyen Yves Michaud qui fait maintenant partie de notre histoire parlementaire.

Il est fort possible que ces départs fracassants auraient pu être éviter si Madame Marois avait donné plus de leste à ses députés qui voulaient exprimer leur dissidence. Cependant, la fameuse loi 204, un projet de loi privé aura été déposé par la députée Agnès Maltais et ensuite défendu bec et ongle par sa chef, Pauline Marois. La situation était devenu paradoxale pour Madame Marois. Sa plus grave erreur de jugement dans ce dossier aura été d’appuyer les yeux fermés et sans consultation le dépôt de ce projet de loi. Selon moi, Madame Marois avait déjà commis l’irréparable!

Même les juristes des Affaires municipales du Québec ont encore des doutes sur la légalité de cette loi. Il sera encore plus déplorable de voir cette loi sauvée par un papillon ministériel et qui permettra aux villes, comme Laval, Mascouche et Terbonne d’éviter les poursuites dans les cas de collusions sans appels d’offre qui ternissent présentement leur réputation. Bien sûr, Charest et ses petits amis de la construction en sortiront les grands gagnants.

Enfin, le projet de loi 204 cachait une crise d’urticaire au PQ qui s’est a finalement transformée en rougeole. Que s’est-il passé depuis le 93% recueilli par Madame Marois au dernier congrès du PQ? D’autres départs à prévoir…..

@ Marie-Colette Renaud # 49,

Je trouve votre questionnement intéressant et très pertinent.

Cher Jean-François Lisée,
oui, je vais dans le sens de Julien D. « Pourquoi Jean-François Lisée ne s’engage-t-il pas en politique. »

Les démissionnaires invoquent des « droits fondamentaux ». De quels droits parlent-ils? À ce que je sache, les lois municipales relèvent du Parlement du Québec. C’est le Parlement qui fait et défait les lois. Ce sont des élus qui adoptent les lois, et qui décident de leur portée. On appelle cela de la politique! C’est légal et démocratique quand c’est fait au Parlement. Il n’y a pas de droits et libertés en cause dans cette affaire. J’ai l’impression que ceux et celles qui s’opposent au projet de loi 204 voudraient en fait judiciariser une question politique. Je trouve absurde que cette position devienne un principe défendu par des parlementaires.

Notre vie politique sera pour toujours démarquée par un paradigme de combat tant que nous retenons le système de représentation adversaire que nous a été légué par les Britanniques.

Le consensus arrivera avec la représentation proportionnelle, rendue obligatoire par la multiplication de partis dans notre parlement.

UNE LUEUR D’ESPOIR…

Enfin des politiciens qui ont de l’intégrité et une conscience sociale!

Les démisionnaires me donnent un peu d’espoir quant à l’avenir du Québec. Comme dirigeants, nous voulons des gens vrais et mus par des convictions profondes. Je n’en voyais aucun sur la scène politique à part Monsieur Kadir (dont le parti n’est vraiment pas prêt à gouverner). J’espère de tout coeur que des gens de bien vont s’unir pour créer une nouvelle façon de gouverner. Le temps est venu pour une révolution profonde de la politique. Politique, transparence et amour de l’humanité peuvent aller de paire.

Si des gens intègres et de noble cause s’unissent pour gouverner, je vais retourner voter pour la première fois depuis le référendum de 1995. C’est promis!

Julie Millette

On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans. (André Malraux)

@ Daniel Larouche #88

Voici les deux seuls articles du projet de loi dont il question:

« 1.Malgré toute disposition inconciliable, la Ville de Québec peut conclure tout contrat découlant de la proposition faite par Quebecor Media Inc., le 26 février 2011, et acceptée par la résolution CV-2011-0174 adoptée par le
conseil de la ville le 7 mars 2011. Un tel contrat doit être substantiellement
conforme au contenu de la proposition.

La mise en concurrence effectuée en vue d’obtenir la proposition visée au
premier alinéa et l’octroi de tout contrat conclu en vertu de cet alinéa sont
réputés ne pas contrevenir aux articles 573 à 573.4 de la Loi sur les cités et
villes (L.R.Q., chapitre C-19) et à la politique adoptée en vertu de
l’article 573.3.1.2 de cette loi.

2. La présente loi entre en vigueur le (indiquer ici la date de la sanction de
la présente loi).»

Normalement, un citoyen peut contester devant les tribunaux un geste administratif qu’il croit contrevenir à la loi.

Mais selon l’article 1. le juge sera obligé de lui dire : «vous avez tort car la loi 204 (ou quelque soit son nom) m’oblige à dire qu’elle est légale donc je ne peux pas écouter votre plainte. Affaire suivante …»

Donc, l’entente concernant l’amphithéâtre de Québec conclue entre Labeaume et PKP ne pourra pas être examinée par un juge si le projet de loi 204 est adopté ou si un article dans une quelconque autre loi également adoptée par l’Assemblée nationale.

Ainsi l’Assemblée nationale empêcherait un citoyen de demander à un juge d’examiner si ladite entente est conforme à la loi. Or cette prérogative d’accès à la justice est un droit fondamental dans notre société.

Voilà en quoi le projet de loi 204 est en soi une atteinte à notre démocratie.

C’est assez clair me semble-t-il.

«Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière.»
[Philippe Geluck]

Étant démissionnaires, ne sont-ils pas justement révolutionnaires…le temps nous le dira.

Décision prise trop rapidement sous le coup de l’émotion. Il faut apprendre à dialoguer et surtout pour Madame Lisette, que faisait votre mari dans le décor. Avez-vous besoin qu’on vous prenne encore la main pour marcher?

Et Jean Charest qui semble retrouver tout son flair politique. En remettant à l’automne l’examen du projet 204 ou de tout autre projet de loi concernant le virtuel Amphithéâtre de Québec, force le PQ à mijoter dans on jus amer durant tout l’été.

À ce moment là le Québec sera en mode pré-électoral, et e PQ se demandera encore s’il avance ou s’il recule.

Si les libéraux ne conservent pas le pouvoir, c’est parce qu’ils auront fait de graves erreurs.

Monsieur Lisée,
vous avez aussi trop donné à ce parti pour avoir du recul, pour faire les découvertes qu’ont faites les « insurgés ». Ils réalisent que le nom même de Parti Québécois repousse l’électorat. Le PQ a vécu, combattu, mais pas vaincu. Ces visionnaires se retirent pour se rapprocher de la nation québécoise, qu’on laisse niaiser depuis 1995. Le vent du 02 mai a emporté le Bloc, atteint de la même sclérose, que nous ne voyions pas, trop partisans. Curzi en a bavé dans ce parti, à vouloir promouvoir le français. Les ABCD (Aussant, Blanchet, Cloutier, Drainville) ont sillonné le Québec avec une édifiante série de conférences sur le pourquoi et le comment de l’indépendance… sans appui de leur parti.

Ils se retirent de l’immobilisme, et vous souhaiteriez les voir s’y éteindre? Vous devriez plutôt vous joindre à eux pour l’avenir pas si lointain, où ils pourront offrir le véritable choix de pays, pour que nous puissions enfin voter massivement, sans équivoque.

Depuis hier, François L’Égo (sic) a un étrange sourire sur les lèvres….Wow! Quel cadeau !

@ John Bull

Vous voilà encore brandissant le chiffon rouge qui n’excite que les taureaux de votre corrida.

À la lecture de vos commentaires toujours vitrioliques anti-québec je comprends que le fossile rocanadian en vous n’acceptera jamais d’entrer de son vivant au musée des artéfacts de l’histoire.

De 45 qu’elles étaient lors de la création de l’ONU en 1948 les nations souveraines sont passées au nombre de 210 après seulement 60 ans d’histoire.

Prenez acte que les générations actuelles et futures de Québécois sont et seront loin de vouloir entrer de sitôt à votre musée des civilisations disparues.

Prenez acte aussi que toutes vos énergies à déblatérer continuellement sur la question nationale québécoise apportent énormément d’appuis à l’option indépendantiste.

Souverainement, J-P G

Je supplie M. Lisée de persévérer à faire paraître tous vos commentaires disgracieux mais comment utiles à la réalisation du pays Québec.

Mme Marois et les stratèges du PQ auraient dû prendre acte de l’élection du 2 mai dernier. Malgré l’appui indéfectible du Bloc pour la construction de l’amphithéâtre à Québec et le projet de M. Labeaume, le parti de M. Duceppe n’a obtenu aucun gain électoral, ni vote supplémentaire dans la région de Québec. Et l’appui de Charest pour ce projet n’a aucunement augmenté sa popularité bien au contraire.

Pourtant, Mme Maltais affirme ad nauseam que ce projet de loi 204 s’inscrit dans le respect de la volonté populaire. Cherchez l’erreur. À croire que ses grosses lunettes noires ne lui permettent pas de voir un éléphant à trois mètres dans un corridor.

La popularité de Mme Marois est moins grande que l’appui à la souveraineté du Québec en pourcentage; ça en dit long sur le fait qu’elle incarne plus la continuité de la politique actuelle qu’un vrai vent de changement. Elle et ses ténors sont tombés dans le même piège du populisme que Charest et les Libéraux il n’y a guère, mais comme eux ont des votes assurés d’avance à chaque élection, ils ne risquent pas de mourir d’agonie.

Si la souveraineté du Québec se réalise, cela se fera hors du cadre politique et référendaire. Cela se sent que le PQ n’incarne plus cette volonté d’épanouissement des Québécois et du modèle du plus blanc que blanc que ses adversaires. D’autres options et modèles nationalistes sont maintenant présents dans le paysage politique, comme quoi le PQ n’est plus le seul parti qui peut revendiquer que la souveraineté se fera sous sa seule gouverne.

En refusant de grandir, de s’ouvrir à des idées nouvelles et de faire face aux défis modernes du XXIe siècle, le PQ est devenu un parti comme un autre, au même titre que les Libéraux. C’est l’ADQ, QS et le CAQ qui en ressortiront gagnants, mais rester à savoir lequel des trois en profitera, même si Charest est réelu dans une élection subséquente, minoritaire ou majoritaire en tirant profit de la division du vote francophone.

À moins bien sûr qu’une nouvelle coalition nationaliste et rassembleuse se fasse, mais je n’y crois pas à court terme.

Cher monsieur Lisée,

Je suis en parfait accord avec votre texte, tout votre texte ou presque. J’ai la certitude que Louise, Lisette, Pierre et Jean-Martin ont tenté la révolution, plus d’une fois. Leur seule porte de sortie était la « sortie » qu’ils ont dû faire à leur corps défendant.

Étant à l’écart de toutes ses émotions, vous pourrez sans doute être de ceux qui proposeront de nouvelles approches pour un pays, à nous, dirigé par nous-mêmes et qui nous ressemble et nous rassemble.

@ Loraine King
La faiblesse du parlementarisme britannique réside justement en cette conjugaison du législatif et de l’exécutif dans la même personne, le premier ministre. A moins d’une fronde, ce qui se produit pratiquement jamais, ses députés lui doivent loyauté et solidarité totale. Nul ne peut enfreindre la ligne de parti. De plus, il est le seul à nommer et dégommer les ministres. Il est dieu et maître absolu pour la durée de son mandat. Pour 5 ans, il a tous les pouvoirs d’un dictateur. Alors force nous est de conclure que nous vivons sous une dictature et non en démocratie.

‘…au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires. » Révolutionnaires, de quoi parle-t-il? D’un printemps québécois! Quel ton ratiocineur, l’intégrité ne suffit plus monsieur Lisée?

De plus en plus de la prose de journaliste de Rogers Communications.

« du seul parti politique apte à gouverner autrement… »

Je ne suis pas péquiste, mais jusqu’à cette phrase j’étais d’accord avec votre propos. Le PQ n’a rien démontré de sa capacité à gouverner autrement depuis René Lévesque si vous voulez mon avis. Il est comme les autres mais souverainiste. C’est tout et en même pas assez.

Encore quelque noms qui s’ajoutent à la trop longue liste des fossoyeurs de l’indépendance d’un pays qu’on ne finit pas d’enterrer. et ce depuis qu’un autre fin stratège a eu l’idée de séparer l’idée du pays et l’accession au pouvoir du parti. Tous ces grands effets de toge, toutes ces poses frissonnantes d’une vertueuse indignation, toutes ces arguties bien patentées ne relèvent en effet que de cette dynamique de pouvoir au sein du parti et ne remettent pas en cause ce choix absurde qui a peu à peu miné les fondements du parti Québécois. Triste histoire qui évite toujours le véritable débat à faire sur cette erreur suicidaire qui par effet de magnétisme a repoussé peu à peu les vrais porteurs d’un idéal fondateur et a par ailleurs attiré les assoiffés de pouvoir et de visibilité médiatique. Histoire d’un parti vidée de sa substance qui n’en finit plus de s’automutiler.

J’ai l’impression que ces démissions en cascade sont une suite du raz de marée qui a emporté le BQ. sauf que dans ce cas-ci ce sont des élus (et non les électeurs) eux-mêmes qui ont la lassitude de leur parti-certains y sont depuis 40 ans – et de leur rêve de pays.

Pas d’accord une miette avec Monsieur Lisée. Ni avec de nombreux commentaires de militants ici présents qui ne parlent encore que de stratégies. Y’en a marre de la stratégie. On a à peine eu des commentaires sur le fond du problème : la stratégie désastreuse de chercher des votes à Québec en bafouant les règles élémentaires d’octrois de contrats publics et de droits de recours des citoyens devant la justice au même moment où le PQ prétend vouloir faire des principes de bonnes gouvernances sa plate-form,e principale au lieu de parler d’indépendance.

Aucune stratégique manigance de pseudo-gauche efficace à la Jean-François Lisée ne pourra jamais remplacer l’intégrité des trois démissionnaires d’hier.

Pitoyable texte comme d’habitude avec ce contorsionniste de la pensée molle.

J’ai bon espoir que les 4 démissionnaires porteront haut et fort ce changement dans la façon de faire de la politique. M. Khadir nous y a initié et ne se retrouvera plus seul dans cette voie.

Je suis en partie d’accord, mais en partie seulement. On ne parle pas de députés qui ont claqué la porte sur un coup de tête, mais de vieux militants qui se sont rendus compte qu’il n’y avait plus moyen de réformer ce parti. C’est comme rouler dans un vieux bazou: au début, on le répare, mais ça finit par nous coûter tellement cher en réparation et on dépense tellement d’énergie à le faire rouler qu’on se dit qu’il serait temps de le mettre à la scrap. Le PQ donne tous les signes d’un vieux bazou fin de course. Ce qui était son moteur, l’accession à la souveraineté, est définitivement fini. Les jeunes générations veulent qu’on leur propose une vision plus large de l’avenir du Québec. Qu’elle passe par la souveraineté, soit, mais ce n’est pas le moteur principal qui devrait nous faire avancer, mais le désir de créer une société qui fasse les choses vraiment différemment. Sinon, à quoi ça sert de se donner un pays? Restons dans le Canada, si c’est pour cuisiner la même poutine.

@SensCommunRugueux

L’enjeu dépasse de beaucoup la simple question de l’amphithéâtre. Qu’on leur permette de ne pas voter n’aurait rien changé à un projet de loi anti-démocratique et à une façon de faire de la politique de plus en plus déconnectée des intérêts et des voeux de la population. On en a marre de la partisanerie, des politicailleries, et de la langue de bois. On veut des députés qui représentent vraiment la population, et non pas seulement leur parti, ou pire, les intérêts corporatistes de certains. Ça suffit me semble.

Y en a ras le pompon avec la loi 204. Personne ne parle de la vraie question derrière cette loi. Veut-on se protéger contre CTV et ou des années de tergiversations judiciaires comme Montréal a vécu avec ses nouveaux wagons de métro.. Il a fallu 4 ans avant de pouvoir encourager une cie québécoise. Et encore là, a fallu en donner une importante partie à une européenne.

Oui, il y a des questions en suspend vs Québécor. Ne faudrait pas que ce soit un pillage des fonds québécois. Je doute que M Labeaume et son groupe le permettent. Comme ce débat est public, ajoutons à cette loi l’obligation de publier la dite entente une fois finalisée.
À choisir, j’aime mieux cette québécoise qui appartient à 45% aux québécois que CTV de Bell.

Il y a de ces moments où la sagesse doit accompagner la loi. Ici, par peur de soi-même suite à l’inaction d’un gouvernement qui a quelque chose à cacher, on cherche à se protéger par les lois. Le puriste, intégriste Khadir s’en sert à merveille. Aucune humanitude pour ces socialistes à outrance. J’aimerais rappeler une lecture à ces gens là.. celle du St-Graal, quant à la fin, la stabilité de Camelot est mise à sac alors qu’Arthur, aveuglé, se cache sous la loi…!!! C’est à mon sens exactement ce que l’on vit ici.
Bonne réflexion

@François Ricard – Je ne partage pas votre opinion. La faiblesse du système se situe au niveau des partis. Jean Chrétien disait à ses députés récalcitrants : si vous songez à voter contre le projet de loi, n’oubliez pas que c’est moi qui signe vos nominations ! Et c’est le parti qui paye pour les publicités. C’est ainsi au PQ, au PCC et au NPD, partout. En fait, le système parlementaire ne conjugue pas le législatif et l’exécutif. On pourrait avoir (et on a déjà eu) des premiers ministres et des ministres qui ne sont pas députés. C’est le gouvernement qui est responsable devant le parlement. Ces jours-ci, il me semble que le député représente son parti ou le gouvernement dans la population alors que le système parlementaire dicte que le député représente les citoyens de son comté au parlement. Quand le parti tient les ficelles du financement électoral des membres du parlement, c’est là que les problèmes font surface. Le financement des partis est la cause de bien des maux. En passant, en Grande-Bretagne, la publicité politique est interdite par la loi. On devrait aussi considérer des primaires, commes aux USA, pour choisir les candidats plutôt que de laisser cela à une clique.

@ Denis Drouin #92

La question est de savoir qui décide en bout de ligne de ce qui est légal ou non. Normalement dans une démocratie ce sont les élus. Toute loi est contestable si des articles sont inconstitutionnels ou enfreignent les droits et libertés de la personne. Même dans ces conditions, les élus peuvent en théorie voter une clause dérogatoire.

Dans le projet de l’amphithéatre, si les élus jugent que les lois municipales doivent permettre un type d’entente convenu entre une ville et un gestionaire privé, alors je considère que cela est démocratique. Il n’est pas écrit, dans l’article que vous cité que les citoyens n’ont pas le droit de contester la loi. La loi 204 est contestable si elle est inconstitutionnelle, ce qui est fortememt improbable compte tenu qu’il est clair que les affaires municipales sont de juridiction provinciale et qu’elle n’enfreint aucun droit de la personne. La loi 204 n’exproprie personne.

Je suis bien content que les libéraux aient décider de repousser l’adoption de la loi afin de permettre ce mieux clarifier sa portée à long terme. Ce sont des élus, mieux informés que nous des tenants et aboutissants de cette affaire, qui ont pris cette décision. Comme le disait Sam Hammad ce matin, est-ce que le report de quelques semaines met réellement en danger le projet de Québecor? S’ils tiennent vraiment à ce projet, qu’ils le prouvent en s’adaptant au calendrier parlementaire.

Je ne vois pas de partisanerie dans cette affaire étant donné qu’une majorité de libéraux et de péquistes étaient d’accord avec la loi. Ceux qui s’y opposent voudraient que des groupes de pression bien organisés puissent bloquer par les voies judiciaires un projet souhaité par la majorité. Je préfère que ce soit des hommes et des femmes politiques qui décident des projets à financer et non les tribunaux. Les tribunaux ont le pouvoir de faire retarder les choses à un point tel qu’ils peuvent faire dérailler irrémédiablement tout projet mis sur pied par nos élus. Vaut mieux prévenir que guérir; tel est à mon avis l’esprit de la loi 204.

Il faut bien commencer à quelque part. La révolution, ce sera nous, TOU(TE)S ENSEMBLE, qui la feront. Que trois GRANDES pointures clament haut et fort ce que la majorité pense tout bas… et d’ailleurs de moins en moins bas… c’est déjà un bon début ! D’ailleurs, pour l’instant, le gouverne&ment a reculé sur le projet de loi… Comme quoi que si nous le voulions vraiment, nous pourrions FAIRE LA DIFFÉRENCE entre notre statut de moutons et celui de QuébécoisEs indépendantEs et fierEs de l’être !!!

@ Stéphane Thibodeau #111

M. Thibodeau,

Tout à fait d’accord avec vous sur le fait que la population en ras le bol «de la politique de plus en plus déconnectée des intérêts et des voeux de la population (…) de la partisanerie, des politicailleries, et de la langue de bois».

Mais en écoutant l’entrevue que Jonathan Valois a accordé à 98,5 FM et que M. Lisée a rapporté dans un précédent billet:

http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/demissions-le-coup-de-gueule-de-jonathan-valois/9644/

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=103136

Force est de constater que les motivations de nos trois pugilistes sont plus nébuleuses que vous ne semblez le prétendre.

Pour ma part, je me demande jusqu’à quel point il n’y a pas d’opportunisme ou de politicailleries comme vous dites justement dans tout cela.

Ça sent l’agenda politique caché. Comme une odeur de putsch déguisé…

la duchesse marois sera mieux dans son chateau et débarrassez le parti subito presto..Elle se prétent reine du quebec hélas c est faux et ne serait jamais premiere ministe Mde Yvon sera mieux comme chef de parti elle est élevé parmi le monde et gentille et non hypocrite dehors la marois au plus vite et retournez chez vous ……Beaucoup de vos tèteus/se au sein du parti sont des poules mouillées combien y en a t il comme lisette lapointe mde beaudoin.m.cursi et l autre ce sont des gens très sérieux et sont écoeuré d obeir a la marois…..DEHORS LA MAROIS LE MEME CHEMINA QUE DUCEPPE ET DE KHADIR

on veut du changement, Loraine King propose un systeme de primaire pour choisir le candidat plutot qu’une clic dit-elle, elle oubli les corporates. on veut du changement, l’ADQ/genX qui veulent plutot voir la façon droite corporatise qui a été débusqué à la dernière élection, dont le chef a courbé l’échine devant Dutil pour saborder le projet Allaire, jeter les vieux d’expériences pour les remplacer par des imbéciles qui se plantent à la 1ère plure de banane, tellement ils sont arrogant.Il y a aussi la façon: du pain et des roses, ou on ne fait pas mal mais on gagne rien devant des ordures. Pour ma part, le changement que je veut va comme ceci: oui la disparition de la langue de bois, de la politicaillerie, des calcules, noyer le POISSON, l’arrogance, aussi autrefois on omettait de dire la vérité maintenant on dit le contraire de la vérité pour gagner une élection, oui, oui, oui.. Cliché on dit que les femmes sont bonnes sur le balais, le seraient-elles assées pour balayer les possibles nombreuses souillures dans les comptes publiques pour ensuite mettre de l’ordre afin d’y voir claire et compréhensible à la plupart et dans le meilleur intérêt de tous. en d’autres mots des politiques qui poussent ensembles à la hausse des indices du bonheur. Aux rois mages je dit à la prochaine.J’en aurait plus a dire mais ça suffira pour le moment.

On s’engage en politique souvent par le billet d’une adhésion à un parti! Pourquoi se pensé plus fin (tout d’un coup ! wow!!! je suis le plus brillant de tous, donc je conteste…) et ainsi se dire vouloir être et ou devenir indépendant de pensée pour mieux être à l’écoute des citoyens!?!
Difficile de voter pour un « tout seul » sauf par contestation dirait mon Chamblyen de citoyen Jean-François Mercier, ou le voteur NPD qui lui votait pour l’idéologie plutôt que le représentant du partie! Reconnaissez votre erreur et retournée au PQ ! et pis si vous voulez vous présenter comme indépendants essayer de le faire dans une vrai élection ! On gage tu que vous passerez même pas proche de rentrer …..

Notre système politique est très malade. Louise et Lisette, cher Pierre s’il vous plait aidez le peuple québécois à se sortir de cette époque plus sombre que celle de Duplessis car elle est caché, hypocrite. Le partie oblige le débuté à voter dans le sens du parti. La démocratie? Que dois-je dire au enfants au étranger… À l’instant qu’un partie oblige un débuté qui me représentent de voter contre son désir, ce parti a mis un 45 magnum contre la tête de la liberté et a pressé la détente. Aujourd’hui je doute de la politique… comme aurais pus dire Ivon Deschamps La politique qu’est-ce ça donne….

Peuple québécois, il est temps de prendre une décision seul vous pouvez au prochaine élection déterminer le changement… les vieux parti ne vous écoutes plus…

On y perds, on y gagne, On y a perdu 3 rares députés dignent de représenter leurs électeurs mais le peuple et la démocratie viennent de remporter un victoire capitale en ces jours de sombres et basses politicailleries ici, au Canada, et de par le monde.

Enfin un vent d’authenticité et de noblesse qui semble se lever sur notre univers politique!.
La population se désintéresse de la politique et la responsabilité en revient aux politiciens dont le mandat est de rechercher le vrai bien de la population et non pas d’afficher une opposition systématique à tout.
Merci pour votre témoignage et nous espérons que vous continuerez à insuffler un climat de noblesse, d’honnêteté, de transparence et de fidélité à vous-même.
Sincèrement, vous avez le support de ceux qui veulent jouer franc jeu.

Je vais me faire taxer d’antiféministe mais je suis persuadé que le Québec n’est pas prêt à voter pour une femme comme Premier Ministre. Et je ne pense pas non plus que le peuple se sent près de cette femme comme on se sentait avec René Lévesque…à tort ou à raison. Nous avons encore un complexe d’infériorité collectif pour qui l’argent est sale. Dans combien de générations verrons-nous autrement quelqu’un qui réussit, quelqu’un de riche? La religion et notre passé colonial ont teinté notre façon de voir… Hélas! Bravo aux dissidents. Oui il est plus que temps de changer notre façon de faire de la politique et ça partout sur la planète. Avez-vous remarqué comment le vote est imprévisible depuis près de 10 ans? J’ai l’impression qu’on commence à voter comme si c’était une proportionnelle. La dissidence paye. La preuve en est qu’Amir a fait changé le fusil d’épaule de Jean Charest. Un seul député a eu le cran, au risque de passer pour Don Quichotte, de laisser savoir que ce projet de loi était indécent. Bravo à Amir! Et sait-on jamais, Québec Solidaire pourrait peut-être se voir un peu moins solitaire à la prochaine élection. Non les gens sont écœurés,cyniques et avec raison. À mort la langue de bois si commune à notre civilisation Occidentale.

Dans ces démissions, je vois émerger un courant de pensée politique qui ressemble aux citoyens, enfin! Le raz-le-bol et l’indifférence qui existe malheureusement face au monde politique dans une si belle démocratie est symptômatique depuis 2 bonnes décénies d’une politicaillerie qui a fait son temps. S’ils ont démissionné, des êtres d’exception tel qu’eux, c’est que le malaise les rejoint aux trippes, dans leurs valeurs! Enfin car nous ça fait si longtemps pour nous, le peuple, que la démission s’est installée, qu’on espérait même plus qu’un tel éclair de conscience puisse un jour jaillir de nos politiciens. Votre démission me donne envie d’espérer que sous peu il y aura au Québec une « race » de politiciens en qui on aura assez confiance pour dire « OUI » tous en coeur. Vous les « démissionnaires » en faites partie, comme M. Duceppe et Québec Solidaire. Unissez-vous tous autour de M. Duceppe et vous le ferez notre pays. Il y a toute une déconnexion avec la population pour croire qu’on pourrait signer un « chèque en blanc » à madame Marois, elle est de cette trempe de politiciens qui ne passe plus, qui ont créé cet indifférence, on n’est « PU CAPABLE », enfin vous non plus! Bravo à vous « les démissionnaires », je commence à y croire en mon pays, grace à vous!

Toute la problématique est ailleurs.
Premièrement,j’ai une question anticipée: Que penseront les Québécois et surtout les VRAIS partisans du PQ, si les trois démissionnaires revenaient comme si de rien n’était?
En politique, tout geste a une signification et celui-ci ne sera pas des moindres….

Deuxièmement, moi, qui n’est pas québécois de souche, qui est juste un immigrant mais avec quelques années tout de même ici, crois qu’il y a des questions tabous que les gens doivent faire exploser un jour…….
Le plus édifiant des tabous est que tous mes amis(es) québécois(ses) avec qui je cause sont unanimes à dire que le PQ doit avoir un vrai chef, un vrai leader, en un mot: une personnalité au carisme indiscutable…..
Le problème, et là c’est le deuxième tabou, c’est qu’il y en a des personnalités dignes d’être des VRAIS chefs et qui sont présentement au sein même du PQ.
Je dis qu’avec tout le respect que je dois à Mme.Marois, mes amis ont tout à fait raison mais pas assez, parce qu’il manque le cran (tabou quand tu nous tiens)de le dire haut et fort..
Moi, qui regarde de loin, m’étonne, tout de même, du score de M.Bernard Landry à côté de celui de Mme. Pauline Marois au vote de confiance et dire qu’il y a vraiment….photo.
Encore quelques luttes et batailles et je serai VRAI québécois.
Sportivement.

La loi 204 est la goutte qui a fait déborder le vase…! Il aurait été mieux, pour la compréhension générale, de clarifier les « autres détritus dans ledit vase », ne croyez-vous pas? Vous « étiez » de gros canons au parti et, de concert… vous avez quitté le bateau et laissé aux autres (PLQ entre autres) la …survie du bateau. Quand on est en politique, il y a un fort prix à payer personnellement, c’est celui de faire valoir nos opinions à l’intérieur du parti et se joindre aux décisions de celui-ci, aime ça ou non. Vous avez démissionné un peu à cause d’un « simple dossier » (Labeaume…) et du même coup, oublié l’importance de votre parti, à l’objectif visé, celui de faire du Québec, un PAYS!
Je ne peux pas être fier de vous dans les circonstances…(même de M.Parizeau que j’ai toujours admiré).
AMEN
homocalculus
MOMO de Québec

Pourrait-on croire que la démission de ces trois députés est une contestation du leadership de Mme Marois et que le projet de loi 204 est un prétexte. Chez les péquiste, dont je suis, on aime se déchirer sur la place publique…et les libéraux s’en réjouissent. « Laissons faire le PQ, ils se détruisent eux-mêmes. » On pose des gestes insensés semblant oublier le but final.
Pour revenir à ce qui vient de se passer, on croirait que Charest était au courant de se qui s’en venait, a laisser faire le grabuge par le PQ et ops on remet ça à l’automne, comme par hasard.
Pour terminer, comme vous, M.. Lisée j’aurais souhaité « mon admiration serait plus forte encore si, au lieu de vous faire démissionnaires, vous vous étiez faits révolutionnaires ».

Démissionner, baisser les bras, c’est ça la solution ? Hé bien je trouve ça beaucoup trop facile. Il aurait fallu que ces 3 députés restent au sein du parti et faire valoir leurs arguments. Me semble que lorsqu’on est à l’intérieur d’un clan, on a plus d’emprise sur celui-ci. Hé oui Madame Marois pourrait diriger un pays. Quand j’entends des québécois dire que nous ne sommes pas prêts pour une femme au pouvoir, ce sont ces québécois qui ne veulent pas de femme au pouvoir. Il faut plutôt crier partout qu’on est prêt pour une femme au pouvoir. Plus on le dira, plus on y croira et plus on y arrivera. Oui pour un pays, oui pour une femme au pouvoir !

Madame la « cheffe » du Parti Québécois, Pauline Marois, traversera cette crise si:
elle opte de ne PAS faire ce que les autres femmes en politique doivent faire pour être admises au cénacle du pouvoir, c’est-à-dire faire comme les hommes politiques, tels MM. Charest et son « camarade », S. Harper, tous deux autoritaires, retords, fourbes et vicieux, la fin justifiant tous les moyens;
Si elle accepte de ne plus tomber dans cet autoritarisme que lui aurait permis, croyait-elle, un vote de 93% d’appui à la chefferie;
Si elle accepte plutôt d’incarner cette différence que seule une femme peut actuellement symboliser en politique (consultation, et consensus le plus souvent possible, de toute façon, c’est la vraie nature de madame Marois).
Alors, la femme politique la plus expérimentée et la plus compétente en gestion d’État que nous n’ayons jamais eu sera la première Premier ministre du Québec. Et j’en serai très fier. En fait, je le suis déjà…

@pauline marois
Madame, s.v.p. retirez-vous donc dans vos terres de Charlevoix et prendre une retraite bien méritee.
« Souveraineté » aurais-je loisir de te rencontrer et de vivre sous ton règne ?

Depuis la démission des 4 je sens beaucoup de tristesse.
Nous n’arrivons pas à se fixer.
Le mouvement indépendantiste du Québec court d’un chef à l’autre sans trouver. C’est la fuite en avant. Si madame Marois part, nous trouverons un autre chef et quelques mois plus tard, il ou elle ne fera plus l’affaire parce que… et parce que…La roue infernale repart de plus belle.
Nous avons ce doigt accusateur devant tout ce qui bouge à l’intérieur de nos rangs sans même prendre le temps de constater le mal que cela fait à l’objectif de la libéralisation du Québec. Je crois qu’il faut prendre une pause: se taire.
Au lieu d’accuser, faisons un examen de conscience individuel de sorte que finalement nous soyons d’accord sur un point primordial: LA CAUSE est plus grande que les égos.

C’est pathétique de voir se qui se passe présentement au parti Québécois. Ça serait beaucoup plus pathétique que tous et toutes restent sur leur position égocentrique sans prendre cette opportunité qui passe de vouloir grandir.

Je suis un partisan et militan de l’indépendance depuis le milieu des années ’70.
Là c’en est trop !
Je ne suis malheureusement pas seul à être écoeuré de toutes ces petites guerres au sein du parti Québécois.
J’en suis maintenant à mettre en doute la pertinence et la capacité du Québec à devenir un jour indépendant.
Mme Beaudoin, M. Curzi et Mme Lapointe, vous venez de décourager et de perdre bon nombre de partisans.
Je ne peux me ralier non plus vers un Khadir, qui est en fait un anti capitaliste à outrance.
Alors je décroche ainsi que plusieurs personnes de mon entourage.
Ça prend du sang neuf, mais surtout pas le sang contaminé du parti libéral !

Que se passe-t-il au PQ? Les réjouissances de la dernière grand-messe ont été un feu de paille! L’arrière-garde n’en peut plus de ne pas avoir son mot à dire avant que la Chef commande? Depuis sa fondation, les mêmes évènements reviennent au PQ. Certains militants, principalement ceux qui ont occupé l’avant-scène, viennent dire à l’autre qui occupe officiellement le siège de chef qu’elle ou qu’il n’a pas raison. Le projet de loi 204 ne sert que de prétexte.

Une autre façon de regarder l’implosion au PQ consiste à se poser les mêmes questions que celles de MM. Kadir et de Belleval. Sous le concept de démocratie, il s’agit alors d’affirmer qu’il faut passer par des appels d’offre. Alors, les questions suivantes se posent: combien d’entreprises privées, au Québec, vont répondre à ces appels? Combien d’entreprises ont les capacités financières et instrumentales pour répondre aux exigences de la construction et de la régie d’un nouvel amphithéâtre? Est-ce que la concurrence va réellement jouer son rôle? C’est le processus suivi pour le prolongement du métro de Montréal vers Laval. Le résultat est éclairant: la prolongation a coûté 3 fois plus que le budget initial. Pourtant, la concurrence a suivi son cours, semble-t-il.

Une autre façon de regarder l’implosion du PQ réside dans la crainte que trois évènements récents ont mis en lumière: la défaite du Bloc, l’élection d’un parti social démocrate fédéraliste et le mouvement de F. Legault. Encore une fois, le projet de loi 204 ne sert que de prétexte.

Pour être sûr de bien me faire comprendre, je ne fais pas la promotion du retour des Nordiques. Je crois très sincèrement que la région de Québec aurait avantage à investir ailleurs que dans une équipe de hockey.

Moi, ce qui me chicotte, c’est que ce n’est que maintenant qu’on dénonce l’insoutenable, après que ces objecteurs de conscience s’en soient accommodés pendant des années, sans se plaindre.
Ne s’agit-il qu’un d’un prétexte pour avoir la tête de Pauline après avoir fait tomber celle de Boisclair et de ces prédécesseurs?
Peut-être qu’un nouveau Messie est en vue pour la direction du PQ et qu’il pourrait se nommer Duceppe!

Je rêve de voir une politique faite autrement. Si ces gestes sont le début d’une aire nouvelle pour la politique au Québec, c’est tant mieux.

Comme le dicton « Il n’y a pas d’omelette sans briser des oeufs ». Sa doit faire mal à quelque part si nous voulons que sa change. Sa prend des meneurs, un porte étendard que ceux qui rêvent d’un vent du changement, suivront. L’immobiliste des politiciens à faire autrement a assez duré.

Et si c’était eux les catalyseurs du changement politique au Québec?

Désespérée! La population est prête à tout, même à suivre un gars qui n’a pas de parti politique!

J’applaudis au propos que vous tenez sur la démission de piliers du Parti québécois, que tous les trois, chacun à sa manière, ont admirablement servi. La profonde tristesse se lisait dans le visage de madame Beaudoin ainsi que dans celle de monsieur Curzi; à ressentir ce qu’ils vivaient, nous avions mal, pour eux, pour le Parti, pour leur (notre) aspiration à la souveraineté du Québec.

La crédibilité dont jouissent ces trois démissionnaires pourrait certainement faire avancer les idées, à la condition que ce geste radical ne tombe rapidement dans l’oubli. La mémoire populaire est instable et, à l’ère du numérique, tout est instantanément relégué à l’oubli. Il faut espérer que tout cela serve la démocratie et que les politiciennnes et politiciens se souviennent qu’ils doivent être à l’écoute des citoyens; ce qui diffère de la volonté d’écouter certains de s’offrir du pain et des jeux payés par l’État mais qui, d’un même élan, décrient une forte présence de l’État dans la vie citoyenne.

Comme l’a répété l’une ou l’autre des démissionnaires, leur départ du Parti servira à faire avancer leurs idées en même temps que d’autres députés qui n’ont pas quitté le Parti le feront de l’intérieur. Reste à souhaiter que les dirigeantes et dirigeants du Parti saisiront le message. Nombreux sont les souverainistes qui étaient en désaccord avec ce projet de loi et, de surcroît, avec l’autoritarisme qui semble prévaloir présentement au Parti.

À suivre.

Chers indépendantistes , j’aimerais que vous enlèveriez vos 2 oeillières de chaque côté de votre tête et ne plus penser que seulement votre opinion compte.Nous sommes plus que vous pensez qui ne veulent pas de la séparation.Nous voulons des gens qui nous représentent , nous la population , qui les avons élus en faisant avancer les dossiers.Depuis que Mme Marois représente l’opposition , il n’y a que discorde , arrogance et mal de vivre au parlement.Tout ce qui arrive c’est la faute à Charest , elle n’est pas capable de commenter un événement dans lequel son parti n’est pas d’accord sans mettre le mot Charest .C’est toujours la faute à Charest , ce sont vraiment ses paroles à elle. La décidence que vous avez vécue cette semaine Mme Marois ça doit être la faute à Charest.Moi, j’ai plus de respect pour Monsieur Charest, car il a un savoir vivre mieux que vous Mme Marois.Si Monsieur Charest aurait passé la loi cette semaine vous auriez eu à dire encore et vous l’accuseriez de ne je sais trop quoi.Retirez-vous dans vos terres à Charlevoix avant que des fantômes sortent du garde-robe car vous êtes pas pures cmme bien d’autres. Attention membres de PQ , Monsieur Legault s’en vient et il peut vous arriver la même chose que le Bloc.Là au moins on aurait du nouveau , on en a assez ce vos chicanes.

Madame Marois

Encore une fois, une belle-mère sortie du placard (par le biais de son épouse)essaie de vous écarter du pouvoir tout proche.Comme il est dificile d’être une femme en politique.Ne vous laissez surtout pas abattre et continuez le combat pour la souveraineté. Je vous réitère mon appui. Nous comptons sur vous pour la prochaine élection.
Francine Onraet Laprise
Comté Laprairie

Jean Francois, Vous êtes toujours aussi brillant. Les gestes de ses trois ténors ont profondément décu le souverainiste convaincu que je suis. J’ai travaillé partout au canada longtemps et je suis fermement convaincu que le Canada ca ne marchera jamais mais ce qui est désolant c’est que les souverainistes se coupe le coup entre eux comment arriverons nous à ce pays. Pauline Marois est une des femmes les plus compétentes due québec ayant occupé les ministères les plus important c’est le temps d’être derrière cette femme et de s’unir car à chaque fois que les Péquistes s’entre déchirent nous perdons des joueurs. J’espère que Charest va envoyer à Louise, Lisette et Pierre un beau gros chèque pour l’aider aussi bien. Lisa Frula doit être bien fière de son amie Louise Beaudoin elle doit croire qu’elle est sur le point de l’avoir tant qu’a Lisette la marionette de Jacques Parizeau elle devrait aller le rejoindre à la retraite et Pierre Curzi que je trouvais un bon acteur il échoué dans son dernier rôle et il est bon pour la retraite aussi.
Sincèrement.

Joachim Mailloux

Dans toute cette histoire de démissions en bloc, une question me préoccupe.

Nos démissionnaires, élus par le peuple, ont-ils pensé à ce même peuple qu’ils devaient représenter avant de poser leur geste? Nos démissionnaires n’auraient-ils pas dû consulter les gens de leur circonscription avant de tout jeter en l’air?
Les démissionnaires ne sont pas au gouvernement pour leur petite personne seulement ; ils sont les représentants des citoyens.

Que veulent les citoyens?

Je crois que, par respect pour les citoyens qui les ont choisis, je crois qu’il aurait fallu les consulter avant d’agir.

Je ne suis pas contre le geste posé par les démissionnaires, mais je crois que, lorsqu’on est élu pour faire un travail, on le fait du mieux qu’on peut. On n’a pas le droit de tout balancer avant d’avoir l’approbation de ceux qui nous ont fait confiance.

Je suis membre du PQ depuis les tout débuts. Nous avons vu bien des crises mais là, je suis estomaquée de la conduite de Madame Marois. Agit en autoritarisme pour quelques votes de la région de Québec. Cela dénote une bien courte vision. Croiriez-vous que les autres vous suivraient? Non Madame et, cette attitude du: « Crois ou meurt » est inacceptable. Tout cela pour quelques votes!!! C’est pathétique….!!!

Bonjour M. Lisée,

C’est ma première sur un blogue, mais je voulais simplement vous exprimer ma reconnaissance pour avoir écrit cette lettre qui me réconcilie avec mes propres pensées concernant ces démissions. Vous avez mis les mots sur mon malaise avec beaucoup de justesse et de grâce.

Merci pour vos analyse pertinentes.

M. Lisée

Vous m’enlevez, par vos propos, le goût de la modération…car je vois, dans leur geste, l’expression même de l’affranchissement d’un carcan dont la légitimité, usurpée, se targue de ne tenir qu’à une cause. En dehors, point de salut dites-vous…Eh bien! J’affirme qu’il n’y a pas d’enseigne à la dignité, encore moins à la liberté d’un peuple. Et votre mentalité, bien attentionnée, fait certes contre-emploi à l’élan de liberté qu’insuffle le geste de ces députés. Mais je ne vous disputerai jamais le droit de promouvoir la stagnation. Seulement, vous ne servez pas votre cause…Quelle maladresse pour un homme de votre trempe de ne pas considérer le geste révolutionnaire comme un aiguillage possible vers autre chose que la médiocrité ambiante. Mais enfin… vous n’avez pas faim, ni froid, donc pouvez vous le permettre. Comme nous tous. Sans rancune.

perplexité? Incrédulité? Étonnement ou incompréhension? Je ne sais pas trop quoi penser de toute cette histoire. Avant je luttais farouchement contre le PQ, mais au deuxième référendum, quand j’ai vu l’attitude de Mr Chrétien et du reste du Canada, j’ai profondément été insulté et depuis, je crois profondément au projet du PQ. Mais ce qui m’étonne le plus des militants de ce parti: leur grande impatience « militante ». Oui un référendum, oui à l’indépendance, mais soyez patient! Quand je vois ces déchirements internes au PQ au sujet d’un référendum, cela me décourage. Il y a trop de belles-mères dans ce parti. À tous ces Parizeau, Landry et Laviolette, S.V.P, fermez-la un peu, laissez les élus faire leur chemin! Épaulez-les au lieu de les pousser. Ça donne rien d’autre que l’humiliation publique de vos gens. Mme Marois, elle est pas parfaite, mais c’est le chef. Alors que dire de plus? Un parti où tout le monde est d’accord et en communion avec le chef, on appelle ça une secte. Le PQ ce ne sera jamais une secte. Alors, taisez-vous et aidez-nous!

Monsieur Lisée,
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre opinion au sujet de la démission des Lapointe,Curzi et Beaudoin. J’ai aussi écouté leurs déclarations respectives et les raisons pour lesquelles ils ont posé ce geste. Il ne faudrait pas oublier la démission plus tardive de M.Aussant.
Certains mettent en cause le leadership déficient de Mme Marois: il y a sûrement du vrai.
D’autres pensent que la position officielle du P.Q. face au projet Labeaume-Québécor est inconvenante(c’est peu dire): Charest nous a roulé dans la farine.
Mais l’immense dilemme du P.Q. est le suivant.
Je suis souverainiste depuis 1970.Je suis membre du P.Q. depuis 1970 me disant que le meilleur outil pour avoir notre pays est le P.Q.
Depuis le référendum de 1995 que nous avons perdu et qui nous a été volé, nous sommes dans une impasse colossale avec la démobilisation générale de la société en général.
Individualisme, confort dans l’indifférence, manque de rigueur, nivellement par le bas sont des caractéristiques qui nous décrivent bien en tant que peuple.
Alors que faire.
20% des gens sont souverainistes sans compromis.
20% ont une opinion favorable pour la souveraineté.
20% ne savent pas trop quoi penser.
20% ont une opinion défavorable pour la souveraineté.
20% sont anti-souveraineté.
J’exagère peut-être mais il me semble que l’idée de se donner un pays n’a pas progressé depuis 40 ans.
De Levesque jusqu’a aujourd’hui, tous nos leaders ont essayé de différentes manières d’amener notre peuple vers sa maturité; force est de constater que nous tournons en rond:c’est un échec.
Regardons ce qui est arrivé au Bloc récemment. C’est ce qui risque d’arriver au P.Q. au prochain rendez-vous électoral. Charest doit être mort de rire. A moins que Legault….
Merci de m’avoir lu.

Bien dit M. Lisée,
Cependant, il faut maintenant que le PQ comprenne que le seul but de son existence, c’est de préparer et de réaliser la souveraineté. Il faut que la chef cesse de se voir en première ministre d’une province. Il faut qu’elle se remette à la seule tâche de vendre aux Québécois les promesses et les avantages qui viendront avec le pays. Il faut que Madame accepte d’écouter ceux et celles qui, comme Jacques Parizeau le fait toujours avec autant de conviction, n’ont qu’un seul but en tête: réaliser la souveraineté. C’est la seule façon qu’elle aura de faire échec à un François Legault ou à un Jean Charest. Elle doit se réaliser dans la souveraineté. Sinon, elle sera une candidate de plus dans le club « des pareils au même ». Le PQ mourra de sa belle mort s’il ne retrouve pas ses origines. C’est aussi simple que cela.

Je me suis toujours demandé comment on pouvait avoir assez d’idéal et de charisme pour briguer les suffrages et se mériter la confiance des électeurs un jour puis, le lendemain, accepter de rentrer dans le rang et de jouer second violon quand ce n’est pas faire la potiche et opiner du bonnet derrière un chef de parti ou d’un PM.
Dire que plusieurs ont fait des études en Droit pour accéder au privilège de se mettre en ligne..
Bien que ce qui précède ne s’applique pas aux trois démissionnaires, je n’arrive toujours pas à m’expliquer comment ils ont pu se retenir aussi longtemps.

Monsieur Lisée,
Votre texte reflète bien ma pensée. Vraiment, je ne comprends pas ces démissions. Je comprends les insatisfactions de ces députés, leurs déceptions, je comprends aussi que la rigidité de la ligne de parti peut parfois être difficile à vivre parfois même souffrante. Mais après la défaite du Bloc et à 2 ans d’une élection québécoise, avions-nous besoin souverainistes que nous sommes de cet nouvel épisode? Je crois que non. Il était vraiment le temps de se serrer les coudes plus que jamaais. Grande tristesse.

M. Lisée,

Je considère qu’il y a un point de non retour. Comme dans un couple. Ces trois icônes, en démissionnant, démontrent un profond désir de rupture avec les rouages de la politique actuel. Je crois que ce bouleversement permettra une évolution au sein de la politique. Les fondations ont été ébranlées…et il était temps. Tout cela est très positif.

Est-ce que c’est un claquant la porte et en siégeant comme indépendants qu’ils vont améliorer le climat politique,modifier la direction de leur partie ou dénoncer de facon efficace le geste posé par le partie en présentant le fameux projet de loi?Je crois plutot que c’est du « divatisme » ou de « l’antipaulinitisme ».
Je trouve ce geste déplorable car il ne règle absolument rien et donne des munitions au x libéraux corrompus.

Chers démissionnaires
C’est Jean Charest qui doit être mort de rire. Vous venez de lui faire un cadeau. Quant à moi, la souveraineté, je n’y crois plus. Ce parti qui devait la faire en sera toujours incapable.C’est la mort dans l’âme que je démissionne aussi.