Chers Albertains, bienvenue à Grande-Baleine!

Au début des années 1990, le Québec fut la cible d’une efficace coalition de groupes environnementaux et autochtones, dénonçant dans les médias américains le projet Grande-Baleine. C’était avant l’Internet et YouTube.

Maintenant, ces outils sont utilisés par une coalition similaire (les autochtones sont mentionnés mais non membres) pour faire goûter à l’Alberta les joies de la publicité négative. Voyez plutôt:

Léché, efficace, ce vidéo a commencé aujourd’hui sa carrière sur la toile. On trouve leur site ici.

Je fus de ceux qui, après l’élection du PQ en 1994, ont convaincu Jacques Parizeau d’annuler le projet, économiquement douteux, localement irréalisable, politiquement désastreux. Depuis, tout projet hydroélectrique nécessite l’accord préalable des communautés, comme il se doit.

Mais, même dans ses dénonciations les plus exagérées (Grande-Baleine allait inonder une région plus grande que l’Europe !) le projet québécois n’allait affecter que la géologie, la faune et la population locale.

Le problème des sables bitumineux est qu’il fait tout cela, mais contribue au problème planétaire du réchauffement. Ses opposants ne sont donc pas contraints de se limiter à tabler sur la solidarité avec une population locale, mais peuvent invoquer l’intérêt de chacun, partout, de ne pas subir les émissions de CO2 venant de l’Alberta.

Alors, chers Albertains, bienvenue à Grande-Baleine à la puissance 2 !

Les commentaires sont fermés.

Ainsi donc, M. Lisée, vous êtes responsable d’avoir tué un projet qui nous apporterait des MILLIARDS de dollars aujourd’hui et qui contribueraient à nous enrichir encore davantage tout en remplaçant le charbon de nos voisins du sud par notre énergie propre.

Personnellement, je ne m’en vanterais pas…

J’ai l’impression qu’on va éventuellement revenir à Grande-Baleine un jour ou l’autre, que ce soit par le biais du mystique «Plan Nord» (Grande-Baleine = 3000 MW) ou autrement. Pourquoi? Parce que c’était et c’est toujours un bon projet, pas trop cher. Un des derniers qu’il nous reste.

Alors, tâchons de faire mieux dans nos prochaines négos avec les Cris et Inuits et surtout évitons le schadenfreude.

M. Préfontaine, je trouve que vous y allez un peu fort. La décision de M. Parizeau (et les conseils de M. Lisée) étaient appropriés dans les circonstances.

Politiquement, Grande-Baleine était devenu radioactif ầ l’automne 1994 et il était sans doute préférable de le remettre à plus tard (en disant, comme M. Parizeau l’a fait, qu’il n’était pas nécessaire pour répondre aux besoins énergétiques du Québec) que de foncer à tête baissée avec les pelles mécaniques. Ce qui aurait donné aux adversaires du Québec une ouverture pour nous « planter » sur la scène internationale.

Et comme je le disais plus tôt, il sera sans doute possible de réactiver le dossier plus tard quand tout le monde viendra cogner à notre porte pour de l’électricité renouvelable.

@Louis Préfontaine

Heu… Hydro-Québec est déjà en surproduction. La construction de Grande-Baleine aurait empirée la situation en plus d’être « économiquement douteux, localement irréalisable, politiquement désastreux » comme l’a mentionné M. Lisée.

Christian

Ce n’est pas Parizeau qui a sacrifié Grande-baleine en espérant facilité la reconnaissance d’un Québec souverain ?

Je doute que les Alberains cèdent à ce chantage (ce qui est tout à leur honneur).

Si on veut faire dans l’écocatastrophisme, autant parler aussi du méthane créé par les réserves derrière certains barrages ou du mercure dans l’eau.
http://www.ec.gc.ca/energie-energy/default.asp?lang=Fr&n=79B18E90-1

Puis dans la même veine, il y a les humains qui, même écolos à 5000%, continuent d’émettre du CO2 par leur respiration.

Autant dire que, si on est un croyant religieusement vert, la seule conclusion logique est de se suicider pour le bien de Gaïa ou d’interdire/limiter la procréation.

Je crois, comme plusieurs libertariens, que les concepts du respect de la liberté et de la propriété privée sont fondamentaux pour analyser la situation.

D’un côté, les pétrolières ont le droit de faire ce qu’elle veut chez elle, du moment que les terres leur appartiennent à 100%.
Cependant, elles doivent assumer les travaux ou la facture si les voisins subissent des torts.

Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres.

Pour les Autochtones, j’espère aussi qu’un jour, ils seront maîtres d’eux-mêmes. Pas comme nation, non, comme individus. Avec le droit de posséder une terre, une maison à soi, à son nom, sur le territoire de ses ancêtres.

C’était en étant pleinement indépendant et autonome qu’on peut avoir raison d’être fier de soi. Pas en maintenant des liens de dépendance ou en ayant un ou quelques chefs qui s’expriment à mon nom, sans savoir ce que moi, je veux vraiment.

Le « lobby » pétrolier est plus puissant et eux se foutent de l’environnement. Les $$$$$$$$ parlent.
Les politiciens je devrais dire les hommes de pailles sont légions. L’argent est plus important que la vie, le profit à tout prix, même les milliards ne valent pas la destruction de notre planète.
Cette planète appartient aux banques privées, au complexe militaro-industriel, et le président des États-Unis est Ben Bernanke parce qu’il dirige la Federal Reserve Bank et que sans son accord il n’y a rien qui puisse avancer.`
Déjà l’Alberta érige son désert. Et chaque année le désert avance…..
« Nous enrichir davantage… » c’est Johnny Boy qui lors de la campagne de 2003 s’est adressé à une quinzaine de travailleurs en Montérégie et proclamait cette richesse de tous les québécois qui était en train de créer….heureusement un travailleur qui savait compter s’est adressé à John James pour lui demander comment il se faisait que lui il avait moins dans ses poches que l’année précédente et comme toutes les années d’ailleurs…..et vous savez quoi Johnny Boy a vu sa sécurité rapprochée aller vers lui pour qu’il fasse une sortie coté jardin……fraude, illusion, copinage, corruption….mais oui il faut que le système soit mafieux pour faire profiter à un petit groupe qu’à toute la population…….faque oui M. Lisée peut s’en vanter de ne pas être un corrompu.

Dans mon souvenir, les opposants à Grande-Baleine profitaient de l’appui du lobby des centrales thermiques américaine.

Vous qui étiez au premières loges, avez vous eu la même perception?

Ah Schadenfreude…

Au Québec, les gens ne s’en rendent pas compte mais les campagnes de pub négatives qu’Ottawa a fait sur les Québécois ont bel et bien eu un impact.

J’habite à Amsterdam depuis un an, et je ne peux vous dire compbien de fois des Hollandais de bonne foi m’ont expliqué que le mouvement séparatiste du Québec était fondé sur les idéaux de Mussolini et que nous étions tous de féroces antisémistes. Ce qui à Amsterdam est fort impopulaire.

D’autres encore m’ont récité le dogme du trudeauisme comme s’il s’agissait de la vérité, sans aucune nuance. Deux m’ont même refusé l’existence du mot »Québécois » en néerlandais parce que le Québec n’étant qu’une région, nous n’avions pas droit à notre propre mot nous définissant.

Mais ça existe bel et bien et quand on me demande : are you Canadian?

Je réponds: Nee, Ik ben Quebecker.

Mais toutes ces idées ultra-fédéralistes, ils les ont bien prises quelque part! C’est certainement pas Jeroen de Maastricht qui est arrivé tout seul à la conclusion que l’opposition des Québécois à la deuxième guerre venait de notre appuis aux politiques d’Hitler… Mais je l’ai entendue celle-là aussi!

Ce qui fait qu’aujourd’hui, je ressens une certaine joie malsaine à chaque fois que le mot Canada est terni. Et ma foi, ça arrive de plus en plus souvent…

Ah Schadenfreude…

On doit admettre que dans le cas des sables bitumineux , les organistes environnementaux ont beaucoup plus de matières sérieuses pour dénigrer ce projet qui pollue l’environnement sur une grande échelle , ce qui n’était pas le cas avec Grande baleine …. Les dégats a l’environnement n’étaient en rien comparable et cette campagne négative sur l’Alberta est tout a fait justifiée ……

J’aurais un équivalent parfaitement Québécois de Schadenfreude à vous proposer Claude B.

C’est de Félix Leclerc : Le plaisir de l’un, c’est d’voir l’autre se casser l’cou ou ou…

Ce qui se passe en Alberta est pire que le désastre du golfe de la Louisiane . L’Alberta entière est un trou .
Et la liberté des uns ne cesse pas quand la liberté des autres débute.

«Je fus de ceux qui, après l’élection du PQ en 1994, ont convaincu Jacques Parizeau d’annuler le projet, économiquement douteux, localement irréalisable, politiquement désastreux.»

Pas vrai? C’est vous ça? Vous me décevez terriblement. On ne laisse pas pareille richesse dormir pendant une génération.

L’Hydro-Québec détruit plus de forêts que les sables bitumineux. De plus, la destruction est permanente dans le cas de l’Hydro-Québec, mais temporaire dans le cas des sables bitumineux : le sol sera ultérirurement réaménagé et replanté .

Superficie exploitée des sables bitumineux : 530 km carrés.

Superficie exploitable des sables bitumineux : 4 800 km carrés

Superficie du réservoir de la Caniapiscau, du réservoir Smallwood et du réservoir de la Manicouagan: 12 769 km carrés (1) (la moitié de la surface d’Israël ! 20 fois la superficie actuelle des sables bitumineux exploités !)

Superficie de 20 autres réservoirs d’Hydro-Québec : à déterminer par vous-même… Probablement 5 000 km carrés additionnels.

(1) 4 300 (Caniapiscau) + 6 527 (Smallwood) + 1942 (Manicouagan)

http://www.capp.ca/getdoc.aspx?DocId=161614&DT=NTV

http://www.hydroquebec.com/learning/production/chiffres/index.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Manicouagan_Reservoir

Il n’est vraiment pas évident qu’il vaille mieux enrichir l’Arabie Saoudite, le Koweit, l’Agérie et le Vénézuela, et nous appauvrir par ce fait même, plutôt que de nous enrichir nous-même au risque du sacrifice d’ un peu de notre surplus d’eau potable situé à des centaines de km du gros village le plus proche.

Pour moi,

la question fondamentale serait: Où avons-nous erré? Je crois que nous laissons trop complaisamment des intérêts « étrangers » s’emparer des pouvoirs décisionnels de l’État, par l’entremise de quelques « rois-nègres » chouchoutés.

Je savais habiter un pays « à vendre », voici qu’il est vendu par des barbares, à l’Empire.

Le Québec dont je rêve est souverain énergétiquement. Nous sommes extrêmement riches de nos ressources et les rapaces le savent malheureusement mieux que nous puisque « mieux informés » ou plus près des centres décisionnels. Tandis que nous tournons en rond dans la grande centrifugeuse de la croissance économique illimitée.

Nous devons viser la croissance énergétique illimitée. Faisons flèche de toute neuronne, bientôt, ce sera à nous de jouer, pour de vrai!

Nous pouvons décider de notre développement énergétique, nous sommes des experts en cette matière et nous jouissons d’un potentiel proprement faramineux qu’il nous appartient de développer durablement, comme les emplois dans ce domaine.

Il existe de multiples façons de produire de l’énergie propre, durable. Elles sont connues, développées, utilisées, perfectionnées et distribuées. Au Québec, ça doit demeurer notre créneau national, l’énergie est notre force!

@Gilles de NDH (#11) : Merci pour l’expression savoureuse. 🙂

@Rod : C’était une distraction inutile à cette époque.

En 1994, la couverture des intérêts d’HQ n’était que de 1.07 (2.17 en 2009), le taux de capitalisation était de 23,5% (37% en 2009), l’entreprise n’avait que 11 milliards en capitaux propres, les taux d’emprunt étaient plus élevés, nous avions des surplus avec la mise en service de la Phase II de la Baie James et le diable était aux vaches au sein d’HQ.

Avec le recul, je partage toujours le diagnostic que M. Lisée posait à l’époque. C’était la bonne décision.

M. Lisée,

Vous écrivez : ‘Depuis, tout projet hydroélectrique nécessite l’accord préalable des communautés, comme il se doit.’

Mais, vous semblez oublier l’entente de la Baie James négociée avec les Cris du Québec, bien avant 1994.

Plus loin, vous ajoutez que les sables bitumineux contribuent au problème planétaire du réchauffement.

Si je me souviens bien, il a été démontré que les recherches tendant à démontrer le réchauffement climatique ont été trafiquées.

Vous souvenez-vous de cela M. Lisée?

Parlant de sables bitumineux, Monsieur Lisée, je réalisais récemment que je n’ai jamais vu passer votre réplique à la chronique qu’André Pratte avait écrit en réaction à un texte publié sur votre blogue en février. Ai-je eu un moment d’inattention ou votre réponse n’a-t-elle jamais trouvé le chemin de la publication?

@David,

« L’Alberta ne cèdera pas! »

Quelle blague! Le gouvernement Albertain, ou le peuple Albertains, n’ont pas grand chose à dire la dedans. C’est une affaire de $$$$$$$.
C’est le pouvoir de l’argent et le pouvoir Américain qui décide. Présentement les Américains ont absolument besoin de ce pétrole. Le Canada est le premier fournisseur de pétrole pour les Américains. Croyez-vous vraiment que le gouvernement Albertain a la liberté de dire: « on exploite plus les sables bitumineux ». Sans blague!

Deuxìèmement les terrains où sont exploités les sables bitumineux ne sont pas propriétés privés, ils appartiennent aux Albertains. Les pétrolières ont des concessions d’exploitation c’est tout.
Ça ne devrait pas leur donné le droit de polluer les lacs et les rivièves. D’autant plus que les autocthones qui vivent là en subissent les conséquences sur leur santés.

Mais cessons de chialer contre les pétrolières, c’est nous en bout ligne qui consommons ce pétrole.
Que faitent-vous pour réduire votre consommation.

L’énergie tirée du vent et du soleil ont été très peu exploitée jusqu’à maintenant. On devra s’y mettre et développer le stockage de l’électricité, d’une manière ou d’une autre. Pour le moment, ce sont les propriétaires des capitaux qui élisent les gouvernements qui résistent. Lorsque la voiture électrique sera fonctionnel, ils vont y venir…

Me font bien rire tous ces Québécois verdâtres qui viennent ici tenter de donner des leçons d’écologie aux albertains qui permettent, soit di en passant, au Québec de vivre au-dessus de ses moyens!!!

Allez lire le livre « Le mythe du Québec vert ».Ça vous remettra les yeux en face des trous…

Si le reste de la planète gaspillerait les ressources au même rythme que les Québécois, on n’aurait pas assez de 5 Terres…

@Aimé Laliberté

La convention de la baie James et du nord québécois ne couvre pas un éventuel aménagement à Grande-Baleine.

Quant à votre allégation au sujet de «climategate», plusieurs enquêtes en (ONU, Grande-Bretagne, Pays-Bas) ont démontré que le travail des scientifiques avait été fait selon les règles de l’art. Il est donc inexact de dire qu’elles ont été «trafiquées».

@honorable
Je laisse au lecteur le soin de faire la différence entre ceci et . Rien qu’à voir, on voit ben!

Quant à votre argument sur le recours aux importations, je vous rappellerai que le Québec n’importe (presque) plus de pétrole brut de l’Alberta. Il est trop cher à transporter et nos raffineries québécoises ne sont pas équipées pour raffiner du brut lourd et extra lourd comme celui des Canadiens.

@François 1

Quelle est la comparaison entre le « gaspillage » des ressouces par les États-Unis et le Québec ?

Vous avez des références autres que vos états d’âme ?

@ClaudeB. Votre dernier paragraphe vise un homme de paille qui n’existe pas. Je répète et explicite l’argument, puisque, manifestement, vous ne l’aviez pas compris:

Argument: « Il n’est vraiment pas évident qu’il vaille mieux enrichir l’Arabie Saoudite, le Koweit, l’Algérie et le Vénézuela, et nous appauvrir par ce fait même, plutôt que de nous enrichir nous-même au risque du sacrifice d’ un peu de notre surplus d’eau potable situé à des centaines de km du gros village le plus proche. »

Explicitation pour ceux qui n’ont pas compris du premier coup:
cela n’a rien à voir avec qui (le Québec, les USA, le Japon ou l’Argentine…) achète le pétrole albertain. Chaque baril de pétrole vendu par l’Alberta signifie une vente (ou des profits) de moins pour l’Arabie Saoudite, le Koweit, l’Algérie et le Vénézuela. Que le Québec achète son pétrole en Algérie ne change rien à l’argument. Grâce à la production albertaine, il le paiera un peu moins cher; et grâce à la production albertaine, l’Arabie Saoudite, le Koweit, l’Algérie et le Vénézuela font moins de profits pétroliers.

@Mathieu
Nous sommes plus locataire que propriétaire de la terre.
Nous somme propriétaire de nos maisons et même de nos terrains mais personne ne peut l’exploitation comme il l’entends.

C’est d’autant plus vrai pour une compagnie qui de fait n’est que locataire sous condition. (D’autant plus qu’une compagnie n’est pas une personne… morale, sauf juridiquement, mais c’est une autre histoire…)

@honorable
Évidemment, tout le monde sait que le bitume cause moins de dommages environnementaux que l’eau.
Parlez s’en à BP!

@jacques d.
Tout comme ce sont les consommateurs de drogue qui sont responsables et arrêtons de nous archarner sur les producteurs et distributeurs de drogues!
Tout est question de dépendance…

@Francois 1
Bizarre, il me semblait que les américains étaient les gros consommateurs…. heureusement que nous ne somme pas 300 millions de Québécois!
Pour l’endettement, ne développez pas d’ulcère avec ça, pratiquement tout les pays doivent de l’argent à tout le monde….

@ Benton :

Pour ce qui est de l’endettement, je sous signale que le Québec est le cimquième endroit le plus endetté dans le monde industrialisé!!!

Nous sommes dans la marge jusqu’au cou et je trouve indigne qu’une société comme la nôtre transfère le coût des lubies gauchistes à nos enfants et à nos petits-enfants…

Certains des commentaires de ce blogue illustrent de façon claire le besoin de communication plus efficace de la part du milieu scientifique qui, jusqu’à maintenant, ne fait pas le poids contre la machine de propagande des amants du déni. Petit rappel en quelques points:

– Nous sommes une population en constante expansion qui nécessite de plus en plus de ressources pour vivre et notre planète possède une quantité finie de matières premières. Non, nous ne deviendrons jamais assez efficace pour combler cet écart, ce qui est l’argument principal des partisans de la croissance effrenée;
– Il est faux de prétendre que les revenus générés par le pétrole extrait de l’Alberta sont des revenus en moins pour les pays plus instables. Ces derniers (tels l’Arabie Saoudite) fournissent déjà à la limite de leur capacité et l’Alberta ne fait qu’entretenir la soif toujours grandissante du monde en développement pour l’énergie peu chère et polluante;
– La problématique du CO2 comme GES contribuant au changement climatique est une affaire d’équilibre: nous rejettons du CO2 émis en brûlant des combustibles fossiles qui ne font pas partie de l’équilibre naturel, puisqu’on les extrait des profondeurs de la terre. La respiration des vivants de toute espèce n’a rien à voir là-dedans et ne sert d’argument qu’aux démagogues;
– Finalement, il ne semble pas suffisant pour plusieurs d’entre vous que trois (3!!) enquêtes indépendantes aient établies la rigueur du travail des scientifiques du climat de East Anglia, que Michael Mann (le premier à établir la courbe dite du baton de hockey, qui montre la hausse des températures de notre époque) ait subi le même sort et s’en soit sorti blanchi et que, pendant qu’on s’attaque à des scientifiques de la première heure, les preuves irréfutables (puisque basées sur des données récoltées depuis des décennies et même plus, dans certains cas) continuent de s’accumuler dans les universités du monde entier. On en a moins demandé pour envoyer des hommes sur la Lune….

En terminant, je crois que, pour le sujet principal qui nous occupe ici, la comparaison tient assez mal la route, puisque Grande Baleine n’était même pas construit à l’époque de la contestation alors que les sables bitumineux sont en plein exploitation. Evidemment, dans un monde idéal, on devrait cesser leur exploitation immédiatement, mais il est tout à fait improbable que cela ne se passe. Mais dans cette éventualité, la moindre des choses serait que l’Etat fasse son travail pour encadrer cette exploitation et contraindre les exploitants à suivre des normes sévères de protection du territoire (à défaut de pouvoir les contraindre à émettre moins de GES…). Les peuples qui y vivent devront continuer de pouvoir le faire une fois l’exploitation terminée…

@andré: il est faux de prétendre (votre 3ème paragraphe) que les revenus générés par le pétrole albertain ne diminuent pas les revenus de pays tels l’Arabie Saoudite, le Vénézuela, l’Algérie ou l’Iran.

1) La présence de pétrole albertain fait diminuer le prix obtenu par ces pays-là: donc, moins de revenus pour eux.

2) Sans le pétrole albertain, ces pays-là augmenteraient peut-être leurs exportations ou leurs capacités de production. L’Arabie Saoudite, par exemple, ne maintient ses robinets pétrolier ouverts qu’à 80 ou 90 %. Nul doute que sans l’Alberta elle les maintiendraient un peu plus ouverts.

Un Canadien riche sera toujours plus utile au Canada qu’un Arabe Soudien riche. L’Alberta nous donne la chance d’enrichir l’Alberta plutôt que l’Arabie Saoudite, le Vénézuela, l’Iran et l’Algérie: des pays, en passant, pas très exemplaires question démocratie et droit de l’homme.

Avec l’Alberta pétrolier, nous faisons plusieurs coups d’une pierre: nous enrichissons le Canada et ne récompensons pas ceux qui sont en déficit de démocratie et de droix de l’homme.

http://en.wikipedia.org/wiki/Oil_reserves_in_Saudi_Arabia

Pas très sérieux comme campagne anti-sable bitumineux que de demander aux touristes d’aller bruler le pétrole de leurs «voitures, avions ou wenabago» ailleurs qu’en Alberta…

@honorable: En effet, vous amenez un point intéressant, mais je maintiens tout de même que l’effet le plus pervers de la production inconsidérée de ce pétrole sale est de permettre une croissance encore plus grande de la demande. Comme vous le soulignez justement, les prix baissent dû à l’apport du pétrole albertain sur le marché. Sans cet apport, la demande serait beaucoup plus insoutenable et il est possible de penser que cet effet pousserait davantage de grands consommateurs à revoir leurs véritables besoins et leurs sources d’approvisionnement.

@ honorable

Ce que vous omettez de d’écrire, ou, où vous erronez, est que le pétrole de l’Alberta appartenant bien plus à l’étranger qu’à cette dernière et que donc les profits du pétrole très salissant de l’Alberta, s’envolent bien plus à l’étranger qu’à cette dernière.

Autrement dit, les profits des sables bitumineux vont grandement à l’extérieur du Canada.

Chaque pelletée de sable enrichit plus les étrangers comme les gens de l’Arabie Saoudite et les USA que les Albertains et les Canadiens.

Quand les savants pensent qu’il poussera des palmiers au Québec, il faut s’en méfier.

@ Andree R-Veronneau:

le pétrole est sale? Pourquoi alors les gauchistes (Gilles Duceppe en premier) s’évertuent-ils à vouloir absolument sauver la vieille et polluante usine de Shell de Montréal???

@ Yvon Fleurent:

Les profits des exploitants des sables bétumineux vont à leurs actionnaires dont Notre Sainte Caisse, plusieurs fonds de pension québécois, et des fonds mutuels dont plusieurs Québécois détiennent des parts.

En plus, plusieurs Québécois ont déménagé en Alberta pour travailler dans cette indistrie (ils retirent des salaires faramineux!) dont les entrants servent à aider le Québec, via la péréquation, à se payer les lubies des gauchistes.

Il me semble qu’il faut que le baril soit à plus de 60$ US pour que l’exploitation des sables bitumineux soit rentable….

Évidemment, avec moins de contraintes environnementales, ça aide aussi a rentabiliser l’exploitation!

@François1: J’ai bien dit « ce » pétrole sale. Si vous aviez pris le temps de lire attentivement mes commentaires, vous auriez compris que je referrais au pétrole albertain, mondialement reconnu comme particulièrement sale dû à son mode de production par rapport à d’autres pétroles. Quand à l’appui du Bloc (les « gauchistes », comme vous dites) au sauvetage de la raffinerie Shell, vous mélangez les pommes et les oranges. Je crois que leur appui est motivé par le sauvetage des emplois perdus. Personellement, je n’appuie pas ce mouvement; je crois qu’on ne gagne rien collectivement à appuyer une industrie aussi malsaine. On ferait mieux de mettre en place des mesures pour que ces gens qui viennent de perdre leur emploi puissent en retrouver un autre dans un industrie plus propre.

@ Andrée:

…parce que vous trouvez les autres formes d’exploitation du pétrole « acceptables » par rapport au pétrole albertain?

Que faites-vous de l’Exxon-Valdez? de BP?

Les tragédies pétrolières sont légion et particulièrement polluantes mais elles ne se produisent pas en Alberta; elles sont donc acceptables…

Votre parti pris vous aveugle Madame.