Chômage: le Québec performe toujours

Nous interrompons (pour un quinzième mois consécutif) le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que le chômage est toujours moins élevé au Québec.

Taux de chômage en décembre 2010 :

Canada : 7,6 %
Québec : 7,6%
Ontario : 8,1%
États-Unis : 9,3 %
Union européenne : 9,6% (novembre)

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.

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32 commentaires
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À Québec le taux de chômage se situe à 4%.La capitale serait la ville la plus performante pour ce qui est de l’emploie en Amérique.

Québec a décollé depuis les fusions il y a 10 ans.

Et le Québec confie encore plus de 60 milliards de $$$ par année aux canadians royalistes à Ottawa qui détruisent le Québec francophone avec leurs ministres unilingues anglais incluant tous les mépris style taxations sans représentation et sans parler la langue des payeurs .

Un GROS merci à Jean Charest donc…qui: « perce quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables. »

Vite une pétition pour appuyer notre Premier-Ministre dans sa mission de nous prémunir de toute modification au sacro-saint modèle québécois dont la vague de droite qui déferle présentement sur le Québec est un signe manifeste et incontestable.

De tous les modèles québécois, le modèle Charest connait un succès retentissant. On ne peut que le féliciter et s’en inspirer.

Je ne crois pas qu’il faut confondre la santé financière du parti libéral avec la santé financière du Québec.

M. Charest surfe plutôt sur la vague du modèle québécois qu’il n’y contribue. (Différent des contributions à la caisse du parti)
Quand qu’à la vague de la droit, ce sont plutôt des soubresaut d’un mourant!

Globalement, la grande réalisation de Charest sont la re-construction du réseau routier. C’est à la portée de n’importe quel gouvernement et s’était rendu nécessaire. (Et payant pour la caisse du parti, le mérite de M.Charest, sans compter les garderies…)

Les effets Charest vont se faire sentir dans 5 à 10 ans… et je ne parle pas du CHUM mais de la CDQ!

« Un GROS merci à Jean Charest donc…qui »

Pensée libertarienne gratuite.

Ce qui fait que le Québec s’en sort très bien n’a pas grand chose à voir avec Charest.

Ce que le Québec récolte aujourd’hui est le fruit de plus de 25 ans d’efforts pour développer son marché sur la planète.

Contrairement à la pensée des libertariens et des droiteux Elvis Grattons, c’est en s’éloignant des USA et en faisant affaire avec le reste de la planète que le Québec se développe.

C’est ce qui se produit depuis plusieurs années.

Donc on a perdu 1300 emplies a minimum 20$ l’heure chez électrolux qui ont étés remplacé par quoi? Des emploies dans les magasins a Québec… ça c,est de la croissance.

A les chiffres tant qu’on ne les prend pas au pied de la lettre, on peut leur faire dire ce qu’on veut.
Pourquoi ne pas ouvrir immédiatement une entreprises semblable, concurente dans le même domaine quand une entreprise ferme ici. Ils y penseraient peut-être a 2 fois avant de déménager… savoir qu’ils viennent de se créer un concurent formé et compétitif selon leurs normes. Il ne reste qu’à les rendre compétitif en salaire en leur faisant prendre des parts, diminuer les salaire et prendre part aux profit. Plus de chance de devenir productif.

Belle oportunité de créer des emplois en faisant une équipe de jeunes recrus pour les Nordiques a petit salaire(avec des parts de profits). Donc ça donne les moyens de payer l’amphithéatre et leur donne l’ambition de gagner.
Un bon moteur pour les nationalistes séparatissses de toutes allégences. Puisque dans un cas comme dans l’autre on fait du développement
Qui sait il restera peut-être assez de sous pour faire un monorail trEnsquebec. Du gros bon sens.

Charest n’a rien à voir dans le succès de notre économie .

Le modèle Québécois est issue de la révolution tranquille et un de ceux qui y a le plus contribué est Jacques Parizeau. Mais je crois que l’envol économique du Québec s’est effectué sous le PQ(1994-2003)avec Bernard Landry comme ministre des finances.

Ne jamais oublier que Charest en 2003 a tenté de démolir le modèle Québécois avec sa réingénérie. Charest n’aura que bâti des routes et n’a rien à voir avec la réussite de notre économie qui est diversifiée.

C’est devenu une tradition, comme à chaque moi je me dois de relever l’absurdité des propos des billets traitant du taux de chômage.

Il semble bien que pour l’année 2011, JF Lisée n’est pas pris comme résolution de cesser de faire du cherry-picking. Par exemple on ne dit rien sur les provinces qui ont un taux de chômage inférieur au Québec.

Autre élément malhonnête, JF Lisée isole le taux de chômage du Québec pour le comparer au taux de chômage de l’ensemble des États-Unis. Pourtant la réalité aux États-Unis est loin d’être uniforme.

Parce que si le but est de trouver le modèle économique le plus efficace (et de comparer la performance du modèle Québécois) alors on devrait comparer le Québec aux différents États américains.

Voici donc une liste des États américains avec un taux de chômage inférieur au Québec:

Arkansas: 7,4%
Hawaï: 6,5%
Iowa: 6,2%
Kansas: 6,7%
Maine: 7,4%
Maryland: 7,4%
Minnesota: 6,6%
Montana: 7,1%
Nebraska: 4,0%
New Hampshire: 5,4%
North Dakota: 3,3%
Oklahoma: 6,6%
South Dakota: 4,4%
Utah: 7,2%
Vermont: 5,7%
Virginia: 6,6%
Wisconsin: 7,1%
Wyoming: 6,4%

http://www.bls.gov/news.release/metro.t01.htm

Donc tout ces États, malgré le fait qu’il se trouve à l’épicentre de la crise économique, ont un taux de chômage inférieur à celui du Québec.

Donc si le but est de trouver le meilleur modèle économique, alors force est de constater que ces États ont un meilleur modèle que celui du Québec.

En passant, de décembre 2009 à décembre 2010, le taux de chômage en Ontario à baisser de 1,1 pt contre 0,8 pt au Québec. Bref, on se fait déjà rattraper.

@ Jean François Côté & Youlle

Si le taux de chômage a été relativement stable au Québec c’est à cause des investissement massif dans les infrastructure routières. Ce qui a sauvé le Québec de la récession, c’est l’effondrement d’un viaduc. Les viaduc qui tombe, c’est ça le « modèle québécois » ?

Mais on ne perd rien pour attendre parce que le déficit qui a été creuser par ces travaux il faudra bien le payer un jour ou l’autre.

@ Loraine King

Vous faite probablement erreur en me nommant la page trois.

Mais ce que je constate en deux minutes est que le Québec est moins important dans les échanges entre provinces malgré que ses exportations augmente vers le Canada.

Le Québec à un grand avantage à être le plus indépendant possible du ROC.

Le Québec a de très bonnes relations avec l’Asie, la future puissance économique de la planète d’ici peu. Je dirais même meilleures que celle les États Unis et du Canada.

Alors il faut continuer à travailler à vendre dans le monde autre que l’Amérique ce qui nous sauve actuellement.

« Si le taux de chômage a été relativement stable au Québec c’est à cause des investissement massif dans les infrastructure routières. »

Simple opinion de libertariens qui nous ont habitué à la déformation.

Le Québec s’en sort mieux parce qu’il exporte plus dans le monde. Les emplois à Québec n’ont rien à voie avec les infrastructure ou très peu. C’est le HI tech exporté qui rapporte dans ce coin.

Aussi il faut ajouter 1% pour le taux de chômage aux états.

Il faut ajouter que si on ne paye pas pour les ponts on n’aura pas.

Les ponts ne poussent pas dans les rivières.

Merci M. Lisée pour votre bonne nouvelle de la semaine.

Le plaisir est double. Un premier à lire votre billet. Un deuxième à lire les anathèmes que vous jettent les libertariens qui font une crise d’apoplexie à sa lecture, à l’idée que la vie au Québec puisse ne pas être intolérable. « NNAAOOON! Le Québec c’est Pyongyang! C’est Port-au-Prince! »

Aussi gais lurons que les marxistes de naguère. À l’époque: « comment peux-tu être aussi béatement content alors que se poursuit l’exploitation du prolétariat! Sais-tu seulement les profits de Union Carbide pour l’année? » Maintenant: « comment peux-tu être aussi béatement content alors que se poursuit l’exploitation du patronat! Sais-tu seulement le taux marginal d’imposition des corporations au Québec? »

@ David

«Donc tout ces États, malgré le fait qu’il se trouve à l’épicentre de la crise économique, ont un taux de chômage inférieur à celui du Québec.»

Si vous aviez un minimum d’honnêteté (ou de connaissance), vous diriez qu’il faut ajouter près d’un point de pourcentage au taux de chômage des États-Unis pour pouvoir le comparer à celui du Québec (et du Canada), compte tenu des différences de définition entre nos deux pays.

http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009103/article/10822-fra.htm#a4

«Pour un mois donné, ces ajustements retranchent habituellement presque un point de pourcentage complet du taux de chômage canadien.»

En appliquant ces différences de définitions, il ne restera que 10 ou 11 des 18 états que vous citez, soit seulement 20 % des états de votre pays de rêve.

@ David:

Effectivement David. Notre « excellente » performance se fait à crédit: avec l’argent des autres qu’il nous faudra rembourser un jour. Mais nos « so-so-solidaires gauchistes » ne sont pas trop inquiets car ils comptent sur NOS ENFANTS pour payer les pots cassés.

Le Québec d’aujourd’hui, c’est comme les pauvres américains d’avant la crise qui gagnaient $30,000.00 par année mais qui ont quand même réussi à force d’emprunt et d’aide étatique à s’acheter une maison de $400,000.00 et qui l’ont décorée et meublée pour un autre $100,000.00. Z’avaient pas les moyens mais ils se snt payé la traite quand même. Nous savons tous où ça mène n’est-ce-pas et c’est là que s’en va le Québec des gauchistes! Tout droit devant le huissier!

Malheureusement le taux de chômage est gardé basse de façon artificiele. Et ça s’explique en grande parti par le nombres de fonctionnaires/habitants qui est beaucoup plus élevé par rapport au autres provinces. Je crois qu’en général c’est d’environ 30% plus élévé. De plus il aussi important de savoir que c’est la province de Québec qui oubligé de donné le plus de subventions afin d’attirer des entreprises.En passant je trouve ça vraiment domage que la province de Québec soit oubliger de donner autant de subventions. Je veux bien comprendre que les québecois sont un peu moins productifs que les autres provinces. Mais pas tant que ça. Peut être bien, que les compagnies ont peur du Québec. Enfin! je ne sais pas.

Je me bidonne à chaque vendredi lorsque vous placez des statistiques favorables au Québec. À chaque fois, nos pisses-vinaigre nationaux se tortillent l’esprit pour tenter de discréditer vos statistiques pourtant si innocentes et somme toute banales.

Bien sûr que vous ne pouvez pas placer sur votre blogue les statistique sur le chômage pour toute la terre. Vous en auriez pour plusieurs jours.

Que cette simple statistique puisse les déranger de la sorte me consterne.

Canada : 7,6 %
Québec : 7,6%
Ontario : 8,1%
États-Unis : 9,3 %
Union européenne : 9,6% (novembre)

Et de voir combien cela fait mal aux pisses-vinaigre de voir le Québec en meilleure posture sur le chômage que l’Ontario démontre leur incapacité à accepter que le Québec peut être un endroit où il fait bon vivre.

Continuez vos démonstrations Monsieur Lisé et que les pisses-vinaigre québécois en fassent autant.

@Paul Pieter Kruijmer

Avez-vous vu ce que le Tennessee a donné à Electrolux pour nous voler 1300 emplois?

@M. Lisée: Faut ajouter un point pour les Américains si on calcule comme Stats Can.
Donc, 10,3% pour les Américains

@ Darwin

Et même si j’ajoute ton point imaginaire de chômage, il y a quand même une dizaine d’état avec un meilleur taux de chômage que le Québec i.e. qui ont un meilleur modèle économique que nous même s’ils sont situé au coeur de la récession.

Et je tient bien à spécifier que ton point de chômage est imaginaire dans ce cas ci car il est calculé sur l’ensemble des USA et pas à partir de chaque été. Or, comme je viens de te le prouver, la situation varie énormément d’un État à l’autre. On ne peut donc pas appliquer un barème national à la situation particulière d’un état.

Rigueur mon cher. Rigueur.

@ Raymond Campagna

Si tu veux faire cette comparaison, alors tu dois aussi augmenter le taux de chômage du Québec car le chiffre que tu donne inclus dans la population active les BS et ceux qui ne cherchent plus d’emploi. Tu ne peux pas prendre une définition pour les USA et une autre pour le Québec.

@ c. perron

Tu penses quoi de la dizaines d’État américains qui font mieux que nous même s’ils sont encore plus proche de la récession ? Moi je pense que devrait s’inspirer de leur modèle économique.

@Francois 1

Je n’aime pas plus que vous nos administrations s’endetter. Cependant si vous considérez que la performance du Québec est dopée par un déficit, que faut-il penser de celle de l’Ontario qui a eu pour cette année un déficit de 19 milliards vs 3 pour le Québec?

D’autre part, êtes vous en train de nous dire que ça va finir mal si le Québec continue de s’inspirer des États-Unis? Je ne vous imaginais pas en blame-America-first, vous-là!

@ Rod

«Faut ajouter un point pour les Américains si on calcule comme Stats Can.»

C’est ce que, entre autres, Youlle et moi avons indiqué plus tôt (comm 16 et 18). Ce point de pourcentage est toutefois une estimation moyenne. Je suis allé voir les données les plus récentes dans un tableau cansim de Statcan (282-0085).

Pour les 5 premiers mois de 2010, l’écart du taux de chômage au Québec avec la définition canadienne et celle utilisée aux États-Unis fut de 1,2 points de pourcentage (8,7 % et 7,5 %). Et cela ne tient pas compte de la proportion beaucoup plus forte de découragés et de travailleurs à temps partiel involontaire aux États-Unis. Ainsi, en tenant compte de ces personnes (U-6 Total unemployed, plus all persons marginally attached to the labor force, plus total employed part time for economic reasons, as a percent of the civilian labor force plus all persons marginally attached to the labor force), le taux américain augmenterait de plus de 7 points de pourcentage depuis 5 mois (http://www.bls.gov/news.release/empsit.t15.htm), par exemple de 9.4 % à 16,7 % en décembre. Pour les 5 premiers mois de 2010, il n’aurait augmenté que de 3,1 points au Québec, de 8,7 % à 11,8 %.

Tout cela confirme que l’emploi au Québec a moins subi la récession et qu’il a repris beaucoup plus de vigueur que l’emploi aux États-Unis. De bien mauvaises nouvelles pour certains…

Quand on est déjà dans la cave du classement, c’est difficile d’aller plus bas. Quand on est dans le top du classement c’est difficile d’aller plus haut.

C’est pour cette raison que les pays en voie de développement peuvent avoir des taux de croissance de 10%. Une performance impossible dans les pays industrialisés.

Au lieu de comparer le Québec aux pires, on devrait se comparer au meilleur et les exemples sont nombreux. Si le modèle québécois était si bon, d’autre voudrait le copier. Je n’ai vu personne à l’extérieur du Québec faire se souhait.

Même que depuis qu’Obama est président, il a amené les États-Unis plus à gauche et on voit le résultat.

@ David

«On ne peut donc pas appliquer un barème national à la situation particulière d’un état.»

Euh… la définition américaine diffère autant de la définition canadienne dans toutes les provinces et dans tous les États. L’écart peut en effet varier d’un état à l’autre et d’une époque à l’autre. Mais il est étonnamment stable d’une province à l’autre. Et il existe, Statistique Canada en parle, mais vous, vous préférez ne pas en tenir compte.

«Rigueur mon cher. Rigueur.»

Hahaha !

Ne pas tenir compte d’une différence de définition serait plus rigoureux que de tenter de l’évaluer à partir de données fiables ?

J’espère que vous ne vous croyez pas quand vous écrivez des absurdités pareilles…

@David

Ta dizaine d’États américains qui ont encore un taux de chomage inférieur au Québec recoivent très peu d’immigrants, quelques centaines à peine par année, contre 55,000 pour le Québec. Résultat, on se retrouve avec 70,000 immigrants en chomage
Si le Québec avait une politique plus réaliste d’immigration, notre taux de chomage s’approcherait des 6%

@ Darwin

Donc tu dis que la démographie des 50 états américains est identique ?

@ rod

Il faudrait que tu tiennent en compte l’immigration illégale aux USA.

Et si je suis ton argument sur l’immigration, l’Ontario serait loin devant le Québec.