Chômage : le Québec reprend l’argent

Nous interrompons le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales, comme souvent le vendredi, pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite horrifié d'apprendre que le Québec est toujours sur le podium.

Après avoir quitté pendant quelques mois le podium du plus bas taux de chômage parmi nos économies diversifiées de référence (Ontario-Canada-USA-UE) qu’il occupait depuis plus de deux ans, le Québec a repris le bronze il y a trois mois et monte d’un niveau, ex aequo avec l’Ontario, ce mois-ci.

Taux de chômage en mai 2012 :

Canada : 7,3 %
Ontario : 7,8 %
Québec : 7,8 %
États-Unis : 8,2 %
Union européenne : 10,3 % (avril)

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

 Note en petits caractères :
 Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle  québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en  faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue,  des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des grands défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant, qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Pour comparer, il faut aussi dire que, le Québec est presque un médaillé pour ce qui est de la dette public per capita… Autrement dit notre position chômage vs dette public nous coute cher en sacre bleu!!!

Ça y est… on va se faire réciter les psaumes de la droite outrée de voir que les gens travaillent… Question de flatter mon esprit d’entreprise, je pense que je vais leur programmer un app de droite qui, à partir de quelques mots clés très simples, poste sur les blogues des lamentations à l’infini.

Un exemple:

de « admirable » (pseudonyme généré):

« Y compte pas le taux d’emploi »
« encore les gauchisto-séparatisto-communissss »
« on va finir comme la Grèce »

La version Premium, (plus chère mais tellement meilleure!) viendra aussi avec l’option « Faut tout le temps qu’au Québeeec », option qui ajoute ladite phrase avant chacune des complaintes. Il me reste à « tuner » le générateur pour baisser le niveau de vocabulaire (option « Libarté ») et ce sera parfait. J’ai même le slogan : « Libérez le Pierre Poutine en vous! »

Y’a du cash à faire avec nos dretteux, je le sens!

Harper doit-être mort de rire, il aura plus d’exilées pour flipper des boulettes à Calgary.

Savez-vous si les personnes à l’Aide sociale sont comprises dans ces chiffres ?

Ah non ça M’sieur Lisée ce n’est pas sérieux.

Le chiffre européen est plus élevé depuis des lustres.

Il y a moins de chômeurs … parce que les entreprises ont désormais le droit de licencier
régulièrement et à tour de bras, ce qui fait qu’en réalité, une bonne partie des gens au BS travaille au noir, et qu’une autre bonne partie chôme très souvent et en masse mais seulement une partie de l’année sans avoir droit au chômage.

Les résultats présentés comme ça … en simple pourcentage sans autre données, ce n’est pas sérieux.

Plus de 80,000 emplois ajoutés au QC depuis le début de l’année. La preuve de l’excellent travail de M. Charest! Bravo!

« on va se faire réciter les psaumes de la droite outrée de voir que les gens travaillent »

outrée aussi qu’on rit de notre intelligence.

voyons voir ces statistiques…

taux d’activité : encore derrière l’IPÉ
chômage : à égalité en 6e
taux d’emploi : 6e

mais bon, comme on n’est pas dernier, c’est signe que notre « modèle » fonctionne…

J’imagine qu’il faut donc voter pour Jean Charest à la prochaine élection !!!

Pour sa prochaine champagne, Charest pourra citer les billets (et le livre) de Lisée pour dire qu’il a les 2 mains sur le volant. Ce sera d’autant plus amusant si Lisée est candidat du PQ dans Rosemont !

Ce qui est malheureux, c’est qu’à part pour le Québec dont c’est un sommet, pour toutes les autres régions du monde avec lesquels vous nous comparez il s’agit de creux historique.

Avec une habitude de taux élevé de chômage, plus que quiconque, le Québec souffre de ne pas être propriétaire de son économie. Un bon gros taux de chômage est un bon moyen de nous tenir tranquille.

Pire encore, ce n’est pas la souveraineté qui est la solution mais un taux plus élevé d’épargne avec un contrôle sur l’utilisation de cette épargne pour être majoritaire aux assemblées générales, au conseils d’administrations et enfin, majoritaire aux directions d’entreprises.

A.Leveaux : c’est quoi, ce délire de bravos à Charest ? Mais mon pauvre bonhomme, ce sont les PME qui ont créé ces emplois par l’augmentations des commandes américaines, point. Donnant des emplois précaires, parfois bien payés, mais précaires. Zéro investissement en recherches tangibles. Si peu de développement. Mais j’y pense, vous blaguiez surement!

@ Amaury Leveaux (# 6):

Vous m’enlevez les mots du clavier. Merci.

Et encore un gros merci à Jean-François pour faire l’éloge et la promotion de notre Premier Ministre, Monsieur Jean Charest, et du parti Libéral du Québec qui accomplit ici un tour de force, à savoir de créer beaucoup d’emploi alors que le Québec vit, du moins selon certains personnages, une « crise » sans précédent dans son histoire.

Jean Charest réussi ici la quadrature du cercle.

Imaginez maintenant les statistiques si nos étudiants étudiaient plutôt que de changer le monde…

Et en plus, tout ça s’accomplit à l’intérieur de notre beau et grand Canada!!!

« Plus de 80,000 emplois ajoutés au QC depuis le début de l’année. La preuve de l’excellent travail de M. Charest! Bravo! »

Moi je dirais plus que c`est l`excellent travail de Stephen Harper et des Conservateurs qui éliminent de la social-médiocratie, qui gèrent pas le pays en rêveurs social-médiocrates comme les Européens engloutis et mêlés dans les dettes publiques.

Et pour les US, leur rêve social-médiocrate touche à sa fin lui-aussi. On a vu ce qui s`est passé au Wisconsin et qui va déteindre partout jusqu`au Québec.

Et pour le gouvernement fédéral Américain, ça va brasser très bientôt, Obama ou Romney à la présidence :

http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/201205/16/01-4525948-la-fed-sinquiete-du-budget-des-etats-unis.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS2

Bon! Bon!
Finalement ce 80,000 est-il seulement des pleins temps?
Combien de temps partiel dans ce 80,000?
Le 7.8% sans travail:Représente combien de travailleurs sans emploie?
Les fermetures sauvages d’usines et d’entreprises, partout au Québec en 2011-2012,combien de personnes dans la rue?(Je ne parle pas des étudiants et les casserolesqui sont eux-aussi dans la rue).
Dans ce 80,000,combien provient du secteur public et par-public?
Finalement ou en est-on avec notre dette nationale?Le 80,000 de plus devraint aider à la faire baisser et non à la faire monter comme
cela ce produit actuellement.
Finalement le taux de chômage au Québec monte depuis quelque mois,avant il était plus bas que le taux canadien.Pourquoi?

Bravo à Charest ! Un vrai premier ministre qui sait gouverner.

Pauvre M. Lisée, vous êtes encore une fois contredit par vos propos de gauche…

« Moi je dirais plus que c`est l`excellent travail de Stephen Harper et des Conservateurs qui éliminent de la social-médiocratie, »

Laisse-moi rire. Les coupures sont 1) trop lentes et 2) la structure bureaucratique reste la même. Harper est un étatiste de droite

@bob: « Les résultats présentés comme ça … en simple pourcentage sans autre données, ce n’est pas sérieux. »

Ça fait des mois que plusieurs commentateurs sur ce blogue répètent à quel point le « podium » de JF Lisée manque franchement de sérieux et n’a que peu de valeur scientifique, mais comme vous pouvez le constater, ça ne donne rien! Ce serait inoffensif simplement risible si ce n’était que ce genre de billet flatte le dos de plusieurs et les rend enclins à ignorer les défis auxquels on est confronté. Ça me rappelle les discussions ahurissantes de certains selon lesquels tout va bien au Québec si on s’attarde à la dette nette au lieu de brute. À se frapper le front sur un mur.

Curieusement, les économistes de la Banque Nationale ont prétendu que c’est la grève étudiante qui a fait baisser le taux de chômage.
(Il paraitrait que les étudiants en grève aurait cherché des emplois et en aurait trouvé).

Ne cherchez pas à comprendre, c’est du délire d’économistes salariés d’une grosse banque.
(plus de demandeurs d’emplois = moins de chômage ???)

@Francois 1:

Donc, tu t’affiches enfin! Tant mieux! Tu peux laisser toutes ces dretteries au vestiaire et t’afficher comme un vrai Libéral et fier de l’être. Là, au moins, on voit la filiation de cette grande tradition fédéraliste qui consiste à dénigrer le Québec sans retenue pour éviter de penser qu’on mérite son propre pays. Appeler ça « libertarien », ça devenait un peu gros mettons.
Félicitations pour ton coming out!

C’est bien pour dire, Quand J. F. Lisée sort le vendredi « Nous interrompons le lancinant commentaire anti-modèle québécois » tous les dretteux et libertariens Elvis Grattons larbins se téléphônent pour réagir.
++++++++++

@ jackwood

Comme vous le constatez le rêve américain et l’empire américain touche à sa fin. Il ne reste qu’a espérer que l’effondrement se fasse lentement.

Alors là, la population des États Unis d’Amérique, le peuple, pourra reprendre le contrôle son destin et envoyer les Wallstreeteux voleurs aux vidanges.

Ce ne sera que bénéfique pour le Québec.

@ Nicole Pans :

«Savez-vous si les personnes à l’Aide sociale sont comprises dans ces chiffres ?»

Oui. Si elles cherchent un emploi, elle sont comptabilisés dans les chômeurs, sinon dans les inactifs.

En fait la hausse de 80 000 emplois des 5 derniers moiscompense la baisse de 60 000 du dernier trimestre de 2011 (annoncée initialement à 70 000, mais revisée en raison de la mise à jour de la saisonnalité). On pouvait d’ailleurs dès janvier se douter que cette baisse était artificielle, générée par des cohortes moins actives sur le marché du travail.

Maintenant que ces cohortes ne font plus partie de l’échantillon, l’estimation de l’emploi et du chômage ont repris leur niveau plus cohérent avec les autres indicateurs économiques.

On a un taux de chômage de 7,8 % et des entreprises se plaingnent du manque de main-d’oeuvre. Pourquoi?
1) Certains ne veulent pas travailler?
2) Certains veulent travailler mais « c’est trop dur travailler dans les champs ». Note : je faisais un bac en génie et parfois j’y allais travailler dans les champs.
3) Certains veulent travailler mais n’ont pas la discipline nécessaire?
4) Certains veulent travailler mais n’ont pas la vaillance et la fiabilité nécessaires?
5) Le candidat n’a pas la formation requise?
6) Le candidat a la formation requise mais n’a pas l’expérience requise?
7) L’entreprise ne veut pas embaucher un candidat qui a été inactif plus de 12 mois dans son domaine?
8) La formation ne correspond pas aux besoins du marché? Ex. : aucun cours d’Objective C malgré la demande croissante pour cette qualification?
9) L’entreprise pense que c’est le rôle de l’école de former et l’école pense que c’est le rôle de l’entreprise?
10) Régime coopératif : trop longue période entre le stage et l’entrée sur le marché du travail?
11) Régime coopératif : systèeme inadapté aux entreprises. Ex. : obligation de terminer avec une session d’études au lieu de terminer avec un stage et demeurer dans l’entreprise.
12) Trop de monde à l’université dans des domaines à faible demande (philo, socio, etc.)?
13) Difficulté à réorienter sa carrière? Ex. : ingénieur électrotechnique ==> ingénieur civil?
14) Lacune en formation pratique. Ex. : ingénieur informaticien incapable de monter un réseau?
15) Exigence non fondée de l’anglais?
16) Les entreprises sont trop capricieuses, ne veulent plus former, sont prises pour embaucher quelqu’un de rentable tout de suite pour faire baisser les coûts?

« Alors là, la population des États Unis d’Amérique, le peuple, pourra reprendre le contrôle son destin et envoyer les Wallstreeteux voleurs aux vidanges. »

les vidanges sont à Washington, pas à NY. La superficie comprise dans le périphérique qui entoure DC est l’endroit le plus riche du pays, et c’est certainement pas par productivité

@ P. Lagassé :

«Curieusement, les économistes de la Banque Nationale ont prétendu que c’est la grève étudiante qui a fait baisser le taux de chômage.»

Moi, je l’ai entendu de la BMO. Et voici le commentaire que j’ai écrit hier à ce sujet :

Entendu à RDI : la BMO attribue la bonne performance de l’emploi au Québec en mai (voir http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120608/dq120608a-fra.htm) à la grève étudiante qui aurait permis à plus d’étudiants de travailler.

Génial!

Or, selon le tableau cansim 282-0087 de Statistique Canada, le taux d’emploi désaisonnalisé chez les jeunes (15-24 ans) a augmenté de 0,2 point de pourcentage entre avril et mai, tandis que celui de l’ensemble de la population a augmenté… de 0,2 point, la même chose! Mieux, on estimait que le taux d’emploi des jeunes était de 58,2 % en mai 2002, tandis qu’on l’estimait à 59,9 % en mai 2011! Bref, il était 1,7 point de pourcentage plus élevé l’an passé quand il n’y avait pas de grève!

Forts les économistes de banque!

Pour moi, un modèle qui fonctionne, c’est quand t’as ZÉRO chômage et que tout le monde (motivé) vit décemment.

@ Jean-François Trottier (# 18):

L’ironie de la chose vous a sans doute échappé…

Vous prenez tout au premier degré et vous ne semblez pas avoir la fluidité d’esprit pour bien décoder les messages.

Puisqu’il faut tout vous expliquer: je mettais ici en évidence l’antagonisme, voire l’absurde des positions syndicalo-gauchisto-anarcho-péquiste de l’auteur ce de blogue qui encense et louange sans retenu la poignée de Che de salon qui vandalisent le Québec et qui veulent renverser notre gouvernement avec les extraordinaires résultats obtenus par ce même gouvernement qui permettent au peuple québécois de se réchauffer à la floamme fédéraliste.

Voilà…j’espère que c’est clair maintenant.

Bref,

Lisée candidat dans Rosemont?

Dégonflé Jean-François???

Pourquoi ne pas faire comme Justin Trudeau ou Thomas Mulcair Jean-François et vous présenter dans un comté moins sûr?

Tiens…Westmont…Ville Mont-Royal pourraient être envisageables non? Je suis certain qu’aucun candidat séparatiste ne vous fera ombrage dans ces comtés.

Allons Jean-François, du nerf que diable et montrez au Québec votre dévouement pour la « cause ».

La preuve est faite que le Québec s’en tire assez bien. Est-ce parfait? Bien sûr que non. Mais disons que nous ne sommes ni mieux ni pire, dans ce qui est possible de comparer.

Je vois déjà les cheerleaders dire que c’est grâce à un parti ou un autre. Calmez-vous. La situation économique échappe, en grande partie, aux États. Peu importe le parti politique. C’est la vigueur de l’économie mondiale et nationale qui est en cause. Bien sûr, on peut admettre quelques bons points: dans le cas de Lisée, c’est la preuve que le modèle québécois est viable. Pour les libéraux de ce blogue (qui se cachent derrière toutes sortes d’idéologies qu’ils peinent à défendre) il s’agit de la preuve que les gouvernements en place font du bon travail.

Mais en matière de politique, il faut constater que c’est bien plus compliqué que ça.

Nous devons la force des banques à Paul Martin, alors qu’il était ministre des finances. Toujours en matière bancaire, nous devons à Alphonse Desjardins les caisses, qui investissent la majorité de leurs profits dans la collectivité via leurs membres.

Nous devons une grande main d’applaudissement à René Lévesque, qui a su créer un source d’énergie qui nous a permis de nous moderniser.

Nous devons beaucoup à Maurice Duplessis, qui malgré un paternalisme d’État a su maintenir les finances publiques dans un état impeccable, ce qui ouvra la voie à la révolution tranquille.

Nous devons à l’État de fournir des emplois de bonne qualité, ce qui constitue, encore aujourd’hui, la colonne vertébrale de notre économie.

Nous devons beaucoup à la réforme de l’éducation initiée par le rapport Parent; sans elle, nous serions encore une économie primaire alors qu’aujourd’hui, nous amorçons le transit vers une économie du savoir (bien qu’on veuille faire des gains sur ces acquis).

Nous devons à Jacques Parizeau les institutions qui permettent aux Québécois d’être compétitifs dans le secteurs financier au niveau mondial; sans lui, le développement économique régional et la CDPQ n’existeraient pas.

Nous devons à Lucien Bouchard la protection de la cote de crédit du Québec, qui, par des mesures difficiles et clairement absurdes (la mise à la retraite des infirmières nous a coûté le double, sinon plus à long terme) a réussi à nous faire éviter de payer encore plus.

Nous devons à Robert Bourassa les développements de grande envergure, tout comme la formation d’une expertise qui sert encore aujourd’hui.

Nous devons aussi aux maires aujourd’hui déchus qui ont su avoir une vision: la palme à l’Allier, qui a créé un centre-ville technologique de plywood city. Au maire Bourque, qui a fait de Montréal une ville internationale.

À Bernard Landry nous devons le souci de préserver les régions et de ne pas en faire que des ressources à vider; une rareté dans l’histoire du Québec.

Nous devons à Jean Chrétien (plus marginalement) d’avoir toujours insisté pour que le Québec ait son lot d’investissement fédéral; bien qu’aujourd’hui cela ne soit pratiquement plus visible, ni pertinent.

Bref, ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat de bien des années de gouvernance.

Qu’ont fait Harper et Charest, Tremblay et Labeaume?
L’avenir nous le dira. Mais je n’ai jamais connu des gouvernement aussi amorphes. Ils auront, aussi, leurs heures de gloire. Mais arrêtez de me dire que le situation du Québec se lie à eux. C’est de la foutaise. Ils héritent tous, dans divers degrés, d’un leg important.

À ce que je constate, ils n’auront par grand chose à léguer à l’histoire.

@ Médiamaniaque #27

Un des commentaires des plus réalistes et véridique que j’ai pu lire sur les blogues depuis 5 ans.

À quelques exceptions les actions des gouvernements prennent des années à donner des résultats.

C’est la raison pour laquelle les grands financiers n’ont pratiquement jamais voulu partir d’entreprises. C’est trop long pour récolter des résultats.

@ Darwin
Ça fait du bien de lire un commentaire qui s’en tient aux faits.

Je prends la chronique du vendredi simplement comme une contrepartie, comme le dit si bien JFL, au « lancinant commentaire anti-modèle-québécois des plumes économiques locales ».

Même si elle prête souvent flanc à la critique, cette chronique est nécessaire puisqu’on entend l’exact inverse à la semaine longue. Je ne crois pas qu’elle soit destinée à faire croire que tout va bien au Québec; mais bien à rebalancer les détracteurs à tous vents, les rapetisseurs de peuples, les démolisseurs d’ambitions. Sans oublier les fossoyeurs de résistances ancestrales ni ceux qui laissent entendre, comme on lit souvent dans la presse anglophone, que tout ce qui est bien, vient du Canada et tout ce qui est médiocre est forcément québécois.

@ Francis the first,
C’est bien la première fois que j’entends dire que Westmount et TMR ne sont pas des comtés sûrs.

« Nous devons à l’État de fournir des emplois de bonne qualité, ce qui constitue, encore aujourd’hui, la colonne vertébrale de notre économie. »

L’État ne fournit strictement aucun emploi sans en gâcher ailleurs

@Francois 1:

Ohlala, on rit pu! Un second degré!!!
Dans ce cas, écris donc vraiment ce que tu penses du gouvernement Charest. Vu que tu es subtil et que tu as un second degré, y’a surement une énoooorme différence avec le point de vue que tu défendais!

Vas-y mon « fluide »: épate-moi.

@le mouton gris

Je constate par la force de votre argumentation toute votre intelligence. Vous qui croyez détenir la vérité en matière d’économie, je me demande bien pourquoi vous passez du temps sur ce blogue – quelqu’un avec un bagage aussi étoffé doit être à la tête d’une énorme et prospère entreprise. Je vais méditer longuement sur votre sagesse et me demander quel genre de monde ce serait alors que la police serait une entreprise privée, les juges des petites PME, où les entreprises s’occuperaient de l’environnement encore mieux que l’État, où les routes seraient construites non pas par planification urbaine mais par nécessité marchande, alors que les compagnies offriraient les meilleurs salaires possibles simplement parce que l’État ne serait plus.

Pendant que je m’engage à cet exercice créatif et imaginatif sans précédent, vous m’excuserez de ne plus commenter vos brillantes interventions.

@Serge William dit que « Sans oublier les fossoyeurs de résistances ancestrales ni ceux qui laissent entendre, comme on lit souvent dans la presse anglophone, que tout ce qui est bien, vient du Canada et tout ce qui est médiocre est forcément québécois. »

Les seuls articles sur le Québec que beaucoup de nationalistes comme vous ou M. Lisée lisent en anglais sont les articles plus négatifs envers le Québec. Pas un mot sur les nombreux articles favorables a la position des étudiants qui ont été écrits dans des journaux du Canada anglais, pas un mot sur les critiques positives des productions culturelles a Toronto comme Cavalia, pas un mot sur les portraits plutôt flatteurs de gens d’affaires québécois (voir l’article sur Monique Leroux et Desjardins dans le Globe and Mail).

La vérité, c’est que le Québec n’est pas moins bien traité a Toronto que l’Alberta, la Colombie-Britannique ou la Nouvelle-Écosse. La fameuse haine des méchants Canadiens-anglais envers les Québécois est un beau gros mythe savamment entretenu. Est-ce qu’il y a des idiots racistes au Canada anglais? Oui. Mais pas plus qu’il y a des Québécois idiots (fédéralistes ou souverainistes).

Il faut aussi distinguer la communauté anglophone de Montréal du reste du Canada. Les anglophones du ROC pensent vraiment que le Québec est depuis bien longtemps unilingues français et que les anglos ont quittés depuis longtemps (les Montréalais anglophones représentent moins de 4% du Canada anglais, un peu l’équivalent des franco-manitobains pour le Québec francophone…).

Heureusement que la France et l’Allemagne n’entretiennent pas le même type de ‘résistances ancestrales’.

« quel genre de monde ce serait alors que la police serait une entreprise privée »

je n’ai jamais prôné ça. l’État n’a que deux responsabilités : justice et sécurité publique. donc, pas besoin d’impôts (ou si peu) pour financer le tout

@ Jean-François Trottier (# 32):

Fru de vous être fait remettre vertement à votre place?

Normal!

les gauchistes se croient tous investis d’une mission de sauver le monde et sont réputés pour estimer détenir la seule vérité; alors quand ils se font planter…c’est la catastrophe. Sont pas habitués à faire face au monde RÉEL.

Pour ce qui est de vous « épater », là n’est pas mon but. Ce serait trop facile comme défi car nous semblez vous prosterner humblement devant à peu près n’importe quoi pourvu que ça ait l’air de gauche.

@Francois 1:

Finalement, ça répond 2 jours après. En fait, ça ne répond pas. Ça continue de contredire. Et ça joue encore aux procès d’intention, genre « vouzôtre les gauchiss », qui regroupe tous ceux qui ne pensent pas comme toi, manifestement.
T’as beau dire que tu as un second degré, tu prends systématiquement pour le PLQ à chaque fois que tu en as l’occasion, allant jusqu’à louanger Bourassa. Alors soit faudrait que tu admettes que tu es Libéral une fois pour toutes et que tu te prétends libertarien, sois tu y vas d’une envie puérile de systématiquement contredire.
Dans les deux cas, y’a pas de second degré. Et comme il n’y a pas d’opinion, juste la contradiction de celle d’un autre, y’a même pas de premier degré!
Pour ce qui est de « remettre à sa place », je pense que ça le fait.