Chômage: Moins au Québec qu’au Canada

Nous interrompons (pour un vingtième mois consécutif) le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que le chômage est toujours moins élevé au Québec qu'en Ontario.

Taux de chômage en mai 2011 :

Québec  : 7,3%
Canada : 7,4 %
Ontario : 7,9 %
États-Unis : 9,1%
Union européenne : 9,4% (avril)

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Wow! Bientôt le monde va nous appeler le tigre du nord!!! Google, Apple, Microsoft, lls viennent tous ici chercher notre dynamisme, notre expertise, nos lois du travail appréciées des entreprises, notre fiscalité frugale, nos hôpitaux modernes et efficaces et nos merveilleuses infrastructures.

Hummm… Ou bedon il y a moins de chômage parce qu’il y a moins de jeunes ici (le chômage est toujours plus élevé chez les jeunes) et beaucoup d’immigrants finissent par sacrer leur camp…

Le taux de chômage n’est pas représentatif du dynamisme d’un pays. Cet indicateur est souvent manipulé, il est relatif à la méthode de calcul propre à chaque pays…
Un indicateur plus révélateur serait le nombre d’employés réguliers (30 heures min.) par rapport au nombre de personnes en âge de travailler…
Un indicateur, encore plus révélateur de la richesse crée, serait le nombre d’employés réguliers, dont l’emploi ne dépend pas du public ou parapublic, par rapport au nombre de personnes en âge de travailler.
Avoir une administration pléthorique et des contrats publiques généreux, payés par des impôts excessifs et/ou par des emprunts, font bonnes figures en termes de taux de chômage et même en termes de P.I.B.; mais; un jour il faut rembourser les emprunts…Quand ce n’est pas le fléau de la balance commercial qui nous assomme…

C’est toujours fascinant de constater que malgré des faits concrets et mesurables qui disent une chose, des gens les ignorent pour s’auto-« basher », nous, les Québécois.

Est-ce que tout est parfait au Québec? Non. Mais nous sommes probablement la moins imparfaite des sociétés nord-américaines et j’oserais même dire occidentale.

Je suis en contact régulier avec des européens et là bas, ouf… Les CDD, la quête des CDI, le chômage, la perte d’avantages sociaux pour cause de non emploi, etc. C’est vraiment tragique comme mode de vie pour les gens ordinaires sans contacts et sans avantages liés à la position de leurs parents.

Alors tapons nous donc dans le dos pour ce qui va bien, et ce qui va bien va mieux qu’ailleurs, et travaillons sur ce qui va mal.

@PBrasseur, la technologie, c’est mon domaine. Les studios de jeux vidéos (grassement subventionnés, c’est bien vrai) se multiplie comme des champignons. Google a bien un bureau içi à Montréal; un tout petit, mais quand même. Il y a une belle effervescnece au niveau des startups Web à Montréal; le plus bel exemple est sûrement Status.net, fondé içi à Montréal par un expat de Silicon Valley. Et la technologie à Montréal, ce n’est pas nouveau: Matrox (autrefois un des principaux fournisseurs de chipset graphique, maintenant en déclin), Softimage (vendu à Microsoft au milieu des années 90), CGI, etc.

Je suis gestionnaire de compte chez Canonical, une entreprise britannique dans le secteur du logiciel. Nos bureaux de services professionnels sont içi à Montréal, mais nos clients sont partout dans le monde (les miens sont aux États-Unis et en France). Montréal a été choisi comme siège des services professionnels pour tout une gamme de raison, notamment pour la disponibilité de candidats multilingues et compétents en technologie.

Vous pouvez continuer de croire ce que vous voulez, mais sortez donc un peu. La réalité du terrain n’est probablement pas aussi morne que vous voulez le croire. En fait, l’entrepreneurship se porte plutôt bien au Québec, et particulièrement dans le domaine des technologies.

@brasseur
Cherchez bien, il doit y avoir une attrape là-dedans parce que, comme vous l’exprimez si brillamment, le Québec ne peut surtout pas avoir moins de chômage vu son système de santé…

Monsieur Jean-Francois Lisée prend un malin plaisir a faire mal paraitre ses détracteurs assidus et fanatiques ….. Imaginons un instant si ce gouvernement de magouilleurs faisait bonne usage de nos taxes et impôts et cessaient de payer une sur-facturation pour tous les travaux de routes et viaducs , cela nous laisserait encore plus d’argent pour d’autres services ou rembourser la dette …. Vous avez raison monsieur Lisée , que tous les Bull , Basque ou Rioux de ce monde aillent se faire cuire un oeuf et encore ceux qui utilisent différents pneudonymes pour intervenir sur différents bloques ….

PBrasseur: J’aime ‘Hummm… Ou bedon il y a moins de chômage parce qu’il y a moins de jeunes ici (le chômage est toujours plus élevé chez les jeunes) et beaucoup d’immigrants finissent par sacrer leur camp… ‘ Surtout qu’en plus, qu’on ne tiens pas compte du % versus le nombre des populations. Oui le % du chômage est plus bas au Québec, mais est ce que la moyenne des échelles salariales s’équivalent? Est ce que ce % prend en considération les prochaines usines qui fermeront???…

Quelle est la population active? Quel est la chômage dans les provinces/États moins interventionnsites? Combien de personnes ont des jobines uniquement pour survifre?

On devrait peut-être dire : merci Jean Charest! Si je ne m’abuse, le Québec ne figurait pas parmi les premiers de classe au temps des péquistes!

pbrasseur

Le tigre du Nord! Elle est bonne.

M. Lisée,

Il y a 2 semaines on lisait que le Québec est la province la moins branchée au Canada avec le N-B. Allez-vous écrire un billet là-dessus?

Et est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi un colisée ça coûte 400 millions au Québec (si on est chanceux) et $140 millions à Calgary? Je ne peux pas croire que la mafia va se prendre une cote de 260 millions tout de même!

J’aimerais comprendre quels sont les buts des personnes qui dénigrent le Québec et ils sont nombreux ici sur votre page M. Lisée. Pourquoi chaque bonne nouvelle est-elle vue comme inutile, tronquée ou de peu d’importance ? Et en plus ce ne sont sûrement pas des capitalistes fortunés qui viennent sur cette page mais de simples citoyens de la classe moyenne. Alors c’est quoi le trip de reprendre le discours de la grande bourgeoisie ? Avez-vous des fortunes à faire fructifier sur le dos des autres tout en rechignant sur les charges sociales et en bénéficiant de subventions et de fortunes à l’abri de l’impôts ? Pourquoi ne pas être solidaire de la majorité et des moyens qu’elle tente de mettre en place afin d’assurer une certaine distribution au lieu de tenir le discours de la minorité fortunée qui profite de tout et critique le modèle québécois en noircissant le Québec…

Lorsque j’ai vu sortir les statistiques sur les taux de chômages au Canada hier, j’ai tout de suite deviné que cela allait être votre sujet d’aujourd’hui pour un vingtième début de mois d’affilée.

Rien de nouveau sous le soleil donc, M. Lisée.

Ce sujet a en effet été et demeure un thème récurrent de la présente rubrique depuis le 7 novembre 2009.

On ne peut vous en blâmer car les nouvelles à cet égard sont toujours favorables en faveur de l’indolente province de Québec et de ses nonchalants citoyens.

Il s’en trouvera toujours pour nier l’évidence ou tripoter les chiffres et les conclusions.

Mais que voulez-vous M. Lisée, il n’y a pas plus aveugle que quelqu’un qui ne veux pas voir.

Bien des québécois préfèrent se conforter dans le rôle de victimes du RduC ou d’alimenter leurs complexe d’infériorité à l’égard des autres Nations, plutôt que de relever des défis et de progresser sur la base de nos succès collectifs.

Ça bien l’air que ça fait aussi partie de la nature humaine…

Pensez-y le Québec fait mieux que le canada malgré les politiques d’Ottawa qui visent a aider
l’Ontario et l’ouest du pays.Un dollar au-dessus de la parité qui a couté des dizaines de milliers d’emplois aux usines du Québec;un gouvernement
dont plus personne ne veut.

Imagigez si nous étions souverain avec tout nos impots notre propre monnaie(malgré ce qu’en pense les péquistes)à 80cents US,la quantité d’emplois
qui serait créés dans le secteur manufacturier.
Nous serions obliger d’importer des travailleurs
des autres pays.

Il est permis de rêver.

Je suis de ceux qui sont plutot optimiste en ce qui concerne la position du Quebec en ce monde economiquement perturbe.Tout repose sur la confiance et la croissance infinie.Parlons en de la confiance et la croissance infinie,reajustement boursier infini ou les petits epargnants finissent toujours par payer la notes.
Dans cet optique toute societe qui recherche un model plus approprie sans pour autant se couper de la realite environnante est bien positionnee.
Il faut regarde les progres que nous avons accompli malgre l`obstruction pour realiser qui nous sommes.
Andre de Calgary

@lemontongris

À quoi bon gagner deux fois plus dans un état moins interventionniste quand se loger coûte quatre fois plus chère?

@PBrasseur

Je n’ai pas remarqué que la population du Québec ne cesse de baisser depuis 30 ans!

@Pierre Terrail

Dans le meilleur des mondes, c’est un indice où la richesse créée est répartie équitablement, où la faim ne justifie pas les moyens, où l’on ne cours pas après une carottes au bout d’un bâton, où le pouvoir privilégie l’équité et non les p’tits amis…

Je suis fraîchement diplômé (et jeune, de surcroît!) dans un domaine où il y a une bonne concurrence. Je n’avais pas d’emploi. Un mois et demi plus tard: OUP! Quelque chose de très bien payé m’est tombé dessus.

Cas individuel? Bien sur! Mais c’est symptomatique d’un climat économique favorable. J’ai été chômeur en tout et partout à peine 45 jours, en étant assez exigeant pour déboucher sur quelque chose de bien. Tous mes amis autour de moi, finissants eux aussi, se placent rapidement. Et lorsque je parle aux Européens, je me dis chanceux de ne pas être dans leurs bottes.

Si l’on se fie aux dogmes de nos évangélistes libertariens, il faut imputer la piètre performance du ROC, de l’Ontario,des États-Unis et de l’UE, à leur manque de productivité, à leur manque d’heures travaillées ou à leurs malvenues vacances.

Une ou l’autre de ces raisons ou toutes à la fois.

Selon l’arrangement et la distorsion habituelle des gourous libertariens.

J’aime cette manière de remettre les pendules à l’heure juste. Des chiffres, c’est dur à « obstiner ».

Ça me fait me demander pourquoi on n’a cette manie de se voir moins bons. Et ce n’est pas juste sur cette question bien sûr. La confiance en soi est importante pour se prendre en mains, et vous la nourrissez.

@lemoutongris

À chaque fois que M. Lisée sort des statistiques sur le chômage, vous posez toujours les mêmes foutus questions. Allez donc les chercher et mettez-les sous le nez de M. Lisée.

À moins que vous ne le faîtes pas parce que vous savez que cela avantagera M. Lisée? Alors, vous ne faites que posez les questions en les faisant passer pour des affirmations qui donnent la fausse impression que M. Lisée a tort. Si c’est cela, vous êtes un brillant démagogue.

Mais bon, je vous donne le bénéfice du doute et j’attends impatiemment vos recherche M. Lemoutongris.

Je lis les commentaires et je constate, une fois de plus qu’on n’a aucunement besoin des Canadiens anglais pour « basher » le Québec. Les Québécois s’en chargent très bien tout seuls… Et c’est probablement ce qu’il y a de plus triste dans cette société. Pourquoi en sommes-nous rendus là ? Pourquoi ne pas être fier de ce que nous sommes et de ce que nous accomplissons ? C’est désolant…

Félicitation au Québec et à son taux de chomâge exemplaire. (poudre aux yeux)

Le fait est qu`au Québec, une proportion non négligeable de la population acive ( qui est de seulement 3900000) travaille à faire rouler la machine. Oui d`accord l`interventionnisme a de nombreux avantages, mais à quel prix? Les fonctionnaires, par habitant, sont 37% plus nombreux au Québec qu`en Ontario. Alors oû sont réelement les surplus de fonctionnaires? Dans les garderies? les CLSC? les hôpitaux? les organismes communautaires? les wannabe ambassades? Je ne crois pas.

Comme elle fût étudiée et décriée à maintes reprises, l`industrie du bilinguisme est LA différence de notre chômage. Les bataillons de fonctionnaires (50 000!) négociant sans relâche des gains et concessions pour leur intérêts respectifs. Un vrai Québec dynamique devrait être plutôt autour des 5% dans la situation actuelle.

Nous avons des gouvernances avares de pouvoirs à tous les niveaux: les villes ont trop de gestionnaires, Québec voit grand donc ca coûte cher et Ottawa est (dé-)centralisateur et ça prend beaucoup de sous. Nous sommes écrasés de toutes parts et nous nous réjouissons du taux de chômage? Étant fondamentalement de gauche, je considère tout de même les coupes comme un mal nécessaire…au fédéral, ça va de soi.

J`aimerais aussi répondre à Étienne G. qui affirme que l`entreprenariat se porte très bien au Québec, en particulier le secteur des technologies. J`aimerais déconstruire cette absurdité en disant que les progrès en la matière ont toujours été ridicules. Les Québécois sont 5.1% à être propriétaire de leurs entreprise comparativement à 10.1% pour le Canada et jusqu`à 13.2% en Alberta/C-Britannique. Les intentions d`entreprendre ne sont pas plus reluisantes hélas…Alors ouvre tes yeux et relève tes manches Étienne parce que oui, nous sommes toujours un peuple colonisé. Les québécois ont bagage générationnel volé, des héritages détruits, ses élites chassées et expatriées, ses terres redistribuées, ses salaires inégaux, etc.

Il est donc de notre devoir de créer des richesses à léguer à nos enfants, et en 2011, comme vous le mentionniez, cela passe beaucoup par le secteur des techonologies. L`industrie que vous appelez florissante est effectivement sursubventionnée, telle la liste d`exemples que vous citiez. Bienvenue aux compagnies étrangères et thank god à bras ouverts, sauf que le problème se trouve beaucoup dans la solution que vous semblez préférer. Les industries de jeux vidéos et grandes firmes internationales sont primordiales pour notre futur techonologique mais la clé n`est pas du tout là.

Une francisation de l`internet s`impose, l`intérêt de créer du contenue francophone doit être valorisé,mais SURTOUT le e-commerce doit être subventionné au même titre que les compagnies évasives quémendeuses de fric. Comme dans toutes économies, l`économie d`internet dépend de la loi du marché et celui-ci est surtout généré par les PME. Le manque de pme sur le web est encore plus criant au Québec, de part les milliards que nous envoyons hors frontières pour des produits que des gens d`ici ne savent pas comment vendre. Le Québec est une des dernières provinces quant au nombre d`habitants ayant accès à internet à seulement 71.1%…(soupir)

Montréal est une bulle, une merveilleuse bulle techonologique, mais LA clé pour la création de millionnaires et milliardaires est l`entreprenariat individuel. Pas ces usines à emplois (trop)subventionnés dont vous parlez.

Je vais au bureau de poste tous les jours, livrant 95% à l`internationnal, travaillant, comme beaucoup de confrères québécois, dans l`ombre, sans subventions, avec le sentiment en tête de créer des emplois et non d`en dépendre.

Le taux de chômage du Québec dans le Canada n`est qu`une illusion colonialiste, et non pas la réalité d`une vrai nation.

http://blogue.entrepreneurship.qc.ca/index.php/actualites_fondation/la-crise-et-la-relance-economiques-ont-entraine-un-renouveau-entrepreneurial-au-canada-en-2010

http://www.stat.gouv.qc.ca/savoir/indicateurs/tic/menages/taux_branchement_prov_2001_2009.htm

Les détracteurs de ce billet semblent oublier (ou ignorer) une chose. Lisée comme nous tous savons que s’il y a un indicateur économique qui ne veut pas dire grand chose c’est bien le taux de chômage. Alors arrêter de vous époumonner à vouloir nous en faire la démonstration, on est tous d’accord la dessus. Lisée en parle pour rendre la pareille aux commentateurs de droite qui, à l’époque ou le taux de chômage était moins reluisant au Québec, ne se gênaient pas pour utiliser cette donnée afin de traiter les québécois de paumés.

Ou bedon il y a moins de chômage parce qu’il y a moins de jeunes ici (le chômage est toujours plus élevé chez les jeunes) et beaucoup d’immigrants finissent par sacrer leur camp… – pbrasseur

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Ouais c’est quoi cette affaire là. C’est impossible de penser que ça aille bien au niveau du chomage au Québec, ce sont des socialistes-séparatissses ça ne peut que mal aller. MDR

Monsieur Lisée,

Par définition, le taux de chômage (géré par le fédéral) est le % de personnes faisant toujours parties de la population active qui recherchent un emploi. Ce que l’on ne dit pas dans votre analyse c’est à savoir que ceux qui ne figurent plus sur les statistiques d’indices de chômage ont soient trouvés des emplois ou bien qu’ils se sont retrouvés sur le bien-être social (géré par le provincial). Portion à laquelle est soustraite des indices de chômage publiés (c-à-d ne figurant plus sur les données statistiques canadiennes d’Emploi Canada). Afin que cette analyse soit des plus crédibles et complètes, il aurait fallu considérer ces facteurs d’exclusions. Le taux de chômage est, certes, une parmi plusieurs mesures à considérer dans l’évaluation de la santé économique d’une province mais non précise du point de vue de tout économiste chevronné si nous nous attardons pas à cette analyse de profondeur.

@moutongris #8

Interrogations valables, mais pas qu’au Québec. Par exemple, la situation de l’emploi est vraiment mauvaise aux ÉU. Ce que les Américains appellent le taux U6, qui comprend les gens qui travaillent à temps partiel mais qui voudraient travailler à temps plein, ou les chômeurs découragés, se monte à 15,8%. Les jobs ne reviennent pas ou au compte-goutte, regarde ce graphe.

@PBrasseur.

Tu as choisi de drôles d’exemples. Microsoft n’a pas eu peur d’acheter Softimage à Montréal, faisant plusieurs heureux comme Daniel Langlois. Google a un bureau à Montréal et embauche.
Softimage n’est plus mais l’équipe oui, faisant partie d’Autodesk, qui embauche elle aussi. On a beaucoup parlé de l’industrie des jeux vidéo, qui se bouscule pour ouvrir des studios ici et qui a des problèmes à engager.

J’adore ces billets mensuels car ils me donnent toujours l’occasion de démontrer à quel point la gauche, pour être efficace, a besoin de torturer les chiffres.

Analysons.

JF Lisée parle du Québec dans son « palmarès ».

Mais si on sort le Québec du Canada, pourquoi ne pas en faire autant avec toute les provinces canadiennes au lieu de les traiter comme un gros bloc monolithique.

Idem avec les USA, pourquoi ne pas analyser États par États.

Idem avec l’Union européenne. Pourquoi ne pas faire une analyse pays par pays.

Quand on fait cet exercice, voici le véritable palmarès (avril, désaisonnalisé):

North Dakota: 3,3%
Nebraska: 4,2%
Netherlands: 4,2%
Austria: 4,2%
Luxembourg: 4,5%
New Hampshire: 4,9%
South Dakota: 4,9%
Saskatchewan: 5,0%
Manitoba: 5,2%
Vermont: 5,3%
Oklahoma: 5,6%
Alberta: 5,9%
Iowa: 6,0%
Wyoming: 6,0%
Hawaii: 6,1%
Virginia: 6,1%
Germany: 6,1%
Malta: 6,2%
Minnesota: 6,5%
Kansas: 6,7%
Maryland: 6,8%
Czech Republic: 6,8%
Denmark: 7,2%
Alaska: 7,3%
Montana: 7,3%
Wisconsin: 7,3%
Utah: 7,4%
Sweden: 7,4%
Pennsylvania: 7,5%
Maine: 7,6%
New Mexico: 7,6%
Cyprus: 7,6%
Arkansas: 7,7%
Belgium: 7,7%
Québec: 7,8%
Massachusetts: 7,8%

Ça prend toute une manipulation comptable pour que Québec soit repositionné au 2e rang.

Ne vous en faite pas, ca fait des années que PBRASSEUR,nous prédit l’apocalypse au Québec sur un blog économique bien connu, il prédisait la défaite d’Obama aussi, il avait prédit un crash immobilier sans précédent au Québec, il est un ardent partisan du néolibéralisme a l’américaine, quoi que de ce coté il est plus silencieux depuis quelque temps, je le comprend apres 8 mois ds l’année budgétaire courante les usa frole le trilliard de $ en déficit et ca continue,d’ailleur M.Lisée vs devriez en parler un de ces jours,personnellement j’ai l’impression que le gvt. américain va tiré la plug et ne remboursera rien,(et soyez assurez que les agences de cotations vont restées bien tranquilles) n’est ce pas le prétendant a sa couronne, son principal créancier!!!

Avec les années, tous les gouvernements ont vendu une théorie aux contribuables que ce sont les infrastructures qui génèrent les revenus de l’État.
Avec la dette du Québec qui gonfle à chaque budget pratiquement, je voudrais comprendre le lien qui existe entre le bas taux de chômage et les infrastructures. Avec nos routes et les coûts reliés à l’entretien, comment peut-on réussir à trouver du positif dans cette théorie? Pourtant, la dette enlise les contribuables à chaque jour.

Des infrastructures pour le transport publique, le transport maritime et ferroviaire me semblent mieux répondre à l’équation infrastructure = rentabilité. À ce jour pour bien paraître les gouvernements offrent le meilleur taux de chômage possible, sans égard à la dette. Au suivant …

Un pis-aller…
Le « Taux d’emploi »:
Le taux d’emploi désigne le pourcentage des adultes canadiens (15 ans et plus), qui occupent un emploi et qui, grâce au revenu tiré de leur travail, sont en mesure de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.
Source: http://www40.statcan.ca/l02/cst01/lfss01b-fra.htm

CAN………61.9
QC………..60.6
ONT………61.7
MAN……..65.6
SASK……66.0
ALB………69.0
T.N.L…….53.4
I.P.É……..57.7
N.B……….56.8
Pas de quoi pavoiser!
Quant à la comparaison avec les States: c’est délicat, compte tenu de l’importance du milieu carcéral qui soustrait beaucoup de monde des statistiques tout en faussant les chiffres d’emploi, en créant toute une industrie, de la répression et de l’hôtellerie carcérale, qui tourne bien, avec toutes les formes de prohibitions qui sévissent dans ce pays…

@ David

«ils me donnent toujours l’occasion de démontrer à quel point la gauche, pour être efficace, a besoin de torturer les chiffres.»

Parlant de torturer les chiffres, le taux de chômage au Québec est à 7,3 % pas à 7,8 %. Et, comme d’habitude, vous ne tenez pas compte du fait que les définitions du chômage sont différentes aux États-Unis et au Québec. Pour comparer avec le taux de chômage québécois avec celui des États-Unis, il faut lui retrancher 1 point de pourcentage, donc le considérer à 6,3 %. Moi, contrairement à vous, ça me tanne un peu de répéter cela à tous les mois (donc je ne le fais pas toujours!)…

En plus, si on considère le «Taux officiel plus les chercheurs découragés, ceux en attente d’un rappel ou de réponses et ceux qui doivent ommencer un emploi à moyenne échéance, ainsi qu’une portion des travailleurs à temps partiel involontaire», le taux augmente d’environ 2 à 3 points au Québec, mais de 6 à 7 points aux États-Unis (http://www.bls.gov/news.release/empsit.t15.htm ). Pour les données du Québec, elles sont disponibles dans la Revue chronologique de la population active, 2010.

C’est drôle, comme définition du Taux emploi, j’ai plutôt lu que c’est le ratio du nombre de personnes qui détiennent un emploi sur ceux qui n’en détiennent pas dans une classe donnée, souvent basée sur l’âge.

http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2009004/def/employrate-tauxemploi-fra.htm

Il n’y a pas de « subvenir à leurs besoins » là-dedans!?!?

Que doit-on déduire: 40% de chômeurs? Comment doit-on analyser cette statistique?

Est-ce que les retraités sont inclus comme étant « sans travail »? pourtant ils ont des revenus et paient des impôts et dépensent.

Les handicapés, les malades, ils sont tous inclus? Ils ne peuvent pas « travailler »; les mères à la maison, les étudiants de plus de 15 ans sont inclus aussi s’ils ne travaillent pas lors de la collecte de données pour les statistiques?

On peut bien faire dire ce qu’on veut aux chiffres.

@David.

Pour la nième fois, il n’y a aucune manipulation comptable. M. Lisée choisit de comparer le Québec avec: l’Ontario, province voisine et jumelle; le reste du Canada dans son ensemble; le voisin américain, et un coup d’oeil sur l’Europe.

Ensuite, on vous a déjà fait remarquer que la mesure des taux américains et canadiens se fait sur des définitions différentes et qu’on ne peut PAS les comparer directement sans ajustement. Le BLS américain procède parfois à de telles comparaisons. Ainsi en avril 2011 alors que le taux de chômage officiel au pays selon StatsCan était de 7,6%, le BLS estimait que ça correspondait à un taux « américain » de 6,6%. En gros, il faut enlever 1% aux taux canadiens pour fins de comparaison avec ceux des États américains. En avril, ça ferait donc 6,8% pour le Québec, et selon les derniers chiffres de mai alors que le taux montait quelque peu aux ÉU, au Québec ça chutait à 7,3% donc 6,3% suivant la méthodologie américaine. Je ne sais comment ça affecterait les stats européennes. Quant à moi, je m’abstiendrais de mêler, comme vous le faites allègrement mois après mois, des pommes et des oranges, en dépit de nos explications qui tombent clairement dans l’oreille d’un sourd.

@David

« Ça prend toute une manipulation comptable pour que Québec soit repositionné au 2e rang. »

HAHAHAHA! Bon sang, vous êtes comiques. Merci, pour cette dose d’humour.

Vous demandez à ce que l’on compare État par État, province par province et non pas Europe, Canada, États-Unis et vous nous sortez une liste incomplète.

Je n’y vois pas les 50 états américains, ni les 10 provinces canadiennes et encore moins les 27 pays de de l’Union européenne. Vous avez omis de parler de 51 États. Ça pue la manipulation comptable à plein nez afin de faire valoir vue d’esprit.

D’ailleurs, avez-vous ajoutez le fameux 1% de chômage aux états américains, car il ne le compte pas comme nous. Si ce n’est pas le cas, le Québec vient de monter de 6 échelons dans votre classement de pacotilles.

David, pourquoi toujours tout dénigrer? C’est quoi cette attitude d’auto-flagellation. C’est toujours noir avec vous. Jamais de gris. Jamais d’accord, toujours contre. Aucune nuance. Pourquoi mépriser autant sa société, et par le fait même, soi-même?

@A Forgues

Il ne faut pas confondre dette et déficit.

Pour ce qui est des déficits des deux dernières années, le Québec s’en sort mieux que pratiquement tous les pays occidentaux. Il est vrai que la dette était haute avant la crise, ce qui nous aide pas, mais elle était sous contrôle depuis 1997. D’ailleurs la dette par rapport aux PIB régressait… jusqu’à la crise.
De plus, il faut faire la différence entre un déficit structurelle et un déficit de conjoncture.
Depuis deux ans, nous avons un déficit de conjoncture et non pas un déficit de structure comme dans les années 80-90.

Pour le reste, l’important en tant de crise, c’est de relancer l’emploi. S’attaquer à la dette suivra.

@Pierre Terrail

Évidemment, un pays où les prisons sont pleins est un gage d’équité!!!!

Vraiment…Charest se vante pour .1 de plus que le Canada, c’est ridicule de se comparer lorsque les chiffres sont si près l’un de l’autre. M. Charest à oublier de se vanter que nous sommes la 5ieme région industrialisée la plus endêtée sur la planète et que le Canada nous donne $8.6 Milliards de BS pour ne pas que nous tombions en faillite. Really…stop the bragging!

Renée Houde a un seul mantra.

Mais aucune solution.

L’efficacité fédéraliste à l’oeuvre.

@Pierre Terrail,

Votre analyse s’apparente aux prévisions météorologiques du Québec et au bilan des diététiciennes. S’il fait -15C en réalité en janvier, on va vous dire qu’il -30 avec tous les facteurs combinés, si vous avez 30 ans on vous dira que votre âge biologique est de 40 ans!!!! Du délire d’une société malade….Si rien n’est parfait au Québec, est-ce que tout l’est chez nos voisins?

@ Renee Houde

«le Canada nous donne $8.6 Milliards de BS»

J’imagine que vous parlez de la péréquation. Tout d’abord, la part du Québec a baissé à 7,8 milliards $ en 2011-2012 (et celle de l’Ontario est passée à 2,2 milliards %). Ensuite, le Québec fournit une partie du financement du programme de péréquation de 14,7 milliards $, soit environ 3 milliards $, ce qui lui laisse un gain net de 4,8 milliars $, soit près de 45 % de moins que ce que vous dites.

Finalement, cette contribution est bien mince par rapport aux 30 milliards $ (environ 50 milliards $ en Ontario) que nous coûte annuellement les effets de la maladie hollandaise qui provient essentiellement de l’exploitation des ressources naturelles, surtout du pétrole de l’Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve (Voir la page 5 de cette étude de la banque CIBC, pas vraiment un nid de gauchistes… http://research.cibcwm.com/economic_public/download/eijun11.pdf ). Sans leur appartenance au Canada et à la propagation de cette maladie aux provinces non productrices, ces provinces garderaient cette maladie chez eux et leur économie péricliterait, comme on peut le voir dans ce billet que j’ai écrit récemment.

http://jeanneemard.wordpress.com/2011/06/07/le-syndrome-hollandais/

Quel titre incongru. L’écart du taux de chômage au Québec n’est que d’1/10 de 1% comparé à celui de l’ensemble du Canada. Les écarts significatifs se trouvent entre le Canada et les USA ou entre le Canada et l’Europe. Vive le Canada! Vive le Québec faisant partie du Canada!

@ Marilène Pilon

Réf. définition donnée:
http://www4.hrsdc.gc.ca/[email protected]?iid=13
Voir aussi interprétation:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_d'emploi

Comme on peut le voir, les définitions sont quelque peu différentes, ce qui ajoute à la difficulté d’interpréter les chiffres!
Les statistiques, et le raisonnement par analogie, sont des techniques bien connues par ceux qui veulent avoir du pouvoir sur d’autres individus, en manipulant la réalité…

Quant aux prisons étasuniennes: c’est un choix de société; on préfère payer tout un système répressif pour faire circuler l’argent et donc augmenter le P.I.B.; ou, on préfère payer des gens pour enseigner et étudier, afin d’augmenter l’indépendance des individus, avec le même résultat sur le P.I.B?…

Harper y pense! Et ça fait peur…

@ Kevin

J’ai montré la liste jusqu’au Québec pour démontrer que le Québec était très loin de la première position.

C’est simple non.

Si tu veux accuser quelqu’un d’avoir une liste incomplète c’est du côté de JF Lisé que tu dois regarder, parce que sa liste manque au moins une trentaine d’éléments.

@ Darwin

Mon pauvre…

J’ai bien précisé que c’était les chiffres pour AVRIL.

PArce que ce sont les chiffres les plus récents pour les USA et l’europe.

Avant de faire un commentaire, fait au moins l’effort de le lire et de le comprendre !

P.-S.: Rien ne dit que ta règle du 1% s’applique toujours, les condition démographique et le marché de l’emploi a trop changé depuis pour dire que cette notion est encore variable.

D’ailleurs même Lisée ne l’utilise pas.

À Renee Houde

Sur 8,6 milliards de péréquation le Québec en paye combien?

Faut dire les vraies affaires.

Alors combien?

@David

Arrêtez de jouer au smatte. Vous avez volontairement arrêter votre liste à 36 États. Un top 36, c’est peu commun. Les images frappent l’imaginaire et ce qu’on retient de votre classement, c’est que le Québec est avant-dernier.

Le Québec est 35e sur 87. Il est plus près du haut de classement que du bas. Votre classement, top 36, essaient de nous induire en erreur.

Et vous n’avez pas répondu à ma question: Avez-vous réajusté le chômage des états américains? Si ce n’est pas le cas, le Québec se retrouve à 29 sur 87. Pis on a même pas de pétrole comme l’Alberta, la Saskatchewan, le Kansas, l’Oklahoma et l’Alaska qui sont tous en avant du Québec dans votre classement.

C’est drôle, mais la situation vue dans son entier démontre que le Québec fait beaucoup mieux que ce que vous tentez de nous faire croire.

Pourquoi ne pas admettre que le Québec s’en sort pas mal? Évidemment, il y a toujours place à l’amélioration. Mais c’est loin d’être tout noir comme vous essayez maladroitement de nous faire croire. Concédez…ça ne vous tuera pas.

@ David

«J’ai bien précisé que c’était les chiffres pour AVRIL.»

Bizarre, les données des États_unis pour mai sont sorties une semaine avant celles du Canada. Et le billet de M. Lisée porte justement sur les données de mai.

Bien sûr, quand les données plus récentes ne font pas votre affaire, vous prenez les plus anciennes.

«Rien ne dit que ta règle du 1% s’applique toujours,»

Un, ce n’est pas ma règle, mais le résultat de la différence de définition du chômage. Vous ne le saviez pas ? Aux États-Unis, on exclut les jeunes de 15 ans et on ne considère pas comme chômeurs, mais comme inactifs, les personnes qui cherchent des emplois uniquement dans les journaux et sur Internet.

Vrai, l’écart est peut-être rendu à 2 points de porcentage, mais ce serait étonnant. En effet, la moyenne de l’écart pour 2010 était toujours de 1 point de pourcentage (voir La revue chronologique de la population active de 2010, cette donnée fait partie des taux supplémentaires de chômage), comme lors des 15 ou 20 années précédentes.

@Pierre Terrail

« …on préfère payer tout un système répressif pour faire circuler l’argent et donc augmenter le P.I.B. »

Une des corrélations des plus bizarres que j’ai lues!

David, sort de ce corps!!!

@Pierre Terrail

Exact, plusieurs considèrent le taux d’emploi comme un meilleur indicateur de la situation du marché du travail que le taux de chômage.

Pour fins de comparaisons, en mai:
CAN………61.9
QC…………60.6
USA……58,4

@David
Rien ne dit que ta règle du 1% s’applique toujours, les condition démographique et le marché de l’emploi a trop changé depuis pour dire que cette notion est encore variable

FAUX

Si tu avais suivi mon lien au #34, tu aurais vu que le BLS, pour le mois même où tu donnes les chiffres soit avril 2011, établit cette différence à 1%. Le revoici: http://www.bls.gov/ilc/intl_unemployment_rates_monthly.htm#Rtable1

L’appliquer ne change strictement rien au classement du Québec parmi les gouvernements retenus par M. Lisée. Ça change significativement son rang parmi ce que tu appelles pompeusement le véritable palmarès. Qui ici torture les chiffres?

(ouais, pour les chipoteux, il n’est pas strictement exact d’appliquer aveuglément ce 1% national à des provinces ou états, mais ça devrait être très proche de la véritable situation)

@David (#44)

« Mon pauvre…Avant de faire un commentaire, fait au moins l’effort de le lire et de le comprendre ! »

C’est qu’il est condescendant, le p’tit!

Je ne sais pas combien d’économistes de formation ont commenté le présent billet, mais je sais que chez toi, les sciences économique et statistique, tu les abordes en dilettante, en choisissant tes lectures en fonction de ton idéologie.

Ce n’est pas le cas du « petit » Darwin, qui a enseigné la matière et qui applique ses connaissances, formation et expérience au quotidien, de par les fonctions qu’il occupe.

Alors entre l’opinion d’un économiste de pacotille et l’opinion d’un VRAI, je vais choisir l’opinion de Darwin, qui me paraît pas mal plus crédible que tes observations.

@Frontenac

«Je lis les commentaires et je constate, une fois de plus qu’on n’a aucunement besoin des Canadiens anglais pour “basher” le Québec. Les Québécois s’en chargent très bien tout seuls… Pourquoi en sommes-nous rendus là?»

Lisez «Portrait du Colonisé», d’Albert Memmi et vous comprendrez.

@ Pierre Terrail et Léon Blanc-Sec

«plusieurs considèrent le taux d’emploi comme un meilleur indicateur de la situation du marché du travail que le taux de chômage.»

Pour moi, tous ces indicateurs sont utiles. Cela dit, le taux d’emploi est de fait en général plus pertinent pour analyser la santé du marché du travail. Mais, comme pour tout indicateur, il faut faire attention à son interprétation.

Il concerne en effet les taux d’emploi des 15 ans et plus. Or, la société québécoise est plus âgée que celle de l’Ontario et des États-Unis (où le taux d’emploi est en plus celui de 16 ans et plus). En outre, un taux d’emploi des 55 ans et plus élevé peut aussi bien être interprété négativement (ceux qui voudraient prendre leur retraite ne peuvent le faire) que positivement (ceux qui veulent travailler peuvent le faire; c’est là qu’un regard à leur taux de chômage s’avère pertinent et complète l’interprétation qu’on peut donner au taux d’emploi).

Reflet que la société est plus âgée au Québec, le taux d’emploi de la principale population active sur le marché du travail, les 25-54, fut en 2009 plus élevée au Québec qu’en Ontario (80,4 % par rapport à 79,7 %), selon le fichier Cansim 282-0002, même si le taux d’emploi officiel y était inférieur de 1,4 point de pourcentage. Notons qu’en 1989, le taux d’emploi des Québécois de 25 à 54 ans était 9,7 points de pourcentage plus bas qu’en Ontario (73,2 % par rapport à 82,9 %). Tout un rattrapage !

En fait, le taux d’emploi au Québec était en 2009 supérieur à celui de l’Ontario dans toutes les tranches d’âge de 15-19 à 45-49 ans, n’étant que très légèrement inférieur chez les 50-54 (0,3 point). Il lui était par contre très inférieur chez les 55 ans et plus (28,5 % p/r à 33,4 %). Mais est-ce vraiment une nouvelle si mauvaise que cela ?

@Warren Peace

Pour nos dogmatistes libertariens à la petite semaine, l’essentiel de foi a toujours les couleurs menaçantes d’un Apocalypse québécois.

Flectamus genua

@Darwin #53

Dites-donc vous, seriez-vous en train de vouloir nous… apprendre des choses intéressantes? Sur Internet? C’est permis?

Ça ira pour cette fois, mais qu’on ne vous y reprenne plus!

@ Kevin

Et la liste de Lisée elle s’arrête ou ?

Qui a la liste la plus complète ?

@ Darwin

Très long soupir…

Ce sont les donnés NATIONALES qui sont sortie aux USA au début du moins de juin. Les donnés pour les État sont un mois en retard par rapports au donnés nationale.

Tu le serais si tu avait fait l’effort MINIMUM de consulter le site du BSL:

http://www.bls.gov/lau/

Critiquer une personne quand on ne fait même pas l’effort de vérifier si la critique est pertinente, c’est pas fort.

Et je répète, qui te dis que ta règle du 1% s’applique toujours ?

Faire cette affirmation c’est comme dire qu’un sondage fait il y a 5 ans reflète toujours les intentions de vote au Québec.

@David

« Et la liste de Lisée elle s’arrête ou ?
Qui a la liste la plus complète ? »

Mais on s’en fout de Lisée. Je parle de vous. On s’en fout qui a la liste la plus incomplète. Votre liste est incomplète. Point final.N’essayez pas de détourner le débat. Vous critiquez Lisée pour avoir une liste incomplète et vous faites une argumentation avec une liste incomplète.

Au moins Lisée ne tronque pas les classements.

Et vous n’avez toujours pas répondu à ma foutu question: Avez-vous ajoutez 1% au chômage américain comme il se le doit? Avez-vous eu l’honnêteté intellectuel de le faire?

Votre silence commence en dire très long. Si ce n’est pas le cas, le Québec se retrouve 29e sur 87 (et non sur 36 comme dans votre classement).

« Je lis les commentaires et je constate, une fois de plus qu’on n’a aucunement besoin des Canadiens anglais pour “basher” le Québec. »

Parce que montrer les failles du Québec est évidemment le descendre. Si c’est à ça qu’un Québec séparé ressemblera, aussi bien rester dans le Canada!

@ David

«Et je répète, qui te dis que ta règle du 1% s’applique toujours ?»

Vous ne devez lire que vos messages et les admirer, car nous sommes deux à vous avoir répondu.

Léon Blanc-Sec vous a même fourni un lien:

http://www.bls.gov/ilc/intl_unemployment_rates_monthly.htm#Rtable1

Et moi, j’ai vérifié avec les données de Statcan. Vous avez raison, l’écart moyen pour le Québec en 2010 n’a pas été de 1 point de pourcentage. Il a été de 1,3 point (entre 0,9 et 1,9 selon les mois). Et il est plus élevé depuis le début de la récession.

@ Léon Blanc-Sec

«Ça ira pour cette fois, mais qu’on ne vous y reprenne plus!»

J’ai quand même attendu quelques jours après la parution du billet pour qu’il y ait moins de lecteurs. Suis-je pardonné ?

@ Kevin

Donc Lisée à le droit de dire n’importe quoi ?

Parce qu’il est de gauche ?

Si tu veux faire une guerre contre les classement tronqué, regarde du côté de Lisée qui ne ventile pas ses stats.

@ Darwin

Ta réponse de même que Léon Blanc-Sec montre que vous ne savez pas comment est calculé ce 1%.

Par exemple, on pondère la proportion de la population entre 15 et 18 ans.

Or, ce 1% découle de la moyenne nationale alors que cette proportion varie d’un état à l’autre.

Par conséquent, cette règle du 1% peut uniquement s’appliquer à la moyenne nationale, pas à la moyenne dans chaque État.

@Darwin
Le proverbe dit «on peut mener un cheval à l’eau mais on ne peut pas le forcer à boire»… sauf qu’une fois rendu à l’abreuvoir le cheval proteste rarement qu’il n’a aucune, mais alors là aucune raison de croire qu’il y a de l’eau aux environs!

@David

On s’en fout de Lisée. J’ai jamais dit qu’il avait le droit de faire des classements tronqués, et c’est ce qu’il a fait.

Mais on s’en fout. Je parle de vous!!! Vous avez fait aussi un classement tronqué. Vous n’êtes pas foutu de l’admettre. Vous préférez faire l’enfant et dire: «Oui, mais lui y fait pire.»

Vous avez volontairement supprimer le bas du classement pour faire reluire votre vue d’esprit, et ce, après avoir jouer au redresseur de tort.

« Par exemple, on pondère la proportion de la population entre 15 et 18 ans.

Or, ce 1% découle de la moyenne nationale alors que cette proportion varie d’un état à l’autre. »

Je ne vois pas le lien cause à effet… Parce que c’est par état, on ne doit pas pondéré, tout simplement?

Que ce soit au niveau national ou des états, la moyenne doit être pondéré, car il ne calcule pas comme nous. Peut-être moins de 1%, j’en sais rien…et visiblement, vous non plus.

Ce que j’en retiens cependant, c’est que vous n’avez pas pondéré les résultats de votre classement. Ça répond enfin à ma question que vous vous obstiniez à ne pas répondre…sûrement pour ne pas perdre la face.

Donc, le Québec se retrouverait environs 30e au lieu de 35e. 30/87, le Québec est dans le premier tiers! Pis on n’a même pas de pétrole pour gonfler les données. Pour un pays qui va mal, je trouve ça pas si pire.

@David

Comme ça, après avoir nié qu’il faille corriger les statistiques de chômage canadiennes et américaines avant de les comparer, voilà maintenant que tu nous fais la leçon sur comment calculer cette différence? Mais t’es un véritable phénomène de foire intellectuel mon David, un genre de femme à barbe des commentateurs du blogue de M. Lisée.

Un conseil: avant de répondre aux participants au débat, tu pourrais te donner la peine de lire ce qu’ils écrivent, comme ceci que t’adressait au #50 ton modeste serviteur:

(ouais, pour les chipoteux, il n’est pas strictement exact d’appliquer aveuglément ce 1% national à des provinces ou états, mais ça devrait être très proche de la véritable situation)

J’avais écrit ça car je commence à savoir à qui j’ai affaire et je m’attendais à cette objection; je ne m’attendais pas à ce que qu’elle ressorte comme si ça devait être pour nous une révélation!

Il n’y a pas de « règle du 1% », tout ce qu’on dit c’est que ton tableau est inutilisable sans correction, mais pour se donner un ordre de grandeur, et je le disais au #34, «en gros», en l’absence des calculs appropriés, elle devrait tourner autour de 1% qui est la différence au niveau national. De toute façon, Darwin qui semble savoir de quoi il parle, pas comme moi qui ne suis qu’un bouffon, dit avoir trouvé les chiffres corrigés pour le Québec.

@ David

«Ta réponse de même que Léon Blanc-Sec montre que vous ne savez pas comment est calculé ce 1%.

Par exemple, on pondère la proportion de la population entre 15 et 18 ans.»

Je ne sais pas comment est calculé le 1 % ??? Pas en pondérant, ça c’est sûr ! Il est clair que vous, vous ne le savez pas ! Pondérer…

En fait, vous auriez pu remarquer que le BLS ne publie jamais ses taux de chômage avec la définition canadienne. Il publie plutôt le taux de chômage canadien selon la définition américaine. Pourquoi ? Parce qu’il ne le peut pas, puisqu’il ne pose pas de question aux jeunes de 15 ans ! Mais, Statcan le fait.

À http://www.statcan.gc.ca/pub/71-543-g/2010001/appendix-appendice2-fra.htm , on peut lire les questions sur l’âge.

ANC_Q01 — Quelle est la date de naissance de …?

ANC_Q02 — Donc l’âge de âge de … au [date de la dernière journée de la semaine de référence] était de [âge calculé] ans. Est-ce exact?

Comme Statcan sait l’âge des personnes emquêtées, il n’a qu’à enlever les gens de 15 ans pour ne conserver que les réponses des 16 ans et plus. Pourquoi pondérerait-il ? La pondération se fait à une autre étape (selon l’âge, le sexe, la scolarité, etc.) avec les données du recensement, mais pas pour calculer le taux de chômage avec la définition américaine.

Il en est de même des autres différences de définition. Vous ne me croyez pas ? Alors lisez ce qu’en dit Statcan (mais, vous ne les croirez probablement pas non plus, puisqu’ils contredisent vos certitudes) :

«Ajustements relatifs au chômage

– Retirer les personnes âgées de 15 ans.
– Retirer les personnes qui ont cherché un emploi uniquement en consultant des offres d’emploi. Les États-Unis n’incluent pas ces « chercheurs d’emploi passifs » parmi les chômeurs.
– Retirer les personnes qui n’ont pas cherché de travail, mais qui devaient commencer un emploi dans un délai de quatre semaines ou moins. Au Canada, ces « débuts d’emploi à venir » font partie du compte des chômeurs.
– Retirer les personnes qui n’étaient pas disponibles pour travailler en raison d’obligations personnelles ou familiales. Au Canada, elles sont considérées comme faisant partie des chômeurs; les États-Unis ne font pas cette exception.
– Ajouter les étudiants à plein temps qui cherchent un emploi à plein temps. Au Canada, ils ne font pas partie des chômeurs; aux États-Unis, ils en font partie.»

http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2009103/article/10822-fra.htm

Et, ces différences existent pour tous les états des États-Unis. Il est certain que la différence peut varier quelque peu, mais, avec les types de différences de définition, le taux de chômage avec les définitions canadiennes sera toujours plus élevé qu’avec les américaines dans tous les états. Il est préférable d’aplliquer une différence moyenne qui avantagera certains états et en désavantagera d’autres que de ne rien faire parce que ça nous arrange !

@ Kevin

Mon classement c’était pour montré que le Qc n’était pas dans le top 10. J’airais pu mettre les 10 première place et ça aurait été amplement suffisant.

Mais je suis bien content que tu admettes que Lisée à tronqué son classement.

Si la moyenne nationale des 15-20 ans est de 12% et que dans un État cette moyenne est de 7% ou 18%, tu penses que ça ne changera rien au calcul ?

Aux USA la moyenne nationale du chômage c’est 9,1% pourtant dans certains état c’est du 4% qu’on observe.

i.e. la moyenne nationale ne peut être appliqué à tous les État parce que leur situation est trop variable.

@ Léon Blanc-Sec

Je n’ai pas dit qu’il n’avait pas de correction, j’ai dit que ton facteur de correction c’était de la fraude intellectuelle.

David,

Il n’y a pas de «pondération des 15-20 ans». Tu démontres que tu ne sais pas toi-même de quoi tu parles. As-tu 15 ans, ou pas? Que fais-tu comme démarche dans ta recherche d’emploi? Si tu ne travailles pas, mais tu as une promesse d’emploi pour bientôt, es-tu chômeur ou pas? Es-tu en prison, ou sur une réserve? Selon la réponse tu seras dans la population active ou pas, chômeur ou pas dans un pays ou l’autre. Mais je t’en prie, explique-nous ta pondération des 15-20 ans (ou est-ce 15-18 ans). On t’écoute. Tu es un libertarien, nous sommes le troupeau bêlant de non-libertariens, ton intellect dominant nous écrasera assurément mais on va tâcher de s’accrocher.

Résumons. TU publies un classement qui ne fait aucune correction et qui est donc TOTALEMENT inapte à représenter le «véritable palmarès» que tu annonces. On te fait la remarque (pas pour la première fois) qu’avant de les utiliser il faudrait faire un ajustement. Ta réponse? Non! Au #44 «Rien ne dit que ta règle du 1% s’applique toujours» (mise en doute que tu répèteras au #56 «je répète, qui te dis que ta règle du 1% s’applique toujours»). Je te réponds au #50 que le BLS évalue la différence au niveau national, au mois-même que tu utilises, précisément à 1%. Tu vires de bord et plaides maintenant qu’on ne peut rien dire sur rien. EXACTEMENT! C’est ce qu’on essaie de t’expliquer depuis le début! Tant qu’on ne dispose pas de données qui calculent précisément en fonction des mêmes critères dans chaque province ou État, on ne peut pas mettre dans le même sac le chômage des états du BLS et les chiffres des provinces de StatCan. FINALEMENT! Tu y arrives! Vas-y David, t’es capable [si on t’explique pendant 5 jours]! Est-ce qu’on peut compter sur toi pour ne plus jamais commettre la même erreur?

Pour ce qui est de ta nouvelle ligne de défense, maintenant. Tu m’accuses de fraude intellectuelle, tu sembles croire que j’ai dit que le 1% serait invariable d’une province à l’autre. Accusation farfelue, puisqu’avant même que tu ne concèdes qu’il y a ajustement à faire, je faisais cette même mise en garde au #50, i.e. «il n’est pas strictement exact d’appliquer aveuglément ce 1% national à des provinces ou états». Bref, quelle espèce de fraude intellectuelle est-ce que tu m’attribues au juste, explique-nous ça.

Oh, et tant qu’à y être…

Ton hôte M. Lisée s’intéresse à 5 états et publie le taux de chômage rapporté dans chaque. Tu l’accuses de torturer les chiffres, de manipulation comptable et de tronquer sa liste.

Il ne manipule ni ne torture rien du tout, et il a le droit de choisir la liste qu’il veut. Tu peux être un fan du Dakota septentrional, mépriser toute liste qui ignore le Luxembourg et te pâmer devant le modèle chypriote. Reste que M. Lisée n’a aucune obligation légale d’établir une liste qui comporte tes états fétiches. Aucune. Il n’a jamais prétendu faire une liste exhaustive de toutes les juridictions sur terre. Il n’y a aucune troncation de liste.

Si quelqu’un suit toujours la discussion, avec la publication aujourd’hui des stats par état aux ÉU, et comme j’ai pu mettre la main sur les résultats provinciaux selon la méthode américaine (Cansim 282-0085), il est maintenant possible de faire le véritable «véritable palmarès» pour les états et provinces canado-américaines en mai 2011, suivant la comptabilité du BLS.

La correction pour le Québec en mai s’établit à 1,1%.

Ne disposant pas des chiffres équivalents pour l’Europe, je les exclus. Voici donc le haut du classement (et les provinces à la traîne):

Dakota du Nord 3,2
Nebraska 4,1
SASKATCHEWAN 4,1
ALBERTA 4,7
MANITOBA 4,7
New Hampshire 4,8
Dakota du Sud 4,8
Oklahoma 5,3
Vermont 5,4
Hawaï 6
Iowa 6
Virginie 6
Wyoming 6
QUÉBEC 6,2
COLOMBIE-BRITANNIQUE 6,4
CANADA 6,5
Kansas 6,6
Minnesota 6,6
Maryland 6,8
Nouveau-Mexique 6.9
Montana 7,3
Utah 7,3
Alaska 7,4
Pennsylvanie 7,4
ONTARIO 7,4
Wisconsin 7,4
NOUVELLE-ÉCOSSE 7,5
NOUVEAU-BRUNSWICK 8,7
IPÉ 8,8
TNL 10,5
[…]

Le Québec se classe donc 14ème sur 60 (61 si on compte le district de Columbia). S’il était un état américain, il serait 11ème sur 51 (52 avec le district de Columbia). À noter qu’il est surtout dépassé par de petits états parmi les moins peuplés des ÉU. 93% des Américains vivent dans des états où le chômage (suivant la définition du BLS) est plus élevé qu’au Québec.

Dans le CHOQ (Canada HOrs Québec), 76% de la population vit dans des provinces où le taux de chômage est plus élevé qu’ici.

Pour ce qui est de l’Europe, sous toute réserve, le taux de l’Allemagne (BLS) monterait à 6,6%. Je m’avance un peu, mais il semblerait que 95% des Européens (au sens union européenne) vivent dans des pays où le chômage est plus élevé qu’ici.

Pas exactement de quoi déchirer sa tunique.

@Léon Blanc-Sec

Toute démonstration, avec preuves à l’appui, qui déboulonne les dogmes faussaires, dénigrant le Québec, de nos libertariens à la petite semaine,
est une lumière dans l’obscurantisme de leur étroite conception de la société.

Lâchez pas.