Chômage : un autre bon mois pour le Québec

Chers auditeurs, nous interrompons  temporairement (pour un septième mois consécutif) le lancinant commentaire antimodèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le chômage est plus bas au Québec.
Commentateur de droite apprenant que le chômage est plus bas au Québec.

Taux de chômage en avril 2010 :

Québec  : 7,9 %
Canada : 8,1 %
Ontario : 8,8 %
États-Unis : 9,9 %

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Vous nous avez fait part il y a quelques temps d’une étude qui indiquait que poids des impôts sur le revenu des particuliers en proportion du PIB est passé de 15,2% en 2000 à 13,7% en 2008, que notre fardeau fiscal avait donc diminué (Chaire de recherche en fiscalité et finances publiques). De plus, cela fait plusieurs mois que vous nous confirmez que l’emploi au Québec est en meilleure posture que celui de l’Ontario ou la moyenne canadienne. Vous m’avez donc convaincu que, malgré les apparences, le présent gouvernement fait du bon travail…

En fait, si vous calculez le taux de chomage comme on fait au Canada, le taux américain est de 10,9%

Question quizz: quelle est la ville qui a le plus bas taux de chomage en Amérique du Nord?

Indices:
1) Ce n’est pas une ville américaine
2) C’est une ville qui a un gros festival de musique…. anglophone

Il faut savoir que le chômage va diminuer au Québec aussi longtemps qu’il n’y aura pas enfantement à terme donc procréation positive et intégration des immigrants donc rétention de ceux ci au Québec car le vieillissement de la population s’accentuera et l’anglicisation aussi

Mais rien ne vaut une comparaison fallacieuse du Québec avec la Grèce pour remettre les lucides sur le piton!

C’est fou, chaque fois je ris lors de cette pause publicitaire. Et je pense l’envoyer à mon frère qui vit en Ontario. Par contre, lui aussi en a assez d’entendre toujours parler contre le modèle économique québécois.

@Jeff B

La « prospérité » actuelle du Québec n’a absolument rien à voir avec Charest.

C’est le triomphe du modèle québécois basé sur la famille et la PME. Ca ne fait pas beaucoup de milliardaires, mais ça crée une société relativement prospère et égalitaire. Vous n’avez qu’à regarder les autos sur la rue (que des japonaises à 15-20k) et le nombre de piscines dans les banlieues lorsque vous prenez l’avion.
Le Québec est l’une des belles réussites de la planète. Mais elle mérite tellement mieux que Jean Charest et Stephen Harper.

@JeffB
Y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. En ce domaine, c’est-à-dire celui du modèle économique québécois, le présent gouvernement vit sur les actifs mis en place par d’autres il a plusieurs années. Ce n’est certainement pas la fièvre des PPP du tandem Charest-Forget qui a donné des ailes (façon de parler) à l’économie québécoise. Vous savez, il y a certains cancers qui agissent en silence et ne tuent leur hôtes qu’après plusieurs années…

Alors justement on en a découvert un au Québec mais pas très silencieux celui-là. On devrait procéder à son oblation au plus vite si on ne veut pas qu’il fasse plus de dommage.

«Tu lui montre la Lune et il regarde ton doigt.»[Proverbe africain]

@PM: « En fait, si vous calculez le taux de chomage comme on fait au Canada, le taux américain est de 10,9% »

Sans compter les 2.5 millions d’américains (0,7% de la population totale) présentement incarcérés. Avec le plus haut taux d’incarcération en Occident, les États-Unis « diminuent » leur taux de chômage de plus de 1%…

Christian

C’est beaucoup plus les politiques de l’ancien gouvernement qui ont été heureusement conservées
par l’actuel qui sont responsable de la bonne performance de l’économie québécoise,mais il ne faudrait pas s’endormir sur nos lauriers.

Il était ou Lisée pour parler de la centaine de mois consécutifs ou le Canada a battu le Québec ?

Qu’on soit derrière pendant plusieurs années, ça ne prouve pas que le modèle québécois est bon à jeter. Mais si l’on a une très légère avance durant 7 mois (une avance qui s’amenuise de plus en plus), alors on est supposé croire que c’est un succès du modèle québécois…

Sans compter que l’une des raisons pour laquelle le taux de chômage n’a pas augmenté énormément durant la récession au Québec c’est parce qu’il était déjà très haut.

@Bellefleur

http://en.wikipedia.org/wiki/Incarceration_in_the_United_States

«According to the U.S. Bureau of Justice Statistics (BJS): « In 2008, over 7.3 million people were on probation, in jail or prison, or on parole at year-end — 3.2% of all U.S. adult residents or 1 in every 31 adults. »[6]

2,304,115 were incarcerated in U.S. prisons and jails in 2008

Très belle réussite le modèle américain.
Il aura fallu cette magacrise internationale pour réaliser à quel point les choses vont bien au Québec. Y’a juste Mario Dumont, Maxime Bernier et Nathalie Evalgry qui semblent l’ignorer….

Même provisoirement, mon Dieu qu’il y a des Québécois qui n’aiment pas être en avant des autres hein David.

C’est curieux non, si ça va mal et que le gouvernement dit que c’est parce qu’il doit composer avec ce qui a été mis en place avant lui, on lui répond que ça fait 7 ans qu’il est au pouvoir et que c’est donc lui qui est en cause. Par contre si ça va bien, les 7 ans de pouvoir n’y sont pour rien, c’est à cause de ce qui a été mis en place avant son arrivé. J’imagine que c’est de bonne guerre.

Mais là n’est pas vraiment la question, il y avait une touche de sarcasme dans mon message. Le point c’est que ce n’est pas tellement approprié de juger d’un modèle qui existe depuis des décennies sur les quelques derniers mois. A ce que je sache, lorsque le taux de chômage était élevé, le modèle québécois était déjà basé sur la famille et les PME et non sur les milliardaires. Quand on parle de la réduction du poids des impôts de 2000 à 2008, il n’y a pas de lien avec ce modèle. A mon avis cette embellie ponctuelle serait plus contextuelle que liée au modèle. En référence au proverbe énoncé, dans ce cas ci, on ne pointe même pas la lune on vous dit de regarder le doigt…

@David
C’est que le modèle Québec est plus stable lors de crise. En fait, ce sont les pays donc Mme Elgrably-Lévy donne comme exemple qui ont subit les pire contre coup de la crise… provoqué par une dérèglementation si chère à cette dernière!
Un analyse américain disait que les banques canadiennes s’en ont si bien sorties parce qu’elles sont ennuyantes!
En faite, les adeptes du libre marché (lire sans réglementation) souhaitent la spéculation. Quelque part, c’est quand le monde est instable que les perspective de gros bénéfices sont les meilleures. Demandez-le au grand patron de la Goldman Sach!
La spéculation ne fonction que sur la misère des gens et non sur la productivité… (La stabilité est la condition sine qua non de la productivité, n’en déplaise aux lucides de Lucien Bouchard de ce monde….)

@ PM

Les choses vont bien au Québec ???

Ha bon.

Ce que j’ai lu sur la dette, le déficit, la construction, les juge, les garderies, les bonus des fonctionnaires et la corruption généralisée ne doit pas être vrai puisque tu dis que tout va bien au Québec…

Merci du tuyau.

Et les chose devrait aussi bien aller aux USA puisque Barack Obama est en train d’appliquer le modèle québécois à la grandeur des USA.

Résultat, les USA, comme le Québec auront un taux chronique élevé de chômage mais attention. Tout les 10-15 ans, quand il y aura une récession, ce taux de chômage restera légèrement inférieur durant quelques mois par rapport aux régions ayant résistées au sécialisme/corporatisme.

Bien sûr, dans son enthousiasme débordant Monsieur Lisée « omet » commodément de nous faire part du taux de chômage des autres provinces canadiennes qui vivent pourtant dans le même Canada que la province de Québec…

Toutes pes provinces de l’Ouest canadien connaissent un taux de chômage en-dessous de celui du Québec.

Par exemple, l’Alberta connaît un taux de chômage de 7.4%. L’Alberta est le nouveau bastion de la gauche?

Le Québec connaît un taux de chômage plus bas que CERTAINES provinces canadiennes À CRÉDIT! En AUGMENTANT sa dette et en créant artificiellement des emplois point barre.

Dans l’attente que le Québec devienne la prochaine Grèce de l’Amérique du Nord, j’invite Monsieur Lisée et ses apprentis, si bien sûr ils trouvent un certain intérêt à parfaire leur culture économique embryonnaire, à lire cet intéressant article très bien fouillé et documanté (exemple que devrait suivre Monsieur Lisée…) intitulé: « Le piège mortel de la dette publique! »

http://www.objectifliberte.fr/2010/05/dette-publique-piege-mortel.html

@ Benton

La crise n’a pas été causée par la déréglementation mais bien par la réglementation de l’État. Si le Canada a si bien résisté c’est que contrairement aux USA, le Canada n’a pas mis en place des programme étatique d’accès à la propriété aussi monstrueux que les USA.

http://www.youtube.com/watch?v=RijpW3oxUHE

Et contrairement à ce que tu affirmes, la spéculation permet de stabiliser l’économie. C’est précisément l’absence de spéculation qui est la cause de la déstabilisation:

Voici une étude qui devrait t’éclairer, elle est tiré de la littérature scientifique:

Explorations in Economic History
Volume 44, Issue 2, April 2007, Pages 342-362

Populists versus theorists: Futures markets and the volatility of prices

In this paper, the divergence between popular and professional opinion on speculation in general and futures markets in particular is explored. Along the way, a synopsis of prevailing popular attitudes on futures markets is presented, and an outline of a formal model of futures markets and its implications for commodity price volatility are sketched. The heart of the analysis is drawn from the historical record on the establishment and prohibition of futures markets. Briefly, the results presented in this paper strongly suggest that futures markets were associated with—and most likely caused—lower commodity price volatility. The paper concludes with a discussion of potential sources of popular antagonism against futures markets.

http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6WFJ-4K48MBD-1&_user=10&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_sort=d&view=c&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=b3e7a77ce05d6c10cd3b9df3f4559ce4

L’auteur de cette étude a analysé les marchés au cours de l’histoire où des lois anti-spéculations ont été passées. Devines ce qui s’est produit dans 100% des cas ?

Quand la spéculation a été interdite, les variations de prix ont été supérieur par rapport aux temps où la spéculation étaient permises i.e. on a observé une déstabilisation des marchés économiques.

Pourquoi ?

Parce que la spéculation est un mécanisme d’auto-régulation des prix qui envoie des signaux aux producteurs pour que ces derniers puissent s’ajuster plus efficacement en cas de surplus et de pénurie.

Bref, vive la spéculation car précisément elle est un gage de stabilité !

@François 1:

Les taux de chômage ou d’endettement de l’Alberta ou du Texas ne sont malheureusement pas une preuve, à cause de la présence d’une ressource (le pétrole) présentement très en demande et très cher vendu. Cela fausse complètement la comparaison.
Sinon il faudrait dire que des pays comme le Qatar, le Koweit, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, qui sont parmi les plus riches pays du monde sont des modèles à suivre. Il faudrait donc nationaliser les ressources naturelles et établir l’intégrisme religieux pour prospérer.

Il faut donc écarter les pays ayant une part importante de leur économie dépendante du pétrole pour faire les comparaisons. En toute justice, cela écarte aussi le Vénézuela, l’un des plus riches pays d’Amérique du sud.

@Benton

crise de 1929: causée par la spéculation, tous les historiens sont d’accord, les seuls à prétendre le contraire sont les idéologues néo-libéraux qui prétendent que la crise de 1929 a été causée par les mesures interventionnistes établies par Roosevelt à partir de … 1933.

crise asiatique de 1997: causée par la spéculation sur la monnaie des « tigres asiatiques »
(Indonésie, Malaisie, Japon, Corée du sud, …)

crise de 2000: éclatement de la bulle spéculative de l’internet et des nouvelles technologies

etc.

Si les gouvernements ont été pris sous contrôle par les financiers et que les actes qu’ils leur font poser encourage la spéculation et aggrave la situation, le problème n’est pas l’intervention de l’état, mais bien l’intervention des spéculateurs à travers l’état. Nous sommes dans une situation kafkaienne où, pour une bonne part, ce n’est pas l’état qui réglemente le marché, mais les financiers qui « réglementent » l’état. Lisez la littérature qu’ont écrite les néo-libéraux pour les leurs depuis le début des années 1980: la stratégie avouée est de prendre le contrôle de l’état pour s’enrichir, tout en démontrant par une gestion inapte et intéressée que l’état « ne sait pas gérer ». Double objectif: s’en mettre plein les poches et « prouver » que le « privé fait mieux que le public ». A ce niveau, la gestion Charest de l’état québécois est très représentative: baisse d’impôt et contrats juteux (sans appel d’offre le plus souvent) profitant principalement aux riches amis et bailleurs de fond, ce qui endettent l’état et le rend moins efficace et sert à démontrer que l’état ne sait pas gérer (alors qu’en fait c’est le gouvernement en place). C’est la méthode utilisée par Reagan, papa Bush et bébé Bush. Très efficace…jusqu’à ce que les financiers prouvent leur ineptie et leur cupidité.

@David
L’offre et la demande régularise le marché et non la spéculation. Certains confonds les deux, plus spécialement ceux qui ont des intérêts a spéculer!

Supposons que pour palier à l’indépendance énergique, le gouvernement américain oriente sa politique vers une source de remplacement, l’éthanol. Or, pour produire l’éthanol, il faut du maïs. Quelques allumés de Wall-Street se dit: « Achetons de la semence, les agriculteurs vont en demander! »
Selon la logique, cela régularise de marché. Sauf que d’une façon ou d’une autre, le signal se serait fait par la force des choses, sans vraiment les p’tits brillants de Wall-Street. Le signal a tout simplement été « devancé » de quelques jours et certains ont fait une passe d’argent en s’accaparant du marché de la semence de maïs.
Or en poussant plus loin, l’on se rend compte que l’éthanol, ça coût chère en énergie a produire, plus que l’énergie qu’elle produit. Les p’tits brillants de Wall-Street ont prévue le coup et avant de se sortir du marché de la semence, signe des contrats d’approvisionnement pour 5 ans à un taux fixe, le taux actuel, avec les producteurs échaudés par l’explosion du prix de la semence.
Finalement, le gouvernement abandonne sa politique d’éthanol parce que trop énergivore et les producteurs, de par leur contrats, doivent acheter des semences a un coût 3 fois plus élevés que Wall-Street l’achète!
Et ce n’est pas fini.
Évidemment, Wall-Street ne fait plus de bénéfice si les producteurs font faillites en achetant leurs semences. Qu’à cela ne tienne, c’est là que les banques s’offre de ré-hypothéquer les fermes déjà hypothéquées. Wall-Street a son argent et les banques ont les intérêts…
Risqué pour les banques ???
Pas vraiment, grâce à abrogation de la loi Steagall-Grass, elles peuvent maintenant créer leur propre produit financier, en occurrence le papier commercial, et le fourguer dans des actions a faibles risques, les banques étant eux-mêmes les promoteurs! Ils se disent que finalement, c’est comme diluer du sucre dans le café, ça donne un p’tit goût intéressant!
Sauf qu’à la longue, on finit avec trop de sucre dans le café!

Finalement, des p’tit brillants pourront toujours dire que n’eu été l’interventionniste du gouvernement américain dans l’énergie, il n’y aurait pas eu de problème!
De plus, il y a cette loi où certaines banques devaient aider certaines personnes à accéder à la propriété. En poussant le bouchon plus loin, on pourra toujours dire que toutes les banques étaient forcées à prêter à tous le monde!
Le travail se fait aussi tout seul. Les gens aiment les généralités et les américains en particulier aiment entendre dire que leurs problèmes proviennent d’un gouvernement trop interventionniste, culture oblige…

Ce n’est qu’un exemple fictif (qu’en parti). Mais en étant le moindrement brillant et sans scrupule, rien n’empêche certaines personnes et certains banques de fonctionner ainsi. La régularisation par l’offre et la demande y est pour peu de chose, tout est dans la spéculation. Goldman-Sach a d’ailleurs vu la crise se pointer et a spéculé, en toute connaissance de cause, sur la chute et les devises. La régulation des marchés n’a rien à y voir…

@P. Lagassé

Entièrement d’accord avec vous.

Devant une évidence qui saute au yeux, le libertarien, qui finalement ne voit ce qu’il veut croire, n’en est que plus réconforté dans sa dogme.
Il suffit de quelques pirouettes et généralités pour que le dogmatisme prends le pas sur le pragmatisme.

@ P. Lagassé:

Monsieur Lisée n’a jamais mentionné que la comparaison faisait exception d’une des ressources naturelles des pays et provinces impliquées et il avait raison de ne pas le mentionner car ça aurait faussé le tableau.

Si l’on fait exception du pétrole, principale ressource naturelle de certaines provinces (ou pays), pourquoi alors ne pas également faire exception de notre ressource hydro-électrique qui est la principale de nos ressources? Ou de nos forêts?

Une partie de la réponse à tout ça se trouve dans vos écrits: la politique d’un pays ou d’une province n’a pas un gros impact sur son taux réel de chômage car si c’était le cas, le Québec serait en manque de main-d’oeuvre depuis des lustres. Ce que le gouvernement créé comme emplois ne l’est pas par le privé et vise-versa. Cependant, les emplois du privé sont en moyenne beaucoup plus efficaces et producteurs de richesse que ceux créés artificiellement par les gouvernements.

L’ex-URSS avait un taux de chômage de 0% et voyez où ça les a menés…

@ P. Lagassé

En fait il y a unanimité d’historien pour dire que ce sont les mesures interventionnistes de la FED qui ont causé la crise de 1929 (manipulation de la masse monétaire).

Il y a aussi unanimité pour dire que c’est Hoover qui a consolidé la crise avec ses mesures étatistes (notamment le tarif Smoot–Hawley). Hoover était un progressif, faut pas chercher plus loin le problème.

Il y a aussi unanimité pour dire que le « New Deal » n’a pas amélioré les choses.

@ Benton

La spéculation est essentiel précisément car elle anticipe les changements dans l’offre et la demande. Ce n’est pas moi qui le dit mais les études qui ont analysé le comportement des marchés quand les politiciens ont interdit la spéculation.

Parce que la spéculation est un mécanisme d’auto-régulation des prix qui envoie des signaux aux producteurs pour que ces derniers puissent s’ajuster plus efficacement en cas de surplus et de pénurie.

Je me répète, la littérature scientifique montre clairement que chaque fois que les mécanismes de spécualtion ont été interdits dans un marché, on a assisté à des variation de prix plus importante qu’au temps de la spéculation parce que les spéculateur sont ESSENTIELS pour anticiper les changement dans l’offre et la demande.

Quand on interdit la spéculation et qu’on fixe les prix, on se retrouve toujours dans des situation de pénuries ou de surplus (ce n’est pas moi qui le dit mais la littérature scientifique).

Va voir le lien de cet étude aux commentaire #17, tout est bien expliqué dans l’étude que tu n’a probablement pas pris le temps de lire.

En passant, c’est assez ridicule de blâmer la loi Steagall-Grass pour la crise et tu sais pourquoi ?

Parce que c’est seulement aux USA ou une loi a déjà séparée les activités d’épargne et d’investissement des banques. Au Canada et en Europe, les banques ont toujours été libres de faire ces 2 activités.

P.S.: Voici les lois votés aux USA pour forcer les banques à faire du subprime et pour inciter les gens à prendre des hypothèque…

Equal Credit Opportunity Act, Fair Housing Act, Community Reinvestment Act, Taxpayer Relief Act, National Homeownership Strategy, Fannie Mae, Freddie Mac, le Department of Housing and Urban Development, le House Financial Services Committee, les taux de la FED…

Sans État, pas de crise…

@David
Le problème au sujet de la manipulation de la masse monétaire, c’est en réaction à la crise de 1929… et non ce qui a provoqué la crise. D’ailleurs même l’économiste Milton Friedman, de l’école libérale, affirme que la crise de 1929 fut provoqué par une augmentation déraisonnable du crédit ce qui a provoqué une bulle spéculative. (On revient toujours à la spéculation)

Effectivement, le tarif Smoot–Hawley n’a en rien aidé à la crise de 1929 mais cela s’explique par le réflexe protectionniste de l’époque. Hoover a tout simplement cédé à la pression du milieu des affaires. (Ce qu’Obama a d’ailleurs dit qu’il ne fallait pas cédé au premier réflexe, une mesure protectionniste. N’empêche qu’il y a tout même eu le « American Buy », sous la pression des affairistes)

Pour le New Deal, effectivement, il y a division sur l’efficacité contre la crise, la seconde guerre mondiale c’est avéré la solution! Mais comme on dit, vaut mieux occuper les gens en cas de crise… (Depuis les années 70, il y a un vent d’économistes libéraux qui s’amuse a démolir le New Deal. Bizarrement, les solutions prônés pour sortir de la crise sont les même qui génèrent les crises!!!!! Reste que cela est une école de pensée basé sur le libéralisme, c’est-à-dire la loi du plus fort…)

J’ai consulté le lien que vous m’avez envoyé mais mon anglais est assez laborieux. Par contre, j’ai fait une recherche sur David S. Jacks qui semble assez à un noname. Cela ressemble une étude de l’institut Fraser qui prône le libéralisme.

Pour le libéralisme, c’est comme prôner aucune limite de vitesse pour palier au accident sur la route, s’il y a accident, ce n’est qu’une régulation et pour eux, une limite de vitesse conduit nécessairement aux accidents!!!

L’abrogation de loi Steagall-Grass sous Clinton (mais un congrès républicain) fut justifié par le fait que les banques avaient atteint la maturité nécessaire. Faut croire que non!
La différence entre les banques américaines et les banques canadiennes et européennes est culturelle. C’est encore un peu, pas mal le far-west chez nos voisins. Pour preuve, il y a qu’aux États-Unies qui, bon an, mal an, ont un taux de faillites des banques excessives. C’est comme une normalité alors qu’ailleurs dans le monde occidental, ce n’est pas normal!

Federal Equal Credit Opportunity Act, Fair Housing Act, National Homeownership Strategy: Contre la discrimination dans le crédit, tout une intervention étatiste!

Taxpayer Relief Act: ?!?!?!

Fannie Mae, Freddie Mac: Organismes privés… jusqu’à la crise hypothécaire.

Finalement, tout ces « act » sont couramment cité par les libertarien et néo-libéraux.
Bizarrement, l’on retrouve les mêmes lois au Canada et au Québec, mais en moins timide! (Ici, on a tendance à obliger alors qu’au USA, on suggère…) La grande différence, et c’est là le noeud du problème au USA, c’est que ces lois sont gérés par le privé!!! (Comme Fannie Mae et Freddie Mac)

@François 1

Vous avez une manie de comparer à un extrême (URSS) pour justifier l’autre extrême (que du privé).

Pourtant, pour exemple, selon L’organisation mondiale de la santé, au niveau des soins de santés, l’un des inconvénients majeurs d’un système privé par rapport à un système universel, c’est sa lourdeur administrative!

@ Benton:

Je crois qu’il y a gourrance de votre part: le système PUBLIC québécois est d’une lourdeur à faire pâlir d’envie tout syndiqué de l’UQUAM:

http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/organigramme/Visio-MSSS.pdf

Comment se fait-il que les Québécois qui en ont marre d’attendre des MOIS avant de se faire soigner décemment et qui en ont les moyens vont-ils vers le PRIVÉ qui, lui, peut les soigner en quelques jours?

Un hôpital vétérinaire privé soignera votre canari en 2 jours mais notre système de santé public mettra des mois avant de vous inscrire sur une liste de soins…

François the first je crois que tu as une fixation sur le bolchévisme.

Tu dis souvent que nos institution ressemble à du bolchévisme et tu nous ajoute que l’ex-URSS avait un taux de chômage de 0% et voyez où ça les a menés…

Nous avons un taux de chomage d’environ 8% présentement. Eclaircie ma lanterne veux-tu? Ça ne ressemble pas à du bolchévisme ça? Enfin, a moins que tu ait d’autres explications.

J’ai hâte de te lire, tu es toujours rigolo.

@Francois 1

Faut dire que la liste d’attente chez les canaris n’est pas longue au Québec!
J’ajouterais combien de gens n’emmène jamais leur animal chez le vétérinaire, combien les envoient à la fournière, les abandonnent ou les euthanasies… où tout bonnement les mangent ?

On ne peut comparer les animaux avec les humains….

Pour l’organigramme, c’est que vous n’avez pas vu celles des entreprises privés! Si je regarde seulement l’organigramme de la branche provinciale de la multinationale pour laquelle je travaille, il faudrait lire les postes et noms sur une feuille 11″ par 17″ grossit à 800%.

Dans le système privé, la partie administrative est extrêmement grosse parce qu’il faut contrôler les coûts, les assurances et générer des bénéfices…
Dans un système publique, seulement les coûts et il est vrai que depuis 15-20 ans, on ne cesse de vouloir contrôler les coûts d’où une augmentation des coûts de contrôle!

@ Benton:

La liste d’attente pour les canaris n’est pas longue tout simplement parce que l’État québécois n’est heureusement pas présente chez nos vétérinaires. C’est du domaine privé, donc, c’est efficace! Les grandes entreprises privées ont un orgamigramme poussé mais les technocrates qui y sont présents doivent être efficaces sinon c’est la bancroute assurée pour la société, contrairement à l’État tentaculaire et en situation de monopole qui, lui, n’a qu’à lever de nouveaux impôts pour faire vivre ses parasites.

@ C. Perron:

Ce que je voulais mettre en relief et qui vous a sans doute échappé, c’est que le taux de chômage auquel s’accroche désespéremment Monsieur Lisée peut être très trompeur. Voilà!