Ciné-hémoglobine. RepoMen ou l’avenir de la santé privée

Je me suis regardé cette semaine le DVD du film américain RepoMen (Repreneurs en français), avec Jude Law. Comme je l’expliquais dans un sourire à mon ami libertarien Éric Duhaime, c’est un film sur l’avenir du système de santé privé.

Des compagnies vendent à crédit des organes aux personnes malades. Leur vie est ainsi sauvée et prolongée. Mais les coûts sont prohibitifs et, lorsqu’ils sont en défaut de paiement depuis plus de 90 jours, les RepoMen vont saisir les organes sans ménagement, laissant la plupart du temps des cadavres derrière eux. Business is business.

Vous voulez avoir une idée du film? Cette bande-annonce vous le raconte au grand complet, sauf la scène finale:

Cela fait évidemment penser au sktech des Monty Pithon (dans The meaning of life) où des citoyens avaient signé des formulaires de don d’organes sans se rendre compte que le texte ne précisait pas que le don ne se ferait qu’en cas de décès. Les personnages de RepoMen regardent d’ailleurs le sketch à la télé.

https://www.youtube.com/watch?v=aclS1pGHp8o

Morale: lisez bien les clauses en petits caractères avant de signer.

Les commentaires sont fermés.

Avec la pédophilie l’esclavage moderne et la prostitution ce commerce est en pleine croissance . les Frankeinsteinss vont surtout en Indes

S.-V.-P. monsieur Lisée, ne nous présentez plus de tels sujets d’horreur sous prétexte que ça existe. Pour parler franchement, ça écoeure.

Nous prendrons bien connaissance assez tôt, ailleurs que sur votre blogue, de ce genre d’insanités qui n’en valent vraiment pas le »scoop ».

Ce »genre de nouvelles et potins » peut évidemment contribuer à élargir à court terme votre bassin de blogueurs, mais vous en perdrez plusieurs au change ou dans l’échange de clientèle qui ne manquera de se produire graduellement si vous donnez plus souvent qu’il ne faut l’occasion à certains blogueurs d’en beurrer épais sur les stupidités de ce monde.

J’aime bien ces films, romans ou nouvelles où on prend une hypothèse et on la pousse à son paroxysme. Ici l’idée de laisser à l’entreprise privée toute la marge de manœuvre pour exploiter la technologie médicale est poussée au max. On voit donc les dérives qui pourraient s’en suivre. Bon, c’est un caricature c’est vrai mais…

En passant les entreprises qui développent de plus en plus des appareils de diagnostique de très haute technologie et qui sont vendues des millions de dollars aux hôpitaux ne font-elles pas un peu la même chose : prendre en otage le citoyen payeur de taxes. Tu l’achètes ou tu crèves !

@Claude Pelletier

Je crois que les gens ont droit d’être en désaccord avec Lisée. Mais franchement, affirmer qu’un blogueur qui présente une bande-annonce d’un film et un sketch de monty python (!!!) présente les choses telles qu’elles existent… c’est de la démagogie pure.

@Michel G

Vrai que la médecine est une business qui se fait au détriment des moins nantis. S’il faut être un demeuré pour penser que la vie se déroule comme dans un sketch de monty python, il y a tout de même des exemples concrets de la marchandisation de la santé. Aux États-Unis, les banques de sang sont essentiellement remplies par les plus pauvres de la population (le sang est même importé du Mexique!).
Vous parlez de l’Inde. On pourrait y ajouter bien des pays qui, à cause d’une malsaine culture de corruption, sont aux prises avec des listes de receveurs d’organes «parallèles».

Ajoutons que l’endettement reliés aux frais médicaux est un des principaux motifs de faillite aux États-Unis:
http://ezinearticles.com/?What-is-Medical-Bankruptcy?&id=4117252

Correction à mon commentaire # 2 :

Remplacer le mot »stupidités » par insanités à la fin du dernier paragraphe de mon commentaire.

Les libertariens sont un peu les « truthers » de la politique.

Ça fait de Duhaime l’Alex Jones du Québec. 😉

Jean Émard

La fiction n’est pas trop loin.
Présentement aux États-Unis, les médecins posent encore les diagnostiques mais bien souvent, le traitement, l’hôpital et les médicaments sont décidés par la police d’assurance… et désolé si l’hôpital est a 250 km de chez vous!

@ médiamaniaque :

Même si la bande annonce de Repomen et le clip de Youtube ne sont que des parodies, ce sont quand même des parodies de types de crimes qui, sans être identiques, existent vraiment depuis plusieurs années, et c’est ce type de rappel qui nous fait nous arrêter une fois de plus sur ces crimes odieux, et c’est ça qui m’écoeure et que je trouve malsain.

Le trop plein de sollicitations, par ce genre d’humour noir particulièrement insidieux, nous porte à banaliser les insanités qui ont réellement cours plus ou moins près de nous et nous porte conséquemment à avaler, inconsciemment et presque sans brocher, de plus en plus, n’importe qu’elle couloeuvre consciemment inavalable.

Et ceux qui se disent ou se pensent à l’épreuve de toute influence malsaine n’y ont pas réfléchi vraiment je pense. Je crois que nous sommes tous beaucoup plus influençable que nous pouvons le penser.

Avez-vous entendu parler de plusieurs cas de personnes qui ont été enlevées ou de malades qui n’avaient aucun proche connu, sur lesquels on a prélevé un ou des organes, pour les vendre, via certains médecins peu scrupuleux, à d’autres patients qui en avaient besoin et qui pouvaient se les payer, en fermant les yeux sur leur provenance ?

Le commerce d’organes ça existe vraiment à travers le monde et je n’apprécie pas qu’on me le rappelle sous forme d’humour ou de parodie, parce que ça contribue à nous faire baisser la garde, à nous endormir et à banaliser les crimes les plus odieux auxquels ce type de parodies réfèrent, même si elles ne sont pas faites dans cette intention.

@ mediamaniaque :

En passant, démagogie veut littéralement dire :

»Abus de la démocratie qui consiste à flatter les passions populaires. »

Ça n’a pas à voir avec ce que vous me reprochiez n’est-ce pas?.

Non, ce que vous me reprochiez, d’après votre texte, c’était plutôt, si je vous ai bien compris, de prendre des parodies, ce que sont les 2 clips vidéos présentés, pour des réalités, n’est-ce pas?.

Mais ce n’était pas le cas. Lisez mon autre commentaire de réponse au vôtre et vous comprendrez, je crois, à quoi mon premier commentaire (# 2) au billet de monsieur Lisée se rapportait.

Correction à mon commentaire #8 @ mediamaniaque :

Remplacer, à la fin de mon 2ième paraqraphe, »brocher » par broncher et »couloeuvre » par couleuvre.

Ce que j’ai vu dans le film c’est aussi une compagnie privée qui a été capable de créer des prothèse médicale qui sauvent des vies.

Si on avait fait un film avec un système de santé étatique, le synopsis aurait été le suivant:

« La preuve révèle que, pour certaines chirurgies, les délais inhérents aux listes d’attente augmentent le risque de mortalité du patient ou d’irrémédiabilité de ses blessures. La preuve révèle également que les patients inscrits sur les listes d’attente non urgente sont souvent des personnes qui souffrent et qui ne peuvent pas profiter pleinement d’une véritable qualité de vie. Le droit à la vie et à l’intégrité de la personne est donc touché par les délais d’attente. »

Ça de la Cour suprême du Canada a propos du système de santé Québécois.

Au chapitre de l’horreur, je crois que malheureusement, la réalité peut dépasser la fiction. Passons.

Il y a aussi certains films qui abordent le sujet de façon tout-à-fait lumineuse, émouvante.

Voilà un coeur inerte se mettant à battre pour quelqu’un, d’une glacière à sa poitrine. Ou comment mourir mon frère, d’une mort fine.

@David

Pouvez-vous citer vos sources ? Indiquez-nous vos références. Autrement, n’importe qui peut dire n’importe quoi. Un exemple ? Nous n’avons qu’à observer ce qui se passe à la commission Bastarache.

Une citation sans sa source, n’est pas une vérité. Ça reste une hypothèse, une possibilité à prouver. Ça peut servir à faire réfléchir comme n’importe quel commentaire. Rien de plus.

«Le doute est l’école de la vérité.»
[Francis Bacon]

Voyez-vous ce que j’indique comme étant une citation ne prouve rien. Ce n’est pas certain que ce soit même de Francis Bacon. Mais je la trouve intelligente. Si elle est de mon cru, alors tant mieux pour moi …. 😉

@ Claude Pelletier

Je crois que vous vous attaquez au blogueur bien facilement. Voyez-vous, il existe un monde de différences entre fiction, drames, parodies et la réalité. D’ailleurs, je soupçonne que vous êtes suffisamment cultivé pour ne pas rejeter du revers de la main les oeuvres cinématographiques ou artistiques (comme le théatre ou les chansons) qui traitent de sujets parfois assez scabreux. La parodie n’est pas nouvelle (inventée par Aristote, si ma mémoire est bonne) ni tellement plus récente est l’ironie. La satire quant à elle, date d’avant Jesus-Christ.

Est-ce que Repo Men est une fiction? Bien sûr. Traite-t-elle d’un sujet sensible et horrifiant? Bien entendu. Monty Python est-il ironique? Cela va de soi. Tentent-ils à la fois de faire rire et de provoquer? Je n’en doute pas.

Mais comme vous sembez aimer les définitions, en voici une de la satire: «Pièce de vers dans laquelle l’auteur attaque les vices et les ridicules de son temps» (Larousse). Wikipédia ajoute que «c’est souvent dans l’intention de provoquer ou de prévenir un changement».

Alors. Peut-être prenez vous ces fictions au premier degré. Cela dit, il est parfaitement possible que vous n’aimiez pas ce type d’humour, ou encore qu’il y a, selon vous, des sujets qui ne devraient pas être traités dans le cinéma, le théatre ou dans les arts en général. Et que le commerce d’organes en fasse partie.

Vous soutenez que ces fictions tendent à nous rendre insensibles. Je suis en désaccord avec vous sur ce point. Car dans les cas qui nous intéressent, soit de Repo Men et de Monty Python, c’est mal juger des différents degrés des oeuvres respectives. RepoMen et Monty Python nous démontrent toute la froideur que peut (avec force d’exagération) avoir le commerce dans un milieu comme celui de la santé. Ils expriment des craintes justifiées de la population par un médium artistique, usant de la parodie, de l’anticipation, de l’ironie et de la satire.

Vous poursuivez l’amalgame réalité/fiction en vous adressant à moi: «Avez-vous entendu parler de plusieurs cas de personnes qui ont été enlevées ou de malades qui n’avaient aucun proche connu, sur lesquels on a prélevé un ou des organes, pour les vendre, via certains médecins peu scrupuleux, à d’autres patients qui en avaient besoin et qui pouvaient se les payer, en fermant les yeux sur leur provenance ?»

Hé bien. Bien sûr que si. Je partage votre dégoût du commerce d’organes et ces crimes odieux, contrairement à ce que vous semblez croire. Et je partage aussi ce dégoût avec les auteurs des oeuvres de fiction (car vous vous en doutez peut-être, mais il y a une critique dans ces oeuvres).

Cela ne fait pas de vous une personne qui flatte les foules en abusant de la démocratie. Mais cela fait de vous une personne qui prend au premier degré et sans nuance des oeuvres de fiction. Cela fait de vous une personne qui jette son fiel sur ceux qui comprennent la subtilité du drame et de la comédie, en les accusant de banaliser ou pire, de cautionner le fait réel. Vous vous approchez ainsi à la définition du discours du démagogue, qui s’applique à sortir du champ rationnel pour s’adresser aux passions.

Mais vous savez déjà tout ça, je crois, puisque vous ademttez que le rôle de ces fictions n’est pas de nous rendre insensibles intentionnellement. Alors dans ce cas, pourquoi cette mauvaise foi à vouloir associer ma personne (ainsi que le blogueur) à une volonté de banaliser des crimes affreux?

D’ailleurs, je ne crois pas, contrairement à vous, que l’on doive cesser de traiter de sujets difficiles sous prétexte que «cela nous écoeure». Vous me faites penser, en fait, à ceux qui traitaient Yvon Deschamps de raciste après le monologue «nigger black».

J’aimerais voir ce film.

Jude Law a le tour de se trouver dans la distribution de film très cérébraux sur un futur noir: Existenz, Gataca, A.I. et maintenant RepoMen.

Pour moi, un bon film est un film qui engendre la réflexion et ces films ont tous eu une excellente note à cet effet (particulièrement Gataca, à voir absolument.)

« La preuve révèle que, pour certaines chirurgies, les délais inhérents aux listes d’attente augmentent le risque de mortalité du patient ou d’irrémédiabilité de ses blessures… » (David)

Aux USA faute d’argent, trop riches pour médicare et trop pauvres pour se payer les soins les gens crèvent par manque de soins.

Mieux vaut être sur la liste d’attente au Québec que de mourir aux USA.

@David

Chaoulli c. Québec

Décision de la court suprême du Canada a 4 juges contre 3… le juges Bastarache en passant étant pour!!!

La surprise au départ étant que deux cours du Québec aient rejeté les prétentions de M. Chaoulli et Zeliotis tandis que la Cour suprême les accepte.

Les juges minoritaires affirment d’ailleurs être « incapables d’admettre qu’un tel débat soit tranché par la voie judiciaire, comme s’il s’agissait d’un simple problème de droit […], le débat porte sur des valeurs sociales et ne relève pas du droit constitutionnel ». De même, « l’objectif de politique générale d’accès dans un délai raisonnable à des soins de santé raisonnables n’est pas un principe juridique de justice fondamentale. Aucun consensus dans la société n’existe au sujet du sens de cet objectif ou de
la façon de l’atteindre. Les concepteurs et les gestionnaires du régime de santé éprouveront d’énormes difficultés à prévoir dans quels cas les juges décideront que ses dispositions franchiront la ligne qui sépare ce qui est raisonnable du
terrain interdit de ce qui est déraisonnable ».

En résume, les juges minoritaires affirme ceci: « Confier la conception du système de santé aux tribunaux ne représente pas un choix judicieux. »

@ mediamaniaque, votre commentaire # 14:

Même si je n’accorde pas autant de conscience que vous aux auteurs de clips d’humour noir et que je maintiens ce que j’ai écris dans mes commentaires précédents, # 2 et # 8 (avec les corrections), j’apprécie la peine que vous vous êtes donné pour tenter de leur répondre au mieux, et très honnêtement je le reconnais.

Et lorsque j’implore Jean François Lisée de ne pas tomber dans l’utilisation de l’humour noir, pour peut-être enrichir son blogue et possiblement élargir son bassin de blogueur, en lui disant au début de mon commentaire # 2:

»S.-V.-P. monsieur Lisée, ne nous présentez plus de tels sujets d’horreur sous prétexte que ça existe »,

je sens le besoin d’ajouter MÊME SOUS FORME DE PARODIES.

D’ailleurs je crois que son blogue est suffisamment intéressant comme il l’est déjà sans y ajouter une section d’humour noir.

Je reconnais cependant que c’est une question de préférence et que chacun a droit aux siennes.

P.S.: Jean Deschamps n’a jamais utilisé l’humoir noir, dans aucun de ses monologues. Il n’a, tout comme Jean François Lisée, vraiment pas besoin de ça pour enrichir ses textes.

En complément à mon commentaire précédent :

Selon Wikipédia,

»l’humour noir est une forme d’humour qui souligne avec cruauté, amertume et parfois désespoir l’absurdité du monde, face à laquelle il constitue une forme de défense. »

Je suis en désaccord avec Claude Pelletier. L’humour noir porte souvent – contrairement à plusieurs autre type d’humour – à réfléchir.

Personnellement, je suis un grand «fan» de ce type d’humour qui permet de banaliser certains tabous et d’aborder des sujets parfois autrement trop sensible pour la population (Que serait le Québec moderne sans certaines blagues noires d’Yvon Deschamps et des Cyniques?).

Je vous encourage donc, Monsieur Lisée, à ne pas faire d’auto-censure et à continuer d’utiliser, n’en déplaise à certains, tous types d’humour pour dénoncer les tabous et l’absurdité de notre société.

@ Xavier DB, votre commentaire # 21 :

Yvon Deschamps et les Cyniques, les meilleurs, selon moi avec Guy Favreau (Sol), parce que les plus réflexifs (leurs propos ont toujours été réfléchis et ils sont toujours restés conscients et respectueux d’eux-mêmes)), réfléchissants (tels des miroirs), provocants mais jamais véritablement méchants et encore moins gratuitement, créatifs, intelligents et prolifiques humoristes qu’ait connu le Québec, à mon avis, n’ont jamais utilisé le véritable humour noir, c’est-à-dire : pervers, tordu, essentiellement laid, horrible à dessein et utilisant souvent une profusion d’effets spéciaux pour éblouir et masquer le vide de leur propos, destructeur, confus, insidieux, et vous pouvez en rajouter dans le même sens; donc vraiment noir (anti-clarté, par réaction probablement) et vide de sens, n’utilisant rien d’autre que des artifices de plus en plus horrifiants pour manipuler toute audience en ne cherchant à provoquer que des réactions inconscientes essentiellement négatives et des montées d’adrénaline et ne cherchant à attiser que les plus bas instincts et schèmes mentaux les plus »weirds », du type RepoMen et semblables.

Je ne peux concevoir que vous pensiez à la fois aimer ça et croire en même temps que ça vous porte à réfléchir.

Je crois plutôt qu’au contraire ça vous emmène à banaliser graduellement de plus en plus la représentation de la violence et de l’horreur, parce que l’on est tous influencés, consciemment ou à notre insu (insidieusement), par ce que l’on aime, et l’on parvient à aimer de plus en plus ce que l’on consomme souvent et, encore plus, régulièrement, c’est ce que je crois, par expérience du moins.

Et je crois aussi que l’inconscient besoin d’entretenir l’idée que ça nous porte à réfléchir n’est là et n’est entretenu que pour nous donner bonne conscience, et aussi parce que nous ressentons et savons de ce fait que nous sommes bien intentionnés au fond.

Quant à moi, je préfère ne pas m’exposer gratuitement à ce type d’expérience et d’influence, du moins le moins souvent possible lorsque je ne peux l’éviter. Mais, dans ce dernier cas, je veux affronter consciemment ce type d’expérience, rèlle ou virtuelle, en m’efforçant de ne pas me laisser prendre par le sujet ni par sa présentation si artificiellement bien montée soit-elle.

Certains seront peut-être tenté de dire ou penser, possiblement pour ne pas s’avouer et prendre conscience de leur vulnérabilité, que c’est plutôt une question d’avoir la peau plus épaisse ou plus mince, mais je crois que c’est de s’illusionner et de s’endormir les yeux grand ouverts, par de la fuite vers l’avant, que de le penser.

Cependant, même si je ne suis pas de votre avis et que je ne crois pas que ça vous porte vraiment à réfléchir, même si vous dites le penser, je respecte quand même votre point de vue et ne le réprouve pas, c’est-à-dire que je ne le rejette ni ne le condamne pas pour autant. Après tout, l’on ne peut tirer sur les légumes ou sur les fruits pour les faire pousser plus vite et ce n’est le (meilleur) temps de les cueillir que lorsqu’ils sont mûrs. Chacun de nous vit ses étapes particulières à son moment et à sa façon, (ce n’est nullement une question d’âge, je crois) et je trouve que c’est bien ainsi.

Enfin, chaque désaccord n’est pas une mauvaise chose en soi, c’est plutôt, pour moi du moins, une occasion de plus de m’efforcer de vivre dans le respect des différences dans mes rapports avec chacun et chacune.

C’est vrai que les juges n’ont pas à trancher sur la pertinence de nos programmes sociaux, mais sur le respect de nos droits sacrés, oui.

Le jugement « Chaoulli » allait dans ce sens.

Lorsque des gens meurent faute de soins et ce, parce qu’il est INTERDIT de recevoir/donner certains soins en-dehors du système public, nous parlons d’une injustice grave.

Voici un pays qui respecte nos droits sacrés et certains principes d’une social-démocratie;

« Pour les soins de santé, ils ont largement favorisé la venue du privé pour favoriser une saine concurrence, de plus Merci pour l’entente entre l’État, les médecins et les syndicats d’infirmières devant leur ouverture d’esprit. En fait, la plus grande urgence des hôpitaux de Stockholm, Saint-Göran, est une société privée cotée à la bourse. »

Source :
The New Sweden, Waldemar Ingdahl is president of Eudoxa, a think tank in Stockholm, Sweden, The Freeman ideas on Liberty, March 2007

Et pour RepoMen:

Dans un système 100% privé et libre de toutes interventions étatiques, il sera quand même toujours interdit de tuer quelqu’un. Les ‘contrats’ que nous voyons dans ce film seront toujours interdits par le code criminel.

23David :
octobre 4, 2010 à 21:35
@ Yvon Fleurent

Ce qui est faux.

Démonstration ici:

Encore une preuve de cherry picking de David sur laquelle il s’est fait boucher des dizaines de fois.

Aucune crédibilité, aucune.

@David
Un jugement, ce qui est différent d’une démocratie, c’est aussi le droits des juges dissidents d’expliquer leurs désaccords dans le jugement.

Dans ce cas-ci, ils affirment être « incapables d’admettre qu’un tel débat soit tranché par la voie judiciaire, comme s’il s’agissait d’un simple problème de droit […], le débat porte sur des valeurs sociales et ne relève pas du droit constitutionnel »

Il est aussi mentionné que l’intervention du privée dans le système public de la santé touche la pérennité de celui-ci et mène à l’injustice sociale…

@ Benton, selon vos extraits, les juges dissidents font exactement ce qu’ils disent ne pas vouloir faire…

1, ils disent:

« le débat porte sur des valeurs sociales et ne relève pas du droit constitutionnel »

et ensuite, 2;

« l’intervention du privée dans le système public de la santé touche la pérennité de celui-ci et mène à l’injustice sociale »

Depuis quand un juge peut se prononcer sur une injustice sociale de cet ordre? Terrain glissant qui mène justement les juges sur la pente glissante des jugements sur les programmes sociaux…

Alors ceux qui ne mangent pas à leur faim, vivent une injustice sociale? Et il faut donc que l’état nationalise les fermes, les chaines d’alimentation, etc et établisse « Alimentation Québec » pour réparer cette « injustice sociale »?

La seule ‘injustice sociale'(sic), ici, est que l’état INTERDIT aux personnes malades de recevoir des soins adéquats.

@ Yvon Fleurent

Alors comment expliques-tu qu’aux USA même les gens sans assurance ont un taux de survie au cancer, ou de traitement de maladie chronique, supérieur au Canada ?

@ Benton

Je te signale que l’opinion dissidente (qui est minoritaire) ne dit pas que l’opinion majoritaire est infondée, elle dit simplement que même si les conclusions sont valable, ce n’est pas à la cour de trancher.

« Alors comment expliques-tu qu’aux USA même les gens sans assurance ont un taux de survie au cancer, ou de traitement de maladie chronique, supérieur au Canada ? » (David)

Faux!

Encore du cherry picking qui va à l’encontre des stats de l’OMC.

@David

Faudra réviser vos données sur les USA!

Pour le reste:
« elle dit simplement que même si les conclusions sont valable, ce n’est pas à la cour de trancher. »

Si les chiens auraient des « Si », il n’y aurait plus de poteaux…

@ Yvon Fleurent

En passant ce n’est pas du « cherry-picking » des stats de l’OMC puisque les stats en question viennent du journal médical « Lancet Oncology ».

Bref, tu critiques mais tu n’a même pas lu l’info que j’ai donné…

Un comportement digne d’une personne dogmatique.

@ Benton:

Pourquoi je devrais réviser les stats ? Parce qu’elles ne font pas ton affaire ?

@David

Parce que vos stats sont sans doute cité hors contexte!

Comme pratiquement tous les organismes mondiaux sur la santé affirme le contraire et que le « Lancet Oncology » est tout même une revue sérieuse sur le traitement du cancer, je présume que les statistiques sont sur les cas traités, ce qui exclus les cas non traités, ce qui est normale dans un pays où ce n’est pas tout le monde qui ont accès a des soins.

Bonjour,

J’ai vu RepoMen, et sincèrement je ne pense pas que cela doive faire craindre quoi que ce soit au sujet de la santé privée.

D’abord dans le film la société qui distribue les organes artificiels est en situation de monopole outrancier. Cela souligne deux choses :
– le privé n’est viable qu’avec la concurrence (et c’est à l’État de garantir le non monopole), et c’est pour cela que les états se sont dotés de lois anti-monopole. S’il n’y a pas de concurrence, c’est manifestement que le secteur n’est pas profitable, ce qui ne semble pas être le propos du film. Il y a donc ici contradiction (monopole dans un secteur d’activitré largement profitable). Je ne crois pas qu’une telle situation puisse apparaître à l’avenir
– si dans le film l’État a laissé le monopole se développer dans le domaine des organes artificiels, c’est qu’il n’a pas jugé bon d’y occuper sa place. Pourtant les soins vitaux (haute chirurgie non élective) devraient évidemment être la prérogative la place de l’État.

Il faut bien comprendre la situation explosive dans laquelle notre système de santé est pour comprendre la justification de la médecine élective (non urgente) dans le privé : nos contemporains s’empiffrent, se saoûlent, fument, refusent de faire de l’exercice, et refusent de payer davantage d’impôts qui pourtant financent le système qui les soignent bien qu’ils fassent tout pour être malades. ALLO ! Il va falloir faire des choix :
1 – soit choisir la santé (au régime ! à la diète ! on jette le dernier paquet de cloppes et on chausse ses tennis !)
2 – soit choisir de payer pour se faire soigner
3 – soit accepter d’être de plus en plus malades.
Pour un certain nombre de gens dont je fais partie, la 3ème option n’en est pas une.
En outre, j’aurais du mal à comprendre que, bien que j’ai choisi la santé (première option), je doive être privé de soins adéquats à cause de beaucoup d’autres qui n’ont pas fait le même choix. C’est pourquoi tout en privilégiant la première option, je ne rechigne aucunement sur la 2ème.
Nous sommes dans une société où pour 80$ on peut avoir une consultation chez le médecin de famille au privé ou au vétérinaire. Au Québec les chiens et les chats sont mieux soignés que les personnes parce que bien du monde trouve normal de débourser pour leur animal de compagnie mais pas pour eux-mêmes. Ben moi, j’ai décidé d’être au moins aussi bien soigné que mon chien, et j’en assume le coût.
Elle est où l’horreur ? Dans une fiction comme RepoMen ou dans une réalité bien réelle où le régime public québécois ne soigne pas adéquatement son monde car ce monde impose sur le système une pression toujours plus explosive ?