Laviolette–Saint-Maurice

Ce texte ainsi que les graphiques qui l’accompagnent ont été rédigés par un algorithme qui s’appuie sur les données du recensement de Statistique Canada, commandées par le Directeur général des élections du Québec.

Plusieurs indicateurs sont dans le rouge pour Laviolette–Saint-Maurice. À certains égards, la circonscription a réussi à améliorer son sort ces dernières années, mais elle est loin de se détacher du peloton.

Un point à garder en tête, toutefois : la circonscription a été redessinée deux fois depuis 1996, ce qui pourrait expliquer les variations de quelques indicateurs. Pour plus d’informations sur les modifications, vous pouvez consulter le site Web du Directeur général des élections du Québec.

Bien que tout ne soit pas rose pour cette circonscription, commençons par nous pencher sur les aspects positifs.

Contrairement à l’ensemble de la province, qui compte de moins en moins de couples avec enfants, Laviolette–Saint-Maurice a vu son nombre de familles légèrement augmenter ces dernières années, ce qui constitue une très bonne nouvelle.

En ce qui a trait à l’éducation des résidants, le portrait de la circonscription s’est améliorée. En 1996, 37,4 % de la population âgée de plus de 15 ans n’avait pas de diplôme d’études secondaires. Des années plus tard, cette proportion est descendue à 25,7 %. Il y a quand même plus de décrocheurs scolaires dans Laviolette–Saint-Maurice qu’en moyenne dans la province, mais c’est un bon début.

Maintenant que nous avons vu ce qui allait bien pour Laviolette–Saint-Maurice, passons à ce qui est un peu plus inquiétant.

Le revenu moyen des travailleurs, à hauteur de 34 206 $, se situe au-dessous de la moyenne provinciale, comme le montre le graphique ci-dessous. Les sommes ont été ajustées à l’inflation et converties en dollars constants de 2015.

Au fil des années, cet écart s’est creusé. Les revenus des résidants de Laviolette–Saint-Maurice ont augmenté moins rapidement que ceux des autres Québécois.

Le taux de chômage est aussi plus haut que la moyenne. Il a diminué au cours des dernières années, passant de 15,8 % en 1996 à 9,4 % en 2016. Mais pas suffisamment pour rejoindre la tendance générale du Québec.

Avec 22 % de sa population âgée de plus de 65 ans, alors que la moyenne provinciale est de 18,3 %, cette circonscription subit les affres du vieillissement de la population québécoise.

La valeur moyenne des propriétés, évaluée à 152 175 $, a de quoi faire grincer les dents des propriétaires. C’est un écart de 138 309 $ avec les logements d’ailleurs dans la province. Et cet écart s’est creusé au fil des années ! La valeur des propriétés dans Laviolette–Saint-Maurice a augmenté moins vite qu’ailleurs.

La circonscription attire peu d’immigrants internationaux. Sa population est composée à 0,3 % de gens qui ne vivaient pas au Canada cinq ans auparavant, ce qui est au-dessous de la moyenne provinciale. C’est la même chose pour les immigrants venant des autres provinces canadiennes. Peu décident de s’installer dans Laviolette–Saint-Maurice. Seulement 0,2 % des résidants de la circonscription vivaient ailleurs au Canada cinq ans auparavant, ce qui est aussi au-dessous de la moyenne.

Et un dernier constat, qui n’est ni positif ni négatif en soi, mais quand même bien intéressant : les résidants de Laviolette–Saint-Maurice s’appuient davantage sur l’aide de tous les paliers de gouvernement que le reste des Québécois. En moyenne, ils reçoivent des prestations en espèces à hauteur de 9 673 $ par année.