Ce texte ainsi que les graphiques qui l’accompagnent ont été rédigés par un algorithme qui s’appuie sur les données du recensement de Statistique Canada, commandées par le Directeur général des élections du Québec.

Ça va plutôt bien à Sherbrooke. La plupart des indicateurs sont positifs, même si certains traînent un peu de la patte. Sherbrooke n’est pas en mauvaise posture, mais elle n’est pas non plus sur le podium des circonscriptions qui vont le mieux.

Un point à garder en tête, toutefois : la circonscription a été redessinée une fois depuis 1996, ce qui pourrait expliquer les variations de quelques indicateurs. Pour plus d’informations sur les modifications, vous pouvez consulter le site Web du Directeur général des élections du Québec.

Tout d’abord, attardons-nous aux indicateurs qui ont le vent dans les voiles.

Contrairement à l’ensemble de la province, qui compte de moins en moins de couples avec enfants, Sherbrooke a vu son nombre de familles légèrement augmenter ces dernières années, ce qui constitue une bonne nouvelle.

En ce qui a trait à l’éducation des résidants, le portrait de la circonscription s’est améliorée. En 1996, 28,0 % de la population âgée de plus de 15 ans n’avait pas de diplôme d’études secondaires. Des années plus tard, cette proportion est descendue à 17,3 %. Sherbrooke a d’ailleurs moins de décrocheurs scolaires que la moyenne provinciale.

La circonscription a aussi attiré des immigrants dans les dernières années. Sa population est composée à 4,9 % de gens qui ne vivaient pas au Canada cinq ans auparavant, ce qui est au-dessus de la moyenne provinciale.

Même si Sherbrooke s’en sort plutôt bien, il reste quelques ombres au tableau.

Le revenu moyen des travailleurs, à hauteur de 37 759 $, se situe au-dessous de la moyenne provinciale, comme le montre le graphique ci-dessous. Les sommes ont été ajustées à l’inflation et converties en dollars constants de 2015.

Au fil des années, cet écart s’est creusé. Les revenus des résidants de Sherbrooke ont augmenté moins rapidement que ceux des autres Québécois.

Le taux de chômage est aussi plus haut que la moyenne. Il a diminué au cours des dernières années, passant de 11,7 % en 1996 à 8,6 % en 2016. Mais pas suffisamment pour rejoindre la tendance générale du Québec.

La valeur moyenne des propriétés, évaluée à 246 263 $, a de quoi faire grincer les dents des propriétaires. C’est un écart de 44 221 $ avec les logements d’ailleurs dans la province. Et cet écart s’est creusé au fil des années ! La valeur des propriétés de Sherbrooke a augmenté moins vite qu’ailleurs.

Et un dernier constat, qui n’est ni positif ni négatif en soi, mais quand même bien intéressant : les résidants de Sherbrooke reçoivent moins d’aide des différents paliers de gouvernement que le reste des Québécois. En moyenne, ils reçoivent des prestations en espèces qui totalisent 8 290 $ par année.