Citation de la semaine: comment s’empêcher de réfléchir

Par ce beau vendredi, c’est jour de ma «citation de la semaine».

Ces citations, vous le savez, sont choisies pour ouvrir le débat à vos observations et vos analyses, que j’ai bien hâte de lire.

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À neuf jours du sommet sur l’enseignement supérieur, la citation de cette semaine est une incontournable et nous vient courtoisie de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau:

Le déficit zéro bousille tout. À partir du moment où vous fixez l’objectif zéro pour une date butoir et que ça devient une religion, vous cessez de réfléchir. On coupe partout, on ne se pose pas de questions.

Cette observation, M. Parizeau la faisait dans le cadre de sa sortie sur la «gratuité scolaire», qu’il croit tout à fait «réaliste».

En entrevue cette semaine au Téléjournal de 18h00, même l’économiste Pierre Fortin, dont les idées connues sont loin d’être associées à la «gauche», le reconnaissait d’ailleurs.  Seule différence avec M. Parizeau : M. Fortin croit que si le Québec a les moyens de se payer la gratuité scolaire pour les études supérieures, ce ne serait pas pour autant, selon lui, le bon «choix» à faire.

Dans les pages de La Presse – pas tout à fait un repaire de dangereux communistes, non plus – le journaliste Rudy Lecours expliquait quant à lui comment les politiques dites d’«austérité budgétaire» finissent aussi par entraver la création d’emplois.

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La citation de M. Parizeau, je l’ai choisie pour deux raisons.

Primo: parce que cette observation s’applique en fait à la gestion de l’État québécois dans son entier, et non seulement au domaine de l’éducation supérieure.

Secundo : parce que dès la première imposition en 1996 d’une politique dite du «déficit-zéro» par le premier ministre Lucien Bouchard, j’analysais déjà dans mes chroniques du Devoir, les effets négatifs sur la gouverne du Québec de ce que j’appelais également une «obsession» et un «dogme».

Or, à l’époque, les rares analyses critiques de cette politique du déficit-zéro, parce qu’elles ramaient à contre-courant du fort «consensus» ambiant qui la portait aux nues, passaient presque pour de l’hérésie journalistique…

De voir qu’aujourd’hui, cette thématique importante soit enfin reprise face à la décision du gouvernement Marois de retomber dans la même obsession ne peut qu’enrichir, justement, une «réflexion» plus globale quant aux impacts délétères de ce choix très politique sur la qualité des services publics.

En 1994... avant le déficit-zéro...

Dans les années Bouchard, M. Parizeau avait d’ailleurs fini par critiquer fortement le «dogme» du déficit-zéro en constatant ces mêmes effets négatifs sur la gouverne du Québec.  Mais aussi, parce qu’occupant toute la place dans les débats publics et l’action gouvernementale, ce «dogme», disait-il, empêchait tout autant de «réfléchir à l’indépendance».

Ce thème, M. Parizeau le reprendrait d’ailleurs en 2009 avec son livre «La souveraineté du Québec» dans lequel il dénonçait les compressions «aberrantes» et «radicales» imposées par ce même déficit-zéro.

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Et vous, ça vous inspire? D’accord ou en désaccord avec la citation de la semaine?

 

 

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Dans son blogue un éditorialiste de la Presse écrivait: »”Ce n’est pas parce que Jacques Parizeau juge légitime et réaliste de revendiquer la gratuité que le commun des mortels est du même avis”.

Vous avez entièrement raison ,le commun des mortel a rarement été premier ministre ,ministre des finances et possesseur d’un doctorat en économie d’une prestigieuse université anglaise.
Alors entre vous et moi M.Pratte, devrais-je suivre les conseils de mon médecin quand je suis malade ou ceux du guérisseur du village?

Le déficit zéro ne doit pas etre un dogme. Nous avons be soin de nous donner un peu d’espace et de repousser ce déficit a un peu plus tard. Nous ne sommes pas sorti de la crise de 2008 qui est mondiale. Meme le fédéral remet a plus tard cette politique. L’Europe et les États Unis sont en pleine réactions a la crise il y aura des concéquences sur notre économie ici selon se qu’ils feront pour s’en sortir

J’aime bien Pierre Duchesne et c’est quelqu’un de brillant. Mais jeudi soir le 14 février, à 24 heures en 60 minutes, on aurait dit un ministre du parti libéral. Les gouvernements qui se succèdent à Québec semblent conseillés par les mêmes stratèges de la gouvernance. Le ministre de l’éducation pense-t-il qu’il va marginaliser l’ASSÉ ? c’est ne pas avoir compris la dynamique du printemps érable et ne pas avoir écouté les mots de Martine Desjardins de la FEUQ.

J’adore Martine Ouellet, je sais qu’elle est compétente et sincère et pourtant comment expliquer qu’elle accepte de se prêter au sacrifice de la chute de Val-Jalbert un des joyaux du territoire Québécois et qui plus est, un projet déficitaire ? Comment ce gouvernement arrive-t-il à accompagner chaque bonne nouvelle d’une déception toute aussi grande ?

Comment comprendre que quelqu’un qui a une si haute idée de lui-même que Jean-François Lisée aille de son propre chef, sans appui populaire, comme s’il était le représentant de l’État, faire le pantin devant l’establishment anglophone de Montréal ? Croit-il seulement que ses nouveaux amis vont cesser de se définir comme des « anglo-canadians » qui aiment bien « the province of Quebec » ?

Le mouvement des étudiants du printemps érable est plus résistant que les gouvernements successifs parce que les étudiants ont raison et que leur combat se situe dans l’évolution du Québec. Ils défendent un paradigme qui n’est pas accessible aux partis politiques tous construits sur l’obéissance aux chefs et aux intérêts du parti et non du bien public. Les étudiants du printemps étudiant sont dans la même situation que les artistes du refus global sauf qu’ils sont plus nombreux et n’entendent pas quitter le Québec. Ils font face eux-aussi à une grande noirceur prête à recourir aux tribunaux et à la répression policière pour maintenir une idée néolibérale, mortifère, déprimante et obsolète de la société.

Parce que nous sommes aux portes d’un changement de paradigme, c’est à dire d’une transformation pacifique mais radicale de notre société qui sera entraînée par l’accès universel et gratuit aux études supérieures, contribuera à l’élimination du scandale de la pauvreté et de l’exclusion, nous permettra de participer directement à la sauvegarde de l’environnement à l’échelle de la planète, rendra possible la reprise en main de notre territoire géographique, culturel, urbanisé et paysager, et nous conduira à la libération politique de notre pays. Refuser de les écouter, c’est refuser l’avenir du Québec.

Les étudiants qui ont appris à s’exprimer sans peur sont aussi les plus forts parce qu’ils s’informent, s’instruisent et prennent le temps de discuter entre eux librement et longuement, pratiquent la démocratie directe et sont sévères avec leurs porte-paroles. Ils sont aussi créateurs, ils ont du plaisir, ignorent les barrières de genre, de communauté et de langue et ont remis le Québec sur la scène mondiale pour la première fois depuis l’humiliation des échecs référendaires. Il sont intelligents en groupe parce que l’intelligence isolée et narcissique n’arrive à rien. Ils devraient être les modèles de nos politiciens qui ne savent que s’en méfier et les craindre.

En face d’eux se trouvent nos élus, qui, dès qu’ils s’installent à Québec dans les velours bleu poudre de l’Assemblée aux persiennes fermées qui leurs bloquent la vue sur l’extérieur et sur le monde depuis que la télévision l’a transformée en cirque médiatique, et qui, dès qu’ils ont prêté le serment d’allégeance à la reine, ne pratiquent pas la démocratie directe mais la démocratie représentative qui les libère de tout engagement sauf envers leur parti.

Il y a toutes sortes de gouvernants : ceux qui gouvernent par les sondages en pensant à leur réélection, ceux qui gouvernent par compromis, pensant ainsi régler tous les conflits en proposant des solutions semblables au corps de Frankenstein lesquelles déçoivent tout le monde. Cela explique l’échec de nos grandes politiques qui, ramollies par les compromis, nous réduisent à la médiocrité.

Il y a parmi nos gouvernants, ceux qui sont morts de peur devant les critiques populistes des oppositions et journaux démagogues qui les paralysent ; ceux qui gouvernent tels des dévots avec une calculette sous prétexte de déficit zéro ; ceux qui sont guidés par des agences de communication et nous trouvent si faciles à manipuler ; ceux qui sont au service des intérêts corporatifs et croient que tous les moyens sont bons pour créer la richesse qui nous appauvrit tous ; ceux enfin, qui acceptent l’humiliation et la bêtise par simple habitude d’obéissance et surtout pour sauver leur existence politicienne au quotidien.

Tous ceux là, à l’encontre de leur rhétorique apprise, plus brève et soignée qu’un tweet papal, gèrent notre dépendance provinciale, notre exploitation coloniale, et l’ignorance qui assure notre docilité.

Et puis, il y a, heureusement, les grands hommes et les grandes femmes que personne n’écoute et qu’on banalise parce qu’ils dérangent ; ceux qui ont consacré et consacrent leur vie à préparer l’avenir et nous montrent le chemin, tels que Jacques Parizeau, Jacques-Yvan Morin, Guy Rocher, Lise Payette, Thérèse Casgrain, Charles DeGaule, Yves Michaud, Gilles Duceppe, Gaston Miron, Gilles Vigneault, Michel Chartrand, Gérald Godin, Camille Laurin, Pierre Bourgault, Pierre Falardeau, Daniel Breton, Françoise David (chaque fois qu’elle cesse d’être partisane), Marc Chevrier, et combien d’autres qui nous font nous tenir debout. Les étudiants du printemps érable sont leurs héritiers.

Les élus du parti Québécois, sur les épaules desquels reposent présentement le projet d’indépendance du Québec, doivent sortir de leur torpeur et des craintes qui les retiennent de rejoindre les étudiants, parce qu’ils n’ont rien à perdre. S’ils ne réagissent pas, leurs jours sont comptés. Les oppositions ne feront qu’une bouchée d’eux dès que les libéraux se seront donné un chef. Jean-François Lisée comprendra alors devant qui il s’est présenté à Westmount. Les libéraux revenus au pouvoir sauront quoi faire avec les sommes économisées par le parti Québécois dans l’atteinte d’un improbable déficit zéro.

Le gouvernement du parti Québécois a très peu de temps pour démontrer que « l’autre façon de faire de la politique » n’est pas qu’une formule vide de sens. Il doit se réconcilier avec les étudiants non pas en usant de paternalisme mais plutôt en comprenant que c’est eux qui ont quelque chose à apprendre des étudiants. Il devra aussi se réconcilier avec les forces progressistes regroupées dans Québec solidaire et Option nationale. Pour cela les ego contenus dans ces trois formations politiques devront prendre des leçons des étudiants pour apprendre à travailler ensemble. Le temps presse et jamais une telle occasion ne se représentera avant très longtemps.

Bien oui, il ne reste plus qu’à faire des déficits pour le reste de nos jours afin de ne pas nuire à l’économie et quand nous ne pourrons plus emprunter, faire une très grosse faillite.

Même quand M. Bouchard voulait attendre le déficit 0, il n’y est pas parvenu. La dette du Québec n’a pas cessé de grossir à chaque année depuis Duplessis, en plus de celles de hôpitaux, des commissions scolaires etc.

Les prêteurs à notre gouvernement provincial sont gras durs avec les intérêts collectés par eux. Les société capitalistes sont malades de l’endettement, le Québec particulièrement.

Il est plus facile, pour un gouvernement qui veut se faire réélire, de dépenser sans compter pour endetter les générations futures que de couper les dispendieux bonbons des groupes de pressions égoïstes, toujours affamés.
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je ne suis pas d’accord avec Mr Parizeau,parce que la dette du Québec est rendue insoutenable,il faut faire dees sacrifices pour une meilleure économie dans quelques années.Il faut protéger nos générations futures,avec des finances plus serrées.Pour le déficit zéro c’est certain que le PQ aurait pu attendre quelques années pour l’atteindre,mais les libéraux ont dépensés sans compter,ils nous ont endettés plus que l’ont est capable de payer,les intérets montent à une vitesse vertigineuse,et c’est incensé de continuer comme ça.Les universités,les étudiants veulent plus d’argent,mais on ne peut donner ce que l’on a pas,et surement pas à crédit.Quand nous serons sortient un peu de ce déficit,alors nus y verrons.Ce que je reprochent au PQ,j’aimerais qu’il coupe dans les dépense encore plus,comme diminué quelque peu la taille de l’état,il y a surement des endroits dans quelques ministères qui peuvent avoir des mises à pied,surtout en santé,il y a des tablettés,et des conseil administration de trop.Petite remarque la-dessus pour une personne âgée,pour rejouindre la bonne place pour une plainte,cette même personne doit écrire à 14 palliers gouvernementaux,ça vraiment pas d’allure,et ça c’est juste un exemple il y en a des tas comme cela.Si Mr Parizeau pense que l’on a de l’argent à dépenser j’aimerais qu’il compte lui même la dette du Québec,et après ses analyses approfondies,on pourra y voir si nous avons tant d’argent que ça à disperser.J’aimerais aussi que le gouvernement fasse un ménage dans les gens tablettés qui reçoivent encore un salaire sans faire une heure de travail au gouvernement,et il y en a croyé moi.Aujourd’hui nous devons payer pour le mal entretien des nos écoles primaires,secondaires qui sont entrain de tomber en ruine,et la malpropreté,la mauvaise isolation,le manque de nettoyage des conduits de chauffage et climatisation n’ont pas étés nettoyer depuis des lunes,depuis 10 ans rien a été fait,et là éca nous tombe dans la face,et c’est urgent de les décontaminer,la moissisure envahie nos écoles.Les libéraux ont dépensés par soif du pouvoir,on le voit aujourd’hui toute la comptabilité mal exécutée,cachée,des projets de routes promis,et, ce sans réfléchir si on avait les moyens de se les payer,en plus nous laissez un déficit de 1 milliard,600 millions pas comptabilisé,la cerise sur le sundae.Alaos que Mr Parizeau se mettre à l’ouvrage, et après il pourra donner une opinion plus réfléchie,à mon humble avis.

L’erreur de L Bouchard l’a démontré, que le dogme «bousille tout», comme S Harper et ses coupes bousille pas mal de choses aussi. Mais les questions sont ailleurs: si on coupe, c’est pour donner l’argent à qui, et si on ne coupe pas, on fait payer qui.
Pour parler tout de même d’éducation, dans le continuum augmentation > indexation > gel > gratuité, il me semble qu’on ne parle pas souvent de «couper de moitié».
Et ça pourrait s’appliquer à l’État…

M. Brodeur croit que la vérité économique sort automatiquement de la bouche de M. Parizeau parce qu’il est un économiste…pas automatiquement, tout le temps.

Il peut y avoir d’autres raisons pour qu’une personne déraille un peu : L’âge, la jalousie ou…après moi le déluge ou autre chose encore.

Il est vrai que la gratuité est possible dans n’importe quoi, s’agit seulement de faire payer les autres ou d’emprunter encore plus. Possible mais souhaitable, pour qui exactement ?

Il faudrait que nous comprenions tous que les fameuses agences de notation sont des entreprises privées qui œuvrent à leur meilleurs profits et à ceux de leurs actionnaires. Elles ont le pouvoir de mettre à genou des nations entières. Par exemple, une des plus réputée, Standard & Poor’s est une filiale de McGraw-Hill. Est-il correct de laisser les actionnaires de McGraw-Hill mettre en faillite des États ?

Si Standard & Poor’s décide que la dette d’un pays donné est trop élevé alors sa cote sera abaissée. Ayant une cote abaissée, le coût de ses emprunts s’accroitra et par effet de domino, son chômage aussi. Et les actionnaires de McGraw-Hill récolteront des dividendes accrus.

Comment en sommes-nous venus à laisser des entreprises privées recherchant uniquement leur propre profit, nous dicter comment gérer le pays ?

Contrairement à un individu, un pays ne disparait pas. Aussi en est-il nécessairement de sa dette. Mais les spéculateurs sont intéressés par des gains à court et même à très court terme. Des fortunes se font sur des manœuvres dont l’horizon temporel se calcule, non pas en terme de mois ou de semaines mais bien en terme de jours.

La phobie du déficit zéro est alimentée par ceux qui spéculent à coût de milliards de dollars sur la capacité ou sur l’incapacité d’un pays à faire son prochain paiement.Il faut se débarrasser des spéculateurs qui sont l’un des cancers les plus virulents de notre société et de notre époque.

Hier c’est toute la noblesse de certains empires dont on s’est fort heureusement débarrassé. Il serait peut-être temps qu’on mette dans le collimateur les spéculateurs qui mènent la destinée de toutes les nations de la planète.

«L’HISTOIRE NE SE RÉPÈTE PAS ELLE BÉGAIE» Cette phrase est peut-être plus vraie qu’on le croyait.

Ah…le déficit zéro; l’ennemi juré des gauchistes qui voudraient nous faire croire que la dette totale du Québec (PLUS de $253 Milliards!!!) est une bagatelle!!!

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

Notre dette augmente de presque $30 Millions PAR JOUR! Par jour tabarn.. et ils veulent que ça continue!

Or, à qui croyez-vous que la philosophie de ces hurluberlus de gauche profite la plus? Eh oui…aux gros méchants capitalistes et aux banques (exactement ceux-là mêmes qu’ils décrient avec énergie!) qui, EUX, fournissent les fonds nécessaires à l’accomplissement de leurs lubies car pour chaque dollar emprunté, il doit y avoir un dollar d’économisé et de prêté quelque part.

La dette québécoise coûte plus de $8.5 Milliards d’intérêts (oui…oui…d’intérêts SEULEMENT sans remboursement de capital!) par année et ça continue de monter. C’est devenu le troisième poste de dépense en importance dans le budget du gouvernement après la santé et l’éducation. Merci aux socialistes qui nous ont « collectivement » enfoncé dans la vase avec leurs « choix de société »!!!

Déficit zéro ne signifie pas que la dette disparaît. Nâon! Ça signifie seulement qu’elle cesse d’AUGMENTER. C’est tout.

Il faudra ensuite qu’on la rembourse cette dette que l’on traîne comme un boulet car nous sommes les PLUS ENDETTÉS en Amérique du Nord. Et qui héritera de cette dette? Eh oui, NOS ENFANTS! Belle équité inter-générationnelle qu’on leur réserve n’est-ce-pas?

Le déficit zéro au Québec n’est même plus une alternative. C’est un MUST! Sauf aux yeux des esprits abstraits qui vivent dans leur univers chimérique et que nous avons écouté depuis trop longtemps.

Bonjour,

Bien sûr, la « glasnost » ne fut jamais la tasse de thé des péquistes. Ni encore moins de faire cet aggiornamento nécessaire sur le comment « de gérer les sorties des belles mamans » qui se pointent comme des éléphants dans un magasin de porcelaine ».

En effet, sur le fond, Monsieur Jacques Parizeau a totalement raison. Mais, ce qui fit la UNE du Devoir du 15 Juillet 2004 de mémoire en ayant la copie papier dans une lointaine filière me sidéra avec cette phrase choc de l’économiste Jacques Parizeau qui revenait d’un contre sommet à Puerto Allegre au Brésil qui affirmait : Tout ce que je sais maintenant m’était totalement inconnu en 1995. Tout en signifiant que pour lui, le Libre Échange avec les Américains pour lequel il s’est battu « bec et ongles » avec les péquistes de 1984 et de 1988 avec sa « SUPERSTRUCTURE » fut une erreur….. Ce qui fait douter un profane de l’économique comme bien des quidams…..

En outre, bien souvent avec nos péquistes, le tout relève du dogme et un dogme, ça ne se discute pas. Et bien sûr que voilà coulée la « funeste destination du déficit zéro », il n’y a plus de réflexion possible quand le dogme devient religion nationale.

Finalement, en commentant cette citation de la semaine, une pointe d’humour me traversa l’esprit. Car comment s’empêcher de réfléchir ? Bien sûr, il suffit d’entrer chez les péquistes…… Car tous les péquistes qui « veulent déserter » le parti comme les derniers en liste soit Messieurs François Legault et Joseph Facal se proclamèrent en réflexion « afin de quitter l’épave en douce » en évitant de le faire manu militari.

En conclusion, méfiez vous d’un péquiste qui se dit « en réflexion ». C’est bien que sa caboche, il est déjà ailleurs depuis longtemps….. Avec plaisir, John Bull.

Deux précisions: La première c’est que plus on coupe dans les dépenses d’immobilisation et d’entretien pour diminuer les déficit annuels, plus on détériore l’ensemble de nos infrastructures publiques (routes, ponts, édifices publics, parcs) plus on affaiblit la fonction publique (infirmières, ministères) qui doivent ensuite être réparés ou remplacés quand on ne les maintien pas dans un état de dégradation dangereux. C’est donc un appauvrissement qui entraîne des dépenses encore plus importantes dans le temps. Bien sûr, il faut gérer avec rigueur mais si on cesse de réfléchir à ce qu’on fait par obsession pour un dogmatique déficit zéro, on obtient l’effet contraire en très peu de temps. C’est justement grâce à ce délai entre l’arrêt de l’entretien et l’avarie que les politiciens démagogues s’en tirent provisoirement. Il est bien plus facile de ne rien faire que d’intervenir.
Une fois que tout tombe en ruine, l’industrie de la construction infiltrée par le crime organisé a beau jeu de profiter de l’état d’urgence dans lequel notre négligence nous a amené.

Deuxièmement, l’investissement dans l’éducation gratuit à tous les niveaux vise à augmenter la formation de l’ensemble des Québécois et pas seulement des plus privilégiés. Elle est l’un des moyens utile afin de combattre le scandale de la pauvreté et de l’exclusion. Les Québécois plus éduqués et instruits seront profitables à long terme et augmenteront la richesse collective en plus d’avoir une meilleure qualité de vie. Investir dans l’éducation c’est combattre l’ignorance et force est de constater que la philosophie néolibérale cherche plutôt maintenir un bassin de main d’oeuvre vulnérable chez les étudiants qui font fonctionner les dépanneurs et chaînes de restauration rapide et toutes les entreprises hautement capitalisées de la distribution et du commerce au détail qui n’ont pu être imparties dans les pays en voie de développement et qui rapportent beaucoup de profit aux actionnaires mais bien peu de salaire aux travailleurs non syndiqués. Pendant que les étudiants travaillent ils n’étudient pas et dans beaucoup de cas subissent des stress qui se poursuivent au-delà des heures de travail, ils ne lisent pas, ne voyagent pas et n’ont plus le temps de réfléchir et discuter en groupe des moyens de comprendre et d’agir sur le monde ce qui est le rôle de l’université. Ça s’appelle réfléchir. Au lieu de cela, leur mise à la disposition du marché du travail durant leurs études, les amène à faire des travaux scolaires trop rapidement et les prive de l’immersion universitaire qui souffre mal la distraction que constitue un emploi de subsistance. En tant qu’employeur, je suis en mesure d’affirmer que cela transparaît dans les curriculum, les aptitudes, le sens critique, l’intérêt et la culture des diplômés qui ont dû bâcler leurs études et apprendre à travailler trop vite afin de subvenir à leurs besoins. Peu de gens se rappellent que Mai 68 a débuté par la publication d’une étude sur la misère en milieu étudiant. Voilà des questions qui ne seront pas abordées durant les 36 heures du sommet sur l’éducation, lui aussi contrôlé et formaté par les experts en communication qui tiennent lieu de pensée aux gouvernements successifs que nous nous donnons. Il semble qu’au Québec on n’a plus les moyens de prendre le temps de penser. Déficit zéro oblige.

Il faut redonner aux gouvernements le contrôle de la banque centrale et cesser de faire le jeu des banquiers et financiers de tout poil.

C’est là le noeud du problème. Nos politiciens ont accepté de se placer à la merci des hommes d’affaires.

Il faut redonner aux politiciens, aux élus, les rênes du pouvoir, comme c’était le cas auparavant. Une fois les élus aux commandes les choses devraient mieux aller.

Nous avons été trahis par nos élus. Ils doivent maintenant redresser la barre et mettre le cap sur le bien commun. Assez c’est assez.

Une immense partie des intérêts que la province et tous les pays paient pour leurs dettes nationales à qui vont-ils ? Qui s’enrichit grâce à ces intérêts ?

Sans doute messieurs (en supposant qu’ils sont de sexe mâle) François 1 et John Bull le savent-ils évidemment. Ces gracieux prêteurs qui avancent si allègrement des milliards aux nations doivent bien pouvoir être identifiés. Par exemple, les caisses pop Desjardins sont-elles impliquées ? Fournissent-elles une partie des milliards ? Je serais certainement surpris que les membres des coopératives fassent parti du fameux 1% de la population qui s’enrichit démesurément et scandaleusement par rapport au 99% de la population qui stagne, voire même régresse économiquement.

Alors quand on me casse les oreilles avec des arguments qu’avancent bêtement tous les François 1 et les John Bull du monde, je n’entend jamais personne de ces chantres du capitalisme sauvage du XXIème siècle nous informer à qui vont les milliards qu’on paie en intérêts. Avec ce qu’on apprend des comportements mafieux de très grandes entreprises, personnellement je n’aurais très peu de scrupules à … réduire (!) les paiements des dettes nationales.

Je pense que si rien n’est fait de gré à gré pour que l’argent que des très grands spéculateurs font sur le dos des citoyens revienne aux citoyens, les citoyens de la planète prendront des mesures de plus en plus drastiques pour que cesse ce crime collectif issu de la spéculation outrancière. Et peut-être que les moyens drastiques seront-ils TRÈS drastiques. Les historiens peuvent sûrement nous en donner des exemples datant de la fin du XIX et début du XXième siècle où des citoyens ont enfin pris leur destin entre leur main.

«Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
[ Winston Churchill ]

@ Denis Drouin (# 9):

Parmi les âneries que vous avez débité dans ce commentaire, celle sur les agences de notation et sur les spéculateurs a particulièrement attiré mon attention.

Ces institutions (spéculateurs y compris) sont des signaux d’alarme envoyés en réponse à des problèmes ou des embellies que connaissent certaines sociétés ou certains pays.

Ce sont des spécialistes de la finance qui travaillent avec LEUR propre argent ce qui fait d’eux des interlicuteurs un peu plus crédibles que les politiciens et les fonfons.

Si un spéculateur « sort » d’un pays ou d’une société et/ou qu’une agence les décote, c’est qu’il s’y passe quelque chose de pas très encourageant et je conseille très fortement à tous de sortir de là-bas également.

Dans votre cas en particulier, je vous conseillerais plutôt de profiter de ce moment pour y entrer avec toutes VOS économies histoire de vérifier concrètement la validité de votre théorie sur l’économie capitaliste.

C’est avec grande curiosité que nous attendrons votre retour ici pour nous dévoiler les résultats de votre recherche en finances appliquées…

En entrevue avec M. Réjean Tremblay, dans le Journal de Montréal de samedi, M. Jacques Parizeau a déclaré clairement : « Tous ces hommes et toutes ces femmes, tous ces jeunes sont la preuve que les Québécois NE SONT PLUS COLONISÉS. Il en reste, bien sûr, mais le Québec N’EST PLUS COLONISÉ, affirme-t-il avec autorité.»

Fait que, celles et ceux qui ne jurent que par M. Parizeau, ne peuvent plus déclarer que le Québec est colonisé sans contredire MONSIEUR.

Les agences de notations ont marché main dans la main avec les grandes banques. La collusion a été établie.

Je préconise la disparition des ces parasites nuisibles et l’obligation pour chaque banque d’avoir son propre bureau d’analyse des risques et périls à prêter. Cette façon de faire faciliterait la concurrence parmi ces Monsieur-Dames et serait pour le plus grand bénéfice des emprunteurs.

Il est grand temps de serres la vis à ces malhonnêtes.

@ François 1

Mon cher François 1, vos connaissances économiques étant au ras des pâquerettes, vous me faites bien sourire, lorsque vous nous mentionnez que les spéculateurs sont « des spécialistes de la finance qui travaillent avec LEUR propre argent » . En fait, « Ces gens n’ont rien inventé d’utile pour la société, n’ont pas créé d’emplois (ou si peu), n’ont pas risqué leur propre capital. Ils ont trouvé une combine ou deux… et des investisseurs institutionnels naïfs. »(1).

Ces spéculateurs sont aussi des banques et des compagnies d’assurance qui investissent dans des fonds de couverture (ou fond de spéculation, hedge fund). Alors, affirmer qu’ils investissent leur propre argent, c’est ne rien connaître du fonctionnement des banques et des assureurs ou ne rien connaître des fonds de spéculation.

Pour preuve, lorsque vous affirmez « pour chaque dollar emprunté [aux banques], il doit y avoir un dollar d’économisé et de prêté quelque part. ». En fait, si vous aviez eu quelques connaissances économiques quelconques, vous sauriez que pour un dollar économisé dans une banque par un épargnant, celle-ci pourra en prêter au moins cinq avec le même dollar.

1- Plaidoyer pour un nouveau capitalisme, Yvan Allaire,Mihaela Firsirotu.

@ Marc Sauvageau (# 18):

Si mes connaissances sont au ras des pâquerettes, les vôtres sont enfouies bien profondément dans la croûte terrestre.

Votre référence au « nouveau capitalisme » me fait bien sourire car ce système extraordinaire existe depuis la nuit des temps et malgré tous les efforts des « révolutionnaires de l’économie » (i.e.: bolchéviks, communistes, socialistes, et tutti quanti) qui ont voulu le « discipliner » et qui ont tous dû faire machine arrière (Chine, URSS, Suède, etc…), il continue allègrement de nous enrichir, accordant peu d’importance à ces oiseaux de malheur.

Les spéculateurs utilisent LEUR argent. Sont-ils des anges? Non!

Mais ils agissemt comme le policier du marché. La plupart se motivent par l’appât du gain rapide, et se fichent du bien commun. Certains sont si puissants qu’ils peuvent couler une devise et déstabiliser un pays entier en quelques clics d’ordinateur. Mais les spéculateurs remplissent une fonction essentielle dans l’économie: leurs actions imposent une discipline aux entreprises et aux gouvernements. Une discipline plus efficace que la réglementation, même la plus sévère. Si vous gérez mal vos affaires, les spéculateurs vont miser sur votre échec. Et comme ces gens mettent leur propre argent en jeu – et qu’ils perdront des milliards s’ils se trompent –, ils vont scruter les finances d’une entreprise avec beaucoup plus d’assiduité que les organismes de réglementation. Ce sont aussi les spéculateurs qui vont taper sur les doigts des gouvernements (incluant le nôtre) quand ils dépensent sans compter et endettent nos enfants. Bref, le spéculateur est le meilleur policier du marché.

Mais les spéculateurs font également grimper le prix des ressources comme le pétrole ou la nourriture? Attention. Ici aussi, ne tirez pas sur le messager! C’est la pénurie ou la hausse soudaine de la demande pour le blé ou le pétrole qui fait monter son prix. Tout ce que le spéculateur fait, c’est d’anticiper la pénurie. En faisant monter le prix d’une ressource, il envoie le signal qu’une pénurie s’en vient. Le spéculateur est l’annonceur de troubles à venir.

Les gens qui investissent leur argent dans des fonds spéculatifs le font à LEUR propre risque et ils doivent être conscients qu’ils peuvent perdre gros. S’ils le font aveuglément, c’est LEUR problème. Pas le mien ni le vôtre.

Pour ce qui est de votre affirmation sur un dollar emprunté qui équivaudrait à cinq dollars prêtés par les banques, elle est farfelue.

@ François 1

Vous venez de démontrer de façon éloquente ce que j’ai avancé dans mon commentaire précédent i.e. votre ignorance crasse.

Les spéculateurs des policiers dites-vous ? « Imaginons que l’on puisse prendre une assurance sur une maison dont on n’est ni propriétaire, ni créancier hypothécaire, tout simplement parce que l’on spécule qu’elle risque de passer au feu. Éventuellement, une maison de $100,000 pourrait porter pour $800,000 d’assurance, dont $700,000 détenus par des spéculateurs. Si cela était permis, il y aurait lieu de s’inquiéter pour le
sort de cette maison. » (la même source qui vous a fait sourire) Plaidoyer pour un nouveau capitalisme, Yvan Allaire,Mihaela Firsirotu.

Vous devriez nous refaire un billet sur l’inimportance des déficits et de la dette au Québec, maintenant qu’on de jolis graphiques comme ceux-ci. Merci à votre publication-soeur, bien hâte de voir l’Actualité les reprendre pour que vous nous expliquiez — comme M. Parizeau — que c’est pas grave puisqu’on pourra donner nos actifs (i.e. Hydro-Québec) aux banquiers quand ils viendront nous demander les clés de la maison:

http://www2.macleans.ca/2013/03/19/interactive-provincial-deficits-and-debt/#more-361306