Citation de la semaine: de l’indignation à l’engagement

C’est vendredi. Donc, jour de ma «citation de la semaine».

Ces citations, vous le savez peut-être déjà, sont choisies pour ouvrir le débat à vos observations et vos analyses, que j’ai bien hâte de lire.

Cette semaine, ma citation nous vient courtoisie de Stéphane Hessel, un des grands esprits et des grands cœurs, si je puis dire, de notre époque.

Cette semaine, Stéphane Hessel est décédé à l’âge auguste de 95 ans.

Et qui était Stéphane Hessel?

Un intellectuel, penseur, auteur, humaniste, résistant aux côtés du Général De Gaulle, collaborateur à la préparation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, diplomate et défenseur acharné, entre autres, des sans-papiers et des Palestiniens.

Malgré une feuille de route aussi longue et impressionnante, c’est en 2010, avec la parution d’un court essai de 28 pages intitulé simplement «Indignez-vous!» que Stéphane Hessel, à l’âge de 93 ans, fera l’histoire. Comme quoi, la retraite, ce n’est pas pour tout le monde…

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Se vendant par millions, traduit dans plus de trente langues, participant des principes et des valeurs de la Résistance française et s’inscrivant dans le sillage de la crise financière de 2008 et des politiques d’austérité qui se multiplient en Occident, ce «petit livre», comme Stéphane Hessel l’appelait lui-même, servira d’inspiration au mouvement espagnol les «Indignados». Il se fera également annonciateur de la kyrielle de mouvements «Occupy» qui déferleront sur les capitales du monde. D’aucuns le relient aussi à l’inspiration du Printemps arabe et, d’une certaine manière, du Printemps érable…

En 2011, Stéphane Hessel récidive avec la  parution de «Engagez-vous!» – la suite logique d’«Indignez-vous!».

Bref, le message de l’humaniste est de s’enorgueillir du titre de citoyen en se mêlant, ouvertement, des affaires de sa Cité et du monde. D’où la citation de la semaine, tirée du livre «Indignez-vous!».

Lorsque les mots portent...

Faisant référence aux arguments voulant que les États n’aient plus les moyens d’assurer les coûts de services publics pleinement équitables pour leurs citoyens, Stéphane Hessel leur répond ceci :

Mais comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée? Sinon, parce que le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’État.

Aujourd’hui, ces mots demeurent d’une grande actualité.

***

Au Québec, ils résonnent encore un an après des mois de manifestations alors que des milliers de citoyens, toutes générations confondues, s’engageaient aux côtés des étudiants pour exprimer leur propre indignation face à la manière dont le Québec est gouverné.

Un an plus tard, cette indignation ne manque toujours pas de sujets d’intérêt…

On l’entend, entre autres, monter des manifestations qui se multiplient, ici et dans les Maritimes, contre la «réforme» de l’assurance-emploi imposée par le gouvernement Harper.

Avec cette «réforme», les conservateurs s’en prennent plus aux chômeurs qu’au chômage.

Ciblant plus particulièrement les travailleurs saisonniers, les outils de cette offensive sont les «quotas» de réduction du nombre de personnes éligibles aux prestations imposés aux fonctionnaires; des «visites» aléatoires à des prestataires qui frôlent l’intimidation et de nouvelles règles imposées aux prestataires aptes à les obliger d’accepter des emplois moins rémunérés et plus éloignés de leur lieu d’habitation.

Pour les personnes visées, le risque de basculer à l’aide sociale augmente d’autant. Tout comme le risque auquel cette réforme soumet des industries et commerces saisonniers de voir quitter une partie de leur main-d’oeuvre de leurs régions.

Parce que l’influence de Stéphane Hessel fut et demeure grande, je vous offre trois autres citations tirées de «Indignez-vous!».

Dites-moi ce qu’elles vous inspirent…

Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant vas vers plus de justice, plus de liberté mais pas cette liberté incontrôlée du renard dans le poulailler. Ces droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948, sont universels. Si vous rencontrez quelqu’un qui n’en bénéficie pas, plaignez-vous, aidez-le à les conquérir.

Puis, encore:

Aux jeunes, je dis : regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation (…) Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez!

Et, enfin, enjoignant à une indignation et un engagement profondément pacifiques, Stéphane Hessel conclue son ouvrage sur ces mots qui retentissent encore plus fort depuis son décès:

À ceux et celles qui feront le XXIe siècle, nous disons avec notre affection : «CRÉER, C’EST RÉSISTER. RÉSISTER, C’EST CRÉER.»

 

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Pénible… Pénible…
Un appel à la résistance maintenant!
Le Québec se retrouve dans une très dangereuse spirale descendante, la dernière chose dont on a besoin, c’est bien une mobilisation pour tout bloquer…

Pour votre information, le monde se retrouve en pleine tourmente économique parce que justement, il y a rééquilibrage de la richesse, des pays riches (USA, Europe, …) vers les pays émergents. Comme notre niveau de vie est impossible à offrir à tout le monde, celui-ci est nécessairement appelé à baisser… Pour tirer son épingle du jeu, le Québec devra multiplier les initiatives… et surtout pas s’opposer à tout projet… franchement suicidaire votre approche…

Il eut un temps où les empires étaient avant tous politiques et se définissaient géographiquement.

Mais aujourd’hui la notion d’empire s’applique toujours mais à un autre niveau: philosophique, moral et éthique. Le XX ième siècle a vu monter l’empire américain. C’est à dire les valeurs telles que la plus forte consommation, la production la plus élevée, les plus grands profits, tout cela afin le concentrer la richesse aux mains de quelques uns uniquement : le fameux 1%!

Cette approche, d’abord née en Angleterre à la fin du XIX ième siècle mais qui a vraiment pris son essor aux USA s’est répandue sur la planète comme un cancer.

Je dis cancer car telles les cellules qui se développent anarchiquement jusqu’à tuer l’organisme, le capitalisme du XXI ième, typiquement américain, est en train de tuer les sociétés où il s’évit.

Mais la vie est un phénomène puissant. Quand un organisme apprend enfin à se défendre d’un mal donné, il commence d’abord par résister. Les malades d’abord arrêtent de mourir. Puis ils se débarrassent du cancer qui les ronge.

La société est un organisme vivant qui commence à résister à son terrible cancer qu’est le capitalisme tel qu’on le connait aujourd’hui. Des outils commencent à émerger qui pourraient nous permettre de cesser d’être vampirisés par des conglomérats utilisant des pratiques financières et commerciales qui ne sont que des sangsues internationales, planétaires.

Le communisme de Staline, un autre type cancer a été mis au plancher vers la fin du XX ième siècle. C’est maintenant autour du cancer capitaliste à l’américaine qui est en train de plier les genoux.

Que sortira-t-il de tout ça ? Je ne suis évidemment pas des dons de devin. Mais je sais qu’il existe des personnes et des groupes qui sont prêts à mettre l’épaule à la roue. De toute façon, la nature a horreur du vide. Alors … il faut résister.

«C’est la marque d’un esprit cultivé qu’être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant.»
[Aristote]

Je m’indigne de votre indignation face aux mesures de normalisation de l’Assurance-emploi appliquées par notre Premier Ministre Canadien.

L’Assurance-emploi n’est aucunement une mesure d’aide aux régions et il est parfaitement normal de demander aux prestataires répétitifs de faire un minimum d’efforts pour se sortir de leur malheureuse condition. De plus, ces mesures amélioreront la détection des fraudeurs. Il y a environ 100,000 fraudes par année au système de l’Assurance-emploi.

Une assurance est une assurance et non un mode de vie. D’ailleurs, si votre maison prend feu à chaque année, essayez de vous trouver une assurance-feu après 2 ou 3 sinistres juste pour voir…

Si Madame Marois et ses semblables (groupes de pression, grosses centrales syndicales, etc…) est insatisfaite du système, qu’elle essaie de le rapatrier au Québec. Ça serait le fun de la voir tenter de défendre cette proposition où le Québec est déjà déficitaire dans ce dossier et où elle réduirait grandement le pot dans lequel elle pourrait piger.

il manque toujours un coté à ces affirmations qui autrement demeures creusent, oui s’indigner de l’inacceptable. Mais oui aussi promouvoir le travail et la responsabilisation. Beaucoup des indignés sont prompts à blâmer les autres pour leur propre incurie.

Un bel hommage rendu à ce grand humaniste du XXe-XXIe siècles, Stéphane Hessel. Bravo à vous Mme Legault.

Je me permets d’écrire quelques lignes inspirées des citations faisant l’objet de votre billet.

L’indignation, l’engagement et la résistance exigent beaucoup de courage contrairement à la résignation, la déresponsabilisation et l’asservissement qui n’exigent rien du tout:

– SE RÉSIGNER à la domination politique du
Rocanada au Québec, ce n’est pas CRÉER.
– SE DÉRESPONSABILISER lâchement des charges
dévolues normalement à un peuple émancipé,
renoncer à la plénitude d’une maîtrise de son
destin national, ce n’est pas CRÉER.
– S’ASSERVIR à une autorité étrangère de plein gré
dans l’abdication de ses droits et devoirs, ce
n’est pas CRÉER.

REF:http://www.un.org/fr/documents/charter/chap1.shtml
http://www.un.org/fr/documents/udhr/

Bonjour Mme Legault,
Je lis votre papier et l’envie de pleurer me prend. Il est vrai que nous avons le devoir de nous indigner. Pour moi le plus bel exemple de ce que M. Hessel nous dit, c’est l’ASSÉ(Association pour une solidarité syndicale)et son porte parole Gabriel Nadeau Dubois. À chaque fois que je vois ce jeune homme, il m’émeut.
GND je crois est une personne capable de s’indigner et surtout d’en porter les séquelles, comme on dit, faut être fort! À plusieurs reprises, je me disais que ses parents ont dû verser quelques larmes. Hier comme aujourd’hui ce jeune homme a été la cible des pouvoirs en place, c’est intentionnellement que tous les pouvoirs ont décrié ce jeune homme. Parfois j’entendais sur les ondes avec ou sans images, la haine déferlée sur celui qui portait simplement le message de M. Hussel.
J’ai bien hâte de lire les commentaires parce que je ne pense pas me tromper en disant que peu de personnes ayant une plume, une caméra, un micro ont eu des paroles justes envers le message de GND. Il a appris à la dure que de s’attaquer à l’argent c’est de te battre avec le plus laid, le plus malin des démons. Lorsque je fais référence à l’argent, il ne faut pas se tromper, je parle des gens qui font un salaire de 100m$ en montant, donc il n’y a pas que les banquiers et les Desmarais de ce monde mais bien ceux qui se font utiliser par ce 1% afin de controler des gens comme GND.
Ces pouvoireux je les ai vu lors du jugement de la cour Suprême sur la cause Éric et Lola, aussi lors du sommet sur l’enseignement supérieur, il y avait là un spectacle de toute beauté.
Vous savez Mme Legault, j’ai annulé mon abonnement à un journal cette semaine parce que les commentaires que j’écrivais étaient presque systématiquement refusés, je me suis aperçue qu’il n’était pas autorisé de critiquer certaines choses surtout une chose.
Donc merci de nous donner l’opportunité de commenter votre citation qui sûrement aurait été refusé ailleurs.

Plusieurs citations, digne d’un très grand homme.

Cela m’inspire beaucoup car les défis sont très présents et très nombreux. Que l’on parle de l’éthique, de la morale(surtout politique) qui s’éffrite, qui est vendu au plus offrant. Tellement gros que j’imagine que notre indifférence est en réaction à ce trop plein d’absurdités.

On peut parler d’environnement qui est de plus en plus, et qui le sera encore plus, la plus grosse des indignations que nous devrions avoir. Imaginer, cela se passe sous nos yeux actuellement, et on fait quoi? Bien peut dirait Hubert Reeves.

La politique devient de plus en plus un terrain pour les initiés et possède son propre dictionnaire, de plus en plus éloigner du monde car il se protège. De plus en plus éloigné et de plus en plus vulnérable à ceux qui le supportent.

L’action citoyenne j’y croit et je l’encourage.
J’encouragerais volontiers une coopérative de consommateurs qui, grace à son pouvoir d’achat, fait connaître ses choix et encourage des produits qui polluent le moins possible.

Bien beau attendre que nos gouvernements bougent sauf qu’en attendant, le tout se dégrade.

Vaut mieux s’adapter aux conditions nouvelles en tentant de les améliorer que de s’indigner inutilement. La « chiâlage » à l’année.

Qui veut retourner « en arrière » en jetant son ordinateur au feu et sa nouvelle télé et sa nouvelle condition de Québécois qui est passée de locataire pauvre à propriétaire avec tous les services modernes incluant un espoir de vie plus longue et en meilleure santé ?

Bonjour,

En lisant ce billet tout en terminant ma lecture, j’eus ce vague à l’âme d’une chanson de l’unique Barbara qui me turlupinait soit : Du plus loin que je me souvienne, du temps de mes amours anciennes, du temps de ce premier rendez vous…. tout en la paraphrasant, hormis toutes mes compagnes de passage, j’eus toujours cette indignation et cette révolte comme complice depuis les touts débuts des années 1960. Tout comme le Journal Étudiant de mon Alma Mater avait comme devise : Vieillir, c’est cesser de s’indigner. Tout un leitmotiv comme antienne ou ritournelle.

En effet, suite à la deuxième citation de Monsieur Stéphane Hessel qui s’adresse aux jeunes en leur disant : Regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation. Ce qui m’amena cette réflexion sur le Québec dont tous ceux qui osèrent se révolter et s’indigner avec des « thèmes porteurs » avaient en filigrane une ligne directrice, soit de combattre de toutes leurs forces le « mal nécessaire » que fut le nationalisme.

De plus, l’indignation et la révolte furent présentes au Québec depuis le début du 20 ème Siècle mais ces forces restèrent obscures dans l’inconscient collectif fortement nationaliste parce que ces forces avant gardistes étaient de nettes tendances libérales, soit « Rouges comme l’Enfer ». Nous n’avons qu’à penser à nos suffragettes d’ici alors que le Canada légiféra pour donner le droit de vote aux femmes dès 1918 en étant un « précurseur dans le Monde Entier ». Avec Madame Marie Lacoste Gérin Lajoie qui prit la pôle et suivie par Madame Thérèse Casgrain dans un long périple interminable de combats contre le clergé et le nationalisme jusqu’en 1944. Avec ces deux femmes libérales qui virent un Premier Ministre libéral soit Monsieur Adélard Godbout instaurer ce droit de vote pour les femmes en 1944, soit quelques années plus tard que dans les Maritimes.

Par ailleurs, ayant relu dernièrement ce bouquin de Monsieur Jean Charles Harvey publié en 1934 aux Éditions le Totem ayant pour titre : Les Demi-Civilisés, ce pavé irrita tellement les nationalistes québécois et le Clergé que celui ci fut vite frappé d’interdiction et mis à l’index par le Clergé sous la houlette de Monseigneur Villeneuve qui défendait aux nationalistes qui emplissaient les Églises de lire ce livre sous peine de péché mortel.

En outre, ostracisé comme pas Un, Monsieur Jean Charles Harvey était obligé de se cacher pour ne pas « manger des volées pour souper » de la part de nationalistes furibonds. Avec ce bouquin des Demi-Civilisés qui fut en quelque sorte l’amorce du REFUS GLOBAL, qui soit dit en passant n’était pas menu fretin ni roupie de sansonnet en chargeant à fond de train le nationalisme québécois et l’Église Catholique dans une de ses premières strophes soit : « Au Diable la Tuque et le Goupillon », soit dans l’argot qu’est le joual Dewore le nationalisme et la religion catholique. Ainsi, peu à peu et tranquillement pas vite, nos nationalistes délaissèrent la religion au début des années 1960 pour se « blottir ben serrés » sous la « Tuque Nationale » qui vit son rôle de phare décuplé de par ses « lumières » en perdant l’autre point de repère ou le phare du catholicisme.

Ainsi, en s’attaquant au nationalisme et à la religion catholique, les signataires du Refus Global mangeaient des « tabar… de volées de bois vert » sur les coins de rues par des nationalistes en beau « joual vert ». Tellement que toute la gang furent obligés de s’exiler dans les « vieux pays » de l’époque pour se cacher dont ce grand rebelle de Paul Émile Borduas. Et comme si l’indignation n’existait pas au Québec, dans cette foulée du Refus Global, Monsieur Pierre Elliot Trudeau sonna la charge, soit l’hallali en fondant Cité Libre pour encore une fois s’attaquer aux dérives du nationalisme québécois et de l’Union Nationale. Toute cette rétrospective en filigrane pour démontrer que de l’indignation vive, nous en avons eu dans ce Québec. Mais les forces vives de ces « PORTEURS » ne furent jamais reconnues car ces « allumeurs de réverbères » n’étaient pas du bon bord de l’échiquier politique en étant du Rouge socialisant.

Finalement, trêve de bavardages pour souligner les citations de Monsieur Stéphane Hessel qui risquent bien de tomber dans un terreau fertile avec une telle cohorte d’étudiants plus politisés tout en ayant grandi dans un « cosmopolitisme libérateur » car comme disait le vieux camarade Bakounine, cet illustre camarade vitamine qui fut un des grands penseurs du Fédéralisme dont celui du Canada soit: L’Uniformité, c’est la mort. La Diversité, c’est la Vie. Ainsi soit elle….. Tout en remerciant Madame Josée Legault pour l’éloquence de ce billet dans un français excellent qui est à la hauteur des citations que vous y avez greffées. En n’étant pas une profanation des citations par un texte sans substance… Et une citation de John Bull en terminant soit en hommage à Monsieur Stéphane Hessel soit : Résister, c’est de créer un ordre nouveau. Avec plaisir, John Bull.

re : 3 de François 1

Je constate encore une fois que l’auteur du commentaire # 3 est encore un fan du parasitisme fédéral.

Pour lui, c’est évident que le Québec est complètement incompétent pour gérer et même régler ses problèmes.

Tel le meilleur des colonisés comme le décrit Albert Memmi, il est absolument incapable de s’imaginer affranchi du joug d’Ottawa.

Quelle petitesse !

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
[Emmanuel Kant]

Je ne crois pas que l’on puisse demander à François premier de comprendre ce que veux dire un grand comme Stéphane Hessel.

@ François 1 Assurance-emploi
Le fédéral ne met pas un traître sou dans ce fonds.
Il y pige des milliards pour effacer ses déficits.
Actuellement il le gère pour générer d’autres surplus qu’il pourra ensuite dérober comme on l’a fait dans le passé. Une véritable fraude.
Même les fervents fédéralistes s’indignent devant un pareil vol.

@ François Ricard (# 13):

« Le fédéral ne met pas un traître sou dans ce fonds. » (sic)

Et en quoi ceci diffère-t-il de TOUS les fonds et ministères gérés par nos gouvernements?

L’État n’investit AUCUN fonds dans AUCUN ministère. SEULS les contribuables « participent » au financement de l’État.

Et pourtant, ce sont les politiciens (ceux que nous considérons tous comme ayant autant de crédibilité que des vendeurs de chars de seconde main!) qui gèrent la TOTALITÉ de ces argents!

Au moins, le fédéral s’en sert pour RÉDUIRE note dette collective ce qui nous procure l’oxygène financier tant nécessaire. Au provincial et plus particulièrement au provincial québécois rongé par la collusion, la corruption et la mafia syndicale, on dilapide NOTRE argent scandaleusement pour ensuite se tourner vers notre gouvernement national à Ottawa pour en quêter encore plus.

Il est là le scandale et pas ailleurs.

@ Jacques Cayouette (# 12):

Pour vous, il suffit de « s’indigner » pour vous donner des frissons?

Eh ben…

Et si vous commenciez par vous questionner sur les VÉRITABLES raisons de l’indignation? Ça serait déjà un début non?

Tiens… pour faire changement, je vous fait vibrer ici en m’indignant de la « diplomatie » de NOTRE O.Q.L.F. récemment « louangée » par tous les journalistes francophones du reste du monde qu’un bouton on/off ne semble pas scandaliser… Dieu qu’ils sont inconscients!!!

Ça doit vous alluemr non? Un « indigné » qui a des raisons de l’être!

re # 14

L’auteur du commentaire écrit : «Au moins, le fédéral s’en sert pour RÉDUIRE note [SIC] dette collective». Et les F-35 c’est pour réduire la dette collective ? Idem avec les navires de guerre. Et l’achat de sous-marins usagers Anglais.

François 1 est ici, une fois de plus d’une malhonnêteté intellectuelle criante. Et si les dizaines de milliards de dollars pigés dans la caisse de l’AE servaient à financer ces ahurissantes erreurs au profit de l’armée et en accord avec l’idéologie cowboy de Harper et sa clique de l’Ouest ?

@ Honorable # 11

Un Juif pro-Hamas ? Tiens ça m’intéresse.

Mais existe-t-il des fascistes anticapitalistes ?

«L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est totalement impossible.»
[Woody Allen]

À propos du commentaire #14

« SEULS les contribuables “participent” au financement de l’État. » Curieusement, lorsqu’il s’agit de la péréquation, il semble ne plus se souvenir de cette formule.

Dans une société juste, l’endettement ne devrait-il pas être supporté par ceux qui en ont les moyens, i.e. les mieux nantis (personnes et sociétés riches) et non par ceux qui ont perdu leur emploi. Notre savant économiste devrait réfléchir juste un peu avant de nous charrier son lot d’insignifiances habituelles.