Citation de la semaine : la surdité d’une ministre

C’est vendredi. Donc, c’est jour de ma «citation de la semaine». Ces citations, vous le savez, sont choisies pour ouvrir le débat à vos observations et vos analyses. Bienvenue chez-vous!

Cette semaine, elle nous vient courtoisie des directeurs de la santé publique du Québec.

Dans un communiqué émis jeudi, ces médecins ne sont pas tendres envers la «réforme» de l’aide sociale proposée par le gouvernement Marois. Cette «réforme», dans les faits, étant des compressions budgétaires qui, comme je l’expliquais ici, risquent d’affecter négativement certaines des personnes les plus fragiles et les plus pauvres de la société.

Des manifestations ont été tenues et de nombreuses analyses critiques ont été entendues et lues sur cette annonce faite de surcroît en catimini. Ce vendredi, débutait même une «occupation» des bureaux montréalais de la ministre responsable du dossier, Agnès Maltais.

Une pétition citoyenne postée sur le site web de l’Assemblée nationale réclamant l’abandon de ces compressions dépasse également les 11 000 signatures au moment de mettre sous presse.

En fait, depuis que Le Devoir rapportait la nouvelle à la une de son édition du 2 mars, la ministre Maltais ne cesse de se débattre comme un diable dans l’eau bénite pour tenter de justifier les coupures proposées.

Or, à chacune de ses sorties mal préparées, la ministre s’enfonce de plus en plus profondément dans ses propres contradictions.  Avec comme résultat que c’est maintenant au tour des directeurs de la santé publique de s’en mêler publiquement.

Craignant des effets néfastes supplémentaires sur la santé des prestataires visés, ils demandent clairement et simplement à la ministre de renoncer à ses coupures.

Je vous propose donc ces extraits de leur communiqué de presse en guise de ma citation de la semaine :

«Plus de 25 000 ménages québécois sont visés par le nouveau règlement. Selon les directeurs de santé publique, ces changements à l’aide sociale pourraient entraîner des effets négatifs sur la santé de milliers de familles, d’adultes et d’enfants en les appauvrissant davantage. (…)

La pauvreté est en effet associée au développement de nombreuses maladies chroniques, ainsi qu’à des problèmes de santé mentale et à des retards dans le développement des enfants. Par ailleurs, la pauvreté chez les jeunes peut avoir des effets sur leur santé qui se prolongent tout au long de leur vie.

De façon générale, l’espérance de vie est réduite chez les personnes les plus défavorisées : au Québec, huit années séparent l’espérance de vie des hommes les plus défavorisés des plus favorisés; chez les femmes, cet écart est de quatre années. Au Canada, par exemple, les taux de diabète et de maladies cardiaques sont deux fois plus importants parmi le groupe de la population le plus pauvre que parmi le groupe de la population le plus riche. Une position socioéconomique désavantageuse est aussi associée à moins d’années vécues en bonne santé.

La pauvreté engendre des coûts importants pour le système de santé. Selon une étude du MESS publiée en 2009, l’amélioration du revenu des plus pauvres permettrait de réduire les dépenses en santé du Québec de 1,7 milliard de dollars chaque année. Des études ont également démontré que les hospitalisations sont plus nombreuses chez les personnes à faible revenu, et que la durée d’hospitalisation augmente avec la diminution du revenu, ce qui entraîne des coûts importants pour le système de santé.»

La ministre et sa première ministre entendront-elles enfin raison?

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Ça vous inspire?

 

 

 

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Ça m’inspire que nos ministres ne peuvent rien changer, rien enlever ou ajouter, sans se faire presser par tous les lobbies, principalement, par ceux qui sont sur le BS de façon chronique tout en étant parfaitement disponibles et en santé. Un retour au travail suggéré ? Pas question !.

Ça m’inspire qu’un intervenant régulier sur ce blogue puisse n’émettre qu’un ramassis de préjugés sans faits avérés ni preuves à l’appui pour appuyer ce genre de clichés dignes d’un inculte pour insulter et attaquer les personnes les plus vulnérables de la société. Ceci alors que les plus grassement nantis se coulent douce dans les paradis fiscaux, ce qui les maintient dans cet état chronique en échange d’un salaire ou d’une allocation de crève-faim pendant que le coût de la vie augmente.

La pauvreté créé des problèmes psychologiques ou la création de ces problèmes dès l’enfance amène souvent à la pauvreté et à l’exclusion, à la perte gravissime d’estime de soi donc parmi les conséquences, l’absence de diplômes de CÉGEP, d’Université, incapacité de se présenter dans les centres d’emplois sans qualifications, affligés d’une confiance personnelle maladive même pour des emplois simples dans les services comme employé de magasin grande surface. Il faut avoir rencontré ou travaillé avec ces personnes pour comprendre parce qu’autrement l’incompréhension classique ou presque alimente les préjugés hostiles. Il y a les handicaps physiques qui envoient les personnes vers l’aide sociale en oubliant souvent l’état psychique qui en amènent plusieurs vers ce service de l’État. Dans ces personnes atteintes psychologiquement, des centaines et des centaines et plus sont toxicomanes, d’autres souffrent d’analphabétisme partiel, moyen ou complet, plusieurs milliers et plus se sentent méprisés, rejetés depuis l’enfance bien avant d’être insérés dans l’aide sociale. Plusieurs de ces personnes ont travaillés quelques mois ou années dans leur vie dans des emplois sans diplômes pour rencontrer la dépression et toutes ces suites. Parmi ces personnes, il y a en a qui ont faits de la prison très mauvais curriculum. Le parcours de combien de ces personnes s’est fait dans les engueulades et les insultes entre l’âge de 4 ans et 18 ans piégés par des familles dites effectivement dysfonctionnelles? Et pas seulement dans des familles monoparentales.

Le gouvernement Marois lance ces coupures en s’inspirant du modèle Thatcher en s’inspirant des gouvernements des 30 dernières années qui sont rejetés de plus en plus parce qu’ils sont complices de l’abri fiscal comme mode économique et contribution de fait à l’abstention électorale croissante en Occident. Ne serait de l’apport électoral de milliers d’étudiants pas a priori particulièrement péquistes, le gouvernement péquiste n’aurait pu être élu le 4 septembre. Sans les sièges de Sherbrooke et Saint François dont celui du ministre Hébert, sans la contribution des étudiants particulièrement de l’Université de Sherbrooke et d’un certain vote progressiste, le PQ serait où? Sans oublier la victoire de L.B.Blouin dans Laval des Rapides autre compté où les étudiants sont présents dans une course serrée à trois. 54 députés du PQ moins 3 cela fait 51 contre 50 députés libéraux!

Comment comprendre le PQ en concurrence avec deux partis proches O.N et QS au moins sur la question nationale dont la droite au parlement est déjà forte chez les libéraux et caquistes!

Mais…où sont nos « carrés rouges » lorsqu’on en a VRAIMENT besoin? Hein???

Pour remettre les finances de nos plus pauvres en ordre, Agnès n’a qu’à aller quêter l’argent manquant auprès de son collègue Pierre Duchesne (Ministre des carrés rouges!) qui a tout donné et même plus à ses étudiants en sciences molles pas de maths.

Et si le ministre en question est trop chiche et trop avare, elle sait qu’elle peut toujours s’adresser à la Première ministre qui est toujours de l’avis de la dernière personne à lui avoir parlé.

Et où sont nos mais libertairns quand on a besoin? Eux qui se vantent d’être les plus généreux en dons au même titre que les riches? Tout ça alors que cette « générosité » n’a visiblement pas aidé les gens dans le besoin, ni diminuer leur nombre.

Comment voulez-vous être « généreux » lorsque l’État opressif et tentaculaire mis en place par les gauchisto-interventionistes vous VOLE plus de la moitié de votre argent???

Bonjour,

Rien de nouveau sous le soleil. Le Parti Québécois est depuis toujours un parti de droite. Et ce, beaucoup plus à droite sur le plan social que le Parti Libéral du Québec dont l’apport de toutes les mesures sociales du Québec «sans exception ». Nos amis les nationalistes québécois qui entrèrent dans ce parti comme d’autres entrèrent en « religion » sont plutôt DUR DE LA FEUILLE ou bien comme dit cette expression consacrée soit : sourd d’une oreille tout en n’entendant absolument rien de l’autre. Et le tout en plus de l’aveuglement volontaire de nos péquistes mystifiés par un gros flaher à gauche comme des valises.

En effet, souvenons nous du début des années 1980 alors que Monsieur Bruno Viens était le président de nos péquistes de Montréal Centre et de cet invraisemblable congrès d’illuminés qui proposèrent RIEN DE MOINS que de faire la demande à l’Internationale Socialiste afin que ce regroupement de partis de gauche du Monde Entier « ACCEPTE UN PARTI DE DROITE DANS SES RANGS ». Voilà dans quelle ambiance et dérision baignait cette demande farfelue de nos nationalistes auprès des vrais socialistes et des citoyens le moindrement politisés. Imaginons un seul instant un parti d’ultra nationalistes qui fait la demande officielle pour adhérer à un mouvement Planétaire de gauche dont le Siège Social était bien sûr à Paris.

En outre, la réponse de l’Internationale Socialiste ne se fit pas du tout attendre suite à cette pantalonnade échevelée. Avec la « totale unanimité », tous les membres sans une seule exception votèrent « comme un seul homme » contre cette dérisoire demande en plus d’être tout à fait NIAISE car nos péquistes venaient en plus de couper drastiquement 20 % des salaires de la Fonction Publique du Québec….. Ainsi, dans un communiqué de presse tout à fait poli dans sa réserve, l’Internationale Socialiste exprima son REFUS OFFICIEL à notre gang de péquistes confus comme toujours que malheureusement : LEUR VERNIS SOCIAL DÉMOCRATE ÉTAIT BEAUCOUP TROP MINCE . Et nous étions au tout début des années 1980.

Par ailleurs, tout à fait indignée par ce refus de l’Internationale Socialiste et de Tonton en plus, Madame Louise Beaudoin monta illico aux barricades en envoyant une lettre de protestation pour démontrer son indignation à Monsieur François Mitterand ainsi qu’à l’Internationale Socialiste en déchirant bien sûr sa chemise comme « savent si bien faire nos nationalistes du Québec ». Alors que le journaliste de Radio Canada en poste à Paris à cette époque prit la peine de rencontrer Tonton en lui planquant le microphone sous le nez et devant la caméra : Qu’avez vous à dire à Madame Louise Beaudoin et aux nationalistes québécois pour justifier votre refus ? Et Monsieur François Mitterand avec son flegme si particulier répondit de façon laconique soit : Madame Beaudoin, le nationalisme et le socialisme sont AUX DEUX ANTIPODES sur l’échiquier politique…….. Et voilà que tout était dit dans sa brièveté à la française.

Finalement, il faut avoir tout un front de beu comme Madame Agnès Maltais qui représente un tel quartier ouvrier avec autant de misère humaine au grand jour. Mais n’oublions jamais que la madame est une péquiste et qu’une péquiste est depuis toujours de droite, même en faisant semblant de ne pas le savoir tout comme nos chers amis nationalistes qui sont des GREFFONS de cette talle qui carbure à droite tout en clignotant toujours à gauche pour attraper les « poissons ». Toutefois, la pêche devient de jours en jours plus rachitique, n’est ce pas ? Au plaisir, John Bull.

M. Bull a le don de me défriser très fréquemment. 🙁 Cela dit, cette fois-ci, je suis pleinement d’accord avec son commentaire. Le PQ, depuis son deuxième mandat, se comporte comme un parti de droite. Très décevant.

De plus, depuis son retour au pouvoir, le gouvernement Marois n’en rate pas une. Ça a commencé par la rétroactivité surprise, prétendument annoncée au cours de la campagne électorale, pour remettre ça avec une attaque contre les plus démunis. Comment peut-on croire qu’une personne de 55 ans et plus pourrait trouver un emploi, ailleurs que chez WallMart, alors qu’une personne âgée de 40 ans est souvent jugée trop vieille pour valoir la peine d’être formée.

Ce gouvernement\parti me sidère.

Je vais voter encore pour Québec solidaire, malgré quelques réserves.

Le Devoir de ce matin (13 AVRIL 2013) nous présente un excellent article sur l’opinion de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économiequi dit : – L’austérité, quelle idée toxique! (http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique)

Il déclare notamment : «Ce qui est stupéfiant, c’est qu’autant de dirigeants politiques continuent malgré tout d’appuyer ces politiques [d’austérité] discréditées, même si des voix aussi conservatrices que le FMI leur disent aujourd’hui que leur austérité est dangereuse et qu’il faut s’occuper de toute urgence de stimuler l’économie. C’est comme si les gouvernements avaient cessé d’écouter. »

À lire ….

«Il est fréquent qu’un homme évite de se poser les questions qui comptent vraiment, pour ne retenir que les réponses qui lui plaisent.»
[François Barcelo]

« Ceux qui dénigrent les sans-emplois et invalides comme étant des parasites ne comprennent ni l’économie ni le parasitisme.
Un parasite efficace, est un parasite qui non seulement passera inaperçue auprès de son hôte, mais laissera son hôte vaquer à ses occupations sans apparaitre comme un fardeau. Ceci, est aussi la règle d’or dans une société capitaliste. » -Jason Read

Au moment ou on annonce des coupures pour les plus démunis, on annonce l’achat d’un condo par la première ministre de 2.5 millions dans un secteur de la ville, ou il y a un grand nombre de ces démunis. Il ne faut pas oublier que le politique, la classe des parvenus est celle qui a établis les programmes d’aide social, non pas par grandeur d’âme vis a vis des démunis mais comme une police d’assurance pour protéger les mieux nantis contre une population appauvris qui pourrais se révolter a force de vivre dans des conditions dégradantes. Il n’y a rien de mieux pour l’égo d’un ou d’une parvenu de s’établir dans un milieu défavorisé en riche désintéressé. Pour se sentir riche , il faut côtoyer les pauvres . Quand a la ministre Maltais
c’est un cas désespéré, une sorte de Pauline plus maladroite en d’autres mots une (Maltais a droite).

Moi le PQ a la sauce Marois ne m’inspire pas du tout . Le couple Marois -Maltais est assez rigolo même si les répercussions ne le sont pas évidemment . Par contre , après leur mandat au gouvernement ces deux personnes pourraient donner des conférences sur ce qu’il NE FAUT PAS FAIRE en politique si ont veut demeurer au pouvoir . Ou quelque chose du genre . S’en prendre au plus démunis alors que ce gouvernement recule a chaques fois que les bien nantis et les arrivistes du Québec Inc. lui font les gros yeux c’est aberrant . Et dire qu’il y’a de bons péquistes sur ce blogue pour défendre ce simulacre de gouvernement social-démocrate !

Et dire que j’ai voté pour ÇA !!!

Bonjour,

Encore une fois, afin que nos amis les nationalistes québécois comprennent une fois pour toutes, le Parti Québécois est depuis toujours un parti de droite tout en ayant qu’un seule flasher soit celui de gauche qui clignote constamment . Afin de mystifier BEN RAIDE toute la gang des péquistes, ces ultra nationalistes québécois avec une poignée dans le dos. Et pourtant, Madame Agnès Maltais se fait élire élections après élections dans un quartier pauvre comme la gale et nationaliste au trognon. Car en plus d’être sourde de l’oreille gauche, cette Ministre n’entend pas de l’Autre en ayant perdu l’OUÏE lors des grandes MANIFESTATIONS BLEUES des nationalistes québécois pour la construction de l’AMPHITHÉÂTRE afin que les Pure Laine puissent s’exciter le poil des jambes avec de furieuses batailles et escarmouches sur les bords de la Transcanadienne les « soirs de game » comme disent nos nationalistes en région.

En n’oubliant jamais que couper chez les plus démunis, ce rôle dans bien des vieux films, nos amis péquistes l’ont toujours joué. Pauvres nationalistes dont certains ont cette confusion chez nos péquistes de se faire des « accraires » en se croyant à gauche…… Imaginons maintenant et tristement c’est quoi la droite avec eux Autres….. ? Au plaisir, John Bull.

Ma famille a connu l’aide sociale. Malgré cela, nous avons fait des cours universitaires. Nous avons travaillé d’arrache-pied, sept jours par semaine. Nous avons fait des sacrifices. L’instruction n’était pas gratuite à l’époque.

Savez-vous quoi, je me suis toujours considéré chanceux d’avoir un diplôme universitaire, malgré les sacrifices que j’ai dû endurer.

La vrai richesse, ce n’est pas dans la possession de l’argent, le jugement des autres et la diffamation contre les pauvres.

La vrai richesse, c’est ce que nous avons dans notre tête entre les deux oreilles comme notre intelligence, notre perspicacité, notre courage, notre ténacité qui nous permettent d’aller plus loin dans la vie. Et pour ça, nous sommes chanceux. Il faut dire merci.