Citation de la semaine : le latin des Canadiens anglais

Ce livre de Scott Reid publié en 1993 décrivait déjà «la vie et la mort du rêve d'un Canada bilingue»...
Ce livre de Scott Reid publié en 1993 décrivait déjà «la vie et la mort du rêve d’un Canada bilingue»…

Comme à tous les vendredis, c’est jour de ma «citation de la semaine».

Cette semaine, on parle bilinguisme français-anglais. Ou, plus précisément, de sa disparition graduelle chez les Canadiens anglais hors Québec.

Pendant ce temps, au Québec – contrairement à la perception ambiante et 36 ans après l’adoption de la Loi 101 -, la connaissance de l’anglais continue de progresser chez les francophones. Tout particulièrement, chez les jeunes adultes.

Le tout confirme une tendance observée depuis longtemps:  les francophones du Québec forment la majorité territoriale de très loin la plus «bilingue» du Canada et du continent.

À l’opposé, dans le Rest of Canada (ROC), alors que les Franco-Canadiens sont massivement bilingues, chez les Canadiens dont l’anglais est la première langue parlée, toutes origines confondues, la connaissance du français est de plus en plus une vue de l’esprit.

Une étude de Statistique Canada rendue publique ce mardi en trace crûment le portrait.

***

Si les auteurs de l’étude insistent en partie sur l’effet qu’aurair l’immigration sur l’état lamentable de la connaissance du français dans le ROC, le fait demeure que chez les anglophones – et tout particulièrement les plus jeunes – le français prend de plus en plus les traits d’une langue en voie de disparition :

«En 1996, 15% des jeunes anglophones (du ROC) âgés de 15 à 19 ans pouvaient soutenir une conversation en français. Cette proportion est aujourd’hui de 11%

On observe aussi que parmi ceux-ci, plusieurs «n’arrivent pas à maintenir leur bilinguisme au fur et à mesure qu’ils avancent en âge. Ainsi, la moitié des jeunes anglophones qui se disaient bilingues en 1996 ne l’étaient plus en 2011 (ils sont maintenant dans la classe des 30-34 ans).»

Déjà que la proportion de jeunes Anglo-Canadiens disant pouvoir soutenir une conversation en français était minime en 1996 – et ce, malgré presque trente ans de bilinguisme officiel au pallier fédéral -, aujourd’hui, à 11%, on mesure à quel point hors Québec et des communautés franco-canadiennes où le courage de lutter pour sa langue subsiste, le français y est une langue de culture et de communication dont l’importance est de plus en plus négligeable.

Dans cette ‘étude, on parle certes en termes plus pudiques de «baisse de l’exposition au français chez les élèves anglophones à l’extérieur du Québec» et de «perte de rétention du français». Mais le phénomène est le même.

En fait, à travers le ROC, cette «baisse d’exposition» au français, hors des communautés franco-canadiennes, elle se vit quotidiennement et à tous les âges. Pendant ce temps, les langues secondes et tierces comprennent de plus en plus le mandarin, l’espagnol, l’allemand, le tagalog, etc..

Et lorsqu’une langue cesse de servir, ou presque, dans l’espace public, elle se meurt lentement, mais sûrement.

Bref, le français est en voie de devenir le latin des Canadiens anglais hors Québec – une langue en voie d’extinction. Le français, bientôt une langue morte pour la plupart des Canadiens anglais du ROC.

***

Le grand rêve d’un Canada bilingue a mari usque ad mare – dont le géniteur fut un certain Pierre Trudeau – était un leurre dès ses premiers balbutiements. Aujourd’hui, la pierre tombale est déjà réservée.

Visant à renforcer l’identité canadienne des Québécois pour mieux combattre la montée du nationalisme, la politique de bilinguisme officiel aura en même temps lamentablement échoué à renforcer le français hors Québec:

«Globalement, les francophones du pays ont un taux de bilinguisme de 44 %, comparativement à 8 % pour les anglophones

On le voit clairement, le fossé est monumental.

***

Au Québec, on le sait également, c’est tout à fait le contraire pour l’anglais.

Selon l’étude, depuis 1961, «seul le Québec a été caractérisé par une progression relativement soutenue à chaque période entre 1961 et 2011».

Même qu’au Québec, «le taux de croissance de la population bilingue a toujours été supérieur à celui de l’ensemble de la population».

Aujourd’hui, c’est au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick que 86% de la population bilingue du pays réside. Le taux élevé de bilinguisme chez les francophones minoritaires (et majoritaires au Québec) y est évidemment pour beaucoup. Tout comme celui des Anglo-Québécois – leur taux de bilinguisme était de 67,8% en 2011 -, ce qui veut dire que même 35 ans après l’adoption de la Loi 101, près d’un Anglo-Québécois sur trois ne peut toujours pas soutenir une conversation en français.

Comparativement, le taux de bilinguisme chez les francophones hors Québec est de 87%.

Récapitulons:

– pendant que le français recule de manière générale dans la grande région de Montréal et sur l’Île, le bilinguisme chez les jeunes Anglo-Québécois demeure élevé, mais a néanmoins diminué de 3 points depuis 2001;

–  la connaissance de l’anglais chez les francophones, quant à elle, continue de progresser. Leur taux global de bilinguisme, toutes régions et toutes tranches d’âge confondues, frôlant les 40%;

– chez les immigrants, ils sont même 51% à dire connaître le français et l’anglais.

C’est toutefois entre 20 et 30 ans que la connaissance de l’anglais chez les francophones atteint des sommets. Statistique Canada note même que cette connaissance se maintient dans les années subséquentes.

Comme le rappelle ici le mathématicien Charles Castonguay :

«(…) parmi les 20-29 ans au Québec en 2011, 78% des anglophones se déclaraient bilingues, comparé à 57% des francophones. Dans la région de Montréal, l’écart se rétrécit encore plus, à 80 et 70% respectivement. Dans l’île, c’est 78 et 79%.

Ces jeunes francophones montréalais seraient donc rendus un tantinet plus bilingues que les anglophones – dont on chante sur tous les toits le degré de bilinguisme! Ils n’ont pourtant reçu ni l’anglais dès la première année ni l’anglais exclusif. L’enseignement normal de l’anglais paraît avoir fonctionné assez bien merci.»

En entrevue, M Castonguay rappelle également ceci:

«En 2001, le taux de bilinguisme chez les jeunes adultes anglophones âgés de 20-29 ans au Québec était de 81%. Autrement dit, dans ce groupe d’âge aussi, on constate une recul de 3 points de pourcentage dans le bilinguisme des jeunes adultes anglo-québécois entre 2001 et 2011. Bref, le recul du bilinguisme que l’on constate chez les jeunes anglophones dans le ROC se retrouve aussi au Québec. À un moindre degré, bien évidemment, mais compte tenu du statut – du moins théorique – du français au Québec, ce recul n’en est pas moins remarquable».

***

Bref, lorsqu’on vous entendrez dire qu’au Québec, on «prive» les francophones d’«apprendre» l’anglais, vous saurez que c’est une véritable légende urbaine entretenue parfois par ignorance et parfois, à des fins politiques.

Avec des taux aussi élevés de connaissance de l’anglais chez les francophones du Québec, vous vous demanderez peut-être pourquoi nos gouvernements s’acharnent tant à vendre aux Québécois l’enseignement de l’anglais dès la première année; l’anglais intensif en 6e année; le cégep et l’université en anglais, etc…

Excellente question.

Charles Castonguay
Charles Castonguay

Ce qui nous amène à la citation de la semaine. Charles Castonguay est professeur de mathématiques à la retraite de l’Université d’Ottawa, un expert reconnu dans le suivi des données de recensement sur la langue et lui-même de langue maternelle anglaise.

Face au paradoxe kafkaïen voulant que plus la connaissance de l’anglais progresse au Québec, plus les gouvernements cherchent à en décupler l’enseignement, M. Castonguay fait cette observation cinglante à propos de la situation linguistique au Québec:

«Le bilinguisme précoce, non pas comme choix personnel, mais comme projet de société. Décidé en catimini. Sans débat public.»

Puis, il pose cette question :

«Ces mesures qui déboulent depuis 2003 – anglais dès la 1ère année, anglais exclusif en 6e, aisance en anglais pour tous à la fin du secondaire – n’exaltent-elles pas à outrance le statut de l’anglais à l’école française? S’agit-il d’enseigner l’anglais ou bien de promouvoir l’anglicisation?»

Qu’en pensez-vous?

Laisser un commentaire

Il faut reconnaître qu’à cette question :«S’agit-il d’enseigner l’anglais ou bien de promouvoir l’anglicisation?», nous devons répondre : les deux.

Alors devons-nous cesser l’apprantissage de l’anglais ? Non bien sûr. Mais nous devons en toute urgence veiller à ce que l’anglicisation du Québec cesse. Comment ?

La question est vaste et les réponses encore plus nombreuses. Mais si seulement on rendait l’usage innaproprié de l’anglais mois spontané, voir facile. Par exemple à certaines émissions de variétés de la télé radio-canadienne frncophone, on entend certains soirs, presqu’exclusivement des chansons anglophones, chantées par des artistes francophones. Je trouve cela inadmissible et reflète bien une mentalité de colonisé et d’assimilé.

Les pouvoirs et les exigences de la Loi 101 devraient également être élargis et renforcés. Les raisons sociales uniquement anglophones devraient être complètement défendues. Le monde du travail et de l’immigration devraient également être visés.

La clause nonobstant de la constitution devrait être systématiquement évoquée. Pourquoi avoir crainte d’utiliser un outil prévu par les fédéralistes eux-mêmes ?

«Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.»
[Jean-Jacques Rousseau]

DISTINCTION IMPORTANTE entre français institutionnel PUBLIC et « polyglotie » (?) individuelle PRIVÉE

Quant aux individus qui acceptent de vivre au Québec, ils sont libres de maîtriser autant de langues que leur cerveau et leurs ambitions internationales le permettent à la condition que le français y soit PRIORITAIRE sur toute autre langue après quelques années d’intégration des nouveaux arrivants dont l’information préalable & la sélection devra être renforcée en faveur du français. C’est à prendre ou à laisser! Il faut que dorénavant, tous les documents et les discours publics du gouvernement québécois et de ses ministères soient prononcés exclusivement en français… avec traduction simultanée si le nombre d’auditeurs et/ou de demandeurs le justifie.

NON au financement public des autres langues que le français, la seule langue officielle du Québec. Toute demande de services dans une autre langue que le français devra être strictement justifiée, payée par les demandeurs, révisée chaque année dans les communications orales et écrites aux citoyens allophones ou anglophones et systématiquement refusée après 5 ans de vie au Québec. Vigilance oblige par l’OQLF sur les répondeurs automatiques de téléphones, les médias sociaux comme « Le Livre des Visages, alias FACEBOOK, les réceptionnistes de tous les services gouvernementaux, publics et parapublics, toutes les écoles publiques et privées subventionnées de la maternelle à l’université.

Un Québécois, anglophone ou francophone de naissance, quand il devient bilingue, est mieux outillé dans la vie, au Québec, qu’un Québécois unilingue, même si le Québec se considère uniquement francophone.

Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade, n’est-ce pas M. Bousquet. On pourrait aussi pousser pour devenir trilingue ou polyglotte quant à y être.

«La vie a besoin d’illusions, c’est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités.»
[Friedrich Nietzsche]

Vous avez parfaitement raison bien que certains esprits étroits et dépassés veuillent, encore au XXIe siècle, nous cadenasser dans leur morale à une seule langue qui relève d’un autre âge depuis longtemps révolu.

Désolé mais je ne crois pas que les deux-tiers des Anglos-Québécois sont bilingues

Ces données, de Stats Can, sont auto-déclaratoires. Il n’y a aucune vérification. Or, les Anglos, contrairement aux Francos, gonflent leur niveau de bilinguisme. Ainsi, un avocat, qui peut parler en français avec son voisin, va se déclarer bilingue. Mais peut-il plaide en français?

Et que dire du maire actuel, véritable honte. Il est incapable de dire ma campagne électorale (il dit mon campagne). Un politicien qui ne sait pas que le mot campagne est féminin ne peut pas être considéré bilingue

« Et que dire du maire actuel, véritable honte. Il est incapable de dire ma campagne électorale (il dit mon campagne). Un politicien qui ne sait pas que le mot campagne est féminin ne peut pas être considéré bilingue » (sic)

S’il fallait faire passer des tests de bon parler français à toute personne qui s’exprime publiquement, ce serait le silence total au Québec.

Je n’ai pas honte du tout lorsque j’entends le maire actuel de Montréal s’exprimer en Français surtout que celui de Laval, lui, s’exprimait pourtant si bien en Français…

La langue officielle du Québec est le FRANÇAIS. L’usage d’une langue commune dans tout pays est essentiel à sa cohésion sociale; la langue commune du Rocanada est l’anglais. Tant que le Québec sera « The Province of Kwibek – « provincia » en latin signifiant « pays pour les vaincus » -, tant que son peuple et son territoire sera sous la domination politique d’une autre nation, d’abord british puis léguée au Rocanada en 1982, la langue française a comme destin celui de Sisyphe.

Le bilinguisme anglais-français dans le Rocanada est une chimère de PET miroitée au yeux des canadiens-franças visant à faciliter la réalisation du projet de Lord Durham: l’assimilation des francophones québécois et la disparition de leur identité nationale.
Voir http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/Rbritannique_Durham.htm

J’ai déménagé à Montréal en 2008, de l’Ontario, pour réaliser un rêve. Pour la première fois dans ma vie, je vivrais en français ! Je suis anglophone, d’une ville résolument anglo. J’ai adoré le français dès le début de mes études dans cette langue, à l’âge de 10 ans. Enfin, à l’âge de 45 ans (!), après des années et des années de cours de nuit, cours à l’Alliance Française, cours au niveau universitaire, je me suis dit, Bon, mon français est finalement à un niveau où je peux vivre au Québec !

C’est une longue introduction pour dire qu’un Québec français est un véritable trésor. Et j’ai peur que l’idée de faire en sorte que tous les Québécois soient bilingues aura comme effet de créer un Québec anglais. Le bilinguisme, c’est bon, mais je suis parfois découragé de découvrir qu’ìl peut être tellement difficile de parler français à Montréal. Dès que les gens savent que je suis anglo, ils passent en anglais ! Mais je préfère parler français, merci !

Une suggestion, toute respectueuse, pour mes ami(e)s québécois(es): une leçon que les Québécois pourrait apprendre des Français est de toujours privilégier la langue française. J’ai constaté que les Français, meme bilingues, sont rarement enthousiastes de parler anglais. Pour un pauvre anglo comme moi qui cherche à améliorer mon français, c’est comme un cadeau quand quelqu’un m’engage dans une conversation en français. Donc, les Québécois, bien sûr, si vous voulez être bilingues, c’est correct; mais, s’il vous plait, ne lâchent jamais votre resolution de vivre au Québec en français. Même à Montréal.

Il faut faire une distinction entre parler une langue et utiliser une langue pour s’exprimer! Les Américains ne parlent pas nécessairement l’anglais, ils utilisent l’anglais ou l’espagnol ou tout autre langues pour s’exprimer dans différentes circonstances. Évidemment plusieurs citoyens ont la possibilité d’utiliser une deux ou même trois langues pour s’exprimer. certain ont une connaissance plus élaboré que d’autres dans l’utilisation d’une des langues qu’ils utilisent pour s’exprimer. Il y a une différence entre l’anglais utilisé par le lecteur de nouvelles à CBS et le travailleur des champs de coton de l’Alabama. Ceci s’applique aussi au Québec, la majorité des Québécois utilisent la langue française pour s’exprimer mais ne parle pas nécessairement le Français et ici je ne parle de l’accent. J’ai passé beaucoup de temps en Suède dans une petite ville du sud (Lund) et la majorité des gens parlent le Suédois et peuvent aussi utiliser l’anglais pour converser avec les non habitants, mais le visage de la ville est entièrement Suédois, les commerces affichent seulement en Suédois, les panneaux routiers sont seulement en Suédois,. En définitive certaine personnes possède dans leur manche certains outils pour évoluer dans différents environnements, la possibilité d’utiliser une deux ou trois langues en est un. C’est à une société qui comprend comme citoyens des individus qui majoritairement utilisent une langue pour s’exprimer, à imposer un visage de cette société qui reflète cette langue au Québec c’est le Français. A un Américain qui me demandais si le Français parlé au Québec était différent de celui parlé en France (avec un petit air moqueur), je lui répondu que je parlais Français comme un Américain parle l’Anglais.

M. Sweet, vous avez un nom prédestiné à l’exception qui confirme la règle. Bravo!

Sauf exception, partout dans le monde où l’anglo se présente il impose tout naturellement son idiome à ses interlocuteurs; idem pour le franco-québécois qui au Québec s’adressera d’abord en anglais à tous ceux qui de visu et/ou d’oreilles lui paraissent venir d’ailleurs. C’est la triste réalité du conquis ancré dans la servitude craignant de se libérer de ses chaînes lui procurant un faux sentiment de sécurité. Devinez maintenant lorsqu’ils sont à l’étranger dans quelle langue les Québécois voyagent, poser la question est y répondre.

L’argent parle. L’argent c’est le pouvoir. S’il y a tellement de francophones bilingues ce n’est pas parce que nous sommes plus intelligents, plus ouverts. C’est que nous sommes dominés économiquement. Nous sommes en état d’infériorité économique. Ceci expliquant cela. Ça n’est pas sorcier.

Cela dit, je suis le plus heureux des hommes d’avoir été obligé d’apprendre l’anglais. J’apprécie sans réserve cette connaissance de l’anglais. Cela m’a permis de lire en anglais des livres autrement inabordable$, voir inexistants en français.

Malheureusement pour les anglophones, ils ne sont pas obligés d’apprendre le français pour manger tous les jours. Même au Québec un anglophone peut travailler en anglais uniquement. Voilà la triste réalité des choses.

Nous sommes dominés, nous devons donc passer sous les fourches Caudines du maître. C’est bien écoeurant. 🙁

A vivre le peu d’utilisation du français dans la place publique parmi les francophones hors-Québec (e.g. médias sociaux, tribunes web, « courriers de lecteur », etc), j’ai souvent cette impression que votre citation de la semaine s’applique également à ses francophones. L’ example ainsi démontré envers nos nouveaux arrivants, la prochaine génération et nos cousins québécois devrait avoir de quoi les inquiéter… Merci à votre média québécois pour porter attention en ces temps de questionnement linguistique!

Nous sommes en pleine période de « rozonisme », i.e. d’anglicisation galopante. J’en suis consternée chaque jour. Les Québécois ont baissé les bras, semble-t-il. Il faut voir à quel point la chanson française recule au profit de la chanson anglaise et ce, chez les chanteurs francophones. La place de la culture française recule chez-nous. Les artistes qui y tiennent doivent se battre pour la faire prévaloir. Et qu’en est-il des auditeurs? Dans les événements, ils réclament de plus en plus d’anglais. Je me reconnais de moins en moins chez mes compatriotes, je me sens de moins en moins chez-moi chez-nous. L’image publique que nous donnons est de plus en plus celle de nos voisins. Uniformisation enfin! diront certains. Je le déplore ardemment.

Être différent demande du courage, une capacité d’affronter les vents contraires et j’ai l’impression que la volonté n’y est plus. Même la France trouve que sa langue n’attire plus suffisamment et abandonne le combat au profit de l’anglais. C’est dire à quel point nous sommes seuls. Nous, francophones, nous désertons nous-mêmes.

Le français est aussi une langue internationale. Dans les échanges entre les nations, les communications dans la langue de Molière sont d’usage courant dans nombre d’institutions et organismes internationaux, cela hormis les faits que vingt-neuf États dans le monde ont le français comme langue officielle et que partout le nombre de locuteurs du français et de francophiles ne cesse de croître.

En raison de son parcours historique singulier, le Québec est le seul de tous les États francophones souffrant du syndrome du «fatalisme totalitaire» face à «l’attractivité» de l’anglais. Le peuple québécois est le seul peuple francophone à avoir en son sein une frange finie «d’anglophiles» qui au détriment du français glorifient l’usage de la langue du conquérant chez leurs p’tits bébés et animaux domestiques. Doit-on alors être étonné de la citation de M. Castonguay ? – «Le bilinguisme précoce, non pas comme choix personnel, mais comme projet de société. Décidé en catimini. Sans débat public.» –

Au Québec les héritiers de Lord Durham n’auront de cesse de se reproduire et proliférer tant que les Québécois(es) se soumettront au carcan colonial constitutionnel rocanadian. Tant que collectivement nous refuserons d’élargir nos horizons sur le monde et ne participerons pas à part entière aux tables internationales du concert des nations, à l’égal de tous les peuples affranchis, la lutte acharnée contre les adeptes de l‘assimilation perdurera au Québec de génération en génération.

J’ai assisté il y deux semaines environs à un mini-colloque à l’Höpital Ste-Justine de Montréal qui portait sur STB. TOUT, TOUT s’est fait exclusivement en anglais. Comme si le français n’était pas en mesure de parler de science.

Quel malheur ! Quelle tristesse.

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Il est malhonnête de reprocher au maire Applebaum la qualité de son français parlé. Si les Québécois étaient moins aplavantristes devant les anglophones, comme l’a si bien souligné M. Sweet, ces derniers parleraient français plus souvent et prendraient du poil de la bête.

Même ici, à Aylmer, mes concitoyens s’évertuaient à parler anglais à ma femme, Péruvienne, parce que pour eux, si on est pas francophone de naissance ont parle forcément anglais.

Ça va mal à shop! C’est moi qui vous le dit.

Monsieur Gingras, je pense exactement le contraire. Ce qu’on entend, ce sont des francophones qui reprochent à Pauline Marois, Louise Harel ou d’autres la qualité de leur anglais. Ils en sont gênés. Mais ils trouvent fantastique le français massacré d’Applebaum. Pourtant, ce dernier est élu depuis plusieurs mandats dans une ville où le travail doit se passer, en principe, en français. A-t-on idée de posséder aussi peu sa langue de travail après autant d’années? Alors que Marois, Harel et d’autres travaillent en français, et parlent anglais à l’occasion seulement. On ne peut leur reprocher décemment la qualité de leur anglais parlé, alors qu’on ne se gêne pas pour le faire abondamment. Deux poids deux mesures. On exige toujours davantage des francophones qu’ils maîtrisent l’anglais.

Gilbert Rozon en est l’exemple parfait. Il vit et travaille dans la ville qui compte probablement le plus de personnes bilingues, mais se plaint que les francophones ne parlent pas suffisamment l’anglais. Il n’arrive pas à combler les besoins de son entreprise, semble-t-il. Alors il plaide pour le bilinguisme accru des francophones. Pourtant, il devrait pouvoir combler ses besoins par des anglophones ou allophones bilingues (parlant français et anglais). Mais il semble que ce ne soit pas le cas. Peu importe, il ne met pas de pression, n’exige rien de leur part. Ce sont les francophones qui devraient maîtriser l’anglais, selon lui.

La société québécoise est d’accord avec lui dans son ensemble. C’est pourquoi je parle du phénomène du « rozonisme » qui est un véritable cancer en train de ronger notre société.

Vous avez tout à fait raison au sujet de M. Rozon. Qu’il engage des Québécois anglophones bilingues. Ça doit se trouver, surtout à Montréal.

Je comprends que M. Rozon fait énormément d’affaires à l’extérieur du Québec s’il a besoin de personnel qui maîtrise la langue anglaise. On a pas besoin de maîtriser l’anglais pour travailler au Québec si les affaires sont québéco-québécoises. Me trompe-je? 🙂

Si parmi les clients québécois de M. Rozon il y a des anglophones unilingues, je soupçonne que cela existe, il doit y avoir dans son personnel des employés bilingues capables de dialoguer avec un anglophone unilingue.

Si M. Applebaum ne maîtrise pas encore le français c’est que les francophones qui l’ont entouré pendant toutes ces années se sont bien gardés de lui parler français et encore moins de le corriger. L’eau trouve toujours la faille où s’engouffrer et M. Applebaum s’est faufilé dans cette faille car les Québécois francophones ont trahit la cause du français au Québec.

Je m’adresse toujours en français en premier à des inconnus. Si ils ne comprennent pas le français, je switch à l’anglais comme on dit dans le milieu ferroviaire. 🙂 Mais toujours le français d’abord.

Pour ce qui est de nos politiciens qui ne maîtrisent pas l’anglais, cela est parfaitement compréhensible étant donné le peu de contacts qu’ils ont avec cette culture. Une langue ne s’apprend pas en criant ciseau, et on perd l’acquis si on ne pratique pas quotidiennement cet acquis. J’ai vécu ce phénomène au bureau à Ottawa. En quelques semaines uniquement, la perte de l’acquis par les anglophones était manifeste et pénible à constater. J’étais un des rares, rarissimes à parler français aux anglophones de retour de l’école de langue. Après un certain temps, ils me priaient de ne plus leur parler français car ils ne comprenaient plus rien.

Maintenir l’acquis demande un effort constant. Même moi, qui ai pourtant parlé anglais cinq jours semaine pendant 36 ans, lorsque je dois parler anglais je cherche mes mots. Je n’ai aucune difficulté à le comprendre, le lire, mais parler est une autre affaire. Au bout d’un certain temps, heures, je retrouve mon vocabulaire et ça va.

Nous sommes nos pires ennemis. Par lâcheté, paresse. Car parler français avec un anglophone exige un effort constant. Il faut ralentir le débit, bien articuler, choisir ses mots, souvent employer une périphrase. Non, ça n’est pas facile, mais c’est le prix à payer pour défendre notre langue ici.

Je crois avoir dit l’essentiel. 🙂

Bonjour,

Bien sûr, en tant que Canadien intervenant sur un blogue envahi par beaucoup de nationalistes québécois, il faut à tout prix mettre des « gants blancs quitte à en perdre son mordant » devant les grands cris d’orfraies poussés par des alouettes en colère. Car il est de plus en plus difficile de jaser à bâtons rompus avec un péquiste qui a encore de l’allure. Où sont ils ces vieux péquistes des neiges d’antan car maintenant nous devons avoir affaire à de vrais gripettes qui pognent tout de suite le mors au dent dans le joual de la province ?

En effet, quelle sujet épineux et sulfureux que d’avoir à traiter du recul ou non de la langue française au Québec ? Ou bien de l’avancée de la langue anglaise si ce n’est que du bilinguisme tant honni par certains péquistes à la peau courte. Avec le fort taux d’analphabètes au Québec qui se situerait en haut des 55 %, un texte lumineux de mon ami Pierre Foglia il y a quelques années me renversa. Car ayant pris cette charge d’écrire un texte des plus minimalistes, ce qui n’est pas du tout son genre, le vieux bougre au vélo mauve titrait ceci : 55 % des québécois ne peuvent dégager un sens en lisant ce texte et en conclure par la compréhension.

En outre, combien de fois n’a t’on pas entendu cette remarque qu’ici au Québec, la très grande majorité de la populace n’écrit ni ne parle ni l’UNE ni l’AUTRE des deux langues officielles. Que Monsieur Charles Castonguay en vrai nationaliste de toujours se permet de faire passer « les nationalistes québécois pour des chiens savants » , et bien cela dépasse les bornes de l’entendement. Comment parler de la grandeur du bilinguisme québécois lorsque les experts se concertent pour affirmer que seulement un faible pourcentage des québécois peuvent écrire et parler la langue française avec un vocabulaire des plus minimalistes. Et que tout d’un coup, comme un hymne à la joie nationale, voici notre gang de québécois et de péquistes propulsés non pas comme jadis « porteurs d’eau » mais plutôt les porteurs du grand SAVOIR en fait de bilinguisme au Canada.

De plus, comment peut on s’imaginer qu’un linguiste et professeur de littérature qu’était Feu Georges Dor affirmait dans un de ses essais que des nationalistes québécois qui « s’auto proclament les défenseurs de la langue française au Canada » ne s’expriment qu’avec plus ou moins quatre à cinq mots dans la quotidienneté ? Comment s’imaginer que des québécois soient bilingues lorsque nous sommes conscients des différentes variétés de JOUAL qui frappent les régions du Québec en passant par le ( CHIAC, le CHAOUIN, le MAGOUA ET LE MENEU-MENEU de la région montréalaise en banlieue ). Tout en répondant dans un questionnaire en se DISANT BILINGUE ? Certains nationalistes qui ne détestent pas les remises en question auraient intérêt à lire certains essais de Georges Dor, soit Anna braillé ène shot ou cet enseignant en littérature affirmait haut et fort que 80 % des nationalistes québécois dans son temps mourraient avant d’avoir dit « JE » de toute leur vie en disant « CHU ». Feu Georges Dor écrivit aussi « Ta mé tu là et CHU BEN COMME CHU ».

En terminant, tout en ayant longtemps hésité à répondre sur ce billet, en voulant tellement respecter les « balises de la rectitude » que tu perds l’essentiel à dire, je suis totalement sceptique de la façon dont ce sondage sur le bilinguisme se déroula. Avec ce vieil « alarmiste nationaliste de toujours » , soit Monsieur Charles Castonguay, de fortes réfutations risquent d’advenir de bien des experts. Comment concilier le fait qu’il y a autant d’analphabétisme au Québec dans la langue maternelle et affirmer qu’un grand pourcentage d’entre EUX sont bilingues ma FOI. Sacrebleu, c’est à y perdre son LATIN ? Alors que la version du Grand Robert et du Collins comprend 425,000 mots dans son dictionnaire, encore faudrait il dire pour certains ignares que la langue Anglaise COMPTE 5 à 6 fois plus de mots, cinq à six fois PLUSSE de mots que la langue de Marianne et de Molière. Que certains nationalistes se gargarisent avec peu de mots, c’est leur droit . Toutefois, n’est ce pas Monsieur Denis Arcand, ce cinéaste anthropologue de savoir qui affirmait en substance que Ti Coune devrait savoir et non pas se limiter…… Au plaisir, John Bull.

En addenda cette correction à l’avant dernier paragraphe ce qui devait s’exprimer ainsi : « De plus, comment peut on s’imaginer qu’un linguiste et professeur de littérature qu’était Feu Georges Dor affirmait dans un de ses essais en substance que des nationalistes québécois qui « s’auto proclament les défenseurs de la langue française au Canada » ne s’expriment qu’avec plus ou moins 400 à 500 mots dans la quotidienneté ?. En m’excusant infiniment, John Bull.

M. Bull, je ne peux résister à l’envie de vous faire une leçon de français, vous qui avez la plume bien aiguisée pour dénigrer tout ce qui sonne québécois.
Ce n’est pas « un blogue envahi par beaucoup de nationalistes québécois », c‘est un blogue alimenté et géré par une spécialiste en analyse politique, doublée d’une nationaliste reconnue.
Vous devriez mettre des gants blancs un peu plus souvent.
« 55 % des québécois ne peuvent dégager un sens en lisant ce texte et en conclure par la compréhension » Vous n’aidez sûrement pas à améliorer la moyenne, avec vos phrases boiteuses, bourrées de fautes de grammaire (relisez-vous mon cher).
Votre texte est bourré d’affirmations gratuites du genre : « combien de fois n’a t’on pas entendu cette remarque qu’ici au Québec, la très grande majorité de la populace n’écrit ni ne parle ni l’UNE ni l’AUTRE des deux langues officielles ». Pourriez-vous étayer votre argumentaire ?
On ne dit pas « dépasse les bornes de l’entendement », on dit « dépasse l’entendement ». Où avez-vous appris votre français ?
« les experts se concertent pour”, vous voulez dire “les experts s’entendent pour »
À Georges Dor j’oppose Michel Tremblay qui a été joué partout à travers le monde, et non pas seulement à la Manicouagan.
On ne dit pas « en addenda », on dit « en addendum », dans un cas comme le vôtre où vous ajoutez une seule note, ou correction. L’expression « en addenda » s’applique dans le cas où il y a plusieurs notes ou explications. Où avez-vous appris votre français ?

Bonjour à tous,

En réplique au commentaire ci haut, tout d’abord nous nous devons de spécifier que ni le Petit Robert ni le Dictionnaire de l’Académie Française » faute de mieux » ne « reconnaissent » le singulier « addendum » mais uniquement le pluriel « addenda ».

Bien sûr que mon baccalauréat en Communication et celui en psychologie datent de quelques décennies. Toutefois, ce n’est pas encore assez loin pour que je ne puisse identifier la « clientèle » à laquelle je m’adresse, mon côté psychologue aidant. Certes, mes expériences en communications servirent dans un magazine de courtage immobilier où je signais une chronique spécialisée concernant le monde merveilleux du courtage.

Ensuite, l’usage veut bien que l’on ne donne jamais la solution d’une contrepèterie. Car chacun se doit de la trouver lui même dans ses bas fonds. On dit assez souvent qu’il faut absolument être trois afin d’apprécier une contrepèterie manifeste. Soit celui qui l’énonce, celui qui la comprend et celui qui ne la comprend pas. Celui ou celle qui se permet de péter d’la broue pour s’artrousser aux yeux du commun des mortels.

En terminant, le puissant souffle de la langue française trimbale ses mots qui jaillissent au bout de ma plume. Je les laisse aller faire le travail de vulgariser la communication. J’écris le français comme d’autres boivent leur lait comme cela leur plaît. Vous cherchez mon cher nationaliste ou péquiste des bibittes ou la mouche sur le coche. Vous cherchez mon cher nationaliste ou péquiste des » bibittes » ou bien la mouche sur le coche. Et « tout ÇA tiré de la langue germanique que cette expression », vous dépassez les bornes de mon entendement en « jouant au petit chien savant ». Montrez nous de par vos commentaires sur le fond du billet ce que vous avez dans le ciboulot et démontrez nous que vous ne pensez pas « strictement par les racines ». Bien sûr, ces racines qui vous font du mal. Avec plaisir, John Bull.

Le noeud du problème de la cohabitation linguistique au Québec est le fait que la minorité anglophone n’accepte pas son statut minoritaire. Forte de sa situation dans le ROC, elle n’a de cesse d’imposer son statut partout au pays. De là à dire que la solution du respect bilatéral tient à l’indépendance, il n’y a qu’un pas…

Puisqu’il est question ici de protéger ou d’assurer la survie de la culture et de la langue française au Québec et principalement dans la grande région de Montréal où elles sont le plus menacées, ce qui est primordial c’est d’avoir au pouvoir un gouvernement qui reconnaît que la situation actuelle est critique, que la tendance va dans le mauvais sens et qui est prêt prendre les mesures qui s’imposent pur redresser la situation plutôt que de nier la réalité et prétendre que le temps va tout arranger.

Le PQ actuellement reconnait que la situation est critique et la loi 14 est le plan d’action qu’il propose, malheureusement il est minoritaire donc dépendant des partis d’opposition pour mettre cette loi en vigueur, ces derniers font de l’obstruction en grande partie pour se faire du capital politique sur le dos du PQ et les citoyens reçoivent tellement d’information contradictoire sur l’état de la situation qu’ils semblent se désintéresser de ce sujet… sauf bien sûr les anglophones qui recherchent le statu quo, qui se mobilisent pour le faire savoir et qui ont du succès au près des politiciens qui courtisent leurs votes sans égard aux exigences.

Prétendre qu’il n’y a pas de problème après avoir pris connaissance de l’état de la situation et surtout de l’évolution de la situation c’est faire affront à l’intelligence des gens !

Je pense que beaucoup de gens comme moi sont vannés de discuter, de défendre, de lire, de se sentir mal, tout a été dit, expliquer, compris, argumenter, analyser, virer à l’envers à l’endroit, pirouettes itou. Je crois que c’est assez simple finalement. Le Canada anglais est incapable de comprendre le Québec, parce que pour lui le nombre l’emporte sur la différence. Ce serait de briser le Canada et mettre en péril cette lutte pour la monarchie qu’ils ont mené, Harper en est le plus bel exemple. Le Québec leur appartient peu importe qui y vit des trolls ou autres ça n’a pas d’importance. Le ROC est prêt à n’importe quoi pour maintenir entier ce coin de l’Amérique du Nord. Ce n’est pas une poignée de français comme dirait l’autre qui nous dira quoi faire chez nous. Disons qu’on ne peut pas leur enlever qu’ils ont assez bien réussis n’est-ce-pas. Ceux qui ont presque perdu ce sont les Québécois, votre papier en est la preuve. On est encore a compter les pertes plutôt que de se mettre ensemble pour sauver ce qui reste à sauver.

La Minister Madeleine Meilleur des Francophone Affairs en Ontario se contredit!!!

Dans The Ottawa Citizen du Monday, January 07, 2008, elle dit :

« Ontario francophones threatened, Meilleur says »
« Les francophones d’Ontario sont en péril, dit la ministre!!! »

http://www.canada.com/ottawacitizen/news/story.html?id=5f4d16bc-7e0d-4434-8651-9d76e9739969

Dans l’édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario, du 27 septembre 2005, elle conclut :

« Soyez assurés, je suis très optimiste. J’ai la ferme conviction, plus que jamais, que l’avenir appartient aux francophones de l’Ontario. »

http://www.ofa.gov.on.ca/francais/stats.html

Vous trouverez, ci-dessous une lettre que je lui ai adressée en octobre 2005.

Laurent Desbois

Ex-franco-Ontarien,
fier Québécois depuis trente ans
et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement!
————————————————————

L’honorable Madeleine Meilleur
Ministre de la Culture et ministre déléguée aux Affaires francophones

Objet : L’Édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario du 27 septembre 2005

http://www.ofa.gov.on.ca/francais/stats.html

Les jeunes francophones représentent environ 3,6 % de l’ensemble des jeunes ontariens. Les francophones de 65 ans et plus en Ontario représentent 5,6 % de la population provinciale. Ceci représente une réduction de 36% de la population totale entre ces deux groupes d’âge.

La population francophone de l’Ontario a connu une augmentation de 1,2 % entre 1996 et 2001. Vous commentez : « C’est un pas dans la bonne direction! ». Comment pouvez-vous conclure ainsi, lorsque durant cette même période, la population totale de l’Ontario a augmenté de 6,1%, soit cinq fois plus rapidement?

Le taux de conversation du français à la maison continue de diminuer, soit de 58,7% à 56,5% entre 1996 et 2001. Je vous souligne qu’il était de 61% en 1991. (en 2006, c’est le cas chez seulement 55 % de la population francophone).

Madame la ministre, vous concluez votre discours comme suit : « Soyez assurés, je suis très optimiste. J’ai la ferme conviction, plus que jamais, que l’avenir appartient aux francophones de l’Ontario. ».

Pouvez-vous m’indiquer quels résultats dans ce rapport vous portent à conclure ainsi?

Merci de votre attention,

Laurent Desbois
Ex franco-Ontarien
Longueuil (Québec)

1 octobre 2005

« Le grand rêve d’un Canada bilingue a mari usque ad mare – dont le géniteur fut un certain Pierre Trudeau – était un leurre dès ses premiers balbutiements. Aujourd’hui, la pierre tombale est déjà réservée. »

Avis de décès: le rêve de Pierre Trudeau

http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/avis-de-deces-le-reve-de-pierre-trudeau/7610/#more-7610

75%
Proportion de Canadiens hors-Québec qui jugent qu’il n’est “pas important” de parler personnellement l’autre langue officielle, donc le français

Statistiques Canada surnomme « la ceinture bilingue »

ICI !!!! Ce n’est pas beaucoup à l’extérieur du Québec !!!

Liste des régions bilingues du Canada aux fins de la langue de travail.
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada

http://www.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/hrpubs/offlang/chap5_1tb-fra.asp

À l’extérieur du Québec, on dirait le gruyère des réserves indiennes, des townships en Afrique du Sud ou de la Palestine !!!!

Le Canada a complètement abandonné sur les francophones dans les quatre provinces de l’ouest, y inclus Saint-Boniface au Manitoba, qui est à 85% anglais aujourd’hui..
Rare comme de la merde de pape, lorsqu’on s’éloigne des frontières du Québec et surtout…où le nombre le justifie !!!