Citation de la semaine : trop de vitesses est mauvais pour la santé

Que ce soit en éducation ou en santé, le mode «deux vitesses», privé et public, s’installe à demeure au Québec, terre présumée de la social-démocratie…

Comme à tous les vendredis, c’est jour de ma «citation de la semaine». Aujourd’hui, on parlera «vitesse», comme dans «deux vitesses», voire même plusieurs…

Impossible d’échapper au paradoxe. Le Québec, cette terre présumée de la social-démocratie, est en même temps la province canadienne où, depuis plusieurs années déjà, les services privés concurrencent de plus en plus les services publics dits pourtant gratuits et universels.

Résultats : que ce soit en éducation ou en santé, le mode «deux vitesses», privé et public, s’installe à demeure.

Dans la mesure où l’éducation et la santé sont les deux principales missions de l’État pour assurer une plus grande égalité des chances aux citoyens indépendamment de leurs revenus, ceci n’est certes pas un détail.

Au primaire et au secondaire, on le sait, le privé attire de plus en plus pendant que le public est perçu par plusieurs, comme un prix de consolation.

Là où le bât blesse, c’est de savoir que dans ce cas-ci, le «privé» est en fait subventionné par tous les contribuables à hauteur de 60%. Bref, c’est du faux privé payé en majeure partie par tout le monde. Le Québec est d’ailleurs la seule province où les contribuables subventionnent des écoles dites «privées».

En santé, on quitte le «deux vitesses» pour entrer dans le monde des vitesses multiples. Même dans le «public», combien de médecins réfèrent leurs patients au «privé» pour des tests diagnostics qui, normalement, devraient être faits et couverts au public?

Cette semaine, La Presse faisait également état d’une prolifération de cliniques privées. Pour certains, la santé est ici un marché de plus en plus lucratif.

Toujours selon La Presse : on dénombrerait près de 200 de ces cliniques privées au Québec – une augmentation substantielle en dix ans. «Une industrie florissante», de constater le quotidien avec raison.

Le nouveau venu dans ce marché : des cliniques de médecine familiale «complètement indépendantes» de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ).

«Selon les plus récents chiffres de la RAMQ», précise La Presse, un nombre record de 262 médecins – dont 186 omnipraticiens – ont largué le régime public». «Chez les infirmières, 7700 exercent dans le secteur privé, soit 11% des effectifs de la province, révèle un rapport de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec».

À ce portrait inquiétant vient se greffer l’aveuglement des pouvoirs publics. On y clame être les «gardiens» du système public, mais en même temps, on laisse le privé s’étendre. Pis encore, rapporte La Presse sans surprise, le ministère de la Santé lui-même n’en tient aucune comptabilité, ni bilan détaillé.

Dixit la porte-parole du ministère:

«Le Ministère ne tient pas de registre des cliniques privées, compte tenu justement qu’elles sont privées et que le Ministère coordonne le réseau public. On ne suit pas ce qui se passe au privé et on n’a pas d’évaluation de l’évolution de ces cliniques.»

La belle affaire. Ce qu’on ne sait pas ne peut nous faire de mal, n’est-ce pas?

En santé, on connaît les principales causes de la situation : les politiques de déficit-zéro du gouvernement Bouchard qui, en affaiblissant le système public de façon marquée, allait créer une demande pour plus de services privés en guise de compensation pour des services publics affaiblis et des temps d’attente parfois impressionnants.

Sous le gouvernement Charest, la situation s’est ensuite dégradée avec une augmentation lente, mais sûre, du privé dans la dispensation des soins.

La «santé» devient peu à peu marché et industrie. La conséquence prévisible étant une diminution corollaire d’un accès équitable à des soins de santé gratuits pour tous.

Sur son fil twitter, mon collègue, le docteur Alain Vadeboncoeur, mettait le doigt sur le bobo : «inquiétante dérive, cette croissance de la médecine à deux vitesses au Québec». Et encore ici, sur son blogue.

Déjà que les disparités de revenus ont un effet documenté sur la santé, la longévité et la «qualité de vie» des gens – voir ici le texte de Dominique Forget paru dans L’actualité -, impossible de ne pas craindre un impact encore plus délétère par cette «offre» croissante de soins privés à ceux qui en auront les moyens.

Vous avez dit «égalité des chances»? Bonne chance à nous tous, justement…

Ce qui nous amène à la citation de la semaine.

Pendant que le ministère de la Santé dit ne rien savoir, au Collège des médecins, on s’en désole, mais plaide tout autant l’impuissance. Selon son  président, le Dr Charles Bernard (cité dans La Presse) :

«Ça nous préoccupe au plus haut point. On a toujours donné notre appui au régime public. Mais en même temps, on ne peut pas empêcher les médecins de faire le saut» (au privé).

Bref, ou on sait et on dit ne rien pouvoir y faire. Ou on dit ne rien en savoir. Dans les deux cas, l’impuissance déclarée se marie à l’inaction.

Le problème, le vrai, est pourtant clair.

Sans une volonté politique réelle au gouvernement du Québec – quel qu’il soit -, ces «deux vitesses» ou «multiples vitesses», c’est selon, on les trouvera et les subira de plus en plus. Et ce, jusque dans les soins à domicile, la retraite et les CHSLD.

En dernière heure, ce vendredi matin, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, jure maintenant qu’il veut mettre fin à l’«hémorragie» de médecins du public vers le privé. Enfin. Mais comme dirait l’autre: on le croira quand on le verra.

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Qu’en pensez-vous?

 

 

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C’est que le fameux »modèle québécois » est à bout de souffle. Quand on doit fermer de nombreuses écoles publiques à cause de problèmes de moisissures dû à un manque flagrant d’entretien/investissement qui remonte assez loin merci; quand on doit patienter 17,5 heures , en moyenne, à l’urgence pour se faire soigner, quant les écoles secondaires publiques produisent des illettrés et qu’on blâme le »privé » d’être la cause du manque de prévoyance au public, c’est qu’on a un méchant problème.

La gauche croit qu’il faille éliminer le privé, source de tout mal sur la planète, afin de remédier aux graves problèmes structurels qui s’accumulent depuis des décennies au public.

Exemple, on élimine les subventions aux collèges ce qui élimineraient environ 75 % de ceux-ci et quelle est la résultante: au lieu de nous coûter collectivement 60 % ces nouveaux étudiants au public nous coûteront 100 %. Comment améliorer le système public en augmentant drastiquement les coûts, la gauche n’a qu’une seule réponse, augmenter les taxes sur les »riches », chose qui n’est pas évidente dans une société comptant moins de »riches » au prorata qu’ailleurs et que ceux-ci sont déjà taxés à la limite supérieure.

Pourtant ce qui est paradoxal et que Mme Legault ne mentionne même pas, c’est que c’est au Québec que l’écart entre riches et pauvres est le moins grand au Canada.

Dans le mille!

Plutôt que d’être une source d’ennui, le privé est LA solution à beaucoup de problèmes qui vit le pauvre Québec socialiste.

Leur Suède d’antan l’a compris à temps, ELLE!

Espérons tous pouvoir en faire autant.

Nous demeurons dans un pays libre. Nous avons des services de santé gratuits pour tous mais ceux qui sont plus riches et qui paient déjà plus, par leurs impôts, pour ses services gratuits, peuvent bien s’en payer d’autres…plus rapides, en surplus ou ils vont aller se faire soigner ailleurs.

Ce n’est pas notre gouvernement qui allonge le temps d’attente mais, nos médecins qui bloquent les médecins d’ailleurs et les services médicaux par nos pharmacies et nos infirmières etc. Le corporatisme médical….égoïste.

Rappel. Le capitalisme industriel comme l’État qui le soutient à sa naissance à ce moment par la stricte sécurité policière (relire Dickens le romancier témoin de cette époque ou Bentham le philosophe utilitariste) établissent une classe de salariés inégaux traversé par la présence de diplômes ou de leur absence qui déterminent la valeur des emplois dans les entreprises comme dans ceux de l’État. L’université totalement inféodé au système du marché produit autant de savoir que de valeur marchande directe ou indirecte associé aux individus. Les accidents physiques, les traumatismes psychiques foudroyants, les maladies physiques ou psychologiques qui invalident les individus devant le capitalisme lorsque cela est avéré empêche les personnes d’agir, d’être compétitifs selon le système. Devant les études à l’Université ou les emplois privés ou publics les plus simples, certains n’y ont pas accès. Scandale! Non, certains dans la vie sont vraiment brisés ou à moitié brisés. Que ceux qui ont été bénis des Dieux dans la vie ne les voient que comme des -ceci ou cela- ne change rien au fait que la civilisation se caractérise par l’aide en comparaison de la barbarie d’aujourd’hui qui réduirait chacun à l’épaisseur de son porte monnaie ou de la possession d’une carte de crédit.

Au moment de l’instabilité financière du capitalisme, il est ironique ou cynique de constater où vont les tendances fortes vers celles qui feront de l’État un strict agent policier et judiciaire comme au 19ème siècle avec comme résultats: émeutes en Angleterre, révolutions donc Commune de Paris sanglante en France. Les caméras de surveillance du 21ème siècle ne pourront rien face à de plausibles accès de fureur populaire si nos sociétés deviennent plus injustes encore. La médecine privée de retour en masse ne fera qu’augmenter le taux de mortalité précoce, remplir les prisons et créer une économie privée de consommateurs logeant dans des forteresses sécurisées synonyme de paranoïa. Puisque nous humains sommes issus des ténèbres sociales celles des Empires et des féodalismes, on ne s’étonnerait pas d’y retourner. Parce que la démocratie issu de la pensée, résultat de plusieurs siècles de philosophie continue et discontinue issu de la Grèce antique et d’une portion de christianisme exigeant le respect d’autrui universel quitte à faire chantage de l’enfer éternel contre les injustes; cette démocratie là comme construction humaine imparfaite, fragile souvent contradictoire reste un pari pour une humanité contre sa tradition immémoriale de domination, d’esclavage et de tyrannie pure et dure.

Privatiser donc la société de plus en plus dans les services ne sera que négatif et un déni de civilisation. L’efficacité du marché avéré si contrôlé certes! Sinon en se réalisant dans la construction de centaines de prisons ce marché là n’est plus qu’une bêtise colossale ne créant que troubles en série et malheur. Seule l’histoire des civilisations, du Québec permet de comprendre. Il nous faut de l’histoire contre l’ignorance des idéologues du privé.

En Suède les services publics offerts à tous comme ici sont souvent fournis par des entreprises privées mais financés par l’état. Le transport en public à Stockholm est fourni entièrement par le privé. Est-ce un crime contre l’humanité que, mettons, les remplacements de hanche, pourraient se faire en clinique privée mais payé par la RAMQ si la clinique peut le faire dans un meilleur délai à moindre coût ? Votre thèse veut que tout ce qui est privé va à l’encontre du bien-être collectif., déni de civilisation en vos mots. Est-ce un déni de civilisation que de faire attendre des années un remplacement de hanche pour des motifs idéalogiques, moi je crois que oui

La fin réclamée par certains du modèle québécois ne sera qu’un premier retour aux années 60 puis 50 ici comme de se rapprocher du niveau de violence de la société américaine. Des familles ruinées par le coût de soins pour des enfants ou des parents c’est concret et là ici on parle de familles de classe moyenne chéries par les politiciens et les médias du formatage publicitaire. C’est que la privatisation ça touche les classes moyennes pas seulement ces -pauvres- à qui on octroi une condition -naturelle- d’être pauvres, sorte de condescendance douteuse. L’internaute ici de plus de 45 ans peut témoigner comment sa famille de classe moyenne (malgré la légende des trente glorieuses) a souffert financièrement en 1956 de la maladie rénale de sa mère augmentant le stress de son père au travail, travail en double pour un gérant de bureau passant de l’anglais au français ou vice versa! Le modèle québécois, la variable du modèle social canadien comme boucs émissaires. Lâchez nous avec ça! Référant à mon premier texte, cette cible est fausse.

Le système socialiste à une vitesse: la PETITE VITESSE pour tout le monde? NON MERCI!

Vive les systèmes à PLUSIEURS vitesses ajustées aux besoins des clients.

Le modèle québécois que personne au monde n’imite et qui tente de faire « fitter » tout le monde dans le même moule s’effondre lamentablement. Tout, absolument TOUT ce que touche l’État socialiste québécois vire à la catastrophe et coûte aux utilisateurs une petite fortune sans livrer la marchandise.

Si une société privée traitait ses clients de la même manière que l’État québécois traite ses contribuables, elle aurait une avalanche de poursuites sur les bras.

Il faut réformer l’État en le diminuant à des proportions plus humaines et gérables.

Vraiment vous dites n’importe quoi. Vos généralisations sont simplement outrancières et complètement ridicules. Où vivez-vous ? J’espère que ce n’est pas au Québec. Si c’est le cas vous êtes vraiment masochiste de continuer à vivre dans une société où vous ne trouvez jamais rien de positif. En réalité je peux émettre l’hypothèse que ce vous faites le mieux dans votre vie c’est critiquer et démolir. Ceci expliquerait donc celà.

«Ne pas être anarchiste à seize ans, c’est manquer de coeur. L’être encore à quarante ans, c’est manquer de jugement.»
[George Bernard Shaw]

On s’amuse de voir François 1 mettre le mot socialiste dans tous ses commentaires, alors qu’il a une ignorance crasse du système capitaliste qu’il tente maladroitement de défendre.

M. François 1 a bien raison ici, le socialisme a ses limites…tous les citoyens servis mais…mal servis. Toutes les personne soignées jusqu’à l’acharnement, même quand la qualité de vie est partie depuis longtemps sur le bras des payeurs de taxes.

Décidément M. Bousquet, tout comme François 1 vous n’avez jamais regardé les reportages sur le fonctionnement du système de santé en France par exemple. Les généralisations abusives de François 1 démontrent uniquement qu,il est atteint d’une idée fixe qui l’empêche de porter un regard critique sur des modes de fonctionnement qui ne correspondesnt justement pas à ses idées fixes.

C’est évidement que n’importe quel système politique a ses limites. Cessez de nous alimenter de truismes comme s’ils étaient des découvertes originales. Sortez de vos ornières que diable !

«[…] Une conviction bien assurée détruit l’information qui la dément.»
[Edgar Morin»

Généralisations abusives???

Voyez plutôt ceci et indiquez-nous sur le graphique où votre « mode de fonctionnement » du système soviétique québécois de la santé a fonctionné à merveille:

http://www.antagoniste.net/2012/10/24/reduire-les-attentes-2/

Et ceci:

http://www.antagoniste.net/2012/10/16/linefficacite-de-letatisme-3/

En 1971, la mise en place de l’assurance-maladie publique et la centralisation bureaucratique qui l’accompagne constituent une véritable soviétisation de tout un pan de l’économie québécoise. C’est à ce moment que le gouvernement québécois interdit la vente d’assurances privées, de façon à bien verrouiller son monopole.

Depuis cette époque, le personnel de la santé est composé de conscrits, qui n’ont plus la possibilité de contrôler leur travail et de servir leurs clients comme ils l’entendent. Ils doivent travailler quand et là où les bureaucrates ont décidé qu’on avait besoin d’eux. Les patients quant à eux sont traités comme du bétail. À moins d’avoir de bons contacts dans le système, ils doivent attendre leur tour pour être soignés et leur contrôle sur les décisions qui concernent leur santé est minimal. En nationalisant le système de santé, le gouvernement s’est également arrogé un droit de regard sur plusieurs questions individuelles devenues des enjeux de « santé publique ». Il a en fait nationalisé nos corps!!!

Si on avait permis au secteur privé de continuer à se développer en 1960, les soins de santé seraient aujourd’hui moins coûteux, plus efficaces, et plus accessibles. Le nombre d’assurés aurait continué d’augmenter, en parallèle avec l’augmentation de la prospérité. Au lieu d’être un fardeau économique accaparant 43% des dépenses de l’État québécois, le secteur de la santé serait une source de croissance, de dynamisme et de progrès. Et nous aurions plus de liberté et de contrôle sur notre corps et notre santé.

Je trouve qu’il y a beaucoup d’hypocrisie dans tout ce dossier de la santé. Personne n’ose affronter les puissants lobbies de monde médical et de celui de la santé. Si on voulait réellement accroitre l’accessibilité des soins de santé, plusieurs mesures devraient être prises : accroître le nombre de médecins et de spécialistes; encadrer certaines pratiques qui visent spécifiquement à allonger artificiellement les temps d’attente justement pour favoriser la pratique privée; cesser d’investir dans le béton et dans la technologie au détriment des soins à domicile; modifier les pratiques en profondeur au profit des visites et des soins à domicile.

On fait plus facilement les manchettes en publicisant l’acquisition d’appareils dont les coûts dépassent les millions de dollars ou en inaugurant de nouvelles ailes d’hôpitaux que de souligner l’accroissement des soins à domicile ou la réduction des listes d’attentes.

Si «le ministre de la Santé, Réjean Hébert, jure maintenant qu’il veut mettre fin à l’«hémorragie» de médecins du public vers le privé», il devra rendre moins attrayante cette hémorragie d’une part et il devrait aussi s’attaquer de front à recruter des étudiants en médecine plus motivés par la santé des citoyens que par l’épaisseur de leur portefeuille. De plus si les citoyens se rendent un jour compte qu’ils n’ont plus besoin d’aller au privé pour obtenir rapidement des soins, ce privé aura pour eux certainement moins d’attrait.

«L’absence de volonté et la lâcheté devant l’action représentent de grands défauts pour les dirigeants alors condamnés à l’impuissance.»
[Jiang Zilong]

Ça fait plus de 25 ans que vous et vos semblables tentent de remédier aux affres du système de santé bolchévique québécois actuel (nous sommes, mis à part Cuba et la Corée-du-Nord, le seul endroit sur Terre à avoir nationalisé notre système de santé!!!) et vous échouez à chaque tentative. Pire, votre système se dégrade et se détériore d’année en année.

Vos solutions « more of the same » ont fait leurs « preuves »!

Il est grand temps de laisser les professionnels, les VRAIS s’occuper de solutionner le marasme provoqué par vos congénères.

Partout dans le monde civilisé, le PRIVÉ joue un rôle majeur dans les différents systèmes de santé. Même dans votre scandinavie!

Le première chose intelligente que vous pourriez faire est d’admettre humblement que vous vous êtes trompé. Ça serait un début de solution!

Bolchévique dites-vous ? J’aimerais juste vous rappeler que ceux qui ont combatu le plus furieusement, le plus cruellement les bolchéviques furent les nazis allemands. J’espère que vous n’amalgamez pas votre combat à le leur.

J’imagine que vous êtes parmi ceux qui utilisent beaucoup « notre » système de santé. À moins que vous vous fassiez un devoir de vous faire soigner uniquement par des médecins qui se sont complètement retirés du système. Avec vos prises de position la logique exigerait que vous le fassiez.

Le faites vous ?

» il devrait aussi s’attaquer de front à recruter des étudiants en médecine plus motivés par la santé des citoyens que par l’épaisseur de leur portefeuille »
des suggestions peut-être ?

Si on acceptait des étudiants en médecine à partir également de leur profil psychologique et non pas uniquement sur leurs très hauts résultats scolaires, le portrait pourrait peut-être changer.

Si de plus, nous imposions un service civil obligatoire en médecine d’une durée de 5 ans en échange d’une réduction des coûts liés aux études en médecine, les étudiants les moins riches pourraient plus facilement décrocher leur diplôme sans avoir à occuper 2 ou 3 trois emplois les soirs et la fin de semaine pour y arriver.

Sans doute qu’il y aurait d’autres suggestions fort pertinentes.

Il faut juste accepter de changer le système actuel.

Mais sans doute vous avez vos propres suggestions.

Partagez-les.

Il n’y aura aucun exemple de sa part.

Ça fait plus de 40 ans que le système de santé québécois a été soviétisé et tous les Denis Drouin de la Terre cherchent encore dans leurs manuels d’instructions comment le faire fonctionner…

20 mai 2013
Bonne Fête nationale des Patriotes à tous ceux et celles qui luttent en faveur d’une pleine
ouverture du Québec sur le monde, combattant ceux et celles prônant le maintien du
statut politique colonial en la Province of Kwibek, les adeptes du carcan impérialiste
rocanadian retardant l’avènement de la République indépendante du Québec.

Mais d’où sort-il ce pape de l’ignorance pour affirmer que « nous sommes, mis à part Cuba et la Corée-du-Nord, le seul endroit sur Terre à avoir nationalisé notre système de santé »? Quand l’OMS publie son rapport sur l’évaluation des systèmes de santé dans le monde, il traite tous les cas de systèmes publics et privés. Ce qui implique forcément que dans tous les pays du monde il existe un système de santé étatisé. J’avoue être perplexe quand je lis les âneries que raconte François 1

Nommez-moi les autres pays où le privé est exclus du système de santé comme il l’est au Québec, en Corée-du-Nord et à Cuba SVP.

Il serait peut-être bon de se rappeler pourquoi on a créé le fameux système de santé publique. C’est parce que le privé ne répondait pas aux besoins de la population.