Coalition: le cancer d’Ignatieff, le remède de Duceppe

Coalition. C’est le mot de départ de la campagne fédérale, édition 2011.

Depuis 48 heures, il domine le débat. Pourquoi et à l’avantage de qui ?

La coalition, version 2008.
La coalition, version 2008.

D’abord, Stephen Harper a tout fait, depuis deux ans, pour introduire ce thème. Son calcul est simple. L’électorat canadien s’est habitué à sa présence au pouvoir, mais continue à craindre un gouvernement conservateur majoritaire. Que ferait Harper, si on lui donnait carte blanche ?

En brandissant le spectre de la coalition, Harper ne tourne pas le dos à cette crainte, il l’affonte, en lui opposant une crainte plus grande encore: celle d’une coalition libéral/NPD/Bloc.

Certes, les électeurs du NPD et du Bloc ne craignent pas cette coalition. Mais une partie des électeurs libéraux, oui. C’est à eux qu’Harper parle. Aux électeurs libéraux modérés et centristes, ceux qui ont aimé le couple Chrétien/Martin qui a équilibré les budgets, défendu le libre-échange. Ceux qui voudraient bien, demain au pouvoir, le retour d’un Parti libéral sage et prévisible, mais pas d’un Parti otage du NPD et du Bloc.

Au jeu de l’insécurité, Harper joue la surenchère. Vous craignez un gouvernement majoritaire conservateur ? dit-il aux électeurs qui hésitent entre lui et Ignatieff. Eh, bien, cela fait nettement moins peur qu’un monstre à trois têtes.

Mis sur la défensive, Ignatieff riposte en affirmant qu’en aucun cas il ne formera une coalition et que, s’il devait former un gouvernement minoritaire, il gouvernerait « au cas par cas » — comme vient de le faire Stephen Harper.

Ce faisant, il confirme cependant l’alternative avancée par Harper: un gouvernement conservateur, stable, majoritaire ou un gouvernement libéral, instable, minoritaire.

La coalition, version 2008.
La coalition, version 2004.

Le retour à l’avant-scène de la tentative de Stephen Harper de former une coalition avec le Bloc et le NPD en 2004 brouille le message de Harper et le rend coupable de mauvaise foi. Cela ne change cependant rien à la question posée en 2011. Le 2 mai, on sait que les conservateurs ne formeront pas de coalition. Le risque reste du côté libéral.

Duceppe à l’offensive

Comme d’habitude, au Québec, c’est différent. Gilles Duceppe n’a aucune hésitation à moudre tout son grain sur le moulin de la coalition. Le thème lui va à ravir et ne fait que renforcer sa position.

D’abord, les Québécois sont les seuls Canadiens à être majoritairement favorables à un gouvernement de coalition. En 2008, il y avait même une majorité favorable à ce que le Bloc ait des ministres dans un gouvernement de coalition — une situation politiquement impensable, mais une indication de la popularité de l’idée.

L’argument fédéraliste favori contre le Bloc est son incapacité à peser dans la gestion des affaires à Ottawa. Mais l’idée de la coalition donne la gangrène à cet argument. Elle indique au contraire que le Bloc est au centre du jeu. Peut faire et défaire des gouvernements, influencer les politiques. Qu’il est, non seulement utile,  indispensable.

C’est un cauchemar pour les forces fédéralistes québécoises. D’autant qu’ici, la possibilité d’un gouvernement conservateur majoritaire suscite une réelle crainte.

Et lorsque Stephen Harper déclare, comme il l’a fait ce dimanche, « un vote pour le Bloc, c’est un vote pour Michael Ignatieff », il n’est pas certain qu’il mette Gilles Duceppe en rogne…

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Que se passerait-il si tous les médias et tous les blogueurs cessaient de parler des élections et attendaient simplement les résultats du scrutin ?

«Au pays des muets, les aveugles sont sourds.»

[Louis SCUTENAIRE]

Qu’on ne revienne pas me dire que le Bloc est inutile! En fait, sans que les Canadians ne le dise, le Bloc se retrouve, cette élection-ci, dans l’oeil d’un tourbillon dont il ne peut sortir que gagnant. Harper majoritaire? Le Québec verra la véritable face du Canda. Tories minoritaire, formation d’une coalition? Le Bloc aura son mot a dire.
L’indépendance a le vent dans les voiles.

M. Harper joue également sur la peur du Canada anglais de voir un éventuel gouvernement libéral faire une coalition avec les méchants séparatistes. Il est toujours payant pour les partis fédéraux »fédéralistes » de casser du sucre sur le dos du Québec et particulièrement de pourfendre les indépendantistes québécois. Mais là, la stratégie vient de lui péter en pleine figure.

Il faut aller plus loin et bien faire comprendre aux Québécois que les vieux partis en refusant une coalition ne font que confirmer leur haine du Québec. C’est plus qu’un simple jeu d’intérêt de parti, mais la raison première de l’indépendance: notre différence est rejetée dans le reste du Canada. Il est impossible de parler de démocratie, sans reconnaître que tout individu a le droit de voter et se faire représenter par le parti qu’il veut.Le Canada nous aime qu’au momentoù il croit qu’on peut se séparer pour vrai. C’est pour le moment notre plus grand pouvoir.

La politique fédérale est en mutation. Ils commencent à peine à comprendre le Québec. Ils commencent à peine à s’accommoder du Bloc.

La planche de salut d’Ignatieff: offrir quelque chose au Québec. Le Bloc rend caduque la petite politique de sondage; il faut du concret.

M. Ignatieff a fait une grave erreur en refusant la coalition que M. Dion avait concocté pour lui. Car, il faut bien le reconnaître, il a autant de charisme qu’une bûche de bois. Si il avait accepté, il aurait été premier ministre et nous aurions pu le juger à ces actes.
Harper n’a pas plus de charisme que lui, mais voilà c’est lui qui tient les rênes et va sur toutes les tribunes vantant sa belle performance face à la crise économique. Or, le parti concervateur a bien peu à voir avec cette réussite. Au contraire, il s’apprêtait à déréglementer les banques et heureusement il n’a pas eu le temps.

Permettez-moi une digression, mais qui à quand même rapport avec cette campagne ; j’ai vu et entendu aux Nouvelles de TVA de 5 heures, la veille ou l’avant-veille du déclenchement des élections la très lumineuse Josée Verner déclaré, sans que le journaliste ne sourcille, qu’en campagne électorale « tous les coups étaient permis ». Après avoir menti à la Chambre des communes, organiser des campagnes de salissage (hors élection) contre MM. Dion et Ignatieff et tricher aux précédentes élections, j’aurais aimé que le journaliste lui demande de quels coups parlaient-elle?

Il doit y avoir eu un gagnant car le jeu est reparti. On remet les pièces en ordre et on recommence. Vous connaisez le jeu de clue. On a droit de changer de pion, c’est une nouvelle partie. Il y a juste un petit problème, dans la réalité, ceux qui choisissent de soupconner ne connaissent presque jamais les vrais personnages, connaissent plus ou moins les portes des pièces qui se barrent et se débarrent et connaissent tres peu les armes qui ressemble étrangement à celle de star wars. Les personnages connaissent les armes mais ceux qui soupconnent ne les connaissent pas. Il est donc impossible de savoir qui sera le vrai gagnant mais on négocie ensemble pour savoir ou on mettera les gendarmes au ras des portes. Vous remarquerez qu’il n’y a pas d’argent dans le jeu de clue, c’est parce que c’est utile pour épater la galerie mais secondaire quand on fait partie du jeu. Alors peu importe comment on refera les équipes, ce qui est important est de comprendre le jeu. Si vous préférez madame Scarlet ou Monsieur Green, sachez qu’ils sont menacés et que vous ne pouvez les sauver car ils ne peuvent parler de ce que vous ne savez pas !

Il est tout à fait illusoire (pour ceux que ça intéresse) que le parti Libéral batte Stephen Harper. La seule façon de le faire c’est une fusion de cette «droiche». Ce serait logique et rationel.

Le problème c’est que les partis politiques sont souvent un rassemblement d’égos plus large que le chemin de pied qui serpente de ma maison jusqu’au bois proche. Et dans le bois, caché par les arbres la lutte pour la survie est vive.

Et au-delà, cet aspect des choses est de plus en plus accessoire, devant l’évidence que l’impasse n’est pas liée fondamentalement à une simple question mathématique. En réalité c’est le système en lui-même qui conduit au blocage.

Parce qu’il est manichéen, il ne permet pas que s’expriment efficacement des nuances pouvant mener à des compromis bénéfiques au bien commun.

Bonjour,
Une coalition n’est possible logiquement qu’entre les libéraux fédéraux et le Nouveau Parti Démocratique qui sont, dans les faits, des libéraux pressés.
Mais quelle est cette rengaine sévissant au Québec que Monsieur Michael Ignatieff ne passe pas la rampe et n’est pas crédible ? L’Homo Québécus Nationalus a vraiment peur de Monsieur Michael Ignatieff. Serait ce encore une fois une frustration séculaire de nos nationalistes face à cet homme au port altier, avec son air aristocratique et sa noblesse d’intellectuel qui les frustre à ce point ?
Dans ce Québec matriarcal depuis toujours où les femmes portent la culotte, face à des conjoints souvent confus, nationalistes et amateurs de sport et de bonsoir les sportifs, nous devons les comprendre. Pas étonnant qu’un des plus hauts taux de suicide au monde chez les hommes est dans cette société qui se croit distincte.
En général au Québec, les femmes québécoises n’ont jamais été attirées par le nationalisme. La gent féminine du Québec ne se laisse pas emberlificoter par ces chimères en étant plus lucides, moins naïves et surtout plus responsable que l’Homo Québécus Nationalus.
Finalement, tout comme dans la Trudeaumanie, ne soyons pas étonnés que les femmes du Québec donnent le souffle à cette campagne libérale car elles ont beaucoup plus de flair que leur andouille amateur de sport et nationaliste par osmose, ne sachant même pas pourquoi. Les femmes québécoises, j’en suis certain, ne pourront résister au charisme et à la prestance de Monsieur Michael Ignatieff. Ce sont elles et elles seulement qui donneront l’élan à cette campagne en faveur du Natural Governing Party qui est à l’origine de toutes les mesures sociales et de l’avant gardisme du Canada d’avant les Torys. Comme beaucoup de femmes canadiennes, la gent féminine québécoise en se foutant carrément d’un conjoint replié sur lui même avec un flagrant manque d’ouverture fera la différence dans cette campagne. Monsieur Michael Ignatieff fait peur aux nationalistes québécois car la plupart ont une peur bleue des intellectuels. Tout comme les femmes Canadiennes, debout les femmes québécoises en étant convaincu que vous créerez le momentum requis. Fini les sparages des éternels adolescents retardés que sont souvent l’Homo Québécus Nationalus…. Au plaisir, John Bull.

Voter pour des menteurs et des tricheurs ? Harper comme Chrétien n’hésitent pas à recourir au mensonge afin de berner et de se faufiler.

Toutefois, l’honnêteté paye à long terme et la place qu’occupent les bloquistes en fait la brillante démonstration.

Ignatieff paye le prix du passé corrompu du gouvernement libéral. Et il ne devrait pas remporter son pari de faire entrer les Canadiens par la porte rouge.

Alors buiseness as usual : c’est reparti pour un autre tour avec les conservateurs minoritaires, puisqu’Ignatieff ne peut jouer la coalition face à un pays qui vote à droite comme on pense avec la peur au ventre.

Ce que le Bloc devrait faire !
Le Bloc peut effectivement gagner des choses pour le Québec.
Le Bloc conforte les Québécois qui manquent de confiance en eux.
Le Bloc sert de soupape à tous les indépendantistes et souverainistes; ça les fait patienter.
Le Bloc est même intervenu pour préserver la culture canadienne-anglaise.
Je ne mets aucunement en doute la bonne volonté et l’honnêteté des élus du Bloc. Je laisse ça à ceux qui carburent à la mesquinerie.
Le Bloc est utile.
Je crois même qu’il est très utile, mais pas pour les raisons que je viens de mentionner.
Le Bloc rassure les Canadians et les fédéralistes. Ils se disent certainement que toute l’énergie déployée et l’argent dépensé pour rester là, c’est moins d’énergie et d’argent pour préparer la création du pays du Québec. Les Canadians et les fédéralistes tremblent à la seule idée que le Bloc pourrait se dissoudre pour se consacrer à accélérer la création du pays du Québec.
Le Bloc est le meilleur rempart des Canadians et des fédéralistes contre la création du pays du Québec parce qu’il sert de défoulement, une espèce de trou noir qui avale l’énergie souverainiste, indépendantiste.
Le Bloc existe depuis 20 ans. Y a-t-il encore quelqu’un qui considère que son existence est essentielle à l’accélération du processus de création du pays du Québec ? Certainement pas moi. Je crois même le contraire.
Le jour où le Bloc va démissionner en « bloc » pour venir travailler ici, le ROC va trembler. Tant que le Bloc reste à Ottawa, le ROC dort tranquille.
Et n’oubliez surtout pas que c’est Lucien Bouchard, monsieur Gaz de schiste, qui a fondé le Bloc.
Je sais que je rêve, mais j’aimerais que le Bloc démissionne maintenant, demande à tous les Québécois d’annuler leur vote au fédéral et rassemble toute la députation québécoise (PQ, BLOC, PLQ, ADQ, etc.) en une Assemblée constituante chargée de déclarer l’indépendance du Québec.
Ça, ça serait utile.

Je crois que la stratégie de Stephen Harper de tenter de monter cette histoire en épouvantail va finir par se tourner contre lui. La preuve étant que Gilles Duceppe, ayant exhibé une lettre montrant que monsieur Harper était prêt à former une telle coalition dans le passé embarasse tellement le PM qu’il cafouille devant les journalistes qui l’interrogent à cet effet.

Et à bien y penser, que peut-il y avoir de si effroyable dans l’idée que le Canada soit dirigé par une coalition de partis politiques? Il y a des dizaines et des dizaines de pays dans le monde qui sont dans cette situation et pour plusieurs d’entre-eux, cela sert les intérêts réels du citoyens. Il y a des pays pour qui le mode de gouvernement par coalition est tellement incrusté dans la culture politique du pays (ex: Israël ou l’Italie) que la coalition est devenu une manière de fonctionner normalement, donc démocratique, très démocratique!

Je crois aussi que Michael Ignatieff devrait prendre le leadership en cette matière afin de chasser définitivement les conservateurs du pouvoir, il fait une erreur stratégique importante en tentant de fuir devant cette probabilité. Sans une coalition, voire une fusion entre libéraux et néodémocrates, appuyé par le Bloc, le Canada est condamné à vivre sous un régime conservateur rétrograde, et ce pour très longtemps.

Vivement la coalition contre les Conservateurs!!!

Ça m’étonnerait que les Québécois se tournent du côté d’Ignatieff pour défendre leurs intérêts contre Harper. Ils vont voter en bloc pour le bloc afin d’être sûrs de déloger l’empereur à tendance despotique. Et ce, au grand dam de nos fédéralistes qui ne savent plus quel argument invoquer contre le bloc. Tant pis pour eux !

une sorte de coalition tri-partis pourrait nous permettre de reprendre une position décisionnelle à Ottawa, ce qui nous amènerait à défendre et protégé notre nation au sein du Canada!
un Québec fort dans un Canada unit!
pourquoi pas en attendant le grand jour?

Autrement dit le bloc est comme un droit de véto.Il détient un réel pouvoir soit celui de former une coalition ou de faire tomber un gouvernement. Donc si c’est un cauchemar pour les fédéralistes Québécois et Canadians ,il fait le bonheur des souverainistes et les motivent à continuer le combat.

J.F. Lisée a écrit:

Aux électeurs libéraux modérés et centristes, ceux qui ont aimé le couple Chrétien/Martin qui a équilibré les budgets, défendu le libre-échange

Moi:

Une rectification. Chrétien fut férocement anti libre-échange. En campagne électorale, il a même promis de l’abolir.Une fois rendu au pouvoir, il fit le contraire. VOici quele était sa « brillante » conception du libre-échange en 1986.

Jean Chrétien dans son livre : »Dans la fosse aux lions » écrit en 1986…
…[…] « Certains prétendent que le seul moyen pour le Canada de contourner le protectionnisme américain est de garantir l,accès au
marché canadien par l’entremise du libre-échange dans un marché commun. JE NE CROIS PAS QUE LE CANADA POURRAIT SURVIVRE POLITIQUEMENT À UNE TELLE OPÉRATION et je pense que la conséquence logique serait à long terme l’intégration
des 2 pays….

« Non seulement le Canada serait-il menacé par la loi du nombre et la puissance économique des Etats Unis, mais il serait vulnérable….Sans
protection,contingentement ou réglementation, nous serions à la merci des Américains p.c.q. ils pourraient agir à leur propre
guise…… »…(…) Ceux qui prétendent que le libre-échange est notre seul espoir et que de toute façon elle est inévitable ont déjà
abandonné l’idée d’un Canada indépendant etunique, ou bien ils n’ont pas réfléchi aux
conséquences de cette mesure pour notre pays….[….] »

Pour compléter la vision extraordinaire de Jean Chrétien(..et celle du PLC et d’une bonne partie du Canada anglais dont l’Ontario
majoritaire) dans l’autobiographie de Chrétien lui-même:

….. »Même à l’intérieur du marché commun européen qui comprend un groupe de pays très différents sur le plan de la langue, de la
cultuere et de l’histoire, on hésite beaucoup à abandonner certains droits de peur de porter atteinte à la souveraineté nationale des
Etats membres….

Non seulement le Canada serait-il menacé par la loi du nombre et la puissance économique des USA, mais il serait vulnérable aux mêmes
forces qui entraînent les entreprisesindustrielles et la population de la côte-est vers le croissant ensoleillé du sud-ouest. « .

Au Québec, la campagne des Libéraux doit se faire sur les faiblesses de Harper: contrôle obsessionnel du message par le bureau du P.M., cachotteries, refus de partager les informations, contrôle général de l’information, politique du « tough on crime » répressive: construction de prisons vs réhabilitation, gouvernement dépensier et teint de favoritisme: 1 milliard pour la sécurité aux derniers G20-G8;contrats militaires sans appels d’offres, politique internationale guerrière et idéologique; cancre environmentale,etc.
De plus,quand Harper ridiculise la coalition possible, c’est majoritairement la population canadienne qu’il insulte p,c.q. cette majorité n’a jamais voter pour Harper et ses marionettes.

Les fédéraux sont vraiment décontenancés devant un bloc souverainiste solidement enraciné en sol québécois, ayant comme seul et unique objectif la défense des intérêts du Québec.

Gilles Duceppe et Jack Layton parlent franc, Harper, des deux côtés de la bouche en même temps, tandis que monsieur le comte Ignatieff excelle toujours en patinage de fantaisie, figures de style et arabesques.

Personnellement, je ne pourrai jamais faire confiance aux beaux parleurs, aux doucereux, mielleux, qui essaient de nous acheter avec notre argent et nos ressources.

Pour moi, il n’y a que le Bloc qui se bat, bec et ongles, pour les québécois. Ceux qui prétendent que le Bloc n’a aucun pouvoir, aucune pertinence sur la scène fédérale, doivent admettre qu’ils sont les seuls capables d’empêcher une majorité conservatrice dévastatrice.

La vraie catastrophe serait Harper et ses sbires, majoritaires. Les conservateurs ont tourné le dos au Québec, ils sont résolus à gouverner sans tenir compte de son existence, sa spécificité, ses valeurs, sa culture. Dans le mépris de ses juridictions et des lois de son assemblée souveraine.

Les fédéralistes ne s’intéressent au Québec que lors des campagnes électorales durant lesquelles ils nous ressortent leurs sempiternelles rengaines, pour ensuite passer aux choses « sérieuses ».

Tout ce qu’ils veulent c’est notre argent et nos ressources, ce que nous pensons, ce que nous voulons ou ne voulons pas ne les intéresse absolument pas.

« Coalition » mot à la mode depuis 2 jours, oui. Tout comme le mot « prorogation » l’a été l’an dernier.

M. Harper ne pourra pas faire encore beaucoup de millage avec ce thème. Il a déjà commencé à balbutier lors des points de presses d’hier, tant en anglais qu’en français, sur des questions incessantes des journalistes sur leur coup fumant de 2004.

Si le RoC préfère un gouvernement pro-vie, pro-armes, pro-criminalisation de tout et de rien, créationniste et négationniste de la science, sans respect pour la culture, anti-gay, pollueur sans respect pour l’environnement, anti-droit à l’accès de l’information, pro-documents lézardés, ce sera leur choix. Ils auront encore plus peur à la fin du mandat majoritaire qu’ils leurs accorderont.

Et si les journalistes, qui se plaignent depuis la première élection du gouvernement Harper, de la concentration de l’information au bureau du Premier Ministre et de la façon dont leurs demandes sont traités, font leur travail adéquatement, ils disposent encore de 34 jours pour montrer à l’ensemble de la population le véritable visage de l’homme.

Bonjour, votez pour le bloc, c’est garder Harper et Charest au pouvoir.
Donc le pire scénario pour le Canada et le pire pour le Quebec.
Je suis pour le souverainete du Quebec, donc il est temps que le PQ mette la formation du pays en priorite et que les repr/sentant du bloc laisse le pouvoir et aide le PQ.
Pour le Canada, Harper reste un danger pour la d/mocratie et on deviendra le tea party canadien.

SVP donnez-moi vos commentaires…

Amities

Guy Provost

Je ne crains pas un Parti conservateur majoritaire..Le Bloc s’accroche pour recevoir sa pension de député

« Aux électeurs libéraux modérés et centristes, ceux qui ont aimé le couple Chrétien/Martin qui a équilibré les budgets, défendu le libre-échange »
Le gouvernement Harper a les yeux fixés sur les sondages, clientélisme oblige. Comme le dernier sondage Léger Marketing l’indique, c’est chez les libéraux et le NPD que le vote est le plus volatil. Des mesures susceptibles de séduire un électorat centralisateur et néolibéral seront donc mises de l’avant par les conservateurs au fur et à mesure de la campagne électorale.: http://bas-st-laurent.r.pq.org/

Comme jadis Trudeau et Chrétien, Harper, pour consolider ses appuis du ROC, misera sur l’insupportable perspective d’un Québec debout.

Il suffit, pour beaucoup de canadians, d’imaginer le PLC et le NPD s’alliant aux méchants séparatisss pour que ces partis soient à jamais discrédités.

Il est remarquable également que, bien que Duceppe brandissait la fameuse lettre depuis deux jours, il a fallu que monsieur Layton confirme l’épisode de 2004 pour que Radcan porte cette information à l’avant-scène.

J’écoutais un peu de Harper bashing à la radio-poubelle aujourd’hui (Maisonneuve à l’écoute).

Y’a pas à dire, cette histoire de coalition fait baver les péquistes d’envie, ils en mouillent leurs culottes, à croire qu’ils voient Gilles D. premier ministre. Incroyable cette fixation sur des choses qui n’arriveront jamais (comme la sécession our la coalition). Parlons Québec, excellent slogan, ça résume bien! Parlons!

Hum! Bloquistes JFL. L’outrage d’Oda aux intitutions fédérales, Ministre du Gouvernement conservateur, auprès des Élus de la Chambre des Communes a suffi. Moralement- une Première. Aux Partis fédéralistes d’Opposition: d’abord le PLC de Michael Ignatieff – qui a présenté la Motion de la non-confiance. Suivi du NPD de Jack Layton, insatisfait, surtout, des perles sociales dans le budget du PCC. Enfin, le BQ de Gilles Duceppe, égrenant le chapelet habituel, vieux de 19 ans, à savoir l’hamonie non complète des taxes de quelque 2,2G$ de la TVQ (Taxe sur la Valeur ajoutée au Québec- vache à lait du PLQ) et de la TPS (Taxe sur les Produits et Services); puis la Tempête du Verglas – 10 ans déjà;puis la litanie des méfaits de la Crise monétaire, bancaire, hypothécaire et boursière (2007-2011, non-terminée):brillant bilan du poids du BQ à Ottawa,
exception faite pour les Ambassades étrangères.

Que faire le 02 mai 2011? Le PLC, dans l’état qu’il a au Québec peut-il espéré une embellie? Peut-être que l’aura de Michel Ignatieff nous surprendra tous: faiblesse, les Denis Coderre -le facebook des commandites non prouvées hélas; et l’ineffable Justin Trudeau qui déconne, hors Québec, sur notre la culture francophone. Le conservateur footballeur Smith des Alouettes, dans l’ouest de l’île de Montréal, donnera-t-il assez d’envol au PCC pour surporter l’outrage que la Capitale du Québec pourrait lui infliger.Sous l’influence de l’emmerdeur Maire Lebaume (!)avec son truc de Palais pour nos millionnaires joueurs professionnels d’hockey; quel visionneur!D’aileurs, le BQ est dans le même cas de figure dans la belle Capitale de droite. Et vit, depuis belle lurette, avec cette épine au flanc qui pourrait, à la longue, lui rappeler humblement qu’il doit renouveler sa vieille Direction. Sinon,
le social-démocrate NPD pourrait séduire plusieurs électeurs, envers le sympathique Jack Layton et son seul élu dans Outremont.

Bonne élection fédérale!

@michel laurence

très bien l’analyse sur l’utilité du bloc…
« Je ne mets aucunement en doute la bonne volonté et l’honnêteté des élus du Bloc. Je laisse ça à ceux qui carburent à la mesquinerie. »
malheureusement certains utilisent la mesquinerie pour discréditer des gens qui auraient envie de se tenir debout et d’affronter ces gens du Roc qui nous méprisent et qui trouvent toujours des qualificatifs négatifs pour parler des gens qui ne partagent pas leurs idées fédéralistes… ils ont peur de voir défendre leurs droits d’être et les accusent de n’importe quoi pourvu que ça soit blessant comme le super « boule ».
effectivement,le bloc a fait son temps et devrait travailler à faire la souveraineté du qc…

Harper est un menteur et un poltron, et je n’accorderais pas beaucoup plus de crédibilité aux libéraux quand l’Histoire des 40 dernières années nous fait voir la duplicité dont ils sont capables. Le seul parti fédéraliste qui devrait former un gouvernement même minoritaire est le NPD. Quant aux pouvoirs réels du Bloc sur lesquels les fédéralistes aiment tant ergoter, je me contenterai de leur rappeler que la présence du Bloc perturbe la gouvernance de LEUR Canada. Autrement dit, le Bloc empêche la mise en place d’un gouvernement majoritaire et d’une quasi-dictature fédéraliste. Or, comme se plaisait à le dire Ghandi au vice-roy :« … what we intend to achieve. Peaceful, nonviolent, noncooperation until you yourself see the wisdom of leaving, your Excellency. »

Les Canadiens nous ont retenus en 1995 avec leurs manœuvres et leurs magouilles. Il faut donc saborder la gouvernance de leur pays par notre non-collaboration et le blocage du parlement du Canada, par l’intermédiaire du Bloc Québécois, jusqu’au jour où ìls comprendront la sagesse de laisser le Québec voler de ses propres ailes et de devenir un pays.

QUOI???

Duceppe voulait s’allier à l’honni Harper il n’y a pas 2 ans???

Eh ben…

Oh…j’oubliais: paraît que Duceppe s’est énervé lorsque les journalistes lui ont demandé avec insistance pourquoi il n’était pas question de souveraineté dans sa présentation aujourd’hui…

Le petit chef en culottes courtes a la « fuse » courte???

Bonjour à vous tous.

La situation actuelle doit nous permettre d’analyser la situation politique selon l’influence de la mondialisation. Cette dernière est très importante dans nos vies même si on l’exclue du revers de la main. La mondialisation crée une peur qui réside au fond de chaque personne. C’est pourquoi les pays occidentaux élisent des partis de droite. Pourtant ces partis de droite sont à l’origine de cette mondialisation, dictature en devenir. Pourquoi dictature en devenir tout simplement parce qu’elle est issue du phénomène social qui nous domine l’individualisme exécrable. Ce phénomène était déjà un mouvement analysable au commencement de ce siècle, car Max Weber en a fait une étude qui est résumé dans son livre ÉTHIQUE PROTESTANTE ET L’ESPRIT DU CAPITALISME. Donc regardons une photographie de la situation actuelle.

Premièrement nous voyons un député conservateur, ancien chef de police de Toronto, donc la couronne de cette ville sera conservatrice.
Le Québec francophone ne votera jamais libéral tant et aussi longtemps que les Chrétien, les Martin et les Dion ne demanderont pas pardon pour l’INCOMMENSURABLEMENT IGNOBLE SACANDAL DES COMMENDITES.
L’ouest canadien votera conservateur tout en laissant une petite place au NPD.

Un danger pour les canadiens c’est de voir le Bloc comme opposition officiel.

« Jean Chrétien dans son livre :”Dans la fosse aux lions” écrit en 1986…
…[…] “Certains prétendent que le seul moyen pour le Canada de contourner le protectionnisme américain est de garantir l,accès au
marché canadien par l’entremise du libre-échange dans un marché commun. JE NE CROIS PAS QUE LE CANADA POURRAIT SURVIVRE POLITIQUEMENT À UNE TELLE OPÉRATION et je pense que la conséquence logique serait à long terme l’intégration
des 2 pays….. »

On voit bien que ce personnage travaille pour un Québécois connu, grand ennemi du Québec.

@ guy provost

« Bonjour, votez pour le bloc, c’est garder Harper et Charest au pouvoir. » (guy provost)

Parfait!

« Pour le Canada, Harper reste un danger pour la d/mocratie et on deviendra le tea party canadien. » (guy provost)

Plus que parfait!

Si les westerners harperiens, ces ignorants du Québec et du Canada, Elvis sans culture canadienne et admirateurs de la culture des USA deviennent majoritaires, ils frapperont sur le Québec à tour de bras bien plus qu’aujourd’hui.

Ils ne feront que provoquer les Québécois mous envers la séparation du Québec mettant fin à leur soumission envers le Canada en donnant le OK à la création de leur pays.

Aux Ontariens, votez Harper!

@ SensCommunRugueux

Oui Harper est l’ancien du Reform Party aujourd’hui connu sous le nom de Conservative Party of Canada.

Le Parti progressiste-conservateur du Canada (PC) est disparu le 7 décembre 2003 et dissout en 1935 au Québec. Joe Clark en pleurait de voir son parti disparaître.

Bonjour,
Tout comme Monsieur Michel Laurence le dit dans ses mots, le Bloc Québécois est un puissant gaz, un soporifique délétère qui anesthésie tranquillement et pas vite nos nationalistes québécois en les confortant pour les faire glisser béatement dans le confort douillet, dans la ouate de la Fédération Canadienne, Et les nationalistes québécois ne s’en aperçoivent même pas, pauvres eux autres. Pas surprenant que Monsieur Jacques Parizeau vienne de temps en temps leur rappeler leur flou artistique où ils sont campés depuis belle lurette. Une bande de souris blanches que sont devenus nos nationalistes, ne sortant que pour téter la mamelle d’Ottawa. Au plaisir, John Bull.

L’idée est juste. Le Bloc dérange à Ottawa.
Avec 21% de francophones seulement au Canada bientôt et à cause essentiellement de la présence du Québec. Si le Bloc n’existait pas, il faudrait l’inventer. Le Canada en permettant l’existence d’une province francophone sur dix a créé une situation de désunion nationale incontournable. Tous les événements autour de cette campagne ne changeront rien à l’affaire.

Le bi-partisme a fait son temps, c’est anti-démocratique! Fondamentalement, ce n’est pas démocratique, car un parti peut être au pouvoir alors que la majorité des gens est contre eux.

Le système bipartiste uninominal à un tour qui perdure ne correspond plus à ce qu’est la démocratie, parce que justement il empêche l’expression de la démocratie en limitant la représentativité de ceux qui sont élus dans ce système.

C’est à ça qu’il faut s’attaquer : changer le système électoral de représentation dans les parlements. Il faut changer le mode électoral pour qu’on ait chez nous une véritable démocratie.

Il n’est pas fantaisiste de voir le Bloc jouer un rôle majeur aux Communes. La présence du Bloc à Ottawa continue à être pertinente, jusqu’au moment où les Québécois se prendront en mains.

La pertinence du Bloc s’accroît avec le temps, quand on voit l’inanité, la fourberie et l’insignifiance des autres partis. Il n’y a rien d’égoiste à défendre les intérêts du Québec à Ottawa. Si les Québécois ne ne font pas, pensez-vous que le ROC va le faire à notre place? Donc le Bloc est éminemment pertinent à court et moyen terme.

Il est parfaitement légitime que le Bloc fasse partie d’un gouvernement de coalition. Tous ceux qui ont voté Bloc paient des taxes à Ottawa et ont le droit de participer directement aux décisions sur la façon de dépenser cet argent. Le Bloc n’est pas à Ottawa pour empêcher le Parlement canadien de fonctionner, mais pour y promouvoir avec responsabilité et sincérité les aspirations des Québécois. Même des esprits éclairés du ROC reconnaissent la respectabilité et le sens du bien public du Bloc.

À ma connaissance, le Bloc a toujours pris parti pour le bien des Québécois et même pour celui des Canadiens nos voisins. Ce n’est pas pour rien que le Bloc recueille l’appui de la majorité des francophones du Québec!

En attendant la souveraineté du Québec, le Bloc Québécois traduit pour le moment l’affirmation claire de notre identité et la seule option qui parle sans ambiguïté et efficacement.

Une chance qu’on a le Bloc!

Monsieur Lisé:

Je crois que monsieur Harper, que je hais comme la peste pour ses politiques de droites et avoir spolié le capital de sympathie canadienne dans le monde, vient de nous servir une grande leçon de stratégie politique.

Il sait pertinemment que dans le contexte actuel, la seule possibilité qu’il aurait de ne pas former le prochain gouvernement majoritaire ou minoritaire serait que l’opposition (libéraux, néo-démocrates et bloqistes) forment une coalition. En s’assurant qu’Ignatief ferme cette porte dès le début de sa campagne, il sait qu’il peut maintenant vogué vers le vote du mois de mai sans crainte.

Pour ce qui est de Monsieur Ignatief, il vient de nous démonter son ineptie en tant que stratège en tombant dans le panneau et on affirmant qu’il ne formerait pas de coalition. En passant, il est regrettable pour lui qu’il ne se soit pas rendu compte de sa seule possibilité de survie politique (une coalition) qui de toute façon sera probablement la caractéristique de la vie politique canadienne des vingt prochaines années en supposant que les » Verts » vont prendre une partie de l’électorat et que les parties traditionnels vont continuer à se stabiliser compte tenu de la diversité géo-politique canadienne.

A mon grand désespoir « Chapeau, monsieur Harper, pour cette leçon de stratégie politique ».

Claude Rembeau
Gatineau

Et si le Bloc faisait élire 58 députés le 2 mai prochain devant, supposons, un parti conservateur majoritaire qui va foutre le bordel durant les 4 prochaines années et faire la démonstration de la nécessaire souveraineté pour la nation québécoise, croyez-vous qu’au Québec les caribous sans boussole vont un jour ne pas trouver le seul chemin menant à une pleine émancipation politique, économique et sociale de la nation? Ceux et celles acceptant, délibérément ou non, la sujétion du Québec aux diktats du ROC croyant que cela n’entraîne de turbulences politiques, économiques et sociales graves au Québec sont de fieffés menteurs qui ne mentent qu’à eux-mêmes.

« Un danger pour les canadiens c’est de voir le Bloc comme opposition officiel. »

Mais pas pour les Québécois.

« Ceux et celles acceptant, délibérément ou non, la sujétion du Québec aux diktats du ROC croyant que cela n’entraîne de turbulences politiques, économiques et sociales graves au Québec sont de fieffés menteurs qui ne mentent qu’à eux-mêmes. »

À mon humble avis M. Jean-Pierre Gascon, ils sont plutôt ignorants.

Plusieurs autres sont des traîtres tout aussi naïfs qu’ignares qui en payent déjà le prix.