Coderre maintient son avance

Après trois coups de sonde en deux mois, une tendance lourde contre la mairesse Valérie Plante se dessine.

Denis Coderre / Facebook / Montage L'actualité

Denis Coderre devance toujours Valérie Plante dans la course à la mairie de Montréal, selon un nouveau sondage municipal de l’institut Léger publié mardi dans Le Journal de Montréal.

Les résultats montrent que l’ex-maire (et ancien député libéral fédéral de la circonscription de Bourassa, dans le nord de la ville) Denis Coderre récolte l’appui de 39 % des répondants, une avance de 10 points sur l’actuelle mairesse de la métropole, Valérie Plante. Même si plusieurs autres prétendants au poste ont annoncé leur intention de déposer leur candidature, seulement 16 % des sondés affirment appuyer un candidat autre que M. Coderre ou Mme Plante. Il s’agirait donc toujours d’une course à deux — pour l’instant.
Parmi les électeurs décidés, les appuis à Coderre grimpent à 46 %, contre 34 % pour Valérie Plante et 19 % pour les autres candidats :
Compte tenu de l’incertitude de ce coup de sonde (seulement 500 répondants), l’avance de Denis Coderre est donc importante, mais pas écrasante non plus. D’ailleurs, ces résultats concordent avec les données mesurées par d’autres instituts dans les derniers mois : trois sondages au sujet de la mairie de Montréal ont été publiés depuis mars et tous accordent l’avantage à Denis Coderre (voir la liste ici). De plus, nous n’observons que des différences mineures entre ces portraits : les appuis à Valérie Plante varient de 33 % (Recherche Mainstreet) à 38 % (SOM), alors que ceux à Denis Coderre se situent entre 46 % (SOM et Léger) et 50 % (Recherche Mainstreet).

Bien que la prudence soit de mise avec les sous-échantillons démographiques des sondages (car leurs niveaux d’incertitude sont plus élevés), nous remarquons dans les chiffres de Léger des clivages importants à la fois générationnels et linguistiques. Auprès des électeurs âgés de 18 à 34 ans, la mairesse Plante détient une grande avance sur Coderre, 52 % contre 25 % :
Or, chez les électeurs de 35 ans et plus, c’est Coderre qui domine avec 53 % de faveur, contre 29 % pour Valérie Plante. Étant donné que les électeurs plus âgés votent généralement en plus grand nombre que les jeunes, ces chiffres ont de quoi inquiéter l’équipe de la mairesse Plante à moins de six mois du scrutin.
Quant au contraste linguistique, Valérie Plante et Denis Coderre seraient à égalité statistique auprès des électeurs francophones : Plante obtient 44 % d’appui contre 42 % pour Coderre, un écart bien inférieur au niveau d’incertitude du sondage.

Chez les électeurs non francophones, Denis Coderre obtient 51 % d’appui, soit près de 30 points devant Valérie Plante, qui se trouve à égalité statistique avec l’option « Autre candidat ». Il s’agit ici d’un contraste majeur lorsqu’on compare ces résultats avec les chiffres publiés à la fin de la course à la mairie de 2017. Dans un sondage paru à la fin octobre 2017, la maison Léger mesurait une égalité statistique entre Coderre et Plante chez les francophones, mais accordait à Valérie Plante l’avantage auprès des non-francophones.

Certes, les élections municipales à Montréal (et partout au Québec) n’auront lieu qu’en novembre, les candidats ont donc amplement de temps de se faire valoir (et de se mettre les pieds dans les plats !). Toutefois, après trois coups de sonde en deux mois, une tendance lourde contre la mairesse se dessine. En effet, Léger mesure que 50 % des Montréalais se disent insatisfaits du travail de la mairesse lors des quatre dernières années, contre 44 % de citoyens satisfaits. De plus, pas moins de 60 % des électeurs affirment souhaiter un changement à la mairie, contre seulement 24 % qui désirent que Valérie Plante demeure en poste.

Lorsqu’on les questionne sur la confiance que leur inspirent les candidats relativement à quelques dossiers chauds touchant la gestion de la ville, les répondants croient majoritairement que Denis Coderre est le meilleur candidat pour « assurer une relance économique de la ville », « améliorer le réseau routier » et « gérer les taxes municipales ».

En contraste, Valérie Plante est perçue comme la candidate de confiance pour « rendre plus accessibles les arts et spectacles », « développer les transports en commun », « améliorer la qualité des espaces verts » et « développer le réseau de pistes cyclables ».
Toutefois, il ne faut pas non plus sous-estimer l’influence que pourrait avoir la présence de nombreux autres candidats à la mairie de Montréal. En 2013, Denis Coderre l’avait emporté avec 149 000 votes, soit moins du tiers des électeurs montréalais (32 %). Quatre ans plus tard, face à une seule candidate avec une organisation de renom, Coderre s’était incliné malgré ses 216 000 votes, soit un peu de moins de 46 % des suffrages.

Bien malin celui ou celle qui prédira quel candidat pourrait profiter de la division du vote — particulièrement lors d’un scrutin municipal avec un taux de participation modeste —, mais selon l’historique récent des élections montréalaises, c’est Denis Coderre qui serait sans doute le favori d’une course à trois ou quatre (ou plus) candidats, comme ce fut le cas en 2013.

En effet, Coderre a récolté 46 % du vote populaire il y a quatre ans, et ce plus récent sondage mesure ses appuis à… 46 %. Valérie Plante et son équipe ont donc un peu moins de six mois pour recoller les morceaux de la coalition d’électeurs qui leur a donné les clés de l’hôtel de ville en 2017.

Les commentaires sont fermés.

Moi c’est Coderre !!
Il doit être de retour à la Mairie de Maitrél : Coderre c’est Le maire de Montréal !
L’homme de la situation capable de relevé un tel défi c’est lui !!

On croirait lire un message autorisé et payé par l’organisation Denis Coderre!

Bonjour…je veux juste rappeler a mes amis Montréalais…que M. Coderre a pratiquement mis la ville de Mtl en faillite il y a quelques années…Ha vous n’êtes pas au courant…Amis journalistes…Allez consulter les vrais gens compétents (ce sont des CPA) qui travaillent aux finances de la Ville…personne ne souhaite son retour…😉