Colères d’Amérique

Qu’est-ce qui a mis les Américains assez en rogne pour qu’ils envisagent d’élire Donald Trump ? Notre journaliste a pris le pouls d’une nation.

Un partisan de Donald Trump, lors d'un de ses rassemblements. (Photo: Scott Olson/Getty Images)
Un partisan de Donald Trump, lors d’un de ses rassemblements. (Photo: Scott Olson/Getty Images)

Janusz Lis se décrit comme le «plus grand» partisan de Donald Trump. Vêtu d’un pantalon portant l’inscription « Trump Power », d’un chandail avec «Trump» imprimé en grosses lettres, de même que de l’incontournable casquette rouge au slogan «Make America Great Again» (redonnons sa grandeur à l’Amérique), il fait le pied de grue depuis des heures devant le Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump à Palm Beach, en Floride, où l’homme d’affaires rêve d’établir sa «Maison-Blanche d’été» s’il est élu.

Colères d'Amérique encadré 1

Comme d’autres curieux, cet Américain d’origine polonaise attend avec impatience les résultats des élections primaires dans son État. Pour passer le temps, il fait jouer sur son téléphone une chanson qu’il a lui-même composée en l’honneur du controversé candidat à la présidence américaine.

«Je veux que les républicains dansent ensemble, plutôt que de se battre», dit cet employé d’une usine de fabrication de portes et fenêtres. Quelques passants se laissent entraîner par les rythmes électroniques de sa chanson, qu’il rêve de voir reprise dans un rassemblement de son idole politique.

Mais l’immense majorité des partisans de Trump n’ont guère le cœur à la fête…

Le milliardaire en est bien conscient. Et il ne se gênera pas pour le souligner à gros traits dans son discours de victoire, quelques heures plus tard, après avoir raflé quatre États sur les cinq en jeu ce jour-là, dont la Floride.

«Un présentateur télé m’a demandé s’il y avait de la colère [chez mes partisans]. J’imagine que je devais répondre : non, on aime comment vont les choses ! On adore le deal que vous avez fait avec l’Iran et on adore les accords commerciaux», lancera-t-il avec ironie aux invités triés sur le volet, devant une nuée de caméras et de journalistes réunis dans son domaine de 118 pièces. «On perd 500 milliards de dollars par an avec la Chine, on ne fait plus de bons deals, on ne gagne plus, en tant que pays. Et on me demande si mes partisans sont en colère ?»

Un partisan de Trump devant le club privé du candidat, en Floride. «J'aime sa personnalité, c'est un excellent businessman, qui parle avec ses tripes. Il n'est pas une marionnette qui lit des discours comme les autres!» (Photo: Jonathan Trudel)
Un partisan de Trump devant le club privé du candidat, en Floride. «J’aime sa personnalité, c’est un excellent businessman, qui parle avec ses tripes. Il n’est pas une marionnette qui lit des discours comme les autres!» (Photo: Jonathan Trudel)

Dans ses rassemblements, le candidat républicain martèle inlassablement le même message sur la soi-disant «déchéance» des États-Unis. Il insiste sur la frustration «légitime» des Américains, qui doivent, selon lui, reconquérir leur pays.

Ses partisans ne sont pas les seuls à en avoir marre.

Selon un récent sondage réalisé pour le magazine Esquire, une majorité d’Américains pen­sent que le pays va dans la mauvaise direction. «We the People are pissed» (nous, le peuple, sommes écœurés), résume le magazine, un jeu de mots sur la célèbre première phrase de la Constitution américaine.

Mené auprès de 3 000 personnes, ce sondage révèle que pas moins de 68 % des Américains se sentent en colère au moins une fois par jour après avoir regardé les nouvelles. Que 63 % des gens ne croient plus au «rêve américain» (en bref : ceux qui travaillent fort réussiront) — ou, pire, que ce rêve ne s’est jamais matérialisé.

Il révèle aussi que les Blancs et les républicains sont plus en colère que le reste des Américains.


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D’où cette stratégie électorale de Trump, qui courtise désormais les «Reagan Democrats», ces travailleurs de la classe moyenne qui avaient appuyé ou dont les parents avaient appuyé Ronald Reagan en 1980 et en 1984, mais qui n’ont plus jamais voté pour les républicains depuis.

Colères d'Amérique encadré 3

Le candidat républicain a multiplié les rassemblements dans les États dits de la «Rust Belt», ou «ceinture de rouille», comme l’Ohio, la Pennsylvanie et le Michigan, où des millions de personnes travaillent encore dans des usines, notamment dans le domaine de l’automobile. Trump répète à ces ouvriers que la délocalisation massive des emplois dans des pays comme le Mexique ou la Chine, ces dernières décennies, n’est due qu’à l’incompétence des dirigeants, incapables de se tenir debout. « J’ai gagné les primaires du Michigan parce que personne ne pourrait vous protéger aussi bien que moi ! » clame-t-il. Avec la mégalomanie qui le caractérise, il soutient qu’il n’y a pas, sur la planète, meilleur négociateur que lui. Il en veut pour « preuve » son succès en affaires et son livre Trump : The Art of the Deal, publié en 1987 et vendu à des millions d’exemplaires.

«Donald Trump présente un discours émotif, qui fait mouche auprès d’un certain électorat en colère qui aime entendre cette colère exprimée aussi fortement par un candidat», dit le biographe du milliardaire, Michael D’Antonio.

Il le décrit comme un anti-intellectuel qui se targue de ne lire aucun livre, préférant se fier à son «instinct».

Cet instinct l’a fait pousser encore plus loin une tendance déjà bien ancrée aux États-Unis : la politique de la division (ou wedge politics). Trump n’hésite pas à cibler les immigrants (en particulier les Mexicains sans papiers), les Japonais et les Chi­nois (des «voleurs d’emplois»), les musulmans (il promet de freiner l’immigration de tous les musulmans, sous prétexte d’enrayer le terrorisme), ou encore les journalistes, qu’il a décrits comme des «gens dégoûtants».

Chère aux républicains, cette politique de la division menace maintenant de se retourner contre le «Grand Old Party».

Quelques instants après l’annonce de la victoire sans équivoque de Trump aux primaires de Floride, un stratège républicain, Stuart Stevens, a livré un véritable réquisitoire contre le milliardaire. Sur les ondes de NPR, la radio publique américaine, cet ancien directeur de campagne de l’ex-candidat Mitt Romney a évoqué une éventuelle fracture du Parti républicain. «Oui, il y a de la colère dans ce pays, mais la question est de savoir comment la canaliser ! a-t-il dit. Ce qui est dangereux avec Trump, c’est qu’au lieu de nous propulser vers le haut, il essaie de nous diviser. Il fait appel à nos plus bas instincts et c’est important de résister.»

Depuis quelques mois, les bonzes du parti multiplient les manœuvres pour tenter de bloquer l’ascension de Donald Trump. Rien, pour l’instant, ne semble freiner l’engouement de ses admirateurs.

Selon des sondages menés à la sortie des urnes, Trump parvient à séduire des gens habituellement peu intéressés par la politique. Des gens blasés qui, dans de nombreux cas, n’avaient jamais voté.

Dans un rassemblement du magnat de l’immobilier auquel j’avais assisté en Iowa, en août dernier, beaucoup d’électeurs admettaient, sans vergogne, «magasiner» leur candidat. Ils étaient venus par curiosité pour voir à l’œuvre le personnage qu’ils avaient regardé pendant des années à The Apprentice, cette émission de téléréalité qui avait connu un formidable succès au réseau NBC.

Sept mois plus tard, les partisans de Trump semblent plus convaincus et décomplexés que jamais, ragaillardis par les victoires successives de leur idole dans 19 États sur les 31 où ont eu lieu des primaires (en date de la mi-avril).

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À la grande surprise de nombreux observateurs, le controversé candidat a même élargi sa base électorale, qui va bien au-delà des «hommes blancs frustrés» (angry white men), comme le démontrent ses succès au Nevada et en Floride.

Dans le «Sunshine State», il compte sur l’appui d’un grand nombre d’électeurs hispaniques d’origine cubaine.

L’un d’entre eux, Juan Palomino, a établi un minicampement pendant plus d’une semaine, en face d’un bureau de vote de Miami. Vêtu de sa tenue militaire, un képi sur la tête, Juan Palomino, 57 ans, tenait fièrement entre ses mains une affiche électorale de Trump quand je l’ai rencontré. «C’est le seul qui dit la vérité au peuple», soutient cet ancien combattant de l’armée américaine, accompagné de sa femme, de ses deux enfants et de sa belle-mère.

Juan Palomino, un Floridien d'origine cubaine, ne s'offusque pas des commentaires désobligeants de Trump à l'égard des immigrants. «Si tu es mexicain et que tu veux venir ici, pas de problème, mais il faut le faire légalement.» (Photo: Jonathan Trudel)
Juan Palomino, un Floridien d’origine cubaine, ne s’offusque pas des commentaires désobligeants de Trump à l’égard des immigrants. «Si tu es mexicain et que tu veux venir ici, pas de problème, mais il faut le faire légalement.» (Photo: Jonathan Trudel)

La Floride devait pourtant être «le pays de Marco Rubio», selon les affiches électorales placardées un peu partout à Miami. Fils d’immigrants cubains, ce sénateur républicain de Floride espérait devenir le premier Latino-Américain à ravir la Maison-Blanche. Il n’a finalement récolté que 23 % des votes, deux fois moins que Trump.

« Ce pays est fatigué, épuisé, frustré d’entendre toujours les mêmes discours vides, les mêmes blablabla des politiciens », dit Palomino, qui ne s’offusque pas des commentaires controversés et désobligeants de Trump au sujet des immigrants mexicains sans papiers (qu’il a notamment qualifiés de «violeurs»).

«J’ai moi-même immigré ici, en 1967. Mais je suis venu ici légalement. Je me suis battu pour ce pays, dans l’armée. Si tu es mexicain et que tu veux venir ici, pas de problème, mais il faut le faire légalement. Si j’arrive illégalement au Mexique, que va-t-il m’arriver ? Les autorités vont me jeter en prison !»

« Le principal problème des États-Unis, c’est la faiblesse de l’économie, et Trump peut nous sauver, nous donner des jobs », dit-il. Sa femme, Jamilee Fernandez Palomino, vient justement de perdre son emploi, un poste administratif dans une chaîne hôtelière. «Il a été transféré au Mexique, à Cancún, dit-elle. Je veux que Trump gagne, parce que j’ai besoin d’un job !»

Ce professeur de CrossFit a marché 550km pour soutenir Bernie Sanders, candidat démocrate. «Bernie et Trump sont deux candidats anti-establishment, qui voient la réalité en face, les blocages économiques, la stagnation de la classe moyenne.» (Photo: Jonathan Trudel)
Ce professeur de CrossFit a marché 550km pour soutenir Bernie Sanders, candidat démocrate. «Bernie et Trump sont deux candidats anti-establishment, qui voient la réalité en face, les blocages économiques, la stagnation de la classe moyenne.» (Photo: Jonathan Trudel)

Étrangement, certaines récriminations des partisans de Donald Trump trouvent aussi écho chez les partisans de… Bernie Sanders, candidat démocrate pourtant à l’opposé du spectre politique (ce sénateur du Vermont se décrit comme un «socialiste démocratique»).

«Bernie [NDLR : c’est ainsi que le surnomment les partisans] et Trump sont deux facettes du même problème», dit Joe Stone, un producteur de musique que j’ai rencontré à la sortie d’un bureau de vote aménagé à la mairie de Miami, devant une marina où sont accostés de luxueux voiliers et catamarans. «Il y a quelque chose de brisé en Amérique», soutient-il, reprenant un thème cher à Bernie Sanders, pour qui il a voté.

Colères d'Amérique encadré 2

Bien sûr, le taux de chômage a chuté de moitié depuis son sommet, atteint peu après l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, en janvier 2009. Mais le pouvoir d’achat des travailleurs n’a jamais rattrapé son niveau d’avant la crise économique de 2008-2009, dit-il. «Une part disproportionnée de la richesse est accaparée par les grandes entreprises et les plus fortunés, dit Joe Stone. Beaucoup de gens pauvres, mais aussi des gens plus aisés, comme moi, ont l’impression d’avoir été dupés par le système.»

Ce constat n’est ni nouveau ni révolutionnaire. «Cette nation ne peut prospérer longtemps si elle continue de ne favoriser que les plus prospères», avait dit Barack Obama dans son discours d’investiture, en 2009.

Sept ans et presque deux mandats plus tard, les inéga­lités se sont accrues aux États-Unis. Et c’est Obama lui-même qui l’a souligné dans son tout dernier discours sur l’état de l’Union. «Les entreprises ont moins de loyauté envers leurs communautés. Et une part plus importante de la richesse et des revenus est concentrée au sommet de l’échelle», a-t-il déploré.

À peine 3 % des Américains les plus riches possèdent désormais 50 % de la richesse américaine. Le coefficient de Gini, qui mesure l’inégalité des revenus dans une société, est en forte hausse. Il est de loin le plus élevé parmi les pays riches. Le nombre de foyers vivant dans la pauvreté, selon le Bureau du recensement, a atteint son sommet des 20 dernières années.

Ce sont ces mêmes chiffres, alarmants, qui ont poussé Sean Lefloch à entreprendre une longue marche pour soutenir son candidat, Bernie Sanders. Ce jeune professeur de CrossFit a parcouru 550 km en 19 jours depuis son départ de Jacksonville, dans le nord de la Floride. Je l’ai rencontré à son arrivée à l’hôtel de ville de Miami, où il a été accueilli par une poignée de partisans, dont un guitariste chantant du Bob Dylan.

À la fois épuisé et encouragé par son long périple, au cours duquel il a été hébergé par des inconnus, il trace volontiers un parallèle entre Bernie Sanders et Donald Trump.

«Ce sont deux candidats anti-establishment, qui voient la réalité en face, les blocages économiques, la stagnation de la classe moyenne», dit-il en essuyant la sueur sur son visage. «Mais l’un représente la peur. L’autre, l’espoir. L’un dit que nos problèmes sont dus aux immigrants et au gouvernement. L’autre, Sanders, dit que c’est un problème qui nous concerne tous. Si on se rassemble, on peut le résoudre.»

Ce professeur ne s’émeut guère des percées de Trump. «Rien n’arrive par hasard. Il devait sortir du lot pour représenter comment une partie des gens se sentent réellement. J’ai confiance que les Américains ne l’éliront jamais à la Maison-Blanche.»

Une partisane de Hillary Clinton, qui reste la candidate favorite chez les démocrates. (Photo: Jonathan Trudel)
Une partisane de Hillary Clinton, qui reste la candidate favorite chez les démocrates. (Photo: Jonathan Trudel)

Il croit dur comme fer aux chances de Sanders de coiffer sa rivale, Hillary Clinton, et de devenir le candidat démocrate aux élections présidentielles de novembre. Mais il serait prêt à se rallier à Clinton si elle devait, au final, l’emporter.

L’ex-secrétaire d’État fait déjà campagne contre Donald Trump.

Le soir de sa victoire en Floride, elle avait organisé son rassemblement dans un centre des congrès de West Palm Beach, à peine à quelques kilomètres du domaine de Trump, Mar-a-Lago.

Devant une salle au quart vide mais bruyante, Clinton a attaqué de front son rival sans jamais le nommer. «Notre commandant en chef doit être capable de défendre notre pays, et non le mettre dans l’embarras, a-t-elle dit. Il doit soutenir nos alliés, et non nous les aliéner. Il est là pour vaincre nos adversaires, pas pour les renforcer !»

Dans la salle, parmi beaucoup de personnes âgées, se trouvaient quelques rares étudiants, dont Caroline Granitur, 19 ans, de Vero Beach.

«C’est une saison politique complètement folle. Mais les fous sont du côté républicain, pas du nôtre», dit-elle, tout heureuse d’avoir pu se faire prendre en photo aux côtés de Hillary Clinton.

Selon les sondages, celle-ci remporterait aisément les clés de la Maison-Blanche si elle devait affronter l’homme d’affaires, en novembre. Mais peu de sondages, il y a huit mois, prévoyaient que Trump connaîtrait un tel succès…

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Les Américains tout comme les Canadiens d’ailleurs auront beau pointer du doigt les migrants, ce sont des personnes qui se lèvent le matin et travaillent deux emplois pour parvenir à envoyer leurs enfants à des études supérieures au lieu de se payer la dernière bagnole et système de son et TV 70 pouces pour épater la galerie.

Si Trump remporte les élections et est en poste à la Maison Blanche, son premier mandat sera extrêmement houleux car les citoyens attendront de ses promesses qu’elles deviennent réalité en peu de temps et non dans quatre ans. Les gens n’attendent plus de nos jours, ils veulent tout, immédiatement.

La gronde générale n’est donc pas terminé et elle sera d’une ampleur sans précédent. Il lui faudra un char d’assaut pour se déplacer, et encore, s’il peut sortir de la Maison Blanche :))

Il est impossible de cesser d’acheter des produits importés depuis plus de 40 ans comme les automobiles puisque les Américains ne voudront pas travailler à 10$ par jour mais bien à 30$ de l’heure comme se fut le cas au Québec ou l’usine de Boisbriand octroyait un salaire MOYEN de 37$ (incluant avantages sociaux) et s’est fut forcé de fermer parce que les brillants de l’époque en ont voulu encore plus par le biais d’une grève.

Il ne suffit pas seulement d’embaucher des employés, faut-ils qu’ils soit expérimentés, avec une population dont plus du deux tiers (des moins de 55 ans) n’ont que neuf années de scolarité, ils ne sont pas sorti du bois, et il n’y a pas un arbre aux alentours. Il faudra de plus que les entreprises investissent des milliards pour construire les infrastructures de montage pour répondre à la demande.

Il faut vraiment être “une tête de linotte” pour croire à ce verbiage hors de tout sens commun, sans fondement et impossible à atteindre en quelques années.

J’ai de nombreux amis aux États-Unis qui pensent que les États-Unis se dirigent vers une guerre civile qui sera longue car personne ne saura qui est les réels ennemis, ils s’en prendront aux détaillants qui seront pointés du doigt comme étant des voleurs, puis les municipalités, les services de police qui seront dans leurs jambes mais aussi les grandes entreprises qui ne veulent pas (ou n’ont pas les moyens) de les embaucher.

C’est une véritable chasse ouverte qui s’annonce au sud de la frontière puisque durant ce branle bas de combat, l’économie cessera de tourner et le PNB diminuera rapidement et une inflation phénoménale apparaîtra parce que les biens provenant d’Asie ne seront plus disponibles.

J’ai bien peur que le Canada en subissent les frais du point de vue exportation mais surtout immigration d’Américains qui veulent quitter les États-Unis pour ne pas se faire charcuter.

L’année 2017 est l’année du Coq de feu selon l’horoscope Chinois, “l’année des grands chamboulements” suivis par l’année du Chien “Pas le temps de respirer ! De nouvelles expériences et un grand changement vous tombent dessus” pour ceux qui seront encore debout.

Stay tuned, will be right back after this mayhem.

«Sa femme, Jamilee Fernandez Palomino, vient justement de perdre son emploi, un poste administratif dans une chaîne hôtelière. «Il a été transféré au Mexique, à Cancún, dit-elle. Je veux que Trump gagne, parce que j’ai besoin d’un job !»

Et que dire des gars de Bellechasse qui viennent de perdre leur job (des bonnes jobs) pour un transfert en Caroline?

Vous auriez dû indiquer de quelle compagnie il s’agit. Pour demeurer compétitif dans une économie mondiale il faut que les employés des pays industrialisés qui sont nés dans la ouate commencent à se regarder dans le miroir. La disparition des emplois au Canada et Québec n’est pas d’hier, la première d’importance fut Dominion Textile.

Les citoyens sont très rapide pour « brailler » lorsqu’ils passent à la caisse pour payer mais ne comprennent toujours pas que si les mêmes biens étaient produits au Québec ou Canada, ils ne pourraient pas se les payer à cause des salaires faramineux qui sert trop souvent à de la « fardoche » inutile tel que les voyages à l’étranger à chaque année, les voitures au 3 ou 5 ans, les meubles et cuisines à coup de 15, 20 et 30,000$, les planchers en marbre, les éviers en « turlututu » signé « bla bla bla » et mangent du « béloné ».

Mon père répétait sans cesse qu’il consinuerait à mettre du steak sur la table avant de s’acheter un Rambrand. Il semble que nous sommes forts loin de cette sagesse. Les consommateurs sont bien plus entiché par les ordinateurs et téléphone mobile « appuuule » en payant deux fois plus que les mêmes ordinateurs et téléphone d’une autre marque.

Pour ceux qui ont atterri à Dorval ont certainement vu le nombre effarant de piscines au sol. Lorsque vous atterrissez dans les autres villes tels que Toronto, Calgary ou Edmonton, vous pouvez les compter sur le bout de vos doigts.

C’est bien beau de se « péter les bretelles » en ayant deux Mercedez et BMW à la porte mais quand ces deux bolides représentent dans les faits une dette de 150,000$ c’est peut être aussi éclatant mais beaucoup moins brillant.