Cols bleus: la nation a besoin de vous !

Pendant l’été, quelques billets de blogue choisis, en rappel.

Les élus d’une ville québécoise avaient un doute. Se pouvait-il que les entrepreneurs de leur région s’organisent pour faire grimper le coût des travaux ? Qu’ils s’entendent entre eux pour que les soumissions soient plus élevées ? Et s’il n’y avait pas de collusion ni de fraude, se pouvait-il qu’il n’y ait pas assez de concurrents dans la région pour faire baisser les prix ?

Le meilleur outil contre la corruption: les cols bleus !

Cette municipalité a eu une idée. Elle a demandé à son Service des travaux publics de participer aux appels d’offres. On verrait alors si, en embauchant des cols bleus supplémentaires, il pourrait faire aussi bien et à moindre coût.

Au début, ce fut la ca­ta­s­trophe. Dans la première soumission, les Travaux publics arrivèrent derniers. Ils demandaient le double de celui qui l’avait emporté ! Mais comme l’aurait fait un entrepreneur éconduit, ils sont retournés à la case départ. Un cadre, un contremaître, une petite équipe de cols bleus, toujours les mêmes, ont trouvé ensemble des gains d’efficacité un peu partout dans leur façon de fonctionner.

Ensuite, ils se sont mis à gagner des appels d’offres. Une fois sur deux. Puis, deux fois sur trois. En battant le privé, en moyenne, de 16 % sur les coûts. Sans réduire les salaires ou les conditions de travail des cols bleus. Sans appauvrir un seul salarié. L’expé­rience a duré une quinzaine d’années et les cols bleus ont effectué pour l’équivalent de 1,3 million de dollars de travaux par an.

La ville s’appelle (s’appelait) Hull. Cela a eu lieu de 1968 à 1984. Dans la seule étude sur le sujet, publiée en 1996 et dont je tire ma science, Pierre J. Hamel et Nancy Guénette, de l’INRS-Urbanisation, affirment que l’opération était pionnière en Amérique du Nord (on pense généralement que Phoenix, en Arizona, ou Indianapolis a inventé la formule) et gagnante…

• … pour les cols bleus, qui profitaient d’heures supplémentaires bien payées et de l’ajout de surnuméraires ;

• … pour la Ville, 1) qui réalisait une économie directe de 3,5 mil­lions lorsque les contrats étaient faits à l’interne ;

• … 2) et une économie additionnelle, car les entrepreneurs privés, craignant d’être battus par les redoutables Travaux publics, déposaient des soumissions plus basses et l’emportaient le tiers du temps.

De plus, il est courant que l’entrepreneur privé se négocie une « rallonge » pour des imprévus. Hamel et Guénette rapportent que les Travaux publics de Hull, eux, réussissaient à faire les travaux dans les limites du budget alloué et à dégager un surplus, utilisé à l’interne pour des achats divers.

« En somme, écrivent les auteurs, la municipalité y gagnait à tous les niveaux : les cols bleus étaient bien contents d’augmenter momentanément leur revenu, le Service des travaux publics obtenait une marge de manœuvre supplémentaire et la municipalité réalisait des économies non négligeables. »

Pourquoi, alors, l’expérience a-t-elle cessé en 1984 ? Avec la récession de 1982 et la fin des grands travaux publics, les entreprises de cons­truction, assoiffées de contrats, ont convaincu la Ville de leur laisser le champ libre. Leur désœu­vrement partiel les obligeait à une plus grande concurrence et elles estimaient pouvoir assurer les meilleurs prix.

Maintenant que le monde municipal québécois est montré du doigt pour des cas de collusion entre entrepreneurs et élus, et d’« élections clés en main » qui rendent le maire redevable à des entrepreneurs, l’expérience de Hull est plus nécessaire que jamais.

Depuis plusieurs années, je suis de ceux qui favorisent la concurrence du public et du privé, lorsque c’est possible, afin d’assurer une amélioration continue de la qualité et du rendement des services publics.

Mais cette mesure a des effets bénéfiques potentiels encore plus grands. Elle est, à l’extérieur du secteur public, un puissant levier contre la corruption, la collusion ou simplement la paresse des entreprises privées dans leurs appels d’offres.

« Faire concourir côte à côte les entreprises privées et les Tra­vaux publics, écrivent Hamel et Guénette, ce serait la garantie pour les contribuables d’obtenir le meilleur prix. »

Ce serait, en prime, la pire chose qui puisse arriver aux « Fabu­lous Fourteen » — le groupe de grands entrepreneurs qui se partagent les contrats publics —, aux réseaux mafieux qui hantent la cons­truction et aux politiciens qui vendent leur élection au plus offrant.

Cols bleus, la nation a besoin de vous !

Source: Hamel, Pierre J. et Nancy Guénette (1994). « La concurrence entre le privé et le public. Le cas des travaux publics de Hull, 1968-1984 », in Marcel Miramond et Thierry Prost, (dir.), La vétusté des infrastructures urbaines, Actes du colloque tenu dans le cadre des Sixièmes Entretiens Jacques-Cartier, Lyon (décembre 1993), 362 p., p.191-212. Version augmentée mise en ligne en 2008 (pdf).

 

Billet d’abord publié le 15 juin 2011

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Monsieur Lisée, revenez-moi avec un exemple qui tient compte des fonds de retraite avec des cols bleus qui la prennent entre 55 et 61 ans et dont l’espérance de vie ne cesse d’augmenbter alors que les rendements des caisses de retraite sont nuls ou négatifs. Quand une ville engage un contracteur, honnête s’entend, et la majorité le sont, elle n’a pas à subir le désastre des caisses de retraite !!

C’est en gros ce que la droite se tue à tenter de vous faire comrendre depuis des lustres: COMPÉTITION! COMPÉTITION! COMPÉTITION!

On voit que la seule façon de faire augmenter l’efficacité des léthargiques fon-fons est de les faire compétitionner avec le privé et de les menacer de perdre leurs privilèges éléphantesques.

Je rêve d’un jour où tous les organismes gouvernementaux devront compétitionner avec le privé, incluant la SAQ, Hydro-Québec, la SAAQ, le système de santé, l’éducation et tutti quanti.

Et le tout, bien sûr, en tenant compte dans la soumission finale tout comme le souligne René Pelletier, des pharaoniques fonds de pension, des jours de maladie, des vacances et congés innombrables, etc…des fon-fons.

La Nouvelle-Zélande a testé le concept et on a vu leurs fon-fons emporter du travail à la maison…chose impensable au Québec.

« Cols bleus, la nation a besoin de vous ! »

Les médias publient ce que les cols bleus des différentes régions font avec coeur pour notre Québec?

Un exemple parmis tant d’autre, j’ai démarré une équipe qui a amassée des fonds pour l’évènement « Relais pour la vie » de la société Canadienne du cancer pour la marche le 8 juin 2012 à Montréal. Mon équipe est fier d’avoir remis 6595$ et justement d’être des syndiqué(e)s se nommant « Cols bleus regroupés de Montréal »

Est-ce que les journaux publient ce genre de bonnes actions faites par les cols bleus?. Près de 200 courriels que j’ai envoyés aux journalistes de La Presse, journal de Montréal, Le Devoir etc etc etc. Aucun n’a publié quoi que ce sois. Je ne le nommerai pas, mais un artiste connu du Québec a obtenu de la visibilité via les médias en amassant 5000$ pour un organisme semblable…

@ René Pelletier

Si vous allez au texte : «Version augmentée mise en ligne en 2008» en référence à la fin du billet,
vous lirez que l’auteur de l’INRS (ça a tout de même une certaine crédibilité, souligne que TOUS les coûts avaient été pris en compte et que la compétition était très loyale.

Je ne crois donc pas que votre interrogation soit pertinente.

J’estime que cette expérience est troublante en ce sens qu’on l’a arrêtée et qu’elle eut peu d’écho, mis à part que Lisée en ait parlé sur ce site.

Ça m’amène vers une autre hypothèse assez générale mais qui sans doute aurait le mérite d’être évaluée : la formation de coopérative de travailleurs. Voilà une organisation du travail qui a toutes les chances de réconcilier bien des difficultés et bien des questionnements.

«Ce ne sont pas les études de marché sur la lampe à huile qui ont permis l’invention de l’électricité.»
[Daniel Jouve]

En 2002, au moment de la fusion créant la nouvelle Ville de Montréal, il y avait 2 086 cadres pour 5 625 employés cols bleus, soit un ratio de un (1) cadre pour près de trois (3) employés cols bleus ;

Le budqet 2010 prévoit 2 049 cadres pour 4 457 employés cols bleus, soit un ratio d’un (1) cadre pour un peu plus de deux (2) employés cols bleus. Par rapport à l’année 2009, le nombre d’employés cols bleus diminue encore.

Pendant que le nombre de cadres est resté le même entre 2002 et 2010, les effectifs cols bleus ont été réduits de 20%. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Un cadre pour deux cols bleus alors qu’il était de un cadre pour quatre cols bleus avant la fusion. En plus, en 2004, un arbitre nous a fait perdre 15% de nos conditions de travail alors que les cadres et les élus de la Ville ont amélioré leur conditions de travail.

Entre 2002 et 2010, la rémunération globale des cadres a augmenté de 45% … soit 10 fois plus rapidement que celle des cols bleus. En effet , la rémunération globale des cadres est passée de 194 792 100 M$ à 282 387 300 M$ entre 2002 et 2010 alors que celle des cols bleus est passée de 339 405 700 M$ à 355 466 300 au cours de la même période.

Le nombre d’élus à Montréal est supérieur aux Villes de Toronto et Vancouver réunies!

Un pavage de 21 tonnes d’asphalte fait a l’interne par les cols bleus de brossard dans une rue a coûté 5 000$ a la ville, le privé chargeait environ 8 000$ pour la job.. trouvé l’erreur..

Wops, M. Pelletier pourrait avoir un bon point ici au sujet des caisses de retraite très déficitaires, des cols bleus et blancs et des maires et des échevins etc.

« Faire concourir côte à côte les entreprises privées et les Tra­vaux publics, écrivent Hamel et Guénette, ce serait la garantie pour les contribuables d’obtenir le meilleur prix. »

Oh oui! Je suis partant mais…

Bonne chance avec le syndicat des cols bleus de Montréal! Leur pragmatisme est légendaire…et ils répondront NON MERCI! Parlez-en au maire du Plateau…les cols bleus ne veulent même se salir les mains afin de ramasser les déchets dans la rue.

«M. Ferrandez avait expliqué sa décision de recourir à des sans-abri pour nettoyer les rues par le fait que les cols bleus «n’aiment pas ça, parce que ça leur fait mal au dos».

Québec doit parfois payer le déficit du régime de retraite des cols bleus de la Ville de Montréal.Il est hors de contrôle! Les contribuables du Québec en entier ont payé 600 millions pour éponger le déficit.

http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201206/30/01-4539692-cols-bleus-et-maire-du-plateau-la-guerre-est-declaree.php

Quel est l’avantage à ce que des fonctionnaires mis en concurrence avec des entreprises privées demeurent des fonctionnaires?
Des fonctionnaires qui deviendraient plutôt des acteurs privés regroupés à l’intérieur d’entreprises privées deviendraient-ils soudainement des monstres qui feraient grimper les prix?
Se pourrait-il que des fonctionnaires mis en concurrence avec des entreprises privées bénéficient de l’avantage de générer des coûts qui ne leur sont pas attribués? Se pourrait-il que leurs prix apparemment moins élevés ne soient souvent qu’illusions?

@ René Pelletier et avis à M. François 1

« Monsieur Lisée, revenez-moi avec un exemple qui tient compte des fonds de retraite avec des cols bleus qui la prennent entre 55 et 61 ans et dont l’espérance de vie ne cesse d’augmenbter alors que les rendements des caisses de retraite sont nuls ou négatifs. »

Vous devriez vous méfier de ce que colportent les dretteux et fédéraleux pour faire de la propagande M. Peltier.

Quand les employés travailleurs prennent leur pension à 55 ans, ils payent pour et très cher. Ce N’EST PAS L’ÉTAT et vous qui paye C’EST L’EMPLOYÉ qui se pénalise.

Il est absolument faux que les caisses de retraites publiques du Québec et même du Canada sont nulles, vides ou déficitaires ou sont un désastre.

Les employés que vous visez M. Pelletier ont eux mêmes mis LEUR argent de côté dans un fond pour amasser leur retraite et le tout est calculé chaque jour par des actuaires depuis 40 ans afin de s’assurer que les fonds sont suffisants.

C’est comme vous disiez que les actuaires sont des incompétents M. Pelletier des nuls sans vision. Pas sûr qu’ils apprécieraient.

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IMPORTANT pour les propagandistes des fonds de pensions publiques:

« Selon l’agence de notation Dominion Bond Rating Service (DBRS), qui a étudié 479 plus importants régimes de retraite à prestations déterminées d’Amérique du Nord, les fonds sont aujourd’hui presque revenus au point où ils étaient avant la crise de 2008 et une majorité est relativement en bonne santé. Comme mentionné, le RREGOP est quant à lui en très bonne santé. » ( Source : L’actualité, février 2012, p. 39 )
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Le gouvernement Harper a augmenté l’âge pour recevoir la pension de vieillesse fédérale à 67 ans SANS RAISONS puisque le système actuel est capitalisé et permet la pension à 65 ans.

Quoi qu’on en dise, en tant qu’ex-entrepreneur, je suis convaincu que les cols bleus sont certainement plus honnêtes que les dretteux propagandistes qui sont payés pour colporter des mensonges et de la déformation à la journée longue.

François 1,

Vous avez (encore) manqué le sens de l’article. Ce n’est pas en mettant les fonctionnaires en compétition avec le privé que Hull à fait des économies. C’est en mettant le privé en compétition avec ses fonctionnaires.

Youlle écrit : «Le gouvernement Harper a augmenté l’âge pour recevoir la pension de vieillesse fédérale à 67 ans SANS RAISONS puisque le système actuel est capitalisé et permet la pension à 65 ans.»

Faux, la pension de vieillesse est aucunement capitalisée, elle est prise à même les revenus courants de notre gouvernement fédéral contrairement aux fonds de pension, en général dont plusieurs, principalement des employés municipaux, sont en grand déficit depuis la dernière crise financière, la bourse et les taux d’intérêt anémiques sans compter l’augmentation constante de l’espérance de vie des retraités québécois et des Canadiens.

@ François 1

On voit bien que vous évitez volontairement de tenir en compte ce qui ne vous plait pas, ce qui n’entre pas dans votre idéologie de dretteux.

D’abord, allez au texte en référence que donne Lisée à la fin de son billet. Mais je suppose que vue qu’il ne correspond pas à votre idéologie, tout simplement vous l’oblitérez.

Vous parlez ensuite de compétition, compétition et encore de compétition. Faites-vous référence à ce genre de compétition que nous voyons poindre de par les travaux de la commission Charbonneau? Si c’est le cas, nous avons déjà vu mieux, n’est-ce pas !

Mais ce qui vous passe pardessus la tête comme un Boing dans la stratosphère, c’est que justement le public bien géré, exempt de collusion et de pot-de-vin peut très bien et même mieux compétionner avec le privé qui dans nombre de cas doit prévoir quelques enveloppes brunes pour obtenir des contrats. Enlever toute cette merde et alors le jeu sera très différent de ce qu’on vit aujourd’hui.

Vous évoquez les avantages éléphantesques, j’imagine que vous faites références aux cadeaux aux petits amis de ces politiciens corrompus et aux surfacturations de la pègre qui leur est liée.

Non François 1, n’essayez pas de me convaincre par des arguments fallacieux et vicieux que la rédemption n’appartient qu’au privé. Il y a autant de perversion d’un côté comme de l’autre quand l’État abdique à ses responsabilités et ses devoirs.

@ Youlle (# 10):

Les caisses de retraites des fon-fons sont payées par les deux parties: le patron et l’employé; cependant, la part de chacun dépend du contrat de travail (50/50, 75/25, etc…).

De plus, lorsqu’ils sont déficitaires, SEULE la partie patroanel ( les contribuables qui, EUX, n’ont PAS accès à ces privilèges!!!) paie la note, or, cette note est excessivement lourde aujourd’hui.

Il faidrait AISSI prendre compte, en plus des coûts faramineux des cols bleus, les coûts indirects de ces mêmes cols bleus car ceux-ci sont nécessairement inclus dans les soumissions des compagnies privés (i.e.: les employés de soutien au bureau, les coûts des locaux, les assurances, etc…).

Bref, je suis assuré qu’en tenant compte de tout ça, que les cols bleus sont et de loin…très très loin les plus dispendieux et les moins productifs du lot.

Oui plus de cols bleus à 4 jours semaines qui prennent leur retraite à 55 ans, voila exactement ce dont a besoin le Québec de demain!!!!

Non mais plus ça change, plus c’est pareil. À François 1, si tu étais col bleu tu verrais les vrais choses. Faut penser un peu. Un col bleu est un exécutant. Il n’a aucune marge de décision. Dans les soumissions avec le privé, pour qu’une Ville y participe, comme Montréal, j’y travaille, elle inclus en plus de nos salaires, le salaire de tous les contremaîtres, câdres, secrétariat, les frais d’équipement et leur entretien, les frais inhérants aux locaux des différents services touchés, etc, etc. Il est certain qu’à ce rythme, les employés municipaux ne sont pas de taille. Si l’administration se dégraissait un peu les économies seraient directes. À prueve, selon l’article, les soumissions rempotées par les bleus de Hull ;’ont été seulement lorsqu’ils ont pu lutter à forces égales. Une équipe d’ouvrier avace un minimum d’administration.

@ François 1

Je vous ai donné une référence au #10, alors servez-vous en. Il y en a d’autres disponibles.

@ Denis Drouin (# 13):

Il ne vous reste que le mince fil de la corruption pour continuer à vous objecter à l’argumentaire de la saine compétition…

Pas fot.

La corruption n’a qu’UNE seule et unique source: les privilèges monnayables étatiques.

Dans le privé contre le privé, elle n’existe pratiquement pas car la société qui la pratique s’exclue elle-même de la compétition vu les coûts importants qu’elle engendre.

Si les fonctions étatiques étaient confrontées à la compétition et non plus un monopole, ou même mieux, privatisées, la corruption aurait presque disparu depuis longtemps.

Les monopoles socialiste étatiques donnent la vie à la corruption. Avez-vous remarqué que cette dernière a UN dénominateur commun: l’État???

@ Claude (# 11):

L’un équivaut à l’autre.

Mais Hull a-t-il vraiment comparé des pommes avec des pommes en tenant compte des coûts directs et indirects de ses cols bleus (charges sociales, employés de support, et tutti quanti…)? J’en doute. Mais bon…

Lorsque les gens se sentent en compétition avec d’autres gens et qu’ils sentent qu’ils peuvent perdre des privilèges (salaire, condition de travail, etc…), ils ont tendance à augmenter leur productivité et à devenir plus attentifs aux méthodes de travail.

Je rêve du jour où TOUS les ministères étatiques seront en compétition directe avec le privé: SAQ, SAAQ, Hydro-Québec, STM, Éducation, santé, et j’en passe.

« Je rêve du jour où TOUS les ministères étatiques seront en compétition directe avec le privé: Hydro-Québec, santé… »

En compétition directe avec le privé aux USA oui, c’est déjà fait et sa coûte deux fois et demi moins cher pour la santé et l’électricité au Québec et les assurances auto sont moins cher et meilleures.