Comment rater une sortie de crise

Sans commentaire.

À l’heure d’écrire ces lignes, il est clair que « l’entente de principe » signée samedi par les protagonistes du conflit étudiant sera massivement rejetée par les grévistes.

Au cœur du rejet :

1. le texte même de l’entente, qui est muet sur le mécanisme qui permettrait de déduire de la contribution étudiante, ce qui comprend donc les droits de scolarité, des sommes déterminées comme des économies dans les budgets universitaires ;

2. la décision de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, de souligner à grands traits pendant les entrevues de dimanche qu’il n’y avait aucune certitude quant à la réduction de la facture étudiante, quelle qu’elle soit. Un message renforcé dans un courriel du PLQ envoyé aux députés libéraux, affirmant qu’il est « faux de prétendre que l’augmentation des frais de scolarité sera obligatoirement compensée par la baisse des frais ».

Il arrive, en négociations, que le caractère flou d’un libellé traduise la volonté de chacun de sauver la face. Mais ce flou doit être compensé immédiatement dans le discours par un engagement manifeste de « livrer la marchandise » pour respecter l’esprit de l’accord. C’était l’attitude des porte-paroles étudiants samedi après-midi. Ce ne fut pas l’attitude de la ministre, du premier ministre et du représentant de la CREPUQ.

On apprend depuis que le texte de l’entente aurait pu être plus précis, en fait qu’il devait l’être. Martine Desjardins, de la FEUQ, déclare ceci :

« Le problème de cette entente, c’est que ce n’est pas très clair à certains niveaux, explique-t-elle. Ça ne présume pas d’une éventuelle diminution des frais de scolarité advenant le fait où on aurait diminué l’entièreté des frais afférents, c’est ça qui a été entendu à la table, mais vous conviendrez que ce n’est pas écrit clairement dans l’entente. »

Comment cela est-il possible ? La CLASSE a mis en ligne le récit de la négociation à ce sujet, dont voici les extraits pertinents.

Pendant la nuit de vendredi à samedi :

[La présidente du Conseil du Trésor] Michelle Courchesne nous demande quel serait notre vision des frais [afférents ou des droits] et du comité [sur la gestion des universités]. Léo Bureau-Blouin [de la FECQ] présente donc qu’il y a des économies substantielles à faire, ces économies peuvent mener à une réduction de la facture étudiante. En ce moment, on

a la possibilité de faire des coupures avec l’approbation du milieu et du public, mais cela doit se faire avec un engagement au niveau de la contribution étudiante, sinon nous n’avons aucun avantage à appuyer les coupures.

Line Beauchamp tient à préciser qu’il doit davantage être question de réduire la contribution étudiante. Si la partie étudiante prouve qu’il est possible de trouver de l’argent dans la gestion des institutions universitaires dans le cadre du conseil provisoire [sur la gestion des universités] il sera possible de réduire les frais . Le débat fini donc sur la question des frais institutionnels obligatoire (FIO). Cette question est mise de l’avant par les centrales syndicales. Elles font le constat que le comité n’est pas assez pour faire entrer les grévistes en classe. Courchesne tente de trouver une solution sans gagnant-e-s ni perdant-e-s et c’est le comité.

Vers 5h00 [du matin] les centrales font donc une offre avec un compromis possible. De faire la suspension du paiement des frais à la hauteur de la hausse durant les travaux du comité. Le conseil provisoire pourra faire des recommandations sur la question des FIO et des droits de scolarité. Si nous trouvons dans ce comité des endroits pour aller chercher l’argent de la hausse. Cela serait donc comme un gel, mais sans être un gel. Le gouvernement évalue la question l’oriente vers les
FIO plutôt que les frais [les droits de scolarité].

Le Comité de négociation [de la CLASSE] se trouve bien embêté. L’État continue de se désengager dans l’éducation, mais concrètement sur la facture étudiante il n’y a pas d’augmentation tant qu’on trouve de l’argent dans le gras des universités.

[…] une nouvelle pause est décrétée. Au retour nous revenons sur cette question de la hausse des frais de scolarité et de la baisse des FIO, la FECQ affirme que la contribution étudiante est un concept acceptable, mais il faut avoir des engagements clairs de la part du gouvernement comme preuve de leur bonne foi. Selon eux, le comité devra avoir le pouvoir de déterminer comment sera remboursé.

De plus, ils veulent un engagement clair, ainsi que des obligations de résultat. Courchesne affirme alors que le comité aura de la latitude quant à ces décisions et que plusieurs des questions abordées en ce moment se feront par un décret ministériel après l’acceptation de l’offre par les associations étudiantes garantissant ainsi les résultats.

Beauchamp maintien que les résultats seront motivés par le 125$ à aller chercher pendant les travaux. C’est alors que l’on nous dit que la fin des travaux sera effectif lors du dépôt du rapport du comité, que dans le décret, il sera spécifié que chaque dollars économisé sera investi dans la réduction de la facture étudiante.

Mais qu’arrivera-t-il si les économies dépassent les frais institutionnels [qui ne couvrent pas la totalité de la hausse des droits de scolarité]? Line Beauchamp répond du bout des lèvres que cela pourra, si les économies dépasse les FIO, affecter les frais de scolarité, mais que ce sera au comité provisoire de trouver les modalités de remboursement. Elle ajoute aussi que toutes les offres annoncées auparavant seront maintenu: RPR [Remboursement proportionnel au revenu], réduction de la contribution parentale, étalement [sur sept ans], etc.

La CRÉPUQ se pose alors comme question quelle sera la motivation des universités sur le comité si, trouvant des économies dans son propre budget, il n’y aura aucune avancée pour elle, mais seulement un bénéfice pour les étudiantes et les étudiants? Louis Roy, de la CSN, répond alors que le chantier sera ouvert sur le thème de la facture étudiante, que c’est eux qui ont posé le problème et amené les enjeux sur la table, mais que ce faisant, plusieurs débats seront à mener et qu’ainsi, la CRÉPUQ aussi bénéficiera d’un nouveau forum pour se faire entendre.

Le soleil se lève, la nuit a été longue. Les acteurs autour de la table sentent que le débat a été écoulé quant à la formule et qu’il faut maintenant se concentrer sur du concret. Le gouvernement demande donc un moment de rédaction pour que l’on puisse travailler sur le texte final.

Le premier texte apporté comporte de nombreuses erreurs par rapport aux divers accords que nous avions. Il y avait entre autre un mélange entre les mandats et les thèmes de sortie de crise, le document ne faisait que mention des FIO et non de la contribution étudiante, plusieurs flous subsistaient au sujet du comité et de l’application du paiement différé. Nous avons donc, entre associations étudiantes convenus de plusieurs modifications majeures et mineures.

Principalement, il était important pour nous que le libellé de la fin ne signifie pas que notre signature nous demande de recommander l’offre, de faire une trêve ou encore la fin immédiate de la grève.

Le reste se passe malheureusement dans un jeu de couloir bourdonnant qui a principalement été fait auprès de Philippe Lapointe [le seul membre du comité de négociation de la CLASSE présent dans les discussions]. À notre sortie de notre caucus étudiant, nous avons rencontré les syndicats qui avaient certaines modifications similaires aux autres mais elles trouvaient que nous poussions un peu loin après une consultation avec Justin Arcand.. Confiant-e-s, nous attendions la reprise. Attendant dans le couloir, Martine Desjardins fut prise à part pour aller discuter. Philippe, en se servant du café, se fit aussi inviter à discuter avec Pierre Pilote [le négociateur du ministère de l’Éducation] de nos modifications afin «d’accélérer les travaux». La porte ouverte, dans le local de négociation, avec Jean Beauchesne de la Fédération des Cégeps, il énuméra nos modifications qui furent entièrement prises en notes et, en général, Pierre Pilote comprenait le bien fondé des demandes étudiantes.

Après cette longue discussion, Martine entra avec Courchesne, elle avait fait le même travail avec la ministre qui semblait être d’accord avec toutes nos modifications, qui visaient principalement 3 points:

– Toute les économies trouvées par la partie étudiante ferait en sorte de réduire l’ensemble de la contribution étudiante, et non seulement les FIO;
– Que le conseil [des universités] puisse choisir ses 2 membres de la communauté économique et son président par consensus afin d’assurer la parité et;
-Que le paiement différé [des FIO] s’applique sur 2 ans et qui serait renouvelable si nécessaire.

Les représentant-es du ministère se sont retiré-es pour réécrire le document.

Nous retournons voir nos collègues, confiantes et confiants: «Nos modifications ont toutes été acceptées.» Nous attendons donc, pensant que la journée serait terminée. La journée est bel et bien commencée. Nous sommes convié-e-s à retourner à la table.

Courchesne nous annonce qu’ils se sentent près d’une entente, le document a été envoyé au bureau du Premier ministre et ils attendent une réponse, ils nous demandent donc d’attendre jusqu’à 8h, moment où ils devraient avoir une confirmation. Nous retournons patienter.

[…] La FEUQ demande une pause avec pour objectif caché de quitter les lieux, d’aller faire une sieste, revenir frais et disponibles en prévision de la tempête médiatique qui suivra, mais aussi des derniers détails à mener. Cette pause est refusée par le gouvernement, les syndicats et la CRÉPUQ qui veulent en finir le plus rapidement possible.

Vers 13h, nous sommes réinvités à la table pour voir le texte final. Ce texte comporte encore quelques erreurs que nous demandons illico de modifier. Mais la lecture fut rapide. Le nouveau texte nous arrive, en ne regardant que si les dernières modifications ont été faites. Philippe approuve le texte et, devant l’ambiance générale de sentiment de fin des travaux et signe le document sans consulter le reste du comité de négociation [de la CLASE]. Ce fut, il en conviendra par la suite, une erreur fatidique dont il prend l’entière responsabilité.

Le texte final n’était pas exactement celui convenu. Plusieurs éléments avaient été modifiés et il semble que la CRÉPUQ ait travaillé plus ardemment que les étudiants et les étudiantes dans les dernières modifications des détails. Le comité de négociation fut consterné de voir ce avec quoi revenait Philippe. Une grande tension s’est fait sentir au sein du comité. Nous nous sommes donc consulté, seul, dans une salle pour en discuter. C’est amèrement déçu-e-s que nous sommes revenus à Montréal présenter ce document aux associations alors réunies en congrès. […]

Après 22 heures de négociation entrecoupées de courtes pauses, nous aurions dû, en ce samedi après-midi, exiger la suspension des travaux. Le mouvement étudiant a fait 12 semaines de grève, une journée de fin de semaine de plus ou de moins n’aurait pas été catastrophique. Le sentiment d’urgence fut créé par le gouvernement qui, eux, avaient besoin d’un règlement rapide.

On aimerait bien avoir la version des autres belligérants, notamment celle de la CREPUQ. Cependant, on peut tirer deux grandes leçons de ce récit, de ce gâchis :

1. la FEUQ avait raison de demander une pause pour avoir l’esprit clair avant de tout relire et de signer, et les partenaires des étudiants auraient dû obtempérer ;

2. toujours relire en détail chaque version d’une entente ;

3.  mais de façon plus importante, en l’absence de ces clauses essentielles dans l’entente, il était de la responsabilité de chacun de présenter une interprétation commune de sa signification. Les déclarations de la ministre et le courriel du PLQ ont rompu ce pacte tacite.

On voudrait bien savoir pourquoi et si la consultation avec le bureau du premier ministre fut, in extremis, l’étape fatale.

Rien ne dit que l’entente, telle que voulue par les fédérations étudiantes, aurait été adoptée avec enthousiasme par les assemblées étudiantes. Mais elle aurait eu une chance raisonnable.

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Par leur fixation sur la hausse des droits, les étudiants ont perdu de vue l’essentiel: l’objectif d’accessibilité et de limitation de l’endettement. À cet égard, l’offre gouvernementale de la semaine précédente était supérieure. Les étudiants avaient gagné la partie à ce moment-là. Ils auraient du reprendre leur billes et sauver leur session.

Plus de temps,signez ici signez ici signez ici.C’est ça de la vente à pression.Comme des vendeurs de »chars »usagés.

A mon avis, c’est une preuve, on ne peut plus accablante, sur la bonne volonté, la bonne foi des étudiants; et des tactiques puériles, « GROS_TESQUES », de ce gouvernement!

Ce gouvernement devrait démissionner!

M. Lisée,

Merci, vous avez mis le doigt, je pense, sur le problème de ce blitz de négociation précipité qui sentait à plein nez la panique et peut être, la stratégie électoraliste.

Conclure une entente de principe ne peut se faire à toute vapeur sous le coup de la fatigue, donc de l’épuisement, celui donc du sens du jugement, et en exploitant de surcroit l’inexpérience de jeunes gens. Ils ont beau être jeunes, les Gabriel Nadeau-Dubois de ce monde, mais ce ne sont pas des Ironman.

Bien sûr, les chefs des trois centrales syndicales étaient dans le coup, afin justement d’aider les étudiants, mais ce n’était pas vraiment leur cause. Ce ne sont pas des « paternalistes », comme certains qualifient à juste titre le gouvernement Charest. Ils ont aidé mais n’ont pas pris la place des étudiants. Nous devons le reconnaître. Ils ne pouvaient moralement faire davantage.

Les étudiants devaient donc affronter la réalité telle qu’elle était et elle était dure, très dure, cette réalité. Les étudiants n’étaient tout simplement pas armés pour y faire face. Cela est évident.

Toute cette histoire est malheureuse. C’est la guerre 1914-1918 en modèle réduit: une guerre de position où la chair à canon a giclé le sang et dont au final, personne n’en est sorti gagnant.

Tel est mon état d’esprit actuellement.

Tout est possible dans ce bas monde. Mmes Beauchamp et Courchesnes n’étant que de simples fusibles, il est tout à fait possible qu’après une relecture attentive des accords, le bureau de Jean Charest ait sabordé intentionnellement l’entente dès dimanche. Sans doute, fatigué(e)s par la longueur des négociations, le congrès du PLQ et les événements de Victoriaville, les responsables du premier cercle n’avaient pas eu le temps ni de relire l’accord ni d’en apprécier la réelle portée. Ou plus machiavélique peut-être, les fuites de dimanche étaient intentionnelles. (À suivre)

Rien de positif ne peut résulter lorsque le vis à vis est malhonnête et qu’il n’a eu cesse de faire preuve d’arrogance, de mépris envers cette jeunesse dont la pertinence et la clarté du discours forcent l’admiration. Ce gouvernement est
« grotesque et ignoble »!

L’absurdité de la supposée entente entre le gouvernement et les associations étudiantes était évidente après les déclarations des 2 camps dans la soirée du jour même où l' »entente » était conclue. La Ministre se vantait gaillardement de n’avoir rien cédé aux étudiants dans le fond, que les économies projetées dans la gestion des universités pour contrebalancer la hausse des frais de scolarité étaient quasi-incertaines. À la limite, un message subliminal est même lancé aux recteurs d’universités qu’ils n’ont pas besoin de changer leur façon de faire et aux étudiants le message est : « vous rêvez en couleurs ». Elle vient de plomber les chances minimes que les leaders étudiants ont de pouvoir vendre la fameuse entente à leurs membres. Le gouvernement continue donc de jouer son jeu malsain et irresponsable de souffler le chaud et le froid, d’attiser le feu et d’ensuite de jouer au pompier. Il semble que ce qui compte pour ce gouvernement, c’est d’influencer l’opinion publique et non trouver une solution réelle à la crise. De leur côté, malgré leur volonté et leur engagement, les leaders étudiants ont montré leurs limites dans les négociations avec la machine gouvernementale. Ils se sont fait passer des poires pour des pommes.
Quel rôle les leaders syndicaux ont finalement joué dans cette mascarade? Faire-valoir gouvernemental? Ou voulaient-ils juste se faire voir comme des incontournables dans la résolution des crises sociales au Québec?

Tout ce charabia pour dire que les leaders étudiants ne sont pas capables de (re)lire un document de 3 pages. J’espère vraiment que ce ne sont pas nos leaders de demain!

Bien intéressant ce compte rendu. Ça me semble très plausible comme déroulement.

Maintenant, comment expliquer l’attitude « fanfaronne » du gouvernement qui explique depuis avoir gagné sur toute la ligne et qui estime que les étudiants n’auront peut-être aucun gain… Il n’y a que deux explications à cette attitude du gouvernement:

1ère hypothèse) L’entourage de Mme Beauchamp et les stratèges du gouvernement ne mesurent pas bien les impacts de l’attitude fanfaronne. Bref, ils sont amateurs. (JE NE CROIS PAS EN CETTE HYPOTHÈSE)

2e hypothèse) Il y a une volonté manifeste d’écraser le mouvement étudiant, quitte à ce que les manifestations perdurent par simple calcul électoral. Le gouvernement pratique la tactique de la « wedge politics » (C’est malheureusement la seule hypothèse valable dans les circonstances à mon avis !)

J’ai une idée pour trouver des économies : congédier Line beauchamp et tout son cabinet pour incompétence et comportement odieux.

On sait tous que le gouvernement Charest un grand spécialiste dans ce qui est d’endormir les gens pour faire passer n’importe quoi.

Question de terminologie et sémantique (puisque c’est apparemment un leitmotiv dans ce conflit): l’expression « jeter de l’huile sur le feu », est désormais éculée. On ne veut plus l’entendre. Je propose plutôt:

• Appuyer sur le bouton de mise à feu du missile.
• Renverser de la gazoline sur la braise.
• Tourner le tournevis dans la plaie (Ouch!).
• Faire durer le plaisir.
• Faire chier.

Etc. 😉

Ridicule…

Maintenant, 6 personnes qui ont signé l’entente de 6 pages prétendent qu’ils se sont faits avoir… et pensaient signer autre chose… étudiants et chefs syndicaux… ben oui… ben oui…

La réalité est que les étudiants se sont engagés dans une logique extrème, à force de pomper leur troupe avec des énormités pout justifier les énormes sacrifices… ils n’ont aucune marge de manoeuvre pour des compromis. Aucun porte-parole ne sera capable d’aller négocier quoique ce soit.
Le moindre compromis sera interprété comme une trahison…

Naturellement, ils plaident la fatigue, l’innattention, la mauvaise foi adverse, ce qui est tout à fait risible…

Je partage votre point de vue sur Line Beauchamp et moi de même, en écoutant les entrevues qu’elle donnait hier, je trouvais qu’elle insistait beaucoup trop sur l’aspect hautement spéculatif des économies… Je trouvais qu’elle faisait tout pour mobiliser les étudiants contre cette entente… C’était tellement évident que je suis surpris qu’elle ne se soit pas fait avertir pour ajuster le tir…

« Michel Rivard a peut-être oublié, mais dans les années 70, les jeunes ne manifestaient pas que pour le fric.

Ils voulaient un monde meilleur, ils rêvaient, ils cherchaient la plage sous les pavés…

À quand des manifs d’étudiants contre les universités qui sont gérées comme des entreprises, contre les institutions scolaires qui sont à la solde du marché et ne servent qu’à former des travailleurs (comme le soulignait Mathieu Bock-Côté dans sa chronique du 24h), contre un ministère de l’éducation qui se fout de la qualité et ne pense qu’en termes de quantité ?

Ce jour-là, je serai fier des étudiants. Et j’irai marcher à leurs côtés. »
– Richard Martineau, 10 mars 2012

J’ai hâte de vous voir marcher avec nous, monsieur.

Extrait du texte de Michel David dans Le Devoir:
« Élections ou non ? m’a demandé hier un délégué, dubitatif, après le discours de clôture du premier ministre Charest. En conférence de presse, ce dernier a assuré qu’aucune élection n’était « programmée » en juin. Le problème est qu’on a de plus en plus de mal à le croire, même quand il dit la vérité. »

Le facteur multiplicatif de cette crise, je crois, tiens dans cette dernière phrase. Lucien Bouchard faisait remarquer que cette crise était le point de convergence de plusieurs frustrations: gas de schiste, corruption, vente de ressources à rabais, etc… Alors, même s’il y a un soubresaut sporadique dans les sondages, il suffira d’un journaliste qui creuse un peu trop, d’un entrepreneur mafieux photographié avec un ministre Libéral pour que tout soit à recommencer.
Donc, je pense qu’ils vont s’accrocher jusqu’à la date limite de leur mandat et sauver les meubles. Même une course à la chefferie ne les sauverait pas alors aussi bien couler avec le chef actuel et espérer que le prochain puisse rebâtir.

Les étudiants et l’entente de règlement du conflit?
C’est comme quelqu’un qui a acheté une télévision au centre d’achat et qui une fois à la maison s’aperçoit qu’il s’est fait avoir par le vendeur…
Un représentant syndical a même admis à Radio-Canada qu’un des leaders étudiants avait contesté le libellé du document devant la ministre avant la signature et celle-ci lui aurait répondu que ce n’était qu’un projet. On règlerait les détails une fois le document signé…

Quand un vendeur vous fait une offre qu’il dit plus qu’acceptable et qu’il est très pressé vous faire signer parce qu’il à d’autre chose à faire, quand un vendeur vous une offre de vente finale finale pour une date précise:

C’est simplement qu’il est pressé de vous fourrer et qu’il sait que s’il attend il manquera de vous fourr… heu la vente.

Prenez votre temps.

Quand un vendeur vous fait une offre qui se termine le 7 à minuit, revenez deux jours après en lui disant que probablement vous allez acheter de son compétiteur dont l’offre semble meilleure.

À ce moment vous verrez que la date est la date mais qu’il y a aussi que si que…si…il y avait que…

QUAND ON EST TROP PRESSÉ ON SE FAIT TOUJOURS AVOIR.

C’est le principe des vendeurs à pression qui a toujours du succès et encore aujourd’hui.

Après DOUZE semaines de grève, c’était quoi de « watcher » DOUZE heures de plus?

Réponse, le succès probable.

Alors aux élections, souvenez-vous en pour évaluer les promesses rapides des 30 jours précédents, spécialement celles du gouvernement qui à les deux mains bien collées au volant le rendant incapable de changer de vitesse.

Et… où étaient les négociateurs syndicaux censés prendre le parti des étudiant,es ? Ils ne savent pas qu’il faut relire les textes d’une entente ? Qu’il faut se reposer pour avoir les idées claires ? Qu’il faut en référer à ses gens… non pas isoler le responsable ?

L’offre libérale/syndicale est un fiasco en soi… nul besoin de la torpiller ensuite…

Reste qu’il faut rectifier le tir. Contrer la privatisation forcée libérale/syndicale. Les syndicats ont troqué la privatisation de l’éducation nationale contre quoi, la nationalisation de la santé et des ressources naturelles ?

On n’est pas plus avancé qu’avant. J’écoutais Gabriel Nadeau Dubois dire que la hausse des droits serait compensée par une réduction équivalente des frais afférents. Affirmation que le président de la Conférence des recteurs a vite démentie. Alors quant à tout perdre, aussi bien sauver les meubles et rentrer au bercail.

Jean Charest et Line Beauchamp se sont carrément moqués des étudiants et, en plus, ils s’en sont quasiment vantés. Voilà que le triomphalisme de foire de Jean Charest à la fin de son congrès s’ajoute à la mauvaise plaisanterie qu’il a faite le 20 avril dernier. Rien ne pourra plus rétablir un climat propice aux dialogues, les étudiants semblent avoir définitivement rompu le dialogue avec le gouvernement.

Quand il sagit de prendre le crédit et de qualifier d’idée de génie on récupère on dit que c,est Duceppe et Arsenault les grands artisans, mais quand ça ne fonctionne pas on blame Charest et ses ministres, plus malicieux que ça tu meurs.

Au fait, qui a voulu que la crise s’éternise… Qui a tout intérêt à ce qu’elle s’éternise… Rien de mieux pour ce faire en évitant d’afficher vouloir le faire que de faire une offre… ( en s’assurant qu’elle ne pourra être entérinée )…

UNE AUTRE SOLUTION (TROP TARDIVE?)

Il n’y a pas de problème qui n’a pas de solution. En voici une de plus au problème du financement des universités. Elle est basée sur le principe que les frais sont imputés à ceux qui en profitent et au moment où ils en profitent;

1- Puisque les étudiants font partie des relativement démunis de la société, je propose de réduire leur part du financement de leurs études à un symbolique 7%, ce qui est une réduction par rapport au gel mais qui est préférable à la gratuité complète qui risquerait d’en annuler toute valeur à leurs yeux;
2- Le reste des frais sera assumé, quoique temporairement, comme présentement surtout par le gouvernement, donc par les contribuables qui profitent indirectement d’une société mieux scolarisée. Nommons les, «frais publics»;
3- À chaque diplômé universitaire on imputera une dette de remboursement d’études de 30% des frais publics de ses études, car les diplômés au travail en sont les premiers bénéficiaires;
4- Cette dette sera donc proportionnelle au coût de formation de chaque spécialité;
5- La cadence du remboursement exigé sera de 5% du revenu annuel après impôt du diplômé universitaire, de manière à ne pas trop grever son budget et sera prélevée avec l’impôt;
6- Puisque le principal bailleur de fonds est le gouvernement, donc les contribuables, il est justifié d’ajouter à la dette un intérêt raisonnable, disons 3% de plus que l’inflation;
7- Les diplômés sans emploi n’ont rien à rembourser;
8- Les ex-étudiants non diplômés n’ont à rembourser qu’une partie du coût de leurs études car ils n’en profitent que partiellement.
9- Les pourcentages méritent peut-être des retouches. Cet exposé illustre un principe de répartition des coûts qui en vaut peut-être plusieurs autres.

Il faudra que les étudiants se mobilisent lors des prochaines élections pour mettre au pouvoir le PQ. Parce qu’ils ont promis d’anuler l’augmentation et Pauline Marois a dit qu’elle fairait une réforme sur l’éducation, quelque chose comme ça.
Bref, avec les libéraux il n’y a rien à gagner ce sont des gens foncièrement malhonnêtes. Ils ne respectent pas leur contraction social avec le peuple qui est pourtant simple à comprendre! Ils doivent travailler pour le peuple, pas contre ou pour les entreprises extérieur du Québec.

J’espère fortement que les associations étudiantes REJETTERONT EN MASSE cette entente MALHONNÊTE, OUI ENTIÈREMENT MALHONNÊTE ENVERS LES ÉTUDIANTS, négociée dans des conditions inacceptables, quoi qu’en dise le bureau du premier ministre, les représentants de son gouvernement, incluant l’incompétente ministre du MÉLS, et la CREPUQ.

Ce qui est clair, c’est que ce gouvernement méprise l’éducation supérieure et la jeunesse. Renvoyer l’enjeu du financement de l’éducation supérieure dans l’arène électorale est la manifestation la plus flagrante de ce mépris, exprimé d’abord par Raymond Bachand. Depuis quand mets-on dans l’arène électorale la gestion de la CDPQ? Les tarifs d’électricité d’HQ? Et surtout, pourquoi ne le fait-on pas? C’est clair que si nous soumettions au verdict populaire les hausses d’électricité, nous aurions l’électricité gratuite. Les élections n’ont jamais été un moment propice aux grandes discussions en profondeur et aux décisions cruciales concernant un petit groupe, minoritaire, de citoyens.

Primo, le climat propice à des dicussions à tête froide et reposées doit être créé avant de prendre toute décision. Ce n’est de toute évidence pas l’objectif du gouvernement qui au contraire a fait pourrir le dossier le plus longtemps qu’il a pu pour pouvoir ensuite invoquer l’urgence d’agir afin de vendre les hausses comme on vend des aspirateurs de porte à porte. C’est de la vente à pression que fait le gouvernement et il se fout totalement de l’éducation supérieure là-dedans.

Secundo, ce gouvernement a perdu toute crédibilité dans ce dossier. Nous avons tellement entendu de mensonges, tromperies, fourberies de ce gouvernement depuis trois mois que nous en faisons une indigestion collective.

La seule sortie de crise honorable est la suivante:

1) Moratoire sur les frais de scolarité sans condition.

2) Elections, dont l’enjeu central N’EST PAS l’éducation et le financement de l’éducation.

3) Report des discussions dans un contexte de commission parlementaire ou d’Etats généraux sur l’éducation après les élections avec un nouveau gouvernement légitime.

4) Décision concertée sur les frais de scolarité.

Le climat pré-électoral et la volonté du PLQ de récupérer la crise à son avantage électoral pourrit le dossier depuis le premier jour. C’est ça qu’il faut résoudre en tout premier lieu.

Un peuple qui méprise sa jeunesse est destiné à disparaître.

Vous parlez de grévistes; n’importe quel juriste vous parlerait d’étudiants qui boycottent…

Vous dites on voudrait bien savoir pourquoi!

Il faut faire attention aux raccourcis. Mais au fond, est-ce que la situation n’est pas exactement là où Jean charest veut qu’elle soit?

C’est-à-dire dans une situation telle qu’il devient de moins en moins grotesque d’en appeler à la population pour résoudre l’équation.

Sachant que la population, fidèle à elle-même résonne souvent comme une «cymbale retentissante» pour reprendre le langage Paulien parlant aux Corinthiens, comme Charest à sa bande.

Alors ne nous étonnons de rien.

Charest délibérément mise sur la crise pour augmenter l’insécurité, pensant que cela va ramener des gens à voter pour lui. Il veut rallonger sa chance pour poser en sauveur et gagner du temps et les élections. Sa motivation : rester au pouvoir. Tout le reste est secondaire.C’est essentiellement une stratégie de la peur pour montrer sa force. Mais il est tellement faible qu’il doit faire appel au onde syndical. C’est ce message qui devrait lui nuire électoralement. Je me demande d’il veut faire harakiri
au PLQ?

Au lieu de faire votre petit gérant d’estrade, vous devriez dire aux boycotteurs qu’il est temps de retourner en classe. Le gouvernement du Québec est aussi LEUR gouvernement.

Les boycotteurs prennent présentement en otage des dizaines de milliers d’étudiants qui ne demandent pas mieux que de retourner en classe au nom d’une conception totalement loufoque de ce qu’une majorité en assemblée étudiante peut imposer.

Redisons-le: une majorité étudiante ne peut forcer un étudiant de cette même assemblée à boycotter ses cours.

Les droits individuels existent, quoi qu’en pensent nos socialcommunistes et nos communosocialistes. Un de ces droits individuels inaliénables est le droit d’assister en paix au cours qu’on a préalablement payés. Ce qui ne nous empêche nullement de respecter ceux qui désirent boycotter leurs cours. Le droit de boycotter ses cours est également un droit individuel inaliénable.

Première réaction : un vrai roman à suspense.
Deuxième réaction : j’aimerais lire la version des autres parties, question de perception.
Troisième réaction : pourquoi évoquer la fatigue des étudiants (probablement assez jeunes et en bonne forme) pour expliquer leurs « erreurs » alors que les autres participants, étaient des gens relativement plus âgés et qui devaient donc être aussi fatigués sinon bien davantage qu’eux?
À suivre.

Jean Charest est vraiment très fort. Mais cela ne veut pas dire qu’il a raison.

Nadeau-Dubois, le 5 mai au sujet de l’entente:

«c’est la preuve que notre grève a fonctionné, que notre mobilisation a fonctionné»

Drôle, samedi Nadeau-Dubois criait victoire 🙂

C’est clair que le gouvernement veut maintenir son image d’arrogant . ça le fait monter dans sa popularité.

Les étudiants feront bien de refuser l’entente de principe. La grosse machine du gouvernement peut profiter de l’inexpérience de ces jeunes porte-parole mais le stratagème utilisé peut se retourner contre Line Beauchamp. La véritable question étant peut-on faire confiance à ce gouvernement? La lutte des étudiants est selon moi déjà gagnée!!!

Aucune surprise. Venant des libéraux, on s’attend à un coup fourré. Dommage que le gouvernement ait l’appui des « gensss ». Les étudiants étaient prêts à signer une entente mais les sorties de la fin de semaine de la part du caucus ont tout fait dérailler. Preuve finale que le gouvernement cherche beaucoup plus à se faire du capitale politique qu’à chercher une vraie solution pour sortir de la crise. Aux prochaines élections ce sera TOUT sauf Charest.

La crise étudiante : une bouée de secours pour le PLQ !

Il est carrément inhumain de demander à un naufragé de lâcher sa bouée de secours !

C’est pourtant ce que des comploteurs, auteurs selon M. Aubin, d’un «putsch d’une phalange de la gauche organisée» (*), tentaient de faire vendredi et samedi derniers, en cherchant à trouver des solutions à la crise étudiante. Or cette crise est précisément la bouée de secours du PLQ !

Au cas où cette bouée ne suffirait pas à maintenir à flot un pouvoir trop pesant économiquement, une solution humanitaire pourrait consister à transformer la crise étudiante actuelle, en une crise généralisée à la faveur de laquelle un PLQ naufragé se métamorphoserait en Sauveur de la Nation !

Yves Claudé

(*): «Chronique d’une émeute annoncée», Benoît Aubin, Blog, Journal de Montréal, 4 mai 2012.
http://blogues.journaldemontreal.com/benoitaubin/actualites/chronique-dune-emeure-annoncee/

Il me semble clair que Jean Charest et Line Beauchamp sont de mauvaise foi et ont torpillé l’entente… mais je ne comprends toujours pas le calcul qu’ils font en s’acharnant à provoquer de ce fait l’annulation de la session. Seraient-ils aveuglés par leur arrogance?

Si on tient compte des impacts sur l’ensemble du Québec de l’annulation de la session universitaire et collégiale… et donc de l’absence sur le marché du travail de toute une cohorte de nouveaux diplômés cet été… on se rend compte que la société québécoise a beaucoup plus à perdre que les étudiants!

On ne pourra faire porter le chapeau à nos jeunes alors que nous leur avons signifié avec arrogance qu’on pouvait se passer d’eux… qu’ils ne sont que des bébés gâtés! Faudra probablement les dédommager lorsque nous les supplierons de retourner à l’école pour combler notre manque d’une cohorte entière de nouvelles infirmières, de nouveaux professeurs, de nouveaux ingénieurs, d’assistants de recherche (l’industrie va capoter de voir ses programmes de recherches universitaires paralysés… et ça fera la joie des concurrents étrangers!!!), etc.

Et que dire du chaos des cégeps qui deborderons lors d’une éventuelle reprise des cours?

Mais surtout, que dire des universités qui passeront en mode panique lorsqu’elles crouleront sous un déficit financier à la prochaine session… faute de nouveaux étudiants inscrits? … et qui s’effondreront si les étudiants sont assez brillants pour annuler leurs inscriptions en septembre au lieu de payer bêtement leurs frais de scolarité!

Définitivement, l’annulation de la session fera plus mal à l’économie québécoise qu’aux étudiants eux-même…

Seul baume… Il faut dire merci à Jean Charest pour deux choses dans ce dossier:
Premièrement, grâce à lui toute une génération de jeunes sera plus politisée, mobilisée et impliquée. Voici enfin poindre une relève politique intéressante après des décennies de vaches maigres. On trouvera peut-être de nouveaux leaders charismatiques et visionnaires dans cette cohorte de jeunes.

Deuxièmement, voici peut-être une fenêtre d’opportunité pour un gros changement en politique québécoise avec l’élection possible d’un gouvernement Québec-Solidaire. Ils sont les seuls politiciens à proposer du vrai changement en faveur des citoyens. Je suis persuadé qu’aux prochaines élections tous les étudiants grévistes iront voter… et pour qui pensez-vous qu’ils voteront? Je vous le donne en mille!

Juste retour du balancier…

Le gouvernement s’est arrangé pour faire de cette entente l’équivalent d’un contrat d’assurance, avec juste assez de flous pour l’interpréter comme le gouvernement le voudrait au détriment des étudiants au besoin.

Le gouvernement de Jean Charest voulait aussi que l’entente se signe coûte que coûte. Le but était de mettre les étudiants dans une atmosphère d’urgence, pour les affaiblir psychologiquement parlant.

Dans le compte rendu du comment l’entente s’est signée, c’est ce qui est écrit noir sur blanc.

En passant, M. Lisée, j’aime bien votre blogue qui et votre façon originale d’aborder les problèmes.

Pour sortir de la crise, les membres des associations étudiantes devraient acheter une carte de membre du PLQ et battre la résolution qui a été adoptée dans un précédent congrès des jeunes libéraux qui a mis de l’avant, bien avant le congrès du PLQ lui-même, l’augmentation des frais de scolarité.

Dommage tout de même de voir plusieurs intervenants se dire et se dédire dans ce débat. Même la réaction de la CREPUQ à la sortie des négociations – à l’effet d’avoir bon espoir de trouver des économies suffisantes pour réduire les frais afférents – a été contredite par d’autres représentants des universités dans les jours qui ont suivi… Ce qui laissait bien peu d’espoir aux étudiants pour la réduction globale de leurs frais d’étude. Le refus de cette proposition devenait donc tout à fait prévisible.

Désormais, apparemment, on ne cherche plus à savoir qui a raison, mais qui perd le moins la face.

Hors sujet : ils auraient quand même pu faire corriger le texte du bilan.

Les représentants des étudiants ne savent pas exactement à qui ils ont affaire. Ainsi,ils ont signé un brouillon, concocté à la volée, par des représentants(es)d’un gouvernement d’ébauches.

À vrai dire, l’ensemble de leur « malgouvernance » est par définition, brouillon. Évidemment, lorsqu’un gouvernement est ailleurs, il est partout nulle part! « Difficile à suivre dites-vous?… » Exactement!

Tout ce qu’ils touchent est mal ficelé et c’est facile à comprendre, ils n’ont pas le temps, sont trop pressés, ils sont en fuite comme des malfaiteurs en cavale qui courent sans même se retourner ne laissant derrière eux que blessures, dépit,frustration. Dommages collatéraux d’une guerre économique menée tambour-battant aux frais des citoyens-contribuables, à leur propre détriment.

Les fuyards sont incapables de répondre à quelque question que ce soit, peu importe le sujet, puisqu’ils sont en mode panique et lorsqu’ils se sentent coincés, ils pointent machinalement du doigt celles et ceux qui les interpellent: »c’est à cause de vous, c’est de votre faute… » Vraiment pathétiques dans leur déni de fuite!

Ce matin, j’ai trouvé un nom pour notre clown-humoriste national et je vous l’annonce en primeur: « brouillon » oui c’est bien ça, brouillon le bouffon.

Brouillon le bouffon-mystificateur qui perd le nord les deux mains sur le volant, tout en nous volant à deux mains.

Brouillon l’incorrigible n’apprend pas de ses erreurs. Avec brouillon le Québec s’enfonce dans des marais nauséabonds, des dizaines de milliards engloutis dans des trous sans fonds.

Quand tôt ou tard sonnera l’heure du réveil, écarquillant les yeux, ébleuis, nous nous exclamerons: » juste ciel mais… mais, nous sommes rendus en Grèce…quelle merveille! »

À ce moment-là, oh malheur!, nous réaliserons que nous avons définitivement perdu le nord et brouillon le frappe-abord sera rendu ailleurs…

Daniel Charette.

Blitz de pourparlers où la fatigue devient un facteur, modifications en douce de l’esprit d’un texte à ratifier…voilà quelques pièges de négociation qui auraient facilement pu être évités et dont il fallait se méfier de la part d’une partie qui n’en est pas à son premier tour de passe-passe.

Mais au-delà de ces fourberies, l’esprit du concept contenu dans la version officielle de cette entente de principes fait en sorte que l’augmentation vers la « juste part », si chère au gouvernement, serait désormais à « géographie variable » et constituerait ainsi une distorsion remarquable sous la loupe de l’équité interuniversitaire.

En effet, de ce seul point de vue, une simple analyse suffit pour voir que l’idée de pouvoir potentiellement réduire la facture étudiante jusqu’à concurrence de l’équivalent des frais institutionnels obligatoires (FIO) est présentement loin de constituer une solution viable à long terme.

Lorsque l’on tient compte du fait que les FIO varient d’un établissement à un autre (600$-800$ environ) et que certains de ces derniers ont peut-être une meilleure gestion que d’autres, on réalise alors qu’un étudiant pourrait obtenir une réduction inférieure à celle d’un autre du simple fait d’avoir préalablement choisi un lieu d’étude où, pour des FIO similaires, la gestion est plus serrée qu’ailleurs ce qui lui serait défavorable.

Bien entendu, il serait possible de palier à cette forme d’iniquité étudiante en modulant la réduction des FIO selon la moyenne québécoise mais cela aurait l’effet pervers de simplement transférer l’iniquité des étudiants aux universités ce qui n’est guère mieux puisque celles qui ont une meilleure gestion risqueraient d’avoir à consentir une réduction des FIO supérieure à ce qu’elles consentiraient sans modulation.

On peut d’ailleurs comparer les effets discriminatoires d’une telle modulation à ceux de la proposition temporaire du montant différé des FIO de 125$ qui commence déjà à faire des vagues au sein des membres de la CREPUQ dont le représentant a pourtant participé au processus de rédaction de l’entente.

Ce caractère discriminatoire cadre plutôt mal avec le souci de connotation positive du concept de « juste part » déjà tant contesté. Peut-être doit-on voir là la preuve d’une improvisation indigne du caractère machiavélique qui semblait entourer le contexte des négociations et vraisemblablement la rédaction de la version finale de l’entente de principes…

Improvisation ou pas, il n’en demeure pas moins que cette entente de principes tient en partie sur le concept de réduction des FIO qui ne fait d’elle qu’une tentative de solution dont l’implantation viendrait créer d’autres problèmes dont le débat peut se passer étant donné l’importance relative de ces derniers.

Les chances d’adoption de l’entente de principes reposent donc davantage sur cet aspect que sur celui de pouvoir ou pas réduire la facture étudiante au-delà des FIO puisque qu’aucune de ces deux alternatives n’éliminent le caractère discriminatoire amener par le concept même de réduction des FIO qui, une fois porté à l’attention de tous, ne risque pas d’être ce qu’il y a de plus porteur en matière de consensus et ce tant du côté des étudiants que des universités.

On a ici une très explicite démonstration de la nature hypocrite et fausse de djé-djé et de son ‘government’.

Il y aura encore des gens pour nier et soutenir ces faux-jetons, tout comme il y en a encore pour nier et soutenir le ‘harper government’ malgré les faits et les évidences grossières. S’il y a eu dans le passé des comportements qualifiables de démocratiques, ce n’est certainement le cas de ceux-là.

Enfin, je félicite les étudiant-e-s pour montrer au grand jour comment ces charognards du plq [pour s’en prendre à des sans-défense et des sans le sous] sont bassement petits et niais dans leur entêtement à vouloir tromper le Peuple, à être des faux-jetons de la pire espèce.

Dehors charest, l’empoisonneur du Québec !

On est en »Mai 2012 », 44 ans après l’autre !

La recette pour rater une sortie de crise nous fut bien démontrée par ce gouvernement … Ne pas respecter la parole donnée , divulguer les détails de l’entente avant que les étudiants en prennent connaissance , avoir cette attitude triomphaliste de Jean Charest et pousser l’outrecuidance comme madame Beauchamps a dire a son caucus que rien n’avait été cédé et que cela couterait rien a son gouvernement …..
Ce fut un puissant message aux étudiants de voter contre ….

Moi je pense que le gouvernement à plus ou moins fait exprès de saboter cette « entente » en la minimisant lors d’entrevues quand ils ont constaté la réaction de nombreux Québécois (dont moi) furieux devant cet écrasement.

Décidément se tenir debout n’est pas dans les gênes des politiciens Québécois.

Quel vaudeville! Je n’en reviens tout simplement pas qu’un gouvernement soit plus intéressé à un règlement rapide pour galvaniser les troupes du PLQ à Victoriaville qu’une entente précise et dont le sens est partagé – quitte à ce qu’elle soit conclue le lundi suivant. Quel manque total de jugement! ET après, le PM donnera à qui le veut des leçons de gouvernance et de sens de l’État. Désolant…

La mauvaise foi du gouvernement est évidente pour un grand nombre de personnes (surtout celles qui se sont fait matraquer sans raison).

La question principale à mon avis est : comment faire comprendre aux autres que ce gouvernement est de mauvaise foi et que ce qu’il fait actuellement aux étudiants, il se prépare à le faire à tout le reste de la société ?

Ca fait environ trente six heures que je me questionne sur l`attitude de maitre corbeau syndical et je crois avoir trouver ma reponse.Maitre corbeau etant celui qui se serait fait rouler dans la farine.
Ca serait du bon vieux behaviorisme contemporain americain republicain servi dans la sauce liberale.Tout comme d`autres experiences precedantes ca me ramene a la theory of planned behavior d`Icek Ajzen.Bien qu`il n`apporte rien qui n`ait ete dit avant Piaget,sa theorie a cinq boules semble efficace dans l`art de la manipulation.Je ne veux pas faire la promotion de ce monsieur que l`histoire n`aura d`autre choix que d`ignorer mais ca vaux quand meme la peine d`y jeter un coup d`oeil.
Ca explique comment le corbeau a pu succombe et bien d`autre monde aussi.
En passant je suis heureux de vous savoir de retour dans le dossier M.Lisee.
Andre de Calgary.

Pour ma part, ce conflit qui perdure est, en quelque sorte, un volcan!!!

Très, très préoccupant!

Comment rater une sortie de crise? En appliquant la démocratie avec géométrie variable, comme le font les boycotteurs:

La démocratie selon les boycotteurs étudiants:
1) un vote à l’échelle du Québec, ça ne compte pas;
2) un vote à l’échelle d’une université, ça ne compte pas;
3) un vote à l’échelle d’une Faculté, ça ne compte pas;
4) un vote à l’échelle d’un département, ça ne compte pas;

SAUF si ce vote est en faveur d’un boycott. Si un département vote pour le boycott, ça compte. Mais si un département vote CONTRE le boycott et que la faculté qui inclut ce département vote pour le boycott, alors c’est le vote pour le boycott qui compte!

Les dés sont continuellement pipés, en somme, et ils osent nommer cela de la démocratie.

Aux leaders étudiants qui pensaient avoir signé autre chose: je ne suis pas surpris, parce que, selon les experts, 50 % des Quèbècois sont des analphabètes fonctionnels, c’est-à-dire des gens qui pensent avoir lu autre chose ou avoir signé autre chose parce qu’ils n’ont pas compris ce qu’ils ont lu ou signé.

Je ne dis pas que vous faites partie de ce 50 %, mais il n’est pas exclu que vous en fassiez partie. En effet, depuis le début de ce boycott, vous prétendez qu’un votre majoritaire de boycott peut enlever le droit individuel d’un étudiant d’assister aux cours qu’il a payé. C’est pourtant faux: vos associations étudiantes n’ont jamais eu ce pouvoir là, tout comme elles n’auraient pas le pouvoir d’imposer une grève de la faim ou un code vestimentaire à ses membres.

Chers leaders étudiants, vous n’avez pas idée de toutes les récriminations (et les procès?) qui vont se faire contre vous quand les sessions seront annulées. Car les conséquences de ces annulations auront des effets à long terme énorme (perte d’un ana d’études pour certains, et donc âge d’une retraite acceptable repoussé d’un an, etc.)

Et si les sessions ne sont pas annulées, alors vous aurez compètement discréditées nos institutions d’enseignement, particulièrement collégiales, en faisant la démonstration que l’enseignement y est tellement dilué qu’il peut être repris en un temps record.

Au total, vous aurez fait du Québec francophone la risée mondiale auprès de tout ceux qui croient en la démocratie plutôt qu’en la meutocratie.

Je pense aussi qu’il est plus que temps d’investir le PLC et de le ronger de l’intérieur. Ce parti est une nuisance pour le Québec et ce à plusieurs niveau.

Combien y’a t-il de membres dans ce parti?

Comment rater une sortie de crise …. et envenimer la situation. Toutes et tous, représentants étudiants, syndicaux,gouvernementaux et de la CRÉPUQ, semblaient être de bonne foi et surtout vouloir mettre fin à la crise. Avec la suite des événements, les jeux s’ouvrent et … les agendats cachés sont mis en lumière. La CRÉPUQ cherchait à éviter de faire ses devoirs tout en criant famine, les représentants syndicaux agissaient en grands frères expérimentés désirant mettre fin au conflit, les représentants des étudiants allaient discuter, comme ils l’ont longtemps demandé, tout en maintenant leur objectif d’accessibilité mais conscients qu’une résolution de la crise passerait nécessairement par un compromis de leur part. Pour finir, les représentants du gouvernement, Beauchamp, Beauchesne et Pilote, désiraient à tout prix un règlement avant la fin de du Conseil général du parti, voilà la cause du refus de la pause demandée par la représentante de la FEUQ, et SURTOUT, Charest «désirait se péter les bretelles devant ses militants et la population»! Souvenons-nous de son arrogance de ses premiers mandats! Il n’a vraiment rien compris à la politique. Après tant d’années d’exercice du pouvoir, il mérite la note ÉCHEC…

@Robert Léger (no 22)qui écrit : «Vous parlez de grévistes; n’importe quel juriste vous parlerait d’étudiants qui boycottent…»

Cette astuce «sémantique» (boycott plutôt que grève) fut très tôt mise en place par John James Charest et sa suave Ministre; cela n’a pas manqué d’éveiller un doute dans mon esprit, car après tout, dans l’histoire du Québec, on avait jusqu’ici toujours désigné ces mouvements étudiants par le terme de grèves étudiantes. Que s’est-il passé pour qu’on change ainsi notre façon de nommer les choses, qu’est-ce qui se cachait derrière cette insistance malsaine des Libéraux à ne plus appeler un chat un chat?

À bien y penser, j’ai compris que cette « vision » des choses, cette insistance sur le mot boycott est essentiellement liée à la vision mercantile de l’éducation, à cette approche de pur marchandisage qui considère l’éducation comme un simple service offert par des fournisseurs de services (les cégeps et les universités, d’ailleurs tous en concurrence les uns avec les autres plutôt que collaborateurs, livrés à la volonté pure de la « main invisible des marchés »). Dans un tel contexte, les étudiants deviennent de simples CONSOMMATEURS d’éducation.

Donc, dans cette nouvelle vision « marketing » de l’éducation, les étudiants ne sont pas en grève… ils boycottent un produit, un service qu’il leur est offert. Autrefois, on considérait que les étudiants avait un rôle dans la société, qu’il avaient un «travail», un apport important qui consistait à ÉTUDIER, car on comprenait que ce rôle avait une fonction sociale essentielle et un impact assuré sur l’avenir de notre collectivité. Et c’est pourquoi, en cas de DÉBRAYAGE des étudiants, on parlait alors, et à juste titre, d’une GRÈVE des étudiants.

Voilà vers quelle distorsion nous a mené cette vision omniprésente de l’économie de marché, qui depuis un peu plus d’une décennie a accaparé plus 70% du temps d’antenne consacré à l’information (téléjournaux et radiojournaux, médias écrits etc.), nous donnant ainsi la fausse impression de l’importance, de la prépondérance et de la priorité de l’économie sur tous les autres aspects de la vie… Et John James et sa Ministre baignent tellement dans une telle vision réductrice et mercantile de la vie que cela se traduit forcément dans leur discours dominant, dans le vocabulaire même qu’ils utilisent. C’est d’ailleurs pour moi une raison suffisante pour boycotter ce qu’ils disent!
!

Comment sortir de la crise: par une position ferme du gouvernement et des CEGEPs qui marque sans équivoque que l’éducation est une priorité.

Une position du type: les cours recommencent le 15 mai. Toute entrave au retour en classe sera sévèrement réprimée, au nom de la priorité à l’éducation. Tout boycotteur aura également le droit de continuer son boycott, au nom de la liberté individuelle. Le gouvernement étant magnanime et non revanchard, ces boycotteurs récalcitrants auront une mention “abandon” plutôt qu’”échec” pour leurs cours boycottés.

En 1957, le président Eisenhower faisait venir l’armée pour permettre à des étudiants noirs d’assister à leurs cours (une racaille semblable à nos boycotteurs bloquait l’entrée de l’école à ces étudiants noirs). Il est temps d’envoyer l’armée ou une force équivalente pour permettre aux étudiants qui aiment l’étude d’assister à leurs cours en paix et sans intimidation.

La meutocratie a assez duré. Place à la démocratie.

Monsieur « honorable », comme vous vous appeler vous-même. Vous écrivez ceci : « Au total, vous aurez fait du Québec francophone la risée mondiale auprès de tout ceux qui croient en la démocratie plutôt qu’en la meutocratie. »

D’abord, je tiens à dire qu’au niveau mondial le mouvement étudiant s’est mis en marche depuis beaucoup plus longtemps qu’il y a 12 ou 13 semaines. Des étudiants de partout dans le monde nous appuient et reconnaissent notre cause comme juste. Des étudiants du Chili ont fait la grève pendant 8 mois avant d’obtenir ce qu’il voulait et ils l’ont obtenu !!! Ça monsieur, c’est loin d’être une risée, c’est bel et bien un effort héroique. Se priver au niveau personnel pour une cause beaucoup plus grande que nous; c’est ne pas le faire qui serait une risée.

Mais bien sûr vous, tout ce qui vous intéresse c’est votre âge « acceptable » de la retraite. Vos enfant nous remercierons un jour alors qu’ils vous regarderont et se demanderont pourquoi vous nous avez tant méprisé !
Bonne journée et continuez avec cette belle ouverture d’esprit !

J’ai prétendu précédemment que ce conflit étudiant avait été créé de toutes pièces par Charest et son gouvernement. Je le crois toujours.

Aujourd’hui, j’ajoute que Charest et son gouvernement ne veulent pas d’un règlement qui n’écraseraient pas le mouvement étudiant. Voilà la raison qui a poussé la ministre de l’Éducation et le premier ministre à littéralement torpiller l’entente de principe rejetée par une majorité d’associations étudiantes.

Jean Charest et sa ministre de l’Éducation sont des personnes avec une vaste expérience et intelligentes. Il faut donc convenir qu’ils savaient exactement ce qu’ils faisaient en faisant leurs déclarations après cette fameuse négociation.

Le gouvernement Charest veut la peau du mouvement étudiant.Il ne veut pas d’une entente. Pourquoi ? Parce que c’est payant électoralement. Les résultats de certains sondages semblent bien le montrer.

Le gouvernement Charest est prêt à sacrifier la vie de milliers d’étudiants pour assurer sa réélection. En torpillant l’entente comme il l’a fait, il entend donner le dernier coup, le coup de grâce, avant de déclencher des élections.

Ce gouvernement est un charognard qui entend bien se repaitre des cadavres des associations étudiantes qui jonchera le champ de bataille.

Personnellement je hais les charognards !

«Si tu vois le lâche, attends-toi à voir son double, et qui est son double ? La trahison !»
[Massa Makan Diabaté]

Oui, les étudiants ont malhabiles et naïfs. Est-ce qu’on peut leur en vouloir de s’être fait manipulé par les techniques de négociation d’un groupe d’experts du gouvernement? La réponse est non car la bataille ne se fait pas à armes égales.

Il est maintenant clair que le gouvernement n’a jamais eu l’intention de collaborer avec les étudiants. Ils ne font qu’attendre les erreurs depuis le début de la crise.

Le prochain jeu sur l’échiquié sera pour le gouvernement d’annuler la session de quelques programmes pour semer la peur chez les étudiants.

J’aime bien le commentaire de Daniel Savard:

« Un peuple qui méprise sa jeunesse est destiné à disparaître »

Ça dit tout!

Ce qui ressort de ces « négociations », c’est le manque d’expérience des étudiants. Quand on vous oblige à continuer même si vous n’avez plus l’esprit clair, c’est qu’on veut vous en passer une petite vite.Les étudiants ne doivent pas oublier que leurs interlocuteurs sont tous des pros (ministres, recteurs avocats, chefs syndicaux). Ce serait donc très justifiables de leur part dans l’avenir de demander des pauses plus longues pour avoir le temps de réfléchir. Des fois, invoquer le manque d’expérience peut avoir son utilité.

D’autre part, ce matin dans Le Devoir il y a une excellente lettre de M. P-Y Guay de l’UQAM.

Voici le lien:
http://www.ledevoir.com/societe/education/349471/quelle-supercherie

Michel

@honorable 54

c’est sûr que s’il fallait attendre les anglos pour régler nos problèmes… on attendrait encore!

Réponse à M. Honorable: La risée mondiale vous croyez? Qui rira d’un peuple qui, pour une fois, ose sortir et crier haut et fort PENDANT PLUS DE 12 SEMAINES!!! qu’ils ne sont pas contents de ce qui se passe depuis fort longtemps au Québec? Qui rira d’une jeunesse qui se tient debout, qui ose croire en autre chose que la forme politique présentée(ou mieux, imposée!) au Québec? On a pas vraiment le choix d’élire toujours les mêmes personnes, les mêmes affaires parce qu’on est comme ça, nous, ici, au Québec. On se contente de ce qu’on a. Plus ca change, plus c’est pareil!Pourquoi pensez vous qu’ailleurs dans le monde, quand ca va pas, les gens sortent dans la rue avec bâtons et matraques pour faire renverser la vapeur? Quand on ne comprend pas d’une manière, on change sa façon de faire il me semble? (à moins d’avoir comme devise: Quand on est né pour un p’tit pain, on peut pas faire des sandwich pour tout le monde!!!) Ben c’est exactement ce qui se passe actuellement avec nos jeunes. Je vous rappelle que le débat se transforme… Des droits de scolarité, on se transporte vers un réel débat sur les rouages du gouvernement et la façon dont les élus nous gouvernent, se comportent. Avec ce qui se passe présentement, on essaie de nous faire passer la pilule même après s’être entendu. Ils ont clairement plus d’expérience en négotiations que les jeunes étudiants et ils savent très bien comment faire flancher quelqu’un quand on veux terminer le débat: Par la fatigue, c’est connu! Alors, on peut se permettre de lui faire avaler tout ce que l’on veut, ce qu’a clairement fait le gouvernement en négociant de la sorte. Et pour plus tard, ben faut le préparer maintenant, on a pas sû le faire par le passé. Je ne connais rien qui se prépare pour le futur en sacrifiant quelque chose dans le présent. Mais, avec de telle affirmation, M. Honorable, tout porte à croire que rien ne bougera et que l’on sera condamné à vivre de cette façon pour le reste de nos jours. À moins que l’on se lève et que l’on crie haut et fort, comme le font les étudiants, que l’on est pas en accord avec la façon de fonctionner et, si on le fait avec convictions, on espère justement que le reste du monde nous entende et qu’il soit d’accord avec nous parce que ce que l’on fait est juste. Il n’y a pas vraiment de chance qu’il ne soit pas d’accord avec ce que l’on fait.

Bon, ils sont arrivés à deux doigts d’une entente. Pour qu’une entente se fasse, il faut donc:
1) ajuster la représentation du comité/organisme chargé de superviser le fonctionnement des universités pour s’assurer que ceux qui profitent du système ne puissent pas bloquer toutes les réformes
2) appliquer les économies aux frais étudiants, pas juste les afférents.
À vue de nez, on n’est pas loin d’une solution. Si l’argent est réellement le noeud du problème, cette solution permettrait d’en trouver soit par une hausse, soit par des économies.
Franchement, il n’y a vraiment aucune raison de finasser, c’est une bonne solution, refaites le contrat comme du monde et enlevez les « fine print » qui donnent l’impression que c’est une crosse.
Il n’y a AUCUNE raison pour que cette crise dure un été complet.

M. Honorable,

Vous n’avez d’honorable que le nom, votre fiel étant votre véritable signature: soit celle d’un individu ne considérant que son nombril.

@honorable:
Vous savez, être d’accord avec vous n’est pas un critère d’alphabétisation. Ça ne l’a même jamais été.
Étonnant, n’est-ce pas?

«le gouvernement Libéral ou autre donne de la poche droite et prend de la gauche alors….
Tout était prévu et pour ceux qui sont habitués à des négociations le savent très bien.

L’art de se faire baiser en jouant à l’honnêteté de la part des Organisations Étudiantes.
Ils ne se feront pas prendre une autre fois.

Et nos chers ministres en riaient et en rient, alors ils rient moins aujourd’hui en pensant que tout était gagné

P.S Ils ont juste «9«les Gouvernements) à gérer pour le peuple et non pour eux et leurs ti-zamis

C’est quand même dommage qu’en raison de la fatigue, vision trouble et hallucinations des représentants étudiants durant les dernières heures de négociations on va se ramasser avec quelques éclopés et borgnes de plus dans les prochaines semaines.

Sérieusement, si nouvelles négociations il y a, je m’assurerai de leur faire livrer personnellement une caisse de Red Bull. L’avenir du Québec en dépend.

Ça ressemble à une négociation entre un client et un vendeur automobile. Les options viennent compliquer et obscurcir les calculs. Les vendeurs sont des experts, compétents, invincibles sur leur terrain. Trop de paramètres noient le poisson. Je crois qu’il faut savoir ce que l’on veut, payer le prix et les deux parties sont gagnantes parce que le vendeur a son juste salaire et le client est satisfait. Oh en passant je ne suis pas vendeur du tout et je ne veux pas leur porter préjudice, C’est juste une autre analogie qui vaut ce qu’elle vaut.
. Bravo aux étudiants que j’admire.

Avec cette « négociation », Charest et son gouvernement se sont moqués des étudiants. Mais il faudrait être bien naïf pour ne pas voir que cette clique se moque de toute la population depuis plus d’une décennie. Ils ont saccagé la Caisse de dépôt, vandalisé Hydro-Québec, désorganiser la Ville de Montréal, donner des milliards de $ de contrats à Dieu sait qui.

Alors, chers concitoyens, nous devons supporter nos étudiants, car ils nous défendent contre l’ignominie de Charest et de ses complices.

Léo, Martine et Gabriel, Merci

Je suis moi aussi convaincu qu’il y avait dès le départ de cette «négociation» un réel déséquilibre des forces en présence. Pendant 12 semaines, les 3 leaders étudiants ont été sollicités quotidiennement au maximum et surtout, CONFRONTÉS par tous les commentateurs, journalistes et animateurs de tous les médias. On dit que les journées les plus calmes, ils devaient donner pas moins de 30 entrevues aux médias…À ce régime, pendant 12 semaines, n’importe qui serait exténué, pour ne pas dire «brûlé». Pendant ce temps, John James Charest et sa suave Ministre gardaient leurs énergies et ne se présentaient que très rarement au «bâton» médiatique, sauf pour faire quelque déclarations à cassette du genre «Nous ne négocions pas avec des gens qui ne respectent pas la loi et l’ordre» (sauf peut-être lorsqu’il s’agit de généreux donateurs lors de soirées de cocktails bénéfice), «Les étudiants doivent faire leur juste part» (contrairement sans doute tous ces gros z-amis qui s’emplissent les poches et s’évadent fiscalement dans les paradis fiscaux?) «Notre décision est définitive, pas question de discuter d’un gel des droits de scolarité», bref autant de messages en boîte qui ne durent que quelques secondes et qui mettent fin à l’effort du politicien face des médias complaisants, qui avalent cette salade sans broncher…

Preuve de plus de la «vision» mercantiliste, affairiste du gouvernement => Pourquoi a-t-on imposé que le fameux «Conseil provisoire» compte 2 REPRÉSENTANTS DU MONDE DES AFFAIRES? Et pourquoi pas 2 représentants des groupes citoyens, des contribuables, des groupes communautaires, etc.? Qu’est-ce qui, dans la tête du gouvernement, accorde ainsi automatiquement un préjugé favorable aux «gens d’affaires»? On peut aussi se poser la question différemment à la lumière d’un événement récent et révélateur d’une approche très similaire (sinon pire) au gouvernement fédéral de Stéphane Àpeur : Pourquoi a-t-on accordé à Conrad Black l’asile au Canada, alors qu’il n’est PAS citoyen canadien et qu’il a été reconnu coupable de crimes à l’étranger? (Ce qui contrevient aux lois «sévères» des conservateurs en matière d’immigration) Pourquoi est-on si clément à l’égard de Black et si sévère à l’égard de réfugiés d’Afrique ou de Colombie que l’on déporte de façon éhontée dans leur pays d’origine?

@ Robert Léger #28
«Vous parlez de grévistes; n’importe quel juriste vous parlerait d’étudiants qui boycottent…»

Voici un juriste qui vous contredit :
«Par ailleurs, les tribunaux ont reconnu que la liberté d’expression acquiert une importance accrue lorsque le message qu’elle véhicule est de nature politique. La décision, prise en assemblée, de déserter les cours et de dresser des piquets de grève est clairement de cette nature et résulte d’un choix collectif et non individuel. Assimiler une telle décision non pas à une « grève » – comme pour mieux nier sa nature collective -, mais plutôt à un simple « boycottage » des produits d’« un fabricant de jus de raisin ou un magasin de grande surface » (sic) confond liberté d’expression commerciale et liberté d’expression politique, comme si l’une valait l’autre. L’éducation n’est pourtant pas une marchandise !» le lien ici http://www.ledevoir.com/societe/education/348806/injonctions-et-greve-etudiante-la-primaute-du-droit-en-pe

@ honorable
« Un personne honorable brille en parlant, brille aussi en restant silencieuse. »
de Anonyme
Extrait des textes bouddhiques Lalitavistara

Honorable, vous faites mononcle en pas pour rire. Si vous n’y prenez pas garde vous aller finir comme doublure du Schtroumpf grognon.

Quant à traiter les autres de racaille, ça me rappelle un certain président français… qui ne l’est plus.

Pour sortir de la crise M Charest pensait aller en élection mais Y parait que ce scénario a dû être abandonné. Pas à cause d’une sympathie nouvelle pour les associations étudiantes, mais plutôt parce qu’il y aurait plusieurs défections notamment chez certains ministres significatifs comme M Gignac qui selon cyberpresse réfléchirait à son avenir et que la relève est plus difficile à trouver.
En recrutant Gabriel Léo et Martine il ferait de trois pierres six coups.

Je crois que c,est principalement JEAN CHAREST qui est incapable de vendre sa salade correctement, aussi les recteurs pas intéressés à avoir à rendre compte de leurs gestions aux étudiants! C,était évident des le départ que les membres allaient refusés ce cadeaux empoisonnés!

Est-il bien vrai que le leader syndical de la FTQ, aurait, d’après ce que l’on en dit, quelque peu poussé les leaders étudiants à accepter une telle entente … « acceptez cela sinon vous n’auriez rien d’autre ». Quel avantage aurait-il eu à faire cela? N’est-il pas vrai, d’autre part, que la FTQ a été la seule organisation à s’opposer pendant très longtemps avec le gouvernement à la mise sur pied d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction et la corruption. Les ascenseurs, ça relève de la construction … non? Cette centrale a toujours fait du syndicalisme d’affaire et sait bien où sont ses intérêts contrairement à la CSN et la CSQ dont le syndicalime repose sur le militantisme. Et image très symbolique à l’arrivée des 3 leaders syndicaux ,deux portaient le carré rouge et un seul ne le portait pas!!! Qui???? Chacun a droit à ses convictions, soit, mais le symbole était quand même là.

Les ptits z’amis il faut que ça servent à quelque chose à des moments cruciaux … à cautionner une certaine entente dans le cadre d’un pseudo équilibre des forces.

Pauvre gouvernement il veut nous faire croire qu’il est honnête, alors que depuis bien trop de semaine il a pas su prendre ses responsabilités de gouvernement de tout les citoyens et pas rien que des biens nantis…
Les étudiants de ce niveau on un permis de conduire, le droit de vote et pour vous ce ne sont pas des adultes?
Comme pour la commission qui on se demande quand elle vas commencer, sans doute après les élections, Charest ne peut se décider que quand ses faiseurs d,image lui recommande de céder un peu de terrain…

Depuis que le parti Libéral est au pouvoir, nous avons eu droit à bien des retournements, hésitations et favoritisme très caractéristiques. Soulignons les éléments suivants:
-défusions municipales (pour plaire aux minorités anglaises
-financement des écoles juives
-saga du Mont-Orford (entraînant la démission de Muclair)
-Saga de la centrale du Suroît
-saga du port méthanier de la Rabaska
-saga de l’exploitation du gaz de schist
-saga de la construction (il faut noter ici l’exceptionnelle endurance de John James Charest avant de se rendre compte que les Québécois ne le croyaient pas)
-saga des garderies
-saga du financement de son parti (chaque ministre devait ramasser annuellement 100 000$ !
-minières chinoises dans le Plan Nord et la vente à rabais de nos richesses
– saga des frais de scolarité
– …. et tout ce qu’on ne sait pas encore!
Veut-on vraiment réélire le parti libéral. C’est un parti vide. Que des faiseurs d’images.

Il sera de plus en plus difficile d,en sortir le mouvement a pris une telle ampleur que c,est à se demander s,il y aura la rentrée!

J’ai trouvé assez bizarre qu’à peine sortis de la négociation, la ministre et son patron se soient empressés de saboter l’entente.

La réaction des grévistes était totalement prévisible.

Pauvres étudiants!!! Pauvres bébés-lala gâtés!!!
Ils veulent tout … TOUT DE SUITE!!!
Il est inadmissible de rejeter une entente signée. Que serait-il passé si le gouvernement avait renié l’entente parce que leurs négociateurs avaient mal compris ou étaient ‘fatigués’?
Pour une fois qu’un gouvernement se tient debout, soyons-en fiers!!! Bravo Mme Beauchamp!!!

Bon, les parents,
c’est le temps d’éduquer vos enfants. Oui, il est trop tard, ils sont maintenant adulte, mais vous demeurez les seules personnes qui peuvent les démêler. Si vous les aimer vraiment et que vous mettez vos beaux principes de côté (et votre orgueil), vous parviendrez peut-être à améliorer l’avenir de vos enfants. Cesser de penser à votre petit confort et donner leurs l’aide qu’ils ont besoin ($) pour retourner en classe et gagner ce diplôme qui vaut plus que la valeur du papier et de l’encre. Arrêter de blâmer les autres et faites donc face à la réalité :

-Ce sont les leaders étudiant qui ont mis votre enfant dans le trouble en leur promettant l’impossible.
-Les seules personnes qui les appuient ne comprennent jamais rien à l’économie (artistes).
-Cet entêtement coûtera une fortune qui s’ajoutera à la dette, dette que vos enfants devront assumer lorsqu’ils iront au travail, ça leur coûtera beaucoup moins cher d’accepter l’offre du gouvernement.
-Pendant que la plupart des pays industrialisés voient leurs jeunes adultes embourbé dans un taux de chômage au-dessus des 25%, nous, on détruit notre économie qui est la seule à ne pas avoir été encore touché.
-Qui va engager un étudiant Québécois lorsqu’il entreprend une grève avant même d’avoir commencé sur le marché du travail? Ce n’est pas comme ça qu’on va attirer de la richesse et des emplois.
-Cette grève a été un trip égoïste d’une gang d’anarchiste manipulé par les centrales syndicales. Ils ont entrainé vos enfants dans leurs lubies détruisant plein de bonnes relations familiales et amicales et semant le désordre public. L’argent ne pousse pas dans les arbres, nous sommes tous déjà trop perdants et il n’y a rien à gagner de poursuivre cette folie.

De grâce, arrêter de perpétuer des impressions et des canulars, présenter leur des faits :
-nous vivons dans une des sociétés les plus équitables qu’il soit.
-nous avons un indice de corruption le plus enviable du monde (indice de corruption sur Wikipedia).
-nous avons les frais de scolarité les plus bas du monde.
-Nous avons les frais de garderie les plus bas.
-Nous avons des congés parentaux enviables.
-Nous avons les meilleures assurances et programmes sociaux.
-Nous avons une richesse par habitant incroyable.

Nous avons l’air d’une vraie gagne de clown de se plaindre et de tout détruire. Si vous aviez une entreprise internationale, seriez-vous intéressé à créer des emplois ici, quand tout le monde se plaint le ventre plein pendant que d’autres crèves de faim? Arrêtez cette folie avant qu’il y ai un décès ou pire encore. Il sera toujours temps de débattre du sujet plus tard.