Comment survivre à l’échec de Copenhague

C’est la chronique d’un échec annoncé. La proportion d’experts (ou de négociateurs) qui estime que les nations sortiront de Copenhague, début décembre, avec un nouveau traité, un Kyoto II, approche du zéro absolu. Pourtant, la conscience du problème écologique progresse, y compris dans les États-clé.  Pékin et de Washington sont beaucoup plus engagés dans le débat qu’à la même date l’an dernier. Ottawa ? Ne m’en parlez pas.

Le nombre de sujets à régler est cependant trop grand pour n’en faire qu’une bouchée à Copenhague. Eloi Laurent,  économiste senior  de l’Observatoire Français des Conjonctures économiques, et auteur de La nouvelle écologie politique, explique pourquoi il ne faut qu’être modérément pessimiste, dans cette entrevue de 15 minutes qu’il m’a accordée pour Planète Terre

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6 commentaires
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J’attends encore qu’on m’explique en quoi le réchauffement de la planète (s’il y a une once de vérité là-dedans) va être catastrophique pour le Québec? En quoi avoir la température de NY à Montréal, celle de Boston à Québec et celle de Montréal en Abitibi, sera une catastrophe pour nos enfants et petits-enfants?

Les conséquences du réchauffement climatique chez nous monsieur Noël, cela veut dire un bouleversement fondamental et radical de tous nos écosystèmes.

La question n’est pas de savoir si l’été va être plus long et l’hiver plus court. La question est de savoir ce qui va arriver à nos forêts, à la faune, à la chaîne alimentaire dans son ensemble, ce qui pourrait entraîner une rupture dramatique qui aura un effet non sur notre environnement mais sur notre propre survie.

Un ami me rapportait hier que les biologistes oeuvrant dsns le golfe sont en train de voir se désorganiser les courants marins, modifiant la salinité des zones, ce qui perturbe considérablement les ressources halieutiques.

Il y a plusieurs exemples mais prenons-en un pour illustrer la situation : les morues ont besoin d’un degré x de salinité. Avec l’afflux d’eaus douce les courants marin se modifient et s’enfonçent.

Or, la morue ce n’est pas un poisson de fond et elle ne peut survivre au-delà d’une certaine profondeur.

Résultat, elle ne peut suivre son habitat naturel qui se transforme et ne peut survivre aux nouvelles conditions qui lui sont imposées. Cela pourrait apporter un éclairage nouveau sur la réduction dramatique de la morue dans le golfe, plus que la prédation par les phoques.

C’est ce genre de choses qui risquent de se produire. Appliquez ça à d’autres espèces et vous voyez le portrait.

je ne pense pas que l’on puisse réduire la question à la température ambiante éventuelle de notre nid douillet. Ça se peut qu’à la fin il n’y ait plus de nid du tout si ça continue comme ça…

Non à un Canada sous la glace lors de la prochaine ère glaciaire.

La normale, pour le Canada, c’est être couvert d’une calotte d’1 km de glace pendant 90 000 ans sur 100 000 (en gros; les variations peuvent être larges d’une ère glaciaire à l’autre). Nous sommes présentement, depuis 10 000 ans, dans une période chaude (la courte période interglaciaire). Ce qui menace existentiellement le Canada, c’est la “normale”: la prochaine ère glaciaire d’une durée moyenne de 90 000 ans.


En tant que Canadiens, tous les moyens légaux devraient être utilisés pour que nous ne retombions pas bientôt (dans 100, 1000 ou 2000 ans) dans une nouvelle ère glaciaire. Le réchauffement climatique pourrait être notre sauveur: il pourrait éviter l’arrivée de la prochaine ère glaciaire, et ainsi assurer notre survie en tant que Canadiens ou Québécois.


Il ne s’agit pas de nier le réchauffement climatique, il ne s’agit pas de ne pas souhaiter que ce réchauffement se fasse lentement, mais il ne s’agit pas non plus de nous mettre la responsabilité du monde entier sur les épaules. Demeurons sympathiques face aux pays qui risquent de souffrir plus que nous du réchauffement climatique, mais laissons-les se comporter en leader; nous n’avons pas à le faire pour eux, puisque le faire pourrait nous être suicidaire à très long terme.

Rappelons-nous ceci: quand la prochaine ère glaciaire arrivera, les pays tropicaux ne feront probablement rien pour nous aider.


Les effets d’un réchauffement climatique seront moins désagréables pour nous et les Russes que pour tous les autres pays de la planète.
Imaginez la Baie James en riviera ou en Long Island Sound: yachts, voiliers, chalets etc. Et toutes les glaces transformées en eau: plus d’évaporation, plus de pluie. Seul un écervelé peut prétendre que l’état climatique dans lequel nous vivons est le meilleur de tous les mondes et que tout changement en plus ou en moins est nécessairement négatif à long terme

The National Intelligence Council 2025 project a un mini chapitre intitulé: “Two climate change winners: Russia and Canada”! On peut y lire :
« Canada will be spared several serious North American climate-related developments and climate change could open up millions of square miles to development. Access to ressource-rich Hudson Bay would be improved(…). Additionally, agricultural growing seasons will lengthen, net energy demand for heating/cooling will likely drop, and forest will expand somewhat into the tundra. »

http://www.dni.gov/nic/NIC_2025_project.html


Pour les Canadiens, un NON réchauffement climatique pourrait être destructeur: pendant une ère glaciaire, le Canada n’existe plus, il ressemble au centre du Groenland actuel.
Comme tout le nord-est des Etats-Unis se retrouverait vraisemblablement sous la glace lors de la prochaine ère glaciaire (due très bientôt à l’échelle géologique), et comme la moitié des Etats-Unis ne seraient plus qu’un champ de toundra lors de cette ère glaciaire, un réchauffement climatique pourrait même être bénéfique à long terme pour les Etats-Unis. Il y aurait des inondations en Floride, mais de cela résulterait un boom immobilier ailleurs, qu’on aura eu beaucoup de temps pour planifier.


N’en doutons pas: il y a 12 000 ans, quand Montréal reposait sous la glace, les opposants au réchauffement climatique contemporain auraient été, à cette époque là aussi, CONTRE le réchauffement climatique ; ils nous feraient la liste de tous les inconvénients de ce réchauffement: sécheresse, ouragans, montée de l’océan, inondations, condamnant ainsi le Canada et la Scandinavie entière, pour ne pas parler de la Nouvelle-Angleterre, à l’inexistence.


A ceux qui se prétendent si soucieux du réchauffement climatique, mettez votre argent où vos discours se trouvent: mangez végétarien, ne voyagez pas (renoncez à votre chalet, à votre ski, à votre Floride et à vos diverses escapades motorisées), et vivez près de votre lieu de travail. Cela dit, bien sûr, s’il y a des manières faciles de diminuer la quantité de gaz carbonique dans l’air, faisons-le, mais n’en faisons pas une paranoïa, du moins en tant que Canadiens !


En résumé : comme la norme géologique, pour le Canada, est d’être un désert de glace, comme nous tenons à la survie à long terme du Canada, ce qui implique le non-retour d’une ère glaciaire imminente à l’échelle géologique, le Canada n’a surtout pas à se sentir obligé de se comporter en leader dans le domaine de la lutte au réchauffement climatique. N’ayez crainte, nous saurons tirer quelques avantages de la « tragédie » d’un thermomètre indiquant – 15 degrés un 6 mars au matin, au lieu de – 19 degrés. Entre autres : moins de chauffage, et on sait que le chauffage augmente la quantité de gaz à effets de serre !


On insiste beaucoup sur les aspects négatifs d’un réchauffement climatique. Ces aspects négatifs sont réels, mais pas aussi dramatiques pour le Canada qu’on veut nous le faire croire, étant donné l’alternative qui nous menace et qui s’est abattu maintes et maintes fois sur nous au cours des derniers 500 000 ans. Il est inexact de ne voir que du négatif dans tout changement climatique, spécialement si on est canadien ou russe. Mais il est réaliste d’y voir un drame pour certains pays tropicaux comme le Bangladesh, le Cambodge et certains autres. Demeurons sympathiques, vigilants, solidaires, mais sans être suicidaires. Pensons, aussi, à nos intérêts existentiels.

@ jacques noel et Gilles de NDH

Ce que vous dites Gilles de NDH, le réchauffement c’est le phénomène. Les conséquences du réchauffement, ce sont les bouleversements.

Alors il ne faut pas parler de réchauffement mais bien de bouleversement.

Ce qui est observé actuellement les tendances , et je le constate ainsi que plusieurs c’est que les hivers sont plus chauds, les étés sont plus froids, les jours d’été sont moins chauds et les nuits plus chaudes.

La température de NY à Montréal oubliez ça. Ce que les les simulations donnent c’est plutôt de la marde climatique, ce qui est encore une tendance observée.

Si la majeure partie des gens qui s’y connaissent sur la planète s’inquiètent des bouleversements, ce ne sont certainement pas tous des imbéciles et des illuminés.

De toutes façon « combattre » les gaz à effet de serre sa paye énormément M. tout le monde.

Zète pas tanné de chauffer la planète à 1$ le litre sans rien en retirer? ( peut importe la source d’énergie)

À voir la longueur du texte de Laughrea il a bien hâte de planter des palmiers royal de chaque côté de son entrée.

Corrigé (veuillez ignorer les précédents)Les bienfaits d’un réchauffement climatique pourraient se faire sentir en agriculture: le Brésil (118 jours par an où il fait plus de 35 degrés) est plus productif que les Etats-Unis.

Production de soya: 3,1 tonnes par hectare par an au Brésil; 2,8 aux Etats-Unis.

Production de cotton: 1,4 tonnes par hectare par an au Brésil; 0,9 aux Etats-Unis.

Cessons de ne voir que du négatif dans le réchauffement climatique ou dans un climat chaud.

Source: Proceedings of the National Academy of Sciences USA 106, E120 (2009).

PS: le site internet donné au message #3 ne fonctionne pas bien en mode copier-coller. Celui-ci devrait mieux fonctionner:

http://www.dni.gov/nic/PDF_2025/2025_Global_Trends_Final_Report.pdf