Commission sur le Printemps érable : le gouvernement rate lamentablement le coche

Qui a peur de la police ? La question, brutale, est pourtant inévitable.

Photo : A. Gravel / CC2.0 By-ND2.0
Photo : A. Gravel / CC2.0 By-ND2.0

Qui a peur de la police? La question, brutale, est pourtant inévitable.

Comment ne pas la poser alors que le gouvernement Marois troque une commission d’enquête indépendante sur les agissements policiers pour une timide commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012?

Timide et fort probablement inutile.

De fait, cette commission ne pourra pas examiner le «processus de déontologie policière» déjà géré par les forces policières elles-mêmes. Le sujet est pourtant central à la trame des événements du «Printemps érable».

Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a même pris soin de préciser qu’il «demeure persuadé que la très grande majorité des policières et des policiers du Québec ont agi avec tout le professionnalisme requis dans les circonstances». Mais qui a dit qu’une «majorité» de policiers était nécessaire pour procéder à des abus de pouvoir? Les policiers suivent les ordres de leurs supérieurs. Quels furent ces ordres et à quelles fins furent-ils donnés? Il serait là, le véritable objet d’une enquête indépendante.

La commission du gouvernement Marois, elle, sera également tenue à huis-clos.  Bravo pour la transparence /sic/. Elle ne jouira pas non plus du moindre pouvoir contraignant. Quant à son rapport, il devra être remis à la va comme je te pousse dès décembre prochain. Ce qui, en passant, inclut une période estivale peu propice à ce genre d’exercice habituellement complexe. Enfin, son budget sera de 400 000$ – des grenailles pour une commission.

Comme le notait l’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, le mandat en trois points de la commission ressemble plus à une «thèse de doctorat» qu’à une véritable enquête :

  • Identifier les facteurs ayant contribué à la détérioration du climat social et évaluer les impacts des événements du printemps 2012 sur la population;
  • Dégager des constats s’appuyant sur des faits vérifiables;
  • Formuler des recommandations au ministre de la Sécurité publique.

La commission pourra aussi examiner ou non, selon ce qu’elle en choisit :

  • les techniques utilisées par les forces policières;
  • les méthodes employées par les agitateurs lors des manifestations;
  • les impacts, notamment économiques, des événements;
  • leur effet sur le sentiment de sécurité de la population;
  • l’impact de l’utilisation des médias sociaux sur les activités de contestation;
  • les façons de faire et les constats d’autres pays occidentaux ayant été aux prises avec des troubles sociaux d’envergure.

Si le gouvernement souhaite tant aujourd’hui savoir ce qui a «causé» la grève étudiante et pourquoi elle a duré aussi longtemps, c’est à se demander où les élus péquistes étaient l’an dernier lorsqu’ils étaient dans l’opposition.

S’ils n’en comprennent toujours pas les causes, on pourrait toujours leur refiler une revue de littérature complète comprenant les nombreuses analyses, journalistiques et académiques, qui pleuvent au Québec depuis des mois.

Mais si c’est un exercice essentiellement politique, le gouvernement aurait pu se contenter de ressortir ses propres déclarations de l’an dernier dénonçant les stratégies du gouvernement Charest. Et tant qu’à y être, les publier en recueil.

Les événements du Printemps érable méritent une enquête indépendante sur les agissements des forces policières. Point. Le reste est du domaine de l’analyse politique et sociologique.

Comme si les événements du printemps dernier ne suffisaient pas déjà, la nécessité d’une enquête indépendante est d’autant renforcée par les agissements de la police de Montréal qui, depuis quelques semaines, prend prétexte du fameux Règlement municipal P-6 décrié de toutes parts pour faire avorter dès leurs débuts des manifestations pourtant pacifiques. Ces attaques à la liberté fondamentale de réunion pacifique des citoyens n’auront pourtant fait sourciller aucun des membres du gouvernement Marois. Pas même l’ex-leader étudiant et député, Léo Bureau-Blouin.

En vertu du même P-6, la police poussait même récemment l’enveloppe jusqu’à disperser un «rassemblement citoyen pour sensibiliser les automobilistes à la sécurité des enfants fréquentant l’école Saint-Pierre-Claver, située à l’angle de deux grandes artères du Plateau-Mont-Royal». On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer.

Et malgré tout, la première ministre, entre autres, trouve le P-6 tout à fait «raisonnable».

***

Pendant ce temps, en Ontario…

Pendant ce temps, rappelons qu’en Ontario, un rapport indépendant dévastateur remis en 2012 au gouvernement décortiquait et dénonçait la répression policière observée pendant le Sommet du G20 de 2010 à Toronto avec une précision proprement chirurgicale. Il présentait aussi une batterie de recommandations visant à éviter la répétition de tels abus de pouvoir.

Et quoi? Ici, au Québec, on ne pourrait pas faire un examen tout aussi indépendant des agissements des forces policières pendant la grève étudiante de l’an dernier? Misère…

***

Un triumvirat en pleine galère

Quant à son triumvirat de commissaires – l’ex-ministre péquiste Serge Ménard, l’ex-juge Bernard Grenier et l’ex-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau -, c’est à se demander ce qui a bien pu les pousser à monter dans une galère pareille.

Le ministre Bergeron jure qu’ils ont été sélectionnés «pour leur expertise, leur vaste expérience, leur crédibilité et leur objectivité». Va pour l’expérience, mais on repassera pour l’objectivité.

En 2001, alors qu’il était ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, louangeait le travail pourtant fort critiqué des policiers lors des manifestations du Sommet des Amériques tenu à Québec. Mme Carbonneau présidait une centrale syndicale qui appuyait le mouvement étudiant. Quant à Bernard Grenier, il serait surprenant qu’un ex-juge soit particulièrement sympathique à la grève étudiante ou critique du travail policier.

De toute manière, commissaires «objectifs» ou non, c’est le mandat lui-même de la commission qui ne tient pas la route. Le ver de la non pertinence de cette commission est dans la pomme de son mandat.

***

Un manque de jugement politique élémentaire et de courage

Et donc, encore une fois, ce gouvernement manque de jugement politique élémentaire, voire même, de courage.

Ce faisant, il réussit même à s’aliéner à peu près tous ceux et celles qui, de près ou de loin, étaient soit critiques, soit favorables aux stratégies policières tout au long de cette grève sans précédent de plusieurs mois.

Que ce soit les organisations étudiantes, les partis d’opposition, les défenseurs des droits civiques, la Ligue des droits et libertés qui dénonce le «détournement de la demande d’enquête publique» – même la Fraternité des policiers de Montréal est en beau fusil -, la déception est généralisée.

Le ministre Bergeron, par contre, se dit persuadé face à cette levée consensuelle de boucliers d’avoir enfin trouvé une «formule équilibrée». Bravo pour le spin, mais zéro pour le constat.

D’autant que cette annonce est fort probablement bien en-deçà de ce qu’aurait souhaité le ministre lui-même. Dans ce gouvernement, la solidarité ministérielle passe de plus en plus du statut de devoir à celui de fardeau.

Que l’annonce de cette commission tombe le même jour où le fameux Anarchopanda notait qu’il y a un an, le 8 mai 2012, il «enlevait pour la première fois son costume d’humain» pour se joindre aux étudiants en grève, est l’ironie aussi finale qu’involontaire de toute cette histoire.

Bienvenue au théâtre de l’absurde de la très timide commission qui, en bout de piste, examinera tout sauf le plus important…

 

 

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22 commentaires
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Non seulement Serge Ménard a-t-il ouangé le travail des policiers au Sommet des Amériques, mais il leur a organisé une cérémonie de remise de médailles tout à fait spéciale à cet effet. De plus, il a nettement pris fait et cause pour les policiers en ce qui a trait aux événements du printemps 2012; il s’est prononcé publiquement sur les ondes radiophoniques à cet égard (fin été/début automne 2012). Comment peut-il alors prétendre à la nécessaire impartialité que le rôle de président nécessite?

J’ai un immense respect pour M. Ménard, il ne faut pas s’y méprendre. Mais il n’est pas l’homme de la situation en cette matière. Et cmme vous le dites si bien, le mandat même de la commission ne répond pas aux besoins.

Ce gouvernement n’en finit plus de se discréditer et devient jour après jour de plus en plus insupportable. Une vraie bande dessinée de bas étage!

Il ne se passe pas une journée sans que ce gouvernement ne commette une ineptie. Après les foulards blancs, les tapages de casseroles et les carrés rouges, nous avons les ministres bidons, les nominations partisanes, la commission Charbonneau qui devrait user de prudence envers les amis du PQ, les coupes à blanc dans les CPE et à l’aide sociale, la tentative avortée d’impôts rétroactifs, le bordel dans les universités, l’incertitude du milieu des affaires et la baisse des investissement. Hier c’était la comédie noire des redevances minières et aujourd’hui, cette commission bidon, qui nous coûte, à nous contribuables, la modique somme de 400 000 $ et dont le rapport, inutile de toute façon et dont on connaît déjà la conclusion (les Libéraux seront responsables!), sera certainement rangé sagement sur une tablette pour les 20 prochaines années, pour ensuite passer à la déchiqueteuse. En plus, huis-clos, afin d’éviter les dommages collatéraux, et pilotée par un ancien ministre péquiste doublé de l’ex-dirigeante de la CSN qui a solidement financé les manifs étudiantes!

Je peux comprendre qu’on veuille encore placer ses p’tits n’amis avant de se faire mettre hors jeu mais tout de même…

Ah…elle belle LEUR gouvernance souverainiste non?

En êtes-vous fiers les séparatistes???

Et qui a provoqué la crise étudiante ? Qui a décidé d’utiliser la crisétudiante pour des fins électoralistes ? Qui a essayé de se faire réélire en utilsant la défense de la paix publique que ses propres décisions ne visaient qu’à perturber ?

La mauvaise foi engendre une puanteur affreuse sauf pour ceux qui en profite.

PROVOQUÉ la crise étudiante?

Depuis quand une décision gouvernementale parfaitement raisonnable « provoquerait-elle et excuserait-elle » le saccage et le vandalisme Monsieur Drouin? Hein? Surtout quand on sait que plus de 75% des étudiants et de la population étaient parfaitement en accord avec le gouvernement Charest et que les votes étudiants qui étaient en faveur du boycott étaient une insulte à la démocratie.

Si ce que vous écrivez ici était intelligent et sensé, nous aurions donc toutes les raisons au monde de mettre à sac la province toute entière depuis l’élection du Parti québécois qui n’en finit plus de multiplier les niaiseries et les sottises et de violer chacune de ses promesses électorales et pour lesquelles NOUS finissons TOUS par payer!

Le parti Libéral avait encore 1 ou 2 ans devant lui avant les prochaines élections. Il n’avait absolument pas à aller devant l’électorat et « utiliser le boycott étudiant à des fins électoralistes » comme vous l’écrivez mais dans un souci de transparence et de démocratie, il a fait son devoir et il a demandé aux Québécoises et aux Québécois ce qu’ils voulaient. Ces derniers n’ont pas clairement manifesté leurs intentions et ont élu un gouvernement minoritaire qui s’est révélé à l’usage aussi guignol que clownesque. 70% des Québécois ont voté CONTRE le Parti québécois!!!

Je vais vous faire une prédiction: devant le grand malaise qu’engendre la gouvernance souverainiste du Parti québécois de Pauline Marois, le Parti québécois se fera remonter les bretelles lors des prochaines élections et il n’est pas près de revenir au pouvoir à l’Assemblée nationale. La fenêtre sera fermée et pour très longtemps.

Option nationale et Québec solidaire se repaîtront du cadavre péquiste.

Je ne crois pas devoir recevoir des leçons d’intelligence de votre part. Ailleurs dans le monde nous avons déjà constaté que les autorités gouvernementales s,adonnent facilement à la provocation pour justifier la répression et se maintenir au pouvoir. Ainsi en a-t-il été du gouvernement allemand des années 40 qui dominé par une extrème droite semblable à ce que les libertariens aimeraient bien mettre en place partout en Amérique. Bien d’autres exemples pourraient être apportées à cet effet.

Si vous aviez raison quand vous écrivez :«Le parti Libéral avait encore 1 ou 2 ans devant lui avant les prochaines élections.», il faudrait conclure que le PLQ et Charest ont été complètement idiots de déclencher des élections. Mais je crois plutôt qu’ils n’avaient pas le choix et que leur stratégie de manipulation de l’opinion publique n’a pas fonctionné comme ils l’espéraient. D’autres raisons plus obscures les ont motivées dont la perception extrêmement tenace de leur propre corruption et l’absence réelle de toute volonté de nettoyage. Ils ont créé l’UPAC pour ne pas avoir à créer une commission d’enquête publique. Mais ils ont eu tort et ont été forcé par l’opinion publique et certaines révélations journalistiques à faire les deux.

Moi aussi je vous fais une prédiction : à la fin des travaux de la commission Charbonneau, le PLQ en sortira énormément plus écorché que le PQ. Et si le PQ, à cause de ses erreurs rend l’âme, la nature ayant horreur du vide, l’espace souverainiste sera occupé par d’autres forces qui, elles, auront sans doute appris des erreurs péquistes. Et là le jeu sera TRÈS différent.

«Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.»
[Benjamin Franklin]

« Ainsi en a-t-il été du gouvernement allemand des années 40 qui dominé par une extrême droite semblable à ce que les libertariens aimeraient bien mettre en place partout en Amérique. » (sic!!!)

Comparer les horribles répressions policières des Nazis contre les Juifs durant les années ’40 aux tentatives de nos policiers pour mettre fin au saccage de nos institutions québécoises par les étudiants anarchistes et/ou à la philosophie libertarienne éprise de LIBERTÉ individuelle et faisant la promotion, justement, de la RÉDUCTION du rôle de l’État dans NOS vies est totalement grotesque et indigne d’un intervenant dans ce groupe de discussion.

Vos propos haineux et xénophobes sont une honte pour nous tous ici qui voulons discuter entre adultes modérés et raisonnables.

Bien oui, nos policiers, casseurs de casseurs.

Que nos anarchistes, qui ne pensent qu’à tout détruire et à tout perturber, aillent manifester dans les parcs pour laisser les Québécois paisibles…en paix mais, ils ne le feront pas, ils aiment trop ça casser et se manifester en bloquant.

Une chance que nous avons nos policiers qui ne sont pas ceux à blâmer au Québec, sauf quand ils se décident à des grèves eux-mêmes.

.

Bonjour,

Simplement avant de prendre le temps d’intervenir sur ce billet, ce qu’il peut être agaçant dans cette province de Québec de subtiliser des expressions venues d’ailleurs pour essayer de se mettre « sur la mappe » en les faisant siennes. Tout à fait désopilant cette sale manie de s’approprier de la médiatisation planétaire de ce « Printemps Arabe » .

En conclusion, Madame Josée Legault, le reproche ne s’adresse pas du tout à votre plume. Car tout comme la « Nuit des Longs Couteaux » est une expression empruntée à la deuxième guerre mondiale pour faire « PLUSSE CHOC », nous passons pour de « solides niaiseux » dans les perceptions des citoyens des autres régions du Globe. Au plaisir, John Bull.

Suite aux recommandations de la »COMMISSION SUR LE PRINTEMPS ÉRABLE » et le nouveau règlement P-7, Madame Gendron de la rue des Érables sera tenu de présenter son itinéraire au poste de police du quartier. Madame Gendron n’aura pas le droit de se déguiser, lorsqu’elle accompagnera ses petits enfants durant la quête de l ‘Halloween, madame Gendron et ses 5 petits enfants seront considérés comme faisant parti d’une manifestation illégale et tout policiers de service aura le droit de sévir en conséquence de cette violation du règlement P-7. Notre société a besoin de protection et on ne peu pas prendre de risque, déclarait le ministre de la sécurité publique Stéphane Bergeron. Le peuple du Québec en a assez des manifestations déguisées . La parade du »gai pride day » sera aussi sous haute surveillance ,les déguisement étant interdits. La parade du »Père Noël » sera étudié en commission parlementaire, les commissaires ayant déclarés que le déguisement de l’homme qui personnifie le »père Noël » suscitait un malaise dans les corps policiers. La première ministre Madame Marois a invité la commission a la prudence et rabroué son ministre de la sécurité publique, déclarant que elle aussi aimait se déguiser et passer l’ Halloween avec ses petits enfants, participer comme politicienne a la parade des gai, ainsi qu’a celle du Père Noël.

Madame Legault, la première question qui me vient à la lecture de votre billet est la suivante: un gouvernement peut-il ouvertement remettre en question le travail des forces policières ? Je me demande quel impact aurait ainsi eu la création d’une commission d’enquête avec des pouvoirs et une mission comme ceux attribués à la commission Charbonneau par exemple.

En plus, je tiens Serge Ménard comme étant un homme intègre avec une puissante expérience tant politique qu’au niveau de la justice. N’est-il pas celui qui a attaché le grelot qui a aboutit à la création de la commission Charbonneau et à l’arrestation de l’ex-maire Vaillancourt ? Serge Ménard a toute ma confiance.

Du même souffle, peut-on tout de go mettre en cause la probité d’un ex-juge ?

Et s’il n’y avait pas eu de membre du monde syndical, on aurait pu en faire le reproche. Ce n’est pas le cas. Il me semble que la CSN était plutôt pro « carré rouge». Mme Carbonneau défendra-t-elle à priori, comme vous le supposez, les positions des syndicats policiers ?

Vraiment je trouve que les trois personnes en question forment un trio équilibré. Je trouve également quelque peu vicieuse l’attitude qui présume déjà du résultat et des conclusions de ce groupe de travail. En toute honnêteté intellectuelle il serait approprié d’attendre le résultat des travaux avant de les dénoncer et de les condamner. Décidément, depuis la dernière campagne électorale québécoise vous semblez plus animée par la vengeance que par l’analyse objective. Que s’est-il alors passé entre vous et certains partis politiques ? Votre amertume vindicative me trouble.

«La vengeance déguisée en justice, c’est notre plus affreuse grimace…» [François Mauriac]

Encore une fois: pourquoi s’acharner sur le corps policier qui n’a d’autre choix que de faire appliquer le règlement? Oui il ya des bavures, oui il y a des matricules 728, mais quand les policiers déclarent une manif illégale parce que les organisateurs ne donnent pas l’itinéraire, comment peut-on dire que la liberté de manifester n’est pas respectée? Pourquoi s’acharner à ne pas donner un ititinéraire? Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose de vicieux dans cet entêtement? Est-ce qu’il n’y va pas tout de même un peu de la sécurité du public, qui relève de la police? Est-ce qu’il n’y a pas tout de même des manifs qui se plient à cette exigence et où tout se déroule dans le calme et la paix? Et où la liberté de manifester est totalement respectée? Arrêtons donc d’attiser la haine envers nos forces policières qui, malgré tout tentent de calmer certains extrémistes. Ce n’est certainement pas en exacerbant les forces de l’ordre qu’on va réussir à maintenir la paix. Comme n’importe qel règlement, le P6 n’est pas parfait. mais qu’y a-t-il de déraisonnable à demander un itinéraire afin de mieux contrôler les mouvements de foule? On n’est quand même pas à Saint Glinglin: il y a un peu plus de traffic à Montréal.

Voyez-vous le rôle de la police est de faire appliquer les lois ou règlement et non de l’interpréter à sa guise, ce qui est le cas avec P6 losque la police déclare une manifestation illégale. Si vous n’êtes pas convaincu de ce qui précède voici ce que les cours de justice déclarent :

« [45] Les citoyens ont le droit de savoir quel comportement est permis ou défendu et il
ne peut être question, dans une société libre et démocratique, de laisser à l’appréciation
des forces policières la détermination de ce qui est acceptable ou pas. Le pouvoir
discrétionnaire des personnes chargées de l’application des lois et règlements doit être
limité et balisé par des normes législatives claires et explicites, c’est là une des
exigences de la règle de droit. » Ville de Québec c Pascal Tremblay, 2005 CanLII 100 (QC CS)

La question demeure: pourquoi s’entêter à ne pas donner un itinéraire? Nommez moi un seul cas ou une manif a été détournée de son itinéraire initial, tel que donné par les organisateurs, pour le seul plaisir (ou tactique) des policiers. Alors quoi? Les cours de justice auront beau faire des déclarations pompeuses, si les citoyens ne veulent pas coopérer, ça marchera toujours de travers.

La manifestation du 1er mai de la CLAC. Le rendez-vous a été donné à la Place Jacques-Cartier, objectif le 357C De la Commune. La manifestation fut stoppée pour cause d’itinéraire non divulgué selon les informations de R.-C.. Si vous connaissez le Vieux-Montréal, il n’y avait pas 1000 façons de s’y rendre.

« déclarations pompeuses » ces déclarations pompeuses comme vous dites font partie d’un jugement. Quand un juge déclare un règlement inopérant, il n’y a rien de « pompeux », ça finit là point.

Ici, le PQ est attaqué par la gauche et par la droite, pace qu’il est au centre…au milieu des extrémistes. Bravo au PQ !

Pitoyable. Ce gouvernement déçoit à presque chaque occasion. C’est un don, sans doute.

En effet, pourquoi ne pas avoir imité l’Ontario? » Heureux celui qui, pour devenir sage, des malheurs d’autrui fait son apprentissage » Cette vieille maxime, pourtant connue depuis des lustres, brille par son absence du bagage intellectuel du gouvernement Marois. Quand au Sommet de Québec, se fut un piège à con de première pour les manifestants et les journalistes. Je ne reviendrai pas là-dessus. Chose certaine, les félicitations n’étaient pas méritées. Tout le contraire. Des policiers se sont comportés comme de vrais criminels en uniforme : les assassins de l’ordre, meurtres en moins.

L’impunité dont jouissent les policiers est digne des pires dictatures, et ce depuis longtemps. Il faut que cela cesse.

J’ai comme l’impression qu’au Québec nous avons confondu le droit de manifester avec le droit de faire suer (pour rester poli). Est-ce que le droit de manifester doit nécessairement égaler le droit de bloquer et de détruire les symboles qui ne nous conviennent pas? D’autres villes du monde (et je ne parle pas du Pakistan) imposent un encradrement au droit de manifester. Pourquoi? Pas pour brimer ce droit, uniquement par respect (donner la chance aux autres citoyens qui ne partagent pas l’avie des manifestants d’éviter de se retrouver au milieu d’une rue bloquée ou plus simplement pour aider les ambulanciers et autres services publics pour emprunter des chemins libres de circulation). Mais ça, cela semble trop compliquer à comprendre.

Moi aussi, je souhaiterais une enquête pour l’agissement de la police, mais pas sur leur comportement aux mois d’avril, mai ou juin, mais en février alors que les premiers gestes de désobéissance civile n’ont pas été réprimés. J’ai en tête des images de policiers qui regardent quelques étudiants enchaînés à des édifices publics. C’est à ce moment que la police aurait dû tracer la ligne, mais on a rien fait. Alors, on a envoyé le signal que le seuil de tolérance était plus élevé et quand il a été nécessaire d’agir, une force plus « musclée » a été nécessaire.

Enfin, il ne faut pas oublié l’intervention de nombreux libres penseurs et de politiciens qui ont donné leur appui moral à une cause qui ne méritait pas autant d’attention: une hausse des frais de scolarité universitaire! Alors que les québécois demeurent impassibles devant leurs routes défoncées et les 17 heures d’attente dans les urgences, malgré tous les impôts, taxes et tarrifs qu’ils paient. Oui, il y a une autopsie à faire du printemps 2012, mais pas celle que l’on croit.

Tout ceci est dommage, car je considère Stéphane Bergeron comme un excellent Ministre par ailleurs. Mais avec ce comité au mandat impossible, il discrédite son gouvernement. Soit il reformule le mandat, constitue une véritable Commission d’enquête publique et nomme des commissaires qu’on ne soupçonnera pas de partialité, soit il va de l’avant avec sa « patente à gosses » aux conclusions non crédibles.

Il me semble qu’il s’est passé des choses suffisamment graves pour que l’on fasse la lumière de façon crédible, afin d’en éviter la répétition. Pour le bien de la démocratie chez-nous.

» … manque de jugement politique élémentaire et de courage »

N’est-ce pas là ce qu’est devenue la nature même du Parti québécois depuis le départ de Jacques Parizeau et l’expulsion des forces vives de ce parti sous le règne de LuLu Ubu Bouchard ? Le PQ est tout simplement devenu indigne du nom qu’il porte depuis maintenant 17 ans.

Ce parti n’a de jugement et de courage que pour gouverner souverainement dans un régime d’intendance coloniale mené par des ronds-de-cuir professionnels sondocrates qui, à l’égal de l’association de magouilleurs et malfrats au pouvoir sous l’ancien régime républico-bananier liberull, ne veille qu’à servir les intérêts personnels de ses acteurs et tisamis et que pour préserver les privilèges que leur confère la gouvernance de la colonie,
« The Province of Kwibek ».

Ne reste plus au PQ qu’à rétablir la Chambre hautaine d’un conseil législatif , le Séna colonial, pour assurer à ses fonctionnaires déchus cette bonne planque, ce trou doré, pour leurs vieux jours. De toute évidence ils ne seront jamais planqués au Sénat de leur maître. PATHÉTIQUE !!!

Tout à fait d’accord avec M. Drouin. À l’exemple des médias et des 3 partis d’opposition, vous vous déployez à tout démolir ce que met en oeuvre le parti québécois. Vous serait-il possible de relever une action positive de ce gouvernement et de ses députés ? À l’occasion, le slogan TEF de la semaine de la santé mentale diminuerait le cynisme qui sévit dans la population.