Commission sur le Printemps érable: une mauvaise blague

Photo: Graham Hughes / La Presse Canadienne
Photo: Graham Hughes / La Presse Canadienne

S’entêter dans l’erreur n’est jamais une bonne idée. Il en va ainsi pour la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012. Le gouvernement Marois persiste et signe dans cette opération mal ficelée depuis ses débuts.

Lors de son annonce au début mai, j’en faisais ici l’analyse détaillée sous un titre sans équivoque: «Le gouvernement rate lamentablement le coche».  Et malheureusement, il s’entête.

Improvisée, sans transparence ni pouvoir de contrainte et boudée par les principaux acteurs du Printemps érable, la crédibilité de cette commission est à zéro.

Pis encore, malgré son large mandat, le gouvernement lui commande un rapport dès décembre, soit au bout d’à peine quelques mois de travaux. Le tout devant comprendre des audiences tenues pour la plupart derrière des portes closes, de même que la rédaction d’un rapport final.

Dans ce grand n’importe quoi, d’entendre en plus son président, l’ex-ministre Serge Ménard, implorer les policiers à venir s’y «vider le coeur» à huis clos, ne fait sûrement rien pour dissiper les doutes quant à la crédibilité de l’exercice.

Bref, ça ne fait pas très sérieux.

Remarquez qu’avec la rareté prévisible de participants, la phase «audiences» risque d’être passablement légère.

Comme je l’écrivais en mai, il était pourtant évident que si le gouvernement désirait vraiment revenir sur le printemps 2012, il se devait de faire au moins ceci:

– Mettre sur pied une véritable commission d’enquête indépendante avec pouvoir de contrainte.

– Y consacrer les ressources nécessaires.

– Concentrer le mandat sur les agissements des forces policières qui ont donné lieu à des arrestations et interpellations massives, de même que des blessés; la nature précise des ordres donnés par les officiers supérieurs et reçus par les policiers sur le terrain. Sans oublier le rôle du politique, dont le ministère de la Sécurité publique.

Or, sous le triumvirat de Serge Ménard, Claudette Carbonneau et Bernard Grenier, cette commission dite d’examen en est aux antipodes.

À lui seul, son mandat fourre-tout est une étrange combinaison de thèse universitaire et de rapport de l’école de police:

– Analyser les circonstances des manifestations et des actions de perturbation tenues au Québec au printemps 2012;

– Identifier les facteurs ayant contribué à la détérioration du climat social et évaluer les impacts des événements du printemps 2012 sur la population;

– Dégager des constats en s’appuyant sur des faits vérifiables.

Vaste programme, comme disait l’autre. Le danger d’éparpillement allant de la sociologie à l’analyse politique en passant par l’examen de «techniques policières» et les «méthodes employées par les agitateurs lors des manfestations», crève pourtant les yeux.

Comparé à ce qui s’est fait en Ontario avec ce rapport rigoureux et dévastateur rendu public l’an dernier sur les agissements policiers au sommet du G20 tenu à Toronto en 2010, la commission Ménard fait tristement figure de mauvaise blague.

***

La commission dont personne, ou presque, ne veut

Jusqu’à maintenant boycottée, entre autres, par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la Ligue des droits et libertés, les syndicats et associations représentant les diverses forces policières, la commission Ménard tient déjà par un fil minuscule.

Que ces trois commissaires soient ou non «objectifs» ne change rien à la donne.

Le problème, le vrai, est qu’ils ont tous accepté de monter dans une galère sans gouvernail, ni compas. Bref, dans quelque chose qui n’a rien, vraiment rien, d’une véritable commission d’enquête indépendante.

***

Préjugés, formation et culture

Parlant d’objectivité, il était par ailleurs fort intéressant, pour ne pas dire révélateur, d’entendre cette semaine Pierre Veilleux, président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec, y aller de sa propre analyse de certains facteurs – pour reprendre la terminologie du mandat de la commission Ménard -, ayant contribué à la détérioration du climat social au printemps 2012.

En entrevue sur les ondes du 98.5, M. Veilleux répondait ceci à une question portant sur les raisons expliquant la «casse» lors de certaines manifs du printemps dernier: «Je pense, sans faire l’analyse globale – je suis pas nécessairement payé pour ça -, je pense qu’il y a plusieurs acteurs qui ont appuyé le mouvement au départ de façon inoffensive et là, ça a passé des mauvais messages. Quand on parle, et je ne nommerai pas personne, mais quand on parle de partis politiques»…

À ce moment, l’animatrice lui demande d’en nommer.

Et il le fait: «Disons que je vais parler à mots voilés, mais y a des partis politiques qui ont pris position. Mais ça, ça lance un message. Je pense que des partis politiques qui aspirent à un jour diriger… ».

En même temps qu’il tente de terminer sa phrase, l’animatrice précise que «l’opposition à l’époque, c’était le Parti québécois, Québec solidaire». Et M. Veilleux d’acquiescer d’un «voilà».

L’animatrice lui demande alors : «Amir Khadir, d’après vous, est responsable?».

M. Veilleux répond : «Y ont une certaine responsabilité. Y ont une certaine responsabilité d’avoir encouragé»…

L’animatrice coupe à nouveau et lui demande : «Pauline Marois, qui est allée taper de la casserole, là?».

Réponse de M Veilleux: «Voilà, voilà. Y a également d’autres personnes. Y a des groupes syndicaux qui ont appuyé également, qui ont peut-être même fourni de l’argent, mais qui ont pas suffisamment quant à moi encadrer. Il faut encadrer, aussi.»

Bref, selon le président de l’Association des policières et des policiers provinciaux du Québec, le Parti québécois, Québec solidaire et les syndicats auraient eu sur ce sujet, leur part de responsabilité, politique ou organisationnelle. Rappelons que la question de l’animatrice était celle-ci: «Pourquoi il y a eu de la casse, vous pensez, l’année dernière? Quelle est la raison pour laquelle il y en a eu?»

Ces remarques à saveur hautement politique ne sont pas tout à fait anodines. Elles pourraient même témoigner de l’état d’esprit qui régnait le printemps dernier au sein des officiers et des corps policiers appelés à «encadrer» les manifs.

Si tel est en effet le cas – ce qui est fort probable -, il y aurait ici amplement matière à analyse et à modifications importantes à apporter à la formation des policiers.

L’automne dernier, dans la foulée du «cas» Matricule 728 et des nombreux témoignages et vidéos indiquant plusieurs incidents durant la grève étudiante où il y avait au bas mot «apparence» d’abus de pouvoir et de force excessive, je signais deux textes portant, entre autre, sur la culture et la formation des policiers et y présentais quelques recommandations. Le premier texte est ici et le second, ici.

J’y rappelais également cet article tout aussi révélateur de ma collègue Michèle Ouimet sur le quotidien des enquêteurs pendant la grève étudiante.

À la lumière des propos de M. Veilleux, il vaut la peine d’en reproduire quelques pans sur les perceptions qui s’installaient au sein des corps policiers face aux manifestants :

«Plusieurs (policiers) les voient comme des enfants-rois, des bébés gâtés qui ont des iPhone, qui voyagent et qui, en plus, veulent se faire payer leurs études.

Et Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE?

Ils le trouvent dangereux. Ils le voient comme un agitateur, un communiste. Certains lui prêtent des intentions, ils pensent qu’il prépare une révolution politique. Ils le haïssent, une haine profonde. (….)

Ils ne sont pas tendres non plus avec Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. Certains lui donnent un surnom peu flatteur. Du genre qui ne s’écrit pas. (…)

Revenons au jeune du SPVM qui laisse son café refroidir pendant qu’il me raconte les longues soirées des enquêteurs. Ils jasent en regardant les écrans de télévision, où ils voient des milliers de manifestants défiler dans les rues de Montréal.

«Il n’y a pas de débats d’idées, que des généralités, explique-t-il. Si un citoyen ordinaire se fait arrêter, ils se demandent ce qu’il fait au milieu des manifestants. Ils se disent: Mais qu’est-ce que ce type fait dans la rue à perdre son temps? Les policiers font des bons salaires, ils vivent souvent en banlieue. Ils ne comprennent pas toute cette agitation, ça les dérange profondément.»

Un certain climat de paranoïa s’est installé. «Les policiers se font dire que des groupes anarchistes les prennent en photo et montent des banques de données.»

Des policiers se sentent menacés. Et pour cause. Les coordonnées personnelles de l’un d’eux ont été affichées sur un babillard de l’UQAM. Sa famille est protégée par des policiers. D’autres sont intimidés sur le web.

Près de 80% des Québécois pensent que les policiers font du bon travail, selon le dernier sondage CROP. Ils ont la cote, même s’ils dérapent parfois en abusant de la matraque et du gaz poivre.

Pour l’instant, leur image tient le coup. Il faut dire que leurs préjugés sont rarement étalés sur la place publique. Sauf lorsqu’un employé du SPVM décide de se vider le coeur.»

***

Si le gouvernement Marois avait pris la sage décision de mettre sur pied une vraie commission indépendante d’enquête dotée du pouvoir de contraindre à témoigner, il est évident que les questions reliées aux préjugés, à la culture et à la formation policières au Québec, y auraient été également étudiées en profondeur.

Dans un tel contexte, le sujet est tout simplement incontournable. Ce qui, en plus, aurait sûrement donné lieu à des recommandations sérieuses quant à la formation des policiers et des officiers.

Or, en lieu et place, les Québécois auront droit à la commission Ménard – un succédané fortement édulcoré dont la crédibilité, et pour cause, ne tient déjà pas la route.

 

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24 commentaires
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J’ai confiance en M. Ménard et aux 2 autres commissaires, pour tirer de bonnes conclusions afin d’améliorer l’avenir pour les policiers et les manifestants qui devraient tous respecter l’ordre ou en subir les conséquences.

Un peu de positivisme s.v.p. ne ferait pas de tort. M. Charest a été bête et imprévoyant avec ses trop fortes augmentations et les étudiants trop tolérants (avec les policiers) avec les casseurs et autres perturbateurs, en se prenant pour des gros bras syndiqués.

De l’ironie j’imagine…

Le printemps minable a été la parfaite démonstration de l’échec de l’État providence.

Ça n’a rien à voir avec leur compétence. Pour faire leur travail adéquatement, ça leur prends des données, de l’information à traiter et à mettre sur des balances et des feuilles de calculs. Sans un mendat clair qui leur donne le légitimité légale de faire venir témoigner certaines personnes clefs (ex : leaders étudiants, policiers gradés ayant ordonnés certaines maneuvres) ils n’auront que du vent, soit ce que les médias ont bien voulu laisser filtrer. Et ce que les médias ont laisser filtrer c’est de la poutine, la derniere portion de votre commentaire en est un bel exemple, aucune nuances, aucun débat de fond, des à-prioris et des présomption qui minent toute forme de raisonnement sensé.

Je ne vous attaques pas, mais je soulignes simplement que votre commentaire laisse entendre que TOUT les étudiants qui ont participé (peu importe leurs opinions personnelles sur la hausse, la grève et les moyens légitimes) étaient tolérant face aux casseurs à titre d’exemple. C’est mal connaitre les méandres du sujets. Il y a plusieurs black blocs qui ont eu la frousse de leur vie le printemps derniers, des bleus et des dents brisés. Et ça n’a rien à voir avec les policiers. C’est toute une génération qui s’est mobilisée et avec elle autant de points de vus que d’individus. Ne laissez pas l’habitude des raccourcis malhonnêtes de certains »journalistes » influencer la façon dont vous abordez une opinion ou un fait et faites des recherches, allez voir plus loins que ce qu’on vous dit, soupesez des arguments contraires, sinon vous risquez de vous faire passer des sapins.

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux depuis le début du printemps érable, ayant travaillé comme chercheur à la SQ et donné des cours en éthique de la sécurité publique aux employés, cadres et policiers, de la SQ, il faut retenir deux éléments de base concernant la pratique des forces de l’ordre. Le premier de leur mandat est d’encadrer la démocratie, voire à la sécurité de tous les citoyens et permettre la libre expression des revendications. Le second aspect fondamental est que pour réaliser cette finalité, le corps policier doit utiliser la plus petite force nécessaire. Ce qu’il va sans dire, est fortement remis en doute en ce moment. Les forces de l’ordre dérivent au sein de la société québécoise et nous ne pouvons laisser faire, faire comme ci il ne s’était rien passer, car se faisant nous nous rendons complice de cette violence institutionnelle.

Ce que je me pose comme question, c’est si effectivement leur mendat est d’encadrer la démocratie, pourquoi est-ce qu’on permet à un chef de police en poste de s’ingérer dans un débat politique ? (P6 à montréal) Ce ne serait pas de l’orde du conflit d’intérêt d’un point de vue éthique ? Je pose la question.

Mme Caron, ce n’est pas l’institution qui a commencé la violence ici mais les casseurs reliés aux étudiants « qui les ont laissé faire ». Ils ont tout fait pour dévier des lois de la province. Sortir de la légalité n’est pas un modèle à suivre, sauf quand on cherche l’anarchie.

Je vais peut-être en surprendre plusieurs ici, et je ne suis pas la première à en parler… Je sais de source sûre, que les corps de polices ont une grande responsabilité dans le fait que certaines manifestations prévues pacifiques tournent au vinaigre pour ne pas dire au cauchemar. Un ex agent de la SQ nous a avoué l’hiver dernier lors d’une rencontre entre amis, (nous étions 6 à l’écouter), que lors de manifestations, des policiers se déguisaient en manifestants pour servir d’agitateurs et de casseurs. Leurs collègues policiers complices et pour bien camoufler le tout, ont ordre de les frapper comme les autres, mais moins fort, et à des endroits du corps moins vulnérables. En d’autres mots, ils partent le bal! Cet ex-policier devait avoir un grand besoin de se défouler et en avoir gros sur le coeur pour parler à coeur ouvert comme ça! Et il a rajouté beaucoup d’autres éléments à son récit, comme quand les policiers veulent faire parler quelqu’un, les moyens qu’ils utilisent, et cet ex-agent a mentionné qu’il nous en disait un peu, mais ne pouvait pas tout nous raconter, qu’il y avait pire, bien pire, mais «que ça devait rester secret»! Il est clair pour moi qu’ainsi, ils démontrent leur raison d’être là, pour soi-disant «faire respecter l’ordre», ça donne une fausse image de sécurité aux téléspectateurs qui écoutent les nouvelles et ça leur permet de faire des tonnes d’heures supplémentaires! Et c’est très payant ça! En plus de leur permettre d’exercer leur pouvoir ou devrai-je dire «leur abus de pouvoir»! Mais n’est-ce pas qu’ils savent nous induire en erreur par leurs commentaires aux nouvelles par la suite? Personnellement, je ne trouve pas de mot pour décrire l’effet que cette bombe a eu sur moi! Cette bombe confirmée! Car comme plusieurs d’entre nous, nous avions déjà entendu parler que ça se faisait, mais on en prenait et on en
laissait comme on dit, sans y croire vraiment… Pas pour rien que les corps policiers ne veulent pas participer à l’enquête du printemps érable… et ils savent encore une fois leurrer le monde en nous
servant toutes sortes de faux arguments pour justifier leur refus!

Vous savez c’est quoi l’anarchie au moins ? Vous semblez utiliser ce terme comme la propagande américaine le faisait suite au May Day afin d’associer anarchie et chaos … Je vous invites à vous ressourcer un peu.

Il faut redonner aux policiers des cours de sciences po 101, minimum. Lorsque l’on entend un de ces braves pandore affirmer que le droit de manifester n’existe pas, que c’est une vue de l’esprit, je paraphrase, il est grand temps d’enseigner à ces ignorants le B A ba de la démocratie.

Manifester est un droit. Manifester avec respect, dans l’ordre, en suivant le parcours établi est un devoir civique.

Pour ce qui est des casseurs, ils sont l’ennemis des manifestants ordonnés et respectueux. Ne pas oublier les agents provocateurs, payés par la police pour saboter une manifestation pacifique.

Les policiers doivent être repris en main. Leur refus de ne pas aller témoigner en dit long sur leur mentalité de primate.

On est loin du 19-2, n’est-ce pas?

Servir et protéger, disent-ils. J’en suis. mais je veux voir ça 24 heures sur 24, en toutes circonstances. Protéger les manifestants pacifiques et neutraliser les casseurs.

Place au discernement, au jugement.

Si le trajet avait été donné le droit de manifester et la démocratie se porterait mieux, coopérer n’est pas abdiquer. Il faut, il me semble, respecter les autres si on veut soi-même être respecté.

Collaborer avec la corruption ce n’est pas abdiquer? Respecter les autres si on veut être respecté? Lisez un peu les commentaires précédents au sujet des policiers, vos commentaires devraient leur être destinés! En ce qui me concerne, les étudiants sont tombés dans un piège!

Bonjour,

Bien sûr, le Parti Québécois naquit en 1968 dans un mémorable « show de boucane » de Ti Poil, soit Monsieur René Lévesque qui en fondant le Parti Québécois se permettait de « couper le cou du RIN » qui dans les faits était la Mère Porteuse de l’indépendance. En affirmant carrément aux nationalistes présents dans une salle dans Laurier Dorion qu’il ne fallait pas dire indépendance car les québécois n’en voulaient pas. Car les mots souveraineté-association badigeonnés de « vaseline » ont plusse de chance de faire une bonne JOB. Et voilà que le RIN s’avorta en pleine salle en tuant ainsi le projet d’indépendance pour faire place à la « masturbation intellectuelle depuis 1968 » afin de calmer les militants nationalistes en les faisant zigonner dans le matelas ou bien le tapis pour les soulager. Ce puissant contraceptif du Parti Québécois naquit en 1968 dans la foulée de l’arrivée de la pilule « anticonceptionnelle » pour ainsi servir de « capote » pour empêcher la vraie indépendance de naître.

En effet, voilà pourquoi le Parti Québécois est si fort dans les « shows de boucane » comme celui de cette Commission sur le Printemps Étudiant. En refusant de me prêter à cet « EMPRUNT » concernant le Printemps Arabe. Manque de vocabulaire ou quoi dans cette province qui s’approprie les histoires des Autres tout comme la Nuit des Longs Couteaux alors que la gang de péquistes avec Ti Poil dans une brosse mémorable jouaient au poker avec l’Avenir du Québec dans cette cette « NUITTE DES LONGS GOULOTS » . La Rivière des Outaouais en bave encore de rage du côté de Hull.

En outre, pourquoi cette commission bidon si ce n’est que pour se donner « bonne conscience » ? Regardons en arrière et souvenons nous des dérives policières au Québec qui parsèment l’Histoire de la province. Car n’oublions jamais qu’il n’y a pas si longtemps, les policiers du Québec étaient les mieux rémunérés de tout le Canada tandis que toute la Fonction Publique ainsi que tous les autres travailleurs du Québec ont les salaires les plus bas. Tout ça sans extrapoler sur le prix des amendes et contraventions du Québec qui ressemblent à de l’extorsion si nous nous comparons avec les autres provinces du Canada. Cette commission bidon ne vise qu’à brouiller par un autre show de boucane dont le Parti Québécois s’est fait le spécialiste depuis sa Fondation alors que Ti Poil fumait à même le carton de ses Players Light en s’allumant avec la cigarette précédente, soit le « botche ou le top en québécois ». Afin d’avoir la nébulosité requise avec son immense boucan pour se débarrasser du RIN et d’en finir avec l’indépendance une fois pour toutes.

En conclusion, cette Commission bidon ne servira d’écran qu’à la droite nationaliste car nous disons en Droit : il faut qu’il y ait « APPARENCE DE JUSTICE » s’il n’y a pas justice. Car de mémoire, cet article de Loi est l’un des premiers du Code dont : Nul ne peut plaider ignorance de la Loi et cet autre article : Il faut qu’il y ait justice ou « apparence de justice » . Ainsi tous les couvercles seront remis sur les casseroles bosselées et l’Histoire Nationaliste écrira que le Parti Québécois appuyé par les nationalistes étaient pour cette Commission afin que justice fut faite et les torts réparés et punis comme il se devait……. Avec plaisir, John Bull.

« Car de mémoire, cet article de Loi est l’un des premiers du Code dont : Nul ne peut plaider ignorance de la Loi et cet autre article : Il faut qu’il y ait justice ou « apparence de justice » . Dans tout ce bavardage, votre ignorance vous la plaider d’une magnifique façon, puisque « cet article de Loi… [l’]ignorance de la loi » ne fait partie d’aucun article de loi, c’est une maxime (nemo censetur ignorare legem) d’application générale, une fiction juridique destinée à assurer l’autorité de la règle en interdisant d’échapper à son application sous prétexte d’ignorance. Il en est de même de votre « apparence de justice », ça n’existe dans aucune loi, bien qu’on parle dans certaines lois d’apparence de droit qui est, cependant, tout autre chose.

@ commentaire du 6 de Juin 2013,
à 23.05 heure.

À tous les intervenants,

Tout en ayant étudié en communication et en psychologie et travaillé dans le merveilleux monde du courtage immobilier tout en étant investisseur, je n’ai jamais eu cette prétention de m’y connaître en Droit, excepté à l’époque d’avoir suivi une nomenclature de cours en Droit Commercial et en Droit Immobilier pour les fins de mon travail en courtage et en tant que spécialiste de ce courtage.

Tout en citant Me Jacques Duquette, avocat criminaliste à la retraite au sujet de l’Affaire Raymond comme exemple :Il existe un vieil adage qui veut que « l’APPARENCE de justice soit encore plus importance que la justice elle même ». Dans cette malheureuse affaire, ce n’est pas tant la justice elle même qui en est affectée, mais cette » SI IMPORTANTE APPARENCE DE JUSTICE » qui en prend un bon coup. ( Tiré d’un Article de La Presse du 25 de Mai 2013 ).

Ensuite, ce qui suit : Nul n’est censé ignorer la Loi. Ce principe gouverne tous les systèmes juridiques. Admettre que quelqu’un puisse l’ignorer, c’est reconnaître d’emblée l’INNOCENCE, rendre injustes les sanctions. D’où ce postulat : LE CITOYEN N’A PAS LE DROIT DE NE PAS CONNAÎTRE LA LOI , dixit François Housset.

En m’excusant profondément pour cette méprise envers les intervenants qui ont sûrement compris que ces allusions à des points de Loi n’étaient qu’accessoires dans la conclusion de mon commentaire. En écrivant d’un seul jet un commentaire vers les 07.15 heure du MAT, étant dans cette urgence d’aller faire du débroussaillage ainsi que de la plantation d’arbres sur ma terre à bois de joyeux retraité, je ne commencerai pas à m’enfarger dans les fleurs du tapis et dans les virgules et point virgule d’un texte. Tout en sachant qu’il y a un péquiste et nationaliste TAPI DANS l’OMBRE qui cherche la vilaine bibitte, la maudite mouche sur le coche. Tout en étant fort satisfait que tout le reste de mon commentaire soit l’ESSENTIEL passe la rampe. Et en passant pour ce joyeux nationaliste fort sur les remontrances mais qui semble désemparé de traiter un billet « sur le fond », soyez au moins respectueux de la langue française en faisant la » LEÇON aux Autres » , En vous citant : Dans tout ce bavardage, votre ignorance vous la plaider d’une magnifique façon, puisque etc……. » votre ignorance vous la plaider à l’infinitif » ? Car nous nous serions tous gavés avec ce qui suit : vous « PLAIDEZ » votre ignorance d’une magnifique façon,,,,,,,,,,,,,

En terminant, encore une fois mes excuses pour ces accrocs envers « ceuze » comme ce nationaliste qui » WATCHE TOUTE » dans sa langue de Bergeron, Tremblay et CIE. Tout en continuant d’améliorer ma langue française au lieu de faire mon petit chien savant sur des règles de Loi en me pétant les bretelles comme il faut. Watchez vous les intervenants, un péquiste veille au grain et fait la VIGILE…….. Avec plaisir, John Bull.

Concernant ma faute d’orthographe voici ma réplique.
« L’orthographe du français étant compliquée je pense qu’il n’est pas déshonorant de commettre parfois une faute. Tout le monde fait des fautes d’orthographe, moi comme les autres. L’important c’est la volonté d’en faire de moins en moins. » (Bernard Pivot) . Dans votre commentaire sur les Pétitions Partisanes (1), j’ai remarqué quelques fautes d’orthographes et j’ai omis de vous faire des remarques comme vous venez de faire, en ayant les écrits de Bernard Pivot en tête.

Dans votre bavardage à tout vent, le « fond », « l’ESSENTIEL», on le cherche justement. Un déluge de mots dans un désert d’idée. Si vous vouliez éviter mes critiques, c’était de ne rien écrire sur le sujet, ça vous aurait empêché de vous enfarger dans les fleurs du tapis.

Il a, concernant le sujet, des commentaires stupides comme «l’échec de l’État providence.» Il a ceux qui restent aveugles aux causes fondamentales des manifestations : «ce n’est pas l’institution qui a commencé la violence».

Charest, ne l’oublions pas a tout essayé pour essayer de faire diversion sur ce qui lui pendait au bout du nez. Il a tout fait pour ne pas avoir à mettre sur pied une commission d’enquête. Il en a même créé une avec si peu de pouvoir que s’en étatit risible. Alors il a fait en sorte que les étudiants décendent dans la rue. Quant aux casseurs professionnels, je suis loin d’être certain qu’ils ne faisaient pas partis des plans de Charest.

Donc, étant donné que selon moi les racines de ces évènements sont évidentes, c.-à-d. une volonté politique du gouvernement en place, ce que je pourrais reprocher aux corps policiers c’est d’avoir accepté tacitement, mais activement, d’avoir fait le jeu du premier minsitre et de ses ministres.

«Tout ce qui anesthésie les masses fait l’affaire des gouvernements» [Jean Dutourd]

Cette commission n’est que le prétexte choisi pour essayer d’enfoncer un peu plus le clou de la responsabilité de l’ancien gouvernement libéral dans la montée de la crise sociale nommément décrite comme le printemps érable. C’est d’une évidence même que rien ne sortira de concret de cette commission. C’est une opération cosmétique qui ne veut pas remettre en cause la qualité de l’intervention policière.

Dans la plus part des cas, la dérive policière vient de l’exaspération vécue par les policiers de se sentir encore une fois considérer comme de la chaire à canons. Comme victimes de l’incapacité des élites municipales de contrôler le bon déroulement des manifestations et complices du pouvoir public québécois qui a cherché, par tous les moyens, de faire monter la tension, de laisser pourrir le climat.

Le mandat de la commission le mentionne dans détour qu’il veut mettre en évidence le rôle du politique dans cette montée de la tension sociale. Il serait peut être plus simple pour le gouvernement Marois de limiter le débat sur le rôle du politique et de laisser toute la question de l’intervention policière à un autre forum plus approprié comme la commission de police. À vouloir trop embrassé de causes, le message de fond ne passera pas soit celui de la responsabilité de l’équipe de Jean Charest.

Bien d’accord avec vous. Les seuls responsables de la montée de la tension sociale sont ceux qui étaient au pouvoir au mement des évènements. Ça reste de la provocation cousue de fil blanc.

«La provocation, quand elle est travaillée et qu’elle est voulue, n’a pas grand intérêt.»
[Max Monnehay]

« Les seuls responsables de la montée de la tension sociale sont ceux qui étaient au pouvoir au moment des évènements. Ça reste de la provocation cousue de fil blanc. » (sic)

Voilà! Tout est dit.

Pourquoi gaspiller NOTRE argent en commission bidon alors que VOUS avez la réponse tant attendue Monsieur Drouin? D’autant plus que le résultat de votre profonde réflexion croise en tous points celui de Mme. Marois.

Ménard et ses associés peuvent retourner d’où ils viennent. Sont inutiles!

Pas de temps à perdre: allez vite devant les médias du Québec instruire le peuple de vos conclusions mûrement réfléchies.

Pourrait-on même faire appel dans le futur à vos bons services pour expliquer et régler tous les problèmes actuels du Québec causés, bien sûr, par les Libéraux qui sont de connivence avec le Fédéral et les gros méchants Anglais tous unis dans un vaste complot international pour affaiblir et briser le pauvre Québec éternelle victime des conspirateurs capitalistes?

Effectivement, voici les questions auxquelles nous n’aurons jamais de réponse: Est-ce que la SQ et le SPVM ont formé des escouades policières politiques pour venir en aide au parti neoliberull de JJ Charest ? Les préjugés qu’entretiennent les agents des forces policières face aux citoyens leur ont-ils été inculqués lors d’une formation d’appoint afin de les voir répondre adéquatement aux désirs de JJ Charest ? Et le « black bloc »… un groupe « d’anarchistes » que le régime liberull a protégé tout au long du printemps 2012; qui sont ces individus qui n’ont jamais été importunés par les policiers avant et après avoir accompli leurs méfaits, et ce manif après manif ? Que sont devenus ces individus supposément du black bloc ? Toujours en liberté, prêts à servir, au besoin, sous un possible prochain gouvernement liberull ?

Bref, qui sont tous les responsables et acteurs de la crise sociale fomentée au printemps 2012 aux seules fins électorales de JJ Charest et ses laquais liberulls ?

Même Ménard est mal à l’aise avec cette commission bidon.

À lire cette intervention qui est la plus équilibrée que j’ai lue jusqu’à maintenant sur le sujet:

http://blogues.lapresse.ca/boisvert/2013/06/08/limprovisation-du-comite-serge-menard/

EXTRAIT:

« Samedi midi, à l’émission Faut pas croire tout ce qu’on dit, il a déclaré avoir accepté son mandat de président de comité d’examen sans même connaître le contenu de son mandat!

Et M. Ménard n’était pas du tout content de lire un des quatre volets de ce mandat: «déterminer les facteurs qui ont contribué à la détérioration du climat social. Une invitation à la sociologie et, à entendre le ministre Stéphane Bergeron lors de la conférence de presse annonçant cette commission, une tentative pas très subtile de faire porter le blâme au gouvernement libéral.

Tout ça à cause de l’incroyable improvisation qui a présidé à la création de ce comité, et que M. Ménard a exposée de manière désarmante. Il ne comprenait pas pourquoi le gouvernement était si pressé…

Il était pressé parce que c’était un geste essentiellement politique.

Ce comité reste toujours aussi mal né et ses chances d’être vraiment utiles sont assez minces. Mais au moins on sent que Serge Ménard n’a pas l’intention de servir d’instrument politique. »

Voilà…tout est dit!