Comprendre la crise économique (1): Comment le capitalisme est devenu malade

Pendant la saison estivale, je vous offre mes meilleures entrevues de Planète Terre sur des sujets choisis, et dans un séquence logique. Cette semaine, la crise économique.

PDF - 2.4 Mo

Yvan Allaire est président du conseil d’administration de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques.
Dernière publication : Plaidoyer pour un nouveau capitalisme, Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, mars 2009.

Laisser un commentaire

y a t’il kek part un résumé de son propos?
je peux en quelques mots vous entretenir de boson de Higgs… si on n’est pas capable de synthétiser les sujets les plus complexes, too bad on ne parviendra pas à infléchir le cours des choses. Aux ÉUA ils disent (encore plus cyniquement) “If you have to explain it, you loose”

J’apprécie vos efforts de vulgarisation M. Lisée, mais il y a des matins où entre le déjeuner des enfants et leur boîte à lunch, le temps me manque…

En réponse à Raymond Lutz, ma compréhension est que M. Allaire décrit certains changements survenus au cours des dernières 30 années et ayant eu un effet pervers cumulatif significatif sur le fonctionnement des entreprises.

Par exemple: les déréglementations financières (droit sans cesse accru des banques à plus de spéculation), l’arrivée de gros fonds de pention institutionnels assoiffés de bonnes nouvelles et parfois même capables de provoquer artificiellement des fluctuations de cours à leur avantage (ex. ventes massives de titres à terme, même non détenus), une pression accrue sur les entreprises pour qu’elles produisent une croissance à court terme, un système de rétribution des patrons par options d’achat d’actions encourageant cette même vision à court terme, une mobilité accrue des dirigeants d’entreprises (mercenaires mettant en marché leur feuille de route faisant état de résultats flamboyants à court terme), une fréquence de transactions boursières s’accélérant (solidarité réduite entre l’actionnaire et l’entreprise), une augmentation des ventes d’entreprises pour faire augmenter la valeur des actions, une solidarité réduite entre les dirigeants et leurs employés, une tendance accrue à déménager des pans de l’entreprise dans des pays où la main-d’oeuvre coûte moins cher, etc.

En un sens il décrit une série d’effets pervers qui altèrent profondément le sens de l’entreprise et du capitalisme tel qu’on pouvait l’entendre il y a 30-40 ans. Je ne me rappelle pas si M. Allaire a utilisé le terme « concentration de la richesse », mais au fond c’est bien de ça qu’il s’agit, en accéléré.

La beauté de cette entrevue, à mon sens, c’est que M. Allaire n’a rien d’un anti-capitaliste hargneux.

Les plus populaires