Compressions à la Fête nationale : le mirage

La nouvelle concernant les compressions de 20 % dans le budget de la Fête nationale s’apparente à un mirage tellement on s’éloigne de la réalité, explique Alec Castonguay.

Une famille le long du défilé de la Fête nationale, à Montréal. (Crédit photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne)
Une famille le long du défilé de la Fête nationale, à Montréal. (Photo : Graham Hughes/La Presse Canadienne)

Deux nouvelles à propos des compressions du gouvernement Couillard ont retenu l’attention, cette fin de semaine : celle touchant la culture scientifique (notamment le magazine Les Débrouillards) et la plus récente, au sujet de la Fête nationale. Les deux ne sont toutefois pas comparables.

Si la réduction du budget en vulgarisation scientifique était si incohérente et aberrante que le gouvernement a dû reculer dimanche soir, la nouvelle concernant les compressions de 20 % dans le budget de la Fête nationale s’apparente à un mirage tellement on s’éloigne de la réalité.

D’abord, la Fête nationale.Politique

Dans les faits, il n’y aura pas de compressions. Il y aura un gel après une légère hausse !

Le gouvernement a dépensé environ 4 millions de dollars pour les activités de la Fête nationale en 2013, puis environ 4,4 millions de dollars pour financer celles de juin dernier (2014). Il prévoit y consacrer 5 millions en juin 2015, puis ramener l’enveloppe à environ 4,4 millions de dollars en 2016, soit à son niveau de 2014.

Au bout du fil, Gilles Grondin est particulièrement calme pour un homme qui devrait être pris dans la tourmente des compressions, avec à ses trousses des journalistes qui lui réclament des réactions. Mais le directeur général du Mouvement national des Québécois (MNQ) en a vu d’autres.

Son organisme gère les festivités de la Fête nationale depuis 1984. Il connaît la politique. Et il sait que la Fête nationale ne se dirige pas vers la catastrophe.

«Il n’y aura pas moins de spectacles, pas moins d’artistes et pas moins d’activités les 23 et 24 juin prochains que cette année, en 2014», dit-il en entrevue.

Le MNQ supervise, à l’échelle du Québec, près de 1 000 spectacles et 6 000 activités sur 700 sites différents. C’est toutefois la Société Saint-Jean-Baptiste qui organise le défilé à Montréal et le grand spectacle au parc Maisonneuve.

Est-ce que les gens vont voir une différence ? «Difficilement, dit Gilles Grondin. La qualité ne sera pas touchée. Au besoin, on va ajuster de petites choses, comme le nombre de pancartes et la promotion dans les jours précédents».

Le MNQ avait commencé à négocier la nouvelle entente de financement avec le gouvernement Marois en août 2013. Au début de 2014, il avait obtenu la confirmation qu’une hausse serait accordée. Le budget dédié à la Fête nationale était stable depuis des années, mais l’inflation avait grugé tranquillement les ressources.

Mais aucune annonce officielle n’a eu lieu.

Le temps passait, et rien ne se produisait. Mais puisque la hausse avait été confirmée en privé au début de 2014, le MNQ a tout de même commencé à engager des dépenses, à signer des contrats et à prévoir des activités pour juin 2014, en attendant le décret qui tardait. Normal : la Fête nationale est un gros navire. Il faut prévoir la trajectoire à l’avance.

L’adoption du décret par le conseil des ministres a finalement eu lieu le 5 mars. Quelques minutes après avoir adopté ce décret qui confirmait les sommes en cause — une hausse de 20 % du budget de la Fête nationale —, la première ministre Pauline Marois a déclenché des élections générales.

Mais voilà, cette hausse n’est apparue nulle part dans les budgets. C’était une prévision. Une volonté. Une promesse. Une hausse virtuelle, tant que la somme n’atterrissait pas dans les livres du gouvernement après le décret.

Pourquoi le décret n’a été adopté que le 5 mars, quelques minutes avant les élections ? Mystère. Gilles Grondin ne le sait pas.

Le directeur-général du MNQ savait toutefois une chose : en adoptant le décret qui haussait le budget de la Fête nationale, le 5 mars, le gouvernement Marois lui compliquait la vie. «En cas de changement de gouvernement, ce serait difficile. Il y aurait une perception de manœuvre politique de dernière minute», dit-il.

Gilles Grondin voulait une entente à plus long terme, un financement sur cinq ans. Le MNQ n’a obtenu que deux ans, soit pour 2014 et 2015.

Lorsque le gouvernement Couillard a pris connaissance du décret, à la fin du mois d’avril dernier, il était trop tard pour modifier le financement, à quelques semaines des célébrations. Et l’État avait bien d’autres chats à fouetter que cette petite somme de quelques centaines de milliers de dollars. Le gouvernement a donc consenti la première partie de la hausse, celle pour juin 2014. Le financement de la Fête nationale accordé au MNQ est donc passé de 3,6 millions de dollars en 2013 à environ 4,150 millions de dollars en 2014.

Puis est venue la révision en profondeur des programmes et des dépenses afin d’atteindre le déficit zéro.

L’organisation des festivités de la Fête nationale étant une gestion complexe et à long terme, le gouvernement vient de décider de laisser une marge de manœuvre aux organisateurs pour juin 2015, dans six mois, sachant que des contrats sont déjà signés.

Mais Québec prévient qu’en 2016, ce sera un retour au budget de juin 2014.

Par rapport à cette année, c’est donc un gel des budgets en 2016, qui se produit après une hausse en 2013.

En bout de piste, pour le MNQ, son budget annuel destiné à la Fête nationale en 2016 devrait tourner autour de 4,150 millions de dollars, comme en 2014, selon le gouvernement.

(À ce montant de 4,150 millions de dollars en subventions, il faut ajouter d’autres sommes du gouvernement, notamment celles consacrées au défilé de Montréal et au grand spectacle du parc Maisonneuve, ce qui explique que la facture de 2014 pour le gouvernement soit à près de 4,4 millions de dollars en tout.)

Voici un tableau, fourni lundi matin, par le MNQ sur l’évolution de son budget dédié à la Fête nationale.

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Au MNQ, ce retour au niveau de financement de 2014 mettra en échec des projets de développement de quelque 300 000 dollars, comme cette idée de créer de grandes tables champêtres un peu partout au Québec pour mettre en valeur des produits locaux.

Cette allocation au MNQ de la part du gouvernement n’est toutefois qu’une petite partie du budget total de la Fête nationale, soit entre 10 % et 20 %, selon les estimations du MNQ. Les 80 % à 90 % restants proviennent des commandites locales, des sociétés d’État, etc. Le budget total de la Fête nationale dépasse les 40 millions de dollars.

Bref, avant de dire que le gouvernement coupe les vivres à la Fête nationale, disons que plusieurs nuances s’imposent si on ne veut pas confondre la réalité avec un mirage.

.     .     .

La décision de couper dans le financement de la vulgarisation scientifique, annoncée vendredi dernier, ne s’embarrasse toutefois pas de nuances.

L’Agence Science-Presse perdait toutes ses subventions, pour un total de 120 000 dollars, ce qui représentait 70 % de son budget de fonctionnement. Sa survie était en jeu.

Les Publications BLD, qui éditent notamment le magazine Les Débrouillards, pour les jeunes, perdaient 175 000 $, soit 7 % de leur budget. La survie de l’entreprise n’était toutefois pas menacée.

Et ainsi de suite pour Expo-Science, l’Acfas, etc. Bref, le ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, piloté par le ministre Jacques Daoust, avait choisi de réorienter les objectifs de son programme NovaScience — et de réviser son aide de quelque 500 000 dollars destinée, depuis des années, à des organismes de vulgarisation scientifique — vers l’innovation en entreprise et la formation de diplômés. L’argent était encore disponible, disait-on, mais les critères du programme avaient changé…

Faire naître le goût de la science chez les jeunes, c’est pourtant la base de l’innovation. Comment mettre au point de nouveaux produits, étendre la recherche dans certains domaines clés ou faire débloquer une idée qui stagne depuis des années sans des scientifiques, des ingénieurs et des chercheurs ? Comment faire croître cette filiale dans les universités, les laboratoires et les entreprises si les jeunes ne sont pas davantage en contact avec la science ?

Cette réorientation des budgets était incohérente avec les objectifs du gouvernement, qui parle sans cesse d’innovation. Et venant d’un médecin, d’un scientifique comme Philippe Couillard, c’était pour le moins surprenant.

Dès dimanche soir, le ministre Daoust a avalé la couleuvre et a fait marche arrière dans un communiqué de presse laconique. Bonne décision. C’était une aberration.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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Il faudrait se poser la question suivante au sujet de notre « fête nationale »: qu’est-il arrivé dans notre histoire un 24 juin qui justifie que cette date soit devenue notre « fête nationale »? Hein?

Réponse: RIEN!!!

Cette « fête nationale » a été crée artificiellement de toute pièce par les péquistes pour radier la Saint-Jean de notre patrimoine collectif et l’utiliser mesquinement à des fins politiques.

La plupart des Québécois « ordinaires » ne se sentent pas interpellés par ce gros party de séparatistes qui n’a rien à voir avec leurs valeurs. Ils ont un jour de congé et ils sont contents. Rien de plus.

Le budget devrait être coupé de 50% et devrait être distribué directement aux organisations locales et ne plus passer par le très séparatiste MNQ.

Toujours à vomir sur la fierté d’être Québécois et de la célébrer officiellement au moins une fois par année. Vous êtes une honte nationale.

Je vous repose la question Monsieur Perras: qu’est-il arrivé dans notre histoire un 24 juin qui justifie que cette date soit devenue notre « fête nationale »? Hein?

J’attends avec impatience votre réponse qui saura, j’en suis assuré, exacerber notre flamme collective nationaliste.

Peu importe les raisons de célébrer notre fête nationale, elles sauront à coup sûr vous faire lever le coeur de dépit. Peut-être qu’un bon psychanaliste pourrait sonder votre cerveau et votre passé pour trouver les sources de cette haine pour tout ce qui distingue les Québécois des habitants du ROC.

Toutes les fêtes « nationales » ont un minimum de relation entre la date où cette fête est célébrée et la fête elle-même (ex.: 14 juillet, 4 juillet, etc…).

Encore une fois: qu’est-il arrivé dans notre histoire un 24 juin qui justifie que cette date soit devenue notre « fête nationale »? Hein?

A votre age vous devriez le savoir.
Le 24 juin est, dans le calendrier des saints catholiques,
le jour de Saint Jean-Baptiste, saint patron du Québec.

Vous vous souvenez sûrement de cette sympatique parade
où notre saint patron était personnifié par un enfant blond et frisé
(comme si en Israël au temps du Christ le petit blonds frisée étaient monnaie courante.
Bref un enfant avec un petit mouton pour nous représenter.

Je donnerais à parier que cette personnification infantile et soumise
du Québec est la seule image que vous vous en faites.

Je vous mets à mon tour au défit :

Dites-moi deux choses que vous aimez du Québec.
Si vous habitez le Québec, dites-moi deux choses
qui vous rendent fiers d’être Québécois.

Ne me dites pas : le Québec fait partie du Canada.
Mais deux qualités intrisèques au Québec.

Je ne vois toujours pas dans votre diatribe de relation claire entre le 24 juin et un quelconque évènement d’importance dans notre histoire qui justifie que cette date soit devenue notre « fête nationale » du Québec. Pouvez-vous être plus précis SVP (si vous en êtes capable…)?

Je vais toutefois demeurer positif et suggérer sincèrement que nous fassions du 21 janvier notre fête nationale car à cette date, en 1948, notre drapeau québécois actuel fut adopté et fut élevé au-dessus du Parlement pour la première fois. Maurice Duplessis était notre Premier Ministre à l’époque!

Qu’en pensez-vous?

Oui, je suis bien déçu pour ma part qu’ils n’aient pas carrément coupé le robinet des DEUX fêtes « nationales ». Le 24 juin comme le 1er juillet, tous ces déploiements de drapeaux me rendent nerveux, sans parler de ces inquiétants personnages qui se peinturent un drapeau du Canada ou du Québec sur le visage. (« Lorsque nous appelons un Tchèque, c’est un homme qui doit répondre. Nous ne devons idolâtrer pas même notre patrie. » – Mazaryk.) Les drapeaux sont à leur place sur certains édifices administratifs, et encore à condition d’être de taille raisonnable.

Bon, je plaisantais. En fait, je n’ai rien contre les deux fêtes soi-disant « nationales » et en plus de m’y rendre de bon coeur (sans drapau, par contre), je les considère même comme d’astucieuses soupapes de sûreté qui, en permettant aux gens de se défouler un peu, contribuent à prévenir de terrifiants rassemblements océaniques les autres jours de l’année !!

Je plaisante, donc, mais en même temps je dois : François 1 est borgne. Le nationalisme québécois n’est que la moitié du problème nationaliste que nous avons ici.

Beaucoup de bruit pour rien. Le maître de cérémonie et l’impresario en chef pour l’amphithéâtre de Québec, M. Régis Labeaume, a convaincu la Ville de Québec et ses contribuables de dépenser 1 million de dollars pour le lancement tonitruant de la grande scène/patinoire/plateau/fosse d’orchestre de Québec (un immense abri tempo, gris blanc dominant la Ville), dans le but de paver la voie à son opérateur privilégié, Quebecor, qui avait sans doute besoin d’un coup de pouce publicitaire pour être connu.

EH! Que sé que ça vient faire faire dans ( Les compressions a la fête nationale: le mirage)Jacques Saint-Cyr !!!

D, accord avec François 1er, les subventions du gouvernement devraient être distribuées aux organismes locaux de chaque région du Québec et comme ça la fête de la St-Jean devenue fête nationale pourrait être réappropriée par les Québecois sur le terrain!!

Les fêtes municipales, régionales et nationales sont toutes financées par les gouvernements. Au moins, sous l’Empire romain, les sénateurs payaient de leur poche les jeux d’arènes.

@ Jacques Saint-Cyr: «Les fêtes municipales, régionales et nationales sont toutes financées par les gouvernements.»

Je présume que M. Saint-Cyr voulait dire: «Les fêtes municipales, régionales et « nationales ».» Ayant déjà croisé le fer avec le citoyen Saint-Cyr sur le forum virtuel du Devoir, je crois me rappeler qu’il mettait alors, et avec juste raison, des guillemets à « national ». Ô guillemets, où donc vous êtes-vous envolés ?

À l’échelle du Canada comme du Québec, les concepts de Nation et d’identité « nationale » (« identité canadienne », « identité québécoise ») ont toujours été une erreur, car à une échelle comme à l’autre, il y a deux lingua franca ou langues véhiculaires, ce qui a pour conséquence qu’il tend à y avoir deux sociétés à l’échelle tant du Québec que du Canada, quels que soient les liens nombreux et dynamiques qu’elles entretiennent l’une avec l’autre ; en sorte que les frontières culturelles et les frontières politiques ne se correspondent pas. Et donc « Canadien » et « Québécois » désignent des citoyennetés (l’une étant incluse dans l’autre comme il convient dans une fédération), mais en aucune façon des identités. Il y a entre « canadien-français » et « Québécois », « canadien-français » et « Canadien », le même genre de différence qu’il y a entre « Juif » et « Israélien »: le premier terme désigne une nationalité, le second une citoyenneté. Beaucoup de gens sont à la fois les deux, mais pas forcément. On peut bien sûr être juif sans être citoyen d’Israël ; et de même on peut être Israélien et ne pas être juif. Le nationalisme – canadien, québécois, israélien – veut constamment visser ces deux choses en une seule. (Un cas pathologique dans le genre étant celui de M. Liebermann, qui veut déporter hors d’Israël tous les Israéliens non-juifs, mais passons).

Bien que ces coupures à la fête « nationale » des Québécois, comme nous l’apprend le journaliste, soient relativement légères, quand même, le ministre eût été plus habile de proposer des coupures dans le budget des deux fêtes soi-disant « nationales ». Question d’équilibre, voire d’équité.

Moi j’aimerais souligner un fait qu’on ne mentionne pas. On vient d’annoncer une augmentation de 3% sur 5 ans aux employés de la fonction publique. Avez-vous comparé cette augmentation à celle qu’on reçu les médecins ?? De plus ce sont les mieux nantis de la société alors que nos fonctionnaires gagnent 38% de moins que les employés des municipalités!!! Je n’oserais pas les comparér aux médecins, mais ce sont les mêmes politiciens qui ont pris la décision. Ceci me dérange beaucoup.

@Simon Guérin. Oui mais as-tu comparé l, augmentation avec les con-con tribuables qui viennent de perdre leur emplois (40000 au Québec en 2014) et ceux qui n, ont pas la sécurité d, emploi ? Et ceux qui n, ont pas de fond de pension, et ceux qui ont eu des baisses de salaire dû a la précarité d, emploi dans leur secteur! Et pis a part cela as-tu pensé aux syndicats de la fonction publique tout accabit qui n, ont jamais acceptés pas la moindre diminution de leurs acquis a part que par une loi spéciale??? Voyons donc le gouvernement c, est nous et je n, ai pas les moyens d, augmenter mes employés de l, état je regrette et s, ils ne sont pas contents qu, ils aillent travaillé ailleurs mais ils n, ont sans doute pas le goût de le faire!!! Mais en passant qu,est-ce que ça vient faire avec la fête nationale?

Vous m’enlevez les mots du clavier et j’ajouterais une chose que Monsieur Simon Guérin a « omis » de mentionner: combien vaut la sécurité d’emploi blindée des fonfons, sécurité d’emploi totalement inexistante dans le privé?

Le problème, c’est le salaire des employés municipaux qui ont été gonflés à l’hélium du temps que les maires n’avaient presque pas de façon de se défendre contre les assauts sauvages des barbares syndicaleux.

Si seulement le gouvernement comprenait….

Comnment se fait-il que dans les pays scandinaves les citoyens ACCEPTENT beaucoup facilement les hausses de tarifs ou les hausses de taxes, que même les syndicats soient » parlables » devant les exigences que la concurrence étrangère imposent ????

Là bas, la population est instruite GRATUITEMENT et la TRANSPARENCE et l’HONNÊTETÉ des institutions démocratiques est depuis longtemps une réalité reconnue et valorisée.

Pas de magouille pour être élu, pas de gestion purement électoraliste et un volonté VÉRITABLE d’endiguer la corruption… RÉSULTATS: La confiance que les mesures proposées sont pour le bien de la MAJORITÉ.

Pas exclusivement pour protéger les plus faibles, NI pour conserver les privilèges des plus nantis….. Pas de polarisation gauche-droite radicale…. Pas de descente dans la rue à répétition…

La CONFIANCE, cela se bâtit progressivement… pas par des coups de barre précipités et dogmatiques…

D’ou vient cette frénésie ??? On dirait que le gouvernement est en mission commandée pour appliquer un remède de cheval… Mais, pour quelle idéologie, pour le bénéfice de qui ???

Est-ce que ce sont les agences de notation américaines et ceux qui les contrôlent qui » ré-élisent » nos gouvernements ??? Le modèle néolibérale, dans une guerre hégémonique, cherche-t-il à contrecarrer les SUCCÈS du modèle social-démocrate dont les pays scandinaves sont l’exemple MONDIALE et dont le Québec semblait être le seul bastion en Amérique du Nord ???

A part les RADICAUX ( à la mentalité binaire ), les gens de droite ou de gauche auront de grands étonnements à lire: SOCIAL-DÉMOCRATIE 2.0: Le Québec comparé aux pays scandinaves, par Stéphane Paquin et Pier-Luc Lévesque ( Préface de Pierre Fortin )

Bonne Lecture !!!

@reflecteur, S, il y a décote ça entraîne automatiquement une augmentation des taux d, intérêt et par le fait même , une augmentation du budget pour rembourser SEULEMENT les intérêts de la dette!!!! Donc si on met plus d, argent dans ce budget il faudra coupé ailleurs ou augmenter les revenus! Mais si tout le monde veulent augmenter leur salaire en même temps alors dans la fonction publique tout azimut ; on tourne en rond, rond rond rond petit patapon…… En passant qu, est-ce que ça vient faire avec la fête nationale???

@ Beauly02,

— Vous écrivez ceci : « S, il y a décote ça entraîne automatiquement une augmentation des taux d, intérêt (…) »

Avez-vous la moindre idée sur les paramètres qui justifient d’une quelconque décote ? Je suppose que non !

La cote maxima que puisse obtenir un pays ou une entité territoriale, c’est AAA, peu de pays dans le monde peuvent se targuer actuellement de détenir cette cote.

Celle du Québec est actuellement de de AA+ ou Aa1 selon les agences de notation.

Ce qui signifie que la cote de crédit du Québec est considérée comme étant de « haute qualité ». Dans le moins favorable des cas, une décote du Québec ferait passer la province de AA+ à AA ce qui fait que sa cote quoiqu’un peu plus faible serait encore estimée de « haute qualité ».

Historiquement, les taux du crédit n’ont jamais été aussi bas. Ce qui influe principalement sur le pourcentage, c’est le facteur de risque. Hors entre AAA, AA+ et AA, le facteur de risque est pratiquement négligeable. C’est pour cette raison que le Québec a pu au cours de cette année renégocier plusieurs de ses prêts à taux d’intérêt réduit.

Advenant une hypothétique décote, ce n’est qu’au terme du renouvellement du prêt que le taux pourrait être renégocié soit à la hausse, soit à la baisse. Aussi une quelconque augmentation des taux n’affecterait que les emprunts arrivant à échéance maintenant et non l’ensemble des créances du Québec dont certaines ne viendront à nantissement dans certains cas que dans 5 ou même 10 ans.

Ce n’est que sur une portion de la dette et non sur sa totalité que d’hypothétiques taux plus élevés pourraient s’appliquer.

Ce qui influe sur la gestion de la dette et les montants qui doivent y être alloués, ce ne sont pas spécifiquement les taux d’intérêts, c’est l’accroissement de la dette. Laquelle d’ailleurs, augmentera en 2014 et 2015 et qui pourrait très bien encore s’accroitre en 2016 (tout dépendant des investissements) et ce malgré l’atteinte de l’équilibre fiscal.

— Cela dit, je suis d’accord avec vous sur ce point. Le sujet, c’était effectivement la « Fête nationale » ! Et quant à moi, elle appartient à toutes les québécoises et les québécois sans aucune discrimination.

Compressions incomprises, suspectes ou inacceptables par les citoyens: voilà ce que cela vient faire…

Avec les taux actuels, une croissance, même très modérée, assurera la rentabilité d’un investissement qu’il soit privé ou public… De plus, nous ne sommes pas près de voir augmenter ce taux, consultez la plupart des économistes !!!!

Compressions à la Fête nationale : le mirage

Pour sa majesté le troll liberta-rien désinformateur amateur et anti-Québécois,

L’histoire de la Fête nationale :

« Anciennement, les peuples païens célébraient l’arrivée du solstice d’été par un grand feu de joie afin de symboliser la lumière qui était à son apogée. Puis, en Europe, principalement en France, on associait à cette fête Jean, le cousin de Jésus, surnommé » le baptiste » car c’est lui qui a reconnu le Christ en premier. Ainsi, on faisait le lien entre la lumière et saint Jean Baptiste.”

« Le 24 juin 1834 marque le premier banquet de la Saint-Jean Baptiste. Environ soixante personnes s’étaient réunies dans les jardins de l’avocat John McDonnell, qui est le futur site de la gare Windsor, afin de célébrer leur fête nationale. Les personnes présentes sont presque tous des chefs réformistes : O’Callaghan, Perrault, Brown, Rodier, Louis-Hippolyte Lafontaine et George-Étienne Cartier. Le président de cette soirée est Jacques Viger, qui est aussi maire de Montréal à cette époque. »

Selon le troll liberta rien la Saint-Jean Baptiste (Fête nationale) a été crée artificiellement par le Parti Québécois en 1834. Il déclare que la Fête nationale n’intéresse pas les Québécois « ordinaire ».

Il se MÊLE avec la fête du déménagement du Canada qui malgré les grosses subventions du fédéral, laisse les Québécois totalement indifférents.

Preuve que la fête nationale n’intéresse personne :

http://02varvara.wordpress.com/2011/06/27/27-june-2011-a-photo-essay-the-other-side-of-the-fence-the-fete-nationale-de-sainte-jean-baptiste/01-fete-nationale-de-sainte-jean-baptiste/

Ha Ha Ha Ha!

Cherchez autant d’intérêt pour la fête du déménagement.

Vous n’êtes pas un peu mêlé là?

Dans votre propre post et sur le lien, il est clairement mentionné que c’est la Saint-Jean-Baptiste, d’ailleurs, histoire de dégrossir votre esprit embrouillé, je vous suggère ceci:

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_du_Qu%C3%A9bec

Extrait:

« Cette date est d’abord celle de la fête religieuse célébrant Jean le Baptiste qui s’est plus tard imposée comme fête nationale des Canadiens français, qu’on appelait alors « canadiens », dans le premier tiers du xixe siècle. Reconnue jour férié par la province de Québec dans les années 1920, le gouvernement souverainiste du Parti québécois l’a déclarée « fête nationale du Québec » en 1977.
Depuis 1984, le Mouvement national des Québécoises et Québécois est officiellement responsable de la coordination des festivités qui se déroulent les 23 et 24 juin de chaque année. »

Autre chose Youlle?

À François 1
Wikipedia se veut une encyclopédie populaire où tout et chacun y met son grain de sel.
Wikipedia prévient noir sur blanc que son contenu peut compter des erreurs.

Dans votre message : »Depuis 1984, le Mouvement national des Québécoises et Québécois est officiellement responsable de la coordination des festivités qui se déroulent les 23 et 24 juin de chaque année. » est une de ces erreurs.
le Mouvement des Québécois et Québécoises organise ses activités, mais n’est en rien responsable de la coordination nationale des célébrations.

Finalement, avez-vous trouvez deux raisons d’être un fier Québécois ?

Difficile d’en trouver une alors imaginez deux…

Mais il y a de l’espoir. Nous avons (enfin!) un gouvernement qui a des couilles à Québec et qui semble déterminé à redresser la situation catastrophique dans laquelle nous végétons depuis que les socialistes ont détourné NOS argents et en plus, le PQ est dans l’opposition et sa marque de commerce est en chute libre.

« Autre chose Youlle? »

Je constate que tu veux refaire l’histoire en faisant du déni.

C’est comme les 30 glorieuses….