Compression du jour: tant pis pour les poissons

Les conservateurs semblent vraiment avoir un problème avec la recherche et en particulier celle qui porte sur l’environnement, la faune et la flore. Plusieurs des compressions annoncées récemment par Pêches et Océans touchent la recherche et la surveillance des milieux marins.

Selon le Victoria Times Colonist,  l’Institut des sciences de la mer, situé sur l’île de Vancouver, perdra les services du seul toxicologiste canadien spécialisé dans les mammifères marins. Cet auteur d’une centaine de rapports scientifiques est une des 75 personnes dont les services ne seront plus requis, le ministère ayant décidé de mettre fin, le 1er avril 2013, à son programme de recherche sur les contaminants (après avoir tenté pendant des années de s’en délester sur le ministère de l’Environnement). Il ne resterait plus que cinq biologistes moins expérimentés pour assurer la surveillance des trois océans qui bordent le pays.

Le ministère a aussi annoncé la semaine dernière la mise à pied prochaine de 16 scientifiques et archivistes de la station biologique de St. Andrews, au Nouveau-Brunswick, rapporte CBC. Une station, selon le site du ministère, qui est «au service de l’excellence dans les sciences aquatiques depuis 1908».

La bibliothèque sera fermée et les services consolidés sur la côte ouest, à Halifax et dans la très maritime Ottawa. Toujours selon le ministère, cette bibliothèque «contient des revues scientifiques historiques et courantes, 8 500 livres, vidéocassettes et documents gouvernementaux en plus d’offrir un accès par ordinateur à des catalogues et des bases de données de recherche nationales et internationales qui portent sur une foule de sujets de nature aquatique». Pour les chercheurs sur place, ce sera évidemment une perte.

Car il faut savoir que cette station fait de la recherche en aquaculture et sur les interactions biologiques, sur l’environnement marin côtier et sur l’écologie des populations. Cette dernière division «mène des recherches et des évaluations de stocks en vue d’offrir des avis scientifiques aux fins de gestion des pêches et du programme sur les espèces en péril», dit le ministère, qui parle même d’une équipe à l’avant-garde en matière d’élaboration de méthodologies d’évaluation des stocks. Selon CBC, les chimistes qui ont découvert l’impact négatif des pesticides sur les homards sont parmi ceux qui ont reçu des avis.

Les compressions à Pêches et Océans atteignent près de 80 millions $. Le nombre d’employés touchés semble minime (environ 400 sur 11 000), mais le volet scientifique est particulièrement visé. Le gouvernement dit vouloir se concentrer sur la gestion et les mesures de conservation des pêches et cesser de faire lui-même la recherche sur les contaminants et les pesticides.

Laisser un commentaire

L’économie d’abord…

J’ai déjà entendu ça, ça s’accompagnait aussi des déficits publics record, de la mauvaise gestion et de la collusion…

Du pain et des jeux ou d’une façon plus moderne, de l’emploi et du hockey…

Jusqu’à maintenant, nous avons respecté les décisions des élus. Comme nous pouvons le constater, ce comportement soumis se transforme en manifestations pacifiques (la plupart du temps). Nous avons commencé à descendre dans la rue pour faire comprendre à notre gouvernement libéral que des lois même votées démocratiquement , si elles ne sont pas justes, elles seront ignorées. Je crois que ce mouvement de contestation ne fait que commencer. L’environnement est un sujet très sensible pour beaucoup de monde. D’autres sujets le sont également comme la cruauté faite aux animaux d’élevage industriel(poissons compris) . Nous irons dans la rue pour plusieurs raisons qui dépassent la loi 78. Ça fait longtemps que nous nous taisons. Le peuple a commencé à dire non, c’est assez. Je suis contente de ce revirement.