Confirmé: Le pouvoir d’achat québécois supérieur à l’américain!

Commentateur de droite apprenant qu’un nouveau calcul le confirme : le niveau de vie québécois est supérieur à l’américain. (Image suggérée par l'alertinternaute Léon Blanc-Sec)

Nous interrompons, comme souvent le vendredi, le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Comme vous le savez, chers lecteurs, les économistes de droite ont été très choqués d’apprendre, grâce aux calculs de l’économiste, pourtant membre des « lucides », Pierre Fortin, que le niveau de vie réel de 99% des Québécois était supérieur à celui de 99% des américains.

Un détracteur de Pierre Fortin, l’économiste des HEC et directeur de recherche de l’Idée fédérale, Martin Coiteux était, parmi d’autres, très monté contre cette démonstration. Il vient cependant, sur son blogue ce mercredi, de la confirmer en s’y prenant de toute autre manière.

Voici le tableau qu’il offre de l’écart de revenu entre les Québécois et les Américains, de 2001 à 2009. Il faut lire ce graphique de haut en bas: en haut, l’écart en 2001 pour chacun des quintiles de revenu (les 20% de bas revenus jusqu’au 20% de hauts revenus). Plus on va vers le bas, plus on avance dans le temps et plus l’écart rétrécit.

 

Remarquez que le graphique a une ligne "0%", c'est le point de repère. Cliquez pour agrandir. Source: Martin Coiteux, avec nos remerciements.

À tout seigneur tout honneur, je laisse Martin interpréter ses propres chiffres:

Comme on peut le constater, l’évolution récente de la distribution des écarts a été favorable aux familles québécoises, l’écart moyen s’étant rétréci de 31% à 21% de 2001 à 2009, pour l’ensemble des familles.

Au cours de la même période, les familles québécoises les plus pauvres ont pris de l’avance sur les familles américaines se trouvant dans la même situation, tandis que les familles qui les suivent immédiatement dans l’échelle des revenus ont quant à elles réduit leur écart de 17% à 2%.

Si je m’appelais Jean-François Lisée, j’attribuerais ces bons résultats à la supériorité du «modèle» québécois et y verrais l’occasion de mettre la droite K.-O., comme il dit, tout en réclamant un nouveau référendum sur l’indépendance du Québec.

Merci pour la plogue, Martin. Mais ces chiffres sous-estiment encore la supériorité du modèle. En effet, le Pr Coiteux refuse, et c’est son droit, de tenir compte de la différence de temps de travail entre les Américains et nous.

Or, comme Pierre Fortin l’a écrit ici, et comme je le reprends dans La droite K.-O., les Québécois travaillent davantage d’heures que la plupart des Européens, mais moins que les Américains. En gros, les travailleurs américains travaillent quelque 190 heures de plus par an que leurs confrères québécois, soit plus de quatre heures supplémentaires par semaine.

C’est essentiellement par choix. Lorsqu’ils le désiraient, avant le milieu des années 1970, les Québécois travaillaient bien davantage d’heures par an, plus même que les Ontariens. Aujourd’hui, ils favorisent le temps libre, choix parfaitement légitime. La proportion de Québécois qui travaillent à temps partiel, mais souhaiteraient travailler à temps plein, n’est pas plus élevée qu’ailleurs. (Voir en fin de billet pour la réponse de Martin sur ce point et ma réponse à sa réponse.)

Bref, pour en revenir au tableau de Martin Coiteux, il signifie qu’en moyenne les Américains doivent travailler 190 heures de plus par année pour arriver à cette comparaison avec les Québécois qui, eux, ont cette richesse supplémentaire, mais non monétaire, d’avoir quatre heures par semaine de plus à consacrer à la famille, aux loisirs, aux amis, aux sports, à la lecture et à la culture.

Il est donc raisonnable de faire cet ajustement de 13%. Il signifie que, pour 2009:

Les 20% plus pauvres des Québécois ont, à temps de travail égal, un revenu réel de 25% supérieur aux Américains
Les 20% supérieurs, à temps de travail égal, ont un revenu réel de 10% supérieur aux Américains
Les 20% supérieurs ont, à temps de travail égal, un revenu réel de 1% supérieur
Les 20% supérieurs ont, à temps de travail égal, un revenu inférieur de 5% seulement
Les 20% supérieurs ont, à temps de travail égal, un revenu inférieur de 19% seulement

Deux remarques: ces écarts (même sans la correction pour le temps de travail) sont loin des chimériques différences de revenu de 45% assénés dans ses discours par François Legault (soutenu par Martin Coiteux), ou même des 21% plus généralement utilisés.

Ensuite, pour ce qui est du segment de 20% de revenus supérieurs, il est évidemment absurde de l’utiliser tout d’un bloc, puisqu’on sait qu’aux États-Unis, le 1% des plus hauts revenus empoche 24% du revenu annuel. C’est pourquoi il est plus sain, comme Pierre Fortin et moi le faisons, de retirer le 1%, le 5% et le 10% les plus riches, pour obtenir une vision juste de la comparaison.

Mais ne chipotons pas, la contribution de Martin est ici précieuse et doit être applaudie.

Et la moyenne canadienne ?

Ceux d’entre vous qui ont suivi les liens ont peut-être remarqué que Martin a intitulé son billet: Richesse des Américains et des Québécois: ce que ne vous dira jamais Jean-François Lisée. C’est qu’il ajoute ensuite un raisonnement bizarre. Refaisant son calcul d’écart de revenu pour tout le Canada vs les États-Unis, il découvre que les écarts sont inférieurs encore à ceux du Québec seul.

D’abord, c’est un résultat qui ne lui fera pas d’amis chez les autres économistes de droite, qui estiment que le Canada dans son ensemble est trop étatiste, trop interventionniste, trop redistributeur pour le bien de ses citoyens. Mais, c’est son affaire.

Je ne suis nullement surpris, pour ma part, qu’une économie dopée par le pétrole en Alberta, en Saskatchewan, à Terre-Neuve et par le gaz en Nouvelle-Écosse, et ayant bénéficié pour se faire de 40 milliards de dollars canadiens (dont le quart venant du Québec) pour faire lever cet empire pétrolier, génère davantage de revenus que le Québec, dont aucune industrie n’a profité d’autant de largesse fédérale. Et on a encore rien vu: les 33 milliards (dont le quart provenant du Québec) investis en Nouvelle-Écosse pour les chantiers navals vont faire exploser les revenus dans les maritimes pour les 10 ans à venir.

Mais voici comment Martin voit les choses:

Le Canada a connu un boom des ressources naturelles depuis 2001, boom qui s’est traduit par une augmentation des revenus versés partout au pays et par une appréciation du dollar canadien qui a abaissé, pour l’ensemble des Canadiens, le prix des biens importés.  Les Québécois en ont profité pour la simple et bonne raison qu’ils participent encore à l’ensemble canadien.  Malheureusement, la performance du Québec dans cet ensemble a quant à elle été plutôt décevante, ainsi que je l’ai montré dans mon étude récente sur les écarts de revenus entre les Québécois et les Canadiens des autres provinces.

Il y a donc finalement quelque chose qui cloche avec le «modèle» québécois, même si les Québécois profitent encore de l’ensemble canadien pour améliorer leur situation globale. L’ensemble canadien a connu une belle performance depuis 2001 et les Québécois en ont directement bénéficié.
Voilà bien quelque chose dont Jean-François Lisée ne risque jamais de vous parler.

D’abord, vous aurez remarqué que je me risque à en parler. Ensuite, je trouve que le directeur de recherche de l’Idée fédérale fait un peu de pensée magique avec le fait que le Québec « profite de l’ensemble canadien ». Vrai, la valorisation du dollar a augmenté le pouvoir d’achat des Québécois pour tous les produits importés. Mais elle a sévèrement sapé les revenus québécois en détruisant des dizaines de milliers d’excellents emplois manufacturiers chez nous.

J’en ai parlé ici, selon une étude publiée en 2010 par des économistes de l’Université d’Ottawa, du Luxembourg et d’Amsterdam, Does the Canadian economy suffer from Dutch Disease? «jusqu’à 54% des emplois manufacturiers perdus au Canada entre 2002 et 2007 l’ont été à cause du mal hollandais», donc de la hausse du dollar, dopé par le pétrole. Si on reporte ce chiffre sur le Québec, c’est dire que le boom pétrolier des autres provinces a détruit, en cinq ans seulement, au Québec, 55 000 emplois manufacturiers.

D’ailleurs, dans un autre excellent billet publié le 21 janvier, Martin Coiteux montre comment la hausse du dollar canadien a fait augmenter de 30% depuis 1997 le coût unitaire de la main d’œuvre québécoise face à l’américaine. Il conclut en demandant aux partis politiques ce qu’ils proposent pour remédier à cette situation désastreuse pour l’économie québécoise. J’applaudis à deux mains, ayant proposé des solutions à ce problème précis dans La droite K.-O. !

Finalement, Martin estime que les Québécois profitent du régime canadien car ils reçoivent de la péréquation. C’est vraiment lassant. Quand on calcule l’ensemble des robinets de transferts fédéraux vers les provinces, on obtient ce tableau produit par l’Institut de la statistique du Québec:

Le Québec, exactement sur la moyenne canadienne !

Bref, le Québec n’est pas plus glouton que les autres, mais exactement sur la moyenne. Si on ajoute les contributions fédérales pour l’automobile en Ontario (10 milliards) pour le pétrole (40 milliards) pour les chantiers navals dans l’est (33 milliards), sans aucun équivalent d’investissement chez nous, on voit bien que le Québec n’est pas gagnant dans cette affaire. Il subventionne les autres provinces. Ce qui permet aux fédéralistes comme Martin d’écrire que les autres provinces nous dépassent…

Soupirs !

Alors, oui, vivement l’indépendance !

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.

Martin me répond dans la section commentaire du blogue:

Bonjour Jean-François,

Je t’invite en même temps que les lecteurs de ton blogue à prendre connaissance de mon point de vue d’économiste sur cette question des heures travaillées:

http://martincoiteux.blogspot.com/2012/03/larithmetique-des-heures-travaillees-et.html

Bonne lecture.

Ma réponse:

Dans son billet, Martin offre une démonstration de la difficulté d’établir un point de comparaison statistiquement satisfaisant entre le temps de travail de deux nations. Il en conclut cependant que lui et moi travaillons davantage que l’américain moyen. Voici ma réponse:

En effet, Martin, tu me fais même travailler le samedi !

Mais enfin, je n’ajoute que quelques remarques.

Comme dans tes commentaires précédents, tu omets d’indiquer que mes conclusions sont tirées de calculs faits par un économiste de renom, Pierre Fortin.

C’est lui que je cite sur l’opportunité de faire un ajustement avec les heures travaillées. Voilà donc un économiste qui est en désaccord avec toi. Ce serait plus rigoureux, il me semble, de le mentionner, plutôt que de laisser entendre que tu es un économiste débattant avec un journaliste.

Mais même le généraliste que je suis accepte l’idée que l’application d’une moyenne d’heures travaillées (12,8%) n’est qu’une… moyenne.

Et il serait plus juste de pouvoir ajuster la différence d’heures travaillées pour chaque tranche de revenu. Ces données ne sont malheureusement pas à notre disposition.

En leur absence, l’économiste Pierre Fortin applique la moyenne.

On peut arguer, comme tu le fais, que la totalité de ce 12,8% n’est pas volontaire. Alors, quelle part l’est ? Tu ne le sais pas. Pierre Fortin, lui, déduit du comportement historique des Québécois face au temps de travail qu’il s’agit d’un choix.

Une chose est certaine, la part de temps libre en plus qu’utilisent volontairement les Québécois n’est pas de 0. C’est pourtant ce que tes calculs, non corrigés pour le temps de travail, affichent.

C’est pourquoi il n’est pas absolument certain que le 12,8% de Pierre Fortin soit exact, mais il est absolument certain que ton 0% est inexact.

Bien cordialement,

Jean-François

 

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bravo!

le coiteux… mais qu’est-ce qui peut bien motiver un québécois à s’acharner de la sorte contre son propre pays…?

ça me dépasse.

C’est intéressant de voir comment la critique de certains ne se limite qu’à prendre des cas d’espèce et en faire une surgénéralisation.

La péréquation en est un bon exemple. Comme si dire que je vous fournis vos légumes toute la semaine en échange d’une partie de votre salaire faisait en sorte que je garnissait votre garde-manger.

En effet, si je ne vous donne que des légumes et assez pour 1 journée de viande, 1 journée de produit laitiers et 1 journées de céréales, vous êtes loin d’avoir assez de nourriture pour la semaine.

Pourtant, nos analystes fédéreux (contrairement à certains fédéralistes qui comprennent le sens de fédération) nous rabâchent les oreilles avec les légumes, en évitant habilement de parler des autres aliments. À la longue, on va finir par comprendre qu’ils sont ce qu’ils nous offrent en abondance dans ma méthaphore s’ils ne refont pas leurs calculs…

Continuez à nous donner une vue d’ensemble M. Lisée, c’est important d’éliminer le trop plein de subjectivité de ce discours moralisateur dépendantiste.

Deux choses.

Première, un calcule qui serrait très intéressant à voir serrait une comparaison de l’évolution de l’écart entre les revenus moyens et médians au Québec, le Canada et les États-Unis. Ça serrait la fameuse « Krugman Calculation » dans laquelle Paul Krugman a montré qu’entre 1977 et 1989 70% de la croissance du PIB aux Etats-Unis a été capté par le 1% des américains les plus riches (http://prospect.org/article/rich-right-and-facts-deconstructing-income-distribution-debate). Ce qui a évidement engendré un frénésie de démenti chez la droite américaine mais à mes connaissances personnes n’a encore prouvé le calcule faux.

Deuxièmes, il faut que les indépendantistes étudient sérieusement les coûts, les bénéfices ainsi que les mécanismes pour un Québec indépendant de se munir de sa propre monnaie (et non se n’est pas une idée invraisemblable – il y plein d’exemples des pays africains et anciens république soviétique qui ont réussi à le faire). Il me semble qu’un Québec indépendant qui laisserait sa politique monétaire être déterminer par Ottawa serrait un pays avec un peu moins que toute sa souveraineté…

Ce Martin Coiteux est payé par quel organisme ou par qui pour essayer sans résultats de tripoter les chiffres pour faire mal paraitre les Québécois …. Vivement l’indépendance …

Traduction:
-3 Québécois sur 5 (le 60% le plus pauvre) gagnent plus que les Américains
-2 Québécois sur 5 (le 40% le plus riche) gagnent moins.

Facile à expliquer:
-le Québec est loadé en programmes sociaux alors que les Américains en sont presque dépouvus.
-les riches sont beaucoup plus taxés qu’aux States.

Hahaha ! Quel farce. Le Québec s`est amélioré face aux Américains grâce à l`Ouest Canadien qui exploite ses ressources et qui partage ses revenus avec l`ensemble des Canadiens dont les Québecois. Pas parce que la social-médiocratie sclérosé du Québec fonctionne.

On s`en reparlera lorsque les Canadiens de l`Ouest en auront assez de payer de la péréquation, à la prochaine récession ou à l`augmentation future des taux d`intérêts.

C’est une grosse épine dans votre pied, Martin Coiteux, c’est évident à lire vos répliques beaucoup moins posées que les siennes. On sent une telle fébrilité dans ce billet omnibus qui fait flèche de tout bois!

La garantie de prêt à Terre-Neuve pour la centrale hydro-électrique du Bas-Churchill est une forme de subvention déloyale par Ottawa.

Alors, oui, vivement l’indépendance !

Très bonne démonstration. Il nous reste seulement à ouvrir un poste de radio à Québec pour contrer les démagogues qui pullulent dans leurs radios poubelles et se complaisent dans leur masochisme d’auto-haineux si je puis dire, à décrire l’ensemble des Québécois comme des BS vivant au crochet du Canada alors qu’en fait ce sont l’ensemble des Canadiens qui profitent des 50 milliards de taxes et d’impôts que nous envoyons annuellement à Ottawa pour se payer des programmes et financer une industrie qui dans les faits nuit à notre économie.

Ça en prendrait d’autres que vous pour prendre le bâton du pèlerin et expliquer ces réalités à la population québécoise désinformée par ses grands médias qui fait toute la place à des commentateurs intellectuellement malhonnêtes qui protègent le statu-quo des oligarques qui contrôlent aujourd’hui le Québec et son gouvernement.

De bien belles images. Des gens qui n’ont travaillé que dans des milieux universitaires dans l’économie théorique. Combien de gens la-dedans Ont déjà créer de la vrai valeur pour des multinationales ? C’est ensuite avec ces argents que l’on paie la classe moyenne , les professeurs, taxes etc. Se comparer a un PIB de 16% de la planète faut rêver en couleur.

De bien belles images. Des gens qui n’ont travaillé que dans des milieux universitaires dans l’économie théorique. Combien de gens la-dedans Ont déjà créer de la vrai valeur pour des multinationales ? C’est ensuite avec ces argents que l’on paie la classe moyenne , les professeurs, taxes etc. Se comparer a un PIB de 16% de la planète

@stephane bergeron

Je ne sais pas si cela me rendra plus crédible à vos yeux mais, j’ai commencé à 10 ans à travailler dans l’épicerie de mon père chaque week-end, puis fus réceptionniste dans un hôtel, j’ai lavé la vaisselle dans un grand hôtel du CP, vendu des maisons mobiles, balayé la poussière d’amiante dans une mine, travaillé la nuit à Télémédia, devenu travailleur autonome, puis, au CÉRIUM, géré un budget d’un million, générant avec chaque dollar de financement 6$ d’activité économique.

A part ça, je n’ai aucune expérience de la vraie vie.

JF

Alors si je vous comprends bien M.Coiteux nous démontre que le Québec se fait encore f*** et qu’il y a toujours des en****és pour trouver ça bien agréable.

«Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.»
[Bouddha]

voulez bien arrêter de mentir à pleine gueule sur votre blogue.
Si le Quebec est si bon que ça pourquoi le solde migratoire est NEGATIF!!!!!
Vous faites du cherry picking et vous voulez faire croire n’importe quoi pour votre sacré indépendance.
A propos du pétrole, belle tactique de souverainiste de mettre ça sur la faute des autres. Avant c’etais toujours la faute du fédéral, maintenant c est la faute a l Alberta!!!

http://www.antagoniste.net/2012/03/05/lisee-prise-6-la-fiscalite-des-quebecois/

http://www41.statcan.ca/2009/3867/grafx/htm/cybac3867_001_1-fra.htm#table

Encore un billet avec d’énormes faiblesses qui est plutôt facile à démolir.

Allons-y point par point.

1-Le billet à pour titre: « Confirmé: Le pouvoir d’achat québécois supérieur à l’américain! »

Comme si le pouvoir d’achat était un synonyme de richesse. Franchement ridicule comme affirmation. L’Alberta, l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba ont tous un pouvoir d’achat inférieur au Québec, mais le revenu des citoyens de ces provinces, même si l’on tient compte de la différence de pouvoir d’achat, est supérieur, et de beaucoup, à celui des Québécois.

2-Je serais honteux à la place de Lisée de défendre un argument aussi frivole que la différence dans les heures travaillées entre les Américains et les Québécois.

C’est honteux parce que quand Lisée dit que les Québécois travaillent moins par choix, il traite les Québécois de paresseux. Non, môôôsieur Lisée, les Québécois ne sont pas des gens paresseux comme tu te plais à le dire. Si on travaille moins au Québec, c’est parce que le modèle québécois incite les gens à ne pas travailler. Ce n’est pas les Québécois qui sont paresseux, c’est le modèle qui leur a été imposé qui décourage le travail.

Mais cet argument est aussi stupide pour une autre raison, purement mathématique. C’est comme si j’affirmais qu’une personne gagnant 20$/heure et qui travaille 10 heures par semaine est plus riche qu’une personne gagnant 10$/heure, mais qui travaille 40 heures par semaine… Qui est assez bête pour défendre ça sinon la gauche ?

3- Ensuite Lisée continue de s’enfoncer a défendant l’idée qu’il ne faut pas considérer les riches Américains dans les calculs.

Pourtant les 5% d’Américains les plus riches payent près de 60% des impôts totaux, au Québec c’est moins de 35%. Comme on peut le voir, aux États-Unis, les riches sont loin d’être une quantité négligeable. D’ailleurs en excluant les riches de ses calculs, Lisée essaye-t-il de nous convaincre que les Américains auraient été plus riches si Bill Gates où Steve Job n’avaient jamais vu le jour ?

4-Lisée est aussi dans l’erreur à propos du travail à plein temps et à temps partiel.

Historiquement, le Québec a toujours fait mieux que le reste du Canada. En 1976 au Québec, pour chaque emploi à temps partiel on comptait sur 10,11 emplois à plein temps. Dans le reste du Canada, cette proportion n’était que de 6,28 emplois.

Mais graduellement, la situation s’est érodée, un premier déclin au début des années 80 suivit d’une période de stabilité et un autre déclin à partir des années 2000, qui ont eu pour conséquence d’inverser la tendance avec les autres provinces.

En 1976 nous étions 2e, au niveau du ratio de l’emploi à temps plein/temps partiel en 2011 nous sommes passés au 8e rang… Cette chute a été très marquée depuis le début des années 2000. Lisée prétent-il que le modèle québécois a commencé au début des années 2000 ? Ce qu’on voit c’est plutôt que le marché de l’emploi au Québec est devenu plus précaire que dans le reste du Canada.

5- Lisée passe à côté d’une découverte capitale faite par Martin Coiteux, à savoir que si on se compare aux USA, les autres provinces canadiennes ont mieux fait que le Québec. Ce résultat ne devrait surprendre personne, ils n’ont pas de modèle québécois dans les autres provinces, normal qu’ils fassent mieux. Mais ça, Lisée n’en parle pas.

Lisée dit aussi que le Canada est plus étatiste que les USA. Ignorance ou mensonge, on ne le saura jamais, mais le fait est que le Canada a un indice de liberté économique supérieur aux USA, tant dans le classement du Fraser Institute que celui du Heritage Foundation.

6-Lisée parle des largesses du fédéral envers les provinces pétrolières. Quelle affirmation ridicule.

En 2007, le fédéral a dépensé au Québec 7 980$/personne. Les recettes du fédéral de leur côté ont totalisé 5 948$/personne. Au final, le fédéral a plus dépensé qu’il a prélevé au Québec; la province affiche donc un bilan positif de +2 032$/personne.

En 2007, le fédéral a dépensé en Alberta 6 034$/personne. Les recettes du fédéral de leur côté ont totalisé 10 550$/personne. Au final, le fédéral a plus prélevé qu’il a dépensé en Alberta; la province affiche donc un bilan négatif de -4 516$/personne.

De 1997 à 2007, chaque Albertain a envoyé au fédéral 36 071$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente 144 284$.

De 1997 à 2007, chaque Québécois a reçu au fédéral 5 864$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente 23 456$.

C’est le Québec qui profite des largesses du fédéral, pas l’inverse.

7-Lisée revient à la charge avec son argument fumeux de la maladie hollandaise. Lisée ignore-t-il qu’au début des années 90, Bernard Landry voulait qu’un Québec indépendant utilise le dollar américain ? À cette époque un dollar canadien ne valait que 73¢ US. Donc dans le Québec indépendant de Landry, notre monnaie aurait été à parité avec le dollar US i.e. nous aurions utilisé du jour eu lendemain une devise très forte.

Donc, en 1994, l’adoption du dollar américain dans un Québec souverain (l’équivalent d’une situation à parité) n’était pas vue comme problématique, mais en 2012, la parité découlant de l’exploitation des sables bitumineux est vue comme un fléau économique.

J’en conclus que la fameuse « maladie hollandaise » n’est qu’une excuse. De tout temps, la gauche et les souverainistes ont préféré blâmer les autres pour la faiblesse de l’économie québécoise; pas question de blâmer le sacro-saint modèle québécois. En 1994, le slogan de la gauche souverainiste était « c’est la faute du fédéral ». Avec le temps, ce slogan est devenu « c’est la faute des Albertains ». Mais une constante demeure, ce n’est jamais de notre faute…

8-Lisée dit que c’est la hausse du dollar canadien qui a causé des pertes d’emploi dans le secteur manufacturier. Pourtant, les emplois dans le secteur manufacturier ont surtout été perdus dans les usines syndiquées. Les usines non syndiquées utilisent pourtant le même dollar. Donc le problème n’est pas le dollar, mais la syndicalisation si cher à Lisée.

9-Le graphique de Lisée sur les transferts per capital est aussi mensonger, car il ne tient pas compte de ce que les Québécois payent au fédéral. Si les transferts sont équivalent, les revenus ne le sont pas, proportionnellement à la population les revenus du fédéral au Québec sont faibles.

Le meilleur moyen pour évaluer si une province est « quêteuse » consiste à faire la différence entre les sommes que ces citoyens envoient à Ottawa versus celles qui sont retournées aux gens par le gouvernement fédéral. Selon les chiffres les plus récents, chaque Ontarien envoie à Ottawa l’équivalent de 7 232$ alors qu’Ottawa retourne dans cette province l’équivalent de 5 217$. Le manque à gagner est donc de -2 015$/personne en Ontario. Au Québec, chaque citoyen envoie à Ottawa l’équivalent de 5 373$ alors que le gouvernement fédéral transfère l’équivalent de 6 062$. Au Québec, il y a donc un surplus de +689$/personne. Si l’on se livre au même exercice avec le reste du Canada, le bilan final est négatif: -1 315$/personne. Basé sur ces chiffres, il est parfaitement légitime de conclure que le Québec est une province de quêteux.

10-Si le Québec n’a pas eu de contrat de chantier naval c’est parce que la Dévie est médiocre. Pourquoi le fédéral aurait dû dépenser son argent dans une entreprise médiocre ? Le voilà le Québec de Lisée, un Québec où on entretient la médiocrité. Une province où le fédéral aurait dû faire construire des bateaux même s’il pouvait le faire pour moins cher ailleurs.

Le Québec je n’en veux pas. On est meilleur que ça. Je ne veux pas vivre dans une province qui se satisfait d’un prix de participation. Les gens comme Lisée qui se contentent de la situation ne montrent que ce sont eux qui détestent réellement le Québec.

Coiteux est enseignant, lorsqu’il arrive en classe, ses étudiants savent qu’ils tournent les coins ronds. Il en va de même pour ses supérieurs. Fait-il partir des profs poches dont parlait la socialement responsable qui s’est ridiculisée avec l’aide de médias complaisants et dont on n’entend plus parler?

Ses collègues doivent le trouver vraiment idiot car, sans être économiste je comprends bien ce que vous écrivez et vois les biais de ce pseudo-professeur!

@philipe
Maintenant, parlez-nous des services que nous recevons au Québec et qu’ils n’ont pas ailleurs. Aussi, parlez-nous des droits de scolarité et du coût de la vie en général en comparant avec les autres provinces canadiennes. Votre portrait est fort incomplet!

Lorsque vous aurez fait cette démarche, vous aurez l’air plus neutre et donc moins coiteux ou tites-drette!

Tsé, les Québécois ne sont pas tous des cons prêts à croire des données non relativisées.

Donc, partez de votre revenu disponible moyen et regardez le panier d’épicerie étatique, le coût de la vie. Par exemple, les garderies, les droits de scolarité.

Et je suis certain que vous êtes du genre à la fois à dire que les Québécois sont pauvres, mais qu’il faut leur faire payer encore plus cher les services qu’ils reçoivent…. Et en plus peut-être êtes vous du genre à parler des riches syndiqués du Québec!

Ahhhh, et aussi, comparez les heures travaillées, le blogueur en parle. Une statistique sortie au hasard ne dresse pas un portrait qui vaille, vous le savez sûrement.

jackwood,

Hahaha ! Quel farce. Le Québec s`est amélioré face aux Américains grâce à l`Ouest Canadien qui exploite ses ressources et qui partage ses revenus avec l`ensemble des Canadiens dont les Québecois.

Les ressources naturelles sont de compétence provinciale et sujet aux caprices du marché.

Du n’importe quoi pour justifier notre dépendance au ROC.

Et dans cet extrait, le mot en majuscule est de trop…

J’en ai parlé ici,(…) c’est dire que le boom pétrolier des autres provinces A a détruit, en cinq ans seulement, au Québec, 55 000 emplois manufacturiers.

«J’applaudis à deux mains» nous dit notre blogueur, marquant ainsi, semble-t-il qu’il applaudit avec beaucoup de ferveur.
Pourtant, le Grand Robert définit ainsi applaudir:
«Battre des mains en signe d’approbation, d’admiration, ou d’enthousiasme.»
Par définition, donc, c’est avec les 2 mains que l’on applaudit. Un peu de rigueur, Monsieur Lisée, cette façon pléonastique de s’exprimer met votre démonstration KO et donne évidemment raison à la droite. Allez donc voir le Grand Bob.!!!

N’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Encore plusieurs «dépendantistes» sur ce blogue qui ne comprennent rien à rien aux arguements énoncés tant par M. Coiteux que M. Lisée. Vraiment décourageant de voir étaler une si grande étroitesse d’esprit.

Vous avez raison : Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois.

La droite prétend que les sportifs (10 heures d’entraînement par semaine) sont plus en forme que les sédentaires (10 minutes par semaine). Or, une nouvelle étude irréfutable vient de sortir qui prouve hors de tout doute que si les sédentaires s’entraînaient autant d’heures que les sportifs, les sédentaires seraient aussi en forme, voire plus, que les sportifs. Car, en effet, pour avoir plus de temps libre avec leurs familles et une meilleure qualité de vie, les sédentaires ont choisi de réduire le temps consacré à l’exercice physique.

La droite ment, encore une fois!!!

En passant, vous interrompez beaucoup moins souvent le vendredi qu’avant, en fait depuis que les taux de chômage n’évoluent pas comme vous voulez?

Le billet de Jean-François montre que le billet de Martin est à la fois un mélange de données statistiques réelles et de prémisses idéologiques sans compter les lieux communs de l’économie néo-libérale. Le billet de Jean-François est aussi composé d’un mélange de points de vue et de statistique, mais le billet de Martin se veut une communication de la science économique alors qu’il ne s’agit que d’une opinion, comme celle de Monsieur Lisée. Non, la science économique n’est pas une science dure mais une science qui porte en elle avant toute chose des prémisses politiques et idéologiques. L’autre jour à la radio de Radio-Canada on demandait à un économiste ( de l’institut économique de Montréal ( quoi d’autre?) ce qu’il entrevoyait comme issue à la grève étudiante!? Comme les météorologues les économistes sont devenus des prophètes que l’on utilise à toute sauce. Le problème est que pour ceux qui sollicitent leur avis, leur prophétie tien lieu de science. Le problème aussi est qu’ils sont de très mauvais prophètes.

@philippe et Zenobias

Je cite Lisée dans son livre:*Comment mettre la droite K.-0.* pages 26-27

Les Québécois de la classe moyenne ont un niveau de vie supérieur à celui des Ontariens…

Il faut tenir compte des différences du coût de la vie entre les Québec et ses voisins.

Ensuite, la richesse est moins bien répartie. Lisée, citant le réputé économiste Pierre Fortin, des *lucides* écrit:*C’est net, les familles québécoises ont un niveau de vie supérieur aux familles ontariennes. Elles peuvent donc s’acheter davantage de bien et de services que leurs voisines*

À quand votre passage à Téléquébec? Les québécois auraient bien besoin de vous entendre et Radio-Canada n’est pas une société d’état indépendante…

Faudrait-il que la note en petit caractère soit en lettres capitales et en gras soulgné pour que les pisse vinaigre présents dans cet espace comprennent quelque chose ?

Autrement il faudra comprendre pour eux qu’ils sont de mauvaise foi.

Et pour ceux et celles s’il y en a que ça fait dresser le poil sur les bras et sur les jambes, sachez bien que notre indépendance, quoique vous en pensiez, on l’aura.

Et cela en vertu même du principe énoncé par Robert Bourassa le 22 juin 1990 :

«Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement»

Cela peut-il être plus clair ?

La question se pose est-ce que les américains sont toujours propriétaires de leurs entreprises? Quelle est la part de celles-ci qui appartient a des intérêts Chinois… Britaniques.
La Chine fabrique mais aussi la Chine achète. Quand on pointe les entreprises américaines qui ferment au Canada et retournent aux états_unis sont-elles vraiment la propriété des américains? En plus d’être un financier important de l’état américain, la Chine se porte acquéreur de nombreuses entreprises au États-unis, en Australie, en Europe, mais aussi au Canada. On doit s,approprier un pourcentage minimal de toute entreprise »Canadienne » pour s,assurer de les garder ici et qu,elles profitent aux gens d’ici. On doit au lieu d,avoir des syndicats, avoir des coopératives de travail(35%) partenaire de l’entreprise qui les emplois, participer aux décisions, participer aux profits. Et avoir des investissements fonds d’investissement d’ici(35%) pour s,assurer que la richesse restent ici et est réinvestie ici. Exiger que les ressources brutes soient transformées ici et servent a approvisionner nos marchés avant d,exporter les surplus. On a intérêts a se souder avec les autres provinces et territoires pour soutenir notre développement et assurer le développement de notre autonomie par rapport au reste du monde, mais aussi chaque province et territoire en comptant sur le marché canandien pour développer sa richesses.
Combien de mines, de terres, d’entreprises de fabrication (rio tinto, maytag etc etc) sont devenues propriétées d’intérêts Chinois (on a pas oublié aussi que Hong Kong en chine était propriété d’intérêts Britaniques).
On peut s,en faire un partenaire mais pour assurer notre autonomie on doit établir des règles qui imposent que 70% soit la propriété des gens d’ici et que ces mêmes entreprises aient l’obligation d’investir ici en majorité et non à l’étranger. Qu’ils n’aient pas le droit de vendre a des étranger leur entreprises.

@ jackwood

Allez donc étudier un peu d’histoire. Sa vous éviterais d’écrire des conneries.
C’est le Québec et l’Ontario qui ont mis au monde l’Ouest. C’est le Québec et l’Ontario qui ont financés à coup de milliard l’exploitation des hydrocarbures de l’Ouest. De plus il faut ajouter le BS qu’on leur a donné pendant des décennies pour leur blé.

Pour ce qui est de la péréquation, il y a huit provinces qui en reçoivent.

=========

En fait les droitistes de la petite droite n’ont pas grand chose à dire sur la comparaison Québec US. Stupidités sur la péréquation ce qui n’a aucun rapport, sur la migration, et des références un type de l’IEDM qui n’a pas été capable de s’expliquer la dernière fois.

Un des arguments qui revient souvent est la fiscalité. Un exemple:

Pourquoi les Québécois ont-ils moins d’argent dans leurs poches?
Y.L. : Parce que le Québec est la province la plus taxée du Canada. En fait, les contribuables québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord. Pour chaque dollar gagné, entre 40 et 45 sous vont dans les poches de l’État. (Yanick Labrie de l’IEDM)

Les seniors de l’économie, payés pour désinformer et mentir par omission, nous disent que nous sommes plus taxés que les É.U. et que c’est pour cela que nous sommes plus pauvres. Be oui! Be oui!
Par contre ils omettent de dire que les gens aux É.U. ont des assurances maladie à payer en plus de leurs impôts. C’est environ 4 000$ per capita que sa coûte.* Imaginez la prime pour une famille de quatre, Les garderies en plus, les assurances autos plus cher etc.

Des tricheurs professionnels.

*Il y a les les frais de santé payés par le gouvernement en plus.

Tout ça grâce à la péréquation en provenance de l’Alberta et des provinces dont les résidents travaillent plus et prennent moins de vacances que nous. Grâce, aussi, aux Québécois qui travalllent en Alberta et ramène au Québec leurs épargnes. Belle argumentation en faveur du fédéralisme, M. Lisée.

L’hypothèse des heures travaillées que fait Lisée est absolument ridicule. D’ailleurs M. Coiteux fait la démonstration dans son dernier billet.
Par ailleurs le Lisée a délibérément omis de mentionner la piètre performance du chômage au Québec qui stagne à 8.4%, derrière les Etats-Unis (8.3%), l’Ontario (7.6%) et le Canada (7.4%). Oh la la.

@Eric (7)

Vous avez vu la réponse que Coiteux a ajouté après avoir été pris en défaut sur son calcul de la dette nette? Ça sonnait comme quelqu’un qui s’est fait prendre mais qui veut détourner le débat pour ne pas l’admettre. Pas très sérieux son affaire…

« C’est pourquoi il est plus sain, comme Pierre Fortin et moi le faisons, de retirer le 1%, le 5% et le 10% les plus riches, pour obtenir une vision juste de la comparaison. »

Il faut donc enlever la vache à lait du gouvernement pour montrer que le QUébec est mieux.

Bonjour Jean-François,

Je t’invite en même temps que les lecteurs de ton blogue à prendre connaissance de mon point de vue d’économiste sur cette question des heures travaillées:

http://martincoiteux.blogspot.com/2012/03/larithmetique-des-heures-travaillees-et.html

Bonne lecture.

Dans son billet, Martin offre une démonstration de la difficulté d’établir un point de comparaison statistiquement satisfaisant entre le temps de travail de deux nations. Il en conclut cependant que lui et moi travaillons davantage que l’américain moyen. Voici ma réponse:

En effet, Martin, tu me fais même travailler le samedi !

Mais enfin, je n’ajoute que quelques remarques.

Comme dans tes commentaires précédents, tu omets d’indiquer que mes conclusions sont tirées de calculs faits par un économiste de renom, Pierre Fortin.

C’est lui que je cite sur l’opportunité de faire un ajustement avec les heures travaillées. Voilà donc un économiste qui est en désaccord avec toi. Ce serait plus rigoureux, il me semble, de le mentionner, plutôt que de laisser entendre que tu es un économiste débattant avec un journaliste.

Mais même le généraliste que je suis accepte l’idée que l’application d’une moyenne d’heures travaillées (12,8%) n’est qu’une… moyenne.

Et il serait plus juste de pouvoir ajuster la différence d’heures travaillées pour chaque tranche de revenu. Ces données ne sont malheureusement pas à notre disposition.

En leur absence, l’économiste Pierre Fortin applique la moyenne.

On peut arguer, comme tu le fais, que la totalité de ce 12,8% n’est pas volontaire. Alors, quelle part l’est ? Tu ne le sais pas. Pierre Fortin, lui, déduit du comportement historique des Québécois face au temps de travail qu’il s’agit d’un choix.

Une chose est certaine, la part de temps libre en plus qu’utilisent volontairement les Québécois n’est pas de 0. C’est pourtant ce que tes calculs, non corrigés pour le temps de travail, affichent.

C’est pourquoi il n’est pas absolument certain que le 12,8% de Pierre Fortin soit exact, mais il est absolument certain que ton 0% est inexact.

Bien cordialement,

Jean-François

@Philippe,

lorsque vous vous en prenez à quelqu’un, et que vous nous soumettez plein de statistiques, pourriez-vous avoir l’obligeance de nous citer vos sources.
J’ai cherché certaines de ces informations chez Statistique Canada et dans les derniers budgets fédéraux et provinciaus et je n’ai vu rien de tels.
Il faudrait que je valide auprès de Statistiques Québec, mais le temps m’a manqué.

Quand les travailleurs et les retraités vivent plus pauvrement que les prisoniers et les asistés sociaux, il y a des choses qui doivent changer.

Merci d’avoir travaillé même un samedi Monsieur Lisée!

Votre article déja m’avais rendue heureuse, de par son éloquence et sa clarté. Votre réplique à M. Coiteux m’accroche un sourire au lèvre pour la journée…

Bonne fin de semaine, vous l’avez amplement méritée!

@Lisée
Si vous avez commencé à travailler à 10 ans, vous étiez dans l’illégalité.

@david
«Donc dans le Québec indépendant de Landry, notre monnaie aurait été à parité avec le dollar US i.e. nous aurions utilisé du jour eu lendemain une devise très forte. »

Quelle énormité! Adopter le dollar US alors que la piasse est à 73 cents US ce n’est pas du tout le faire à parité!

Regardez ce qui c’est passé en Europe. Lorsqu’on a adopté l’euro, on a fixé une date précise et on a pris le taux de change cette journée là.

Donc, avec une piasse à 73 cents US, ben si on avait 10,000 piasses en banque, le lendemain on aurait eu 7,300 US et non 10,000 US. Voilà. C’est comme que ca marche

Ça me fait toujours sourire de voir certains (souvent les mêmes) entrer en transe à l’idée que leur petite argumentation patiemment tricotée règlera définitivement son compte à monsieur Lisée. C’est un sentiment d’euphorie que connaissent tous les gérants d’estrade.

Je viens de voir quelque chose sur le site de HEC Montréal.

Martin Coiteux:
M.A.(Economics), Queen’s
Doctorat (sciences politiques), Institut universitaire de Hautes Études Internationales, Genève

Je ne comprends pas qu’il signe Économiste. Ne devrait-il pas signer politicologue? (bien qu’il ait aussi une formation en Économie).

Je comprends un peu mieux pourquoi les chiffres diffèrent de ceux du Professeur émérite Pierre Fortin (Doctorat en Économie de Berkeley), ceux du Fiscaliste Luc Godbout (Doctorat à l’Université d’Aix-Marseille III), de ceux qu’amenait Jacques Parizeau ( Doctorat de la London School of Economics). et finalement un autre détracteur fidèle Jean-Martin Aussant d’Option Nationale ( Doctorat en analyse économique, Universitat Autònoma de Barcelona, Catalogne, Espagne et ancien VP Morgan Stanley Londres et gestionnaire principal de portefeuille chez PSP). Le seul que je vois appuyer les dires du profs Coiteux est notre Éric Duhaime national et on s’entends que pour avoir une maîtrise en administration publique de l’ENAP, tu peux faire tout le programme sans faire de cours poussés en économie, fiscalité ou mathématiques…

@David

J’ai lu votre commentaire, qui supposément aillait détruire l’argumentaire de M. Lisée et tout ce qu’on peut y lire n’est que manipulation, mensonge et démagogie. L’ensemble de votre argumentaire est plutôt facile à démolir.

Allons-y!:

« -Le billet à pour titre: “Confirmé: Le pouvoir d’achat québécois supérieur à l’américain!”

Comme si le pouvoir d’achat était un synonyme de richesse. Franchement ridicule comme affirmation »

J’ai beau relire le titre, je n’y vois qu’une affirmation: «Confirmé: le pouvoir d’achat québécois supérieur à l’américain». Où, diable! voyez-vous dans ce titre que M. Lisée affirme que le Québécois est plus riche?

Maintenant, 99% des Québécois sont-ils plus riches que 99% des Américains? Puisqu’il est démontrer que 99% des Québécois, à heures de travail égales, ont un revenu plus élevé que 99% des Américains, et puisqu’il est confirmé que les Québécois ont un pouvoir d’achat plus élevé que les Américains, on peut maintenant dire que OUI 99% des Québécois sont plus riches que 99% des Américains.

« C’est honteux parce que quand Lisée dit que les Québécois travaillent moins par choix, il traite les Québécois de paresseux. »

Ce qui est honteux, c’est votre démagogie à deux cents! Affirmer que les Québécois préfère travailler moins pour profiter de leur vie sociale, de leur famille, etc. ne veut pas dire qu’ils sont paresseux. Loin de là. Ça semble être de la projection votre affaire. Vous! Vous déduisez que ceux qui font le choix de travailler moins sont paresseux. Vous, vous accusez les Québécois de paresse en prétendant, de façon hypocrite le contraire.

« c’est le modèle qui leur a été imposé qui décourage le travail. »

Grand mythe qui n’a jamais, jamais, jamais, jamais été expliqué.

« C’est comme si j’affirmais qu’une personne gagnant 20$/heure et qui travaille 10 heures par semaine est plus riche qu’une personne gagnant 10$/heure, mais qui travaille 40 heures par semaine… Qui est assez bête pour défendre ça sinon la gauche ? »

Qui est assez bête pour croire que ceci est un argument intelligent, sinon la droite?

Votre « argument » ne tient pas la route parce que vous prenez deux positions à l’extrême et non représentatif du sujet pour affirmer votre point.

Les Québécois ne travaillent pas 10 heures/semaines, mais 40 heures semaines. Votre exemple n’est qu’une grossière extrapolation. Les Québécois travaillent 40hr/sem., les Américains environs 45hr/semaine et malgré tout, ils font un revenu similaire. Comment pouvez-vous défendre l’idée que les Américains sont plus riches?

« Ensuite Lisée continue de s’enfoncer a défendant l’idée qu’il ne faut pas considérer les riches Américains dans les calculs.

Pourtant les 5% d’Américains les plus riches payent près de 60% des impôts totaux, au Québec c’est moins de 35%. »

Lisée supprime les riches Américains ET les riches Québécois pour comparer des pommes avec des pommes. Le reste de votre argumentation, étant basée sur « l’oubli » de ce détail, est complètement erronée.

« Lisée parle des largesses du fédéral envers les provinces pétrolières. Quelle affirmation ridicule. »

Faux! Lisée affirme que le fédéral a aider à booster l’économie de l’Alberta en subventionnant le pétrole, que le fédéral a boosté l’économie de l’Ontario en subventionnant l’industrie automobile, que le fédéral boost présentement l’économie des maritimes avec l’industrie navale. Pendant ce temps, le fédéral ne contribue aucunement à alimenter une industrie quelconque au Québec.

Les statistiques sur les transferts fédéraux/provinciaux ne démolit aucunement ce que Lisée avance. Mais même dans votre argumentation, vous n’avez pas l’honnêteté de mentionner que le Québec est la 4e province sur dix à recevoir le moins du fédéral. Seul l’Ontario, l’Alberta (aidé par les subventions fédérales qui boost leur économie) et la Colombie-Britannique fait mieux.

« Lisée revient à la charge avec son argument fumeux de la maladie hollandaise. Lisée ignore-t-il qu’au début des années 90, Bernard Landry voulait qu’un Québec indépendant utilise le dollar américain ? À cette époque un dollar canadien ne valait que 73¢ US. […]nous aurions utilisé du jour eu lendemain une devise très forte. […] J’en conclus que la fameuse « maladie hollandaise » n’est qu’une excuse. »

Est-ce que M. Lisée est M. Landry? Est-ce que tous les indépendantistes sont M. Landry? Landry, c’est Landry. Si Landry vient parler de la maladie hollandaise, vous pourrez dire que Landry prend une fausse excuse. Attribuez une idée de Landry à tous les indépendantistes est de la démagogie de bas étages.

« Le Québec je n’en veux pas. On est meilleur que ça. Je ne veux pas vivre dans une province qui se satisfait d’un prix de participation. »

Eh bien! Allez-vous en loin et préoccupez-vous pu de nous si vous trouvez le Québec si minable. Parce que votre modèle extrémiste, on en veut pas au Québec. Même les Américains ne veulent pas de votre État minimaliste! Ça n’a jamais marché et ça ne marchera jamais!

@ Doc

Adopter la devise US dans un Québec souverain revient à dire que le dollar canadien (la devise qui était utilisé) veut la même chose que le dollar US (celle qui sera utilisé) donc la mise en place de la parité.

Quand Landry a dit qu’il voulait le dollar US dans un Québec souverain, personne ne disait que l’utilisation d’une devise plus forte allait ruiner le secteur manufacturier.

« @Lisée
Si vous avez commencé à travailler à 10 ans, vous étiez dans l’illégalité. » (Doc)

Dans ce cas une bonne partie du Québec a travaillé dans l’illégalité dont moi avant 10 ans et mon fils à douze ans.

@ David

« Comme si le pouvoir d’achat était un synonyme de richesse. Franchement ridicule comme affirmation. L’Alberta, l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Manitoba ont tous un pouvoir d’achat inférieur au Québec, mais le revenu des citoyens de ces provinces, même si l’on tient compte de la différence de pouvoir d’achat, est supérieur, et de beaucoup, à celui des Québécois. »

Relisez votre paragraphe, sa ne se tient pas debout. Celui qui a le moyen de se payer 2 Mercedez payé cash n’est pas plus riche que celui qui n’a que le moyen d’en acheter une selon vous.

Est-ce que c’est avec cela que vous voulez démolir jfl.

David vous vous surpassez mon cher Monsieur. Vous trouvez toujours le tour d’en sortir une meilleure, malgré que quand vous avez affirmé que les libertariens se situaient politiquement à l’extrême centre, c’était dur à battre.

Inutile de lire plus loin.

Vraiment m. Lisée vous aimez bien les demi vérité ( c’est normal pour un séparatiste)
Premièrement lorsque vous parlez des subvention vous oubliez de parler des milliards donner à l’industrie aérospatial et à l’industrie pharmaceutique du Qc.
Deuxièmement vous auriez préféré qu’ottawa flambe encore des milliards dans la Mill devi pour satisfaire votre nombril? Belle mentalité nous avons déjà trop perdu dans la Devi alors merci on conservateur d’avoir stopper l’hemoragie
Troisièmement que proposez vous pour contrer un dollars fort? In peso québécois cubain?
Quatrièmement vous dite que le Québec reçoit dans la moyenne canadienne mais vous oubliez de dire que puisque l’on n’est une province on paye beaucoup moins que les autre donc en résumé on peu dire que l’on reçoit plus

Youlle vous vous adressez inutilement au commentaire 53.

Quand la seule force des arguments résident dans l’insulte, c’est très juvénile comme attitude et il devient inutile d’en souligner la faiblesse parce que cela ne peut avoir aucun effet.

Sauf si l’individu en question est intelligent et que par hasard il aperçoit le reflet de son visage dans un miroir. En se brossant les dents par exemple où en rasant sa barbe…

Alors là, malgré le ton affirmatif il sait qu’il se trompe et ne trompe personne. Sauf lui-même…

C’est amusant, je viens de m’apercevoir qu ‘un autre internaute , du même nom que moi, à écrit sensiblement les même reproche que moi même avec encore plus de détail c’est réconfortent de voir que je ne suis pas seul a voir les demi vérité véhiculé depuis trop longtemps déjà par les separatistes

@ Sébastien #46

Merci pour votre post. Enfin, une démonstration mathématique du monstre obscur qu’est l’économie!

Étant moi-même un utilisateur de SAGE, je me promets de lire plus à fond votre blogue (qui me semble très intéressant)

@ David #49

David même si vous ne savez pas quoi écrire, lâchez le dollar américain et Landry.

Le pétrole de l’Ouest a fait augmenter la valeur du dollar canadien c’est un FAIT incontestable que personne ne peut nier et la raison de l’augmentation est la maladie hollandaise.

Ce mal hollandais a fait augmenter les salaires québécois d’environ 30 % par rapport aux salaires américains et vous dites que c’est une excuse. Ho wow wow! C’est à cause de cette hausse, due au mal hollandais, que l’industrie manufacturière moins compétitive a perdu plus de 50 000 emplois.

Ce que tu n’est pas capable de comprendre comme apprenti journaliste économique est que ce n’est pas la valeur forte de la devise qui à foudroyé l’industrie au Québec, mais la fluctuation vers le haut, c’est-à-dire pour que tu comprenne le changement de valeur.

Si avant ce changement de valeur du dollar le Québec avait eu sa monnaie ou une autre il n’aurait pas été touché et serait plus riche aujourd’hui. Pas pour rien que la Chine ne veut pas toucher à la valeur de sa monnaie présentement, même si sa choque les USA.
=============

L’euro vaut plus cher que le le dollar canadien. Si je change mes dollars pour des euros, je ne serai pas moins riche ni plus riche. Si l’euro fluctue c’est une autre affaire.

C’est ça que vous n’êtes pas capable de comprendre.

« Grand mythe qui n’a jamais, jamais, jamais, jamais été expliqué. »

Dirigeons la question vers toi : si on te prenait 53% de ton salaire imposable EN PLUS de l’impôt des société à 2 niveaux, serais-tu encouragé à travailler aussi fort?

« Ça n’a jamais marché et ça ne marchera jamais! »

Ça n’a jamais été essayé; tu as une boule de cristal?

Lisee,tu fais pas le poids devant Coiteux avec ton economie de secondaire 1.Sois serieux, les Quebecois sont majoritairement ignare en economie mais la tu depasses les bornes.

@ Youlle

Soupir…

Prenons l’Alberta, la province avec le plus haut coût de la vie par rapport au Québec (un facteur de 1,09).

Le revenus des Albertains, ajusté au coût de la vie des Québécois est de 52 632$ contre 45 275$ pour le Québec.

Capiche ?

Pour l’adoption du dollars US dans un Québec souverain, cela impliqué qu’il y aurait eu une floculation vers le haut par rapport à la valeur de la devise qui était utilisé auparavant.

Pourtant, Landry n’a jamais dit que l’utilisation d’une devise plus forte allait ravager le secteur manufacturier.

CQFD.

« Dirigeons la question vers toi : si on te prenait 53% de ton salaire imposable EN PLUS de l’impôt des société à 2 niveaux, serais-tu encouragé à travailler aussi fort? »

Si ça, ça vous décourage à travailler, c’est vous qui avez un problème de paresse.

« Ça n’a jamais été essayé; tu as une boule de cristal? »

Des années 1800 à 1930, le rôle de l’État se résumait à la Justice, la Défense (police et armée) et le chemin de fer (routes).

Pas mal le système capitaliste à État minimaliste que vous souhaitez. Et ce système n’a pas fonctionner, les populations étaient surexploités et pauvre, la qualité de vie était médiocre.

Ce système ne peut pas fonctionner, son fonctionnement même mène à sa propre destruction.

« Si ça, ça vous décourage à travailler, c’est vous qui avez un problème de paresse »

ou toi qui en a un de masochisme

» les populations étaient surexploités et pauvre, la qualité de vie était médiocre. »

exploité par qui? comment? et qualité de vie était médiocre par rapport à qui ou quand?

« Ce système ne peut pas fonctionner, son fonctionnement même mène à sa propre destruction. »

les « théories » de Marx ont faites fois été montrées comme fausse. Tu devrais lire Ludwig Von Mises un peu

@ Jean-François Lisée (# 41):

« Comme dans tes commentaires précédents, tu omets d’indiquer que mes conclusions sont tirées de calculs faits par un économiste de renom, Pierre Fortin.(sic)

En fait Monsieur Lisée, vous n’êtes finalement qu’un vulgaire intermédiaire entre deux professionnels.

Vous êtes de trop.

Tassez-vous et laissez les grands discuter entre eux SVP!

En plus, Monsieur Coiteux qui vous re-répond et taille en pièces votre « modèle » que personne n’imite…encore une fois:

http://martincoiteux.blogspot.com/2012/03/richesse-relative-des-canadiens-des.html

C’est poignant, presque pathétique de vous voir vous faire dépecer comme ça, en petits morceaux au vu et au su de tous vos « élèves ».

Vous devriez vous en tenir à ce que vous connaissez et demeurer loin de l’économie que, de toute évidence, vous maîtrisez plutôt mal.

Si jamais vous vous présentez au Parti québécois (dans Rosement?) et que celui-ci est élu, j’ose espérer que Madame Marois aura l’intelligence de vous tenir éloigné du Ministère des Finances ou de celui des Revenus…

@Charest,Jean #60
Et qu’en est-il de de l’économiste Pierre Fortin qui partage le même avis que monsieur Lisée sur le sujet?

« si on te prenait 53% de ton salaire imposable »

Le revenu peut être constitué du seul salaire mais aussi comprendre une foule d’autres sources… de revenu. Il serait donc préférable d’utiliser la notion de revenu plus englobante que celle de salaire.

La citation laisse croire que 53% du revenu imposable est prélevé par le fisc. On fait probablement référence ici au taux marginal d’imposition qui ne s’applique que sur la tranche supérieure du revenu imposable. En additionnant celui du Québec et du fédéral, on obtient un taux marginal d’imposition de 48,2% pour un revenu de 150 000$ et plus.

Mais si on veut connaître la proportion de notre revenu imposable total effectivement payé en impôt, il faut regarder le taux moyen d’imposition. En additionnant celui du Québec et du fédéral, on ne dépasse pas 36,9% pour un revenu de 150 000$ et plus. On est alors loin du 53% dont il est fait mention dans la citation.

@Sandra Lefebvre

Voici le lien de l’Institut de la statistique du Québec ( Gouverenment du Québec):
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap5.pdf

@Daniel Magnan

Nous aurions plus de services au Québec et cela expliquerait la différence de 3000 $ ?

Il ne fut pas oublier que le 3000 $ n’inclut pas les 2100 $ par habitant que nous reçevons par la péréquation. En tant que Québécois nationaliste, cela ne me réjouit pas !

Nous aurions plus de services et cela expliquerait pourquoi nous avons des revenus moindres ?

La santé et l’édication accapare environ 70% du budget total de l’État québécois et ce pourcentage ne cesse d’augmenter.

Or, le système de santé québécois est plutôt médiocre et il se classerait 9ième au Canada juste devant Tere-Neuve.

«Mon évaluation du système de santé du Québec est fondée sur sa performance comparée à celle des autres provinces canadiennes et à d’autres pays développés ainsi que sur son évolution au cours des dernières années.

Il faut reconnaître que, comparée aux autres provinces canadiennes, la performance du système de santé québécois est maintenant faible sinon très faible. L’Indice-santé Canada classe le Québec au huitième rang des provinces quant à la performance globale de son système de santé. Le Québec obtient un score total très près de celui de Terre-Neuve qui occupe la dernière place.

D’autres évidences proviennent des récentes enquêtes effectuées par le « Commonwealth Fund » auprès de la population et auprès des médecins de première ligne. Selon l’enquête faite auprès de la population, le système de santé québécois se classe parmi les plus performants sur deux des onze composantes analysées, dans la moyenne des provinces sur une composante et parmi les systèmes les moins performants sur les huit autres composantes. Les médecins portent un jugement encore plus sévère. Selon eux, le système de santé québécois se classe parmi les moins performants des provinces canadiennes sur toutes les composantes des systèmes de soins analysées.

Il faut aussi admettre qu’il est loin le temps où le Québec pouvait se vanter, possiblement à juste titre, d’avoir le meilleur système de santé du monde. Il faut reconnaître que, comparée à plusieurs pays, la performance du système québécois est faible sinon très faible. L’équivalent de l’Indice-santé Canada existe dans 30 pays européens. L’Indice-santé Euro-Canada classe le Canada au 28e rang des pays quant à la performance globale de son système de santé. Sachant que le système québécois se classe parmi les moins performants des provinces canadiennes, il est facile d’imaginer sa place en comparaison de ces 30 pays.»

http://www.eve.coop/?a=115

Les droits de scolarité sont très bas comparativement aux autres provinces.
Selon mes calculs, il y aurait une différence d’environ 200 $ par habitant sur le revenu moyen si l’on s’ajustait à la moyenne canadienne.

Les CPE ? Voilà un service que l’on aurait pu offrir en subventionnant directement les parents au lieu de nationaliser une partie des garderies. La CSN est la grande gagnante de la création des CPE. La CSN a augmenté ses effectifs et,bien entendu, elle préfère négocier les conditions de travail avec le gouvernement..

Selon mes calculs, le service de garde et les CPE aurait une incidence d’environ 150 $ sur le revenu par habitant. Pour votre information , je contribue financièrement aux CPE sans pouvoir obtenir de places dans un CPE à 7 $. Mes enfants vont dans une garderie en milieu familial (25 $) car il n’y a pas de places disponibles.

Bref, nous sommes loin du compte! Le Québec est une province pauvre même en incluant les services offerts aux citoyens. Le constat est affligeant et sans équivoque, même si vous ne voulez pas voir la réalité. J’inclus aussi Jean-François Lisée dans ma dernière remarque.

« exploité par qui? comment? et qualité de vie était médiocre par rapport à qui ou quand? »

Évidemment, pour vous travailler 65 heures/semaines, faire travailler 12 heures/semaines des enfants, avoir des salaires qui suffisent à peine à se payer du pain, pour vous ce n’est pas de l’exploitation et ce sont des qualités de vie extraordinaire.

À la manière des antisémites qui nient l’existence de l’holocauste, vous niez la qualité de vie médiocre de la population dans les années 1800 à 1930.

« les “théories” de Marx ont faites fois été montrées comme fausse. Tu devrais lire Ludwig Von Mises un peu »

Je vais vous relancer les mêmes arguments que vous m’envoyer. Le modèle que Marx souhaitait n’a jamais été mis en place, jamais.

Et évidemment, le communisme de Marx ne fonctionnera jamais, tout comme l’État minimaliste ne fonctionnera jamais.

Parce que les extrêmes politiques ne peuvent fonctionner, car ils tombent dans l’excès et… l’extrémisme.

Pour finir, voici une petite blague russe:

De 1917 à 1990, vous avons appris, nous les Russes, que tout ce que Marx a écrit à propos du socialisme était un mensonge. Depuis 1991, nous avons compris que tout ce qu’il a écrit au sujet du capitalisme était vrai!

@ François 1 #64

C’est vous Monsieur François premier qui devrai retourner laver la vaisselle pour vos problèmes de lecture.

M. Coiteux ne dit quelques mots sur le sujet qui approuve Pierre Fortin.

Allez op au lavage, vous vous mêlez de choses trop sérieuses pour vous.

@François2000
Sachez que le pléonasme est une figure de style pour renforcer une idée, une opinion, etc. On comprend l’idée derrière l’expression «applaudir à 2 mains», mais de toute évidence votre jeune esprit n’a pas la maturité qu’il faut pour en saisir la nuance. Alors, inutile d’en discuter avec vous.

@ joseph

Peut-être que ceux qui critiquent le Québec sont ceux qui aiment vraiment le Québec car ils ne se contentent pas de la médiocrité confortable du fond du classement…

« Évidemment, pour vous travailler 65 heures/semaines, faire travailler 12 heures/semaines des enfants, avoir des salaires qui suffisent à peine à se payer du pain, pour vous ce n’est pas de l’exploitation et ce sont des qualités de vie extraordinaire. »

– les gens avaient des boulets aux pieds?
– le fait que le commerce international n’était pas encore développé n’a absolument aucune incidence?

« vous niez la qualité de vie médiocre de la population dans les années 1800 à 1930. »

par rapport à quand?

« Le modèle que Marx souhaitait n’a jamais été mis en place, jamais. »

Oui, et ce fut un échec monumental. Le communisme est économiquement impossible

Je trouve ridicule que ce journaliste crache ainsi 25 fois sur la Droite. Je suis de droite et souverainiste. Je ne peux que constater que probablement le PQ cible désormais plus la droite comme adversaire que le Canada.

Je ne vois pas comment on fera l’indépendance si vous cherchez à créer une guerre entre québécois. C’est un « Gaza » qui nuira encore à la cause.

Le PQ est souverainiste selon ce qu’on dit.

Je suis de droite.

Vous êtes de gauche.

Le PQ est de gauche et ANTI-DROITE et anti québécois de droite.

Bref le PQ me rejette.

Ce sera la guerre car vous la réclamez. Les anglos vont se régaler de voir notre conflit autour de Gaza.

On peut faire dire n’importe quoi en jouant avec les chiffres. Même Cuba la gauche nous la cite comme modèle.

« – les gens avaient des boulets aux pieds? »

À l’époque, c’était ferme ta gueule pis travaille. Tu voulais pas travailler 60 heures, tu te faisais mettre à porte et te retrouvait sans salaire.

Quand t’as une famille à nourrir, habiller et loger, c’est bien pire qu’un boulet que tu as au pied!

« le fait que le commerce international n’était pas encore développé n’a absolument aucune incidence? »

Aucune. La société avait les ressources nécessaires pour faire bien vivre tout le monde, mais ces ressources étaient accaparés par de riches propriétaires qui avaient une meilleur vie à l’époque que la classe moyenne occidentale peut avoir aujourd’hui.

« par rapport à quand? »

Par rapport à toujours! Manger du pain noir tous les jours, partagez la même eau de bain entre 6 personnes, faire ses besoins dans une chaudière que l’on vidait par la fenêtre, vivre à 6 dans un appart de 5 mètres par 5 mètres est une qualité de vie médiocre peu importe l’époque.

Surtout lorsque les patrons de ces gens vivaient dans de grandes maisons et avaient de grands domaines.

« Oui, et ce fut un échec monumental. Le communisme est économiquement impossible »

Non, il n’a jamais été mis en place. L’URSS, Cuba, la Corée du Nord, la Chine, ce n’était pas le communisme tel que pensé par Marx.

Il n’a jamais été mis en place, car il est socialement, politiquement et économiquement impossible de mettre un idéal aussi extrême.

C’est la même chose avec votre modèle libertarien. Il est socialement, politiquement et économiquement impossible.

Il faut un peu de tout pour faire un monde, pour tenir un équilibre sereine. Vous ne semblez pas encore l’avoir compris.

@ Kevin (# 74):

« Non, il n’a jamais été mis en place. L’URSS, Cuba, la Corée du Nord, la Chine, ce n’était pas le communisme tel que pensé par Marx. »

Dieu merci!!!

Avec leurs centaines de millions de morts et de prisonniers politiques, qu’est-ce que ça aurait été s’il eût fallu qu’ils l’appliquent intégralement, votre communisme.

Le SEUL système qui puisse fonctionner? Le capitalisme!!!

Il fonctionne depuis la nuit des temps et fonctionnera encore longtemps après que le socialisme centralisateur et tentaculaire aura disparu.

« À l’époque, c’était ferme ta gueule pis travaille. Tu voulais pas travailler 60 heures, tu te faisais mettre à porte et te retrouvait sans salaire. »

pourtant, selon ce que je lis, les gens se sont précipités dans les usines.

« “le fait que le commerce international n’était pas encore développé n’a absolument aucune incidence?”

Aucune »

donc, le fait que chaque pays produisait pour soi-même – et donc très peu – n’avait aucune influence sur la richesse? Vite, fermons les frontières du QUébec et construisons des serres en masse pour produire des bananes et des oranges!!

» mais ces ressources étaient accaparés par de riches propriétaires »

cet accapparement est UNIQUEMENT attribuable à l’intervention du gouvernement. autrement, les moyens de production ne sont que dans les mains de ceux qui peuvent le mieux répondre aux clients

« Par rapport à toujours! »

Donc, le fait que les gens pouvaient s’acheter de tout à meilleur marché n’a pas amélioré leurs conditions?

« Il n’a jamais été mis en place, car il est socialement, politiquement et économiquement impossible de mettre un idéal aussi extrême. »

Non, parce qu’il est économiquement non viable

« Il faut un peu de tout pour faire un monde, pour tenir un équilibre sereine. »

le gouvernement nuit TOUJOURS à cet équilibre

@David no71

je ne crois pas que tu me poserais cette étrange question si tu avais lu le billet de jean-francois lisée intitulé « Confirmé: Le pouvoir d’achat québécois supérieur à l’américain! »…

« l’idée fédérale »…. non mais franchement david, si tu crois ce qui sort de cette boîte, on jasera pas longtemps.

@ joseph

Non seulement j’ai lu le billet mais je l’ai démoli point par point dans mon commentaire #18.

« – le fait que le commerce international n’était pas encore développé n’a absolument aucune incidence? » (lemoutongris)

Pas trop fort en histoire pour quelqu’un qui dit avoir un BAC.

Le commerce international existait bien avant la découverte le l’Amérique par Colomb.

« pourtant, selon ce que je lis, les gens se sont précipités dans les usines. »

Encore une fois pas fort en histoire. C’était travailler en usine ou crever.

Les libertariens sont rêveurs, pas leur supposée gauche.

@david

t’as oublié d’insérer les mots « selon moi » ou « à mon avis », entre le « mais » et le « je » de ton commentaire no78.

« Le commerce international existait bien avant la découverte le l’Amérique par Colomb. »

t’as jamais entendu parler du mercantilisme? le « vrai » libre-échange n’a commencé que vers le milieu du 19e siècle.

« Les libertariens sont rêveurs, pas leur supposée gauche. »

la gauche pense que taxer les riches amène la prospérité. SI tel était le cas, CUba serait la 1re puissance mondiale

@ lemoutongris

Pour parfaire votre éducation:

« Le commerce international est l’échange de biens, de services et capitaux entre pays. Ce type de commerce existe depuis des siècles (cf. route de la soie), mais il connaît un nouvel essor du fait de la mondialisation économique. » (Wiki)

« La civilisation d’Ertböll au Danemark ( 4000 ans av JC) aménage de vastes ateliers de fabrication standard de silex destinés au Nord de l’Europe. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_commerce

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« la gauche pense que taxer les riches amène la prospérité. »

Ce n’est pas une pensée ni une croyance c’est un fait, un fait historique. Sa veut dire écrit dans l’histoire et c’est justement là où les impôts étaient les plus haut que les USA sont devenus le plus prospère et la puissance économique de la planète.

C’est la petite droite et les libertariens qui rêve et qui croie à des choses qui n’existent pas.

« Pour parfaire votre éducation: »

tu n’as pas lu/compris mon commentaire

« Sa veut dire écrit dans l’histoire et c’est justement là où les impôts étaient les plus haut que les USA sont devenus le plus prospère et la puissance économique de la planète. »

sophisme post hoc typique

La « vraie » prospérité des ÉU est venue après la guerre civile. la population a explosé de même que l’économie.

La croissance durant les 30 glorieuses fut possible uniquement parce que l’inflation a été exporté grâce à l’étalon-dollar