Conflit étudiant : résumé des épisodes précédents

Pour tous ceux qui vivaient cachés dans le bois depuis 15 semaines et pour nos amis étrangers qui s’éveillent à l’existence du conflit au Québec, voici un assez bon résumé des épisodes précédents :

Merci à mon amie Facebook
Fanny S. pour ce signalement.

Laisser un commentaire

Théorie du dernier épisode. Une loi mise en place sous la menace est un « cover-up » pour la loi du plus fort, une menace déguisée en loi comme un loup déguisé en grand’mère. La seule loi qui puisse donner vie à l’ordre social est celle qui est désirée. Or puisqu’il est cet « enfant de bohème qui n’a jamais connu de loi », le désir de la loi ne peut que s’exprimer paradoxalement dans une transgression spectaculaire seule capable de regénérer l’ordre légal en faisant sentir sa nécessité sociale disait l’anthropologue René Girard. N’est-ce pas ce qui se produit avec la manifestation des casseroles qui défie une loi menaçante en se moquant joyeusement d’elle. Le risque c’est la nostalgie de notre tranquillité paresseuse de consommateurs plus à l’aise dans le contexte du « petit chaperon rouge » que dans celui de l’opéra de Carmen.

« Nous sommes fort! » Franchement, si ce sont des étudiants qui ont fait ça, il serait important qu’ils évitent les fautes grammaticales!

Une autre manière de résumer: Jean Charest ne s’est pas comporté en Abraham Lincoln, mais aurait du.

Le parallèle avec la guerre de sécession est éclairant à plus d’un titre. Le républicain Abraham Lincoln a été élu avec 39,8 % du vote populaire (42 % pour Jean Charest) et 59 % des votes électoraux (53 % des députés pour Charest). Mais les démocrates, qui ont remporté tous les états du sud (Carolines, Georgie, Floride, Alabama, Mississipi, Lousiane, Missouri, Arkansas et Texas) mais n’ont obtenu que 36 % du vote populaire, décident de rejeter le choix démocratique des Américains (comme les boycotteurs ont rejeté le choix démocratique des électeurs): ces démocrates décident de boycotter la nation américaine (faire sécession).

Lincoln a rejeté avec raison la légalité de la sécession, tout comme Charest a rejeté avec raison la légalité d’un boycott qui empêche une tierce personne de suivre ses cours.

Mais contrairement à Charest et aux directeurs de CEGEPs, qui s’en sont laissés imposer, Lincoln s’est comporté en … Lincoln et non en Chamberlain. Lincoln aurait pu, comme ces directeurs, invoquer de nombreux motifs de “sécurité” et laisser faire les démocrates du Sud, au nom de la “paix” et de la non violence. Le Radio-Canada de l’époque aurait d’ailleurs interviewé tout un contingent de personnes inquiètes des risques pour la sécurité publique que constitue une fin de non recevoir à la sécession du Sud.

Mais Lincoln était Lincoln. Il n’a pas accepté qu’on brime aussi cavalièrement la démocratie. Notons qu’au moins les états sécessionnistes n’ont forcé aucun état non sécessionniste à faire sécession, contrairement aux boycotteurs qui ont forcé de nombreux boycotteurs d’assister en paix à rater leurs cours.

Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais les directeurs de CEGEPs et Charest auraient du intervenir sans délai dès qu’il est devenu clair que l’accès à l’éducation de dizaines de millers d’étudiants désireux d’assister à leurs cours était illégalement bloqué par les boycotteurs.

Par exemple: leur dire: « nous vous laissons boycotter pendant 2 semaines sans pénalité, mais dans 2 semaines les cours reprennent et ceux qui rateront leurs examens vont échouer ».

M.Lisée,
Même si l’on habite les belles forêts du Québec, où on a le loisir de voir les oiseaux s’apprécier et la Nature prendre son envoi annuel, on se tient au courant aussi de tout le désordre actuel.
Est-il possible que toute cette merde soit le résultat de tant d’années de consommation de PKP, de Gesca, de Walmarde, de Rio Tinto, d’Arcelor Mital, d’Hydro Québec(état dans l’état) et de tout ce qui détourne les gens de la vraie route de la VIe?
Nous ne sentons pas cette pression négative dans nos campagnes, mais nous savons très bien quelle existe. Comment vivre en négatif lorsque l’on vit dans le bois.
Par contre nous sommes très conscients des problèmes de notre société et nous sommes en chr…. contre le bouffon qui mène notre province. Un petit séjour entre nos mains pourrait peut-être le changer.
N’oubliez pas dans vos conciliabules que les régions ont aussi leur plan pour un Québec à inventer, les gens se parlent de plus en plus et leurs solutions ne sont pas nécessairement les vôtres.
Les Opérations Dignités, vous connaissez? Elles reprendrons du service et la Libération du « By the book » de la solution « at large » qui fait qu’il faut tout faire comme les gens des villes même dans le fond des bois; on en a marre. C’est de la connerie de bord en bord.
La décentralisation SVP et Ça PRESSE. Revoir le Livre Blanc de René Lévesque( qui a été mis de côté dans un congrès du PQ) et les écrits d’Esdras Minville. Même la masse informe des villes aurait à s’y abreuver.
Les fonctionnaires en région qui pensent comme ceux des villes on en peut plus.
Nous revendiquons notre identité et nos façons de faire. Le Québec n’est pas une entité, c’est un pays comprenant une multitude de régions capables de participer à l’édification du grand pays du Québec.
Pour ce qui est de la ‘gang’ de débiles qui siège à L’Assemblée Nationale du Québec, ils faut les foutre dehors et en prison pour certains avant le non retour possible.
En passant le PQ est mieux de se réveiller et pas à peut près car il n’est pas dans la course. Du réchauffé on en veut plus. On se fou de qui aura le pouvoir, il appartiendra toujours au Peuple, se que nous voulons savoir maintenant, il y a-t-il des femmes et des hommes prêts à relever le vrai défi de poursuivre ce que les québécois(ses) on inventer depuis les années 60 et surtout de mettre aux arrêts ceux qui tentent de mettre la main sur notre bien collectif.

Nos jeunes se prennent en mains, nous donnent des leçons de courage, de ténacité et de persévérance.
Nous, les plus vieux, soutenons-les, encourageons-les à ne jamais jamais abandonné leurs rêves et leurs espoirs.
Ensemble nous sommes plus FORTS !

Je pense que c’est un assez bon résumé du conflit mais il manque le virage des casseroles. De plus, je ne pense pas que ce soir la faute à PKP, Québecor étant une propriété 100% québécoise soyons en fiers et de plus si Québecor n’était pas là, nous serions avalés côté médias. Par ailleurs le gouvernement Charest a laissé Alcan être acquis par les Australiens (ainsi que plein d’autres entreprises), ce qui fait que les berges du lac-St-Jean sont maintenant une propriété australiennes et son niveau d’eau est décidé à l’extérieur du Québec. Alors, si on veut mettre des noms, tels Québecor qui sont tellement médiatisés car l’entreprise est carrément dans l’info, il faudrait au moins, ne pas oublier le reste. Les autres. Shefferville est habité par des Indiens pas des autochtones mais bien des entrepreneurs indiens et je n’ai rien contre les étrangers mais il faudrait cesser les lieux communs, arrêter de fesser sur les facilité, s’ouvrir les yeux et comprendre que Québecors, Gesca ou bien d’autres c’est rien à comparer du fait qu’on est en train de se faire acheter tout entier par des intérêts étrangers. Allumons et parlons des vrais affaires importantes pour notre futur.

Honorable, vous concevez le droit à l’éducation comme absolu, alors que les associations étudiantes votent les grèves. Je ne vois pas votre sens démocratique dans votre refus de reconnaître la légitimité des votes étudiants.

Et vos références à l’Histoire sont tendancieuses et superfétatoires.

Moi je résume la sutiation avec cette citation de Lisée fait le 5 mai:

Les étudiants devraient se déclarer satisfaits d’avoir protégé leur pouvoir d’achat pour au moins l’année à venir, d’avoir mis les budgets des universités dans la mire, d’avoir introduit dans le débat public la notion de gratuité. De s’être dotés d’une capacité organisationnelle sans précédent. C’est déjà énorme.

Tout un flip-flop depuis !

Chose certaine, c’est que dans la recherche de solutions pour dénouer cet événement, le Parti québécois fait pic-pic!

La dernière?

Avez-vous remarqué que NI Pauline Marois NI son candidat ne portaient de carré rouge en fin de semaine, lors de sa campagne électorale dans Argentueil?

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/05/26/001-pauline-marois-campagne-argenteuil.shtml

Un autre virage de 180 degrés de Mme. Marois sur les frais universitaires ou simplement de l’opportunisme de bas étage???

Et vous voulez vous associer à ça Jean-François???

@Francois1:
Ah bin mon Frank! C’est une bin grosse controverse ça! Est faite, c’est sûr! Elle va surement juger utile de virer capot pour un comté aussi prenable que la forteresse libérale d’Argenteuil (ancien fief de Claude Ryan!) à quelques mois d’une probable élection générale, alors que l’appui à la cause étudiante se répand à d’autres couches de la société! T’as compris qu’elle a compris que c’est juste le bon temps de virer capot alors que l’opinion arrive de son bord, la maudite! Dénonce-là!

PS
Ces libéraux… Tellement pressés d’accuser le PQ d’hypocrisie qu’ils ne vérifient même pas si ça tient debout…

Les plus populaires