Conflit JdeM: Mme CSN répond à M. PKP

Postes Canada doit être en rogne. D’abord, j’utilise le blogue, plutôt que d’acheter un timbre, pour ma Lettre à PKP: Étonnez-nous ! En retour, M. Péladeau me répond en levant un coin du voile sur le début du conflit au Journal de Montréal.

Claudette Carbonneau. Au début, pas au courant de l'entente!
Claudette Carbonneau. Au début, pas au courant de l'entente!

Voilà maintenant que la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, boycotte les postes et livre sa propre lettre ouverte par mes bons soins. Je ne m’en plains pas. Vous non plus, chers internautes, du moins je le présume.

Résumé des épisodes précédents: dans ma missive, je demandais à PKP de se montrer généreux dans la phase finale du conflit, y compris en contribuant à la survie de RueFrontenac.com. Dans sa réponse, M. Péladeau éludait ce sujet mais affirmait que son syndicat et lui-même avaient signé une entente il y a deux ans, et se demandait pourquoi elle n’a pas été suivie d’effets, ce qui aurait évité tout conflit.

Dans sa réponse envoyée ce dimanche, Mme Carbonneau révèle n’avoir été informée de l’existence de cette entente que plusieurs mois après le début du conflit. Cette signature constitue, selon son terme, une « maladresse » du syndicat des journalistes. Elle contredit par ailleurs PKP sur d’autres points du déroulement du conflit. Jugez vous-mêmes:

Cher Jean-François,

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos derniers blogues où vous appeliez PKP à étonner, notamment en réglant le conflit au Journal de Montréal, mais aussi celui où monsieur Péladeau répond. Vous avez raison de souligner que la lettre de monsieur Péladeau appelle une réponse de la CSN. En effet, nous ne pouvons pas appeler à une large solidarité comme nous l’avons fait en invitant le public au boycottage et à manifester dans la rue, sans être transparents sur nos faits et gestes qui pourraient faire obstacle, comme Quebecor l’allègue, à un règlement. Le règlement de ce conflit, qui approche les 23 mois, dépasse largement les enjeux liés à un conflit privé et interpelle les valeurs collectives de justice sociale, de paix industrielle et de démocratie des Québécoises et Québécois.

Oui, il y a eu, dans les jours qui ont précédé le déclenchement du conflit au Journal de Montréal, conclusion d’une entente qui constituait un cadre de règlement entre le syndicat local et le Journal, sans que celle-ci soit portée à la connaissance de la CSN. Toute dérogation à cette entente, bien que formulée en termes de pétition de principe, constitue assurément une maladresse effectuée par un syndicat local confronté à un premier conflit de travail en 40 ans d’histoire.

Lorsque plusieurs mois plus tard, la CSN fut informée de cette situation, elle a fait ce qui devait être fait, c’est-à-dire aller jusqu’en assemblée générale pour dégager tous les mandats nécessaires au respect de cette entente. Ça s’est passé le 7 octobre 2009. Or, 14 mois plus tard, il n’y a toujours pas de règlement ! Voilà dit et avoué en toute franchise et simplicité.

Là où je ne marche plus, c’est quand monsieur Péladeau prétend que le syndicat a renié sa parole devant le médiateur spécial, Jean Poirier, en soumettant, contre toute attente, les offres à son assemblée générale sans aucune recommandation. Cette présentation, la plus neutre possible de la dernière offre patronale, émanait précisément d’une recommandation du médiateur faite au vu et au su de tous et sans aucune objection des représentants de Quebecor à la table de négociation.

C’est, entre autres, parce que Quebecor refusait de discuter de sa position de mettre à pied plus de 80 % de son personnel (maintien de [49*] postes permanents sur 253) et d’assortir le tout d’une clause de non-concurrence, que ce compromis sur la façon de consulter l’assemblée générale a été établi visière levée, en toute transparence et sans la moindre fausse note.

J’ai moi-même téléphoné à monsieur Péladeau au lendemain de son communiqué de presse le 28 octobre dernier, où il criait, une fois de plus, à l’imposture. Je refusai que les parties s’enferment dans des frustrations sans fondement qui créent de la diversion et nous éloignent du fond du litige. De plus, j’ai informé monsieur Péladeau de notre volonté de régler et que les clefs d’un règlement passaient par l’emploi et la clause de non-concurrence. L’assemblée générale avait été claire, l’une ne va pas sans l’autre, sans se fermer, loin de là, à d’importants compromis en vue de régler.

Vous me permettrez, monsieur Lisée, à ce moment-ci, de commenter votre appel au règlement en assurant une diversification des sources d’information, donc une qualité de l’information disponible aux citoyens. Nous pensons respectueusement que le droit du public à l’information ne peut faire l’impasse sur la capacité future du Journal de Montréal d’assumer sa mission. Le plus grand quotidien francophone d’Amérique ne peut être à la hauteur des défis citoyens, avec la plus petite salle de nouvelles au monde et avec une équipe de salariés et d’artisans réduite comme une peau de chagrin.

Facile de reprocher au syndicat d’avoir changé d’idée plus d’un an après qu’il ait courageusement nettoyé l’ardoise ! Monsieur Péladeau devrait certainement se souvenir du commentaire envoyé à Gérald Larose, Anne-Marie Dussault, Bernard Landry et Franco Nuovo où il affirmait dans les jours suivants le début du lock-out :

« Vous avez indiqué que nous voulions réduire 75 postes de journalistes. C’est complètement inexact. Au contraire, le Journal de Montréal n’a aucun intérêt à réduire la qualité de l’information de sa publication dans un environnement toujours plus compétitif et où le contenu est roi. Dès le début des négociations, nous avons indiqué que nous voulions augmenter le nombre de journalistes, d’infographistes et de professionnels de l’information au Journal. »

Peu active à la table de négociation depuis le déclenchement du conflit, Quebecor n’y est souvent venue que pour ajouter des propositions à la baisse !

Depuis plus de 5 semaines, le STIJM a déposé une proposition très ciblée en vue d’un règlement, laquelle reste toujours sans réponse. Je mets monsieur Péladeau au défi de démontrer que cette dernière proposition ne respecte pas en tout point l’entente convenue et qu’elle ne présente pas de surcroît des ouvertures jamais faites. J’affirme que la CSN, la FNC et le CCMM ont non seulement la volonté de régler, mais aussi toute l’expertise pour ce faire comme en font foi, entre autres, les règlements à La Presse, à Radio Canada, pour ne nommer que ceux-là.

Enfin, Quebecor se plaint d’un prétendu agenda caché de la CSN en vue d’obtenir une modernisation des dispositions anti-briseurs de grève. Ces trous dans la loi sont intimement liés à la durée et à la dureté du conflit. Mais qu’est-ce qui empêche donc Quebecor de régler sans y être obligée par des amendements à la loi ? Je l’invite à le faire.

Nous aussi nous demandons à être étonnés par monsieur Péladeau.

Claudette Carbonneau

Présidente de la CSN

(*Correction du chiffre 42 par la CSN depuis la première publication.)

À la suite de la publications de nombreux commentaires, Mme Carbonneau a ajouté quelques précisions dans la section commentaires, que je reproduis ici pour plus de facilité de lecture:

Claudette Carbonneau :
décembre 7, 2010 à 15:07

Bonjour,

J’aimerais apporter quelques précisions :

1- Jamais la CSN ne s’est objectée à l’entente signée au plan local. Le vrai pouvoir appartient aux travailleuses et aux travailleurs concernés.

2- Les difficultés d’application de cette entente relèvent du plan local, pour l’employeur comme pour le syndicat. Peut-être tiennent-elles, en partie, du fait que l’entente était rédigée en termes de principes. « Le diable est dans les détails », nous disent nos amis anglophones. Quant à la CSN, elle a plaidé, jusque devant l’assemblée générale, l’importance du respect des engagements pris.

3- À l’évidence, Quebecor n’accorde pas la même importance à la parole donnée. Un jour, monsieur Péladeau nie vouloir abolir des postes de journaliste. Il disait même vouloir en ajouter. Le lendemain, il propose de réduire, de plus de la moitié, sa salle de nouvelles ! Chercher l’erreur. Je trouve néanmoins notre position plus porteuse pour l’avenir des relations de travail. Qu’en pensez-vous ? Quant à moi, j’ai fait le tour, le reste nous appartient.

Claudette Carbonneau

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Monsieur Lisée,

Nous vous reconnaissons ici dans toute votre splendeur. Je vois votre sourire. Vous êtes vraiment le plus fort.

La lettre de Mme Carbonneau n’est sûrement pas destinée à clarifier la situation. Au contraire, il ne s’agit que d’un fragile et boiteux plaidoyer en faveur de la partie qui s’est embourbée volontairement dans ce conflit.

Monsieur Lisée, vous êtes maintenant le nouveau médiateur. Que demander de mieux?

Bonjour,
A tous ceux qui ne savent pas ou bien qui ne se souviennent pas, il y a des décennies alors que suite à la grève de Montréal Matin, Monsieur Pierre Péladeau avec une claque et une bottine en profita pour fonder le Journal de Montréal ! En s’affichant NATIONALISTE afin de les récupérer par la flatterie, avec ses chroniqueurs nationalistes, la femme toute nue de la page 7, avec ben du sang, des scandales, du sexe et du SPORT, les nationalistes québécois fous comme des balais se roulaient par terre et le Journal de Montréal fracassa très vite le CAP DU MILLION DE LECTEURS !
En effet, sitôt que le cap du million fut atteint. le Journal de Montréal se permit dans ses 2 pages centrales d’afficher en pavoisant en gros caractères sur les deux pages : Maintenant, nous avons atteint le cap du MILLION de lecteurs tandis que LA PRESSE n’en a que 252,000 milliers. Belle offensive si ce n’est que La Presse répliqua par la bouche de ses canons dès le lendemain sur les deux pages centrales de son cahier A :
Le Journal de Montréal affirme qu’il a fracassé le cap du million de lecteurs, BRAVO !
Tandis que nous de La Presse, nous avons 252,000 copies vendues et lues par notre lectorat ! MAIS CE SONT CES 252,000 MILLES FIDÈLES LECTEURS QUI ONT DE L’ARGENT ET LE CAPITAL !
En outre, Monsieur Pierre Péladeau n’en a rien à foutre de ces récriminations dans ce QUÉBEC RICHE EN PAUVRES ET PAUVRE EN RICHES ! Avec 44 % des québécois qui ne paient pas une maudite cenne d’impôt en étant trop pauvre, surtout en étant obligés de se divertir avec du sang, du sexe et du sport tout en étant nationalistes, les pages du sport du Journal de Montréal sont beaucoup plus importantes pour cette clientèle que la solidarité syndicale qui est bien le dernier de leurs soucis, ne sachant même pas ce que cela veut dire la plupart du temps…..
Finalement, que le conflit soit réglé ou pas importe peu à ce lectorat nationaliste pourvu que celui-ci puisse se délecter de scandales à répétition en ayant du PAIN ET DES JEUX ! Et tout naïvement, comment S’AFFICHER DE DROITE TOUT EN FAISANT PARTI DU 44 % QUI NE PAIE PAS UNE MAUDITE CENNE NOIRE D’IMPÔT SUR LE REVENU ? Et oui, dans la pénible confusion qui sévit au Québec, il est de BON TON de s’AFFICHER DE GAUCHE tout en étant sans le savoir très souvent un RÉACTIONNAIRE de droite. Au plaisir, John Bull.

»Oui, il y a eu, dans les jours qui ont précédé le déclenchement du conflit au Journal de Montréal, conclusion d’une entente qui constituait un cadre de règlement entre le syndicat local et le Journal, sans que celle-ci soit portée à la connaissance de la CSN. TOUTE DÉROGATION À CETTE ENTENTE, BIEN QUE FORMULÉE EN TERMES DE PÉTITION DE PRINCIPE, constitue assurément une maladresse effectuée par un syndicat local confronté à un premier conflit de travail en 40 ans d’histoire »

Expliquer moi, car je ne comprends pas le sens des propos de Mme Carbonneau, si ce n’est pas de la langue de bois syndical ça, je me demande bien ce que c’est. À qu’elle entente Mme Carbonneau fait telle référence ? Au droit des hautes instances de la CSN de bloquer tout règlement qui ne la satisfasse, en passant par dessus la tête des représentants syndicaux dûment élus par les travailleurs du Journal de Montréal… WOW ! Il y a également du ménage à faire du côté syndical au Québec et pas seulement à la FTQ…

La loi anti-briseurs de grève est une loi anti travail. Tout au plus ne devrait-on la conserver que pour les « démunis »: les syndiqués dont la majorité des membres ne gagnent que le salaire minimum. Dans les autres cas, les syndiqués devraient être soumis aux règles du marché et non avoir la liberté de prendre en otage une entreprise (celle des patrons) qui ne leur appartient pas.

Dans ces autres cas, quand des gens vont en grève, l’employeur devrait avoir le droit de les remplacer pendant la durée de la grève.
 La seule limite devrait être: pendant une grève, interdiction au patron de faire venir des employés réels de l’étranger.

Tout le reste (engager des citoyens ou résidents canadiens; engager des employés virtuels, peu importe qu’ils soient canadiens ou étrangers) devrait être permis.

On nomme cela : les lois du marché.

Bien sûr, tout gréviste empêchant un travailleur de pénétrer dans la propriété de l’employeur devrait être immédiatement et sévèrement puni. Non, mais pour qui ce gréviste délinquant ce prend-il? Pour le propriétaire de la compagnie?

Prenons des exemples. Que des médecins, des postiers ou des journalistes fassent la grève: l’employeur devrait toujours avoir le droit de les remplacer. S’il réussit en moins de 2 semaines à remplacer tous les postiers en grève, cela indiquerait que les postiers avaient des conditions de travail extrèmement bonnes, relativement au marché.

Si l’employeur n’arrive à remplacer aucun journaliste, cela suggère que ces journalistes font une grève justifiée, eu égard au marché en présence. Si l’employeur arrive à les remplacer aisément, c’est le signe que ces journalistes essayaient d’obtenir un traitement injustifié par les conditions du marché.

Avec la loi antiscab, nous n’avons pas la chance de vérifier si les grévistes font des grèves méritées ou non. Nous n’avons pas la chance de vérifier les conditions du marché. Pourtant, c’est le marché qui doit déterminer les salaires et les conditions de travail. A moins que nous vivions en régime communiste sans le savoir…

A bas la loi antiscab: ceux qui font une grève méritée n’en ont pas besoin (le patron n’arriverait pas à les remplacer), alors que ceux qui en ont besoin sont des enfants gâtés qui cherchent à obtenir des conditions que le marché ne devrait pas leur accorder.

En somme, les « dispositions anti briseurs de grève » (lettre de Mme CSN) doivent être changées, mais en direction inverse de ce que Mme CSN pense.

Les nouvelles dispositions pourrraient se modeler, par exemple, sur les lois en existence aux Etats-Unis.

http://en.wikipedia.org/wiki/Strikebreaker

Quand les travailleurs ont le droit à la gréve, l’employeur devrait aussi avoir droit à l’emploi de remplacants temporaires, le temps de la grève, et selon les normes indiquées dans mes commentaires précédents. Sinon, l’employeur devient l’otage des employés.

Les propos de Madame Carbonneau ne pourraient être plus claires ni plus réalistes. Si ce conflit malheureux pouvait servir au moins à la modernisation des dispositions anti-briseurs de grêve, ce serait tout de même là un gain déterminant pour la suite du monde des relations de travail. Encore faudrait-t-il qu’à Québec il y ait consensus…qu’on partage la même sensibilité ! J’en demeure pas moins perplexe vu le climat politique présent. Quant à PKP et Québécor, le passé montre sans ambiguité qu’ils nous ont surtout habitués au désenchantement mais… il est toujours permis de se retrouver un jour prochain…
étonnés au sens heureux de Jean-Francois Lisée repris par Claudette Carbonneau. Noël approchant, le roi pourrait se montrer magnanime !
Alain Beaumier

La lettre de Mme Carbonneau vient confirmer ce que je prétendais dans mon commentaire sur le sujet suivant : “ PKP nous répond, mais ne nous étonne pas…”
Au fait que : dans le contrat d’embauche ou dans la convention collective précédente, il n’y avait pas de clause de non-concurrence suite à une mise à pied avec prime de séparation (prime d’exclusivité), la demande de non-concurrence devient abusive.

PKP et les négociateurs aurait du négocier dans la convention collective précédente une prime d’exclusivité ce qui à l’évidence il n’ pas fait. De plus, PKP lui-même ainsi que quelques intervenants sur ce blogue font état d’une prime ou indemnités de départ ce qui est faux. Il ne faux pas mêler prime d’exclusivité et prime de départ.

La première (prime d’exclusivité) lie l’employé remercié de ses services à l’employeur pour une durée déterminée après son licenciement. Cette prime se doit d’être connue et négocié lors de l’embauche de l’employé et non lors de son licenciement.

La deuxième (prime de départ) est considérée comme un salaire et versée au départ du salarié et ne lie en aucun cas l’employé remercié à son ex-employeur pour quelques durées que ce soit.
Dans le cas du conflit avec le JdM cette prime de départ fait office de ‘’moyen de pression’’ pour signer la nouvelle convention car plus une prime est élevée plus il y aura d’employés en lock-out du JdM seront tenté de signer et de ce fait feront passer leur intérêt personnel avant les intérêts collectif de leurs collègues de travail.
De l’aveu même de M. Péladeau, la prime de départ offerte aux employés du JdM est identique à celle offerte et acceptée par les employés du JdQ (Journal de Québec).

Pour démêler un peu les différents types de primes et indemnités, je vous réfère à ce lien dont voici quelques extraits concernant la différence fondamentale entre une prime d’exclusivité et une prime de départ : http://www.journaldunet.com/management/dossiers/0702173-complements-salaire/primes.shtml

La prime d’exclusivité :
Votre employeur peut vouloir vous imposer une clause de non-concurrence, qui indique un périmètre économique et géographique où vous n’aurez, pendant une durée déterminée, plus le droit de travailler après votre départ. En contrepartie, l’entreprise s’engage à vous verser une certaine somme.

La prime de départ :
La prime de départ est considérée comme un salaire et versée au départ du salarié, en une fois ou par mensualités. S’y appliquent cotisations sociales et impôt sur le revenu. Généralement compris entre 15 et 65 % du salaire annuel, le montant du versement peut tout à fait faire l’objet de négociations.

P.S. Je sais que c’est possiblement abusif de ma part mais j’aimerais bien que Mme Carbonneau ou un officier connaissant le conflit puisse me confirmer s’il y avait ou non une clause d’exclusivité dans la convention collective précédente??? Et si oui qu’elle en était las durée et était-elle liée à une prime d’exclusivité en cas de mise à pieds permanente? Cela permettrait à la population en général (du moins à ceux qui lise le blogue de M. Lisé) d’avoir le vrai portrait d’un des enjeux clés de ce conflit soit la non-concurrence.

Merci
Gilbert Duquette
Cabano

C,est évident qu’avec le Web depuis 10 ans les composantes ont changés et la loi anti scabs doit être élargie
c’est évident que PKP veut couper dans le gras et se tourner vers les copies -collées accessibles à tous gratuitement
Ce conflit fera école pour le monde à venir et la solution évidente est l’élagage dans le respect des travailleurs dèjà en poste et la prise en compte des scabs virtuels.
Poste Canada n’a que tenir ses culottes avec des bretelles de feuilles d’érables

Et voilà le taureau de retour. Il suffit qu’on lui agite un chiffon rouge pour qu’il fonce tête première, prêt à encorner tout ce qui bouge.

Il serait beau à voir dans une corrida, le Taureau.

Pathétique …

Notez l’illogisme syndical:

Quand les syndiqués du JdeM font la grève, ils ne veulent PAS que Quebecor engage des employés temporaires à leur place. En totale contradiction, quand ces syndiqués sont en lock-out (c.-à-d. quand le patronat fait la grève), ils veulent avoir le droit de concurrencer le patron en formant un journal concurrent! En somme, ils traversent la “ligne de piquettage” du patron.

Soyons logique: quand les employés de Quebecor sont en lockout, ils ont le droit de fonder quelque journal concurrent qui leur plaise ou de s’engager dans toute autre activité rémunératrice. DE MÊME, quand ces employés font la grève, Quebecor devrait avoir le droit de les remplacer par des employés temporaires, soit réels (en autant qu’ils résident au Canada) ou virtuels.

Pourquoi au Québec parle t-on toujours d’ENTENTE quand il s’agit en fait de propositions donc de sujets à discussion et a acceptation. Il y a ENTENTE ou ACCORD quand les deux parties en sont venus à une conclusion commune et définitive.
Me semble que ce sont des formulations faciles a saisir.NON?

Et misère, «le conflit interpelle les valeurs collectives de justice sociale».

Permettez-moi en premier lieu Mme. Charbonneau de mettre un gros bémol sur vos prétentions de faire appel aux valeurs collectives de justice social. Votre syndicat, comme tous les autres ici au Québec, défendent les intérêts particuliers de leurs membres cotisants, point à la ligne. Vous négociez pour que ceux-ci, vos membres cotisants, aient la plus gros part du gâteau possible dans l’économie. Et activez votre gros lobby pour que les lois vous soient le plus favorable possible.

Les valeurs collectives de justice sociale que vous poussez ici c’est une parure qui fait belle jambe mais est vide de sens. La réalité de vos actions indique tous autres choses.

Sur ce conflit, pas trop clair ce que vous reconnaissez au juste Mme. Charbonneau.

«Oui, il y a eu, dans les jours qui ont précédé le déclenchement du conflit au Journal de Montréal, conclusion d’une entente qui constituait un cadre de règlement entre le syndicat local et le Journal, sans que celle-ci soit portée à la connaissance de la CSN. Toute dérogation à cette entente, bien que formulée en termes de pétition de principe, constitue assurément une maladresse effectuée par un syndicat local confronté à un premier conflit de travail en 40 ans d’histoire»

Il nous faudrait votre définition sur ce que vous appelez «pétitions de principe» versus celle d’une entente dûment signé par les représentants syndicaux du journal. Êtes-vous en train de diminuer la valeur de ces signatures et de l’entente?

Et on a ici de quoi s’inquiéter quand vous déclarez que cette entente «constitue assurément une maladresse effectuée par un syndicat local confronté à un premier conflit de travail en 40 ans d’histoire». Ainsi donc un syndicat de journalistes serait trop innocent pour négocier lui-même ses ententes, il lui faudrait déléguer ce travail aux spécialistes de la CSN qui peuvent très bien instrumentaliser le conflit à leurs propres fins ?

Pour ce qui est de la diversification des sources d’information et de la qualité de cette information faudrait vous expliquer madame Charbonneau qu’un des gros problèmes au Québec pour cette diversité est le fait que l’univers des médias est ici complètement dominé par le monde syndical, et en particulier par celui de votre propre centrale, la CSN. Avec comme résultat un traitement des relations de travail dans les médias ultra-complaisant a l’égare de votre industrie syndicale, et ultra-silencieux sur les iniquités sociales qui découlent de vos efforts.

On ne peut que souhaiter ardemment la venue de média qui ne serait pas sous cette influence syndicale.

@John Bull

Ce n’est pas 44% qui ne paie pas d’impôt mais 37%. En enlevant les temps partiels et les étudiants qui travaillent, le chiffre descends à moins de 20%.

Par contre, 50% des entreprises ne paient pas d’impôt. En enlevant les partiels et les étudiants… il y a toujours 50% d’entreprises qui ne paient pas d’impôt!!!!

@honorable
Il n’y a rien d’honorable a ce que des entreprises qui sont déjà très avantagés par les lois le soit encore plus par rapport à la population….

« Ainsi donc un syndicat de journalistes serait trop innocent pour négocier lui-même ses ententes, il lui faudrait déléguer ce travail aux spécialistes de la CSN qui peuvent très bien instrumentaliser le conflit à leurs propres fins ? » (Jean-Yves Arès)

Etrange non? Surtout que des millions de non syndiqués arrivent, eux, à négocier eux-mêmes leurs ententes, et de un à un: l’employé (sans aucun support de qui que ce soit) vs son patron!

Je pense que la CSN et ses comparses ont perdu de vue un élément essentiel qui est que le patron d’une entreprise est celui qui a pris et prend des risques, y investi le capital nécessaire, etc. Les « gros syndicats » voudraient participer aux décisions importantes sans y assumer le moindre risque.
Au Québec, les syndicats sont forts, mais nous sommes les plus pauvres économiquement et les grandes entreprises ne sont pas motivées à venir s’y installer.

Mme Carbonneau maitrise parfaitement le langage,
elle est passée maître en sémantique et sa doctrine est toujours la même sociale pour le plus grand bien de tous. On juge un arbre à ses fruits et devant tous les abus syndicaux des 40 dernières années la réalité contredit les beaux discours de la CSN des Carbonneau et Larose de ce monde.

Elle dit majestueusement, et la toujours la magnifique sémantique propre à la CSN » le règlement de ce conflit… interpelle les valeurs collectives de justice sociale, de paix industrielle… ». Faux. car ce conflit est avant tout un conflit entre une entreprise privée et ses employés.

Le Québec peut très bien se passer de la CSN comme il peut se passer du Journal de Montréal. Dans le premier cas il ne s’en porterais que mieux.

Mme Carbonneau voudrait que le gouvernement modifie le code du travail, très favorable aux syndiqués au détriment du patronat de manière à ce que loi anti-briseur de grève puisse s’adapter aux nouvelles réalités du monde moderne.

Le Gouvernement ne le fera pas qu’il soit Péquiste ou Libéral et c’est tant mieux. Le Code du travail au Québec n’est pas un Code du travail il est un Code syndical.

La CSN semble oublier son passé socialiste qui à causé plus d’injustice sociale au Québec que tout le patronat réunit.

L’emprise des syndicats au Québec est une des causes de l’illusion sociale démocrate qui est en train de ruiner notre Province et Mme Carbonneau intarissable devant le verbe en rajoute.

Mme Carbonneau parle d’une erreur et du manque d’expérience de son syndicat affilié dans cette négociation, elle affirme aussi sur toute les tribunes que ses syndicats affiliés sont avant tout libre de leur décision, alors ceci contredit cela.

Justement si ce syndicat avait négocié sans l’intervention de la CSN de Mme Carbonneau le conflit serait probablement réglé aujourd’hui et depuis longtemps.

« que le patron d’une entreprise est celui qui a pris et prend des risques, y investi le capital nécessaire, etc. »

Et les employés y consacrent leur travail et des années de leur vie. Si pour M. PKP chacun de ses journaux n’est qu’une des nombreuses entreprises qui lui assurent des revenus, pour chaque employé, le journal où il travail a beaucoup plus d’importance.

Pour ce qui est de la prise de risque, je rappelle que si les profits de Québécor sont en hausse constante depuis des années c’est grâce à Vidéotron. Hors, le gros de l’achat a été fait par la Caisse de Dépôt qui, pourtant, a laissé à Québécor le contrôle de l’entreprise (nomination de la moitié + 1 des membres du CA, engagement pour la Caisse de prendre des décisions « d’affaires », etc.). Je que je vois, c’est que ce sont les contribuables québécois qui ont pris le plus de risques pour faire de PKP le magnat qu’il est actuellement.

Attention, qu’on on répète les vieux slogans du XIXe siècle. Il y a souvent plus d’un point de vue et rarement plus d’une vérité.

@ honorable

« Surtout que des millions de non syndiqués arrivent, eux, à négocier eux-mêmes leurs ententes, et de un à un: l’employé (sans aucun support de qui que ce soit) vs son patron! »

Pourriez-vous nous mentionner honorable sur quelle planète ce prodige de négociation contre un géant se réalise?

« Le Code du travail au Québec n’est pas un Code du travail il est un Code syndical. »

C’est pourquoi PKP peut faire rouler sans problème le Journal de Montréal alors qu’il l’a « fermé » (c’est le sens du mot « lock-out »). Comme il l’a fait dans la quinzaine de lock-out qu’il a déclenché depuis qu’il a succédé à son père.

« La CSN semble oublier son passé socialiste qui à causé plus d’injustice sociale au Québec que tout le patronat réunit. »

Je me demande ce que les travailleurs de l’amiante en pense (entre autres). Veuillez établir la liste des injustices causées par la CSN depuis sa fondation en 1921. à côté, faites la liste de toutes les injustices commises par les patrons (pour être justes, ne commençons aussi qu’en 1921). Vous avez le droit d’y mettre celle que vos divers patrons vous ont causées ou dont vous été directement témoin. Puis celle que la CSN vous ont directement causées ou dont vous avez été directement témoins.
Après nous pourrons juger de la validité de cette affirmation.

Faites attention à ne pas laisser l’idéologie vous aveugler lorsque vous écrivez. Un peu de rigueur permet souvent de nuancer les propos, d’établir un jugement plus sûr et d’avoir plus de crédibilité.

@John Bull,

Je remarque que vous répétez la même erreur depuis bien longtemps.

Il s’agit des gens qui ne payent pas d’impôts.

Vous dites que 44% des Québécois ne payent pas d’impôts et vous êtes dans l’erreur.

Voyez-vous votre erreur est que vous confondez le Québec et les États Unis d’Amérique.

Faut le faire!

Alors M. John Bull, la réalité est que vous avez inversé. Ce n’est donc pas le Québec où 44% des gens ne payent pas d’impôts mais bien aux États Unis d’Amérique. Au Québec c’est 37%.

Maintenant répétez en écrivant pour exercer votre mémoire:

Ce n’est pas le Québec où 44% des gens ne payent pas d’impôts mais bien aux États Unis d’Amérique. Au Québec c’est 37%.

Difficile de comprendre comment Mme Carbonneau peut citer, pour justifier sa propre inconstance, un commentaire de PKP envoyé quelques jours après le déclenchement du lock-out.

Il tombe en effet sous le sens que les besoins ont changé à la lumière de la publication depuis bientôt deux ans d’un journal qui augmente son lectorat, même en l’absence de 250 syndiqués.

Quand tu réussis, à effectif plus que réduit, à sortir sept jours sur sept un journal qui continue de plaire à son public, il est assez normal que tu revoies à la baisse le nombre de travailleurs requis pour ce faire.

J’imagine que chaque jour qui passe permet d’optimiser les processus de production. Le syndicat aurait intérêt à régler avant que les offres fondent et que la rationalisation des façons de faire rende le retour d’une partie de ses membres absolument inutile.

Par ailleurs, je suis pour le moins étonné du peu de cas que Mme Carbonneau fait de l’opinion du syndicat local. Ça semble en fait donner raison à PKP quand il parle du détournement de sens que pourrait vouloir faire subir la centrale à un conflit où le syndicat local avait l’air à l’origine bien plus lucide et pragmatique que sa centrale.

Et c’est reparti pour une ronde de démagogie, sans aucune commune répartie! Nos idéologues de services ne prennent même pas la peine de tenter de comprendre et de se questionner. Tout ce qui vient des Syndicats est le « diable » et pour ce qui est de la libre entreprise, allons-y sans aucune limite car l’entreprise est bonne pour le bon peuple. Et finalement, ode à l’individualiste.

Qu’il sera bon le jour où les gens cesseront camper dans un coin du ring et être complètements sourds aux arguments provenants de l’autre côté, simplement parce qu’ils proviennent justement de l’autre côté. Et notez bien qu’on trouve de ce genre de personnes des deux côtés du ring.

Qu’il sera bon le jour où le Québec pourra recommencer à débattre, ce qui inclut la notion d’échange.

Lorsque mme Carbonneau fait allusion a la Presse et Radio-Canada, elle compare des pommes et des milliardaires. Radio-Canada quête ce qu’elle veut pour payer ses employés et Desmarais est prêt a subir des pertes (rentables) pour maintenir La Presse en vie. Alors ces comparaisons sont tout a fait lufoques….
S’il y a eu une entente en 2009, c’était selon le portrait a ce moment la, mais la CSN a laissé la chance a Quebecor de tester son plan d’affaires et ils ont réalisé qu’ils maintenaient trop d’employés en place. Alors les demandes d’octobre 2010 sont le reflet a ce moment la aussi.

La CSN s’est foutu la un catch22 et elle ne sait pas comment s’en sortir. Donc elle fait appel au Gouvernement pour régler son problème….

@P. Lagassé

Lock-out, ça signifie simplement qu’on laisse les employés syndiqués sur le pas de la porte, sans clef, pas qu’on ferme la boîte.

Si les employés étaient en grève, il serait aussi possible de continuer de faire rouler l’entreprise sans eux.

Si un employeur, au gré d’un conflit de travail, découvre qu’il peut changer une ampoule seul, avec un simple escabeau et une poignée de cadres, il serait un peu fou de reprendre à son emploi les 250 personnes qui se prétendaient nécessaires pour faire la même tâche avant le conflit.

Le fonds de grève des journalistes du J de M commence à se tarir (ils gangent actuellement près de $40,000.00 par année SANS IMPÔT!) d’où probablement l’appel à l’aide de Mme. CSN. Ça commence à lui coûter cher et c’est sans compter Rue Frontenac!

La grosse centrale syndicale avait averti ses membres AU DÉBUT du conflit que cet affrontement serait trèèèès long. TOUS le savaient: la CSN, ses membres, les patrons du J de M, les lecteurs ainsi que tout le reste de la province mais les syndiqués ont quand même foncé tête baissée, comme des bêtas, dans ce bourbier. Qu’ils se démerdent!!!

Le monde change et ils doivent s’adapter au XXIe siècle. Il est fini le temps des allumeurs de réverbères. On est au siècle des informations rapides et en continue et PKP a su s’adapter. Pas eux!

Bonjour,

J’aimerais apporter quelques précisions :

1- Jamais la CSN ne s’est objectée à l’entente signée au plan local. Le vrai pouvoir appartient aux travailleuses et aux travailleurs concernés.

2- Les difficultés d’application de cette entente relèvent du plan local, pour l’employeur comme pour le syndicat. Peut-être tiennent-elles, en partie, du fait que l’entente était rédigée en termes de principes. « Le diable est dans les détails », nous disent nos amis anglophones. Quant à la CSN, elle a plaidé, jusque devant l’assemblée générale, l’importance du respect des engagements pris.

3- À l’évidence, Quebecor n’accorde pas la même importance à la parole donnée. Un jour, monsieur Péladeau nie vouloir abolir des postes de journaliste. Il disait même vouloir en ajouter. Le lendemain, il propose de réduire, de plus de la moitié, sa salle de nouvelles ! Chercher l’erreur. Je trouve néanmoins notre position plus porteuse pour l’avenir des relations de travail. Qu’en pensez-vous ? Quant à moi, j’ai fait le tour, le reste nous appartient.

Claudette Carbonneau

A lire les commentaries plutot surprenant des lecteurs du J de M, il n’est pas evident maintenant de constater le peu d’avancement dans les negociations. La desinformation du groupe Quebecor est efficace, il sera it temps que les gens cessent de jalouser son voisin s’il a des meilleures conditions que lui, si toutes ces personnes qui critique les demandes des « lock-outer » pouvaient avoir les memes conditions, ils seraient pas malheureux! Laissons le conflit se regler dans le respect de l’esprit du code du travail, arretons le « dumpage » du travail. Le J de M ne serait pas publier si seulement du contenu original etait utilise.

Incroyable de voir des gens défendre Quebecor et le Journal de Montréal dans ce dossier.

J’étais un lecteur du Journal de Montréal avant le conflit. Mais depuis que ce Journal n’embauche plus de journalistes, c’est vraiment devenu un brûlot très à droite avec des textes qui auraient pu être écrits par des élèves de secondaire III. Vraiment!

Le JdeM n’est plus que l’ombre de ce qu’il a déjà été. J’encourage tout le monde à le boycotter, ne serait-ce que pour faire entendre raison à PKP pour qu’ils réembauchent de vrais journalistes qui pourraient nous redonner le journal que nous avons tous lu et apprécié au fil des ans.

L’oeuvre de PKP, pour l’instant, se limite à avoir fait descendre dramatiquement la qualité du JdeM… Et il reste encore des intervenants pour le défendre. Franchement, celle-là, je ne le pogne pas!

Madame Carbonneau, si Monsieur Péladeau revoit son offre toujours à la baisse, c’est donc signe que votre chantage traditionnel ne fonctionne pas. Vous lui avez donné la chance de voir si la rentabilité du Journal de Montréal pouvait être améliorée avec beaucoup moins d’employés. Chose qu’il n’aurait jamais pu faire si vous aviez accepté de concessions dès le départ. Au net, vos membres sont les grands perdants et ils devraient à mon avis se révolter contre la CSN qui aura fait perdre un nombre record d’emplois…

Les employés mécontents n’ont qu’à rester chez RueFrontenac.com et former leur propre coopérative si l’offre de Québécor est si abusive. Ils ne pourraient se plaindre qu’à eux-mêmes puisque leur avenir serait alors entre leurs propres mains…

À Benton et Albert,

Je regrette mais John Bull ne fait pas d’erreurs. Votre chiffre de 37% est bon en ce qui concerne les impôts seulement. Le chiffre de 44% de John Bull reflète beaucoup plus la réalité puisqu’il tient compte du soutien aux enfants et des abondants crédits d’impôts remboursables. C’est la triste réalité.

Et pour en rajouter à votre culture, sachez par exemple que 81% des déclarations produites en 2006 déclaraient un revenu inférieur à 50 000 $ et ça ne tient pas compte des gens ne produisant pas de déclarations (mineurs, étudiants, etc…) et que le 19% restants ont payé 69% des impôts totaux.

Je trouve désolant d’entendre des propos comme ceux de M. Caron. Je crois qu’il n’y a pas que les gens de la CSN ou des syndicats qui croient à la justice sociale et qui se révoltent des abus comme ceux de Québecor, il y a aussi une grande majorité de Québécois qui condamnent l’attitude intransigeante de Québecor. Il restera toujours des extrémistes pour nous étonner…

@ JC Caron:
Votre commentaire plein de méprit envers les travailleurs me sidère. Comme si d’emblée le patron, parce qu’il est le patron, avait raison. Moi, je suis encore jeune – peut-être moins désabusé que vous! – et je crois que les travailleurs sont en droit de s’attendre à un meilleur traitement que celui réserver par Pier-Karl Péladeau.

Le Journal de Montréal a nettement perdu de son contenu depuis le lock-out et les analyses qu’on y retrouvent – lorsqu’il y en a – sont surtout orienter à servir l’agenda de droite du patron. Voyez clairs, bon sang!

Je suis d’accord qu’il ne faut pas abuser, mais à voir les profits records faits année après année par Québécor, je me dis qu’il y a sûrement un retour équitable des choses envers les travailleurs, qui ont contribué à rendre le Journal ce qu’il est aujourd’hui!!!

Lâchez pas Mme Carbonneau et surtout les 253, on est avec vous!

Patrick, 26 ans

Pour la démocratie dans un syndicat, on repassera. Avec tout ce qui sort au grand jour et que l’on se doutait sans pouvoir le prouver…..

Le débat entourant le conflit au Journal de Montréal démontre le mépris de ceux et celles qui ont adopté la droite (et son centre) à l’endroit des protecteurs légitimes de nos valeurs sociales et économiques. Des chefs d’entreprise qui méprisent avec une telle arrogance ceux et celles qui les ont servis avec conviction pendant plus de 40 ans doivent retrouver la raison et négocier honnêtement. Du temps de Pierre Péladeau (le père) un tel affrontement ne se serait jamais produit parce que cet homme respectait, à sa façon, bien sûr, ses journalistes et tous les artisans de ses quotidiens et ceux-ci le leur rendait bien. Il n’utilisait pas toujours les bons termes ou les bons mots « clisse », mais jamais il ne serait descendu aussi bas que Karl « Le Terrible » dans une telle entreprise de démolition. Il aurait parlé fort, mais il aurait négocié et trouvé un terrain d’entente honorable pour les deux parties. Je le sais et bien d’autres personnes bien pensantes le savent aussi. Demandez, par exemple, aux dirigeants du quotidien Le Devoir à quel point le « père Péladeau » respectait le monde de l’information. S’ils sont honnêtes, et je n’en doute pas, ils vous confirmeront qu’ils ont survécu, lors des moments difficiles, parce que Pierre Péladeau a très souvent laissé pourrir leurs factures pour services rendus dans le fond de ses tiroirs.

Il est vrai que les syndicats un temps ont pris beaucoup de place…mais dans la réponse de M Caron je ne vois que de l’anti syndicalisme à outrance. Ces employés méritent beaucoup plus de respect. Ils ont quand même élevés le journal au rang du plus grand quotidien Français d’Amérique

De plus ne entreprise comme Québécor devrait avoir…comme feu M. Peladeau l’avait…une conscience sociale!!

Moi pour ma part, depuis le début du conflit, je n’ai plus jamais acheté le journal de Montréal, par solidarité envers les journalistes et travailleurs du Journal

Je suis tout à fait d’accord avec monsieur Caron.
M. P.K. doit être mort de rire
Il est grand temps que les employés gâtés (par M. Péladeau père) du J.M. arrivent sur terre. Je comprends qu’on est dans le temps des fêtes mais le Père-Noël….? Allo

@Pierre April

Selon vous, la gauche syndiquée nous défend, nous, du peuple? Première nouvelle que j’en ai…

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