Conflit JdeM : PKP contre-attaque !

Pierre Karl Péladeau est en verve. Il nous écrit ce jeudi pour jeter, à nouveau et avec plus de détails, son éclairage sur l’état du conflit qui l’oppose à la CSN.

Le conflit, du point de vue de PKP, bis
Le conflit, du point de vue de PKP, bis

Ce n’est pas exactement ce que j’avais souhaité, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. À l’origine, dans ma Lettre à PKP: Étonnez-nous ! Je demandais au président de l’empire Quebecor de prendre de la hauteur. Il a décidé à la place de nous conduire dans les sous-sols de la négociation entre lui, les journalistes du Journal de Montréal et la CSN. Ce n’est pas inintéressant, au contraire. Nous pensons, à Lactualite.com, faire œuvre utile en ouvrant nos pages virtuelles à ces échanges d’arguments et d’informations.

M. Péladeau révélait dans sa réponse l’existence d’une entente paraphée avec le syndicat du Journal en décembre 2008. La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, nous a appris dans sa propre missive qu’elle n’avait été mise au courant de cette entente que plusieurs mois après le début du lockout.

Mme Carbonneau avait sa propre citation à mettre dans la besace de notre information : une copie d’une lettre envoyée par M. Péladeau à plusieurs personnalités au début de 2009, où il affirmait « complètement inexact » qu’il veuille abolir 75 postes de journalistes. Au contraire, écrivait-il, « nous avons indiqué que nous voulions augmenter le nombre de journalistes, d’infographistes et de professionnels de l’information au Journal ».

Dans la lettre qu’il nous adresse aujourd’hui, M. Péladeau donne son compte du nombre de postes qui seront abolis, en vertu de la dernière offre patronale. Il conteste les chiffres avancés par la CSN. Mais lisez, et faites vous-même vos calculs :

Cher Jean-François,

J’ignore si je vous étonnerai cette fois-ci, mais avouons que l’existence même de ce canal d’échange plutôt inédit est en soi étonnante. Il est rafraîchissant de pouvoir exposer les faits et nos positions sans filtre médiatique. Je suis heureux par ailleurs de voir que Madame Claudette Carbonneau ait à son tour choisi d’intervenir pour contribuer à cette discussion. Je me dois tout de même, par souci de vérité, de rectifier certains des faits allégués par Mme Carbonneau.

Je trouve pour le moins déroutant que celle-ci voit comme une « maladresse effectuée par un syndicat local confronté à un premier conflit de travail en 40 ans d’histoire » l’entente du 29 décembre 2008 (dont je vous informais de l’existence dans ma première lettre), conclue entre des membres élus du syndicat local et l’employeur. Je trouve évidemment étrange qu’elle n’en ait pas été informée plus tôt, considérant que la CSN était bel et bien partie prenante aux discussions et qu’il est somme toute faux de prétendre que l’entente n’avait pas été « portée à la connaissance de la CSN ». En effet, le conseiller syndical de la CSN André Forté était présent lors de la première séance de négociation du 6 janvier 2009, où l’entente a été déposée.

L’entente a même à cette occasion fait l’objet d’une discussion afin d’entamer la poursuite de la négociation selon le cadre qu’elle établissait. On peut donc raisonnablement supposer que les membres du syndicat local légitimement élus pour négocier se trouvaient satisfaits d’un cadre de négociation établi de bonne foi entre les deux parties, soit l’employeur et ses employés, et ce, au vu et au su du conseiller de la CSN.

J’ai bien du mal à concevoir que Mme Carbonneau n’ait été informée de l’existence de cette entente que « plusieurs mois plus tard ». Bien sûr, elle est présidente d’une centrale qui a à gérer plusieurs conflits concomitants chaque jour de chaque semaine et, entendons-nous, je ne lui demande pas de les connaître tous par le menu détail. Je m’attendrais par contre à ce qu’elle s’informe correctement avant d’en commenter un sur la place publique, et elle a certainement commenté profusément le conflit qui nous occupe dans la foulée immédiate de son déclenchement. Si ses prises de position d’alors ne tenaient véritablement pas compte d’un document aussi fondamental, on est en droit de la soupçonner d’avoir induit en erreur le public et les syndiqués concernés, bien involontairement sans doute, par ignorance, mais le mal est fait.

Elle avance aussi avoir dégagé les mandats nécessaires au respect de cette entente, plusieurs mois plus tard par ailleurs, lors de l’assemblée du 7 octobre 2009. Or, personnellement, je juge sur pièces et son allégation à cet égard ne résiste pas aux faits. Le 11 novembre 2009, plus d’un mois après cette fameuse assemblée, le syndicat mettait plutôt de l’avant la position suivante :

1.      Sur les abolitions de postes, le syndicat continuait à exiger qu’elles soient exclusivement volontaires, avec interdiction au recours à la sous-traitance et impossibilité de fermer quelque service que ce soit;

2.     Sur les heures de travail, le syndicat refusait encore la notion, pourtant déjà acceptée antérieurement, des 37,5 h travaillées;

3.     Sur la récupération monétaire, il refusait de reconnaître son caractère nécessaire, ce qui était irrecevable à sa face même.

Quant aux prétentions de Mme Carbonneau au sujet de la recommandation du comité de négociation à l’assemblée du 12 octobre 2010, nous avions de notre côté décidé d’accepter la notion de plancher d’emploi, alors même que nous y étions opposés, et ce, dans le seul but d’obtenir enfin le règlement du conflit. C’était là un compromis, et un compromis de taille. Nous avions également à cette occasion bonifié les indemnités de départ à 20M $, somme plus que substantielle qui devait alors être distribuée par le syndicat, à sa discrétion, sans même exclure de la liste des bénéficiaires potentiels les employés congédiés à la suite de leur condamnation par la Cour Supérieure du Québec pour outrage au tribunal. De plus, il est utile de répéter que l’employeur s’était montré prêt à consentir des augmentations de salaire aux employés demeurant à l’emploi du Journal, déjà parmi les mieux rémunérés de l’industrie.

Dans la lettre qu’elle vous adressait le 6 décembre, peut-être toujours mal informée par ses camarades, Mme Carbonneau parlait au départ du maintien de 42 postes avant de corriger le tir et d’avancer un nouveau nombre erroné, soit 49 postes. Ce sont plutôt 52 postes dont il s’agit; pas bien grave, me direz-vous, mais quand ça devient chronique, on peut s’inquiéter. Ce « 42 » sans fondement a fait un millage impressionnant ces dernières semaines avant que l’erreur soit relevée et corrigée tout récemment. Sans crier d’emblée à la mauvaise foi, on peut se questionner.

Remarquez que nous n’en sommes plus à un épisode près au chapitre des nombres quasi-mythiques élevés arbitrairement au rang d’icône. J’en veux pour preuve cette fixation malsaine sur le fameux 253, constamment brandi par le syndicat. Il inclut en fait les surnuméraires, les retraités et les invalides permanents tout comme les ex-employés ayant quitté pour d’autres motifs. Au final on est très loin du compte en termes de postes permanents toujours occupés.

Il semble bien qu’on ait choisi à la CSN de faire l’épargne d’un recensement rigoureux. Pour l’anecdote, précisons que, ces chimériques 253 employés, désormais aussi symboliques que les héroïques 300 de Léonidas aux Thermopyles, et qu’on nous accuse d’affamer cruellement, incluent, pour diverses raisons, Franco Nuovo, qu’on n’associe plus guère au Journal de Montréal actuel, Fabrice de Pierrebourg, passé depuis à La Presse sans pour autant avoir rompu son lien d’emploi avec le Journal, et Jean-Maurice Duddin, désormais attaché de presse au cabinet du maire de Laval. Et ce ne sont là que les plus connus.

Le nombre de syndiqués permanents touchés par l’entente est donc beaucoup plus bas : moins de 180 dans les faits (179 au dernier décompte), pas 253. Encore une fois, de ces 179, 52 demeuraient à l’emploi du Journal. Donc, la réalité toute nue, c’est que nous sommes en présence de 45 surnuméraires, de 29 personnes ayant pris leur retraite ou quitté leur emploi pour diverses raisons, de 52 personnes conservant leur poste et de 127 personnes dont le poste serait aboli, mais, de ces 127 personnes, 31 sont admissibles à leur pleine retraite sans pénalité.

Sans vouloir en ajouter, il semble aussi qu’on ait omis du côté syndical d’informer Mme Carbonneau que c’est son comité de négociation lui-même qui avait négocié les termes de la clause de non-concurrence lors des séances de négociation devant le médiateur. Ce n’est que lorsque la négociation fut terminée qu’on a logé du côté de la CSN un appel afin de rouvrir les négociations sur ce front. Or, selon nous, si on veut rouvrir les discussions après qu’elles soient clairement terminées, la partie se joue alors à deux, et c’est donnant-donnant.

De plus, il est faux de prétendre que nous n’avons toujours pas répondu au syndicat cinq semaines après le dépôt de la contre-offre syndicale du 27 octobre. Dès le lendemain, soit le 28, le Journal a fait connaître sa position par voie de communiqué, y indiquant clairement que nous la considérions comme une négation de tous les efforts consentis jusque-là par l’employeur. Nous avions depuis, je le rappelle, abandonné la clause de non-concurrence et agréé au maintien de Rue Frontenac sous certaines conditions, répondant ainsi directement aux attentes des syndiqués qui disaient voir dans ces deux conditions la cause réelle du rejet de l’offre. Ces irritants disparus, on aurait certes pu espérer un règlement éclair plutôt qu’une surenchère syndicale complètement irréaliste.

Pour illustrer le caractère déraisonnable de cette contre-offre syndicale pour le moins gourmande, mentionnons les exigences suivantes, qui défient le bon sens chacune à leur façon :

●          Maintien d’un effectif trois fois supérieur à celui réellement requis, y compris la conservation (presque au sens muséal) de plusieurs postes qui n’existent déjà plus aujourd’hui dans les faits;

●          Versement d’indemnités de départ d’au minimum dix-huit (18) mois de rémunération et pouvant totaliser jusqu’à trois (3) ans de rémunération y compris aux salariés pourtant admissibles à une pleine retraite sans pénalité actuarielle;

●          Sécurité d’emploi et impossibilité de faire des mises à pied durant la durée de la convention collective;

●          Bonification du régime de retraite pour un montant estimé à entre 7 et 8 millions de dollars;

●          Maintien d’un carcan opérationnel obsolète empêchant la flexibilité nécessaire à la saine gestion de l’entreprise;

●          Maintien de toutes les fonctions du service local de comptabilité alors que le Journal, à l’instar de tous les autres journaux de Corporation Sun Media, s’est presque complètement retiré de ce secteur d’activités depuis fort longtemps afin de centraliser ces opérations au sein de centres administratifs et financiers qui permettent des gains d’efficacité essentiels;

●          Remboursement des frais de scolarité encourus depuis le début du conflit de travail jusqu’à concurrence de 10 000$.

Voilà, Jean-François, les racines de cette triste réalité dans laquelle l’intransigeance du leadership de la CSN fait stagner les employés du Journal de Montréal, utilisés ni plus ni moins comme chair à canon pour faire avancer l’agenda sociopolitique syndical. C’est d’ailleurs cet agenda que le projet de loi du député péquiste Leclair a propulsé à l’avant-scène, projet qu’il a déposé devant l’Assemblée nationale du Québec la semaine dernière. Le geste de Monsieur Leclair est d’autant plus étonnant que lui-même avait été informé par le soussigné autant de l’existence de l’accord du 29 décembre 2008 que de l’évolution tortueuse de la négociation.

J’ose croire que les employés syndiqués du Journal et d’ailleurs, désormais mieux informés de certaines tractations de coulisse, comprendront mieux que l’entêtement de leur centrale à placer ses propres intérêts au-dessus des leurs sert mal les syndicats locaux, ces derniers étant habituellement plus pragmatiques et bien moins idéologiques (comme en témoigne l’entente du 29 décembre 2008). Sans la malheureuse volte-face « stratégique » de la CSN de janvier 2009, ce conflit aurait pu être évité et les intérêts réels des membres du STIJM auraient prévalu.

Je suis quant à moi toujours aussi heureux d’avoir la chance de me trouver à la tête d’une entreprise d’ici, dont les succès profitent aux gens d’ici, et c’est toujours dans le sens de l’enrichissement collectif du Québec que j’agis. C’est d’un pays non plus de quêteux accros aux acquis de jadis dont je rêve, mais plutôt d’une nation fière, forgée dans l’effort et l’innovation, pétrie de dignité et confiante en l’avenir. Soyez assuré que nous œuvrons chaque jour à faire de ce rêve une réalité, avec l’aide de toutes les équipes énergiques et dévouées de Quebecor, syndiquées ou non.

Bien cordialement,

Pierre Karl Péladeau

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La lettre de PKP est un excellent exemple de manipulation rhétorique, bien faite. Ce n’est pas tout à fait du « Legalese », mais c’est de la propagande bien faite. On devrait la faire analyser terme à terme dans les cours de littérature et de journalisme.

Hé bien, Jean François il va falloir vous coiffé vous aussi du titre de « négociateur »!

TVA a pas des droits la dessus?

Bravo tout de même pour cette discussion a air ouverte. La chose va peut-être amener un déblocage.

Chaleureuses félicitations à M. Péladeau: vous avez de la hauteur.

Sans filtre médiatique, bien des choses deviennent plus claires. Etonnant, non, chers journalistes?

Avis aux journalistes: faites un meilleur travail à l’avenir au lieu de vous concentrer sur des articles souvent dépourvus de contexte parce que trop vite faits.

Moi je passe des heures à lire et à écrire du mieux que je peux. Je suis un intellectuel ruminant.

Tout d’abord, je veux m’excuser auprès de monsieur P.K. Péladeau, pour l’avoir comparé à son père. On ne peut vraiment comparer deux personnes puisque chaque individu est unique.

À vrai dire, je ne vous connais pas, mais il y a, à n’en point douter, du bon en vous, puisque vous êtes un Péladeau et vous pouvez en être très fier!

Risqueriez-vous de vous retrouver sur le trottoir, comme les grèvistes ou les ittinérants, si vous choisissiez de nous étonner en ce mois de décembre, de l’an de grâce 2010?

Monsieur Péladeau
C’est de l’entêtement ou de la mauvaise foi de vouloir faire croire que la CSN prolonge le conflit dans son propre intérêt ?

J’ai occupé divers postes dans un syndicat CSN sur une période de 10 ans dont celui de présidente.Ce qui m’a ammené à participer à plusieurs instances de cette Centrale.

Vous n’avez pas idée (ou faites semblant de l’ignorer )ce qu’un conflit de ce genre peut susciter de débats à l’interne car c’est le fonds de grève de tous les membres CSN qui se trouve lourdement amputé au bout du compte.

Ne serait-ce qu’à cet égard la CSN ne peut pas faire perdurer un conflit.

Alors arrêtez de nous bourrer ! Si votre proposition de règlement était aussi alléchante que vous le supposez, aucun syndicat CSN aurait refusé de signer.

Il y a effectivement anguille sous roche mais c’est assurément dans votre camp.

ENFIN !!!! on a aussi le point de vue de la partie patronale. Ce conflit dure depuis vraiment trop longtemps… mais les informations divulguées par Mr Péladeau et Québécor sont essentiels à la compréhension de ce qui se passe depuis des mois. j’ai bien hate de voir ce que vont rapporté les autres médias par rapport à ces infos.

que va répondre la CSN et, pas leur chef Claudette, mais bien le président du syndicat des employés du Journal de Mtl. il semble de plus en plus clair que si ce lockout est aussi inter »minable » c’est qu’il y a manque de communication pas nécessairement entre les parties mais à l,intérieur même d’une des parties, la CSN et le Syndicat du journal.

mais qui paye le prix RÉELLEMENT… les employés qui sont sur le trottoire. c’est pas Claudette qui fait du piquetage depuis des mois, pis ça parait selon ces informations.

j’aimerais bien entendre ces mêmes journalistes qui ce sont plaint de leur condition de travail récemment sur le traitement que leur propre réprensentant et conseiller syndical leur donne !!!

pis qu’en pense le Franco Nouovo maintenant Radio-canada ?

Incroyable autant de détails sans terminer avec de véritables solutions et sans considérer les torts terribles produits par cette Porte Fermée suivie par l’embauche de briseurs virtuels d’employés syndiqués .
Pour toute la Nation Québecoise et tous les travailleurs pour le maintien de la bonne renommée les deux belligérants je propose comme cela existe dans les cours d’école un Médiateur de conflit et je suggère Jean François Lisée que Québecor et la CSN devront rénumérer raisonnablement .
Et cette première mondiale sur un Blogue devrait trouver sa rentabilité dans les ventes de cette histoire à tous les médias du monde avec une part miraculeuse pour les employés de retour au travail.

Je trouve la phrase; C’est d’un pays non plus de quêteux accros aux acquis de jadis dont je rêve, mais plutôt d’une nation fière, forgée dans l’effort et l’innovation, pétrie de dignité et confiante en l’avenir; de la lettre de Pierre Karl Péladeau particulièrement intéressante

J’ai de la difficulté à comprendre où se trouve le problème entourant les quelque 200 employés en lockout au Journal de Montréal. Serait-ce que les employés des médias ont un statut spécial qui fait en sorte que le patron n’est pas le patron?

À ce que je sache, les patrons ont encore un droit de gérance au Québec comme ailleurs au Canada. Si PKP décide qu’il n’a plus besoin de ces employés ou de la plupart d’entre-eux, il n’a d’autre obligation que de les dédommager selon un contrat de travail existant ou une jurisprudence déjà bien établie… autrement, il y a les tribunaux.

À force de s’apitoyer sur le sort de ces derniers, on oublie trop facilement ceux qui ont subi des pertes énormes depuis deux ou trois ans.

À part les petits investisseurs qui ont été dépouillés d’un gros morceau de leurs biens, il y a eu les travailleurs du bois, les employés de la Shell, pire, les travailleurs de Nortel. Aucun de ces travailleurs n’a eu droit à autant d’égards.

Serait-ce parce que PKP est un employeur québécois qu’il doit se soumettre au diktat des dirigeants syndicaux?

Salutations cordiales

La lecture du texte intégral de monsieur Péladeau illustre très bien la désinformation que pratiquent la CSN et des journalistes parfois complaisants avec leurs camarades syndicalistes. On associe la plupart du temps le terme conservateur ou réactionnaire au patronnat mais les syndicats ne donnent pas leur place quand il s’agit de défendre le statu quo, voire même le passé, ….et au passage, leur emploi bien évidemment !!!

PKP 1 – CSN 0

Personnellement, je ne m’y retrouve plus. Qui dit vrai est-il encore valable ? Les syndiqués devraient peut-être décrocher et mettre leurs efforts à fonder leur nouveau journal sur une base concurrentielle, avec l’aide financière, pourquoi pas, du fonds solidarité -on s’en foute que ce fonds fasse des profits, c’est un fonds social.

Je comprends les mots et je suis contente d’entendre monsieur Pierre-Karl Péladeau sans intermédiaire, même si les chiffres m’ont surpris. Il serait inexact qu’il y ait 75 postes de journalistes abolis, parce qu’il en a 96 affirme monsieur Péladeau. En effet, en suivant l’équation ci-dessus : 127 moins – 31 qui ont le loisir (mais peut-être pas le goût !) de prendre leur retraite, il en resterait 96.

C’est moins désastreux que le fameux 253 d’accord, mais plus que le 75.

Même si ça fait beaucoup de poutine interne à se mettre sous la dent, je préfère avoir ces nuances.

Mais l’état d’esprit ouvert, de part et d’autre, va-t-il ressortir de la broussaille des mots et des chiffres ?

D’une citoyenne qui essaie de suivre

Bonsoir,

Je viens de lire les 4 textes de cette saga.

Je suis certain que ces échanges vont faire du bruit : autant dans la population, qu’auprès des syndiqués.

Bravo M.Lisée d’avoir déclenché cet échange (Étonnez-nous) qui a eu un effet de dominos.

Bonne soirée,

Jean-Renaud Dubois
Sainte Adèle

vraiment je sais plus quoi penser de ce conflit…

ce qui me renverse a la suite des échanges (merci M. Lisée d’avoir paver le chemin sur votre blogue !) entre PK Péladeau et Claudette Carbonneau c’est tout ce « non dit », ce trafficage de chiffres et de propositions dans cette négo! Je donnerais pas nécessairement le Bon Dieu sans confession à Péladeau mais je ne ferai pas plus de même pour Mme Carbonneau et la CSN.

je lis depuis presque le début le site des lock outés RueFrontenac et je dois dire que c,est bon ! NOrmal ce sont des pro vous me direz…mais force est d’admettre qu’ils mélangent parfois les genres entre journalisme et syndicalisme. Comme quoi leur média semble servir (eux aussi)à une certaine idéologie. SI Gesca sert la cause fédéralise et les médias Quebécor la cause plus nationaliste québécoise… rueFrontenac semble servir la (ou leur) cause syndicaliste et antipatronat dont leur propre patron. Et ils bénificient de moyens financiers provenant de leur syndicat et autres, de pub, de leur fonds de grève…

un ami qui habite en Abibiti m’a référé cet article paru récemment. il semble plutôt évident selon un des journalistes en lock out, Philippe Renault que tout était orchestré d’avance, bien avant le conflit.

je vous invite à le lire : http://www.abitibiexpress.ca/Economie/Emploi/2010-12-09/article-2031185/Un-Abitibien-en-lock-out-au-Journal-de-Montreal/1

Ce journaliste affirme « C’est aussi un excellent moyen de pression» en parlant de rueFrontenac. il ajoute « On avait même commencé à préparer Ruefrontenac.com » Comme quoi il apparait logique que ce dernier est plus qu’un « simple » média. donc ici la comparaison avec la naissance du Journal de montréal durant la grève à la Presse est un peu boiteuse… autre époque disons !

je constate que le secteur des médias au Qc a son « empire » mais le monde syndical en a un tout autant… l’empire CSN.

espérons un réglement vite malgré tout !

1. Claude Pelletier : Commentaire en attente d’approbation.
décembre 9, 2010 à 16:14

1) Pour moi, Pierre-Karl Péladeau fait bien ses devoirs,

2) La CSN tente, à mon avis, de camoufler, après coup, son incurie et veut quand même à tout prix sauver la face et ce, même si, comme c’est souvent sa stratégie, c’est sur le dos des sydiqués qu’elle garde en otage,

3) JFL n’a pas d’autre choix que de tenter de sauver ses billes socio-médiatiques.

Bravo quand même pour les efforts monsieur Lisée.

Claude Pelletier
Montréal, QC

Bonsoir,
Au niveau marketing, Monsieur Pierre Karl Péladeau affiche cette intransigeance envers le monde syndical en vue de s’auto-proclamer intransigeant de droite en vue de l’ouverture de la chaîne de nouvelles continues qui sera à l’exemple de certaines chaînes américaines ! Qu’on se le dise, se faire une belle jambe pour avoir le physique de l’emploi à travers la convergence qui lui sert de rampe de lancement…. Au plaisir, John Bull.

Quoi qu’on puisse dire, vous aurez contribué finement et opportunément, monsieur Lisée, à faire sortir et à faire connaître la vérité sur l’essentiel des faits et sur les tenants et les aboutissants significatifs de ce conflit, et,l’avenir le dira, à contribuer à faire se régler enfin ce long conflit de travail, lequel, à mon avis, se serait réglé rapidement dès le début si ce n’eut été de L’ÉGO en mal d’image médiatique de la CSN.

Alors Claudette et votre syndicat local : à vous!
Merci à JFL d’offrir cette tribune.
J’attends impatiemment la contre contre-attaque.
Ce dossier plutôt complexe(de l’extérieur) et socio-émotif mérite cet exercice de transparence de part et d’autre des parties impliquées dans ce conflit qui demeure représentatif des nouvelles réalités dans lesquelles évoluent les médias.

Totalement d’accord avec le commentaire #12. Nous en sommes rendus à un point tel que les syndicats veulent diriger les entreprises au Québec en particulier. Lorsque l’on entend un commentaire quelconque d’un dirigeant d’organisme syndical c’est presqu’à coup sûr négatif et antipatronal. Quand il y a une bonne nouvelle c’est toujours dû aux syndicats comme s’ils étaient les sauveurs du peuple.
À ce que je sache les syndicats ne créent pas d’emplois, alors qu’ils se contentent de défendre les conventions collectives lorsque c’est nécessaire et qu’ils laissent aux employeurs le soin de gérer leurs entreprises.
Bravo monsieur Péladeau de vous tenir debout contre ces dynosaures à grandes gueules.

Au Québec, il semble que :
– les centrales syndicales font de la politique;
– les branches font des affaires (des prêts aux constructeurs, etc.)
– les sections locales (le petit peuple) se font rouler.

Monsieur Lisée, vous perdez votre temps! Monsieur Pierre K. Péladeau est irrécupérable. C’est le genre de patron qui presse le citron tant qu’il reste de l’humidité dedans. Pas question de mettre la pelure au compostage. Il faut presser, écraser jusqu’à ce que le fruit soit sec, mort. Il ne doit pas servire à quelqu’un d’autre. Il est robablement le résultat d’un manque d’amour et de compassion comme plusieurs gosses de riche qui perpétuent cette maladie héréditaire qu’est la cupidité et de la mégalomanie. En bref, il ne suprendra pas personnne.

PKP dérape sérieusement. Comment peut-il faire l’argument de la qualité de l’information? Le JdeM n’est plus que l’ombre de lui-même.

J’appuie à 100% les lockoutés du JdeM.

Les arguments de PKP dans cette dernière lettre, ce n’est que de la poutine administrative à côté de ça.

Quand je lie la réponse toute bien préfabriqué de monsieur PKP, je me dis: voilà une personne dont la rétorique a été bien fabriquer par des faiseux d’images. Bravo monsieur Péladeau, mais vous ne duper personne.

Ce n’est pas en tentant de diviser pour mieux régner, en voulant mettre le syndicat local en conflit avec sa centrale, que vous nous briserer. Vous l’avez fait aux États, et cela a peut-être fonctionner. Mais pas ici. Pour une simple et bonne raison: c’est une question de respect des travailleurs. Vous encourager les voleurs de job.

Chartrand disait qu’on a pas besoin de lire sur les bourgeois pour les haïr. Parce qu’on les connais: Ou ils sont intelligents et vicieux ou ignorants et vicieux, mais chose sûre, ils sont vicieux. PKP, vous êtes vicieux.

Rénald, fier travailleur syndiqué

Pas très convaincants les argument de PKP… Que le syndicat local aille cafouillé au départ ne change rien au fait que PKP veut écraser un syndicat de journalistes pour les remplacé par QMI, une agence mercenaire pour faire avancer ses idées rétrogrades sur le travail et l’état. Pas fort!

J’appuie totalement le point de vue de Mme Carbonneau!! En plus, on a vraiment hâte de retrouver un «vrai» journal. Le contenu a tellement baissé de niveau depuis le début de la grève. On voit vraiment que ce ne sont pas des journalistes de coeur qui écrivent les articles!!!

J’aime pas les commentaires qui accusent la CSN et les autres syndicats de vouloir « runner » les entreprises.

Ces organisations ont joué et jouent toujours un rôle déterminant dans la défense des intérêts des travailleurs. Sans elles, les PKP de ce monde trouveraient toujours le moyen d’exploiter les individus au maximum pour combler leur boulimie de profits.

Certes on a besoin de gens d’affaires pour dynamiser l’économie du QC, mais pas au point de leurs donner tous les pouvoirs. Regarder les gaz de schiste, les entreprises se foutent de vous, de votre environnement. Y a juste le cash qui les intéressent. Idem pour PKP. Pour le milieu des affaires, c’est logique.

En tout cas, moi je pense que les syndiqués ne sont pas fous au point de suivre aveuglément leur syndicat. À ce que je sache, ils sont derrière lui… face à PKP depuis un bout de temps. 253 personnes ont plus de chances d’avoir raison qu’une seule.

En tout cas, depuis ce conflit, on a jamais autant parler du Journal de Montréal. Parlez-en mal ou en bien, mais parlez-en, dit le dicton. PKP, une victime de la CSN? Ben voyons! Il est rusé le général…

@Claude Pelletier:

L’ÉGO en mal d’image de la CSN! Franchement monsieur Pelletier! Quel commentaire à courte vue!

À la vue du procès en cours pour une supposée diffamation de Sylvain Lafrance à l’égard de PKP, je me demande qui est l’EGO en mal d’image ici! D’ailleurs, comme le dit si bien monsieur Lisée dans son premier billet, c’est plutôt PKP qui cherche à améliorer son image, notamment en s’édifiant en acteur important du Québec moderne. Moi, je ne suis pas syndiquée. Et je ne pense pas que mon milieu de travail en profiterait. Mais quand même!

C’est peu édifiant selon moi ce ton quasi-hargneux que prend PKP à propos des syndicats, comme certains commentaires d’autres ici d’ailleurs. Si PKP cherche à être un acteur important, qu’il tente de nous rassembler et de nous démontrer l’importance qu’ont aussi les syndicats. C’est quand même pas une grève, c’est un lock-out!!!

Marie-Denise Beaubien, St-Hyppolyte

Lorsque nous sommes extérieur à un conflit, il est toujours difficile de savoir qui a raison sur quoi. Par contre, ce qui me frappe derrière les «révélations» de PKP c’est le ton. Il est clair que M.PKP ne cherche pas à s’entendre avec la CSN car il ferait preuve d’un peu plus de retenu dans ses propos. Cet homme n’est pas sur le mode négociation mais sur celui de la destruction. À la lumière de ces «révélations» il m’apparait clair que le conflit au Journmal de Montréal n’est pas près de se terminé et que M.Péladeau n’a utilisé le blogue de M.Lisée que pour perpétuer sa guerre personnelle contre le syndicat.

@Jacques Faille

Monsieur, votre propos est odieux!

À vous lire, les travailleurs du Journal de Montréal auraient dû subir le même sort que que ceux de Shell, de l’industrie du bois ou de Nortel! Ne voyez-vous pas, au contraire, qu’il y a dans ce conflit une question de principe: ce n’est pas parce que le patron est un patron qu’il peut faire ce qu’il veut! On est plus au 19e siècle franchement!

Nous avons convenu ensemble, dans le cadre d’un contrat social que nos élus ont voté démocratiquement à la suite de consultation, que le syndicalisme et des règles entourant les relations de travail existaient et se devaient d’exister! Alors monsieur Faille, c’est de revenir en arrière que vous proposez? Pour le bien de qui? De quelques-uns au détriment de la multitude?

Si les travailleurs du Journal de Montréal baissent les bras comme vous le leur suggérez, c’est le coeur même d’une juste répartition des pouvoirs et des richesses qu’on attaque. Je refuse de vivre dans une société où la seule justice sociale est foulée aux pieds du possédant et de sa cour, dont vous semblez avoir l’envie d’en faire partie!

À bon entendeur, salut.

Monique Sanschagrin, Beloeil

quand même étonnant que dans sa grande offensive de transparence, Péladeau oublie de répondre à la seule question qui lui est posée : pourquoi il a menti en prétendant au début du conflit qu’il souhaitait augmenter le nombre de journalistes et se soucier de la qualité de l’information alors que ses seules vraies propositions qui comptent, celles présentées en négociation, visent à en diminuer radicalement le nombre ?
Au lieu de se fendre de lettres dans ce blogue, ça lui tenterait pas de faire comme tout le monde pis de négocier à une table ? Me semble qu’après deux ans de niaisage il pourrait prendre ses responsabilités enfin.

Me semble que l’erreur à ne plus faire et dont PKP ne dit pourtant pas mot, alors qu’il devrait selon moi, c’est de croire que l’ensemble des lock-outés sont des journalistes.

Il y parmi ces gens une foule de commis et de préposés affectés autrefois à des services désormais agonisants, voire complètement obsolètes (les petites annonces sont le plus évident). Il parle de conservation muséale d’emplois abolis, c’est vrai, mais c’est discret longtemps. Quatre ou cinq mots sur l’équivalent d’un évangile en fait de longueur.

Au bout du compte, en termes de postes abolis ou d’employés remerciés, même avec 75 ou 96 ou 127 ou whatever, on est loin des 800 de Radio-Canada. Et qui se rappelle des chiffres équivalents chez Gesca? Aucun mot là-dessus.

Sinon, je suis un peu déstabilisé par cette transparence assez neuve et complètement inhabituelle. Quebecor est resté assis sur ses mains pendant près de deux ans alors que les lock-outés fessaient outrageusement sur leur boss, sur toutes les tribunes disponibles, et là, après des mois de silence radio, BANG! transparence totale du côté du boss, sans crier gare.

Quelle mouche a piqué PKP? Le gars a certainement pris son temps avant de sortir de sa tanière, mais il le fait de façon magistrale.

Ce n’est donc pas un reproche, au contraire. C’est même bienvenu pour qui s’intéresse à ce conflit et aux médias en général, mais c’est complètement nouveau comme approche. C’est comme regarder en primeur le « making of » d’un film que le réalisateur n’a pas encore fini de tourner.

Vraiment déroutant, pour reprendre ses mots…

@jean-pierre

Ça peut être difficile à concevoir pour un tenant des dogmes syndicaux, mais le gars a bien pu changer d’idée quant à l’effectif requis à la lumière de l’instauration de la production journalière à effectif réduit d’une publication quotidienne.

Après presque deux ans passés à raffiner les processus de production, PKP a sans doute découvert de nouvelles avenues d’économie. Et c’est tant mieux.

@Monique Sanschagrin

Du grand n’importe quoi…
Nous avions aussi convenu jadis dans le cadre d’un contrat social non moins édifiant, tout aussi représentatif sur le plan démocratique, que la danse et la musique étaient des manifestations sataniques dont il fallait protéger nos enfants.

Pourrions-nous convenir d’une date d’expiration sur les dogmes obsolètes et vaguement débiles? L’adoration syndicale inconditionnelle en est un.

@ Marie-Denise Beaubien, votre commentaire # 31,

Je regrette de vous décevoir madame Beaubien, mais c’est ma perception de la malheureuse stratégie de la CSN dans ce conflit, comme dans de très nombreux autres dans lesquels la CSN a été impliquée depuis une bonne quarantaine d’années.

La CSN n’a souvent pas hésité à aller jusqu’à faire fermer des entreprises et sacrifier de nombreux emplois pour, dans chaque cas, satisfaire et asseoir sa soif de puissance.

Lorsqu’elle ne réussit pas à faire plier une entreprise avec des exigences outrancières c’est qu’elle n’y parvient pas.

Lorsque ça devient trop coûteux cependant, elle se résigne à recommander la signature d’un contrat de travail en cherchant à s’en attribuer le mérite exclusif.

Il y a longtemps que la CSN, comme tous les autres grands syndicats, ne se préoccupe plus de l’intérêt des travailleurs qu’elle représente, sinon en apparence, pour se donner bonne figure redorer son auréole médiatique et dégager une image de puissance au service des travailleurs.

Les relations patronales / syndicales, qui ne sont malheureusement la majeure partie du temps que des jeux de pouvoir, gagneraient beaucoup à se faire de plus en plus sur la place publique.

Il serait alors possible, comme dans le cas exceptionnel qui nous préoccupe ici, d’être témoin du détail des propositions et des tactiques des belligérants.

Il deviendrait ainsi très difficile d’avoir un agenda caché ou simplement de cacher son jeu.

Encore bravo à monsieur Lisée pour avoir ouvert le bal des négociations publiques et des règlements de conflits de travail plus avantageux pour les parties parce que fort probablement moins longs et moins coûteux et sûrement plus équitables et plus satisfaisants pour tous, en plus d’être particulièrement instructifs pour la population.

Claude Pelletier
Montréal, QC

@ Monique Sanschagrin:

Au contraire de vous, je trouve la position de Monsieur Faille parfaitement logique et sensée.

PKP n’a violé aucune loi et il a réagi à une attaque en règle des grosses centrales syndicales. TOUS savaient depuis le début que ce conflit serait très long et malgré tout, les syndiqués ont voté POUR la grève, qui s’est transformée en lock-out et ils ont de plus voté CONTRE un retour au travail, retour qui se serait accompli dans les règles de l’art et dans des conditions que peu de Québécois auraient droit dans de pareilles circonstances.

Les syndicats en mènent beaucoup trop large au Québec et il serait peut-être temps de remettre en question plusieurs privilèges qui leur ont été concédés il y a plus d’un demi-siècle, comme par exemple et pour commencer, le monopole syndical.
Pourquoi ne pas démocratiser l’adhésion à un syndicat?

M. Lisée,
Étonnamment, et pour une rare occasion par ce blogue, nous avons la chance d’en apprendre un peu plus sur les processus extrêmement laborieux et tordus des négociations patronales-syndicales en général.

Interprétation biaisée, rapport de force, enjeux complexes, manipulation, retour d’ascenseur, mauvaise foi, mensonge par omission,aveuglement, règlement de compte, agenda caché, conflits interpersonnels…
Et ce, de tous les côtés souvent.

Cela nous rappelle avec force que de l’extérieur, il est très difficile de comprendre, de juger, de salir alors que tant de choses nous échappent.Il y a le blanc et le noir; et tellement de nuances entre les deux.

Joyeux temps des fêtes à tous
Geneviève Lord

Monsieur Lisée,

Je vous remercie de relancer cette discussion avec cette lettre de monsieur Péladeau. Cependant, je constate qu’une partie de votre présentation semble inutilement provoquante. La voici: »À l’origine, dans ma Lettre à PKP: Étonnez-nous! je demandais au président de l’Empire Quebecor de prendre de la hauteur. Il a décidé à la place de nous conduire dans les sous-sols de la négociation… » Je vois que ces mots questionnent injustement la magnanimité de monsieur Péladeau. J’espère que le but n’est que de provoquer le choc des idées, et non d’avancer une prise de position mal fondée. Sinon, ça manquerait probablement de hauteur. Bien sûr, il ne s’agit que d’une perception.

Cette lettre de PKP est une nécessaire mise au point, respectueuse des syndiqués et de vos lecteurs. Je réalise qu’il s’agit aussi d’un appel à la raison et au compromis pour en arriver, dans la dignité, à une entente « donnant-donnant ». Que demander de mieux ?

Bien sûr, les personnes envieuses du succès de l’homme, et aussi celles qui portent des oeillères idéologiques, y répondront hargneusement et sans pondération. Nous l’avons aussi remarqué suite à votre fameuse lettre, lettre étonnante mais écrite à la hauteur de votre enviable réputation.

Qui a raison? Qui a tort?
Pourquoi ne pas se servir des bases de règlements des 2 derniers conflits faciles à consulter:Journal de Québec en juillet 2008,La Presse en novembre 2009.
Entente signée par les patrons de la Presse et les syndiqués « FTQ » ainsi que Québécor et les syndiqués « FTQ »??????

À Monique Sanschagrin

Je le regrette, mais vous n’avez rien compris à mon propos et vous n’avez sûrement pas idée de la façon dont ça se passait au 19e siècle.

Les syndiqués sont protégés par un contrat de travail, même échu, que M. Péladeau est tenu de respecter. Les syndicats savent très bien comment ils doivent procéder dans un État de Droit.

Certains lecteurs se souviendront des gars de Lapalme ou de Tricofil, à Joliette, je crois. Ces travailleurs se battaient pour une question de principe aussi. Tricofil a même été dirigée par le syndicat, avant de fermer définitivement.

Je croyais tout simplement qu’il y avait eu suffisamment de batailles sur le dos des travailleurs et que l’on en avait appris quelque chose.

Salutations cordiales

Retour en arrière?
Ceux qui ont un certain age se remémoreront la bataille de la CSN contre le gouvernement fédéral pour les gars de Lapalme.

Ces gens qui ont suivi la CSN ont tout perdus. Alors il serait temps que le syndicat se retire et laisse les gens sauvés les meubles.
Pierre Hamel. Longueuil

Après re- et relecture, ce qui me frappe le plus, c’est probablement l’ampleur des demandes contenues dans la contre-offre syndicale du 27 octobre 2010, celles exposées par PKP à tout le moins. Le remboursement des frais de scolarité? Come on! Pourquoi pas les frais de location de terrains de camping un coup parti?

Pour un syndicat qui se plaint de ce que son rapport de force n’est plus avantageux et qui demande au PQ d’intercéder auprès du Parlement, je trouve qu’ils en mènent pas mal large. Il est vrai que le président du PQ est salarié de la CSN.

Ça me fait un peu penser à Peau d’âne, dans le conte de Perrault du même nom, qui, une fois sa dernière demande satisfaite (robe couleur de lune, robe couleur de soleil, etc.), en trouvait toujours une autre susceptible de lui gagner du temps, jusqu’à ce qu’elle doive finalement s’enfuir une fois que sa demande ultime eût été satisfaite (le sacrifice de l’âne royal qui fournissait or et pierreries aux coffres du royaume de son père).

On dirait que chaque fois qu’on approche d’un règlement, la CSN sort une nouvelle liste de caprices impossibles à satisfaire, comme si une entente était forcément déshonorante et que le combat ne devait jamais, jamais, finir.

Monsieur Peladeau écrit dans sa lettre que je n’ai pas rompu mon lien d’emploi. Or j’ai plutôt été congédié par Le Journal de Montréal, comme huit de mes ex-collègues.

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