Congrès NPD: et le gagnant est… Mulcair

Il aura fallu quatre tours de scrutin et une longue journée en montagnes russes pour les responsables du vote pour finalement confirmer ce qui se dessinait depuis le matin: la victoire de Thomas Mulcair et son accession à la direction du Nouveau Parti démocratique.

Photo : Frank Gunn/PC

Le dernier duel entre lui et Brian Topp s’est terminé par une victoire franche mais pas écrasante: 33 881 voix (57,2  %) pour Mulcair contre 25 329 voix (42,8  %) pour Topp.

Le ralliement ne faisait donc plus de doute et il s’est déroulé dans les règles de l’art, le perdant concédant la défaite en se présentant sur la scène, avec les autres candidats et députés, pour lever la main du vainqueur. Et Thomas Mulcair a fait un pas de plus en invitant lui-même à le rejoindre deux anciens chefs qui ne l’avaient pas appuyé, Alexa McDonough et Ed Broadbent, ce dernier l’ayant même attaqué ouvertement en fin de course.

Devant une foule clairsemée par la fatigue et les délais répétés, M. Mulcair a remercié les autres candidats, son équipe et les membres avant de convier les néo-démocrates à poursuivre la marche entreprise le 2 mai dernier. Après que celui-ci ait redonné aux Canadiens confiance dans le processus politique et l’espoir de pouvoir changer les choses, le parti a maintenant le devoir de passer à l’étape suivante, a-t-il dit, pour que non seulement un plus grand nombre de gens votent, mais pour que leur vote compte.

Il a critiqué les méthodes et les politiques conservatrices pour mieux mettre en relief ce qui différencie le NPD et conclure avec un appel à l’unité et l’élargissement de la base du parti. «Pour gagner lors de la prochaine élection et former un premier gouvernement néo-démocrate, notre parti doit aller au-delà de sa base traditionnelle et unir toutes les forces progressistes sous la bannière du NPD», a-t-il lancé à la foule qui a répondu en scandant «NPD» à répétition.

Le député d’Outremont ne fait pas l’unanimité cependant et le résultat représente une forme d’avertissement puisqu’un peu plus de 40 % des membres se sont rangés derrière Brian Topp, le champion de la défense des traditions et valeurs fondamentales néo-démocrates et le principal adversaire des projets de modernisation du parti portée par Thomas Mulcair. Ce dernier pourra aller de l’avant, mais il sera sous surveillance en quelque sorte.

Il a toutefois l’avantage, contrairement à Topp, de pouvoir conduire ses troupes en Chambre dès lundi et de mener la charge contre le budget conservateur de jeudi prochain. Dans le camp Topp, on reconnaît d’ailleurs  que le fait de ne pas siéger aux Communes a joué contre leur candidat. C’était son plus lourd handicap alors que tout le monde est conscient de la capacité de Mulcair à tenir tête, férocement s’il le faut,  à Stephen Harper.

L’élection de Mulcair marque une étape potentiellement historique dans la vie du parti. Pour la première fois dans l’histoire du parti, le choix du chef a avant tout été dicté par les exigences que pose le rôle d’opposition officielle et la possibilité plus réaliste que jamais de former le prochain gouvernement. Pour ce faire, de nouvelles considérations se sont ajoutées: la nécessité d’enraciner solidement le parti au Québec et d’élargir sa base pour reprendre pied ailleurs. Le congrès a aussi permis de constater un rajeunissement du membership et, à travers les candidats Niki Ashton et Nathan Cullen, un renouvellement du discours. Le NPD de 2012 n’est pas le même qu’il y a dix ans, un fait dont le crédit revient largement au défunt Jack Layton qu’on a célébré avec émotion vendredi soir.

 

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Tout a fait d’accord avec ce choix qui mettra devant Harper un autre pitbull qui a la couenne dure comme s’en souvient surement Charest qui a du le foutre à la porte faute de vouloir se plier aux pratiques de Charest et de son PLQ.

C’est quand même surprenant que ce soit le député d’un quartier de riches bourgeois canadiens-français qui ait été élu chef d’un parti qui se dit de gauche.

Mais, au fait, peut-on considérer Thomas Mulcair comme étant un homme de gauche, lui qui a été ministre du PLQ de Jean Charest ? C’est loin d’être certain.

A ma connaissance, il n’a jamais défendu la veuve et l’orphelin.

Est-ce que le NPD ne serait pas devenu le nouveau Parti libéral du Canada ?

Mulcair va-t-il conserver les appuis que le NPD a obtenus le 2 mai dernier au Québec, lui qui est un ancien avocat d’Alliance-Québec qui a combattu la loi 101 et qui est un «anti-séparatiste notoire» ?

En ce qui me concerne, c’est sûr qu’ en tant que souverainiste je ne vais jamais voter pour lui.

Est-il vrai qu’il a déjà été condamné à verser une grosse somme à un ancien député après avoir été condamné pour diffamation à son endroit?

Il parait qu’il a en privé une tout autre personnalité que celle qu’il montre en public.

Thomas Mulcair NDP était libéral!
Bob Rae libéral était NDP!

Lors du vote sur les mesures de guerre en 1970, Il y avait vingt députés NDP au parlement. Tommy Douglas fut le seul à avoir le courage de voter contre et il en a payé le prix politique.

De plus, le NPD a appuyé les libéraux lors du rapatriement de la constitution de Trudeau en 1982 et lors de la loi sur la clarté de Dion récemment!!!!

En 2008, le NDP a voté contre le retrait des troupes en Afghanistan en février 2009 et plus récemment, pour le maintien des attaques en Lybie.

Est-ce un hasard que quand j’écoute ces Turmel (Boivin) ou Mulcair (Saganash), j’ai l’impression d’entendre PET…. un demi-siècle plus tard ! « Un non, c’est un oui….. ». Soyons clair ! Le NDP est un parti ultra centralisateur et fédéraliste!!!

Mulcair a promis d’aller chercher 50 circonscriptions dans le reste du Canada, pour prendre le pouvoir à Ottawa! Pour faire cela, il doit vendre le Canada des red-necks orangistes et il vient de donner 50 contés aux indépendantistes du Québec!

Il n’est pas connu dans le ROC! C’est mission impossible! Dans trois ans, il se fait scalper par le ROC, pour ne pas avoir livré la marchandise! MDR

Qui est Thomas Mulcair???

Thomas Mulcair est né né à Ottawa, Ontario en 1954, deuxième des dix enfants d’Harry Mulcair et de Jeanne Hurtubise. Bien que sa mère soit d’origine canadienne-français, ses enfants reçurent une éducation en anglais et plusieurs de ceux-ci se trouveraient à Toronto en Ontario, sans maitriser leur langue maternelle, le français !!!

Il étudie au Vanier College (collège anglais), puis à la faculté de droit de McGill University.

Expert en causes linguistiques, il est notamment sollicité par le Conseil de la langue française par le parti libéral et l’organisation Alliance Québec. Alliance Québec est un groupe formé en 1982 et financé par Ottawa pour défendre les droits des anglophones de la province de Québec et instituer des causes légales jusqu’à la cour suprême du Canada contre la loi 101 !

Il joue un rôle actif lors du référendum de 1995 au Québec pour le camp du NON. Thomas Mulcair, devra verser 95 000 dollars à l’ancien ministre péquiste Yves Duhaime pour atteinte à sa réputation. Le gouvernement a accordé 50 000 dollars de plus au ministre Thomas Mulcair pour payer ses frais judiciaires devant les tribunaux. Selon l’animateur Jean Lapierre, qui a été témoin de l’échange, le ministre Mulcair aurait lancé à Yves Duhaime qu’il avait hâte de le voir en prison.

Mulclair, celui-là même qui s’est laissé courtiser par le PC?

pour être politiquement correct, je dirais qu’il aime se faire payer pour *certaines* activités

Si mes informations sont correctes, on peut relever que ce sont seulement environ la moitié des électeurs du NPD qui se sont prévalus de leur droit de vote. – Était-il nécessaire de mener une campagne électorale marathon de 7 mois pour en arriver à un tel résultat ? – Si la règle démocratique veut que le vote soit l’expression du peuple souverain, était-il d’un grand intérêt d’opter en toute fin pour un vaste « happening » largement médiatisé du genre : « last man standing » avec rien de moins que quatre tours de scrutin quand deux auraient été amplement suffisants ?

Doit-on considérer l’exercice démocratique complété, quand nombre d’électeurs qui ont choisi de voter par Internet se sont vu contraints et forcés de laisser tomber faute d’avoir pu diligemment procéder ?

Le NPD est-il un parti qui veut réellement servir les canadiens ou bien avoir sa place dans le « show » ? – Fallait-il être un fin stratège pour comprendre que le principal handicap de Brian Topp était qu’il n’avait pas de siège à la Chambre des Communes ? – J’abordais déjà cet avis, ce devait être en octobre dernier… Au lieu d’en faire un handicap Brian Topp aurait dû en faire une opportunité : Etre justement un homme nouveau pour un temps nouveau. Voulait-il vraiment remplacer Jack Layton à la tête ou jouir seulement de sa part de gloire (il paraît que tout homme a droit à la sienne) ?

Si je fus des premiers à relever les belles qualités de monsieur Mulcair, j’aimerais ici profiter de cette tribune pour relever ne serait-ce qu’un défaut. Le premier d’entre eux est celui de toujours minimiser l’importance de toutes choses. Ainsi hier dans le cadre de l’émission de Radio-Canada : « Les Coulisses du Pouvoir », Thomas Mulcair minimisait les inspirations souverainistes des québécois susceptibles de voter pour le Parti Québécois lors d’une proche élection Provinciale, comme il minimisait tout pareillement le nombre des électeurs qui pourraient effectivement choisir le PQ de Pauline Marois : comme si le vote québécois du 2 mai dernier en faveur du NPD lui était désormais naturellement acquis. Comme si ce vote était un chèque en blanc pour ce constitutionalisme canadien toujours en vigueur.

Voici une malicieuse façon de garder la confiance et la loyauté des québécois, une triste manière de commencer un mandat, une préliminaire qui ne saurait définitivement plaire à l’ensemble des forces progressistes partout où qu’elles soient.

Il est temps d’avoir autre chose que des «votes inutiles» au fédéral pour défendre le Québec au fédéral.
Le BLOC malheureusement est un vote perdu, jamais il ne prendra le pouvoir à Ottawa, ce sera toujours un second violon d’un autre parti.
Que l’indépendance se fasse ce sera par Québec et jamais par Ottawa.
Harper et le parti réformiste sont les pires ennemis du Québec, sous des couverts de «parler français» ils nous torpilles en dessous de la couverte plein d’arrangements qui faisaient du Québec une nation un peu différente. Aucun parti indépendantiste ne pourra gérer le Canada, le NPD sera la meilleur solution en attendant que nous nous séparions du Canada, ce qui est pas fait en ce moment loin de là…

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