Congrès NPD: l’heure du choix, prise 6

On a eu droit à la première vraie fanfare de tambours de la journée, gracieuseté de Thomas Mulcair. Elle a bouffé de longues minutes à son allocution, le forçant à débiter son discours à grande vitesse. La présentation qui avait précédé était moins léchée que celles de Dewar et Topp. Quant à son discours, complètement bilingue, il tranchait avec celui des autres. Il ne cherchait pas à convaincre les néo-démocrates de leur capacité de gagner, mais de la raison d’y parvenir, soit mettre un terme aux politiques conservatrices. Évoquant indirectement l’enjeu de l’unité du parti, il a dit que son «seul adversaire se trouve de l’autre côté de la Chambre», sur les banquettes conservatrices. Et de se lancer dans une dénonciation d’une politique conservatrice après l’autre. Il a donné, en somme, un avant-goût du traitement qu’il pourrait réserver à Stephen Harper dès lundi.

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Qu’on ne l’aime ou pas, qu’on le trouve trop de droite ou pas assez de gauche, Mulcair est un combattant.

Vif à la langue acérée en plus d’être efficace.

Pour que le Canada reste un peu à gauche souhaitons un Mulcain gagnant.

De plus, d’un point de vue d’unité nationale, Mulcair irait chercher des votes au Québec et ferait sentir les québécois « dedans ». Parce depuis l’élection de mai, c’est pas ce qu’on sent.

D’un point de vue indépendantiste, souhaitons un Mulcair perdant car il irait faire vibrer une fibre canadienne aux québécois qui verraient un p’tit gars de chez-eux (qui s’est tout de même fait connaître en pourfendant la loi 101!) aux commandes à Ottawa(même si c’est l’opposition).