Conservateurs et liberté religieuse : la rentabilité électorale avant la cohérence.

Depuis environ deux ans, les conservateurs ont fait de la défense de la liberté religieuse un pilier de leur politique étrangère. Mais ce même gouvernement qui fait la leçon aux autres pays a décrété qu’à l’avenir, les détenus canadiens n’auront accès qu’à des aumôniers chrétiens pour répondre à leurs besoins spirituels.

Le ministère de la Sécurité publique a mis fin au contrat qui le liait à une centaine d’aumôniers à temps partiel, dont une vingtaine de confessions religieuses autres que chrétiennes, rapporte CBC News. Dehors les sikhs, juifs, musulmans! Il ne restera que les 80 aumôniers à temps plein, chrétiens sauf un.

Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, n’était pas convaincu qu’il s’agissait d’une utilisation appropriée des fonds publics. Il faut savoir que les aumôniers, à temps plein et partiel, coûtent au total 6,4 millions $ par année au gouvernement. Mais l’argument financier est toujours commode. Le gouvernement sait très bien que peu de gens verseront une larme si des économies se font sur le dos des détenus.

Le bureau de M. Toews évite de parler du coût de la saga judiciaire que provoquera fort certainement cette imposition d’aumôniers chrétiens.Et il ne parle pas de la contribution de ces aumôniers au processus de réhabilitation des détenus, ni de l’impact que leur absence aura sur ce processus.

Et il y a une autre raison : les militaires… La secrétaire parlementaire du ministre Toews, Candice Bergen, a soutenu aux Communes, ce matin, que si les militaires pouvaient se contenter d’aumôniers chrétiens, les détenus pouvaient en faire autant. «Si cela est assez bon pour les forces armées, c’est assez bon pour les détenus dans les pénitenciers fédéraux», a-t-elle dit.

Faisons-lui un dessin. Les détenus ne peuvent, dans leurs temps libres, aller consulter le guide spirituel de leur choix. Ils sont en prison. Derrière des murs. Sous surveillance. Comme le veut le gouvernement. Les militaires, eux, sont libres de leurs mouvements parce que les bases militaires ne sont pas des prisons, même si elles sont clôturées.

Lorsqu’il s’agit des détenus, les conservateurs ne voient plus clair et ne peuvent résister à en faire des boucs émissaires. On dirait qu’à leurs yeux, les prisonniers ne peuvent jamais être assez puni. Les conservateurs sont aussi persuadés, le ministre Toews en tête, qu’il est impossible de respecter les victimes sans s’en prendre aux droits des condamnés.

Alors on multiplie les décisions destinées à leur rendre la vie toujours plus désagréable. On refuse de mettre en place des programmes recommandés par les autorités médicales, comme l’échange de seringues pour éviter la propagation du sida et de l’hépatite C. On ne voit pas le problème à laisser se répandre la double occupation de cellules conçues pour une seule personne. On impose davantage de frais aux détenus qui travaillent. Et j’en passe.

Les conservateurs n’en sont pas à une contradiction près. Eux qui se sont fait une spécialité de courtiser les membres des communautés religieuses et qui se targuent de défendre la liberté religieuse partout dans le monde, n’hésitent pas à limiter celle des détenus. Mais il y a une logique derrière cette contradiction. Charmer les communautés religieuses socialement conservatrices est électoralement rentable. Taper sur les détenus aussi. Et cette considération a préséance sur tout le reste.

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les détenus restent libre de faire venir un aumônier de leur confession, il ne sera juste plus payer par l’État.

Aucune liberté n’est brimé.

Il faudrait plutôt que l’état ne paie pas pour les aumoniers et laisse tous les détenus, chrétiens et autres, libres de faire venir un aumônier de leur confession. Le Canada n’a pas de religion d’état.

D’accord avec les commentaires. Je ne veux pas payer pour aucune religion puisque le Canada est un pays laïc.

Ce qu’il faut, c’est un vrai programme de réhabilitation: tous les prisonniers avoir une occupation à temps plein, à commencer par les obliger à gagner leur pain et leur logement; ils doivent aussi recevoir de la psychothérapie, et puis s’ils veulent en plus faire appel à une religion, je suis sûre qu’il y a suffisamment de zélés dans la société pour s’en occuper.

Il est très notable que vous ne connaissez guère le milieu carcéral et les prisons. Je suis fatigué d’entendre plaindre ses pauvres prisonniers et j’applaudis le Ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, de son courage.
J’ai travaillé plus de 20 ans dans une institution carcérale maximum ou les détenus se prévalent de leur supposer RELIGION pour avoir des avantages.
Notons les disciples de Bouddha ou les musulmans ne sont pour la plupart non pas des croyants mais essayent de se prévaloir d’avantage comme sur la nourriture cachère ou bouliste. Ils proclament ne pas manger de viande de porc mais réclament des traitements spéciaux et des plats de nourriture qu’ils cuisinent eux-mêmes pour éviter de rester dans leur cellule lorsqu’ils la concoctent. Ils en réclament une abondance et les responsables des cuisines leur en donnent plus qu’il le faut pour qu’ils cessent de se plaindre. Les prisonniers traitent constamment les autorités ou les cuisiniers d’écrire des « grivances » et complaintes. Cependant, ils vont jusqu’à vendre le surplus ou leurs excès de nourriture aux autres détenus.
Les catholiques et autres se joignent à leurs rangs ou se convertissent à l’Islam que pour bénéficier de leurs avantages et de manger d’une façon plus sélectives.
Vous ne réalisez pas qu’il en coute des millions de $$$ pour les contenter.
Nous ne parlerons pas des diètes non nécessaires, cela vous ferait sauter d’indignation. Cela aussi coute une petite fortune et qui paient tous les payeurs de taxe. Ils se fouent de tous mais prennent avantage de tous ce qu’ils peuvent puisqu’ils sont en prison. Ah, les pauvres prisonniers !
Nos vrais pauvres dans le Canada ne mangent pas comme les prisonniers. J’ai vu de mes yeux vu les Prisonniers dans mon unité MAXIMALE de l’Ouest jeter leurs plateaux de cuisses de poulet dans les poubelles en disant : « je ne mange pas de cette shit » « Cela n’est pas bon ou nous en mangeons trop souvent. » Ils se plaignent et les cœurs tendres les plaignent eux-aussi mais si vous verriez tous les gaspilles de nourritures vous ne les plaindriez pas.
Pauvres prisonniers, j’ai même vu des prisonniers demander au JUGE DE LA COUR de leur donner des sentences à 2 ans et I jour pour être dans une INSTITUTION FEDERALE. Le juge leur demanda alors pourquoi et ils lui ont répondu avec candeur à cause des avantages, de la nourriture et des meilleurs traitements dans les prisons fédérales telles que : les salaires même minimes de jusqu’à $10.00 par jour, d’exercice avec des équipements supérieurs, tennis, volley-ball dans le gymnase, hockey de salon et sur glace, etc.
Je pourrais m’étendre encore mais personne ne croit qu’ils sont trop bien traité, ils ne sont pas libre mais qui a commis les crimes, NOUS OU NO PAUVRE DETENU SI MAL TRAITE PAR LA SOCIETE.
J’EN PLEURS DE…RAGES et je paie des taxes pour leur confort.
Jean-Guy