Coops, le film !

Après la publication de mon billet de vendredi dernier sur les coopératives, on me signale ces reportages de l’émission de Télé-Québec Kilomètre Zéro sur la reprise d’entreprises par les salariés, diffusé l’an dernier:

 

Une des usines en difficulté, reprise par les salariés.
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« En cas de fermeture dans le cadre d’une délocalisation d’entreprise, Québec solidaire entend reconnaître le droit aux employé-es de reconvertir l’entreprise en coopérative, le tout sans indemnisation à l’employeur. »

( http://quebecsolidaire.net/le_programme_de_quebec_solidaire
enjeux 2 ) – Économie, Environnement et Travail )

Vous, M. Lisée, qui avez vos entrées dans le PQ (et Pauline vous en doit une pour l’avoir défendue comme vous l’avez fait dans les derniers mois), pouvez-vous pousser ce parti à « voler » cette idée de Québec Solidaire ?

Des femmes et des hommes qui ne se laissent pas abattre et refusent de baisser les bras. Voilà les gens de mon pays.

On se retrousse les manches, on se crache dans les mains pour passer à l’action.

Quand des individus d’une communauté décident de se serrer les coudes pour relever ensemble quelque défi, rien ne peut les arrêter car leur projet repose sur un enracinement solide, tributaire de leur patrimoine collectif.

Ainsi, le territoire appartient à ceux qui l’investissent et le bâtissent au fil des siècles, comme l’ont fait nos ancêtres.

Je crois que la coopération est un concept qui fait partie de notre héritage. Notre peuple est naturellement enclin à l’entraide, à la solidarité et à la générosité.

Notre territoire et son climat rigoureux, les difficultés considérables rencontrées, les périls nombreux, la faim, le froid, la misère, les injustices et la guerre ont été le lot de notre peuple.

Sans la coopération, la mise en commun de nos ressources et un courage de chiendent, jamais nous n’aurions pu arracher notre subsistance, abandonnés sur des arpents de neige, de glace et de froid.

En nous serrant les coudes, nous avons réussi à transformer une terre hostile en un pays où il fait bon vivre ensemble. Le Québec est le fruit d’un labeur continu de la part de femmes et d’hommes à la stature de géants!

Je suis persuadé du fait que tout ce que nous entreprenons « ensemble » est voué au succès. Les difficultés que nous rencontrerons, les problèmes, nous les réglerons comme nous le faisons depuis quatre siècles.

Nous sommes capables!

La mondialisation des marchés répond essentiellement au désir des entreprises multinationales milliardaires de satisfaire les appétits démesurés des actionnaires institutionnels et professionnels, des spéculateurs en fait.

Cette mondialisation ne respecte aucune valeur humaine. L’enrichissement est leur seul crédo. Les entrepreneurs locaux deviennent des pions et leurs entreprises sont acquises uniquement pour des raisons stratégiques de maximisation des profits des acheteurs. La mondialisations des activités commerciales nous été vendues comme un leurre qui souvent ne révèlera sa vraie nature que plus tard.

Ces derniers mois on a vu plusieurs exemples d’entreprises, d’usines acquises il y a
quelques années mais où on a mis la clé dans la porte même si localement l’usine était profitable.

La nature d’une coopérative est essentiellement différente. Elle s’appuie sur l’enrichissement des coopérants, des gens qui y travaillent, de la communauté locale. Autre différence fondamentale : un membre = un vote. Pas d’actionnaire majoritaire capable à lui seul de décider de la vie ou de la mort de l’organisation, de l’usine, de l’entreprise.

J’estime comme étant une priorité stratégie fondamentale que nos gouvernements créent des politiques et des programmes dynamiques et agressifs pour favoriser l’émergence des coopératives.

Par exemple, une loi ayant à sa disposition un fond de quelques milliards de dollars qui donnerait la priorité à une coopérative locale à chaque fois qu’une entreprise était vendue à des intérêts étrangers ou carrément fermée.

Dans nos écoles, un programme devrait obligatoirement donner une formation sur plusieurs années, tout au long du secondaire par exemple, sur la culture et les caractéristiques des coopératives.

Je suis déçus que le Groupe Desjardins soit si timorés dans cette guerre entre le capitalisme sauvage qui a donné naissance à toute cette monstruosité économique et sociale qu’est la mondialisation et les aspirations citoyennes légitimes.

«Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect de la différence.»
[Françoise Dolto]

Quelque soit la forme juridique de l’entreprise: c’est le marché qui décide de la viabilité de l’entreprise!…

Quelle que soient leurs formes juridiques, ce sont les parasites spéculateurs qui prétendent détenir un quelconque droit de vie ou de mort, sur nos entreprises.

La coopération peut remettre sur les rails une économie cannibalisée, devenue par le fait même exsangue, moribonde.

Nous savons qu’un autre paradigme est possible.

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