Coops: Une job steady pis un bon boss!

C’est Yvon Deschamps qui résumait ainsi, dans les années 1970, le rêve de tout bon Québécois.

C’était avant qu’on s’habitue à ce qu’ils disparaissent, ces jobs steady, que les emplois quittent l’Amérique pour la Chine et l’Inde, avant que des génies de Wall Street inventent des produits acides qui font des trous dans les fonds de retraite et que des pays flirtent avec la faillite.

Où trouver, en ce début de XXIe siècle, cette job et ce boss? D’un peu partout sur la planète, avec des chiffres convergents, une réponse est en train de s’imposer : dans les coopératives. Ceux qui ont trouvé là leur emploi et leur patron (donc eux-mêmes) ont mieux traversé la crise que les autres. C’était déjà vrai pour la crise du début des années 2000. Aux États-Unis, alors que l’emploi avait chuté de 2% dans le secteur privé, il avait augmenté de 2% dans le secteur coopératif.

Au Québec, dans deux études réalisées en 1999, puis en 2008, le Ministère du développement économique a constaté que les nouvelles coopératives avaient un taux de survie très nettement supérieure aux nouvelles entreprises privées après cinq ans d’opération (+77% de survie) et dix ans (+54%).

Les raisons de la résilience des coopératives sont nombreuses. D’abord elles sont presque in-délocalisables. Les salariés étant les patrons, ils sont réfractaires à abolir leur emploi pour gagner un ou deux pourcent de profit de plus en déplaçant leur production en Asie. Ensuite, les salariés/patrons préféreront, en temps de crise, réduire entre eux cadences et salaires, en attendant des jours meilleurs, plutôt que de mettre la clé dans la porte.

Finalement et plus fondamentalement, puisqu’il ne s’agit pas d’entreprises soumises à la dictature de la bourse, leur valeur ne s’effondre pas lorsque les actions chutent, leurs investisseurs ne les abandonnent pas lorsque leur rendement fluctue, elles n’ont pas l’obligation, pour attirer l’actionnaire, de toujours croître et de toujours penser au court terme.

Libérées des dérives du capitalisme de casino, les coops peuvent planifier à long terme, atteindre une vitesse de croisière satisfaisante, amortir les chocs. Évidemment, comme toute entreprise, elles peuvent être poussives, peu productives, gérontocrates. Mais leur code génétique les préserve des chocs extérieurs mieux que toute police d’assurance.

C’est pourquoi l’Organisation internationale du travail concluait en 2009 que la résistance des coops ne bénéficiait pas seulement à leurs salariés-propriétaires, mais au « maintien du bien-être des communautés dans lesquelles elles opèrent. » Cette année, 2012, est l’année des coopératives, notamment parce que l’OIT et plusieurs autres estiment que d’autres grandes crises nous menacent et que l’augmentation du nombre de coopératives est un rempart contre les chocs à venir.

À la pointe de ce mouvement, une loi argentine votée en juin dernier prévoit qu’en cas de faillite ou de cessation d’activité d’une entreprise, les cadres et salariés puissent former une coopérative, continuer la production et profiter du premier droit de rachat.

En France, lors d’appel d’offres du secteur public, à prix égal ou équivalent, on choisira une coopérative plutôt qu’une entreprise privée.

Rien de tel n’existe au Québec, ce qui est plus qu’étrange.  Qu’on y songe. Le premier employeur privé aux États-Unis est : Wall-Mart. Le premier employeur privé au Québec est : le mouvement Desjardins. Le second : Le réseau des Centre de la petites enfance, une fédération d’entreprises sociales. Parmi les cinq premiers : La Coop fédérée, dans le domaine agricole.

Le Québec est à la veille d’un transfert majeur de propriété de ses petites et moyennes entreprises. Toute une génération est sur le point de prendre sa retraite. Dans les cas où les fils ou les filles d’entrepreneurs ne sont pas intéressés, on assistera à des fermetures, à des ventes à des concurrents qui, souvent, réduiront l’emploi ou encore à des transferts à des intérêts étrangers.

Il est urgent de prévoir un mécanisme où les salariés et cadres puissent se prévaloir d’un droit de premier rachat, dans un cadre coopératif. Même si cela ne fonctionne que dans un cas sur 10, ce sera toujours ça de pris. Ce sera autant de jobs steady et de bons boss de plus.

Et encore :
La plus grande entreprise de construction au Canada, PLC, est depuis 1977 propriété de ses 6 000 salariés. Elle n’est accusée ni de collusion ni de corruption et est au contraire régulièrement désignée  parmi les meilleurs employeurs et les compagnies les mieux gérées.

Cliquez ici pour un extrait de Imaginer l’après crise à ce sujet.

Et pour une conférence que j’ai prononcée sur le sujet.

Les commentaires sont fermés.

Moi j’achète, un parti qui dirait qu’il veut développer une économie de coopérants, officiel je coopère.

C’est ici et maintenant que ça se passe.
Est-ce qu’on veut être les propriétaires exploitants de nos ressources?
Est-ce qu’on veut être les manufacturier de nos ressources?
Est-ce qu’on veut consommer chez-nous et s’enrichir collectivement?
Si oui il va falloir être parti prenante de notre développement et coopérer.
Au lieu de mettre tous ses oeufs dans le même panier s’il y a plusieurs paniers dans chaque région qui coopèrent entre oeufs, entre eux bien sur eh bien on b^^ati sur du solide.
Je coopère, tu coopères, nous coopérons et on en profite tous.
Nos ressources, nos produits, nos profits ça nous appratient, notre économie nous appratient si on ne veut pas dépendre des autres.
L’autonomie c’est de suffir a ses besoins.
On coopère en grand.

Ce qui rend la coop si efficace est que les employées (donc employeurs) sont généralement plus imputables de leurs actes, tant au point de vue objectif que subjectif.

À l’inverse des grandes compagnies où les gestionnaires finissent par ne voir que les conséquences pour eux-même de leur décisions (voir ici les bonus au rendement), dans les coops, les gestionnaires sont plus susceptibles de voir l’impact sur l’ensemble du groupe.

Bref, un autre exemple que la responsabilisation est la clef pour prendre de bonnes décisions.

Évidemment, une coop si grosse que les membres ne comprennent plus l’impact de leur actes ne serait pas à l’abris de la déresponsabilisation, mais pour les petites et moyennes entreprises, les employés ne sont plus que de les simples pions habituels, mais des acteurs principaux.

L’an dernier dans un voyage en France, j’ai découvert la Biocoop

Nous retrouvons lait, fromage, vin, viande, légume et fruit, des huiles pour la plupart des produit de proximité bref un supermarché biologique.
En chiffres selon leur site Web
325 magasins à janvier 2012
Près de 6000 produits référencés
Chiffre d’affaires 2010 : 460 millions d’euros
Environ 2500 salariés sur le réseau et 700 salariés en centrale
Depuis le début de l’année 2011 : une croissance de 13%

Pour relancer l’agriculture au Québec et l’occupation de nos régions voilà une excellente idée. Cela demande beaucoup de courage politique pour permettre le développement d’une nouvelle filière économique face à L’UPA, les supermarchés…

Si les coopératives sont si bonnes, pourquoi le gouvernement veut fermer les coopératives de santé?

@lagentefeminine

Je pense qu’en feuilletant le programme de Québec solidaire, vous trouverez réponse à vos besoins!

via Alexandre Leduc (candidat QS HoMa)

« Québec solidaire propose des lois similaires pour convertir des entreprises en processus de délocalisation en coops. »

Et QS est le seul à le faire, le seul à prévoir le lendemain de l’indépendance du Québec.

Au plaisir de vous y rencontrer!

Bonjour Monsieur Lisée,
Avez-vous lu : La reconquête du Québec par Roméo Bouchard et Jean Claude Côté publié par Écosociété et qui traite de ce sujet en concret?

J’ai toujours trouvé curieux que les coops ne soient pas davantage mises à l’avant-plan des discussions économiques, particulièrement au Québec, pour les raisons que vous exposez bien.

Comment faire en sorte d’intéresser les employés dans l’avenir de l’entreprise qu’en en faisant les propriétaires? Et comment obtenir un meilleur milieu de travail que lorsque les employés sont à la base du processus décisionnel?

Une job steady pis un bon boss!

SVP Ne parlons pas de cette façon comme dans les milieux misérabilistes des années 50. Les fédérastes seraient trop contents de dire que le français est mal parlé au Québec, que les immigrants parlent mieux que nous, et qu’alors il faut commencer dès la première année du primaire à apprendre l’anglais.

Ceci étant dit, cette idée de coopératives, d’ailleurs plus à la mode dans les années 50, est excellente et devrait être largement favorisée par la population et l’État. C’est grâce à une coopérative d’habitation que mon père a pu, dans les années 50, passer de locataire migrant à fier propriétaire de sa maison construite de façon coopérative.

Les intuitions argentines et françaises doivent effectivement être « importées » au Québec.

Ceci dit, pour continuer dans la même veine, il faudra aussi un organisme qui aura comme mandat d’établir des liens entre les coopératives de productions ( ou de transformation) et celles de distribution.

On peut créer des coopératives afin de sauver ou stabiliser l’emploi, mais il faut aussi sécuriser la chaîne production-transformation-distribution.

Là aussi, il y a un travail à faire.

Il existe différents types de propriétés coopératives. Membres clients, comme le mouvement desjardins, membres travailleurs donc non-syndicables comme bien des coopératives agricoles et membres investisseurs comme certains fonds de développement pas en bourse.
Pour maximiser le développement en utilisant tout les avantages ne seraient-ils pas intéressants d’avoir des propriété multi-partis pour équilibrer entre intérêts et besoin des
30% membres travailleurs(personnes),
30% des clients(personnes et organisations-max20%étrangers),
30%membres partenaires régionaux(personnes et organisations incluant les différents gouvernements)
10%membres investisseurs(personnes et organisationsmax20%étrangers.
Si les cpe étaient ce modèle ils n’y aurait pas de grève.

C’est peut-être par la coopération et les coopératives que nous pourrons offrir une résistance de type gauche efficace au capitalisme débridé et sans coeur.

Dans son livre sur le capitalisme Kempf préconise les coopératives comme mode d’organisation du travail.

Malheureusement il y a beaucoup de coop, notamment d’achat qui sont, et ne sont, que des «tiroirs caisse», déguisés en coopérative…

Le principe coopératif, son système de gouvernance, sont l’antidote au capitalisme sauvage de Wall Street et de tous ces spéculateurs corporatifs qui ont détruit dernièrement une portion importante de l’économie mondiale.

Le système coopératif est également un moyen efficace de guérir notre système économique actuel exigeant une croissance perpétuelle dictée par la cupidité insatiable des actionnaires milliardaires,c’est-à-dire les spéculateurs professionnels. Cette perpétuelle croissance débridée engendre la surconsommation et l’endettement chronique de la population. Ce système cancéreux ne profite qu’au petit 1 % de la population la plus riche.

Nos gouvernements devraient mettre en place des mesures puissantes afin de favoriser une plus grande présence de coopératives, soit par la création de nouvelles entreprises soit la transformation d’entreprises, de compagnies existantes, vers le modèle coopératif.

Je ne vois que des vertus à une telle approche. Mais pour y arriver, il faut une volonté politique et beaucoup d’éducation populaire.

Mais jamais un parti de droite n’osera prendre cette direction.

« Une des raisons pour lesquelles la main invisible est invisible, c’est peut être qu’elle n’existe pas. »
[Joseph Stiglitz, Quand le capitalisme perd la tête, 2003]

Pour l’instant, il n’y a que Québec Solidaire qui intègre l’économie coopérative dans sa vision économique.

« Québec solidaire reconnaît que les économies modernes sont des ensembles complexes où s’entrecroisent diverses formes d’organisation économique : privées, publiques ou associatives. Québec solidaire propose de sortir du modèle économique dual (privé-public) pour adopter un modèle quadripartite :
 Une économie sociale composée d’entreprises à finalité sociale et à but non lucratif mais aussi d’organismes communautaires, collectifs ou coopératifs qui rendent d’innombrables services à la population.
 Une économie domestique essentielle qui repose sur les services rendus dans la famille, par les aidantes et aidants naturels (surtout des femmes), et plus généralement sur les services gratuits ou bénévoles que nous voulons trouver le moyen de reconnaître socialement et de comptabiliser à leur juste valeur.
 Une économie publique, étatique et paraétatique, dont l’importance et le rôle social, entre autres, dans la dispensation équitable de services accessibles à toute la population, sur l’ensemble du territoire, doivent être revalorisés.
 Une économie privée composée d’entreprises dont le but est de produire et de vendre des produits et des services et qui acceptent de fonctionner dans le respect des règles collectives (sociales, environnementales, etc.) que la société québécoise se donne. »
(adopté au Congrès de mars 2001)

voir
http://quebecsolidaire.net/sites/www.quebecsolidaire.net/files/Programme_de_QS-_Pour_une_economie_solidaire_verte_et_democratique.pdf
pour plus de détails

J’espère que cela va être une autre idée que leur sera « volée » par le PQ et ON.
Poussez un peu sur ces partis si vous voulez qu’ils avancent.
(pour le PLQ et la CAQ on sait que c’est peine perdue, leur vision économique reposant sur le néo-libéralisme, donc une vision du XIXe siècle)

Vive les coopératives québécoises incluant les coopératives funéraires, très utiles à la fin de nos vies après les coopératives de petite enfance ! Une coopérative à chaque bout de la vie et d’autres au milieu.

Développer la coopération au Québec me semble être encore plus important que la question nationale, fédéraliste-séparatiste qui pourrait devenir une Union canadienne d’États souverains.

Répondre aux besoins humains plutôt que de chercher à accumuler de l’argent et à remplir le vide de sens que transporte l’humanité actuelle. Voilà une belle occasion de revoir les valeurs qui nous animent. Quand même…. sympathique ce Jean-François !

On n’a pas entendu d’idée aussi innovatrice et emballante depuis l’époque de feu René Lévesque! Allons-y!

Je suis un coopérateur-né. D’un autre côté, je suis de plus en plus désapointé de l’orientation que prennent les caisses Desjardins pour entrer dans le concept de la croissance économique à l’image des entreprises capitalistes. Si j’ai bien compris la nouvelle à la TV, notre présidente, se retrouve avec un salaire de deux millions par année. Qui a besoin d’un tel salaire pour vivre ? Pendant ce temps-là, on ferme des comptoirs de services surtout dans les petits villages. On paie le moins d’intérèt possible aux petits épargnants. On donne des ristournes aux gros déposants et aux aux gros emprunteurs.
Je suis un fondateur d’une caisse pop. Je pense qu’il faut ré-inventer les caisses pop.

Bien d’accord et depuis des années ! à la limite, si ce n’est pas une coop alors c’est d’encourager les entreprises privées à donner/vendre des actions à ses employés. Ainsi, ils se sentiront responsable de leur entreprise, éviteront le gaspillage et proposeront des mesures d’amélioration.

J’étais présent lors de votre présentation à l’AGA de la CDEC Rosemont. Le soir même j’avais pensé vous écrire car je trouvais que votre présentation demeurait « en surface » sur les opportunités que comportent l’économie sociale. Effectivement, le modèle coopératif possède de nombreuses qualités à la fois au plan économique et social. Là où ce modèle trouverait tout son sens et sa pertinence serait dans le secteur des résidences des personnes âgées. À l’instar des CPE où le modèle de gouvernance permet un regard/suivi étroit sur la qualité des services offerts aux enfants, une coopérative de solidarité composée d’un conseil d’administration dont les membres seraient des travailleurs, des résidants, des membres des familles des résidants,des membres du communautaire offrirait les conditions nécessaires afin d’enrayer les conditions pitoyables dont font régulièrement état les médias. Bref, il y a encore beaucoup de places et d’opportunités pour ce modèle et il serait intéressant de voir le mouvement Desjardins affirmer un peu plus son leadership dans ce domaine !

Une autre facette de la société distincte?

À l’instar de lagenteféminine, la COOP est une structure que j’apprécie particulièrement.

Mais à l’heure qu’il est, je m’étonne du peu de réaction que cette rubrique inspire à ceux qui prône la richesse individuelle, plutôt que la prise en main collective!

Plusieurs avantages de la coopérative: meilleurs salaires, meilleure paix sociale, plus grande autonomie, innovation améliorée, pour ne citer que ceux-là.

Je suis plutôt surpris d’entendre les libertariens être contre. Après tout, n’est-ce pas là l’idéal du travailleur: il est part intégrante de l’organisation tant au niveau de sa capacité de production que de son niveau de propriété. Il gagne le montant correspondant à ce qu’il crée, en plus, il est à la fois celui qui exige un profit et celui qui le crée. Merveilleux.

Au sens plus pragmatique toutefois, les coopératives sont vulnérables devant des machines commerciales bien rodées; il n’a pas la capacité d’investir autant de ressources pour compétitionner à tout coup; de plus, elles sont à la merci de leur univers local.

Mais… parce qu’il y a un mais… elles conservent leur richesse dans leur communauté; elles sont créatrices de bons salaires; elles permettent une émancipation du commun des mortels vers la propriété des outils de la production. tout en étant dans le modèle compétitif du capitalisme.

En plus, socialement et économiquement, elles sont plus résilientes aux soubresauts économiques, puisque les membres assument collectivement les gains et les pertes – une idée libertarienne, je suppose – et ils se trouvent à être les piliers de leur économie de proximité.

Clairement, c’est un modèle qui est à encourager. Surtout qu’ils limitent toute spéculation: ils ne sont pas à vendre. Leur seule faiblesse réelle (au sens macro-économique) est leur relative vulnérabilité devant les capitaux intimidants des entreprises orientées vers le profit. Mais l’État peut régler ça… simplement en leur donnant des avantages fiscaux similaires.

N’est-ce pas là la véritable mobilité sociale? Où tous peuvent créer une entreprise, et où tous peuvent participer à une compétition saine?

Si les COOP étaient LA façon de faire, dites-vous bien qu’il y en aurait des centaines de millions partout dans le monde… Ça se saurait!

Le fait d’appartenir à une COOP ne vous soustrait aucunement aux exigeances du marché. Vous devez vendre un produit à un prix compétitif tout en fournissant un rapport qualité/prix acceptable pour votre clientèle mais vous êtes co-propriétaire de l’entreprise avec les avantages (lorsqu’il y a un PROFIT – quel mot horrible!) et les désavantages (lorsqu’il n’y en pa pas…). Et ce, en plus de tenter de gérer un monstre à plusieurs têtes.

Il y a eu plus de faillites que de réussites dans le monde des COOP et du fait de sa structure, le financement y est plus difficile à obtenir, les conflits entre membres y sont nombreux, le processus de décision s’étire alors que les compétiteurs capitalistes, EUX, se « revirent sur un dix cent », et la motivation manque lorsque vient le temps d’investir de nouveaux capitaux.

Sans compter que plusieurs « succès de coopératives » ne doivent leur survie qu’aux subventions étatiques généreusement distribuées grâce au capitalisme…

Ironique non?

La coopération, un modèle de développement pour le vingt-et-unième siècle!

Coopération entre nous et entre les peuples.

Ça, c’est ce qui s’appelle du « vrai » changement…

C’est un peu comme la civilisation, une excellente idée…à développer.

À mon avis, le Québec est culturellement, traditionnellement propice au modèle coopératif.

Je dirais même, je dirais plus…ce système fait partie de notre « génétique ».

Le capitalisme sauvage est un échec total, le temps est venu de prendre en main, d’assumer notre développement.

Qu’attendons-nous pour faire entrer le Québec de plain-pied dans le vingt-et-unième siècle?

M. Normand Paquette, les coopératives doivent, quand même, entrer en compétition avec l’entreprise capitaliste ou disparaître. Elles ne peuvent pas servir que les Québécois en difficulté. Les Caisses Desjardins ristournent au pro-rata des affaires qui y sont faites…normal.

L’économie québécoise a avantage à être composée en parts presque qu’égales entre les coopératives, l’entreprises capitaliste et les sociétés d’État, chacune dans sa spécificité.

M. Pierre Tremblay se demande : « Si les coopératives sont si bonnes, pourquoi le gouvernement veut fermer les coopératives de santé ? »

Parce que ce gouvernement Charest PLQ est basé sur le capitalisme qui fournit plus d’argent à sa caisse électorale ? Si les coopératives de santé fournissaient plus, ils y gagneraient.

Autre question ?

Personnellement j’ai eu la chance d’aider mes employés à créer leur coopérative pour prendre une partie du capital-actions et je suis dans une autre à refaire la même aventure,dans les deux cas avec bonheur

COOPS, Société en commandite, Société en participation, etc… La forme juridique et administrative n’a pas une importance primordiale; d’autre part, toute administration a tendance à, d’abord, assurer sa pérennité: c’est dans son code génétique… Ce qui est important, c’est de rétablir la méritocratie et la moralité!
Est-ce que le Québec est une COOP? Est-ce que la méritocratie et la moralité règnent au Québec?

Faut pas penser que les coopératives sont la solution à tous les problèmes. Il y a des entreprises à gros gabarit qui demandent des investissements colossaux pour le démarrage d’une production qui ne sont pas nécessairement à la portée d’une coopérative ordinaire. Il faut du capital de risque et une structure financiere en partage adéquate. Bref, on revient à la fonction capitalisme des affaires. Ce n’est pas impossible par contre.

J’ai été dirigeant d’une coop (caisse pop) pendant plus de dix ans. J’ai vu les bienfaits de la gestions financières coopérative dans les localités petites et grandes. Je déclare sans risque de me tromper que c’est un excellent système.

@ David

Ha bon les COOP ne sont pas bonnes pour la droite.

« …sur trois coopératives de Santé (la Coop de Solidarité Santé La Prairie, de la Coop de Solidarité Santé Pointe-du-Lac et de la Coop Santé Gatineau) révélaient que la majorité des personnes consultées avaient la perception qu’il était obligatoire d’être membre de la coopérative et de payer une cotisation annuelle pour avoir accès ou plus rapidement accès à un médecin. »

« Avaient la perception » Mises en demeure basée sur la perception. Donc il faut changer la perception.

Les coopératives sont l’antagoniste du dogme libertarien, mais si vous voulez nous expliquer par là que les COOP sont mauvaises et que c’est gauchiste, vous vous enfarchez dans les fleurs du tapis.

Les COOP font moins faillites que les entreprises privés et vivent longtemps. Desjardin à 100 ans, la Fédérée 90 ans, Agropur 75 ans etc, et ce ne sont pas des petits joueurs. Plusieurs sont nées pour faire face aux crises économiques et d’autres pour se sortir du carcan des entreprises géantes.

Il n’y a rien de mauvais là dedans.

@Gilles Bousquet

Pour une fois que le sujet pouvait permettre de ne pas faire entrer la question constitutionnelle, vous tentez encore une fois de détourner le débat et de l’entrainer ailleurs.

Si vous ne souhaitez pas parler de fédéralisme et de souveraineté n’en parlez pas nom de dieu. Combattez vos idées fixes mon vieux.

«Entre le sarcasme et l’ironie il y a la même distance qu’entre un rot et un soupir.»
[Hugo Pratt]

Mon papa Louise Bérubé serait tout à fait d’accord, lui qui a œuvré de nombreuses années(dans les années 30) avec les pêcheurs de la Gaspésie pour les regrouper en coopérative.

@ Jean François Lisée et @ l’agente féminine, # 3,

OUI, la Clé est véritablement dans la Coopération, qui est la pièce maîtresse du Système Économique du Revenu de Base, pour un Capitalisme plus Équitable, plus Viable et plus Vivable pour tous,

c’est-à-dire, pour un Capitalisme qui profite proportionnellement à tous, sans enlever la possibilité de vivre décemment à qui que ce soit,

contrairement au Capitalisme dévastateur que nous connaissons aujourd’hui, qui ne profite qu’à un petit nombre au détriment de l’ensemble de la polupation.

Voir l’excellent film d’un durée de 1 heure, 30 minutes à cet effet :

https://sites.google.com/site/claudepell/

@Francois1:

Après avoir lu ta critique des COOP, je me suis demandé si tu te rendais compte que tu démolissait (ou plutôt « tentait de démolir ») une façon de faire drôlement proche de l’idéal libertarien. Je vois dans une COOP des gens qui se mettent spontanément ensemble en étant leur propre patron. Pas d’état requis, juste des gens autonomes.
En fait, tu donnes tous les arguments requis pour s’opposer à un procédé que tu devrais encenser. Ironique, non?

@David:

Argument malhonnête: Tu aurais pu blâmer la loi, des fonctionnaires zélés, exiger qu’elle soit adaptée, etc. À la place, tu préfères blâmer « la gauuuuche ».

J’aimerais que tu précises si tu es pour ou contre les COOP parce que, à vue de nez, ça me semble un concept drôlement libertarien. Et l’article s’intéresse au concept, pas aux problèmes incidents reliés à leur implantation.

Bien d’accord ! Je viens de Lamèque, une petite ville de 1400 habitants qui, il y a plus de 50 ans, s’est extirpée de la misère avec plusieurs coopératives. Avant, les Robin avaient main mise sur la ville. C’étaient des capitalistes particulièrement véreux qui payaient leurs employés en coupons d’échange au lieu de véritable argent, échangeables dans leurs magasins seulement ! Est-ce nécessaire de dire que pendant ce temps, Lamèque était une catastrophe sociale.

Or, depuis que les pêcheurs se sont associés en coopérative pour les remplacer, et que d’autres succursales de coopérative (Co-op, Caisse populaire) se sont installées, le niveau de vie et le bonheur des habitants a fait un bond de géant. La Ville de Lamèque s’en rappelle bien, son slogan étant «une communauté basée sur la coopération et le bénévolat».

Pour la droite profonde et les libertariens qui ont comme boss et Dieu la grande entreprise.

« Si les COOP étaient LA façon de faire, dites-vous bien qu’il y en aurait des centaines de millions partout dans le monde… Ça se saurait! »

« Fondée à Londres en 1895, l’ACI compte 265 membres dans 96 pays, et dans tous les secteurs d’économie. Toutes ces coopératives représentent quelque 1 milliard de personnes dans le monde entier. »

Juste un milliard de personnes, on approche les millions de coop.

« Sans compter que plusieurs “succès de coopératives” ne doivent leur survie qu’aux subventions étatiques généreusement distribuées grâce au capitalisme… »

Bien sur que Desjardin ne survit que grâce aux subventions. Bien sur que le succès de Bombardier et de GM et des pétrolières n’a rien à voir avec les subventions.

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« Leur seule faiblesse réelle (au sens macro-économique) est leur relative vulnérabilité devant les capitaux intimidants des entreprises orientées vers le profit. » (MediaManiaque)

Pas toujours on dirait:

Coopérative Agropur du Québec:

3,3 milliards de chiffre d’affaires

Natrel: Au Québec disponible au Canada et aux USA.

Québon: Disponible au Québec.

Sealtest: En Ontario disponible en Ontario et au Québec.

Agropur Signature: disponible au Canada.

Island Farms: Disponible en Colombie-Britannique et en Alberta.

Agropur Import: Disponible au Canada.

Allégro: Disponible au Canada.

Schroeder: Disponible aux États-Unis seulement (Minnesota et États voisins).

La Lácteo: Disponible en Argentine.

Olympic: Disponible au Canada.

Yoplait: Franchise canadienne.
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Desjardin:

Rayonnement au Québec, en Ontario et les maritimes.
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La COOP Fédérée du Québec:

Secteur agricole: La Coop fédérée est copropriétaire de Cooperative Research Farms pour la recherche en nutrition animale et de Gène+, entreprise européenne. La Coop fédérée exploite, à Saint-Hyacinthe, la Ferme de recherche en productions végétales où plus de 17 000 lignées de végétaux sont étudiées.

Quincailleries et machineries: Unimat 180 quincailleries au Québec, en Ontario et au NB.

Produits pétroliers: Sonic 185 stations-service, plus la distribution de produits.

Viandes. Olymel, 9 000 employés le plus important exportateur de viandes au Canada.

6,3 milliards de chiffre d’affaires 16 000 emplois. Une binnerie quoi.

@ Youlle

Quand tu dis que les COOP sont « l’antagonisme du dogme libertarien » tu ne fais que montrer que tu ne connais RIEN au libertarianisme.

Les COOP sont le fruit d’une coopération volontaire entre individus, c’est la pierre angulaire du libertarianisme.

D’ailleurs pour ton info, en 2009 le Nobel d’économie a été donné à Elinor Ostrom, une économiste libertarienne, pour leur travail sur les COOP.

http://reason.com/archives/2009/10/12/elinor-ostrom-on-the-the-marke

Dans ses travaux nobélisés elle a notamment démontré que le modèle des COOP était supérieur aux modèle étatiste.

En bref, si tu veux critiquer le libertarianisme, tu devrais d’abord faire l’effort de savoir ce qu’est le libertarianisme.

@David #42

Pourquoi alors viens-tu cracher sur les coopératives?

Êtes-vous un réel libertarien, où l’un de ses trolls qui s’amuse à démolir toute idée émanent des groupes et individus de gauche?

Pour en revenir aux coopératives, elles s’avèrent à être l’un des meilleurs remèdes aux capitalismes sauvages.

Ce type d’entreprise fonctionne dans la logique capitaliste du profit, de la croissance et de la compétitivité, tout en étant source de justice sociale et de redistribution de la richesse.

Legault aime bien parler « d’économie de propriétaire ». Mais l’avenir se trouve dans l’économie coopérative. Un système intégré au loi du marché, tout en redistribuant la richesse naturellement…sans intervention de l’État.

Un capitalisme dompté, juste et équitable.

Le Québec, portant très haut les valeurs de la solidarité, est un endroit très propice pour se genre d’économie.

Beaucoup trop de gens sont pris dans le paradigme de la logique capitaliste marché, patronat, salarié et État régulateur. Évidemment, les puissants de ce monde, les grands propriétaires et les grands médias n’ont pas avantages à mousser les coopératives.

Par ailleurs, je vous conseille un reportage de «Enjeux» intitulé: Engageriez-vous votre patron, qui a eu lieu dans les années 90. Vous pouvez le trouver facilement sur Dailymotion. Il est question d’entreprises québécoises qui ont fait explosé leur chiffre d’affaires en incluant tous les employés dans le processus de décisions et en abolissant le paradigme de pouvoir employé-patron. Il n’y est pas question de coopérative, mais le principe de participation des employés y est. Très intéressant.

@David

Dans ce cas, pourquoi un libertarien comme François 1 critiquent avec acharnement les COOP’s? Même Jean-François Trottier lui a dit que ça rejoignait la pensée libertarienne.

C’est ton acolyte qu’il faut critiquer et qui ne comprend même pas l’idéologie qu’il défend. Si vous vous contredisez entre vous, tu devrais lui rafraichir la mémoire puisque tu connais si bien ça, mieux que tout le monde.

@ Jean-François Trottier (# 38):

Nous ne nous connaissons pas, alors, le vouvoiment, signe élémentaire de politesse en langue française, serait grandement apprécié.

Dans mon intervention, j’ai relevé les difficultés que sont susceptibles de rencontrer les COOP. Rien d’autre. Si c’était l’Éden, on en aurait des centaines de millions dans le monde non? Ça se saurait.

Pour ma part, si une COOP LIBRE n’est PAS subvnetionnée par l’État (Desjardins), je suis en faveur mais je crois qu’à long terme, les sociétés de capital par action (LIBRES non-subventionnées, je le souligne au cas où, contrairement à la SAQ, Loto-Québec, etc…!) sont, et de loin, plus à même de mieux répondre à leur clientèle rapidement et efficacement et de survivre dans un monde compétitif où le contrôle des coûts est vital.

@ Kevin

Tu peux me dire où j’ai craché sur les COOP ?

Mentir dans un débat ce n’est pas très élégant…

@Francois1(#45):

La politesse élémentaire passe par le respect. Quand on approche une conversation en se disant qu’on « argue with idiots », on se fait tutoyer. Je note aussi que certains signent « Bonjour » et « Bien à vous » avant d’insulter des peuples entiers. La vulgarité prend plusieurs formes…
Maintenant, pour les COOP.
La rapidité d’adaptation des entreprises m’apparaît surfaite, surtout pour les grosses. C’est quoi, la capacité d’adaptation de RIM? De Palm? On part avec une bonne idée, on fait son nom là-dessus, on devient obsolète quand l’idée devient dépassée, on disparaît… Une COOP me semble plus facile à gérer que l’égo d’un Jim Balsilie.
Oui, une COOP devra affronter la même pression que ses concurrentes. Sauf que les arguments pour la délocalisation sont essentiellement d’augmenter les profits allant à des actionnaires. Plusieurs décisions qui conduisent tout droit à des bulles spéculatives suivies de faillites en série sont dues à des décisions de conseil d’administration qui veulent à tout prix augmenter leurs profits à court terme sans regarder les conséquences. Moins de chance que ça arrive avec une COOP. Une COOP ne coupera pas des jobs pour les envoyer en Inde juste pour profiter à une poignée d’actionnaires parce que les actionnaires, ce sont eux. Aussi: une COOP ne versera pas un salaire indécent à un administrateur incompétent, salaire qui correspondrait à un gros pourcentage de leur chiffre d’affaire en un an.
Ou, pire, le proprio ne vendra pas quelques millions de dollars en actions pour se sauver en sachant que sa compagnie prend le bord, pour repartir ensuite son stratagème sous un autre nom.
Mais au fait, je pense que cette opposition purement réflexe aux COOP vient de la ressemblance superficielle avec un syndicat. C’est comme un syndicat sans patron. On peut aussi voir ça comme des actionnaires qui font quelque chose pour leur argent.
Pour finir: l’argument « si c’était bon, ça se saurait » implique que les solutions nouvelles ne seront jamais essayées si elles ne sont pas adoptées instantanément partout. Si les choses se produisaient comme ça, ça se saurait.

@ David 42 et 46.

Deux éléments:

1-le prix Nobel d’économie n’existe pas. Il s’agit du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. Votre idole Friedrich von Hayek « aurait fermement déconseillé sa création, aucun homme ne devant être ainsi désigné comme une référence sur un sujet aussi complexe que l’économie ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_de_la_Banque_de_Suède_en_sciences_économiques_en_mémoire_d%27Alfred_Nobel

2- « Mentir dans un débat ce n’est pas très élégant… » Vous le faite constamment lorsque vous tripotez les statistiques.

« Pour la gauche, les COOP c’est bon partout sauf en santé… »

Simplement parce que les 3/4 d’êtres elles ne sont pas des coopératives, mais bel et bien des clubs privés (il faut être membre pour bénéficier des « privilèges » qui sont l’accès rapide aux services et aux médecins). Le terme « coopérative » étant utilisé à des fins de marketing et pour profiter des lois (qui permettent les coopératives, mais pas les clubs dans le domaine de la santé avec services déjà couvert par l’Assurance maladie).

Pour le quart restant, qui respectent les règles et l’esprit coopératif, il n’y a pas de problème.

Dire que la gauche est « inconséquente » avec elle-même à ce sujet, serait comme de reprocher à la « droite » de ne pas approuver Vincent Lacroix alors que ce monsieur était un homme d’affaire membre d’un CA d’une entreprise privée.

De « gauche » comme de « droite », on veut toujours que les gens respectent les règles.

@ Jean-François Trottier (# 48):

La politesse et le respect sont deux choses différentes mais je vous laisse à vos interprétations…

La COOP ne délocalisera pas ses jobs en Inde ou en ailleurs Asie, vous avez raison et c’est là l’une de ses faiblesses car ses compétiteurs, eux, le feront et au final, ils offriront un meilleur produit à un prix d’aubaine. La COOP qui a « sécurisé ses emplois ici » fera faillite.

Imaginez une COOP québécoise contre Apple ou Ford… Fait peur hein???

Bien sûr, il y a des entreprises avec capital par actions qui disparaissent et/ou se font acheter (des COOP ont disparu également!) mais tout concorde pour confrmer que les sociétés par action sont, et de loin, LA meilleure forme administrative et la meilleure pour faire face au monde compétitif. Le peu de COOP qui existent par rapport aux sociétés par action (ratio) expliquent mon affirmation style Reno-Dépôt.

Le profit des sociétés à capital par action = les redistributions des COOP. Sans eux, peu de chances de survie à long terme. Pour les bulles spéculatives (dont les COOP ne sont absolument pas à l’abri!), elles ne sont qu’une façon que le capitalisme a trouvé pour mettre en évidence les faiblesses et les forces d’une industrie en particulier. Si elles se créent, déguerpissez! C’est leur message.

Je suis plus qu’assuré que si Desjardins voulait aujourd’hui créer une COOP, elle ferait faillite en moins de 5 ans.

Vous trouvez les salaires des haut-gradés des compagnies indécents? Achetez UNE de leurs actions, présentez-vous à leurs rencontres annuelles et faites-leur votre cirque. Vous en avez le DROIT!

Je crois que les coops sont un excellent outil (parmi d’autres) qui cadre bien dans le grand portrait du capitalisme.

Hey! Il faut pas oublier que les Packers de Green Bay (un gros 100 000 habitants!) qui sont gérés par une coop ont gagné le Super Bowl l’an passé!!!

Aussi, j’aime bien me rappeler que, corrigez-moi SVP si je me trompe, ce sont principalement des banques qui ont profité du plan de sauvetage de 125 milliards en 2008-2009. Je crois me rappeler que c’est la Banque Nationale qui a profité majoritairement de ce prêt alors que Desjardins a n’a rien reçu.

Quelqu’un pour me corriger?…

Sinon, j’ai « pour mon dire » que les Coops sont aussi valables (sinon plus) que les corporations.

@Francois 1 (51):

Des coop bancaires de type Desjardins, il y en a dans presque tous les pays industrialisés (encore une chose que Wikipédia nous apprend parce qu’il est à gauche). Et il y en a des grosses en maudit (Ex: le groupe Mondragon, 256 entreprises, 16,7 milliards de chiffre d’affaires). Toutes ces COOP ne pourraient plus exister?
Et « Apple contre une COOP », c’est plus « risible » que « Apple contre PME »? Pourquoi?
Bon, ce type d’entreprise n’est peut-être pas la solution partout mais… quelle est la pertinence de toute cette argumentation anti coop? C’est parce que c’est une idée de Jean-François Lisée, peut-être? Franchement, ça semble juste être ça. Après tous ces billets sur la génération spontanée du meilleur des mondes par l’individu sans contrainte, voilà qu’il est mieux d’être le pion servile d’un big shot que d’avoir des individus autonomes qui se regroupent et qui sont maîtres de leurs destins! Les gens, laissés à eux même, sont –>inefficaces? Pas assez –>compétitifs?
La « main invisible » qui est supposée tout arranger par les miracles du capitalisme, c’est de la bullshit? Parce que le petit, « contre Apple », « Ouuuh ça fait peur »?
Bin coudonc! C’est exactement ce qu’on dit!

Diogène:

Hayek a gagné et accepté le prix Nobel d’économie et devine de quoi a parler son discours d’acceptation ? « The pretense of knowledge ». Dans ce discourse Hayek dénonce ceux qui font de l’économie une science..

Culture générale 101…

M. Lisee, bien que votre messages semble noble, votre argumentaire porte a confusion.

Vous minimiser la difficulte d’etre entrepreneur et vous utiliser les chiffres pour appuyer un argumentaire plutot qu’une realite.

Vous parler du nombre de nouvelles entreprises privees qui echoue et vous l’expliquer par les differences aux niveaux de la delocalisation et des influences de la bourse. Deux facteurs qui concernent tres peu les durs labeurs des nouveaux entrepreneurs, mais plutot les entreprises solidement etablies et parfois meme des entreprises etrangeres etablies de longue date au pays.

Egalement, vous constatez que le plus grand employeur des Etats-Unis est Wal-Mart alors qu’au Quebec 2 des 3 plus grands employeurs mentionnes sont fortement subventionnes directement ou indirectement par des politiques qui coutent cher aux contribuables quebecois.

Qu’une solution soit d’encourager les cooperatives faces aux nouvelles dynamiques de marches est une chose sur laquelle nous devrions tous etre d’accord, mais qu’elle soit faite au detriment de l’entrepreneuriat quebecois deja insuffisant en est une autre.

D’ailleurs, meme le mouvement Desjardins est fortmeent favorable a l’entreprenariat…

@ Paul Robert

En effet! Ce n’est pas étonnant d’un idéologue comme Hayek: on peut se contredire sans problèmes, du moment que l’on prétend détenir la Vérité.

Toutefois, au cours de la même cérémonie en 1974, Gunnar Myrdal, co-récipiendaire du prix de la Banque de Suède, considérait que ce prix devrait être aboli puisqu’il consacrait Hayek!

Myrdal avait raison au sujet de Hayek et de la pertinence de ce prix, qui sert surtout à valoriser dans l’espace public des thèses fumeuses (Friedman, Becker, Robert Fogel et autre Chicago Boys) au détriment de la recherche scientifique désintéressée et impartiale.

Je pense que la coopération est préférable à la compétition pour civiliser l’humanité.

Généralement, les individus qui font avancer la société visent le bien commun.

Et la plupart du temps, les égoïstes égocentriques narcissiques qui se pensent meilleurs que les autres, nous font reculer.

à prendre avec précaution vos statistiques, les études du MDEIE sont faites sur toutes les coopératives constituées au Québec, autant celle d’habitation que de solidarité ou de consommation. Il y a tellement de conditions à rencontrer pour faire réussir un projet d’entreprise normal, pour une entreprise collective, c’est encore plus compliqué parce que on ne devient pas propriétaire du jour au lendemain. La formation, la présence des cadres, la continuité dans certaines activités majeures de l’entreprise doivent être au rendez-vous. Il faudrait mieux rejoindre les entrepreneurs qui veulent prendre leur retraite et leur proposer, dans le cadre d’un retrait progressif, de céder sur plusieurs années leur entreprise à leurs employés. On a ce qu’il faut au Québec pour réaliser ce genre de défi mais les propriétaires ne sont pas ouverts à ce scénario

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