Corruption: le rouage manquant de la démocratie québécoise

Il y a des règles non écrites en démocratie. On ne constate leur existence que lorsqu’un gouvernement décide de les ignorer.

La faute à Gomery ? (Photo: PC)
La faute à Gomery ? (Photo: PC)

C’est ce que vit le Québec, aujourd’hui, avec le refus, réitéré ce mardi, du gouvernement Charest d’ouvrir une commission d’enquête sur la corruption dans l’industrie de la construction, malgré la volonté générale de l’opinion, des villes, et des organisations de la société civile (policiers, ingénieurs, associations de constructeurs, CSD et CSQ, CPQ, etc).

Nous sommes donc devant l’obligation d’inventer une procédure pour éviter, à l’avenir, que la démocratie soit ainsi confisquée par la volonté du parti majoritaire. Quel pourrait être ce mécanisme ?

D’abord, un peu de recul sur cette règle non écrite. Aucun gouvernement n’a lancé de gaité de cœur des enquêtes qui pouvaient l’éclabousser.

* Robert Bourassa (pas mon politicien favori) l’a pourtant fait en mettant sur pied la Commission Cliche puis la CECO.

* René Lévesque a accepté de se soumettre à une enquête parlementaire qui a entraîné le départ de son chef de cabinet et ami, Jean-Roch Boivin.

* Lucien Bouchard a mis sur pied la Commission Moisan sur le secret fiscal au ministère du Revenu pour enquêter sur une fuite provenant de son cabinet.

Tous, en maugréant, avaient accepté de déclencher une enquête sur eux-mêmes car…  ils jugeaient que l’intérêt public l’exigeait.

Pas Jean Charest

Pas Jean Charest. Il a décidé que le précédent de la Commission Gomery, dont les travaux ont conduit le Parti libéral du Canada au tombeau, est LE précédent à ne pas suivre. Car voilà, en étant suprêmement efficace, Gomery aurait mis un terme à l’industrie de l’enquête publique.

(Mais pas au gouvernement fédéral, où Stephen Harper a accepté d’ouvrir une enquête sur son prédécesseur conservateur, Brian Mulroney.)

Ce faisant, le gouvernement Charest rompt avec une tradition. Et il nous oblige à imaginer un mécanisme nouveau pour empêcher que cela ne se reproduise.

Pas question, évidemment, de donner à l’opposition le pouvoir de faire déclencher des enquêtes, sinon il y en aurait une par semaine, sur tous les sujets.

Mais il faut que la demande de l’enquête soit ancrée à l’Assemblée nationale. Il faut que cela soit une condition nécessaire, mais non suffisante.

On pourrait par exemple prévoir que si un tiers des députés et/ou deux des partis reconnus en font la demande, le processus soit enclenché.

On pourrait prévoir aussi, dans la foulée de propositions récentes, qu’un mécanisme citoyen — pétition ou autre — force une Commission parlementaire à examiner une telle demande.

Puis, si elle est relayée par deux des partis ou un tiers des députés, le processus s’enclencherait.

Un comité de sages

Ensuite, quoi ? Le mieux est de référer la requête à un comité de sages. Or il se trouve, dans nos pratiques démocratiques, des personnes qui sont nommées par un vote des deux tiers de l’Assemblée nationale, donc de façon bipartisane, à des fonctions importantes: le vérificateur général, le directeur général des élections et l’ombudsman.

Ces trois personnes ont des tâches qui leur demandent à la fois une bonne connaissance des rouages de l’administration publique québécoise et du système électoral ainsi qu’une pratique concrète de l’enquête.

On pourrait imaginer qu’un comité de six sages soit formé d’office par les six dernières personnes à avoir occupé ces fonctions, à l’exception des titulaires actuels. Ce comité aurait la tâche, exceptionnelle, de recevoir la requête des députés, d’ouvrir une brève période de consultation pour entendre les avis de ces partis, de la société civile et, bien sûr, du gouvernement.

Puis, si ce dégage au sein du comité une majorité (nécessairement au moins 4 sur 6) alors, exerçant le mandat confié par par l’Assemblée nationale, les sages auraient le pouvoir d’ordonner la tenue d’une enquête, d’en fixer les paramètres et d’en choisir les commissaires. On pourrait aussi décider qu’en cas d’enquêtes voulues par le gouvernement, les sages aient le pouvoir de valider ou de modifier le mandat et les nominations du gouvernement.

L’existence même de ce mécanisme pousserait, évidemment, les gouvernements à déclencher eux-mêmes les enquêtes, à en définir le mandat et à en choisir les membres de façon la plus objective possible, de peur de se faire désavouer par les sages. Ces derniers agiraient ainsi comme une force de dissuasion. Comme quoi, si accorde à certaines règles qu’elles vont sans dire, ou écrire, elles vont souvent mieux en le disant, et en l’écrivant.

*   *   *

J’ai repris ici, en le modifiant un peu, un billet écrit en décembre 2009. Et puisque les propositions de nouvelles façons de faire de la politique sont à la mode, cela fait partie de ma modeste contribution.

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Considérant le contexte politique actuel de Grande noirceur, un retour au régime duplessiste depuis on ne sais trop combien d’années, votre proposition est plus que pertinente, elle est géniale. Puisse-t-elle être lue, entendue et entérinée par nos élus à l’AN.

M. Lisée,
Les coupures dans la fonction publique Québécoise devaient éventuellement diminuer la dette de l’État.
Tout organisme qui dépense l’argent des autres, que ce soit une ONG qui fait des levées de fonds ou un gouvernement qui prélève impôts et taxes, doit avoir un minimum de mécanismes de contrôle de qualité, qu’ils soient internes ou externes.
Le gouvernement Charest a confié le contrôle de qualité aux récipiendaires des fonds!
Résultat : les coûts des travaux commandés par le gouvernmement ont explosé en même temps que les rentrées de devises stagnaient (fraude etc).
Un Québec souverain n’aurait pas ces problèmes évidemment, tous ses citoyens deviendraient automatiquement des modèles d’honnêteté.
Mais en attendant ce miracle, quel gâchis!!!!

Et si tout cela Nous poussait plutôt à tous retourner faire nos devoirs et y creuser jusqu’à la source de toutes ces corruptions !
Peut-être y verrions-nous quelque chose de très simple que les corrupteurs ont très bien réussis à compliquer et à alourdir de façon à pouvoir toujours contrôler d’une façon quelconque devant l’impuissance de tous car la source qui en est la base a été tellement modifier et non respectée que sans la réparation de la base principale de cette source qui gère cette corruption, rien ne pourra être possible car tout est construit sur cette base et l’incohérence qu’elle démontre sous nos yeux depuis si longtemps devrait nous réveiller et Nous poussez à exiger sacreforme complète puisqu’elle n’est pas respectée et utilisée comme force de contrôle……. Cette base tant utilisée s’appelle la LOI … Loi ceci loi cela loi encore loi au cas loi pour ceci et cela et ouf …. On est protégée nous au Quebec ? Ouf … quelle chance d’avoir des lois qui protègent nos droit ? N’est-ce pas pour cela que les lois existent ? Pour protéger nos droits ?? Il y en aurait un à défendre tous ensemble et qui amènerait l’état à devoir nous remettre nos vies ! Et c’est le DROIT D’ EXISTER que l’on a plus depuis bien longtemps … Tous les autres droits découlent de celui là …. Il n’y aurait-il pas vice de procédure juste sur ce point ou notre existence est en grand danger et notre développement compromis ??? Ne devrait-on pas être retiré de ceux qui nous maltraitent ?? Que notre garde leur soit retirée ?? Sur le champs pour enquêter si ils mettent vraiment notre vie en danger et compromet notre développement ???
Je suis d’avis que seul un retour à la source des lois, base de l’immunité de ceux qui gouvernent et contrôle leur propre protection d’agir ….. Rien ne pourra changer et empêcher un Legeault de faire pire que Charest. Et tant que la base sera ce qu’elle
est, tout ce qui est corrompu continuera de l’être … Car ce sont avec ses lois conçus pour les corrupteurs qu’ils se permettent d’être au-dessus et de s’en servir contre nous . Alors exigeons notre droit à une existence et tout tombera puisque ce droit n
Existe pas dans les faits et sert de fondement à notre société … Arrêtons de banaliser la base de toutes nos lois qui est le moteur de tout le reste !!! Pourquoi suivre des lois si elles nous musèlent et nous assimilent à un conformiste qui tue l’esprit des citoyens du Quebec à commencer par nos propres enfants ??? Je pourrais poursuivre encore mais j’arrete ici ma réflexion pour l’instant espérant qu’elle éveille en vous la réflexion sur la véritable source … Car c’est là qu’il serait stratégique d’aller réparer pour poursuivre le but des citoyens du Quecbec soit la liberté de vivre mais pour ça , faut- il avoir le droit d’exister et d’avoir droit à une existence de notre choix etc etc etc … Comment faire respecter d’autres lois si lavbase de ses lois ne l’est pas ??? Ce n’est que du vent tout le reste dans mon livre à moi ….

C’est le cynisme qui est la première cause de la défaite du Bloc. Plus que la popularité du chef défunt du NPD ici.

Les principaux partis fédéralistes ou souverainistes sont frappés de plein fouet. Pauline Marois et Jean Charest sont rejetés comme politiciens établis avec violence d’opinion populaire.

Ce type de mesure réformiste n’est faite hélas que par un nouveau gouvernement certainement pas par le gouvernement libéral actuel. L’heure est grave, la politique au Québec dégoûte, sept partis seront offerts à la prochaine élection.

Rien ne va plus! Je crois, M.Lisée que c’est le sujet dominant plus que la collusion parce que le sujet de l’implosion politique québécoise risque paradoxalement de faire réélire le parti libéral.

Voilà le hic!

Pourquoi ne pas s’inspirer de pays qui ont réussi à juger et emprisonner des politiciens? Car au final c’est ce qu’on cherche. On veut une méthode efficace et éprouvé.

Ceux que je connais sont la France et les États-Unis.

Ces pays ont des organes indépendants du pouvoir qui peuvent déclencher des enquêtes de façon autonome.

Malheureusement les québécois sont toujours très centrés sur eux-même. Avec la participation de nos concitoyens immigrants, on pourrait trouver de bons exemples de systèmes étranger. Quoi faire, quoi éviter et pourquoi.

Oui, très bien pour la prochaine fois. Certains points méritent d’être approfondis mais au final je verrais bien une commission formée d’un juge, d’un des membres de la troïka (DGE, VG, Ombudsman) et d’un représentant de la société civile (journaliste, universitaire, etc.).

En attendant une éventuelle commission — et il y en aura une maintenant ou plus tard, que Jean Charest se le dise! — j’irai manifester devant les bureaux montréalais du premier ministre le 24 septembre.

Face à ces «coquins», comme les auraient appelé Henri Bourassa, il ne reste que la pression de la rue aux honnêtes citoyens.

L’Islande a traduit en justice les politiciens responsables de leur crise économique et ont ensuite fait une refonte, non seulement de leur système, mais de leur constitution afin que plus jamais le peuple se fasse dépouiller de sa richesse.

Qu’attendons-nous?

Lorsque l’appareil d’État est détourné au profit d’un petit groupe d’affairiste et non pas de la collectivité, la démocratie cesse d’exister.

Allons-nous réellement rester assis sans rien faire? Allons-nous laisser ces truands nous voler?

Qu’est-ce qui nous manque pour que l’on sorte dans la rue!?!

L’Idée est bonne mais…
1- pourquoi pas également les ex présidentEs de la Commission des droits de la personne qui sont aussi nomméEs aux deux tiers de l’Assemblée nationale?… apres tout, certains droits démocratiques de base sont atteints par ce qui se passe; droit à l’information, droit de participer aux affaires publiques, etc.
2- et puis parce que les mots ont un sens, je ne parlerais pas de comité de sages… les sages on les écoute gentiment; il me semble que le vocabulaire doit refléter la portée que l’on veut donner à la fonction: comité de controle, comite de surveillance…

Au-delà d’un tel comité cependant, je pense qu’il manque un délit dans notre code pénal, celui que l’on nomme, en France, l’abus de biens sociaux. La possibilité de poursuite pour un tel délit changerait considérablement la donne.

Je vous trouve retors Monsieur Lisée…

Ça fait plusieurs parutions sur la corruption au Québec que vous éditez ici, sur votre blogue, et ce, en totale contradiction avec votre position particulièrement tranchée et teintée de nationalo-négativisme de l’année dernière lorsque le magasine Macleans a affirmé, en prmière page, que le Québec était l’endroit le plus corrompu en Amérique (qui a oublié le Bonhomme Carnaval avec sa valise remplie de gros billets de banque!!!).

À l’époque, bien drapé dans le fleur-de-lysé, vous vous êtes insurgé, avez affirmé que le tout était du !Québec bashing », etc. Bref, nous étions alors presque des sommités en matière d’honnêteté, de chasteté et de bonne conscience politique…

On se souvient tous d’un certain passage à TLMEP n’est-ce-pas? où vous aviez réprimandé, voire flagellé le pauvre journaliste anglo (en plus!) qui avait osé dire ce qui se révélât être finalement la « VÉRITÉ »!!!

Or, depuis, c’est l’inverse qui se produit: non seulement avez-vous retourné complètement votre veste, sans en faite mention toutefois, tout en tentant de surfer sur la vague de la corruption québécoise mais vous essayez de n’y associer que les Libéraux de Jean Charest, comme si cette corruption n’avait jamais existée sous les péquistes.

De l’angélisme à l’état pur!

Pour être intellectuellement honnête, Monsieur Lisée, vous devriez d’abord vous excuser publiquement au journaliste victime de vos gérémiades à TLMEP et ensuite vous devriez nous concocter un petit vidéo dont vous avez le secret et que vous semblez tellement affectionner, vous mettant bien sûr en évidence, comme d’habitude, et nous informant sur les dessous de la corruption au Québec (votre collègue journaliste, l’anglo, pourrait même y apparaître…) et comment vous avez pu vous tromper à ce point sur le sujet.

Parfois y’a des idées qui n’en sont pas mais, votre idée semble très bien.

La seule chose qui me chicote c’est que les sages peuvent être employés par des personnes impliquées dans la commission.

Je ne sais pas comment on pourrait faire en sorte que cela n’en soit pas un problème.

Votre proposition est très intéressante. Pour rétablir la confiance des citoyens et reprendre le contrôle de nos institutions il faudrait élaborer toute une panoplie de telles mesures. Aux prochaines élections la population ne devrait accorder son vote qu’aux partis qui se seront engagés à des des réformes majeures en ce sens. Le parti libéral a simplement exploité au maximum les faiblesses inhérentes de notre système. Je ne suis pas surpris de la dérive actuelle. J’ai parlé de mon expérience personnelle dans le secteur public dans: Mémoires d’un fonctionnaire https://acrobat.com/#d=E*wq8N1qBbUITCMn6mDogA

C’est vraiment frustrant de voir que le pire pm de l’histoire puisse continuer à être complètement à contre courant des Québécois.

Le système parlementaire Britannique donne beaucoup trop de pouvoir à un pm. C’est un système politique vraiment axé sur les privilèges…

Ce que vous proposez pourrait être la solution. Un peu comme les commissions sénatoriales aux États Unis.

Je ne crois pas que dans le contexte actuel et avec un Jean Charest entêté et très têtu , il n’y a rien pour lui faire entendre raison car cet homme n’a jamais eu une once d’éthique et n’a aucune morale …. Seul ses amis compte car il n’a jamais le sens et le devoir de l’état ….. Charest et Sarkozy sont des semblables …..

Vous prenez des détours douteux…

Quelques années avant que le premier ministre Martin commissionne le juge Gomery, le gouvernement Chrétien avait demandé au vérificateur général de faire enquête sur le progamme des commandites; et dès que le gouvernement eut en mains le rapport du VG il a contacté la police – deux, sinon trois ans avant le début de la Commission Gomery.

La police en premier.

Quant à la Commmission Oliphant sur les relations entre Mulroney et Schreiber, là aussi la justice avait eu l’occasion d’examiner les faits. Schreiber était déjà en prison; et c’est le témoignage de Mulroney sous serment devant une cour de justice à Toronto vs les faits qui précipita la tenue d’une enquête pour déterminer si Mulroney avait menti sous serment. On ne peut comparer Oliphant et Gomery; les paramètres d’Oliphant, choisis par l’actuel Gouverneur Général, étaient restreints et menèrent à des sessions loufoques alors que des témoins évitaient de parler du noeud du problème.

La Commission Oliphant portait sur les relations entre deux individus qui avaient déjà comparu devant la justice. Jamais Harper n’a mis sur pied une commission d’enquête pour examiner les dépenses de son propre gouvernement et suite à Gomery jamais il ne le fera, pas plus que Charest. Nous devons remercier des gens comme vous qui (sciemment?) manipulent les faits pour arriver à des fins politiques alors qu’il s’agit ici d’actes criminels sérieux.

Pendant ce temps, en tant que lectrice, j’attends impatiemment de connaître les résultats d.es enquêtes policières au sein du ministère.

Martin Patriquin a été l’auteur, le 24 septembre 2010 de l’éditorial pour le magazine Maclean : Quebec: « The most corrupt province ».

La majorité des Québécois ont protesté jusqu’à ce magazine s’excuse. Est-ce que nous devrions nous excuser maintenant auprès du Maclean ?

Pour régler en bonne partie ce problème, l’État devrait financer les partis politiques. Le financement pourrait être calculé en fonction d’évaluation faites par un vérificateur payé par l’État, relevant de l’Assemblée Nationale et nommé par celle-ci.

Il faudrait que ces mesures d’évaluation soit établies en fonction du contexte, mais avec une base fixe.

Ça obligerait les partis politiques a bien gérer notre avoir collectif et éviterait toutes les malversations, la corruption, etc.

Le Québec est, malheureusemetn, en voie de devenir la Grèce de l’amérique du Nord. Ici, les gens se disent «on peut rien faire alors on fait rien, pis on va frauder comme on peut, nous aussi.» Maintenant, l’honnêteté n’a plus la cote. Faire ce qui ai correct est mal vu et faire ce qui n’est pas correct (et souvent illégal) est bien vu. Je crois foncièrement que l’on a les politiciens que l’on mérite. Le taux de participation baisse, alors l’intérêt de la classe politique pour la population baisse aussi. Plusieurs disent que ce n’est pas pire qu’il y a 20 ou 30 ans. C’est une manière de se donner confiance. Si peu de gens sont responsables de leurs geste (l’alcoolisme est une maladie, c’est pas de sa faute) comment peut-on demander à nos dirigeants de l’être. J’ai beaucoup de d’appréhentions pour l’avenir.

Oui, oui, c’est ça ! Puisqu’on n’est pas capable de prendre nos affaires en main, on va se contenter d’essayer de soigner l’invalide système de gouvernance du Québec, à l’aide de cataplasme et pourquoi pas, avec aussi des mouches de moutarde et de l’eau bénite.

La division des pouvoirs est le point central où il faut des changements. De laisser l’Exécutif et le Législatif (sans parler du Judiciaire, lui aussi souffrant gravement) entre les mains d’un même »mégalomane » par surcroît un à forte tendance Wasp, on n’en sortira pas avec des cataplasmes ne modifiant pas les règles fondamentales de la gouvernance.

C’est un bel effort mais, un échec sur un tel mécanisme ne ferait que donner du poids à la paresse sinon au manque de courage nous maintenant dans le continuité la plus aberrante.

Pour moi, c’est un Vraie projet de renouveau démocratique où tous et toutes se sentirons inclus-es telle que la Consitution Suisse, qui pourra nous faire vraiment avancer.

Est-ce que les fonctions du Lieutenant-Gouverneur ne pourraient pas évoluer pour que celui-ci agisse plus comme un gardien de la démocratie? Quelqu’un qui pourrait intervenir lorsque, de toute évidence, un gouvernement dérape? Ainsi, le groupe de sage que vous proposez, est-ce que ça pourrait être un genre de Sénat, avec des membres nommés et approuvés par tous les partis représentés en chambre?

Dans le système politique actuel, un parti majoritaire au parlement peut agir en dictateur. Le vrai problème ne serait-il pas là?

Charest au Provincial, et Harper au Fédéral, nous en font présentement une démonstration spectaculaire.

Est-ce qu’un mode d’élection à la proportionnelle, pourrait corriger cette déficience?

Quel gouvernement aura le courage de mettre en place un mécanisme permettant de court-circuiter sa propre autorité et ses prérogatives? Le problème que nous avons maintenant n’est pas tant l’identification d’un processus valable permettant d’éviter que la démocratie soit confisquée. On aura beau identifier le plus parfait processus, il restera sur les tablettes tant qu’un gouvernement n’aura pas le courage d’adopter le processus identifier.

Donc, la question est bien plus : pouvons-nous raisonnablement espérer qu’un gouvernement à venir acceptera d’adopter un processus, une mesure permettant de créer des commissions d’enquête même quand le gouvernement au pouvoir n’en veut pas ?

Nous vivons une situation similaire avec la modification du mode de scrutin. Aucun gouvernement n’a osé modifier une formule qui lui a permis d’accéder au pouvoir. Qu’est ce qui ferait que les choses pourraient changer ?

Est-ce que la pression populaire peut devenir assez forte pour qu’un groupe politique se sente obligé de réaliser une telle révolution une fois rendu au pouvoir ? J’en doute.

D’autres changements moins spectaculaires à priori pourraient induire des changements de mentalité au sein des partis politiques. Je pense spécialement à l’obligation qu’ont les députés à voter selon la ligne de partie à moins que les chefs des partis n’en décident autrement. Si les députés avaient cette possibilité, ils seraient beaucoup plus perméables à l’opinion de leurs électeurs et ainsi ils pourraient être plus efficace dans la transmission de ces opinions vers l’exécutif.

Donc en introduisant des changements un peu moins spectaculaires on pourrait peut-être en arriver à créer les conditions favorables favorisant la mise en place d’outils tel que que celui d’un comité de sages proposé par M. Lisée. Dans l’état actuel des choses, ce rêve est encore utopique.

«Il va falloir rêver car, pour que les choses deviennent possibles, il faut d’abord les rêver.»
[Madeleine Chapsal]

La solution est dans la pomme… Comme les Libéraux fédéraux, magouilleurs par culture, les Libéraux provinciaux s’auto-détruisent. Et le long terme n’aura pas aidé les fédéraux qui rougissent encore et toujours de leurs errances sous Chrétien.

La vie est bien faite tout de même : la justice immanente finit par triompher. La cupidité est sans fond et l’Homme est sans fin lorsqu’il n’a pas de culture autre que celle de l’argent et du pouvoir.

Il y a de gros absents ces temps-ci sur votre blogue Monsieur Lisée…

La démocratie dans un état de droit c’est de donner carte blanche à un partie pendant quatre ans sous réserve de l’application de la règle de droit.
Il est souhaitable que nous ayions un gouvernement qui ait le courage d’ignorer l’opinion public lorsqu’il le juge à propos.

Je suis écoeuré et même révolté de la corruption qui se dégage de ce gouvernement corrompu du parti libéral du Québec.

Charest se comporte de plus en plus comme le chef de la mafia que comme le représentant du peuple du Québec. C’est mimique et ces grands effets de toge, qu’il a l’habitude de faire lorsqu’il est interrogé par les médias, n’impressionnent plus personne au Québec. Comme beaucoup de québécois, je ne suis plus capable de le voir, même en photo. Charest m’écoeure, j’ai envie de vomir quand je le vois. Charest ressemble de plus en plus à un Sylvio Berlusconi québécois, chef de la mafia et de son gouvernement!

Plus il s’entête à ne pas déclencher une enquête publique sur la corruption dans la construction, plus les gens sont convaincus qu’il a quelque chose à cacher. Mais qu’a-t-il donc à cacher? Ne serait-il pas que c’est le parti libéral, lui-même, qui a mis sur pied ce système de corruption dans la construction et possiblement dans l’ensemble de notre société? Toutes les apparences semblent maintenant l’indiquer. Ces questions sont justifiées compte tenu du comportement étrange de Jean Charest!

J’ai honte d’avoir comme premier ministre un individu comme celui-là. En essayant de protéger, par tous les moyens qu’il a sa disposition; le parti libéral, le crime organisé et la mafia, Jean Charest se rend coupable d’une atteinte grave à la DÉMOCRATIE du Québec. PIRE…! Tous sembles indiquer que nous serions littéralement en présence d’un véritable COUP D’ÉTAT perpétré par le crime organisé et la mafia via le parti libéral et son chef : Jean Charest.

La comparution de Monsieur Jacques Duchesneau à commission parlementaire, la semaine prochaine, nous donnera un avant-goût de ce que pourrait être la suite des choses. Cela n’indique rien de bon! Si la situation est pire que ce qui est mentionné dans le rapport de l’Unité anticollusion, comme le dit son auteur Monsieur Duchesneau. Devrons-nous demander au gouvernement du Canada (puisque nous faisons encore parti de ce pays) ou même à des organismes internationnaux, qu’ils mettent littéralement en tutelle l’actuel gouvernement du Québec du parti libéral?

Je suggère à Jean Charest de démissionner le plus rapidement possible avant que les choses empirent pour lui et le parti libéral. Il est évident qu’il n’a plus la confiance de la grande majorité de la nation québécoise.

Où devrons-nous mettre, nous même, ce gouvernement à la porte? J’appelle tous les Québécois à se révolter contre ce système de corruption en descendant dans la rue. J’appelle tous les intervenants de notre société, tous les dirigeants de nos institutions démocratiques, grands et petits, s’ils en restent encore d’honnêtes et de non corrompus, à faire savoir leurs désapprobations à ne pas déclencher une enquête publique sur la corruption dans la construction.

J’appelle tous les Québécois à se révolter contre ce gouvernement corrompu! Il en va de la préservation de nos institutions démocratiques. Il est imprératif et urgent d’agir.

LIBÉREZ-NOUS DES LIBÉRAUX!

@Philippe
Ta vision de la démocratie est très limité. Ce que tu décris est une version parmi dans d’autres de la démocratie…et une version particulièrement faible dans laquelle le peuple n’a pas beaucoup de pouvoir (démocratie : le pouvoir par le peuple).

On parle pour parler…

Nous avons plusieurs niveaux de gouvernement. Hiérarchiquement: Fédéral, provincial, et municipal. Le niveau supérieur est censé surveiller les niveaux qui lui sont subordonnées.

Dans le cas de la magouille à Laval, on a vu le provincial intervenir pour enquêter et corriger certaines, disons, « exagérations ».

Alors, je me demande si le Fédéral ne serait en autorité d’intervenir sur une province qui abuserait de ses pouvoirs?

Si oui, de quelle façon cela pourrait-il se présenter?

Évidemment, cela soulève aussi la question à savoir qui surveillerait le Fédéral? Serait-ce Sa Majesté la Reine?

Pourquoi Jean Charest a tout de suite été d’accord pour que Duchesneau comparaisse en commission parlementaire ? Il y a anguille sous roche.

Vendredi Duchesneau rencontre P Moreau (MTQ) à huis-clos. Pas net tout ça.

@GastonDeGatineau

Je demanderais plutôt au fédéral de régler ses propres problèmes comme celui présenté hier concernant un ex-haut dirigeant de Revenu Canada qui aurait dépensé des millions au casino.

«Une chose dont on ne parle pas n’a jamais existé. C’est l’expression seule qui donne la réalité aux choses.»
[Oscar Wilde]

L’image fabrique les politiciens que l’on croie avoir. Le cas le plus récent: Jack Layton.

Il n’y a pas de rouage manquant à notre démocratie. Nous courrons tous le risque, d’avoir un jour, un George Bush ou un Jean Charest. Les profiteurs savent reconnaître les faiblesses de ces hommes et en prennent avantage au maximum.

Il faut surtout se rappeler qu’un nombre assez important d’électeurs appuient toujours l’action de ces leaders.

Il y en a même qui s’imaginent que c’est la responsabilité de la police de veiller au grain.

La police, c’est un peu comme les pompiers, il faut que quelqu’un sonne l’alarme… puis, leur travail ne consiste qu’à éteindre le feu pour lequel ils ont été appelés.

Salutations cordiales

Je suis vraiment »tanné » d’entendre dire »qu’ils sont tous pareils » Haye , ça fait 8 ans et 3 élections ,que les bandits libéraux sont au pouvoir, qu’ils assument et S.V.P. ,cessons de dire que tout est pareil , que tous les partis sont dans le même bateau ,à ce que je sache , il n’y a pas eu d’indice de pourriture exacerbée quand le P.Q. était au pouvoir , alors Monsieur le »justicier » Arcand (frère de l’autre)et monsieur Dutrizac de la radio privée de Montréal , S.V.P. cessez de dire à chaque fois que vous nommez les écoeuranteries libérales , cessez , de vous empresser de nommer le parti québécois d’antant , Ils ne sont pas »tous pareils »!

Tous ceux et celles demandant à J-F Lisée d’offrir ses excuses d’avoir confronté le journaliste rocanadian Martin Patriquin lors de la parution de son article haineux sur le Québec font preuve d’une hypocrisie sans borne.

Allez donc plutôt demander à votre compatriote journaliste rocanadian ce qu’il connaît de la spoliation des avoirs et biens publiques des provinces du Rocanada par le crime organisé et du degré de corruption y prévalant; et de ce qu’il pense du silence de ses concitoyens des provinces du Rocanada sur ce fléau prévalant non seulement au Québec mais partout ailleurs dans le MONDE et au Rocanada, planète satellite située quelque part entre Pluton et Uranus.

Je suis d’accord avec GastonDeGatineau #31. N’est-ce pas un des avantages du fédéralisme. Pourquoi le gouvernement fédéral ne déclenche-t-il pas une commission «royale» d’enquête?

J’aimerais avoir l’opinion d’experts, politologues ou juristes, sur cette possibilité.

Cela ne plairait peut-être pas à notre coyote favori. Pour ma part je me fous de la couleur du chat pourvu qu’il attrape les souris.

Il faudrait inscrire cette obligation dans une loi constituante de sorte qu’aucun gouvernement ne pourrait modifier ou contourner.

M. Lisée, nos institutions démocratiques et appareil gouvernemental québécois sont dans un état tel qu’il faudra plusieurs lustres pour réparer un tel gâchis.

Personnellement, j’appréhendais ce gâchis, tel que nous le vivons aujourd’hui, dès l’entrée en scène de John James Charest sur la scène politique québécoise en 1998 voulant formé éventuellement le gouvernement avec une majorité de laquais liberals à ses côtés.

Voilà, 12 ans plus tard, mission accomplie.

Dire que PET, sous le prétexte d’insurrection appréhendée et accusations frivoles, imposa la loi des mesures de guerre aux Québécois. Abolissant les droits individuels, il fit emprisonner plus de 500 innocents, tous des souverainistes/indépendantistes, en octobre 70.

Quel retournement de l’Histoire !!! Quarante ans plus tard, presque jour pour jour, nous apprenons que la mafia s’est emparé du contrôle de la gouvernance étatique du Québec, et ce, sous l’égide des apôtres trudeauistes.

« La vérité dépasse souvent la fiction », n’est-ce pas ?

Il y a des pays ou M Charest aurait depuis longtemps une grève générale illimitée sur les bras. En démocratie on ne peut laisser aller les politiciens, peut importe le parti, sans surveillance étroit. Âpres avoir voté il faut leur rappeler au besoin pour qui il travail et qui paya leurs salaires, leurs primes de tout sortes, leurs comptes de dépenses, leurs erreurs etc. M Charest ne savait rien non plus des pertes (40 milliards pour ceux qui ne s’en souviennent pas) de la caisse de dépôt. S’il n’y a personne devant les bureaux de compté des députés libéraux c’est sur qu’ils sont mort de rire. La démocratie a un prix.

Salut à vous M. Lisée et à vos fidèles lecteurs et lectrices.

Je comprends que vous proposé des actions pour le futur, mais actuellement que pouvons nous faire?

Je crois que la seule solution c’est de descendre dans la rue le 24 de ce mois. Dans chaque ville et villages nous pouvons changer les choses.

Nous assistons actuellement à l’éclosion de ce phénomène social de la corruption au niveau de la Nation du Québec. Ce phénomène social existait au temps de Duplessie. Puis, il a dormi sous la révolution tranquille pour renaître grace à la construction du stade olympique.

Il y a déja quelques décénies que les vendeurs de drogues ont créé de petites et grandes entreprises. Le milieux de la construction semble être la place pour les »roff and toof » de ce monde. Ces vendeurs de drogues ont maintenant tellement de pouvoir que le gouvernement ne peut pas les mettre dehors. Maintenant , il est fort possible que ce phénomène social en mène encore plus large. Comme exemple des contracts en informatique semblent être au niveau des barons de la construction.

Il y a selon moi une seule façon de briser ce phénomène social c’est de descendre dans la rue. Oui descendre dans la rue mais aussi longtemps que Jean Charest ne déclanchera pas une commission d’enquête. Mème là, rien n’est certain, dirons nous. Mais il y a dans la société des évènements qui préparent à vivre autrement. Ici, nous pouvons assister à la déconfiture du parti libéral pour plusieurs années. C’est pourquoi nous assistons à l’émergeance d’un autre parti, celui de M.François Legault.

M. gascon fait plaisir à M. Charest quand il écrit plus haut : « ce fléau prévalant non seulement au Québec mais partout ailleurs dans le MONDE et au Rocanada »

Autrement écrit : M. Charest n’est pas pire que les autres politiciens. Faut juste le savoir pour ne pas nous énerver.

Bonjour,
En toute honnêteté, nous n’avons surtout pas besoin d’un gros show de boucane avec une Commission d’Enquête pour plaire à une pléthore de nationalistes québécois frustrés. Tout ça pour se faire dire à la tivi que la Fonction Publique du Québec est devenue totalement exsangue depuis les sauvages coupures du Parti Québécois en 1998 pour atteindre le fabuleux déficit zéro avec Monsieur Lucien Bouchard. Les experts conseils de beaucoup de ministères furent mis à mis et nous subissons depuis ce temps les dommages collatéraux avec les gouvernements successifs qui n’ont rien fait depuis ce temps, la population québécoise a tout ce qu’elle mérite, soit de constamment vouloir couper dans le gras. Assumez vous maintenant, Monsieur Lucien Bouchard l’avait pourtant bien dit à tous amis les péquistes. Bien à vous, John Bull.

@ Jean-Pierre Gascon (# 36):

Le minimum de savoir-vivre et de politesse commanderait à Monsieur Lisée de s’excuser PUBLIQUEMENT de l’HÉ-NAUR-ME erreur de jugement qu’il a faite l’année dernière lorsqu’il a rudement déterminé, LUI, que le Québec n’était pas corrompu et que le journaliste canadien avait totalement tort.

Le futur a déterminé exactement le contraire. L’Anglo du ROC avait raison et le Québécois JFL tort…

Allez Jean-François…un beau geste SVP!

@ Jean-Pierre Gascon (# 39):

Votre fanatisme vous aveugle… Comme si la corruption n’était pas florissante avant les Libéraux.

Avez-vous déjà oublié la Gaspésia? Oxygène 9? La surfacturation du métro de Laval? La surfacturation du siège social de La Caisse de Dépôt? La epnsion viagère transférable au conjoint octroyée au mari de votre Pauline? Etc???

Tant que les politiciens et les fonctionnaires auront des avantages monayables, la corruption fleurira.

LA solution? Réduire au minimum le rôle de l’État tentaculaire, démocratiser les grosses centrales syndicales et redonner aux Québécois le loisir et la LIBERTÉ de choisir la façon de dépenser LEUR argent EUX-MÊMES. Pas besoin de ronds-de-cuir surpayés pour le faire à NOTRE place.

La plus part des libertaires auront été à l’école publique un jour ou l’autre. Ils auront tous, à un moment donné eu recours aux soins de santé payé par l’État. Ils espèreront que les services d’incendies conserveront une bonne efficacité. Quand ils empruntent les routes du Québec, ils sont bien heureux quand elles sont en bonne condition. S’ils perdent un emploi, ils n’hésiteront pas à réclamer leurs prestations d’assurance emploi. Bref lorsqu’ils peuvent profiter d’un service, ils le réclament.

Quelle duplicité !

Si nos libertaires ne veulent plus payer ni taxe ni impôt, s’ils ne sont plus capables de vivre là où il y a des lois et des règles, ils n’ont qu’à aller vivre dans la jungle où il n’y a qu’une seule implacable en force : la loi de la jungle.

«Ne pas être anarchiste à seize ans, c’est manquer de coeur. L’être encore à quarante ans, c’est manquer de jugement.»
[George Bernard Shaw]

M. Bousquet, vous avez une fois de plus l’excuse facile alors que seuls les Québécois, au nord du 49e parallèle en Amérique, démontrent courage certain dans la lutte contre la spoliation de leurs avoirs et biens publiques.

Je reconnais et applaudis le courage de mes compatriotes québécois transgressant la loi du silence affrontent les organisations de gangsters.
Je vomis sur les hypocrites qui prônent l’Omerta et dénigrent les honnêtes gens soucieux de l’intégrité du bien commun.

Parce que la corruption sévit partout excuserait John James Charest, donc cette « fatalité » excuserait ce liberal de grand chemin ?

Vos propos alimentent votre propre bêtise. Allez donc dans votre chambre 15 minutes pour réfléchir, et dites-nous ensuite que vous ne recommencerez plus en vous excusant d’avoir jété. une fois de plus, un méchant garnement.

« La bêtise a ceci de terrible qu’elle peut ressembler à la plus profonde sagesse. » Valéry Larbaud

hommendevenir

@ Dupe # 26
« Comme les Libéraux fédéraux, magouilleurs par culture, les Libéraux provinciaux s’auto-détruisent. …la justice immanente finit par triompher. La cupidité est sans fond et l’Homme est sans fin lorsqu’il n’a pas de culture autre que celle de l’argent et du pouvoir. »

Sauf que l’ordre des choses – la pente naturelle dans l’homme – ne change pas tout seul. Il faut l’effort d’accéder à la liberté, à savoir s’assumer moralement et politiquement dans ses potentialités humaines, au-delà du grégarisme inné et de son animalité de dominance héritée de l’évolution au sens darwinien. Vous avez bien raison d’espérer, toutefois. L’Histoire est la démonstration de cette « culture autre que celle de l’argent et du pouvoir », mais de ses changements sociaux pour un monde meilleur, hélas, toujours à recommencer. C’est la condition humaine même, celle de Sisyphe condamné à faire rouler éternellement un rocher jusqu’en haut d’une colline, lequel lui échappait chaque fois avant de parvenir à son sommet  !

@François 1 (#43). Vous n’avez pas lu les mêmes chroniques que moi. Lisée n’a jamais nié le fait de la corruption au Québec, mais plutôt la méthodologie utilisée par MacLean’s. Ceux-ci ont désigné le Québec comme la province « la plus corrompue du Canada », parce qu’ils y ont recensé le plus d’articles à ce sujet, contrairement aux autres journaux du pays. Et dans sa chronique en clôture du numéro, Andrew Coyne relevait qu’une des raisons de la présence de la corruption serait une trop grande proximité entre les médias et le gouvernement, ce qui nuirait à la critique par les journalistes! C’est-y pas merveilleux?

La corruption est un grave problème, qui semble impossible à enrayer totalement. Il y en avait plein dans la Russie soviétique. Il y en a plein en Europe. D’autre part, les Américains, qui se sont donnés certains moyens pour la combattre, arrêtent et poursuivent presque quotidiennement des politiciens et fonctionnaires de tout acabit, impliqués dans toute sorte de magouilles. Je ne pense pas que leur travail s’arrêtera demain.

Alors si ailleurs au Canada on se plaît à croire que le problème n’existe qu’au Québec, parce que dans leur ville on n’en parle pas dans les journaux, eh bien j’ai de mauvaises nouvelles pour eux. Mafia, motards et construction dans une ville comme Toronto? Sûrement qu’ils ne font que vendre de la drogue!

@ François 1

Votre malhonnêteté intellectuelle n’a d’égal que votre fanatisme néo-libéraliste libertarien.

Vous mentez en mettant dans la bouche M. Lisée une déclaration qu’il n’a jamais faite à TLMEP ou ailleurs, soit « que le Québec n’était pas corrompu ».

«La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu’on refuse.» Julio Cortazar

@François 1 – il ne faudrait surtout pas oublier de rappeler à Jean-Pierre Gascon que lors de la comparution de Jean Breault devant la commission Gomery il fut dévoilé et prouvé que Breault avait rencontré en 1994 « un recruteur de fonds du Parti québécois, un monsieur Melançon, qui lui enseigna ce qu’il a appelé le cours de «contributions 101 ». Pour obtenir des contrats de publicité du parti au pouvoir, il était important de faire des
contributions à la caisse. Monsieur Melançon lui fit la comparaison suivante. On peut
regarder l’avion passer, on ne va nulle part. Pour voyager, il faut acheter un billet. Si
on choisit la première classe, on obtient plus de confort qu’en classe économique.
Brault a vite compris qu’il lui importait de contribuer s’il voulait « voyager » en tout
confort….

..Toujours selon les affirmations de Brault, les chèques des employés faits à l’ordre du
Parti québécois étaient mis dans une enveloppe et remis par Renaud ou par lui-même à Boivin ou à sa secrétaire. Selon son agenda, Brault a rencontré à plusieurs reprises monsieur Michel Hébert, qui
avait autrefois été agent officiel du Parti québécois et qui était maintenant intéressé à
la cueillette de fonds pour le parti. Il était reconnu comme un argentier du parti. »

http://www.electionsquebec.qc.ca/documents/pdf/Rapport_Moisan.pdf

Voila le parfait exemple – c’est le bailleur de fond d’un parti politique, en l’occurence le Parti Québécois, qui a montré à un homme d’affaire comment s’y prendre pour contourner la Loi électorale.

Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.

@ loraine King (# 59):

Comme vous avez raison au sujet de la corruption au Parti québécois. J’avais presque oublié…

Imaginez…ils contournent eux-mêmes une loi promulgée par LEUR icône: René Lévesque pour toucher de l’argent sale!

Faut le faire…

Et ça veut donner des leçons de probité aux autres!

En plus, devinez qui a financé une partie de la campagne à la chefferie de leur Puline Marois?

Je vous le donne en mille: les firmes de génie-conseil et les grosses centrales syndicales. Celles-là même qu’ils accusent aujourd’hui de corruption mais apparemment, lorsque cette dernière va dans LEUR sens, « ce n’est pas pertinent!!! ».

@François 1

Disons que vous jouez au poker et qu’un joueur affirme qu’un tel autre vient de tricher au jeu, vous devez être le type qui réponds: « Toi, tu triches bien avec ton régime! »

C’est ce qui vous échappes de la pertinence!!!

Bonjour,
Le rouage manquant de la démocratie québécoise est bel et bien tous les fonctionnaires, ces experts conseils mis à pied pour la glorieuse atteinte du déficit zéro, le sublime zéro. Tout le reste n’est qu’entourloupettes de mauvais goût. Et si les médias affirment péremptoirement que les québécois veulent à 67 % une commission d’enquête à tout prix, le tout est bel et bien le fait que beaucoup de québécois ont maintenant la tête ailleurs et ont répondu machinalement oui, beaucoup plus facile que de dire NON. Tout en ayant cette obsession viscérale qui pogne aux tripes du québécois, le Canadien s’en vient et le défoulement sera collectif cet automne avec le vieux rêve potentiel du retour des Nordiques. Du pain et des jeux, disais-je….. Bien à vous, John Bull.

Voilà que Duchesneau, le liberal, joue de sa notoriété pour ne pas faire perdre la face à son chef et employeur, JJ Charest.

Il suggère une Commission d’enquête tenue à HUIS CLOS. Quelle belle pirouette!

Il suggère, ni plus, ni moins, l’imposition de l’OMERTA sur une éventuelle Commission d’enquête que 80% des Québécois veulent PUBLIQUE.

Sa neutralité et sa réputation d’homme intègre viennent de fondre comme neige au soleil.

DÉCEVANT !!! C’est le moins que l’on puisse dire.

@ Jean-Pierre Gascon (# 56):

« Voilà que Duchesneau, le liberal…(!) » (sic)

Pourtant, on lui prête des intentions de se présenter avec Legault…

Z’avez des explications à ce mystère?

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