Corruption : mille maires en colère

On est en train de créer une psychose autour de la fonction de maire, estime BERNARD GÉNÉREUX, président de la Fédération des municipalités du Québec, qui regroupe environ 1 000 municipalités de 10 000 habitants et moins. « Il est temps de rétablir le lien de confiance avec la population », dit-il.

Photo : Louise Leblanc

Comment se porte le moral des élus municipaux?

Ce qu’on voit à la commission Charbonneau n’est pas réjouissant. Des élus et des fonctionnaires se sont placés dans des situations inacceptables. Il y a un déficit de moralité immense. Le danger, c’est que la population pense que tout ce qui touche aux municipalités, c’est pourri. Il n’est pas normal que, quand on vous demande ce que vous faites dans la vie, vous deviez baisser le ton en répondant que vous êtes maire. Il faut nettoyer les écuries et retrouver notre capacité d’agir.

Comment comptez-vous vous y prendre?

La plupart des municipalités ont adopté un code d’éthique, qui sera étendu d’ici peu aux employés municipaux. On offre aussi des ateliers de formation sur l’éthique aux élus et aux fonctionnaires. Ensuite, ce sera au gouvernement d’agir. J’espère que les futures recommandations de la commission Charbonneau seront appliquées et que l’Unité permanente anticorruption restera dans notre environnement de travail. Il ne faut pas baisser la garde.