Couillard donne un coup de barre. Et maintenant?

Il se dégage de la première moitié du mandat de Philippe Couillard un manque cruel d’élévation, d’espoir, d’inspiration. Le Québec n’est pas qu’un gros budget. Où le gouvernement Couillard veut-il aller? Il aspire à quoi?

Philippe Couillard et Dominique Anglade. (Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne)
Philippe Couillard et Dominique Anglade. (Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne)

PolitiqueLe remaniement ministériel de Philippe Couillard était attendu depuis des semaines. Un flottement si long, depuis la mi-décembre, que certains ont pensé qu’il n’aurait finalement pas lieu, ou qu’il serait de moindre ampleur. Mais le premier ministre, malgré son avance dans les sondages, ne pouvait se permettre de garder son équipe intacte.

Dans l’ampleur du coup de barre — près de la moitié des portefeuilles changent de titulaire —, il y a un aveu que le gouvernement tournait à demi-régime depuis plusieurs mois. Des ministères importants, comme ceux de l’Éducation, du Développement économique et de la Famille étaient sans direction solide. Derrière quelques têtes fortes comme Gaétan Barrette, Martin Coiteux, Carlos Leitao et Jean-Marc Fournier, plusieurs maillons de la chaîne étaient devenus trop faibles pour soutenir le gouvernement dans sa deuxième moitié de mandat.

Car c’est de cela qu’il s’agit: la deuxième moitié du règne de Philippe Couillard, qui servira à préparer les élections de 2018. Mis à part quelques ajustements inévitables d’ici deux ans (maladie, démissions, etc.), le premier ministre a changé ses lieutenants pour mieux affronter la guerre électorale.

Son discours à la suite du remaniement ne faisait aucun doute. Philippe Couillard souhaite tourner la page. Passer de l’austérité à la prospérité, comme on le souligne à gros trait dans son entourage.

«Vous m’avez déjà entendu dire que le bateau était au quai et que la traversée serait rude. Aujourd’hui, nous voyons la destination. Nous avons passé le cap qui donne accès à des eaux plus tranquilles. C’était un passage difficile et exigeant, mais nécessaire. Le Québec va mieux. Nous ferons encore mieux», a affirmé le premier ministre.

Or, ce n’est pas l’affaire d’un seul homme. Et y arriver avec l’équipe en place était impossible. Philippe Couillard souhaitait amener plus de jeunes et de femmes. Une nouvelle énergie. L’entrée en scène de Dominique Anglade est le fait saillant de ce jeu de chaise musicale.

Depuis deux ans, ce gouvernement a le nez collé sur les finances publiques, la gestion de l’État et les compressions afin d’atteindre l’équilibre budgétaire, ce qui sera chose faite en mars. Il s’en dégage un manque cruel d’élévation, d’espoir, d’inspiration. Le Québec n’est pas qu’un gros budget. Où le gouvernement Couillard veut-il aller? Il aspire à quoi?

En 2007, après quatre années difficiles au pouvoir, Jean Charest, réduit à un gouvernement minoritaire, avait conclu qu’un gouvernement doit être en équilibre pour bien se tirer d’affaire. Pas seulement en équilibre budgétaire, mais également en équilibre entre la gestion de l’épicerie étatique à la petite semaine et le rêve, l’ambition, l’espoir que demain sera mieux qu’hier. Il avait accouché du Plan Nord, de ses grands espaces et de ses richesses.

Justin Trudeau a réussi à incarner une vision plus positive que Harper et Mulcair lors des dernières élections fédérales. Philippe Couillard devra trouver une manière, malgré la croissance économique faible au pays, de susciter quelques éclairs semblables de lumière. Prendra-t-il la voie des baisses d’impôt, malgré la marge de manoeuvre serrée du gouvernement? Si oui, est-ce que promettre l’abolition de la taxe santé est suffisant? Un nouveau projet majeur, qui nécessite des investissements, se pointera-t-il le bout du nez? Philippe Couillard a beaucoup parlé d’éducation, de révolution industrielle basée sur les connaissances et de stratégie numérique. À suivre.

Dans cette veine, je pensais que la Stratégie maritime, annoncée en grande pompe pendant la campagne électorale, serait réanimée en deuxième moitié de mandat. Mais en laissant ce projet entre les mains de Jean D’Amour, le premier ministre ne semble pas vouloir le ramener à l’avant-scène. Peut-être une occasion ratée.

Voici d’autres notes sur ce remaniement majeur.

La promotion. Dominique Anglade est la deuxième femme seulement à atterrir au Développement économique, après Pauline Marois il y a plus d’une décennie. Elle a remporté son élection partielle de justesse, mais le premier ministre fonde beaucoup d’espoir en cette nouvelle recrue. Cette ingénieure de formation connait bien le milieu économique, depuis son passage dans la firme McKinsey & Company, puis à Montréal International. Elle sert aussi un objectif politique précis, puisqu’elle a été présidente de la CAQ et s’est présentée sous la bannière de François Legault en 2012. Or, la CAQ s’avère le parti le plus efficace pour critiquer le gouvernement sur le front de l’économie depuis plusieurs mois. L’avoir attirée au PLQ est un bon coup du premier ministre, qui pourra mettre sa nouvelle vedette en vitrine, rappelant sans cesse qu’elle a quitté la CAQ.

De plus, si le gouvernement veut susciter un peu d’espoir sur le plan économique, il devra foncer en matière d’innovation et de recherche et développement. C’est Dominique Anglade qui hérite de ce volet également. On lui a ajouté le mandat de développer une grande stratégie numérique pour le Québec. Bref, elle est nouvelle, mais elle en mène déjà large.

La grande surprise. Le départ de Martin Coiteux du Conseil du trésor. S’il quitte, c’est qu’il le souhaitait, car le premier ministre était très satisfait de son travail. Avec Carlos Leitao, il a rempli son rôle à merveille dans le trio économique, même si son ton cassant ne plaisait pas à tout le monde. Philippe Couillard le garde d’ailleurs dans un poste important, puisqu’il devient un super ministre de l’Intérieur, même si ce titre est officieux. Il contrôlera les Affaires municipales, la Sécurité publique et devient ministre de la Métropole, qualifié de poumon économique du Québec par Philippe Couillard lors du remaniement. Sa première tâche sera de réparer le gâchis de Pierre Moreau concernant les nominations au Bureau des enquêtes indépendantes.

La meilleure décision. Pierre Moreau à l’Éducation. Une fois remis de son malaise, il prendra les rênes du deuxième plus gros ministère du Québec. Il en sera le 8e titulaire en 11 ans! Un manque de stabilité criant pour un poste aussi névralgique. Ses prédécesseurs, Yves Bolduc et François Blais, ont été des catastrophes. Moreau est un politicien habile, qui a géré avec aplomb le nouveau pacte fiscal avec les villes, l’arrivée des réfugiés syriens (sur le plan de la sécurité) et piloté la controversée loi sur les régimes de retraite des employés municipaux. Un bon communicateur est essentiel dans un ministère avec autant d’intervenants, où le feu peut prendre en quelques minutes à la suite d’un reportage dans les médias. Si le réinvestissement promis par Philippe Couillard est au rendez-vous, il sera bien servi pour remettre de l’ordre dans ce chaos.

La promotion latérale par excellence. Jacques Daoust vivait sur du temps emprunté au Développement économique. Si le remaniement a eu lieu si tard, c’est notamment parce que le premier ministre avait besoin de lui à Davos afin de ne pas se présenter avec un ministre-recrue. Mais sa performance en demi-teinte en faisait un candidat idéal au remaniement. Or, le ministère des Transports n’est pas un prix de consolation. C’est un ministère majeur, aux ramifications partout en province. Il y aura de gros chantiers à Montréal, notamment (on pense à Turcot, mais aussi à ceux de la Caisse de dépôt). On le comprend de ne pas être trop déçu de son nouveau poste. Il garde le dossier de Bombardier et devra donc convaincre Ottawa d’investir dans la CSeries.

Ceux qui s’en sortent bien compte tenu de leur bilan. Francine Charbonneau et David Heurtel. Le bilan de l’ancienne ministre de la Famille aurait dû entrainer son départ du conseil des ministres, mais Philippe Couillard voulait plus de femmes et ne voulait pas froisser un autre député de Laval, Guy Ouellet, en faisant passer la nouvelle venue Monique Sauvé devant lui. Charbonneau garde donc un poste au conseil des ministres, celui des Aînés. Ça n’augure rien de bon pour les aînés. David Heurtel est sauvé par son travail hors du Québec. Autant il a eu des difficultés avec la volonté de TransCanada de construire un port en pleine pouponnière des bélugas, ainsi qu’avec le dossier du déversement des eaux usées à Montréal, il a toutefois sauvé la mise à la conférence de Paris sur les changements climatiques, où il a bien fait paraître son patron. Il a convaincu l’Ontario et le Manitoba de se joindre au marché du carbone si cher au Québec. Même le Mexique s’intéresse à ce marché du carbone maintenant. Le PM lui donne une deuxième chance.

L’ADN contraire à son ministère. Sébastien Proulx et le système de garderies à rabais du Québec font un étrange ménage au sein du ministère de la Famille. Proulx provient de la filière de l’ADQ, le parti le plus sceptique sur l’utilité des CPE à l’époque. Est-ce qu’il a encore en lui cette méfiance (que d’autres ministres partagent au cabinet, notamment Martin Coiteux), ou arrive-t-il dans de meilleures dispositions? Sébastien Proulx a déjà démontré ses talents de politicien, mais le réseau des garderies a besoin d’un «break», comme on dit en français, pas seulement d’un bon communicateur.

Celui qui obtient un bonbon caché. François Blais quitte l’Éducation et revient à son ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Mais le premier ministre ajoute à son mandat le développement d’un revenu minimum garanti, la spécialité de Blais depuis des décennies. Philippe Couillard n’a pas annoncé que ce sera chose faite demain matin, mais Blais travaillera à ce qui pourrait devenir une réforme majeure. Un legs qui lui ferait certainement plaisir s’il se concrétise.

Celle qui aurait mérité mieux. Hélène David est très appréciée à la Culture, un ministère qui a souffert moins que les autres des compressions budgétaires. Elle était mûre pour monter en grade. Ce n’est probablement que partie remise.

La colère du jour. Robert Poëti réfléchit à son avenir. Il n’a pas aimé perdre les Transports, victime du déplacement de Jacques Daoust, un député qui occupe une circonscription limitrophe à celle de Poëti à Montréal. Philippe Couillard a préféré garder Daoust heureux, plutôt que Poëti. Si ce dernier quitte la politique, le mal sera moins important que si Daoust, présenté comme une vedette de son trio économique, en faisant autant. Ça pourrait même libérer une bonne circonscription au PLQ. Ceci dit, Poëti n’a pas été mauvais aux Transports, mais il n’a pas brillé non plus.

Le Jean Perron de la politique. Sam Hamad n’est pas le meilleur communicateur, alors le Conseil du trésor lui ira très bien.

Merci à la Mauricie. Le retour de Julie Boulet est dû à l’insistance des acteurs de la Mauricie, qui l’adorent. Elle hérite d’un ministère mineur, le Tourisme. Elle n’a pas été blâmée par la commission Charbonneau, entend-on souvent. C’est vrai, mais personne ne l’a été! Le rapport est très dur envers sa gestion du temps où elle était ministre. À suivre de près.

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15 commentaires
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« Aujourd’hui, nous voyons la destination. Nous avons passé le cap qui donne accès à des eaux plus tranquilles. Le
Québec va mieux. » C’est donc dire que M. Couillard n’avait et n’a encore aucune vision pour le Québec. Il juge que le
Québec va mieux. Il est bien le seul à sentir cela. Les québécois qui voient leurs services diminués ainsi que leur porte-
feuille moins garni ne seront sûrement pas du même avis. Nous payons toujours plus et en avons toujours moins. Et les jours sombres que l’économie nous réserve pour 2016, n’arrangera rien. Le gaspillage gouvernemental continue de plus
belle alors que les citoyens subissent encore et pour longtemps les coupures. L’austérité sera peut-être moindre mais
elle sera toujours là, ne lui en déplaise. Ce gouvernement n’offre rien de concret pour redonner un peu d’espoir à ses
citoyens. On se dirige allègrement vers une privatisation de plus en plus grande de nos services qui empêchera plusieurs d’avoir un avenir meilleur. Est-ce là le Québec dont veut l’équipe Couillard? Je crois que leur objectif demeurera toujours venir en chercher plus et encore dans nos poches!

En effet. «Le Québec va mieux.» Pour le gratin, oui, mais le reste…

Couillard est dans sa tour d’ivoire.

Je ne sais trop quoi penser du remaniement. Je sais par contre que les gens que je connais en environnement sont unanimes: pire ministre depuis que je suis au Ministère…». Ne pas l’avoir changé démontre que:
– Couillard n’en a rien à cirer de l’environnement. Manque de vision.
– Il est déconnecté de ce qui se passe réellement dans ce ministère.
– Il est au courant mais n’en a rien à cirer.
– Toutes ces réponses…

En passant, je sais aussi que ce n’est guère mieux à la Justice.

Mais…n’a-t-il pas déclaré publiquement (très!) qu’il était en défaveur des forages de l’Île Anticosti et que le pétrole était, à moyen terme, à la grande surprise de tous les Québécois d’ailleurs, une source d’énergie qui disparaîtra?

Vous écrivez n’importe quoi!

Pour ma part je n’y crois plus avec tout les mensonges de ce gouvernement et son idée à tout vouloir privatiser me fais grandement peur.

TOUT privatiser? Nommez-moi un ministère, UN SEUL, qu’il a « privatisé » SVP.

Le privé vous nourrit, vous loge, vous habille, vous fournit l’ordi que vous utilisez pour communiquer ici, vous soigne (dentistes, pharmaciens, lunettiers, etc…), vous délasse (spectacles, films, CD, etc…), vous fournit les moyens de vous transporter et tutti quanti et tout ça à coût raisonnable et vous voulez vous en passer?

Vous voudriez que nous calquions notre système sur celui de l’URSS d’avant son effondrement que que l’État gère tout et au final, de finir exactement dans la même pagaille?

Tout à fait raison. Les compressions n’affectent que le secteur public qui est sur-engraissé. Je ne connais aucune entreprise privée qui pourrait survivre à la compétition locale ou internationalle en ayant de tels contraintes syndicales ! Comme vous le dite, c’est le reste de la population active qui paie pour ces parvenus de pousseux de crayons fonctionnarisés !

Moi j’aime bien M. Couillard . A date il n’a pas imprimé un projet national au Coeur du Québécois. Peut-être , est-il le reflet de ses commettants ? A mon avis , un peuple a besoin d,Un projet collectif fort , qui l’amène
à grandir. Sûrement que M. Couillard a la capacité et la stature pour répondre au besoin profond du peuple à
grandir.

Je lis votre billet et j’ai comme un malaise, lui (ou elle) a été bon ou pas bon… Mais sur quelle base? Parce que plein de groupes de pression ont ou n’ont pas critiqué le (la) ministre en question? Je prend le cas de Hélène David, vous écrivez : « est très appréciée à la Culture, un ministère qui a souffert moins que les autres des compressions budgétaires. » Le rôle du ministre, c’est quoi? Être le porte-parole d’un groupe de pression? Son ministère a le moins souffert des compression? C’est une réussite? Parce que ce ministère a mojns souffert peut-être que d’autres groupes, plus vulnérables, ont plus soufferts? Votre billet est coiffé de la question : « Il [le gouvernement Couillard] aspire à quoi? À lire votre billet, je me demande si nous avions un gouvernement « Alec Castonguay », il aspirait à quoi, sauf ne pas faire de peine aux différents lobbies? Personnellement, je suis très déçu de ce gouvernement, mais on ne peut pas écrire que ce gouvernement manque de direction et écrire un article où on ne sent pas plus direction sauf celui de ne pas faire de pepeine à tel ou tel personne. Bref, je sens un « manque cruel d’élévation » dans votre billet.

Le défi de ce nouveau conseil des ministres sera à cour terme de relancer l’ économie ! L, oléoduc énergie est pourrait être un départ ! Mme Anglade à l’ économie devra s’ entendre avec le pdg d’ invesstissement Québec et surtout imposé un nouveau rythme accrue aux nouveaux invesstissements ! Donc donner la pôle position aux ministère à croissance économique , sera la solution pour en arriver à un budget équilibré et remplir les promesses électorales telles que : 500,000 emploies en 5 ans, disparition de la taxe santé et diminution des impôts pour la classe moyenne !!!!! Il reste à ce gouvernement 33 mois pour réaliser tout cela!

Notre Premier ministre Couillard, s’entend plutôt bien en l’art de la parabole. Ainsi notre « Grand timonier » se distingue, nous faisant désormais voguer vers des eaux plus tranquilles. Nous avons passé les dangereux rapides, les méandres ténébreux, les forts courants et les monstres « Loch Nesséens » qui sommeillent dans les eaux profondes ou bien peut-être en nous.

Voilà qui est bien ! Je vais pouvoir apprendre enfin… — si la tendance se maintient — … à dormir sur mes deux oreilles en même temps !

Les remaniements ministériels sont en politique une sorte d’exercice obligé. S’il n’y avait pas de remaniements de temps en temps, on pourrait croire que le chef n’a finalement plus toute son autorité. Mais qu’en sera-t-il réellement des prochaines orientations — c’est après tout ce qui nous intéresse -, permettront-elles de voir se poindre à l’horizon les effets positifs tant attendus d’ici 2018, pour providentiellement les prochaines élections ?

Nous comprenons bien que c’est le pari qu’entend prendre monsieur Couillard qui a la chance — du moins pour le moment -, de profiter d’une sorte de vide politique qui ne peut que favoriser son parti.

Si ce n’est que la question que je me pose actuellement, c’est de savoir si comme électeurs nous soutenons bien les libéraux par conviction ou si nous votons pour les libéraux parce que les autres partis en lice manquent singulièrement d’entregent pour séduire un plus grande nombre de nos concitoyens.

En ce qui me concerne, ce n’est pas la position des ministres qui soulève mon attention, ni même particulièrement qui ils sont. Ce qui m’interpelle, ce sont plutôt les réalisations concrètes et réussies qui font selon moi, la marque d’un bon gouvernement.

Si ce n’est qu’on ne peut former un bon gouvernement, tout en faisant la sourde-oreille devant les requêtes, les suppliques, les bons plans et les bonnes idées qui sont offertes le plus souvent par la population. Tout en n’oubliant pas d’y inclure avec un certain entrain, tous les bénéficiaires d’assistances sociales dans la résolution quelquefois complexe de toutes les équations.

Il ne suffit pas seulement de savoir bien compter, encore faut-il savoir comment s’y prendre pour produire simultanément plus de valeur ajoutée.

Si cette province serait aussi riche qu’on le croit et bien on n’aurait pas besoin de la péréquation fédérale pour tenter d’équilibrer notre budget ! PKP, Couillard ou la CAQ ne changeront pas cette donne. Cessez de vous regarder le nombril et commencer à diminuer le fardeau administratif qui engorge tous les réseaux des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux ! Il n’y a plus de jus dans le citron !

Si Jacques Daoust (rétrogradation) et Martin Coiteux (obtenue sur demande) un changement de ministère, c’est peut-être dû au prêt à Bombardier qui dégringole vers un creux historique(Action de pacotille depuis hier.)

Les libéraux vont battre le PQ aux prochaines élection du à Péladeau et ses paradis fiscaux…. Et le reniage de ces paradis…..

Le pari électoraliste du gouvernement pourrait se retourner contre lui, les «eaux plus tranquilles» ça risque de finir comme les «sunny days» de T2…. Pas vraiment tranquilles et loin d’être ensoleillés!

Les problèmes économiques du Canada et du Québec ne font que commencer, en même temps que l’impact du vieillissement commence à peine à se faire sentir.